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HC Pub. : 100600
Cat. : H33-1/7-2010
ISBN : 978-1-100-52620-1
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Section de la recherche et de la surveillance
Division de la recherche en santé environnementale
Direction des soins de santé primaires et de la santé publique
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
Santé Canada
Les principaux objectifs de la Division de la recherche en santé environnementale (DRSE) de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) sont de diriger, de coordonner et de financer la recherche liée aux contaminants en collaboration avec les organismes des Premières nations et des Inuits, les régions de la DGSPNI et le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC). À l'appui de ces objectifs, la Section de la recherche et de la surveillance (SRS) coordonne et finance les projets communautaires de recherche en santé environnementale destinés à aider les Premières nations et les Inuits à évaluer l'étendue des effets possibles sur la santé d'une exposition à des polluants environnementaux; favorise le transfert des connaissances, l'évaluation des risques et la communication des risques en lien avec la recherche en santé environnementale chez les communautés autochtones, les autorités sanitaires et les intervenants. En outre, la SRS fournit à la haute direction de Santé Canada des conseils au sujet des questions liées à la recherche en santé environnementale.
Aider les Premières nations et les Inuits à améliorer leur santé et leur mieux-être en mettant leur potentiel en valeur et en les aidant à déterminer, à comprendre et à maîtriser l'incidence de l'exposition aux contaminants de l'environnement grâce à la recherche, à l'évaluation des risques et à l'éducation au sein des communautés.
La SRS met l'accent sur la recherche communautaire et le perfectionnement des connaissances quant à l'étendue de l'exposition des Premières nations aux contaminants de l'environnement, comme les polluants organiques persistants et les métaux lourds, et aux nouveaux contaminants chimiques. La SRS mène des recherches et participe à deux programmes de recherche nationaux, soit le Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations et le Programme de lutte contre les contaminants de l'environnement dans le Nord, en analyse les retombées et travaille à la synthèse et à l'application des connaissances découlant de cette information auprès des Premières nations, des Inuits, de la haute direction de Santé Canada et du public en général.
Le Programme sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations (PCEPN) a été créé en 1999 pour aider les populations des Premières nations du Canada à évaluer l'étendue de leur exposition aux contaminants de l'environnement et les risques qui peuvent eu découler pour leur santé et leur mieux-être. Le PCEPN comporte deux volets :
Programme régional sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations (PRCEPN). Le PRCEPN est administré par les gestionnaires régionaux de santé environnementale et il a pour but de s'attaquer aux problèmes locaux et régionaux que les posent contaminants de l'environnement.
Sensibiliser davantage les Premières nations aux risques environnementaux pour la santé et renforcer la capacité de leurs ressources humaines par le truchement de projets de recherche et de surveillance communautaires.
Le Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations (PNCEPN). Le PNCEPN a une portée nationale et est administré conjointement par l'Université des Premières nations du Canada (UPNC). L'Assemblée des Premières Nations (APN) participe au PNCEPN à titre de membre du Comité directeur et de champion du Programme. L'UPNC, pour le compte du Comité directeur du PNCEPN, diffuse l'appel de propositions annuel. Les propositions reçues sont examinées et soumises à un processus de sélection. Les propositions qui répondent aux exigences sont ensuite évaluées, puis cotées par le Comité de sélection dirigé par les Premières nations. La SRS conclut des accords de financement avec les candidats retenus du PNCEPN pour leur permettre de réaliser leurs projets de recherche. Les résultats des projets sont communiqués en retour aux communautés par l'intermédiaire de divers médias.

Le Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (PSEA) est l'un des six groupes de travail du Conseil de l'Arctique, une tribune intergouvernementale de haut niveau qui traite des problèmes qui se posent aux gouvernements et aux populations de l'Arctique. Le PSEA a été créé en 1991 afin de mettre en œuvre certains éléments de la Stratégie de protection de l'environnement arctique convenus par les ministres des huit pays de l'Arctique : le Canada, le Danemark et le Groenland, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis.
Sa principale fonction est de donner des conseils sur les menaces que pose la pollution à la région arctique et sur les enjeux qui y sont associés. Le PSEA est soutenu par un secrétariat permanent situé à Oslo, en Norvège, qui coordonne les activités et les productions du Programme.
La SRS participe au Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (PSEA) par l'intermédiaire du groupe d'évaluation du volet santé humaine, établi en 1992, qui est chargé d'évaluer les risques pour la santé humaine que représente la pollution environnementale des milieux arctiques.
Le PLCN a été créé en 1991 en réponse aux inquiétudes que suscitait l'exposition des humains à des niveaux élevés de contaminants chez les espèces sauvages, y compris les poissons, qui constituent une partie importante du régime alimentaire traditionnel des populations autochtones du Nord. Le Programme a principalement pour objectif de réduire et, dans la mesure du possible, d'éliminer les contaminants présents dans les aliments traditionnellement récoltés tout en fournissant aux personnes et aux communautés de l'information qui leur permette de prendre des décisions éclairées sur leur alimentation.
Les travaux du PLCN forment la contribution du Canada au Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (PSEA) des huit nations circumpolaires. Le PLCN est dirigé par un comité de gestion présidé par le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada (MAINC) et composé de représentants de quatre organisations autochtones du Nord; des gouvernements territoriaux du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, et du Nunavut; du Comité de santé et de nutrition du Nunavik ainsi que de quatre ministères fédéraux (Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, Santé Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada).
La SRS contribue au financement du volet sur la santé humaine du PLCN qui mène des recherches sur les contaminants de l'environnement dans l'écosystème arctique.
Le chef de la SRS copréside l'équipe d'examen technique de la santé humaine.
La SRS contribue et participe aux évaluations de l'exposition des communautés et aux études de recherche thématique, en collaboration avec les communautés des Premières nations, et elle fournit une assistance technique experte à l'égard de projets de recherche aux bureaux régionaux de la santé environnementale et aux intervenants. Les évaluations sont menées de façon ponctuelle, lorsque la communauté et les intervenants les jugent importantes, compte tenu de la priorité de la question et des fonds disponibles. Les évaluations menées jusqu'à présent ont porté sur l'exposition aux contaminants de l'environnement, comme le mercure et les diphényles polychlorés (BPC), et comprenaient souvent la collecte de données sur les habitudes alimentaires ou les régimes alimentaires ainsi que des échantillons dans le cadre d'activités de biosurveillance humaine.
Promouvoir la consommation d'aliments traditionnels tout en fournissant de l'information quant aux risques possibles associés à la consommation de certaines de ces aliments s'ils sont affectés par des contaminants environnementaux.
La participation de la Direction des soins de santé primaires et de la santé publique en matière de salubrité alimentaire se fonde sur les activités de collaboration, notamment l'Initiative en matière de salubrité des aliments et de nutrition. Le travail entrepris dans le cadre de cette initiative comprend la transmission d'information sur les contaminants de l'environnement dans les aliments traditionnels. Pour de nombreuses communautés des Premières nations, les aliments traditionnels comportent des avantages nutritionnels en plus d'être importants d'un point de vue culturel, social et économique. Toutefois, les questions comme la nécessité d'éviter certains aliments traditionnels en raison d'une exposition possible à des contaminants de l'environnement constituent un sujet de préoccupation. De plus, la tendance grandissante chez les populations autochtones de réduire leur consommation d'aliments traditionnels et de consommer davantage d'aliments commerciaux pourrait susciter un plus grand nombre de problèmes de santé, comme les cardiopathies et le diabète.
Dans la foulée de ces préoccupations, la SRS mise sur l'application efficace des connaissances et sur l'éducation en organisant des ateliers régionaux sur les contaminants de l'environnement et sur l'alimentation traditionnelle à l'intention des chefs des Premières nations, des directeurs de la santé, du personnel infirmier et des personnes désignées par la communauté. Le but des ateliers est de faire ressortir l'importance et les bienfaits des régimes alimentaires traditionnels et de fournir de l'information sur les risques possibles pour la santé associés à la consommation de certains aliments traditionnels qui pourraient être affectés par des contaminants de l'environnement. Les ateliers portent également sur la perception du risque et les enjeux que pose la communication du risque, et ils constituent un forum permettant de présenter la recherche communautaire et d'en discuter.
En outre, dans le cadre du Programme de salubrité des aliments traditionnels, on mène et on appuie des recherches thématiques et des évaluations du risque de l'exposition à des contaminants préoccupants par le biais de diverses sources alimentaires traditionnelles.
L'Étude sur l'alimentation, la nutrition et l'environnement des Premières nations (EANEPN) est une étude échelonnée sur dix ans qui permettra d'établir un portrait complet des régimes alimentaires des Premières nations, ainsi que des données de base sur les niveaux des contaminants de l'environnement présents dans les aliments traditionnels. Amorcée par la SRS en 2007, cette étude pluriannuelle qui comblera le manque actuel d'information sur les taux de consommation, la composition nutritionnelle et la sécurité environnementale des aliments traditionnels dans les réserves des Premières nations au sud du 60e parallèle.
L'étude comporte 5 volets :
L'étude est principalement financée par le Programme de salubrité des aliments traditionnels de la SRS. La Direction des programmes communautaires de la DGSPNI fournit également des fonds pour faciliter l'évaluation de la consommation d'éléments nutritifs et de la sécurité alimentaire. Les partenaires de l'EANEPN sont l'APN ( Dr Donald Sharp), l'Université du nord de la Colombie-Britannique (UNBC) ( Dre Laurie Chan) et l'Université de Montréal ( Dr Olivier Receveur). L'EANEPN est menée à l'UNBC, sous la direction de Dre Laurie Chan, qui est titulaire de la chaire BC leadership Chair in Aboriginal Environmental Health.
La SRS collabore également avec d'autres directions générales de la protection de la santé à Santé Canada et avec d'autres ministères relativement à divers enjeux, notamment :
Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations| Titre du projet* | Communautés ou organismes | Montant du financement ($) |
|---|---|---|
| Étude des effets des champs électromagnétiques sur la santé et le bien-être des personnes, des familles et des communautés sto:lo. | Conseil tribal sto:lo et PN de Seabird Island | 150 000 $ |
| Utilisation du savoir traditionnel pour déterminer les ressources culturelles clés à vérifier du point de vue de la contamination et lien avec la santé humaine. | Premières nations Swan River et Driftpile | 56 508 $ |
| Avantages, risques et viabilité d'un modèle écosystémique, alimentaire et sanitaire chez les Premières nations Wapekeka et Kasabonika. | Première nation Wapekeka et Kasabonica | 210 480 $ |
| Évaluation du développement et de la qualité des aliments traditionnels dans le Nord (bleuet, riz sauvage et viande d'orignal) et effets sur la santé et les traditions socioculturelles : Stratégie de gestion du risque et lignes directrices sur la consommation d'aliments traditionnels. | Premières nations Aroland et Eabametoong | 184 444 $ |
| Études de biosurveillance de base et enquête sur la santé des enfants et des jeunes, préalables à des études épidémiologiques visant à évaluer les risques pour la santé que représente l'exposition aux contaminants de l'environnement chez les communautés de la Première nation de Walpole Island. | Premières nations de Walpole Island et d'Attawapiskat | 227 487 $ |
| Contaminants de l'environnement et effets sur le saumon sauvage de l'Atlantique en lien avec les communautés Mi'gmaq. | Gespe'gewaq Mi'gmaq Resource Council | 82 902 $ |
| Montant total du financement des projets du PNCEPN en 2009-2010 | 911 821 $ | |
* Traduction libres. Les rapports ont été rédigés en englais.
La recherche sur les contaminants de l'environnement effectuée par les équipes de projet communautaire ont englobé l'évaluation de l'étendue et de l'incidence de divers contaminants de l'environnement dans différents milieux et elle a porté notamment sur les éléments suivants : risques et bienfaits de la consommation d'aliments traditionnels provenant de la mer et du territoire; évaluation des contaminants présents dans les poissons d'eau douce; enquête sur les impacts possibles des émissions de gaz d'enfouissement sur la santé humaine.
Au total, vingt-cinq projets de régions différentes ont été financés par la SRS.
| Région | Nombre de projets financés | Financement total |
|---|---|---|
| Alberta | 1 | 122 600 $ |
| Atlantique | 1 | 62 100 $ |
| Manitoba | 3 | 151 900 $ |
| Ontario | 2 | 175 860 $ |
| Pacifique | 15 | 350 522 $ |
| Québec | 3 | 162 000 $ |
| Saskatchewan | 0 projet soumis | 0 $ |
| Total | 25 | 1 024 982 $ |
On peut se procurer les publications produites par le PSEA à l'adresse
http://www.ainc-inac.gc.ca/ncp/pub/ama/index_f.html.
L'Assembly of Manitoba Chiefs (AMC) a tenu un atelier sur les aliments traditionnels et les contaminants de l'environnement à Winnipeg, au Manitoba, en mars 2010. L'atelier était financé par la SRS pour un montant de 90 000 $.
L'atelier réunissait 48 participants de 30 communautés des Premières nations, qui ont discuté de l'accès aux aliments traditionnels et de leur salubrité, de même que des préoccupations sur le plan nutritionnel qui découlent de l'absence de consommation ou de la faible consommation d'aliments traditionnels.
La SRS finance des ateliers sur les aliments traditionnels et les contaminants de l'environnement depuis 2002. À ce jour, onze ateliers ont ainsi été financés.
| Année | Province |
|---|---|
| Avril 2002 | Halifax, Nouvelle-Écosse |
| Décembre 2002 | Winnipeg, Manitoba |
| Mars 2003 | Nanaimo, Colombie-Britannique |
| Septembre 2003 | Kamloops, Colombie-Britannique |
| Février 2004 | Thunder Bay, Ontario |
| Septembre 2004 | Prince George, Colombie-Britannique |
| Novembre 2005 | Québec, Québec |
| Janvier 2007 | Edmonton, Alberta |
| Novembre 2007 | Whitehorse, Yukon |
| Mars 2009 | Saskatoon, Saskatchewan |
| Mars 2010 | Winnipeg, Manitoba |
Dans le cadre de l'EANEPN, la première année de collecte de données dans les huit communautés des Premières nations choisies au hasard en Colombie-Britannique est terminée et l'analyse initiale des données est achevée. L'étude portant sur le dosage du mercure dans les cheveux a été exécutée par le laboratoire agréé de la DRSE.
Les résultats préliminaires de cette étude ont été présentés aux communautés à l'automne 2009.
Un atelier sur la méthodologie destiné aux treize communautés de la Colombie-Britannique qui prendront part à la deuxième année de l'étude a eu lieu en avril 2009. La collecte des données de la deuxième année a aussi commencé à l'automne 2009.
Le site Web de l'EANEPN est accessible à l'adresse
http://www.fnfnes.ca/.
Le Réseau d'innovation en santé environnementale des Premières nations (RISEPN) est un réseau virtuel qui relie les communautés des Premières nations et des chercheurs en santé environnementale de partout au Canada. Son rôle consiste principalement à fournir aux Premières nations un point d'accès unique aux chercheurs, à l'information et aux outils de recherche sur la santé environnementale; à fournir des données synthétisées sur l'état actuel des connaissances des Premières nations en matière de santé environnementale; et à faciliter la mobilisation des connaissances, tant pour les communautés/organismes des Premières nations que pour les décideurs du gouvernement, pour favoriser la prise de décisions plus éclairées.
En 2009-2010, la SRS a versé la somme de 102 962 $ au secrétariat du RISEPN.
Les bureaux du RISEPN sont situés à l'UNBC et dirigés par le Dr Laurie Chan, qui est titulaire de la chaire BC leadership Chair in Aboriginal Environmental Health.
Le site Web du RISEPN est accessible à l'adresse
http://www.fnehin.ca/.
Pour obtenir plus d'information sur la CASTS, rendez-vous sur son site Web à l'adresse
http://www.casts.ca/.
Édifier l'infrastructure du savoir pour gérer et partager les résultats des nouvelles recherches.
Poursuivre, avec l'APN et les Premières nations de l'ensemble du Canada, une fructueuse collaboration concernant la recherche sur les contaminants de l'environnement dans les réserves;