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Santé des Premières nations, des Inuits et des Autochtones

Examen annuel 1999-2000, août 2000

Table des matières

Avant-propos

L'Examen annuel 1999-2000 vise à partager de l'information sur les activités et les services entrepris par la Direction des Programmes communautaires (PC), Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), concernant la santé des Indiens et des Inuits au cours de l'exercice 1999-2000.

L'Examen annuel 1999-2000 souligne également les principales activités prévues et les résultats escomptés pour l'exercice 2000-2001 de la Direction des PC et servira ainsi de document de responsabilisation pour la Direction. De cette façon, nous pouvons nous assurer que nos partenaires et nos clients sont tenus informés non seulement de nos dernières réalisations, mais également de nos principales activités prévues.

L'exercice 1999-2000 a été une autre année occupée et productive. Dans son budget de 1999, la Direction a accordé priorité aux ressources humaines, à la pénurie d'infirmières et à la santé mentale, et elle a atteint chacun de ses objectifs très ambitieux. Cette année, elle accordera toujours priorité à la durabilité, à la responsabilisation et à la mise en valeur des capacités et se concentrera également sur la gestion des connaissances.

Au nom des gestionnaires et des employés de la Direction des PC, j'espère que vous trouverez les renseignements qui suivent utiles.

Date : 27 septembre, 2000

Keith Conn
Directeur général intérimaire
Direction des Programmes communautaires

Introduction

Rôle des PC dans les soins de santé prodigués aux Premières nations et aux Inuits

La Direction des Programmes communautaires est l'une des trois directions de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) de Santé Canada, qui est responsable de l'exécution des programmes et de la prestation des services de santé aux membres des Premières nations et aux Inuits. Le total des ressources de la Direction générale attribué aux Autochtones et aux Inuits en 1999-2000 s'élevait à 11 232 367,00 $.

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits conservera son nom actuel pendant l'exercice 1999-2000. En juillet 2000, la Direction générale changera de nom pour devenir la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) pour mieux tenir compte de ses activités et programmes actuels.

La Direction des PC joue un rôle actif en santé communautaire et familiale, en prévention et traitement des toxicomanies, en prévention et contrôle des maladies, en recherche sur la santé environnementale et en information et analyse de la santé. Comme d'autres parties de la DGSPNI, la Direction des Programmes communautaires poursuit sa transformation radicale  : elle agira non plus comme centre de services en direct, mais bien comme bailleur de fonds, stratège ainsi qu'analyste et conseiller, et ce, parce que la responsabilité des programmes de santé est transférée aux collectivités et organismes des Premières nations et des Inuits.

Mandat des PC « Collaborer avec les bureaux régionaux de la DGSPNI et les organisations nationales des Premières nations et des Inuits afin d'aider les membres des Premières nations et les Inuits ainsi que leurs collectivités à maintenir et à améliorer leur état de santé. »

Comment la Direction des PC s'acquitte-t-elle de son mandat?

  • Elle s'occupe de la surveillance, de la recherche et des activités liées à la santé et aux programmes pour déterminer les tendances et les questions nouvelles et ainsi faciliter la conception, l'orientation, la mise en oeuvre et l'évaluation des programmes.
  • Elle appuie les régions de la DGSPNI, d'autres directions de la DGSPNI, Santé Canada, d'autres ministères, des organismes des Premières nations et des Inuits en coordination avec d'autres programmes de santé pour permettre une élaboration, une orientation, une exécution et une évaluation efficiente des programmes.
  • Elle planifie et met en oeuvre le transfert des fonctions et des programmes gérés à l'échelle nationale aux organismes des Premières nations et aux Inuits et (ou) aux régions pour améliorer l'adaptation des programmes aux besoins changeants des Premières nations et des Inuits.
  • Elle défend les droits des Premières nations et des Inuits auprès des organismes centraux et d'autres ministères fédéraux et provinciaux/territoriaux afin qu'ils obtiennent des programmes, des ressources et des services appropriés.

Principes directeurs

  • Les activités appuieront la connaissance et l'établissement des capacités chez les Premières nations et les Inuits.
  • Le travail sera effectué en partenariat avec les Premières nations, les Inuits, les régions de la DGSPNI et d'autres intervenants, qui viseront une programmation durable et responsable. On encouragera les Premières nations et les Inuits à prendre contrôle et possession des programmes et ressources de santé, et on leur facilitera la tâche.

Programmes communautaires

Il est dans la tradition des membres des Premières nations et des Inuits de situer la santé dans une perspective holistique. Plutôt que de voir la santé comme une absence de maladie, ils considèrent qu'elle englobe le bien-être physique, social, émotif et spirituel qui concerne non seulement l'individu, mais aussi la famille et la collectivité. À la Direction des Programmes communautaires (PC), cette approche est appuyée par une gamme d'initiatives nationales et de programmes établis de concert avec les organisations autochtones nationales et les bureaux régionaux de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI).

En 1999-2000, la Direction des PC a continué de travailler avec ses partenaires afin d'apporter une vision plus stratégique et une meilleure orientation aux programmes communautaires dans divers domaines particulièrement importants comme la santé des femmes et des enfants, la jeunesse, ainsi que la prévention et le traitement des toxicomanies. On a également poursuivi en 1999-2000 d'importantes nouvelles initiatives dans les secteurs des soins à domicile et en milieu communautaire et de la nutrition prénatale.

Liste des programmes/activités principales 1999-2000

Programme d'aide préscolaire aux Autochtones (PAPA)
Alcoolisme et toxicomanies
Programme canadien de nutrition prénatale
Santé dentaire et programmes de formation en dentothérapie
Diabète
Guérison et bien-être
Carrières dans le secteur de la santé
Soins à domicile et en milieu communautaire
Soins infirmiers dans les collectivités des Premières nations et des Inuits
Nutrition
Réduction du tabagisme
Santé des femmes et des enfants

Programme d'aide préscolaire aux Autochtones (PAPA)

Le PAPA vise à préparer les enfants à l'école et à promouvoir la santé, la bonne nutrition et les connaissances culturelles chez les enfants de 0 à 6 ans, et il met l'accent sur l'engagement des parents et le soutien de la collectivité. Au départ, le programme était destiné au milieu urbain, mais nous avons entrepris en 1997-1998 de l'étendre aux enfants vivant dans les réserves des Premières nations.

Pour en appliquer les principes aux collectivités des Premières nations, nous avons dû élaborer un nouveau cadre tenant compte de l'environnement dans lequel elles vivent. La Direction des Programmes communautaires (PC) a travaillé de concert avec les régions pour créer un comité national du PAPA ainsi que des comités régionaux qui rassemblent des organisations des Premières nations et des représentants des bureaux régionaux.

Le comité national a été créé à l'automne 1998 pour superviser la mise en place du PAPA dans les réserves, travailler à l'élaboration du cadre d'évaluation nationale, élaborer et coordonner un atelier de formation à l'échelle nationale et établir les priorités de la recherche nationale. Ce sont les comités régionaux qui choisissent les projets réalisés grâce au PAPA.

En 1999-2000, 203 projets au total ont été approuvés. Parmi ceux-ci, 47 portaient sur une évaluation des besoins et 156 étaient des projets opérationnels. Le cadre d'évaluation nationale, sur lequel seront fondées les évaluations de projets nécessaires au cours des prochaines années, a été terminé et présenté au Conseil du Trésor. Le comité national a chargé un sous-groupe de rédiger et de mettre à l'essai un modèle de rapport national. On devrait obtenir les dernières rétroactions des projets pilotes et d'autres collectivités intéressées en 2000-2001. D'ici la fin d'août 2000, le comité national examinera l'ébauche révisée.

De plus, le comité national a chargé un sous-groupe de créer un outil de ressource standard du PAPA, qui fournira aux Premières nations un modèle leur permettant d'élaborer leurs propres normes de programme si elles le désirent. L'ébauche du document a été envoyée à l'ensemble des comités régionaux des projets pour commentaires. La version finale devrait être terminée en juillet 2000.

Le premier Rapport annuel du PAPA, qui comprenait un rapport national exhaustif sur la mise en oeuvre du PAPA, a été terminé à l'automne 1999; le deuxième Rapport annuel sera terminé à l'automne 2000. En janvier 2000, on a tenu le deuxième atelier de formation nationale à Calgary, en Alberta.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer la mise en oeuvre du programme par de l'établissement d'environ 160 projets du PAPA.
  • Collaborer avec le comité national pour élaborer des mécanismes et des outils de rapport appropriés qui faciliteront l'évaluation nationale (y compris le parachèvement du modèle de rapport national et la prestation de formation sur le modèle, ainsi que l'élaboration et le nouvel essai d'outils destinés aux évaluations du processus et des résultats qui seront utilisés dans l'enquête de référence).
  • Préparer le Rapport annuel national exhaustif de 1999-2000 concernant le programme.
  • Terminer le guide de référence des normes du PAPA.
  • Coordonner l'atelier de formation nationale pour 2000-2001.
  • Préparer des outils qui aideront à améliorer les communications au sujet du PAPA dans les réserves.

Alcoolisme et toxicomanies

Pour assurer une meilleure coordination de ces activités, en ce qui touche la prévention et le traitement de l'abus d'alcool ou de drogues ou de l'abus de solvants, la Direction des Programmes communautaires (PC) a concentré ses efforts et créé en 1998-1999 le programme de lutte contre les toxicomanies. Elle a aussi entrepris un certain nombre de projets qui visaient à améliorer l'administration et le soutien du Programme national de lutte contre l'abus de l'alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA) et du Programme national de lutte contre l'abus de solvants chez les jeunes. Parmi ces projets, il y avait une mise à jour d'un système de production de rapports sur les activités de traitement connu sous le nom de Système d'information sur l'abus des substances, qui permet de recueillir et d'analyser des données chaque année.

Afin de soutenir la coordination et le travail du PNLAADA et des centres du Programme national de lutte contre l'abus des solvants chez les jeunes, le répertoire national des centres de traitement a été conçu, et un sondage a été mené auprès des travailleurs communautaires dans plus de 450 collectivités. Le répertoire a été achevé en 1999-2000 et peut maintenant être consulté au Centre des ressources des PC et sur le site Web de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI).

En 1998-1999, la Direction des PC a mis à l'essai un cadre d'évaluation et un processus d'agrément pour les centres du PNLAADA et du Programme national de lutte contre l'abus des solvants chez les jeunes et on a entrepris la mise en oeuvre. Le processus d'agrément a été mis à l'essai dans cinq collectivités, et le plan de mise en oeuvre est terminé. La mise en oeuvre complète a été entreprise au printemps 2000 et se poursuivra en 2000-2001. On a également terminé la rédaction du manuel sur les meilleures pratiques du Programme national de lutte contre l'abus de solvants chez les jeunes.

Dans le cadre du suivi de l'examen des programmes de deux ans, on a créé en 1999-2000 la National Native Addiction Partnership Foundation. La Direction des PC a également parrainé une conférence nationale des comités nationaux de partenariat en février 2000.

On a également entrepris la création d'un programme de formation sur l'utilisation communautaire du Système d'information sur l'abus des substances à l'intention des animateurs et on prévoit donner de l'expansion à ce Système afin de permettre une séquence de soins qui sera plus efficace pour la collectivité.

Les activités de prévention et d'éducation sur l'abus de drogues ont été mises en oeuvre dans le cadre des programmes existants. Mentionnons entre autres le Programme des personnages modèles autochtones et la Semaine nationale de sensibilisation aux toxicomanies. On a également entrepris la création d'un National Native Addictions Framework. On commencera par définir le système actuel, après quoi on fera des recommandations sur les meilleures pratiques. On ajoutera au cadre une stratégie sur l'obsession du jeu.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer la mise en oeuvre du cadre d'évaluation et du processus d'agrément du PNLAADA et du Programme national de lutte contre l'abus de solvants chez les jeunes.
  • Mettre sur pied un cadre national sur l'alcoolisme et les toxicomanies qui définira les services relatifs à l'alcoolisme et aux toxicomanies pour les Premières nations.
  • Poursuivre le travail de mise en oeuvre des recommandations de l'examen du PNLAADA avec la National Native Addiction Partnership Foundation.
  • Élaborer un plan ministériel pour le Système d'information sur l'abus des substances élargi.
  • Élaborer une série vidéo en trois parties sur l'alcoolisme et les toxicomanies chez les Autochtones pour l'Aboriginal Peoples' Televsision Network (APTN) et le site Web Vision.

Programme canadien de nutrition prénatale

Le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), mis sur pied à l'intention des femmes enceintes et des enfants de zéro à un an, vise l'amélioration de la santé des femmes enceintes et des issues de la grossesse. La composante autochtone de ce programme est à caractère communautaire. Chaque collectivité conçoit et essaie ses propres activités dans l'un ou l'autre des quatre grands secteurs suivants : éducation en matière de nutrition, développement des compétences (allaitement maternel, apprendre à faire des achats judicieux, cuisine communautaire, etc.), établissement d'un réseau de soutien pour les femmes enceintes et les nouvelles mamans (groupes de soutien pour les femmes de programmes pour cesser de fumer et aliments mixtes) et remise d'aliments nourrissants au besoin. En février 1999, le budget fédéral a proposé l'expansion du PCNP. Après avoir consulté ses partenaires, la Direction des Programmes communautaires (PC) a entrepris le travail afin de combler des lacunes, d'élargir et de consolider les services, de soutenir l'innovation et de permettre l'acquisition de compétences en promotion de la santé prénatale et de la santé des nourrissons.

En 1999-2000, on a créé un Comité directeur national de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), composé de représentants des Premières nations pour superviser l'expansion du PCNP. Après de longues discussions et en fonction des commentaires reçus, on a élaboré un cadre stratégique à l'égard du programme qui sera distribué en 2000-2001. La méthode d'évaluation du PCNP a également été examinée en 1999-2000 et est maintenant étudiée par le Comité directeur national. L'examen des options d'évaluation des programmes avec les Inuits se poursuit.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Procéder à une importante initiative de communication pour informer tous les intervenants de l'expansion du PCNP.
  • Créer les modèles exigés, les lignes directrices de nouveaux programmes, etc. pour la mise en oeuvre de l'expansion du PCNP.
  • Aider à la mise sur pied de comités régionaux de direction.
  • Appuyer les Comités régional et national dans l'exécution du programme élargi.
  • Entreprendre des projets stratégiques sous la direction du Comité national de direction.
  • Évaluer les exigences en matière de formation, de coordination et de ressource d'un point de vue national.

Santé dentaire et programmes de formation en dentothérapie

On peut prévenir la plupart des maladies dentaires et buccales. Les données limitées auxquelles on a accès concernant particulièrement les maladies dentaires et buccales chez les Premières nations et les Inuits révèlent généralement que le taux de carie dentaire chez cette population peut être de trois à cinq fois plus élevé chez les Canadiens non autochtones.

Pour améliorer l'hygiène dentaire des Premières nations et des Inuits, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) favorise l'accès à des services de soins buccaux et à des fournisseurs de service ainsi que la promotion, le soutien et l'encouragement accrus de stratégie des caries et de la promotion de l'hygiène buccale auprès des collectivités des Premières nations et des Inuits.

Pour assurer la prestation efficace des services, la Direction des Programmes communautaires (PC) et la Direction des Services de santé non assurés (SSNA) ont créé en 1997-1998 un comité de consultation, formé de représentants des Premières nations et d'associations dentaires. Le Comité consultatif ministériel sur les soins dentaires avait vu à la mise en application et à la prestation d'un système de contrôle et de vérification visant à garantir aux membres des Premières nations et aux Inuits des soins dentaires appropriés, à prix raisonnable. Le Comité a également rédigé des recommandations visant les mécanismes d'appels régionaux et nationaux et l'ajout et le retrait de services dentaires de la liste des SSNA. Il a aussi élaboré des directives à l'intention de projets communautaires sur la fluoration et la promotion de l'hygiène buccale.

Pour encourager les membres des Premières nations et les Inuits à embrasser la carrière de dentiste, la DGSPNI a participé à la fondation de l'École nationale de dentothérapie. Le programme d'études, qui vise à enseigner aux étudiants en dentothérapie à fournir des soins dentaires de base, notamment l'obturation des caries et l'extraction de dents, à donner des soins préventifs et à promouvoir, est offert part le Saskatchewan Indian Federated College (SIFC), conjointement avec la Faculté de médecine dentaire de l'Université de la Saskatchewan. En 1999-2000, la Direction des PC a terminé un examen du programme, avant la date d'expiration de chaque contrat quinquennal. Le 1er mars 2000, on a conclu un nouveau contrat dont la date d'échéance est le 30 juin 2000.

En 1999-2000, le Programme de santé bucco-dentaire de la Direction des PC a poursuivi le travail sur la prévention et la fluoration entrepris avec l'Association dentaire canadienne et le comité de prévention de l'Assemblée des Premières nations, et amené les Premières nations à envisager la fluoration de leurs réserves d'eau dans les cas où elle est possible. Cinq collectivités, Pelican Narrows, Southend, Deschambault Lake, Split Lake et Sioux Valley, ont reçu des fonds pour installer des systèmes de fluoration en 1998-99. Trois subventions supplémentaires ont été versées en 1999-2000 aux collectivités manitobaines de Sandy Bay, Opasquayak et Sioux Valley. Un projet pilote sur l'utilisation de scellant dentaire a été lancé en Alberta en 1998-1999 et a ensuite été étendu aux régions de l'Ontario, du Québec et de l'Atlantique.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Conclure un nouveau contrat avec l'École nationale de dentothérapie.
  • Poursuivre la prévention et la promotion de l'hygiène buccale et de la fluoration du réseau communautaire d'aqueduc.
  • Élaborer une stratégie nationale d'hygiène buccale.
  • Appuyer l'initiative de lutte contre le tabagisme du Ministère.

Diabète

Le gouvernement a insisté sur la nécessité de se pencher sur le problème du diabète dans la population autochtone dans le discours du Trône de 1997, et lorsqu'il a annoncé, en 1998, le programme « Rassembler nos forces : le plan d'action du Canada pour les questions autochtones ». On s'inquiète en effet de plus en plus de la prévalence élevée du diabète et de ses complications chez les Autochtones, qui est de trois à cinq fois plus élevée chez eux que pour l'ensemble des Canadiens. Lest taux les plus élevés ont été enregistrés dans les réserves, puis chez les membres des Premières nations vivant hors des réserves, les Métis et les Inuits.

Le diabète de type 2 est la forme la plus courante de cette maladie, puisqu'il touche 90 p. 100 des personnes diabétiques dans la population générale et presque tous les Autochtones diabétiques. Dans les collectivités inuites, et dans le Nord en général, la prévalence du diabète demeure relativement faible, mais on craint qu'elle n'augmente dans les Premières nations si les gens continuent à changer leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires traditionnelles. On a besoin de données supplémentaires pour mieux comprendre les conséquences du diabète chez les Métis et dans les collectivités autochtones urbaines.

Au sein du gouvernement, la Direction des Programmes communautaires (PC) a réalisé un certain nombre de projets afin de répondre aux besoins croissants en information dans les secteurs de la prévention, de l'éducation, des soins et du soutien, de la recherche et de la surveillance. En 1998, la Direction a participé à une série de groupes de travail avec ses partenaires des Premières nations et des Inuits et d'autres représentants autochtones et non autochtones pour élaborer l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) quinquennale. Les consultations initiales ont été réalisées en 1999-2000 sous la direction du Comité directeur national de l'Initiative sur le diabète et les Autochtones, qui comprend des représentants de l'Assemblée des Premières nations, de l'Inuit Tapiriit Kanatami, du Ralliement national des Métis, du Congrès des Peuples Autochtones, de l'Association des femmes autochtones, de la National Aboriginal Diabetes Association (NADA), ainsi que des bureaux régionaux et de l'administration centrale de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI). Les rapports de consultation ont été soumis et acceptés par le comité, et l'on a accès au sommaire du rapport sur le site Web des PC.

En novembre 1999, le Ministre a annoncé un financement de 58 millions de dollars pour l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones pour une période de cinq ans, de 1999 à 2004. Voici les objectifs de l'IDA :

  • améliorer les soins et les traitements pour les membres des Premières nations dans les réserves et la collectivité inuite;
  • améliorer les programmes de prévention et de promotion pour tous les Autochtones;
  • offrir des services de soutien pour un meilleur mode de vie dans les collectivités;
  • mettre en valeur la capacité pour gérer des programmes durables de lutte contre le diabète;
  • combler les besoins en surveillance par l'entremise du Système national de surveillance du diabète.

L'IDA fait partie de la Stratégie canadienne du diabète et a créé ses propres liens avec d'autres programmes de Santé Canada, y compris les soins à domicile et en milieu communautaire, Télésanté et le Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits, ainsi qu'avec d'autres organismes non gouvernementaux actifs dans le domaine des soins, du traitement et de la prévention du diabète. La ligne directrice de l'IDA prévoit que ces programmes doivent être communautaires, culturellement pertinents, respectueux des valeurs traditionnelles et responsables envers les collectivités autochtones et les gouvernements.

En 1999-2000, première année de l'IDA, le Comité directeur a orienté la planification de la mise en oeuvre avec les régions et les collectivités, fourni du financement temporaire à 12 projets pilotes communautaires sur la prévention du diabète et offert un soutien au chapitre de l'information sur les projets au NADA.

En 1999-2000, la Direction a également terminé l'étude sur la prévalence et les complications du diabète au Manitoba et intégré les exigences liées au diabète chez les Autochtones dans le Système national de surveillance du diabète. La Direction des PC continue également de participer à l'élaboration et à la mise en oeuvre de l'ensemble de la Stratégie canadienne du diabète.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer la conception de programmes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des réserves et, en collaboration avec les Premières nations et les Inuits, entreprendre la mise en oeuvre des programmes.
  • En collaboration et en partenariat avec les régions, les organismes autochtones et la DGPPS/DGPS, mettre en oeuvre l'IDA et toutes les activités connexes, y compris l'élaboration de lignes directrices, et ce, relativement aux projets et au financement.
  • Faciliter l'établissement de liens entre l'IDA et d'autres initiatives nationales, provinciales et territoriales.

Guérison et bien-être

Le programme Guérison et bien-être de la Direction des Programmes communautaires est divisé en deux principales composantes : la promotion de la santé mentale et les questions touchant les jeunes Autochtones.

Santé mentale

À l'automne 1998, la Direction des Programmes communautaires (PC) a supervisé la création d'un groupe de travail national en santé mentale composé des représentants des Premières nations et des Inuits (Inuit-Tapirisat) et de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), qui devait se pencher sur les programmes et les services de santé mentale fournis à même le budget des projets Grandir ensemble et Pour des collectivités en santé. Ces deux projets financent des activités communautaires et touchent des domaines aussi divers que l'amélioration des compétences parentales, la prévention des blessures, les loisirs pour la jeunesse, l'abus de solvants et la santé mentale communautaire. Le Programme de santé mentale offre du soutien aux interventions en situation de crise, de la formation pour les membres de la collectivité qui font face à des situations traumatisantes et des services de suivi à l'intention des personnes et de leurs familles.

Pour garantir que, de façon générale, l'aide en santé mentale est offerte d'une manière cohérente et efficace, le groupe de travail a fortement recommandé que l'on procède à une analyse de la conjoncture en ce qui concerne les programmes communautaires de santé mentale pour déterminer les lacunes du système et recommander des façons d'améliorer les services. Cette analyse a été effectuée en 1999-2000, et le groupe de travail s'est réuni six fois pour examiner les résultats et créer un cadre exhaustif relatif à la santé mentale. En 2000-2001, on entreprendra, avec les membres des Premières nations et les Inuits, les travailleurs de première ligne et les autres parties intéressées, des discussions sur les résultats de l'analyse et l'ébauche du cadre des programmes de santé mentale et l'on obtiendra leurs commentaires.

La Direction des PC poursuit aussi son travail relatif aux sous-comités de la Direction des services de santé non assurés (SSNA), qui est à étudier et à réévaluer la directive sur la santé mentale des SSNA.

Jeunes Autochtones

En 1998-1999, la Direction des PC s'est penchée tout particulièrement sur les besoins des jeunes Autochtones afin de leur offrir les mêmes activités de soutien qu'aux femmes et aux enfants. De plus, soixante pour cent des membres des Premières nations et des Inuits n'ont pas encore 30 ans, et les jeunes Autochtones connaissent un taux de suicide et de blessures extrêmement élevé et ont souvent des comportements dangereux pour leur santé.

En février 1999, la Direction a rencontré les représentants d'organisations des Premières nations et des Inuits, ainsi que d'autres ministères préoccupés par les questions touchant les jeunes Autochtones, afin d'entamer un échange d'informations et d'apprendre à mieux unir leurs forces pour améliorer les services offerts aux jeunes Autochtones. En 1999-2000, la Direction des PC a appuyé l'assemblée des jeunes de l'Assemblée des Premières nations (APN); elle continue de soutenir l'élaboration de la Stratégie pour la jeunesse autochtone. La Direction des PC a également donné son appui au site Internet de l'Aboriginal Youth Network, qui comprend de l'information sur la promotion des comportements sains et de la santé.

En ce qui a trait à la prévention du suicide, on a entrepris en 1999-2000 la production d'un vidéo de 24 minutes qui sera diffusé sur l'Aboriginal Peoples' Televsision Network (APTN). On prépare également une brochure qui sera offerte dans l'ensemble du pays.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer les discussions exhaustives sur l'analyse de la conjoncture et le cadre du programme de santé mentale.
  • Appuyer les régions dans la formation des travailleurs de la santé sur la prévention du suicide.
  • Terminer le vidéo à l'intention des jeunes qui sera diffusé sur le réseau APTN et publier une brochure sur la prévention du suicide.
  • Soutenir le groupe Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et ses travaux sur une stratégie de santé mentale culturellement adaptée aux Inuits.

Carrières dans le secteur de la santé

La formation et le renforcement des capacités sont des éléments essentiels du mandat de la Direction des Programmes communautaires (PC) qui consiste à déléguer le contrôle des programmes et des politiques en matière de santé aux membres des Premières nations et aux Inuits. Par l'entremise du Programme de carrières pour les Indiens et les Inuits dans le domaine de la santé, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) encourage vivement les membres des Premières nations et des Inuits à faire des études postsecondaires qui leur permettront de travailler dans le secteur de la santé, notamment en hygiène du milieu et en administration des services de santé.

On compte aujourd'hui près de 2 000 travailleurs de la santé autochtones, dont environ 800 infirmières et 70 médecins; les autres occupations sont, entre autres, celles de technicien de laboratoire, de dentiste, d'optométriste, de pharmacien et d'administrateur. En 1998-1999, on a entamé des discussions qui se sont poursuivies en 1999-2000 sur les façons dont les PC pouvaient aider les organisations de la santé autochtones à collaborer plus étroitement afin de promouvoir auprès des Autochtones des carrières dans le domaine de la santé.

En 1998-1999, la Direction a remis à la Fondation nationale des réalisations autochtones, le Programme de bourses d'études pour les Autochtones, qui remporte beaucoup de succès, tout en continuant de lui donner un soutien financier. La Direction a également donné son appui à l'Aboriginal Health Career Symposium tenu à l'automne 1999 à Ottawa.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Appuyer la Fondation nationale des réalisations autochtones pour son administration et sa gestion des bourses d'études du programme de Carrières dans le secteur de la santé pour les Indiens et les Inuits.
  • Aider la Fondation nationale des réalisations autochtones à organiser la remise du Prix d'excellence décerné aux Autochtones en mars 2001.
  • Appuyer le programme d'infirmières à l'intention des Inuits au Nunavut.

Soins à domicile et en milieu communautaire

Les soins continus offerts dans les réserves couvrent une vaste gamme de services, notamment les soins infirmiers à domicile, les services d'aide familiale, les soins personnels et les aides à la vie courante. La Direction des Programmes communautaires (PC) collabore avec le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) et les organisations des Premières nations et des Inuits afin d'améliorer la répartition du programme, de promouvoir l'efficience et d'offrir un ensemble continu de services.

En 1998-1999, la Direction des PC a établi, en collaboration avec le MAINC et l'Assemblée des Premières nations et des Inuits, un groupe de travail chargé de l'élaboration d'un cadre de soins continus, qui comprend les soins à domicile et les soins de longue durée. En 1998, au cours de la première phase de ce travail, on a terminé le cadre de soins à domicile. En février 1999, le budget fédéral a annoncé la création d'un Programme de soins à domicile et en milieu communautaire pour les Premières nations et les Inuits.

Pour diriger et superviser l'élaboration des programmes au cours de la première période de trois ans, on a créé un Comité directeur national formé de représentants des Premières nations, des Inuits, de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) et du MAINC. À la fin de mars 2000, plus de 200 collectivités avaient reçu du financement pour leur plan d'évaluation des besoins. Les activités d'évaluation des besoins en planification des programmes se poursuivront en 2000-2001, au fur et à mesure que les programmes progressent vers la phase de mise en oeuvre.

En juillet 1998 et en février 1999, le ministre de la Santé a annoncé qu'il financerait, par l'entremise du Fonds pour l'adaptation des services de santé, deux projets nationaux de soins à domicile pour les Premières nations et les Inuits. Le premier projet se déroule dans cinq localités des Premières nations, englobe huit collectivités et vise à élaborer des modèles de soins à domicile et à mettre à l'essai diverses formules pour améliorer l'intégration et la coordination des services fournis par les divers ordres de gouvernement.

Le deuxième projet se déroule dans une collectivité inuite et trois collectivités des Premières nations et vise à cerner la nature et l'ampleur des besoins en soutien à domicile et en soutien communautaire pour les diabétiques et à élaborer des modèles de soin, de traitement et d'éducation qui permettront d'améliorer la qualité des traitements pour les personnes diabétiques.

Au cours de 1999-2000, les projets pilotes ont entrepris une évaluation des besoins communautaires pour déterminer les besoins en soins à domicile et en milieu communautaire, élaborer un plan de prestations de service et évaluer l'infrastructure nécessaire pour offrir ses services.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Élaborer des normes et des politiques générales à l'égard des programmes et un cadre d'évaluation pour permettre au Comité directeur national de superviser les travaux.
  • Élaborer un module d'information lié au Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits (SISPNI).
  • Élaborer une stratégie pour comprendre les besoins en logement des clients recevant des services de soins à domicile.
  • Créer des liens avec d'autres programmes (Télésanté; diabète, Services de santé non assurés (SSNA).
  • Appuyer le travail continu du Comité directeur national.
  • Appuyer la collaboration et le perfectionnement dans toutes les régions.
  • Terminer l'évaluation et présenter des rapports finaux aux neuf projets pilotes de soins à domicile et en milieu communautaire.

Soins infirmiers dans les collectivités des Premières nations et des Inuits

Les infirmières en santé communautaire offrent des services de soins de santé et de soins infirmiers dans les collectivités des Premières nations et des Inuits. Elles ont un rôle élargi et possèdent des compétences dans l'évaluation de la santé, les interventions diagnostiques et thérapeutiques, la santé familiale, la promotion de la santé, la prévention des blessures et des maladies et le développement communautaire.

Afin de soutenir le travail des infirmières en santé communautaire, la Direction des Programmes communautaires (PC) chapeaute les initiatives suivantes : les directives cliniques à l'intention des infirmières; le système de classification des médicaments à l'intention des infirmières et les paramètres d'un champ de pratique étendu.

Afin que les programmes d'études cliniques obligatoires permettent l'acquisition des compétences liées au domaine de pratique, la Direction des PC a créé un comité d'examen par les pairs, formé de membres des bureaux régionaux de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) et des organismes autochtones responsables de la santé dans les collectivités ayant fait l'objet d'un transfert. Cet examen continu assure la cohérence et la normalisation de tous les programmes et fait en sorte que les diplômés possèdent les compétences nécessaires pour offrir des soins infirmiers élargis.

La première ébauche des directives cliniques a été terminée en 1998-1999 et révisée en 1999-2000. La version finale qui devrait être affichée dans le site Web de la DGSPNI sera terminée au début de 2000-2001. Le système de classification des médicaments à l'intention des infirmières a aussi été parachevé et distribué en 1999-2000. Nous procédons également à l'élaboration de normes pharmaceutiques pour le poste de soins infirmiers et les centres de santé.

L'une des priorités de 1999-2000 touchait l'élaboration d'un programme d'évaluation des compétences pour les infirmières dont le rôle est élargi. L'évaluation couvrira de nombreux aspects des connaissances, des compétences, des habiletés, des attitudes et du jugement. Ce programme vise à faire en sorte que les infirmières réussissant les programmes d'études obligatoires possèdent les compétences liées au domaine de pratique; et à déterminer l'éducation permanente/le recyclage à l'intention des infirmières qui ont réussi des programmes d'études reconnus.

Le programme d'évaluation des compétences comprend une auto-évaluation et un guide d'études; l'évaluation à choix multiples sur la santé communautaire; des interventions thérapeutiques; et un processus d'évaluation des compétences cliniques. La première étape, terminée en 1998-1999, a consisté à sonder les professionnels de la santé qui travaillent sur le terrain afin de vérifier leur compétence dans le rôle élargi de leur pratique. Le travail sur l'outil d'auto-évaluation et le programme d'évaluation des compétences à choix multiples était presque terminé en 1999-2000, et ces éléments devraient être prêts en 2000-2001.

On a terminé la première phase du projet d'accréditation/de normes relatives aux postes sw soins infirmiers (phase d'analyse et de consultation). La phase II devrait être terminée en 2000-2001. On devra terminer la rédaction des normes d'accréditation, déterminer les endroits où on procédera à l'enquête pilote et former les enquêteurs des Premières nations.

Le recrutement et le maintien en poste d'infirmières est devenu l'une des priorités de la Direction en 1998-1999 en raison d'importantes pénuries actuelles d'infirmières autorisées compétentes qui désirent travailler dans les collectivités des Premières nations et des Inuits. La Direction a créé le Groupe de travail national sur le recrutement et le maintien en poste des infirmières, qui a élaboré une stratégie de recrutement et de maintien en poste d'infirmières pour orienter les activités de soins infirmiers de la Direction.

La stratégie prévoit des initiatives à long terme pour remédier à la pénurie; des mesures à court terme pour répondre aux besoins immédiats; un plan détaillé comprenant des dates précises et les responsabilités désignées; ainsi que la répartition des ressources. Pour relever le défi, immédiatement et dans l'avenir, on a proposé une série de recommandations qui se concentrent sur la promotion et le recrutement, le soutien clinique, le soutien de la gestion, la qualité de vie pour les infirmières et le maintien en poste d'infirmières compétentes.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer la phase II de l'accréditation/des normes relatives au traitement et aux centres infirmiers.
  • Terminer les initiatives concernant l'évaluation des compétences et élaborer une stratégie d'éducation à l'intention des infirmières.
  • Procéder à l'examen des lignes directrices et du manuel de vol concernant les Pediatric C.G. Patients.
  • Procéder à une étude de faisabilité du triage téléphonique.
  • Rédiger un manuel de politiques nationales sur les soins infirmiers.
  • Poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie de recrutement et de maintien en poste d'infirmières en partenariat avec le Groupe de travail national sur le recrutement et le maintien en poste d'infirmières.
  • Procéder à des projets pilotes avec les infirmières du ministère de la Défense nationale.
  • Poursuivre le recrutement d'infirmières ayant un rôle élargi et la publicité à cet égard et offrir une bourse d'études pour les étudiants en soins infirmiers en 3e année et en 4e année de baccalauréat.

Nutrition

Santé Canada a toujours cherché à donner aux Canadiens des informations sur la nutrition. Au cours des dernières années, la Direction des Programmes communautaires (PC) a cherché à s'assurer que les besoins spéciaux des Autochtones au chapitre de la nutrition étaient eux aussi comblés. Ces besoins spéciaux sont justifiés par le taux élevé de diabète et le mauvais état de santé général de nombreuses populations autochtones.

Les spécialistes de ce domaine sont de plus en plus conscients du fait que la nutrition est liée au problème plus vaste de la « sécurité alimentaire ». En contexte autochtone, il faut donc se pencher sur la disponibilité des aliments traditionnels, la présence de contaminants dans l'environnement, la pauvreté et le manque d'information adapté aux réalités culturelles.

En 1998-1999, la Direction des PC s'est mise à chercher des façons de rassembler ses partenaires afin d'élaborer un plan d'action qui fasse le lien entre les initiatives présentes et futures en nutrition et d'aider les collectivités à acquérir une meilleure sécurité alimentaire. On a terminé en 1999-2000 certains travaux de développement de base sur la question de la sécurité alimentaire et fourni du soutien au programme subventionné de livraison de produits alimentaires par la poste parrainé par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC). Ce programme offre des subventions importantes pour la livraison de denrées périssables nutritives (principalement des fruits, des légumes et du lait) aux collectivités auxquelles il n'y a aucun accès par camion, train ou bateau.

La Direction des PC a également accordé du financement à une enquête sur la nutrition menée en Alberta.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Maintenir le soutien accordé au programme de livraison de produits alimentaires par la poste.
  • Préparer un document de fonds sur la sécurité alimentaire.

Réduction du tabagisme

La proportion de fumeurs chez les Autochtones est extrêmement élevée si l'on compare à la moyenne canadienne. Des études révèlent que 32 % de la population canadienne fume régulièrement, et que cette proportion s'élève à 62 % chez les Premières nations et à 72 % chez les Inuits. Une enquête réalisée par la Direction des Programmes communautaires (PC) confirme aussi que le tabagisme est deux fois plus fréquents chez les jeunes des Premières nations que chez les jeunes non autochtones.

En 1998-1999, on a mis sur pied une initiative de lutte contre le tabagisme, d'une durée de cinq ans et d'un coût de 2,78 millions de dollars, afin de soutenir les efforts déployés par les Premières nations et les Inuits en ce qui concerne la prévention, l'éducation et la sensibilisation aux dangers de l'usage non traditionnel du tabac, plus particulièrement chez les jeunes des Premières nations et les Inuits. Parmi les projets recevant du financement et du soutien, mentionnons une rencontre nationale de jeunes autochtones organisée par l'Assemblée des Premières nations (APN) pour débattre d'une stratégie de contrôle du tabagisme à l'intention des jeunes. La Direction des PC a aussi travaillé à l'évaluation du programme Anirsaattiarniq (mieux respirer), une trousse pour cesser de fumer à l'intention des intervenants en santé communautaire. En 1999-2000, des représentants en santé communautaire inuits ont reçu une formation, qui se poursuivra en 2000-2001.

En 1999-2000, on a ajouté au site Web le Aboriginal Youth Network une page de renoncement au tabac, qui comprend des données de suivi. La Direction des PC a coparrainé une activité antitabagisme de l'APN qui a rassemblé des travailleurs communautaires dans l'ensemble du Canada.

La Direction a également appuyé la création des trois premières séries prévues de six émissions sur l'utilisation non traditionnelle du tabac pour le réseau télévisé Aboriginal Peoples Television Network (APTN). Les trois programmes restants, qui s'adressent aux jeunes Autochtones, seront diffusés en 2000-2001. On poursuit les travaux sur une vaste campagne médiatique qui comprend des communiqués d'intérêt public auxquels prend part le chef national et les jeunes Autochtones.

La Direction des PC participe également aux travaux du Comité directeur de l'Initiative de lutte contre le tabagisme du Ministère avec d'autres directions générales afin de garantir un financement accru des initiatives de lutte contre le tabagisme communautaire des Premières nations et des Inuits.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001:

  • Produire trois autres émissions sur le tabac pour le réseau APTN.
  • Poursuivre la formation des représentants en santé sur la trousse pour cesser de fumer Anirsaattiarniq (mieux respirer).
  • Diffuser des communiqués d'intérêt public sur l'usage du tabac.
  • Poursuivre la stratégie quinquennale de lutte contre le tabagisme des Premières nations.

Santé des femmes et des enfants

La santé des femmes et des enfants est au coeur du bien-être des familles et des collectivités. En 1998-1999, la Direction des Programmes communautaires (PC) s'est penchée sur deux domaines où des mesures de prévention peuvent améliorer de façon importante la santé familiale et communautaire des Premières nations et des Inuits.

Le premier projet concerne une campagne d'information sur la MSN (mort subite du nourrisson) à l'intention des femmes autochtones. En 1998-1999, la Direction a travaillé avec ses partenaires afin de distribuer aux femmes des Premières nations et aux femmes inuites le dépliant de la Société canadienne de pédiatrie sur la Mort subite du nourrisson (MSN) et a commencé à explorer des avenues de travail avec les organismes autochtones, régionaux et gouvernementaux pour mettre en place une stratégie de sensibilisation à la MSN conçue seulement pour les femmes inuites et les femmes des Premières nations. En 1999-2000, la région de l'Alberta a produit une brochure sur la MSN en collaboration avec l'Assemblée des Premières nations (APN); elle sera distribuée dans l'ensemble du pays en 2000-2001.

L'autre grand projet concerne le syndrome de l'alcoolisme foetal et les effets de l'alcoolisme foetal (SAF/EAF). En 1999-2000, on a accordé du financement lié au SAF/EAF au Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP). On a créé un Comité directeur national qui comprend des représentants des Premières nations et des Inuits, ainsi que des représentants de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) et des régions. Le Comité directeur a supervisé un processus de rétroaction communautaire et élaboré un cadre et une stratégie liés au programme. En 2000-2001, il rédigera des lignes directrices en matière de financement et les critères du programme, dont il entreprendra la mise en oeuvre. Le programme vise à permettre aux régions d'avoir le contrôle de la plus grande partie du financement des projets après leur première année de mise en oeuvre.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Accroître les activités concernant la MSN en réalisant des vidéos, un guide de l'utilisateur et du matériel promotionnel et en traduisant en français la brochure sur la MSN.
  • Collaborer avec le Comité directeur national du SAF/EAF pour rédiger des lignes directrices sur le financement et des critères de programme et entreprendre la mise en oeuvre.
  • Consulter les Premières nations et les Inuits pour obtenir leurs commentaires sur le Programme d'action national pour les enfants.
  • Créer un groupe interministériel informel qui sera chargé d'examiner des questions communes et d'examiner les priorités communes sur la santé des femmes.

Prévention des maladies et lutte contre les maladies

Malgré les progrès des dernières années, les tendances observées dans bon nombre des collectivités inuites et des Premières nations au chapitre de la maladie continuent de ressembler à celles que l'on rencontre dans les pays en développement. La chose est encore plus évidente dans le cas des maladies transmissibles comme la tuberculose et l'hépatite A. Les logements surpeuplés et les sources insalubres ou peu sûres d'approvisionnement en eau jouent un rôle majeur dans la propagation de la maladie. Alors que la prévalence de ces maladies demeure élevée dans certaines collectivités inuites et des Premières nations, dans d'autres, ce sont des maladies des pays « industrialisés » qu'on voit de plus en plus, par exemple le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires. En outre, le problème mondial du virus d'immunodéficience humaine/syndrome d'immunodéficience acquise (VIH/sida) frappe durement les Premières nations et les Inuits.

Liste des programmes/activités principales 1999-2000

VIH/sida
Tuberculose

virus d'immunodéficience humaine/syndrome d'immunodéficience acquise (VIH/sida)

Contrairement à ce qui se passe dans la population canadienne en général, où le nombre de cas de sida s'est stabilisé, les cas de VIH/sida chez les Autochtones sont en progression constante depuis une dizaine d'années. Cette tendance très inquiétante ressort de certaines études menées récemment sur l'infection au VIH selon lesquelles les Autochtones, qui constituent seulement 5 p. 100 de la population canadienne, représentant 16 p. 100 des nouveaux cas de VIH. De ce nombre, 45 p. 100 sont des femmes et 40 p. 100 ont moins de 30 ans. Cette augmentation peut s'expliquer en partie par le fait que les Autochtones sont surreprésentés dans les groupes à risque élevé, comme les toxicomanes qui s'injectent des drogues et les détenus. En raison de la grande mobilité de beaucoup d'Autochtones, le risque de contracter le VIH observé dans les quartiers pauvres des grandes villes peut facilement se transmettre dans les collectivités autochtones éloignées.

La Direction des Programmes communautaires (PC) offre des programmes d'éducation et de prévention du VIH/sida et des soins connexes aux collectivités inuites et des Premières nations. Après une consultation nationale, vers 1997-1998, on a ajouté un volet autochtone à la Stratégie nationale sur le VIH/sida. Ce volet s'ajoute aux Programmes sur le VIH/sida des Premières nations et des Inuits.

Avant 1999-2000, la Direction a coordonné un groupe de discussion national sur le VIH/sida. En 1999-2000, les partenaires stratégiques de la Direction au sein des principaux organismes autochtones ont décidé qu'ils avaient besoin de meilleurs cadres de collaboration. Les travaux du groupe de discussion ont été laissés en suspens pendant que la Direction disputait avec ses partenaires sur la façon la plus efficace de travailler ensemble. Ces discussions ont donné lieu à une réunion très positive sur le VIH/sida chez les Autochtones à Winnipeg en mars 2000. À la réunion, on a établi un sous-comité chargé d'élaborer un nouveau cadre de collaboration et de fournir un rapport accompagné de recommandations d'ici septembre 2000.

En 1999-2000, la Direction a également appuyé un nombre important de projets d'éducation et de sensibilisation du VIH/sida à l'intention des Autochtones. Elle a financé des séances de formation à l'intention des animateurs de l'ONRIISC et un numéro du bulletin In touch portant sur le VIH/sida. Elle a également financé la conférence « AIDS Impact 1999 », le symposium du Réseau canadien autochtone du sida (RCAS) et cofinancé une étude de comportement des personnes bispirituelles, une étude sur les besoins en communication du VIH/sida à l'intention des Autochtones ainsi qu'une conférence des dirigeants de l'APN sur le VIH/sida et la réunion au sommet de Winnipeg. La Direction a également offert du financement pour la création d'un réseau de travailleurs sociaux et de travailleurs de la santé inuits dans le domaine du VIH/sida, parrainé par la Pauktuutit Inuit Women's Association.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Appuyer l'élaboration d'un plan d'action national autochtone sur le VIH/sida.
  • Appuyer l'élaboration d'un plan d'action des Premières nations sur le VIH/sida.
  • Mettre en oeuvre un outil de surveillance et de rapport sur le rendement dans le domaine du VIH/sida.
  • Renforcer le Réseau canadien autochtone du sida.

Tuberculose

L'incidence de la tuberculose est en recul constant depuis quelques décennies, mais elle continue d'être près de sept fois plus élevée chez les Premières nations et les Inuits que dans la population canadienne en général. Cela s'explique en partie par le fait que les collectivités inuites et les Premières nations continuent d'être surpeuplées, la densité de logement y étant deux fois plus élevée que la moyenne canadienne. Les taux historiquement élevés de tuberculose sont un autre facteur important, car ils signifient que bien des personnes âgées sont encore porteuses de la bactérie. Le taux élevé de tuberculose chez les enfants des Premières nations et Inuits dans certaines régions de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) est de mauvais augure et laisse présager une prévalence élevée d'infections récentes.

Les efforts déployés pour réduire considérablement les taux de tuberculose grâce à des activités intensives de surveillance et d'éradication ont débouché sur l'établissement du Plan pour l'élimination de la tuberculose en 1995. Ce plan vise à faire en sorte que l'incidence de la tuberculose dans les collectivités autochtones soit réduite à moins d'un cas pour 100 000 personnes. Le programme bénéficie d'un budget annuel de 3,6 millions de dollars, que la Direction des Programmes communautaires (PC) verse aux régions pour le dépistage, le traitement directement observé et la prévention.

Le Groupe consultatif de la DGSPNI sur l'élimination de la tuberculose a entrepris en 1997-1998 l'examen de la Stratégie sur la tuberculose qui a été terminé en 1998-1999 et qui a fait ressortir que la stratégie d'élimination a atteint de nombreux buts. Cet examen a fait ressortir que bon nombre des aspects de la stratégie d'élimination ont été atteints. Comme l'a recommandé le Groupe consultatif, on élabore un cadre d'évaluation des programmes pour procéder à des examens semblables dans l'avenir. On rendra public cette année un rapport national qui fournira de l'information épidémiologique liée à l'évaluation des programmes.

En 1998-1999, on a réalisé une autre étude afin d'établir dans quelles circonstances les nourrissons des Premières nations doivent recevoir le vaccin contre la tuberculose Bacille Calmette-Guerin (BCG). On procède actuellement à la création d'un outil de prise de décisions pour aider les collectivités à choisir d'utiliser ou de cesser d'utiliser le vaccin. On élabore également des lignes directrices sur le dépistage pour aider les programmes de contrôle de la DGSPNI à décider à quel moment le dépistage de la tuberculose chez les enfants et les groupes à risque élevé est approprié. En raison des poussées épidémiques de tuberculose survenues récemment au sein des collectivités des Premières nations dans plusieurs régions, une évaluation de la gestion de ces poussées est nécessaire. Cette évaluation mènera à l'élaboration d'une trousse de ressources à l'intention des chefs communautaires et des professionnels de la santé participant à la lutte contre la tuberculose. La trousse de ressources donnera les renseignements détaillés sur l'expérience d'autres collectivités et fournira des documents pour aider les collectivités à faire face rapidement et efficacement aux poussées épidémiologiques futures.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Poursuivre le soutien des programmes régionaux de lutte antituberculose.
  • Préparer un rapport national sur la tuberculose.
  • Déterminer les principales composantes de tous les programmes sur la tuberculose de la DGSPNI, peu importe l'état de leur transfert ou leur structure administrative.
  • Élaborer des lignes directrices sur le dépistage.
  • Élaborer un cadre d'évaluation des programmes.
  • Améliorer la surveillance à l'échelle nationale.
  • Évaluer la prise en charge des poussées épidémiologiques de tuberculose et créer une trousse de ressources à l'intention des collectivités pour mieux faire face aux poussées épidémiologiques dans l'avenir.

Hygiène du milieu et recherche connexe

Dans toute collectivité, la salubrité de l'environnement passe par la salubrité des sources d'eau et de nourriture, par des logements convenablement construits et entretenus et par une saine gestion des déchets. Pour réaliser un programme d'hygiène du milieu, il faut cerner les problèmes environnementaux qui nuisent à la santé des membres de la collectivité, les prévenir et les corriger.

Les collectivités inuites et des Premières nations ainsi que les conseils tribaux prennent de plus en plus en charge les programmes de santé et, ce faisant, assument la responsabilité des normes en matière d'hygiène du milieu à l'échelle de la collectivité culturelle, de l'établissement de règlements visant à protéger la santé et la sécurité de leurs collectivités et de la mise en oeuvre de programmes permanents d'éducation sanitaire et de promotion de la santé. En 1999-2000, la Direction des Programmes communautaires (PC) a poursuivi le travail avec les collectivités inuites et des Premières nations afin d'élaborer des normes et des lignes directrices dans le domaine de l'hygiène du milieu.

Liste des programmes/activités principales en 1999-2000

Programme d'hygiène du milieu

Le Programme d'hygiène du milieu est actuellement appliqué par des agents d'hygiène du milieu. Ces agents doivent détenir un Certificat d'inspecteur en hygiène publique (Canada) décerné par l'Institut canadien des inspecteurs d'hygiène publique. Ils exécutent le programme en consultation avec les collectivités qu'ils desservent. Ils inspectent régulièrement les réseaux d'aqueduc communautaires, les systèmes d'égout, les installations d'évacuation, les services alimentaires, les installations de traitement des aliments, les installations sanitaires et récréatives. Ils font également enquête sur les poussées épidémiologiques locales.

En 1997-98, la Direction des PC a commencé à collaborer avec le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAIN) et les bureaux régionaux afin d'éliminer les problèmes sanitaires liés aux moisissures dans les maisons des collectivités Inuits et des Premières nations. On a poursuivi les travaux pour élaborer un plan d'action national afin de lutter contre ce problème. La Direction des PC a également travaillé avec les bureaux régionaux et des représentants des Premières nations et des Inuits pour mettre en place un système autochtone agroalimentaire national qui permettra d'informer rapidement les collectivités au sujet des rappels d'aliments. Le système a été terminé en 1998-1999 et est demeuré en place avec succès en 1999-2000.

On a aussi entrepris en 1998-1999 des travaux préparatoires pour inclure une composante environnementale dans le Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits (SISPNI), un outil de correspondance en ligne qui permet la surveillance constante et systématique de l'alimentation, de l'eau potable et des systèmes de traitement des eaux usées d'une collectivité. Les travaux ont été achevés en 1999-2000 et devraient être prêts pour des essais pilotes en 2000-2001.

Dans le cas du Programme d'hygiène du milieu, la Direction supervise aussi le programme relatif au transport des matières dangereuses et aux déchets biomédicaux en appuyant les travaux effectués dans les régions. En 1998-1999, la Direction a réévalué la formation des formateurs relativement au système des procédures régissant le transport des matières dangereuses et des déchets biomédicaux. La présentation des nouvelles recommandations, prévues en 1999-2000, a été retardée, la loi n'ayant pas encore été adoptée. La mise en oeuvre des modifications recommandées devrait commencer en 2000-2001.

Les travaux sur les protocoles visant à régler le problème des poussées épidémiologiques périodiques de gastro-entérite dans les collectivités inuites et des Premières nations ont commencé en 1999-2000 et devraient se terminer en 2000-2001.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Entreprendre la composante environnementale des projets pilotes du SISPNI avec environ 20 agents d'hygiène du milieu provenant de diverses régions du pays.
  • Établir un programme national sur la moisissure et le logement, y compris des protocoles et des normes.
  • Parachever les protocoles sur la gastro-entérite.

Programme sur la qualité de l'eau potable

En 1991, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) a lancé un programme de 25 millions de dollars, le Programme sur la qualité de l'eau potable, axé sur la surveillance, la formation et les conseillers techniques ainsi que sur l'acquisition de compétences locales, qui s'ajoute au fonds de 250 millions de dollars (1991-1997) accordés par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) pour les travaux d'amélioration des infrastructures relatives à l'eau potable et aux eaux usées.

Le programme de la DGSPNI comporte quatre grands objectifs :

  • intensifier les activités d'échantillonnage et d'analyse des forces existantes d'approvisionnement en eau potable;
  • conseiller les Premières nations et le MAINC au sujet de la conception, l'entretien et le fonctionnement des réseaux communautaires d'aqueduc;
  • produire une trousse de formation à l'intention des exploitants d'usine de traitement des eaux usées dans les collectivités des Premières nations;
  • faire comprendre l'importance de la qualité de l'eau potable au moyen de matériel éducatif.

Le Programme sur la qualité de l'eau potable, qui vise notamment à renforcer les capacités communautaires, verse des fonds à certains conseils tribaux et à certaines collectivités pour qu'ils réalisent des programmes de surveillance de la qualité de l'eau potable. Le Programme a permis d'évaluer et d'approuver un test de détection des coliformes appelé Colilert. Ce test est rapide, facile à réaliser et fiable. Les collectivités peuvent ainsi évaluer la qualité bactériologique de leur eau potable. Pendant trois ans, des hygiénistes du milieu ont offert une formation dans les collectivités et dans le cadre d'ateliers. À la clôture du programme, en 1998-1999, plus de 100 collectivités possédaient leur propre système de contrôle de la qualité de l'eau potable. Le programme s'est poursuivi en 1999-2000.

Santé Canada, le MAIN et l'Assemblée des Premières nations (APN) ont aussi élaboré un programme de formation connu sous le nom de Programme de services itinérants de formation (PSIS), qui permet de montrer aux collectivités des Premières nations à exploiter et entretenir les installations locales de traitement de l'eau potable et des eaux usées. Le PSIS a d'abord été mis à l'essai dans le nord de l'Ontario auprès de 14 collectivités des Premières nations. Il fonctionne maintenant en Saskatchewan et au Manitoba et a été lancé au Québec en 1999-2000. Les comités consultatifs des Premières nations sur l'eau potable et les eaux usées veillent à la mise en place du Programme, alors que Santé Canada et le MAINC jouent le rôle de soutien.

En 1998-1999, la division de l'hygiène du milieu a aussi conçu une politique sur Giardia et Crytosporidium. Les travaux se sont poursuivis en 1999-2000, et les protocoles d'action devraient être terminés en 2000-2001.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer le protocole d'action de la DGSPNI sur Giardia/Crytosporidium sur l'eau potable.
  • Poursuivre la mise en oeuvre du Programme de services itinérants de formation (PSIS) à l'échelle du pays.

Stratégie de développement durable

Au chapitre de l'environnement, l'un des aspects essentiels du mandat de la Direction des Programmes communautaires (PC) consiste à respecter les limites du développement durable, c'est-à-dire à faire en sorte que le développement répond à nos besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire à leurs propres besoins. La Stratégie du développement durable de Santé Canada respecte trois grandes priorités.

  1. Créer un milieu social et physique qui préserve la santé.
  2. Renforcer l'intégration du développement durable dans le processus de gestion et de prise de décisions du Ministère.
  3. Réduire au minimum les répercussions environnementales et sociales des activités et opérations physiques du Ministère.

La troisième priorité, qui reçoit une attention particulière de la Direction des Programmes communautaires (PC), vise à mettre de l'ordre dans les opérations physiques du Ministère en supervisant le nettoyage des sites de la Direction générale de la santé des Premières nations et Inuits (DGSPNI), et particulièrement en ce qui concerne les réservoirs de combustible. En 1998-1999, le registre des réservoirs de combustible enfouis et non enfouis de la DGSPNI a été terminé, et on pourra commencer en 1999-2000 les travaux de nettoyage des sols dans huit emplacements prioritaires. On a terminé l'assainissement de trois emplacements.

En collaboration avec ses partenaires environnementaux, la Direction a également élaboré des spécifications afin de dresser une liste d'assainissement prioritaire et de terminer l'évaluation de tous les réservoirs de combustible de la Direction générale dans les collectivités des Premières nations. On a dressé une liste d'assainissement hautement prioritaire en 1999-2000, et les travaux se poursuivent à l'égard de la liste prioritaire globale. Le plan prioritaire comprendra également un plan exhaustif de gestion des risques.

En 1999-2000, la Direction a entrepris l'élaboration d'un plan d'action visant à réduire les répercussions environnementales des activités de toutes les installations de la DGSPNI, qui lui permettra de surpasser l'ensemble des lois, des règlements, des normes et des lignes directrices applicables pour les réservoirs de combustible enfouis et non enfouis et les emplacements connexes.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer le plan prioritaire à l'égard des réservoirs de combustible, y compris un plan de gestion des risques.
  • Élaborer la composante de la DGSPNI du système de gestion de l'environnement (SGE).
  • Élaborer et mettre en oeuvre un programme de formation à l'intention des préposés à la manutention du combustible de la collectivité.

Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations

L'objectif du Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations (PNCEPN), un programme de collaboration entre l'Assemblée des Premières nations (APN) et Santé Canada, est d'évaluer le degré d'exposition aux contaminants de l'environnement et la possibilité de risques pour la santé et le bien-être des Premières nations au Canada. Le PNCEPN encourage les techniques innovatrices de recherche sur les effets éventuels des contaminants sur l'environnement et la santé dans les collectivités des Premières nations.

Le PNCEPN a été créé en 1999 pour encourager et faciliter les projets de recherche sur les contaminants de l'environnement organisés par les collectivités des Premières nations. Le PNCEPN comprend un volet national pour traiter les questions d'ordre national qui sont communes aux Premières nations partout au Canada, et un volet régional pour traiter les questions locales et régionales. Les propositions approuvées sont mises en oeuvre au moyen d'accords de contribution (comportant des exigences en matière de résultats et de rapports financiers) avec les organismes des Premières nations.

Pour le volet national, les propositions sont examinées par le comité de sélection du PNCEPN, composé d'un représentant régional des Premières nations, d'un représentant de l'APN et d'un représentant de Santé Canada. Pour répondre aux critères obligatoires de sélection, le projet doit avoir une grande participation de collectivités, de groupes ou d'organisations des Premières nations, un volet d'étude des impacts socioculturels et une importance à l'échelle nationale. L'Unité de la recherche et des statistiques est responsable de l'administration des accords de contribution et fournit du soutien technique au besoin.

Dans le volet régional du PNCEPN, les bureaux régionaux de la santé environnementale fournissent des fonds pour les projets communautaires qui visent leurs préoccupations en matière de l'hygiène du milieu.

Le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) a été créé en 1991 en réponse aux inquiétudes à l'égard de l'exposition des humains à des niveaux élevés de contaminants dans les poissons et les espèces sauvages qui constituent une partie importante de l'alimentation traditionnelle des autochtones. L'objectif principal du Programme est de réduire et, si possible, d'éliminer les contaminants présents dans les aliments traditionnels, tout en fournissant de l'information qui permette des prises de décisions éclairées par les individus et les collectivités relativement à leur utilisation des aliments. Le PLCN est dirigé par un comité de gestion présidé par Affaires indiennes et du Nord Canada. Santé Canada est un des partenaires fédéraux. L'Unité de la recherche et des statistiques finance la recherche sur la santé humaine et administre les accords de contribution relatifs a une partie des propositions approuvées.

En 1999-2000, la section des recherches environnementales de la Direction a participé aux projets suivants :

EAGLE
Le projet Effects on Aboriginals from the Great Lakes Environment (E.A.G.L.E.)entrepris en 1990, est une étude exhaustive visant à donner un vaste aperçu de la santé et qui porte sur les effets de l'environnement sur le mode de vie traditionnel et le bien-être socioculturel qui en résulte, ainsi que sur la santé physique des Premières nations dans la région des Grands Lacs. Le projet EAGLE a pris fin, et l'accent est maintenant mis sur la communication des résultats dans le cadre de la Stratégie de communications sur les programmes. Cette phase finale du processus qui vient d'être entreprise à l'égard du projet EAGLE comprend la distribution de sept rapports techniques (contaminants dans les tissus humains, enquête sur la santé, enquête sur les habitudes alimentaires, analyse des risques de la consommation de poisson, lignes directrices sur la consommation de poisson, rapport sur les poissons d'eau douce et le gibier, étude socioculturelle), ainsi que 47 rapports communautaires à l'intention des collectivités participantes. Le personnel de la Direction participera à des réunions communautaires pour discuter des résultats.

Petit lac des Esclaves
En 1998-1999, au Petit lac des Esclaves, une enquête sur la santé examinait les habitudes alimentaires et la présence de contaminants dans les échantillons de tissu. En 1999-2000, on a présenté la version finale de l'étude aux collectivités, ainsi qu'un rapport sommaire à l'intention des lecteurs en général. Aucun risque pour la santé n'a été décelé, et aucun autre travail n'est nécessaire en 2000-2001.

Bassins des rivières du Nord
L'étude sur les bassins des rivières du Nord (Petit lac des Esclaves, rivières Athabaskan et Peace) a été proposée dans le Traité 8 et est financée par l'entremise du Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations. La Direction des PC a pour rôle d'offrir un soutien technique.

Zone de Sioux Lookout
Dans le cadre de l'étude sur les contaminants dans l'environnement dans la zone de Sioux Lookout, on a terminé en 1998-1999 la recherche environnementale dans trois collectivités : Kitchenuhmaykoosb (Lac Big Trout), Weagamow et Poplar Hill. On a recueilli des échantillons de sang et de cheveux, réalisé une enquête sur les habitudes alimentaires et rassemblé des échantillons de poissons, d'oiseaux et de gibier dans les régions du Lac Big Trout et de Poplar Hill en 1999-2000. On a terminé l'enquête à Poplar Hill, et un rapport a été présenté au chef et au conseil. Les résultats n'ont révélé aucune inquiétude pour la santé. Au Lac Big Trout, on a terminé l'échantillonnage initial, et l'on prépare un rapport à l'intention de la collectivité. Des indications obtenues récemment révèlent certaines traces de BPC, et les trois enquêtes seront menées en 2000-2001 pour en évaluer la source. On entreprendra des analyses à Weagamow en 2000-2001.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Dans la zone de Sioux Lookout : visiter Poplar Hill pour rendre publics les résultats de l'échantillonnage; procéder à d'autres échantillonnages et analyses au Lac Big Trout; commencer l'échantillonnage à Weagamow.
  • Commencer une étude sur le mercure à Nelson House (Manitoba) et dans la rivière St. John's (Nouveau-Brunswick).
  • Offrir du soutien technique relatif au Traité 8 dans le cadre de l'étude des bassins des rivières du Nord.
  • Poursuivre l'administration des accords de contribution pour le Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations.
  • Poursuivre l'administration des contrats du Programme sur les contaminants du Nord.

Services des laboratoires

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits a créé en 1975 un laboratoire pour soutenir le programme d'analyse d'échantillons de cheveux et de sang chez les Autochtones. Quatre ans plus tard, en 1979, le laboratoire a commencé les analyses sur la présence de biphényles polychlorés (BPC) dans les échantillons de sang. En 1990, ce programme s'est étendu aux substances proches des BPC et aux pesticides organochlorés. La même année, le laboratoire de la Direction générale de la santé des Premières nations et es Inuits (DGSPNI) a institué un programme international de l'assurance de la qualité des mesures du mercure dans les cheveux pour vérifier si les données des laboratoires, ailleurs dans le monde, sont comparables en ce qui a trait à la présence de mercure.

  • En 1999-2000, les services des laboratoires ont terminé l'analyse de l'étude de la santé au Petit lac des Esclaves, et les résultats ont été divulgués.
  • Dans la zone de Sioux Lookout, on a fait des analyses sur la présence de BPC et de pesticides organochlorés (total de 189 échantillons) et de mercure (total de 121 échantillons) dans des échantillons de sang/sérum et de cheveux dans les régions de Kitchenuhmaykoosib (Big Trout) et Poplar Hill. Les résultats et les rapports finaux à l'égard de ces analyses ont été communiqués à la Section de la recherche et des statistiques à des fins d'analyse sur les tendances.
  • On a analysé la présence de BPC et de pesticides organochlorés dans des échantillons de sérum (total de 80 échantillons) à Red Rock, Fort Albany et Peawanuck, les résultats et les rapports finaux ont été communiqués.
  • On a fait des analyses de la présence de mercure dans des échantillons de cheveu (total de 290 échantillons) dans quatre collectivités autochtones du Nord, soit Inuvik (T.N.-O.); Salluit (Nord du Québec); Squamish (Colombie-Britannique); Grassy Narrows (Ontario) et les résultats des rapports finaux ont été communiqués. La détermination des niveaux de mercure a pu être réalisée grâce au Programme national sur les contaminants de l'environnement chez les Premières nations.
  • Le laboratoire a également offert deux tests comparatifs inter-laboratoires dans le cadre du programme international de l'assurance de la qualité des mesures du mercure dans les cheveux, à titre de service, à 24 laboratoires dans huit pays. Le laboratoire a distribué des échantillons de cheveux pour évaluer la compétence, analysé les résultats provenant de divers laboratoires, préparé les rapports finaux et communiqué les résultats aux laboratoires concernés. Pour s'assurer de l'exactitude et de la qualité des résultats, le laboratoire a participé à deux programmes nationaux de contrôle de la qualité et à un programme international de contrôle de la qualité.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer la surveillance biologique continue dans le cadre de l'étude des contaminants dans l'environnement dans la zone de Sioux Lookout.
  • Répondre aux demandes de plusieurs collectivités des Premières nations (Nelson House, Weagamow); collectivités autochtones deSt. John River et du bassin des rivières du Nord concernant l'analyse de la présence de mercure dans des échantillons de cheveux (total de 450 échantillons).
  • Répondre à la demande des chefs de sept collectivités des Premières nations de l'Ontario qui ont participé au projet EAGLE pour faire analyser à nouveau des échantillons de sérum (total de 117 échantillons) à l'aide de la CG/SM.
  • Participer à deux tests comparatifs inter-laboratoires dans le cadre du programme international de la qualité des mesures du mercure dans les cheveux.
  • Participer à deux programmes nationaux de contrôle de la qualité et à un programme international de contrôle de la qualité.

Informations et analyses en matière de santé

L'une des activités les plus importantes de la Direction des Programmes communautaires (PC) consiste à recueillir des renseignements sur les tendances que présentent les Premières nations et les Inuits au chapitre de la santé, renseignements devant servir aux organisations autochtones, aux travailleurs sur le terrain, aux décideurs ainsi qu'aux bailleurs de fonds des programmes. Ce travail suppose la surveillance, la recherche et l'établissement de correspondances dans les tendances des Autochtones en matière de santé, ainsi que la prestation de conseils d'experts, dans le but de soutenir les programmes de médicaments, de soins infirmiers et de soins dentaires. En 1998-1999, la Direction des PC a aussi participé à un programme de gestion du savoir pour garantir que les bases de données et d'information gérées par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), dont l'importance croît constamment, restent toujours accessibles et utilisables par la Direction générale et pour appuyer son travail auprès des organisations, collectivités et partenaires autochtones. La Direction des PC participe également à un projet pilote national de la télésanté, qui se terminera en 2000-2001, et elle continue d'élargir le Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits.

Liste des programmes/activités principales 1999-2000

Responsabilisation

En réponse aux recommandations du rapport du Vérificateur général sur la responsabilisation et du plan Rassembler nos forces du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) s'est engagée dans un processus visant l'intégration d'un cadre de responsabilisation à ses activités. La responsabilisation doit être brièvement définie comme l'obligation de faire la preuve et d'assumer la responsabilité d'un rendement à la lumière des attentes. L'objectif ultime de cette initiative est la facilitation et l'amélioration de la collecte de renseignements et de l'échange qu'en font la DGSPNI et ses intervenants -- principalement les dirigeants et les collectivités des Premières nations et des Inuits.

Au moment de sa formation, le Comité de surveillance de la reddition des comptes (CSRC), qui relève du Comité exécutif de la Direction générale (CEDG) et est formé de représentants de l'Assemblée des Premières nations (APN) et de l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), s'est vu donner le mandat de superviser et d'aider les initiatives de responsabilisation. Le Comité est présidé par le directeur général du Programmes communautaires (PC). Le Comité poursuit les objectifs suivants :

  • élaborer et offrir au CEDG un plan de mise en oeuvre dans le cadre de responsabilisation pour les programmes de santé communautaire;
  • améliorer la compréhension de la responsabilisation au sein des deux collectivités et du personnel de la DGSPNI;
  • faciliter et assurer une approche intégrée à l'endroit des procédures de mise en oeuvre des programmes;
  • soutenir les processus de prise de décision fondée sur des données probantes.

Afin d'atteindre ces objectifs et de remplir son mandat, le Comité a formé les dix groupes de travail suivants en fonction des divers thèmes de discussion : Plan de santé communautaire; Planification du travail, transparence de l'information et établissement de rapports annuels; Processus de la transparence, des priorités et de la prise de décisions; Processus de gestion mixte; Description de la « boîte à outils » des programmes des PSPSNI; formation et ateliers sur la responsabilisation; Gestion de l'entente; Gestion de l'information et des connaissances; Vérification; et Aborder le Nord canadien; Responsabilisation.

En 1999-2000, le Comité a adopté le modèle de responsabilisation de Phil Martin et élaboré un prototype de plan de santé communautaire ainsi qu'un modèle de planification exhaustif à l'aide de son outil de planification du travail automatisé.

Le Comité a fourni ses commentaires sur deux rapports portant sur la façon de régler les lacunes des ententes (politique d'intervention de la DGSPNI et principes directeurs de la DGSPNI sur la façon de traiter les plaintes), qui devraient être terminés sous peu. On a créé une stratégie liée au cadre d'évaluation pour tous les programmes de la DGSPNI, qui est actuellement examinée par le CSRC.

Par l'entremise de son secrétariat, le CSRC continue également de jouer un rôle très important dans l'élaboration et la présentation de propositions de financement dans le cadre du Projet d'évaluation de l'impact des programmes, une initiative de responsabilisation fédérale. À l'heure actuelle, le projet a financé six propositions au total, à hauteur de 50 p. 100.

Étant donné que l'initiative de responsabilisation exige une profonde transformation de l'exécution du programme de santé, il faudra procéder à une planification stratégique considérable. Ce processus exigera également une transition importante dans la façon dont les employés et les intervenants exercent leurs activités.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Poursuivre les activités vivant la mise en oeuvre finale du cadre de responsabilisation.
  • Terminer le plan d'action à l'égard du modèle de planification.
  • Terminer le compendium des programmes de la DGSPNI.
  • Terminer le Plan de santé communautaire.
  • Intégrer et lier les indicateurs de la santé, le compendium des programmes, les systèmes d'information de santé et la gestion des connaissances et de l'information à l'initiative de responsabilisation.
  • Commencer des essais pilotes sur le modèle de responsabilisation dans deux régions de la DGSPNI - avril 2001.

Recherche épidémiologique

Plusieurs études montrent que les taux de mortalité infantile sont beaucoup plus élevés chez les Premières nations que dans la population en général. À l'heure actuelle, la Direction des Programmes communautaires (PC) recueille des informations de base sur la mortalité infantile par le truchement de ses bureaux régionaux dans tout le pays.

L'Étude sur la mortalité maternelle et l'Étude sur la mortalité foetale et infantile chez les Premières nations supposent l'établissement d'un lien entre la base de données nationale sur la mortalité maternelle, la base de données sur les naissances et la mortalité infantile et la population du Registre des Indiens, afin d'évaluer la mortalité maternelle et infantile dans la population des Premières nations. L'objectif de l'Étude sur la mortalité maternelle est de rassembler des informations plus précises sur la fréquence de la mortalité infantile et de la mortalité chez la mère. Comme les taux de mortalité maternelle et infantile sont des indicateurs de l'état de santé, ils peuvent servir à surveiller la santé des Premières nations au fil du temps. Un autre objectif consistera à vérifier si le taux de mortalité des femmes des Premières nations est plus élevé que celui des femmes non autochtones et s'il est possible d'observer des différences dans les causes de décès.

L'Étude sur la mortalité foetale et infantile chez les Premières nations présentera des informations plus précises, à l'échelle nationale, sur le taux de mortalité infantile et sur la cause précise du décès chez les nourrissons autochtones au Canada. Les collectivités des Premières nations et la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) utiliseront les résultats de cette étude afin de cerner des améliorations à apporter aux politiques et programmes relatifs à la santé des femmes et des enfants dans les collectivités des Premières nations. De plus, cette étude facilitera l'établissement du taux de mortalité infantile des Premières nations et des Inuits qui vivent dans toutes les régions du Canada, y compris en réserve, et dans les collectivités qui n'emploient pas de travailleurs fédéraux dans le domaine de la santé. Cette étude de couplage fournira aussi des données plus complètes au sujet des Maritimes, du Québec, de l'Ontario et des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), que ne l'auraient fait les méthodes habituelles de collecte de données.

Les résultats permettront également de fournir un indicateur important pour l'évaluation des politiques et des programmes relatifs à la santé des enfants et des nourrissons de la DGSPNI et produiront des informations utiles pour l'amélioration des soins cliniques et de l'élaboration des politiques. Le couplage dossiers s'est terminé en 1998-1999. L'étude est actuellement en suspens en raison de changements de personnel.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer l'Étude sur la mortalité maternelle chez les Premières nations.
  • Terminer l'analyse des données préliminaire sur l'Étude sur la mortalité foetale et infantile chez les Premières nations.

Information sur la santé et développement des capacités

Un volet important de l'activité de la Direction des Programmes communautaires (PC) consiste à fournir des données pour la recherche, la surveillance et l'établissement de correspondances dans les tendances des Premières nations et des Inuits au chapitre de la santé, afin de permettre aux décideurs, aux régions de la Direction générale de la santé (DGSPNI) ainsi qu'aux collectivités et organisations autochtones de concevoir et d'évaluer les programmes de santé. Afin de faciliter les consultations et de permettre aux utilisateurs un repérage plus facile des différentes informations, la Direction a réuni les Bases de données sur la santé et les Statistiques de l'état civil pour former le programme d'informations sur la santé et de développement des capacités. En consolidant les données, la Direction espère que la nouvelle source d'information appuiera la politique actuelle sur le transfert du contrôle des informations sur la santé des programmes aux organisations et aux collectivités autochtones. Dans le cadre de la réorganisation des données, la Direction procède aussi à la réévaluation de la qualité des informations issue de toutes les sources.

En 1999-2000, la Direction a travaillé à la création du groupe de travail relatif aux données techniques sur la santé, qui est composé de représentants de la Direction des PC et des régions, d'organismes autochtones nationaux et d'autres ministères. Le groupe de travail a pour mandat de déterminer les indicateurs de la santé à des fins de collecte de données futures et les dénominateurs nécessaires de la population ainsi que de vérifier la qualité des données. On a élaboré en priorité une brève liste des indicateurs essentiels afin qu'ils puissent être utilisés immédiatement. On a également entrepris des travaux sur la surveillance du diabète en procédant à des couplages de dossier avec des dossiers médicaux provinciaux.

La Direction a également participé aux travaux du Comité interministériels de gestion de l'information sur les Autochtones, qui est composé des représentants d'un certain nombre de ministères fédéraux ainsi que d'organisations autochtones nationales.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Collaborer avec le groupe de travail relatif aux données techniques sur la santé pour terminer les indicateurs de la santé et les dénominateurs de la population et commencer à recueillir de l'information sur la série d'indicateurs de base.
  • Élaborer des stratégies pour s'assurer de la capacité régionale de recueillir de façon continue des indicateurs de la santé de première et de deuxième catégorie.

Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits

Le Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits (SISPNI) est l'une des trois initiatives que Santé Canada a conçu afin de contribuer à l'élaboration d'une « infostructure » canadienne de la santé. Il contient les informations sur les Indiens inscrits et sur les Inuits qui résident dans les provinces qui utilisent les services de santé offerts dans la réserve. Les informations retenues comprennent le nom, l'adresse, le sexe, la date de naissance, le lieu de résidence et le statut et peuvent comprendre le numéro de membre, le numéro d'assurance-maladie provinciale, le statut immunitaire aussi bien que des données relatives aux éléments suivants : maladies chroniques ou déclaration obligatoire, mortalité, médicaments, allergies et réactions indésirables aux médicaments, analyses et examens, éducation publique, abus, santé maternelle et santé psychosociale. Les informations sont conservées dans un environnement intranet à haute sécurité.

Ces informations guident la prestation des services, les exigences en matière de rapport, la planification et l'évaluation des programmes de santé ainsi que la recherche et la surveillance. Lorsque la loi le permet ou lorsque la collectivité y consent, il est possible d'échanger des informations non nominatives que des ministres provinciaux de la Santé utiliseront dans des buts convenus à l'avance.

En 1999-2000, la Direction des Programmes communautaires (PC) a continué de fournir le SISPNI aux collectivités des Premières nations et des Inuits dans l'ensemble du pays et à maintenir l'infostructure et l'infrastructure existantes. Au 30 mai 2000, les 271 installations de santé desservant plus de 330 collectivités des Premières nations et des Inuits avaient accès au SISPNI. La distribution du SISPNI devrait se terminer en 2000-2001.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Passage d'une infrastructure nationale à de multiples infrastructures de réseau régional.
  • Terminer la distribution aux collectivités.
  • Effectuer une étude de faisabilité, concevoir, mettre à l'essai et mettre en oeuvre des liens avec d'autres systèmes de la DGSPNI.
  • Effectuer une étude de faisabilité, concevoir, mettre à l'essai et mettre en oeuvre des liens avec des systèmes provinciaux.
  • Conserver l'infostructure/infrastructure du SISPNI de façon continue.

Des blessures

La Direction des Programmes communautaires (PC) a établi que les blessures représentaient un danger important pour la santé des membres des Premières nations et des Inuits. En fait, les blessures sont l'une des principales causes de mortalité dans ces populations, partout en Amérique du Nord. Au Canada, les blessures sont la deuxième cause de décès en importance pour l'ensemble des Premières nations et des Inuits et la principale cause de décès chez les personnes de 0 à 44 ans. Les blessures sont la cause de 28 à 35 p. 100 des décès chez les Indiens inscrits et les Inuits, comparativement à seulement 8 p. 100 dans l'ensemble de la population du Canada. En comparaison, le risque de décès par blessure est de deux à cinq fois plus élevé chez les Indiens inscrits que dans l'ensemble de la population canadienne, selon la région.

Afin de s'attaquer au problème de blessures, la Direction des PC commandait en 1998-1999 un projet d'analyse de la conjoncture dont l'objectif était de « mieux comprendre les blessures et les activités donnant lieu à des blessures chez les Premières nations et les Inuits du Canada ». Le projet s'attachait à tracer un « portrait » contemporain des blessures, afin de comprendre le travail à effectuer à ce chapitre, à l'échelle régionale et nationale. Toutes les régions jugent que les blessures sont une priorité flagrante, au chapitre de la santé, mais elles indiquent aussi qu'il n'y a pour ainsi dire aucune activité de prévention des blessures, même s'il est possible d'obtenir du financement par l'entremise du programme Grandir ensemble. L'analyse de la conjoncture a permis d'établir que l'une des priorités touchait l'élaboration d'un cadre de travail national sur la prévention des blessures et la promotion de la sécurité. Les travaux ont commencé en 1999-2000 et se poursuivront en 2000-2001.

En octobre 1999, la Direction a procédé à une consultation sous forme de groupe de discussion avec des organisations autochtones et le personnel régional et national de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), qui a permis d'établir les principes selon lesquels le processus de prévention des blessures doit être dicté par des peuples autochtones, être transparent, coordonné, souple et sensible aux nouveaux besoins et inclure des organisations autochtones clés. Comme activité de suivi, groupe de discussion a établi un Groupe de discussion national des Premières nations et des Inuits sur la prévention des blessures. En collaboration avec le groupe de travail relatif aux données techniques sur la santé, la Direction a rédigé une carte des connaissances sur la surveillance et la prévention des blessures.

En 1999-2000, la Direction a donné son appui à la deuxième conférence autochtone sur la prévention des blessures, intitulée Continuing the Journey to Safe Aboriginal Communities, tenue en Alberta.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • En partenariat avec le groupe de travail national, élaborer un cadre de prévention des blessures pour les Premières nations et les Inuits.
  • Effectuer des recherches pour produire des données plus détaillées sur les blessures que les données actuellement disponibles pour les Premières nations et les Inuits.
  • Entreprendre l'élaboration d'un système continu de surveillance des blessures.
  • Consulter les représentants des Inuits sur l'analyse de la conjoncture.
  • Appuyer l'atelier de formation sur la prévention des blessures de la Saskatchewan.

Gestion du savoir

À une époque où les technologies évoluent rapidement, il est vital que les organismes axés sur l'information comme la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) de Santé Canada garantissent que les informations restent accessibles et utilisables, que la mémoire organisationnelle est conservée et que les programmes et les projets sont exécutés selon un cadre cohérent. La gestion du savoir permet de créer ce cadre. Sur le plan pratique, elle fournit une approche structurée à l'égard de l'information et aide les gens à travailler de façon plus efficace en réduisant la segmentation, le dédoublement et la surcharge.

En 1998-1999, on a entamé la révision des systèmes d'information des PC et l'adaptation d'un modèle de gestion du savoir (le modèle Zachman) afin d'améliorer l'efficience des opérations axée sur l'information de la DGSPNI. Les deux projets de cette initiative se sont poursuivis en 1999-2000. Le premier se concentre sur le rassemblement des informations sur les blessures, la prévention et le contrôle dans un outil utilisant le Web auquel pourraient avoir accès les employés de Santé Canada ainsi que les partenaires des Premières nations et des Inuits. Le deuxième projet porte sur la création d'un schéma des activités ministérielles clés et la conception de l'outil opérationnel pour structurer et intégrer l'information en fonction de ces activités. L'outil proposé vise à permettre aux employés de la DGSPNI d'avoir accès à toute une gamme d'information à un seul endroit.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Création d'un outil de base de données relationnelles, présence sur Intranet et diffusion de l'information par l'entremise d'un portail sur le Web.
  • Intégrer l'information des principaux indicateurs de la santé dans les processus de responsabilisation de la DGSPNI.
  • Poursuivre l'amélioration du site intranet sur la prévention des blessures.

Projet de recherche national sur la télésanté pour les Premières nations

La télésanté est un terme général qui englobe les technologies de la communication et de la santé utilisée pour dispenser des informations et des services de santé sur de longues distances. Le Projet de recherche national sur la télésanté pour les Premières nations visent à évaluer les applications de la télésanté dans cinq collectivités des Premières nations du Canada. Cette collectivité choisira au plus trois applications de télésanté en fonction des besoins locaux, qu'un processus d'évaluation aura permis de cerner. L'équipement est ensuite choisi en fonction de sa capacité de combler ces besoins. Le projet, qui a reçu un budget de 2 millions de dollars du Fonds pour l'adaptation des services de santé (FASS), a débuté en octobre 1998 et prendra fin le 30 mars 2001.

Le projet vise essentiellement à mettre à l'essai et à évaluer la télésanté afin de déterminer si elle permet d'améliorer l'accès à des soins de santé de qualité et la prestation des services de santé aux collectivités, d'une façon rentable.

C'est en octobre 1998 que se sont rencontrées pour la première fois les cinq collectivités et l'équipe du projet, au Centre de science de la santé, à Winnipeg. Les cinq collectivités sont les suivantes : La Romaine (Québec), Berens River (Manitoba), Southend (Saskatchewan), Fort Chipewyan (Alberta) et Anahim Lake (Colombie-Britannique). En 1999, les collectivités ont terminé bon nombre de processus de planification, et un financement a été accordé. Quatre des cinq collectivités ont choisi des sociétés de télésanté, l'équipement a été installé et la formation du personnel communautaire a été offerte. À Anahim Lake (Colombie-Britannique), l'installation et la formation ont été retardées  : elles seront effectuées au début de l'exercice 2000-2001.

En 1999-2000, on a également rédigé un document détaillé sur les leçons tirées, qui décrit le processus de démarrage dans les collectivités où se déroule le projet pilote. Parmi les questions stratégiques qui doivent être traitées, on compte l'accès et la confidentialité ainsi que les rôles de remboursement du fédéral, des provinces et des territoires. On aborde également des questions technologiques sur une bande d'écoute sécuritaire, ainsi que les liens futurs avec le système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits et les bases de données provinciales et territoriales. On examinera également l'incidence clinique de l'efficacité clinique sur la portée des protocoles de pratique et des évaluations. Les défis de la mise en oeuvre comprendront la nécessité d'avoir accès à du financement durable et un renforcement des capacités des membres de la collectivité.

Comme ce projet est avant tout un projet de recherche, nous voulons en fin de compte « offrir un témoignage » sur la planification, l'utilisation et l'acceptation (ou le refus) des services de télésanté dans chacune des collectivités. Les leçons tirées de ces expériences permettront à d'autres collectivités des Premières nations de savoir si la télésanté est un bon choix pour elle. Nous espérons aussi qu'une fois démontrée l'efficacité de la télésanté pour les collectivités, il sera clair que la télésanté chez les Premières nations et chez les Inuits est un secteur d'investissement rentable pour le gouvernement.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer l'évaluation de cinq projets pilotes et présenter le rapport final du FASS.
  • Sensibiliser les gens à la télésanté grâce à l'éducation.
  • Procéder à des consultations avec les Premières nations et les Inuits afin d'élaborer un plan stratégique de télésanté pour les collectivités.
  • Préparer un document sur la stratégie et l'analyse de rentabilisation de la télésanté.

Services pharmaceutiques et consultation

Les pharmaciens de la section des Services pharmaceutiques de la Direction des Programmes communautaires (PC) offrent du soutien professionnel à l'ensemble de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI). Chaque direction de la DGSPNI a accès à leurs services au besoin.

Le Programme des services de santé non assurés (SSNA), qui offre des médicaments aux clients des Premières nations inscrites et des Inuits admissibles, est le principal utilisateur des Services relatifs aux médicaments. En 1999-2000, les médicaments couverts représentaient environ 200 millions de dollars, soit le tiers du budget des SSNA. Pour appuyer ce programme, les pharmaciens se livrent à diverses activités, par exemple :

  • Élaboration et mise en oeuvre des politiques. Pour atteindre l'objectif continu du Programme est d'offrir l'intégralité des programmes couverts, les pharmaciens participent à tous les échelons de l'élaboration et de la mise en oeuvre des politiques.
  • Mise à jour quotidienne et publication annuelle de la Liste des médicaments couverts. La Liste des médicaments couverts est un document dynamique qui indique les médicaments actuellement couverts selon les recommandations du Comité de pharmacologie et de thérapeutique fédéral et approuvés par le Programme des SSNA. On publie, chaque trimestre, une mise à jour des modifications apportées à la liste et, chaque année, une liste révisée. Les pharmaciens participent également à la détermination de tous les produits comportant des méthodes de remboursement spéciales.
  • Secrétariat du Comité de pharmacologie et de thérapeutique fédéral. Cet organisme indépendant donne des conseils sur les médicaments et les produits thérapeutiques à six ministères fédéraux. Même si l'ensemble de la DGSPNI peut avoir accès aux connaissances spécialisées du Comité, celui-ci a pour rôle principal de conseiller le Programme de SSNA sur les médicaments couverts. La section de pharmacologie vérifie systématiquement les médicaments nouveaux et anciens, à l'aide d'une approche fondée sur l'expérience clinique, et produit des rapports que le Comité utilise pour formuler ses recommandations.

Au sein de la Direction des PC, les activités des pharmaciens comprennent ce qui suit :

  • Programme de distribution des médicaments (PDM). Les pharmaciens assurent la liaison avec le PDM, qui fournit des médicaments et de l'équipement médical dans des postes de soins infirmiers et des centres de santé. Le travail sur l'harmonisation du catalogue du PDM et de la Liste des médicaments couverts des SSNA se poursuit.
  • Normes de pratique pharmacologiques au sein des installations de santé de la DGSPNI. En 1999-2000, on a entrepris un projet en collaboration avec la section des soins infirmiers communautaires pour élaborer des normes de pratique pharmacologiques pour les installations de santé de la DGSPNI. On a formé un comité et on a rédigé et distribué des normes aux régions pour obtenir leurs commentaires. Le document de mise en oeuvre devrait se terminer en 2000-2001. Le document sera tenu à jour.

La section des services relatifs aux médicaments administre diverses demandes d'information sur les médicaments et leur utilisation. Même si la plupart de ces renseignements sont destinés à un usage interne par la DGSPNI, un nombre croissant de demandes, concernant surtout l'utilisation des médicaments, proviennent de clients de l'extérieur. En 1999-2000, les pharmaciens ont fourni de l'information sur l'utilisation des médicaments relativement à diverses maladies, y compris le diabète, la tuberculose, l'asthme et le sida.

En 2000-2001, on fournira les tendances d'utilisation pour appuyer le projet ABX (initiative conjointe du ministère de la Santé de la Saskatchewan, de la Saskatchewan Pharmaceutical Association et de la Health Services Utilization and Research Commission), qui cherche des solutions à l'égard de l'utilisation optimale des antibiotiques et des tendances d'utilisation des antibiotiques.

On fournit également un soutien continu au Comité consultatif sur l'examen de la consommation pharmaceutique, qui a pour mandat de vérifier les tendances d'utilisation afin de déterminer les points critiques et de recommander les interventions pour optimiser les traitements médicamenteux.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Terminer l'examen continu des nouvelles entités et des questions liées aux médicaments publiés dans la Liste annuelle des médicaments couverts et la mise à jour trimestrielle.
  • Publier le Bulletin pharmaceutique de la Direction des SSNA tous les trimestres (ou au besoin).
  • Terminer l'élaboration des normes de pratique pharmaceutiques des installations de santé de la DGSPNI.
  • Appuyer le Comité de pharmacologie et de thérapeutique fédéral.
  • Fournir de l'information sur les médicaments et leur utilisation au besoin.

Enquêtes régionales sur la santé

Le ministère s'étant engagé à aider les Premières nations à se donner les moyens de recueillir l'information qui les intéresse, la Direction des Programmes communautaires (PC) participe aux enquêtes régionales sur la santé, par les Premières nations et les Inuits et leur offre un soutien financier.

Le mécanisme d'enquête est conçu de façon à être à la fois crédible sur le plan culturel et rigoureux sur le plan scientifique. Le contrôle et la propriété des enquêtes reviennent aux Premières nations sous l'égide du Comité directeur national composé des représentants des organisations régionales et nationales des Premières nations. Les principaux sujets d'enquête ont trait à la santé des enfants, au service de santé, à la consommation de tabac, de maladie (y compris le diabète), aux handicaps, aux pensionnats, au bien-être et à la santé dentaire. Chaque région contrôle ses propres enquêtes; elle peut donc y ajouter des questions répondant à ses besoins, ses préoccupations ou à ses intérêts particuliers.

L'Assemblée des Premières nations a rendu publics, en janvier 1999, les neuf rapports de l'étude de 1997; on considère que le fait d'avoir réussi à terminer cette enquête contrôlée et exécutée par les Premières nations est une importante réalisation. On a aussi poursuivi en 1999 un travail sur un volet longitudinal de l'enquête, qu'on prévoit réaliser en l'an 2001.

En 1999-2001, la Direction des PC a accordé du financement à l'Assemblée des Premières nations à l'égard de l'infrastructure qui permettrait de combiner les efforts déployés pour les enquêtes régionales sur la santé et la deuxième enquête sur les peuples autochtones de Statistique Canada, qui est prévue également pour 2001.

La Direction a également aidé à former le Comité de régie de l'information des Premières nations à partir des enquêtes régionales sur la santé.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Appuyer le travail continu du volet longitudinal des enquêtes régionales sur la santé avec le coordinateur des enquêtes régionales sur la santé de l'Assemblée des Premières nations et les divers ministères fédéraux.
  • Fournir du financement et des informations aux enquêtes régionales sur la santé et promouvoir les enquêtes au sein des ministères et entre eux.
  • Appuyer la création du Comité de régie de l'information des Premières nations.
  • Faciliter l'élaboration d'un plan ministériel à l'égard de l'analyse longitudinale des enquêtes sur la santé des Premières nations et des Inuits.
  • Fournir sur le Web le « rapport des enquêtes régionales sur la santé des Premières nations et des Inuits ».

Centre d'échange et de ressources

Formé en 1991, les Centres d'échange et de ressources de la Direction des Programmes communautaires (PC) distribue de la documentation préparée dans le cadre d'accord de contribution.

Le catalogue offre 37 vidéos, 145 publications et 3 affiches sur les sujets suivants : toxicomanies, développement de l'enfant, violence familiale, syndrome d'alcoolisme foetal, bébés en santé, virus d'immunodéficience humaine/syndrome d'immunodéficience acquise (VIH/sida), santé mentale, nutrition, abus de solvants, ressources du Programme d'aide préscolaire aux Autochtones, suicide et usage du tabac. Les vidéos, les publications et les affiches sont largement distribués aux bureaux régionaux, aux collectivités et aux organismes autochtones.

Le Centre de ressources en publications de la Direction des PC se trouve sur Internet, et les utilisateurs peuvent maintenant placer une commande directement par l'entremise du site Web de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI). Les demandes d'accès Internet viennent non seulement du Canada, mais également de l'Europe et de l'Australie. En 1999-2000, on a procédé à des travaux sur le catalogue de ressources, qui est mis à jour lorsque de nouvelles applications sont offertes ou lorsque les publications sont épuisées. On a également terminé la rédaction du Rapport du Centre de ressources en publications à l'automne 1999 que l'on retrouve maintenant sur le site Web de la DGSPNI/des PC.

Activités principales et résultats prévus pour 2000-2001 :

  • Effectuer un examen régulier des ressources.
  • Publier un nouveau catalogue des ressources.
  • Poursuivre la distribution des PC aux clients dans tout le Canada et à l'extérieur du Canada.

Dépenses engagées dans les pc en 1999-2000 (en milliers de dollars)

Sous-activité principale Sommes gérées par l'AC Sommes gérées en région Total
Soins infirmiers 1 031,5 $ 44 112,0 $ 45 143,5 $
Travailleurs en santé communautaire 327,1 $ 10 412,2 $ 10 739,4 $
Programme national de lutte contre l'abus de l'alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA) 1 240,0 $ 36 323,2 $ 37 563,2 $
Hygiène du milieu 3 301,7 $ 11 041,4 $ 14 343,1 $
Grandir ensemble 63,1 $ 21 624,7 $ 21 687,8 $
virus d'immunodéficience humaine/syndrome d'immunodéficience acquise (VIH/sida) 433,9 $ 2 665,3 $ 3 099,3 $
Santé mentale 317,0 $ 19 955,9 $ 20 272,9 $
Abus des solvants 361,6 $ 12 277,6 $ 12 639,1 $
Soins à domicile et en milieu communautaire 1 665,5 $ 12 520,5 $ 14 186,1 $
Nutrition prénatale 741,3 $ 5 304,0 $ 6 018,3 $
Maladies transmissibles 117,4 $ 4 758,9 $ 4 876,3 $
Tabagisme 582,9 $ 00,0 $ 582,9 $
Carrières dans le secteur de la santé 711,0 $ 2 228,1 $ 2 939,1 $
Diabète 9,5 $ 588,5 $ 598,1 $
Programme d'aide préscolaire aux Autochtones 1 008,7 $ 28 435,4 $ 29 444,2 $
Total 11 885,4 $ 212 247,8 $ 224 133,2 $