1998
Si vous avez besoin d'aide pour accéder aux formats de rechange, tels que Portable Document Format (PDF), Microsoft Word et PowerPoint (PPT), visitez la section d'aide sur les formats de rechange.
Quand on demande à des Autochtones « Qu' est-ce qu'une communauté? », ils répondent souvent « Une communauté est formée d'un groupe de personnes qui partagent entre elles et qui s'occupent les unes des autres ».
C'est de cela que traite la trousse Ressources d'action communautaire pour les Inuit, les Métis et les Premières Nations : partager de l'information, des habiletés et des outils donnant du pouvoir aux gens afin qu'ils puissent s'occuper encore mieux des personnes de leur communauté.
Santé Canada et les organismes autochtones nationaux ont identifié la formation en développement communautaire et en évaluation de programmes comme étant un besoin prioritaire.
Afin de répondre à ce besoin, Santé Canada a offert des ateliers de formation entre 1993 et 1995, à travers le Canada, à environ 300 Autochtones, en majorité des travailleurs en santé communautaire.
La formation donnée reposait sur la Trousse d'action communautaire, un ensemble de documents généraux faisant la promotion de la santé et du développement communautaire.
Cette expérience, ainsi que les commentaires des participants durant les ateliers et après leur retour dans leur communauté, a mené à la conception des Ressources d'action communautaire pour les Inuit, les Métis et les Premières Nations. Ce nouvel outil a été préparé spécifiquement pour les Autochtones, prenant en considération leurs valeurs, leur culture et leur mode de vie.
La nouvelle trousse s'adresse spécifiquement aux Autochtones qui désirent améliorer la qualité de vie dans leur communauté en mettant sur pied un projet de développement communautaire.
C'est un outil « libre-service », c'est-à-dire que vous pouvez facilement l'utiliser par vous-même. Les six manuels contiennent de l'information, des trucs, des exemples et des modèles commodes que vous pouvez reproduire et intégrer à vos activités régulières ou utiliser pour former d'autres personnes dans votre communauté.
L'approche est simple, mettant l'accent sur des questions telles que quoi, pourquoi, quand et comment réaliser les différentes étapes d'un projet de développement communautaire.
La trousse utilise une approche holistique. On y tient compte autant des connaissances nécessaires pour faire du développement communautaire que du contexte où il a lieu et des personnes qui participent au processus.
Recherchez les symboles qui suivent. Ils vous aideront à mettre vos connaissances en application dans votre milieu.
trucs
exemples
exercices
Prenons dès maintenant quelques instants pour réfléchir à la définition du mot communauté.
Le mot communauté ne fait pas référence seulement à la géographie. En effet, les membres d'une ligue de volley-ball peuvent former une communauté. Un groupe d'entraide peut être une communauté. Les fidèles d'une paroisse peuvent aussi représenter une communauté.
Les communautés sont formées de personnes ayant quelque chose en commun, quelque chose qui est important pour elles. Les membres d'une communauté dépendent les uns des autres et travaillent ensemble à relever des défis.
Une communauté peut être vue comme un groupe de personnes :
Ajouter vos propres idées à cette définition. Selon vous, qu'est-ce qu'une communauté?
L'Organisation mondiale de la santé et Santé Canada ont défini la santé comme étant plus que l'absence de maladie. La santé est un état de bien-être mental, physique et social. C'est aussi la capacité de l'individu ou d'un groupe d'atteindre ses buts, de satisfaire à ses besoins et de faire face aux changements qui surviennent dans notre environnement.
Dans le contexte d'une communauté, c'est la capacité qu'ont les gens de se soutenir en accordant de l'importance au bien-être des autres. En d'autres mots, être en santé c'est être capable de prendre soin de soi-même et des autres. La présence de services appropriés, d'un environnement sain et d'un esprit communautaire (sentir qu'on fait partie d'un groupe de personnes qui se soucient les unes des autres) facilitent l'accès à la santé.
Ceci signifie que les groupes qui se préoccupent d'améliorer l'état du logement dans leur communauté, de réduire la violence, de développer l'économie locale ou de mettre sur pied un groupe d'entraide pour les parents en deuil travaillent à améliorer la santé de leur communauté.
Existe-t-il un secret pour transformer une bonne idée en un projet réussi? En fait, non, il n'y a pas de secret! Chaque groupe suit un sentier différent pour passer à l'action. Cependant, la plupart des groupes passent à travers les étapes suivantes :
Les Ressources d'action communautaire pour les Inuit, les Métis et les Premières Nations reposent sur ces étapes.
Commencer une nouvelle activité ressemble beaucoup à la planification d'un voyage vers un endroit inconnu.
Tout comme il vous faut planifier le trajet pour un voyage, vous devez aussi planifier le trajet pour l'activité de développement communautaire. Ce plan vous aidera à savoir où vous en êtes, ce qui a été accompli et ce qui reste à faire.
Le diagramme qui suit constitue votre plan à travers les étapes du développement communautaire, tel que décrit dans la trousse. Chaque cercle représente une étape de cette démarche.
Les aspects interpersonnels et les techniques (telles que la rédaction d'un procès-verbal) nécessaires lors d'un projet ont été réunis dans la « Boîte à outils », placée au centre du diagramme parce qu'elle peut être utile à toutes les étapes du processus.
La démarche décrite dans la trousse Ressources d'action communautaire pour les Inuit, les Métis et les Premières Nations vise à vous aider et non à vous dicter votre conduite. Il est important de se souvenir que chaque groupe suit son propre trajet et qu'il peut être différent de celui qui est expliqué ici. Il n'y a pas une seule « bonne » façon de faire les choses.
Choisissez le chemin qui vous plaît et qui fonctionne le mieux pour vous.

Chacun des manuels de la trousse Ressources d'action communautaire pour les Inuit, les Métis et les Premières Nations présente en détails l'une des étapes de la démarche de développement communautaire. La Boîte à outils fait exception puisqu'elle contient des informations qui peuvent être utiles à n'importe quelle étape du processus.
La Boîte à outils compte trois chapitres qui contiennent trois types d'informations :
Afin de vous aider à trouver facilement l'information sur un sujet qui vous intéresse, les rubriques sont placées par ordre alphabétique à l'intérieur de chacun des chapitres.
Nous espérons que la Boîte à outils vous aidera à mettre en application, pour votre projet, la démarche de développement communautaire. Bonne lecture et bonne chance!
Les projets de développement communautaire sont faits par des gens et pour des gens. Les relations interpersonnelles y jouent donc un rôle capital.
Les informations qui suivent peuvent vous aider à gérer les aspects humains à travers les hauts et les bas tout à fait normaux que vous connaîtrez dans votre projet de développement communautaire.
Le conflit survient quand deux ou plusieurs personnes ne s'entendent pas sur un point précis ou sur une décision à prendre et qu'elles sont, les unes et les autres, persuadées que leur façon de voir les choses est la bonne.
On peut, de manière générale, classer les conflits en trois catégories. Ils peuvent porter :
Les deux premiers types de conflits peuvent être réglés par la négociation. Les conflits reliés aux valeurs des gens sont les plus difficiles à reconnaître et à régler, car ils ont trait à des croyances profondes et intimes de la personne.
Les conflits au sein d'un organisme sont inévitables, nécessaires et un signe de santé quand on sait les gérer correctement. Les conflits aident à aller de l'avant en ouvrant la voie à une diversité de points de vue.
Les situations conflictuelles peuvent être complexes et causer des tensions. Elles impliquent souvent des émotions négatives et du ressentiment.
Il est souvent difficile de résoudre un conflit. Bien des gens pensent qu'il doit alors y avoir un gagnant et un perdant.
De façon générale, les groupes ont trois façons de réagir aux conflits :
a) La compétition
La compétition et l'usage du pouvoir sont des moyens négatifs. Les personnes en présence ont alors tendance à se concentrer sur leurs propres besoins, souvent aux dépends de ceux des autres. On observe que :
b) La collaboration
La collaboration est une approche positive où les deux parties gagnent. En voici les caractéristiques :
Comment régler un conflit de manière à avoir seulement des gagnants? Vous pouvez le faire en effectuant la démarche suivante, en cinq étapes :
L'énergie qui résulte de cette forme de résolution de conflit peut vous mener loin. Elle donnera lieu à des relations interpersonnelles de grande qualité et à un engagement profond de réaliser ce qui a été décidé. Chaque partie comprend bien ses positions, les gens se respectent et tous y gagnent.
La communication est un dialogue dans lequel deux personnes sont engagées. La personne qui reçoit le message a autant la responsabilité d'assurer une communication efficace que celle qui l'envoie.
La plupart des gens ne savent pas écouter. Trop souvent la réception de l'information est considérée comme une période où on ne fait qu'attendre son tour pour parler. La personne qui écoute activement est ouverte, respectueuse et objective.
L'écoute active consiste à essayer réellement de comprendre, autant que possible, ce qui est communiqué. Elle permet de réduire le nombre d'erreurs de communication. Elle favorise un environnement positif et améliore le travail d'équipe.
Voici les principes qui vous aideront à faire de l'écoute active :
L'écoute active favorise une communication efficace; cependant, elle peut comporter des obstacles.
Essayez d'améliorer votre qualité d'écoute. Portez attention aux obstacles suivants :
Il n'est pas facile d'appliquer la méthode de l'écoute active. Il ne s'agit pas uniquement d'entendre. Il faut de la concentration ainsi qu'une certaine interaction avec l'interlocuteur.
L'écoute active favorise un environnement positif. Les gens se sentent alors plus à l'aise pour discuter des sujets qui leur tiennent à coeur.
La participation dépend de la motivation. Si vous voulez persuader les gens que le temps qu'ils consacreront à votre organisme et que les efforts qu'ils déploieront pour la réussite de ses projets seront couronnés de succès, il faut adopter une approche positive. Parlez de ce que vous pensez que ce groupe peut réaliser et de ce que les participants pourront en retirer.
Voici des aspects à considérer pour encourager d'autres personnes à participer :
Voici des raisons possibles pour lesquelles les gens pourraient refuser de s'engager et des moyens positifs de réagir quand ils les évoquent pour justifier leur refus de participer.
| Raisons de ne pas vouloir s'engager | Comment amener les gens à s'engager |
|---|---|
| Le temps nécessaire | Sachez le plus précisément possible le temps qui sera requis |
| Sujet trop controversé | Soulignez le degré de soutien existant dans la communauté |
| Problèmes à cause de l'appartenance à un certain organisme | Permettez aux gens de participer en tant qu'individus |
| Demandez l'appui des dirigeants du projet |
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| La territorialité : « Un tel devrait faire ce travail, pas moi » | Insistez sur l'importance pour lacommunauté de travailler en équipe |
| La peur de l'échec ou « Ça a déjà été fait » | Faites ressortir ce que votre groupe pourrait faire. Mettez l'accent sur la possibilité de petites victoires. « Nous ne changerons pas le monde, mais au moins la vie de 5 personnes de la communauté sera améliorée ... » |
| Manque de connaissances | Il n'est pas nécessaire que tous soient des experts. On peut apprendre les uns des autres. |
Connaissez-vous d'autres raisons que les gens de votre communauté pourraient donner pour ne pas s'engager?
Comment pourriez-vous contourner ces obstacles?
Au sujet de la participation, voici un extrait de « Aneshenewe Machitawin ». Ce livret, écrit par des Autochtones, relate une expérience de développement communautaire réussie. Les gens ont installé, malgré de nombreuses difficultés, une buanderie communautaire à Kingfisher Lake. Ce texte explique comment les Aînés ont motivé les gens de la communauté à s'engager dans ce projet.
Source : Aneshenewe Machitawin, Human-Centred Community Development, Sainnawap, Bill; Winter, Noa; Eprile, Paul; The Participatory Research Group; Toronto, Ontario, Réimpression en 1993.
Il faut parfois plusieurs mois pour en arriver à former un groupe de travail solide et efficace. Cette période peut servir à discuter des questions fondamentales et à concevoir un plan de travail.
Lorsque les gens travaillent à réaliser des tâches spécifiques, il arrive souvent qu'elles éprouvent deux sentiments qui leur seront bénéfiques quand des situations controversées ou conflictuelles se présenteront. La confiance qu'ils peuvent travailler ensemble et l'engagement envers les autres membres du groupe.
Les groupes traversent généralement quatre stades de développement avant de devenir productifs. Traverser ces étapes peut être une expérience douloureuse et frustrante si votre groupe ne s'y est pas préparé d'avance. Il faudrait prévoir ces étapes et comprendre que les difficultés qu'elles entraîneront feront croître votre groupe.
Vous vivrez sans doute des événements tels que des désaccords entre les membres, l'impression que le groupe piétine ou qu'un seul membre mène tout le monde par le bout du nez! C'est tout à fait normal. Surtout, ne vous découragez pas et essayez plutôt de vous y préparer.
Les principaux stades de développement d'un groupe peuvent être résumés en quatre mots* :
L'existence de conflits est normale. Il importe donc de reconnaître leur existence et de savoir les régler!
Un groupe qui sait qu'il aura à vivre des moments difficiles ne sera pas pris au dépourvu lorsqu'ils surviendront. Il réagira plus rapidement et se donnera les moyens pour que le groupe puisse continuer d'avancer. (À ce sujet, veuillez consulter la rubrique «Résolution de conflits».)
Source : Leadership, Programme de formation à la direction bénévole, Dorothy Pitters-Strachan, Condition physique et sport amateur Canada, 1986, p. 58.
Le feed-back constructif consiste à fournir à un individu (ou à un groupe) qui a l'intention de changer, des informations concernant son comportement.
Ce mécanisme permet aux individus de savoir à quel point leur comportement est en accord avec leurs intentions. Ils peuvent ainsi constater les conséquences de leur comportement sur des individus ou sur des situations et, au besoin, travailler à le changer.
Voici les caractéristiques d'un bon feed-back :
Les groupes d'entraide permettent à des personnes vivant des problèmes semblables de se rencontrer pour partager et s'offrir mutuellement un certain soutien. En donnant un peu d'eux-mêmes, les participants s'aident et ils aident les autres. Ceci les aide à vivre les tensions et les chocs affectifs causés par des situations telles que la mort d'un être cher, la maladie, la séparation ou une dépendance.
Le groupe d'entraide :
Certains groupes d'entraide décident de se donner des règles de conduite. Voici, à titre d'exemple, les dix règles que les membres d'un groupe d'entraide se sont données collectivement :
Même quand il existe un système de communication efficace au sein d'un organisme ou d'un groupe, des barrières peuvent brouiller la communication.
Voici des exemples d'obstacles à une communication efficace et les façons de les contourner.
| Situation | Stratégies |
|---|---|
| Obstacle no1 : Le manque d'information | |
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| Obstacle no 2 : Le faux consensus | |
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| Obstacle no 3 : L'émotivité | |
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| Obstacle no 4 : Le manque d'aptitude à communiquer | |
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Comme une personne en santé, un organisme en santé se sent mieux et accomplit un meilleur travail. La santé d'un organisme se reconnaît souvent au climat qui y règne et à l'efficacité du groupe. Voici quelques facteurs qui ont une influence sur la santé d'un organisme :
Faisons-nous savoir aux membres qu'ils sont importants? Est-ce que les membres participent aux prises de décisions qui les touchent de près?
Les outils et techniques qui suivent peuvent être utilisés dans différentes situations, telles que la formation ou les rencontres des groupes d'entraide. Certaines peuvent même favoriser la participation des membres d'une réunion à caractère administratif ou de gestion.
Ces outils et techniques peuvent aider à structurer un groupe, à promouvoir un sentiment d'égalité parmi les membres, à encourager le leadership et les responsabilités et à faire converger les énergies vers un objectif commun.
Les activités brise-glace sont faites vers le début de la rencontre. Elle permettent aux gens de faire connaissance et de se sentir à l'aise ensemble.
Voici trois exemples simples :
Les brise-glace peuvent également servir à guider le groupe vers une discussion sur un sujet délicat ou sérieux. Par exemple, un groupe qui s'apprête à parler de la violence faite aux femmes pourrait faire un tour de table où chacun répondrait à la question : « Quelle est la situation dans laquelle vous vous sentez le plus en sécurité? ». On peut également faire entendre une chanson ou un poème qui a pour thème le sujet de discussion.
Les activités énergisantes sont de petits jeux courts et amusants utilisés pour stimuler l'énergie du groupe. Elles libèrent le goût de jouer des gens et suscitent le rire.
Voici un exemple d'activité énergisante : alors que les gens sont debout et forment un cercle, l'animateur lance un ballon bleu et leur demande de le garder dans les airs avec une énergie très douce. Pendant que les gens s'amusent, l'animateur introduit un ballon jaune et demande aux gens de le faire flotter avec une énergie de peur. Puis un ballon rouge est amené et le groupe doit le garder dans les airs avec une énergie de rage.
Le groupe aura du plaisir. Il sera mis au défi d'essayer d'exprimer trois différentes émotions tout en réussissant l'exploit d'empêcher les ballons de tomber.
Les affirmations sont des énoncés positifs qui peuvent être utilisés pour changer des pensées ou des comportements négatifs. Presque tout le monde a déjà entendu une petite voix intérieure lui dire des choses telles que :
« Je ne suis pas capable de prendre des responsabilités »
« Je rate toujours tout! »
« Je ne suis pas chanceux. Ça va toujours mal ».
Les affirmations ne visent pas àréprimer de telles pensées négatives. Elles servent plutôt à créer de nouvelles possibilités afin de faire surgir en nous de nouveaux comportements et attitudes plus positifs.
Les affirmations sont des phrasesclaires et simples que l'on exprime au temps présent, aussi positivement que possible. En voici des exemples :
« Je suis capable de prendre mes responsabilités »
« J'ai du plaisir à faire de mon mieux et à être bien »
« Je suis reconnaissant pour tout ce que la vie m'apporte ».
On peut s'aider soi-même en se disant des affirmations. Celles-ci peuvent également être dites à d'autres. Par exemple, au cours d'une réunion, chacun pourrait faire une affirmation positive au sujet d'un autre participant, telle que : « Sarah, je remarque que tu es une personne forte et pleine de possibilités ».
L'utilisation d'un tableau permet de concentrer l'attention du groupe et aide à apprendre. Assurez-vous donc qu'il soit placé pour que tous les participants puissent le voir aisément.
Lors de l'utilisation d'un bloc-notes géant (flipchart), il faut écrire proprement, lisiblement et en gros caractères. Vous pouvez utiliser des marqueurs de couleurs différentes sur une même page pour aider à faire des liens entre les idées ou pour les mettre en opposition. Il est à noter que les couleurs foncées sont plus faciles à lire de loin; le jaune, l'orange et le rouge sont plus difficiles à déchiffrer. Les feuilles écrites peuvent être détachées, numérotées et collées au mur selon un ordre logique.
Voici des trucs du métier que vous pouvez préparer d'avance et qui vous aideront à faire votre animation :
La carte d'exploration est une façon de stimuler une discussion de groupe. Elle permet de ramasser les idées de manière créative et trace un portrait de la pensée du groupe sur un sujet donné.
La carte d'exploration se compare à une séance de remue-méninges, sauf qu'on note les idées d'une façon différente.
Voici comment procéder. Dessiner d'abord un cercle au centre d'une feuille de papier et y écrire la question ou le sujet de réflexion. Tracer ensuite des rayons partant de ce cercle. Sur chaque rayon, écrire les idées qui viennent à l'esprit. Étendre ce rayon et y inscrire les idées qui y sont directement reliées. Quand un nouveau groupe d'idées se présente, retourner au cercle central.
Voici un exemple de carte d'exploration sur le thème des questions reliées aux enfants.

Le simple fait d'être entendu porte un grand pouvoir de guérison et c'est ce qui est visé par le cercle de partage. Il aide la personne à s'ouvrir et à partager sans craindre d'être critiquée ou jugée. Il aide également les membres du groupe à se concentrer pour écouter et entendre l'autre. À ce moment-là, les participants ne pensent pas à des questions, à des réponses ou à la façon dont ce qui est raconté est relié à ce qu'ils vivent eux-mêmes.
Cette technique donne à chaque membre du groupe l'occasion de parler sans interruption, discussion ou commentaires. La personne qui parle peut tenir dans ses mains un objet, tel qu'une plume, ou une pierre, pour signifier aux autres qu'elle est la seule à pouvoir parler.
Dans un cercle de partage, chaque personne parle aussi longtemps qu'elle le veut. Quand elle a fini, elle peut demander du feed-back ou tout simplement dire « J'ai fini » et remettre alors l'objet à la personne suivante, jusqu'à ce que chacune ait parlé.
Cette technique peut s'avérer particulièrement utile lorsque le groupe s'est engagé dans une discussion enflammée, où certaines personnes dominent alors que les autres participants se font concurrence pour avoir la chance de parler.
Étant donné qu'il n'y a pas d'animation pendant le cercle de partage, il est difficile de contrôler le temps qui passe. Cette technique est donc plus appropriée dans une situation où le temps n'est pas une contrainte importante.
La clôture est une courte activité de groupe qui met fin à la rencontre. Elle devrait être très simple et créer un sentiment de chaleur et de rapprochement entre les participants afin qu'ils quittent le groupe sur une note positive. Une étreinte collective, une chanson, une prière, un poème ou simplement se tenir par la main en cercle peuvent être de bonnes façons de mettre fin à l'activité.
L'évaluation consiste à réfléchir sur l'expérience du groupe et à donner les commentaires positifs et négatifs nécessaires pour l'améliorer.
Elle est souvent faite à la fin de la rencontre. Elle peut aussi avoir lieu en cours de route afin de vérifier comment vont les choses.
Les trois questions les plus importantes qui peuvent être posées verbalement ou par écrit, sont :
Vous trouverez la description d'une démarche d'évaluation détaillée dans le manuel « Évaluation ».
Lorsqu'un groupe est fractionné pour faire du travail en paires, en équipes ou en comités, des rapports doivent être écrits afin de ramener au groupe l'information sur ce qui a été fait à l'extérieur du groupe. Les rapports permettent de former un tout en intégrant le travail fait par chaque petite équipe à l'ensemble du processus.
L'animateur assume trois types de fonctions : la clarification du contenu, le contrôle de la procédure et la facilitation des aspects socio-émotifs. Voici quelques détails au sujet de chacune de ces fonctions.
L'imagerie mentale dirigée constitue une méditation de groupe dirigée par une personne. Celle-ci fournit des images et des directives clés permettant aux participants d'explorer des situations selon leur propre imagination.
L'imagerie mentale dirigée permet d'entrer en contact avec nos ressources intérieures, notre intuition et notre sagesse en améliorant notre habileté à visualiser et à imaginer différentes possibilités. Elle permet d'intégrer à la vie de tous les jours une connaissance plus profonde, transformant la sagesse en action. Elle aide à développer la créativité. Elle encourage à utiliser les rêveries et les fantasmes comme des outils positifs.
En écrivant le scénario d'une imagerie mentale dirigée, on doit se souvenir de donner le moins d'indications possible concernant les endroits symboliques, les situations et les descriptions, laissant ainsi libre cours à l'imagination et à l'exploration personnelle des personnes qui méditent. Par exemple, au lieu de dire « Vous voyez une femme marchant vers vous dans un champ plein de fleurs jaunes », il vaut mieux dire « Vous voyez quelqu'un marcher vers vous ».
Il est aussi important d'apporter une attention particulière au ton, à la vitesse et au rythme de la voix. Il faut accorder de longues périodes de silence pour que l'imagination puisse se mettre à l'oeuvre.
Dans un jeu de rôle, les participants sont invités à interpréter le rôle d'un personnage dans une situation précisée par l'animateur. Cette technique permet :
Le jeu de rôle peut s'avérer utile pour aider des gens qui appréhendent une situation qui les inquiète, telle qu'une entrevue pour un emploi.
Le jeu de rôle permet alors de pratiquer. Il fournit une banque de comportements appropriés positifs utilisables dans la « vraie » vie pour remplacer des réponses moins désirables.
Le groupe procure un environnement sécurisant pour pratiquer de nouveaux comportements. Il est ainsi plus facile de les assimiler pendant le jeu de rôle que durant les crises ou les situations de stress dans lesquelles les actions ont lieu habituellement.
Cette activité peut être faite :
Les participants peuvent être invités à jouer un rôle dans une situation donnée puis, un autre rôle dans la même situation. Cette approche permet de ressentir ce que différentes personnes peuvent ressentir dans un même contexte. Des observateurs regardent et écoutent afin de fournir du feed-back constructif.
Cette technique est particulièrement efficace lors d'une réunion de comité, pour faire participer tous les membres, synthétiser la pensée du groupe et faire avancer rapidement le débat.
Le président d'assemblée peut dire aux membres : « Vous avez écouté pendant une demi-heure et j'apprécie votre patience. Avant de continuer, voyons ce que vous en pensez. Tous ceux qui désirent émettre une opinion peuvent le faire maintenant, en résumant leur pensée en une seule phrase. »
La technique de l'express donne aux membres du groupe la possibilité de savoir ce que les autres pensent. Ils ont la chance d'entendre plusieurs opinions abrégées plutôt qu'un ou deux longs discours.
Être limité à une phrase constitue une contrainte, mais une fois que cette méthode est établie, chacun s'assurera d'énoncer son idée de façon claire et concise.
Le pairage consiste à former des équipes de deux personnes, des paires.
Certaines personnes ne sont pas habituées de parler en public et peuvent être gênées de s'adresser au groupe. Il est souvent plus facile pour elles de parler d'abord avec une seule personne et de s'intégrer ainsi graduellement au groupe.
Cette technique permet aux personnes gênées de s'exprimer sur un sujet tout en se sentant reliées aux autres.
Assurez-vous toujours qu'un rapport du travail fait en paires soit fait au groupe.
Il est recommandé de ne jamais faire travailler le groupe plus de deux heures consécutives sans prendre de pause pour se détendre.
Planifiez les périodes de pause et inscrivez-les à l'ordre du jour. Avant que le groupe se sépare, spécifiez clairement à quelle heure vous désirez reprendre le travail. Vous pourriez dire, par exemple :
« Nous reviendrons de la pause dans 15 minutes, soit à 10 h 30 ».
Après la période allouée, si les gens ne reviennent pas, ne vous gênez pas pour aller les chercher, ou pour demander à quelqu'un de vous aider à le faire. Au besoin, éteignez les lumières de la salle où les personnes se trouvent. Cette interruption attirera leur attention.
Les principes sont des consignes qu'un groupe se donne. Les principes peuvent prévenir les conflits en favorisant la communication et en clarifiant les attentes de chacun.
Les conflits peuvent survenir quand des membres du groupe font des suppositions, telles que : « Je suis une personne ponctuelle et je présumais que toutes les autres ici le seraient ».
À l'aide d'un bloc-notes géant, notez tous les principes que les membres du groupe voudraient voir respectés. Discutez-en et faites des changements, si nécessaire.
Laissez aux gens la possibilité de ne pas être d'accord. Quelqu'un pourrait dire par exemple : « C'est vraiment très important pour moi de fumer quand je parle de situations de ma vie qui me stressent beaucoup ».
Voici des exemples de consignes dans un groupe :
« Nous sommes d'accord...
... pour commencer et finir à l'heure;
... pour garder confidentielles les questions personnelles;
... de partager la responsabilité de préparer les ordres du jour;
... de ne pas fumer durant les rencontres du groupe ».
Le rire permet le relâchement des tensions corporelles et de l'énergie affective. Un bon rire agit comme un massage sur le corps intérieur. L'humour et le rire peuvent susciter une force de guérison profonde dans le groupe.
Lors d'une réunion, une personne avait préparé le groupe à une méditation sérieuse préenregistrée sur cassette. Mais elle leur fit entendre des rires plutôt que le texte prévu. Le rire est contagieux. Après bien peu de temps, tout le groupe riait aux éclats.
Un rituel est constitué d'une action concrète visant à symboliser une expérience intérieure ou abstraite. Les rituels fortifient les gens. Ils peuvent être faits spontanément ou être planifiés.
Les rituels peuvent être pratiqués au début ou à la fin d'une réunion, pour célébrer un événement spécial ou pour concentrer l'énergie du groupe sur une activité demandant un effort particulier.
Les rituels font souvent intervenir des objets ayant une signification symbolique. Voici des exemples de rituels :
La séance de remue-méninges (brainstorming) permet d'obtenir en peu de temps un très grand nombre d'idées sur un sujet. Elle repose sur le principe que l'imagination doit avoir le champ libre afin de susciter des idées. Il faut donc éviter le jugement critique.
Voici la manière d'animer une séance de remue-méninges :
Une façon de créer des liens très solides dans un groupe est de demander aux gens de raconter leur vécu. Cette technique est utile dans les débuts d'un groupe qui sera toujours composé des mêmes personnes qui travailleront ensemble pour une longue période.
L'animateur accorde une période de temps spécifique, d'au moins 15 minutes, à chaque personne, pour qu'elle raconte l'histoire de sa vie.
Quelqu'un devrait avoir la responsabilité de vérifier l'heure et d'avertir la personne qui parle quelques minutes avant la fin de la période allouée, afin que celle-ci puisse conclure.
Le veto est une technique qui peut être utilisée pour aider le groupe à identifier un sujet d'intérêt commun. Après avoir reçu une liste d'idées, dressée au préalable, chaque participant est invité à retirer celles qui ne l'intéressent pas présentement.
Après avoir éliminé ces idées de la liste, celles qui restent sont des sujets qui intéressent tous les membres du groupe.
En plus des informations reliées aux aspects relationnels et aux techniques d'animation de groupe, d'autres connaissances sont utiles pour mener à bien un projet de développement communautaire.
Les rubriques qui suivent devraient vous aider en ce sens.
L'entrevue est un outil de cueillette d'information polyvalent. Elle est fondée sur les commentaires verbaux d'une personne. L'entrevue vise des objectifs spécifiques et c'est ce qui la distingue d'une simple conversation.
L'entrevue peut se dérouler de multiples façons : face-à-face, au téléphone, individuellement ou en groupe. Il n'y a pas une façon qui est meilleure qu'une autre. Vous pouvez choisir celle qui convient le mieux à votre situation, en termes de coûts et de bénéfices.
Voici certains avantages et inconvénients de la cueillette d'information à l'aide d'entrevues :
Il est important de respecter les conseils suivants afin de pouvoir comparer les informations recueillies par des entrevues :
Voici quelques trucs qui devraient vous aider à préparer et à mener une entrevue.
Avant même de commencer l'entrevue, il est recommandé :
Il est très important que la personne que vous interviewez sente qu'elle peut avoir confiance en vous. Les cinq premières minutes de la rencontre ont une importance cruciale sur la qualité de la relation qui s'établira. Pour ce faire :
Soyez attentif aux aspects suivants au cours de l'entrevue :
Votre travail ne s'arrête pas avec le départ de la personne interviewée. Il vous faut encore :
Guide d'entrevue
Entrevue
Code
Fiche d'identité
Nom :
Addresse :
Numéro de téléphone :
| Sexe : | Homme | Femme |
|---|---|---|
| Âge : | 18 à 24 | 25 à 34 |
| 35 à 44 | 45 à 54 | |
| 55 à 64 | plus de 65 ans |
Occupation :
Status:
Nation:
Lien avec le programme :
(Utilisateur, employé, bénévole, etc.)
Autres informations pertinentes :
Date:
Signature de l'intervieweur
Note : Cette information est confidentielle. Conservez-la dans un endroit sûr. Utilisez seulement le numéro de code.
Comment faire une entrevue (aide-mémoire)
Voici une liste de choses à ne pas oublier quand vous voulez faire une entrevue. Vous pouvez les cocher au fur et à mesure qu'elles sont faites.
Avant l'entrevue
1. Préparez votre guide d'entrevue.
2. Écrivez une courte présentation de vous-même et de votre projet.
3. Choisissez un nom ou un numéro de code pour identifier l'interviewé.
4. Obtenez des informations sur l'interviewé.
La journée de l'entrevue
5. Préparez tout le matériel dont vous aurez besoin.
6. Installez la salle d'entrevue.
7. Questionnez l'interviewé.
8. Réécrivez ou dactylographiez vos notes.
9. Classez vos notes dans une endroit approprié.
Après l'entrevue
10. Écrivez une note de remerciement à l'interviewé.
11. Compilez les réponses.
« L'incorporation » d'un organisme (appelée aussi constitution en société) est en quelque sorte l'équivalent de son certificat de naissance. Par les lettres patentes (ou la charte), le gouvernement reconnaît publiquement l'existence de l'organisme.
Ce ne sont pas tous les organismes qui ont besoin de « s'incorporer ». C'est le cas, par exemple, des petits organismes qui n'ont pas un caractère permanent ou de ceux qui désirent une structure aussi souple que possible.
Certaines personnes n'approuvent pas l'organisation traditionnelle avec conseil d'administration, comités permanents, etc. Elles préfèrent que le sens de la collectivité prédomine et donc, une participation et une répartition égale des responsabilités.
Il est cependant recommandé « d'incorporer » un organisme lorsqu'il assume de lourdes responsabilités financières et professionnelles ou qu'il emploie du personnel. « L'incorporation » permet de protéger le public ainsi que les membres de l'organisme, son comité exécutif et son personnel.
La constitution en société amène un groupe communautaire à s'engager légalement à réaliser des objectifs écrits.
Voici les principaux avantages de « l'incorporation » :
Vous pouvez « incorporer » votre organisme à n'importe quelle étape de son existence. Pour ce faire, il faut remplir les formulaires, fournir les documents appropriés et acquitter les frais au ministère qui est responsable des « incorporations » dans votre province ou votre territoire. Pour plus de renseignements à ce sujet, consultez les pages bleues de l'annuaire téléphonique.
Le numéro d'enregistrement émis par Revenu Canada s'adresse aux organismes de charité dont les ressources sont consacrées à des activités de bienfaisance.
Pour être admissible à l'enregistrement, un organisme de charité doit s'intéresser exclusivement :
Ce numéro d'enregistrement permet :
Vous pouvez vous procurer un dépliant d'information et un formulaire d'enregistrement auprès de Revenu Canada en composant le numéro sans frais, 1-800-267-2384.
Vous devez également vous inscrire auprès de votre gouvernement provincial ou territorial pour bénéficier des mêmes avantages à ce palier de gouvernement. Consultez les pages bleues de l'annuairetéléphoniquepour trouver le numéro de téléphone où vous pourrez obtenir des renseignements à ce sujet.
Une priorité c'est une préoccupation ou un problème qui doit être pris en considération et réglé avant les autres.
Le groupe doit établir des priorités quand il a un choix à faire entre plusieurs démarches à entreprendre ou plusieurs questions à régler.
Comment décider de ce qui est prioritaire pour un groupe et de ce qui l'est moins? Voici une façon de faire :
Voici un exemple pour un groupe de quatre personnes ayant dressé, dans un premier temps, une liste de neuf éléments prioritaires (priorités « A » à priorité « I »). Nous vous fournissons également un modèle de tableau non rempli.
| Énoncés des priorités | Valeurs | Total |
|---|---|---|
| Priorité A | 2 | 2 |
| Priorité B | 1,5 | 6 |
| Priorité C | 4,5,2 | 11 |
| Priorité D | 1 | 1 |
| Priorité E | 2,3 | 5 |
| Priorité F | 3,4,5 | 12 |
| Priorité G | 3,3,4,5 | 15 |
| Priorité H | 1,2,4 | 7 |
| Priorité I | 1 | 1 |
Dans cet exemple, les cinq priorités retenues par le groupe, par ordredécroissant, sont :
Le groupe peut alors décider s'il désire s'attaquer à la priorité retenue par le groupe comme étant la plus importante ou mener de front plus d'une priorité.
Si tous les membres du groupedécident des priorités àétablir, leurengagement sera beaucoup plusfort et les priorités indiqueront ladirection dans laquellel'ensembledugroupe veut aller.
Tableau d'énumération des priorités
Énoncés des priorités
Valeurs
Total
Veuillez consulter la rubrique « Réunions efficaces » à ce sujet.
Les questions utilisées pour recueillir des informations doivent être préparées avec soin. Elles peuvent être utilisées pour recueillir des informations sur :
Les questions devraient être :
De manière générale, il y a trois types de questions : ouvertes, fermées et semi-ouvertes.
Les questions ouvertes n'offrent pas de réponses prédéterminées. La personne peut répondre en donnant des descriptions ou des opinions, en utilisant les mots qu'elle désire. Voici des exemples de questions ouvertes.
1. Comment le programme vous a-t-il aidé?
2. Selon vous, quel est l'aspect le plus positif du programme?
Les questions fermées offrent un choix prédéterminé de réponses. Elles suggèrent deux possibilités de réponses ou plus, parmi lesquelles le répondant doit choisir.
Les questions fermées se subdivisent à leur tour en plusieurs types. Nous présentons ici des exemples de trois types de questions fermées :
1. Avez-vous trouvé le programm eutile?
oui
non
2. Le programme a-t-il influencé vos vie?
oui
non
3. Si oui, a-t-il eu un effet :
À votre avis, quelles sont les principales forces du programme?
ses activités
son coût
son horaire
son personnel
On peut utiliser des échelles pour recueillir des informations ou mesurer l'opinion d'un groupe. Les échelles peuvent mesurer :
Voici des exemples de ce type de question fermée.
Fréquence
Veuillez indiquer la fréquence à laquelle vous avez participé aux activités du programme.
Toujours
Une fois par semaine
Une fois par mois
Une fois par année
Jamais
Pas de réponse
Degré de satisfaction
Veuillez indiquer votre degré de satisfaction par rapport aux activités du programme.
Très satisfait
Satisfait
Insatisfait
Très insatisfait
Pas de réponse
Opinion
3. Totalement d'accord
2. Partiellement d'accord
1. Partiellement en désaccord
0. Totalement en désaccord
a. Les activités du programme étaient stimulantes. 0 1 2 3
b. Je me suis senti à l'aise pendant le programme. 0 1 2 3
c. L'atmosphère des réunions était amicale. 0 1 2 3
d. Je recommanderais ce programme. 0 1 2 3
L'utilisation d'échelles facilite la compilation d'informations reliées aux opinions des gens.
Les questions semi-ouvertes sont une combinaison de questions fermées et ouvertes. Une partie des réponses est prédéterminée, mais le répondant peut aussi donner des détails dans les espaces fournis à cette fin.
Est-ce que les caractéristiques de la salle (ventilation, éclairage, etc.) ont contribué à créer une athmosphère agréable?
oui non
Pourquoi?
Le questionnaire est un outil qui permet de recueillir des informations sur des faits, des opinions, des attentes, des croyances ou des attitudes.
Il est constitué d'un formulaire qui permet de poser les mêmes questions à tous les répondants, afin de pouvoir compiler l'ensemble de leurs réponses ou de les comparer entre elles. Le questionnaire est préparé en ayant en tête des objectifs spécifiques, la plupart du temps pour aider à obtenir des réponses à des questions que l'on se pose.
Les questions doivent être préparées d'avance. Il faut également décider de l'ordre dans lequel ces questions seront présentées aux répondants.
Voici les principaux avantages et inconvénients du questionnaire:
Il faut beaucoup de préparation pour réaliser un bon questionnaire. Nous vous suggérons ici une méthode simple en trois étapes :
Quand vous préparez un questionnaire, il est important de penser à deux choses : ce qu'il contient (les questions) et son apparence (la présentation).
a) Les questions
Pensez aux aspects suivants lorsque vous préparez votre questionnaire.
La rubrique « Questions », à la page 73, présente les différents types de questions et fournit des exemples.
b) La présentation
La version préliminaire doit avoir l'apparence d'un véritable questionnaire. Voici quelques conseils sur la façon de préparer ce document.
Votre questionnaire devrait comprendre une courte introduction. Celle-ci peut prendre la forme d'une lettre ou d'une introduction qui explique :
Il est important d'accorder une attention particulière à la présentation du questionnaire, à son apparence. Pensez à :
Vous devriez conclure le questionnaire en remerciant les répondants pour le temps qu'ils ont donné et l'aide qu'ils ont apportée à l'organisme.
La mise à l'essai consiste à essayer votre questionnaire auprès de quelques personnes afin de vous assurer que :
Voici trois éléments importants au sujet de la mise à l'essai :
La version finale du questionnaire doit être préparée avec beaucoup de soin. Elle devrait prendre en considération toute suggestion apportée par la mise à l'essai. Aucun changement ne devrait y être apporté par la suite.
L'organisme « Nous et nos enfants » veut connaître les habitudes des enfants de 0 à 6 ans de sa communauté. Les responsables ont décidé de recueillir des informations à ce sujet en remettant un questionnaire à des mères et à des personnes travaillant dans des garderies.
Les membres du comité préparent un questionnaire en respectant les étapes suivantes :
1. Ils préparent la version préliminaire du questionnaire, rédigeant des questions fermées et des questions ouvertes. Ils soignent la présentation du document.
Ils insèrent une courte lettre ou une introduction expliquant, entre autres, l'utilité du questionnaire. Ils terminent en remerciant les répondants.
2. Avant d'envoyer le questionnaire dans la communauté, ils demandent à des mères d'enfants de 0 à 6 ans et à au moins une personne travaillant dans une garderie d'y répondre. Ils rencontrent ensuite ces personnes pour obtenir leurs commentaires sur le questionnaire. Ils posent des questions telles que :
Ils sont conscients que cette étape leur demande un peu de temps. Cependant, ils sont maintenant certains que le questionnaire qui sera distribué dans la communauté sera bien compris et ne passera pas à côté de son objectif.
3. Ils préparent enfin la version finale du questionnaire en tenant compte des commentaires reçus au cours de la mise à l'essai.
Les responsables de « Nous et nos enfants » distribuent enfin leur questionnaire dans la communauté, sans le remettre aux personnes qui les ont aidés à faire la mise à l'essai.
Voici quelques considérations à propos du questionnaire.
Tous les groupes éprouvent par moments des problèmes. Grâce au processus de résolution de problèmes, ils peuvent s'engager dans une démarche pour étudier un problème dont la solution est complexe. Par exemple :
« Comment allons-nous répondre aux besoins de la communauté en matière d'information sur les maladies transmises sexuellement? ».
La démarche de résolution de problèmes compte six étapes (elle s'apparente beaucoup à la démarche de résolution de conflits décrite dans la rubrique « Conflits »).

Source : Leadership, Programme de formation à la direction bénévole, Dorothy Pitters - Strachan, Condition physique et sport amateur Canada, 1986, p. 118.
Voici ces étapes ainsi que des questions pour vous aider à mettre en application la démarche de résolution de problèmes avec votre groupe.
1. Reconnaître et définir le problème
2. Analyser et préciser le problème
3. Identifier des solutions
4. Choisir une solution
5. Implanter la solution retenue
6. Évaluer la solution
Votre groupe sera plus fort et plus efficace si tous les membres participent à essayer d'identifier le problème et à trouver des solutions appropriées.
Le président devrait être une personne intéressée et capable de travailler facilement avec d'autres. Il devrait être organisé et savoir organiser. Il doit être en mesure de motiver les membres à faire le travail.
Ses responsabilités consistent à :
Tout comme le comité exécutif a des fonctions et des responsabilités particulières, les membres ont des obligations envers eux-mêmes et envers leur organisme. On s'attend à ce que les membres :
Vos réunions peuvent être plus ou moins formelles, selon le statut de votre organisme. Elles devraient cependant toujours viser l'efficacité. Ceci permettra de faire avancer les choses et de garder l'intérêt des membres.
Voici les ingrédients nécessaires pour réussir vos réunions : un président d'assemblée efficace, un ordre du jour, un processus de prise de décision, des discussions bien dirigées, le respect du temps et un lieu favorisant le travail. Une réunion réussie devrait donner lieu à un procès-verbal. Voici plus de détails sur les réunions efficaces.
Afin d'assurer l'efficacité des réunions, le président doit :
L'ordre du jour énumère les sujets à discuter pendant la réunion. Toute personne qui assiste à une réunion devrait recevoir un ordre du jour provisoire quelques jours à l'avance. Ceci permet :
On utilise souvent le modèle d'ordre du jour suivant :
Certains organismes communautaires utilisent une autre façon de faire. D'autres, enfin, préparent leur ordre du jour sous forme de tableau. Cette approche pratique offre une vue d'ensemble qui facilite la préparation et le déroulement de la réunion.
Voici un exemple d'un tel ordre du jour. Nous vous fournissons également un modèle que vous pourrez reproduire et utiliser, au besoin.
Société de chez nous pour un monde sans violence Réunion de direction
Le 11 janvier 2002, 20 h, Salle A du Centre communautaire
Ordre du jour
But de la réunion :
Décider :
a) des suites à donner à l'enquête menée auprès des femmes de la communauté
b) du renouvellement des contrats de deux employés
| Articles | Responsable | I - C - D* | Ressources, matériel |
Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1. Ouverture de la réunion | Président | 1 min | ||
| 2. Lecture et adoption de l'ordre du jour | Président | Ordre du jour provisoire | 4 min | |
| 3. Lecture et adoption duprocès-verbal de la dernière réunion | Secrétaire | D | Procès-verbal | 5 min |
| 4. Dépouillement des questionnaires d'évaluation | Josée C. | I-D | Questionnaires+ résumés | 45 min |
| 5.Renouvellement des contrats | Vice-président | D | Contrats +descriptions de tâches | 30min |
| 6. Ordre du jour de la prochaine réunion | Président | I | 5 min | |
| 7. Date, heure et lieu de la prochaine réunion | Président | I | 1 min | |
| 8. Ajournement : 22 h |
* I : Informer C : Consulter D : Décider
Organisme :
Comité :
Date :
Heure :
Lieu :
Buts de la réunion :
Articles
Responsable
I - C - D*
Ressources,
matériel
* I : Informer ;C : Consulter D : Décider
Établir le but de la réunion et l'ordre du jour est souvent plus facile que de prendre des décisions. Puisqu'il y a des décisions à prendre à toutes les réunions, il vaut la peine d'investir quelques minutes pour voir comment les groupes y parviennent. Voici les étapes à suivre :
Savoir prendre des décisions et leur donner suite est le signe qu'un groupe est productif et motivé.
Des discussions de groupe bien dirigées permettent aux membres d'émettre leur opinion et de sentir que leur participation est importante. La clé du succès est de faire participer les gens.
Certaines techniques favorisent la participation du groupe. Veuillez consulter le chapitre « Outils et techniques d'animation » à ce sujet, plus particulièrement les rubriques suivantes : bloc-notes géant, ententes, évaluation, séances de remue-méninges, veto.
Combien de gens perdent leur motivation à cause de réunions qui s'éternisent?
Il est de première importance de commencer à l'heure si on veut atteindre les objectifs fixés et de terminer à l'heure. Pensez à ceci : si l'on multipliait chaque minute de retard par le nombre de personnes qui attendent le retardataire, on se rendrait compte de tout le temps perdu par la collectivité.
Il faut donc décider de la durée de la réunion et allouer ensuite une durée définie pour chaque question inscrite à l'ordre du jour.
Il n'est pas facile de prévoir le temps requis pour régler un point inscrit à l'ordre du jour. Il vaut cependant mieux prévoir et se tromper que laisser les événements prendre le dessus. Avec l'expérience, on fera mieux la prochaine fois!
N'oubliez pas que si le groupe dépasse le temps prévu pour traiter d'un sujet, il faudra couper sur un autre ou le reporter à une prochaine réunion. L'ensemble des participants doit être d'accord avec cette décision et être conscient des conséquences.
Enfin, pour aider le groupe à respecter les délais, vous pouvez demander à quelqu'un de vérifier le temps durant la réunion. Les membres pourraient assumer cette responsabilité à tour de rôle.

*Source : Working Collectively, The Women's Self-help Network, Ptarmigan Press Ltd., Campbell River, B.C., 1984 (réimprimé en 1993), pages 24, 25.
Tous vos efforts de planification peuvent être gâchés si vous oubliez de vous préoccuper de l'environnement physique de votre réunion. Il est important que chacun des participants soit assis de manière à voir tous les autres ainsi que le bloc-notes géant (s'il y a lieu).
Vérifiez l'éclairage, la grandeur du local, l'acoustique, la température et l'aération. Pensez au confort des chaises, à l'espace requis pour les vestiaire, aux toilettes et au stationnement.
Prévoyez le matériel pour écrire, les insignes d'identité, des rafraîchissements, le matériel audiovisuel, y compris les fils de rallonge et l'emplacement des prises de courant.
Lors d'une réunion, le secrétaire doit prendre des notes et les utiliser pour préparer le procès-verbal. Ce document est utile à plus d'un égard. Il sert à :
Le procès-verbal devrait être aussi bref que possible, tout en demeurant fidèle aux débats ayant eu lieu. Chacun des points du procès-verbal devrait être numéroté, de la même façon que dans l'ordre du jour. Le procès-verbal et l'ordre du jour peuvent ensuite être troués, agrafés ensemble et placés dans un cahier à anneaux.
Voici les éléments essentiels à inclure dans un procès-verbal :
procès-verbal de la réunion de direction
société de chez nous pour un monde sans violence
Le 11 janvier 2002, 20 h, Salle A du Centre communautaire
Présidente
Secrétaire
Il n'y a pas une seule et bonne façon de structurer un groupe. Certains groupes évitent les structures en faisant les choses le plus simplement possible : ils n'ont pas de président ou de leader pour diriger les réunions, ils ne font pas de procès-verbaux des rencontres et ne prennent pas les présences aux réunions.
D'autres groupes ont des structures très rigides; ils consignent par écrit tous les règlements et les décisions et les revoient régulièrement.
Un manque de structure peut ralentir votre groupe et l'empêcher d'atteindre ses buts. Par contre, trop de structure peut vous faire perdre un temps fou à déterminer si les choses se déroulent comme elles le devraient.
Aucune règle ne peut vous dicter le type de structure à adopter. Une bonne façon de procéder consiste à faire participer tout le groupe dans le choix du type de structure qui convient le mieux à votre groupe. La structure choisie devra refléter la nature et les buts de votre groupe.
Voici des informations relatives à une forme de structure plutôt formelle. Elles pourront vous aider à décider comment structurer votre groupe.
Les structures d'une organisation comportent deux éléments : les gens d'une part et les statuts et règlements d'autre part.
Les membres sont l'élément le plus important de l'organisation. C'est pour répondre à leurs besoins que l'organisation existe. Les membres sont chargés de nommer le comité exécutif ainsi que d'autres présidents de comités. La force d'une organisation dépend surtout de la façon dont on utilise les compétences de ses membres.
Le comité exécutif est élu (ou nommé) parmi les membres de l'organisation. Sa fonction est de guider les membres et de les aider à réaliser leurs objectifs. Il se compose généralement d'un président, d'un vice-président et d'un secrétaire-trésorier.
Les comités peuvent être permanents ou provisoires selon les buts qu'ils poursuivent. Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans le manuel « La réalisation ».
Le conseil d'administration se compose de membres dont la fonction est de conseiller l'organisation sur les questions de politique, de s'occuper des affaires courantes et de garder contact avec le public.