© Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Canada, 2004
No de cat. H1-11/2003F
ISBN : 0-662-77144-3
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pour la période allant du 1er avril 2002 au 31 mars 2003
Notre mission est d'aider les Canadiens et les Canadiennes à maintenir et à améliorer leur état de santé. Santé Canada
Rapport préparé par :
L'équipe nationale du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits, qui est représenté par l'Assemblée des Premières nations, l'Inuit Kanatami et la Direction générale de santé des Premières nations et des Inuits.
On peut obtenir des copies du présent rapport à l'adresse suivante :
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
Centre national d'information
Localisateur postal 1920A
Pré Tunney
Ottawa (Ontario) K1A 0L3
Ce document est offert sur le site Web de Santé Canada :
et sur le site Web de l'Assemblée des Premières nations, et sur le site Web de l'Inuit Tapiriit Kanatami :
Publié avec l'autorisation du ministre de la Santé
Le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI) assure des services de soins à domicile et en milieu communautaire de base complets, respectueux des cultures autochtones, accessibles, efficaces et équivalents à ce que reçoivent les autres citoyens canadiens et qui reflètent les besoins particuliers des Premières nations et des Inuits en matière de santé et de services sociaux. Le Programme est structuré afin d'offrir des services dans le domaine de la santé à domicile et au sein de la collectivité qui permettent aux personnes vivant avec un handicap, une maladie durable ou aiguë et aux personnes âgées de recevoir les soins dont elles ont besoin dans leur milieu de vie.
En 1998, un Groupe de travail sur les soins continus a été créé avec des représentants de l'Assemblée des Premières nations (APN), de l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada (DGSPNI) et du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) Ce groupe a jeté les bases du Programme des Soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI) et s'est penché dans un premier temps sur les soins à domicile. Le Programme SDMCPNI a été annoncé dans le budget fédéral de février 1999.
La planification et la mise en oeuvre de cette initiative s'effectuent en partenariat entre le gouvernement fédéral (par le truchement de la DGSPNI), l'APN et l'ITK. Le Programme viendra élargir ou améliorer d'autres programmes fédéraux comme le programme de soins aux adultes (volet soins à domicile), que finance Affaires indiennes et du Nord Canada (anciennement le MAINC), et le volet Soins à domicile de l'Initiative pour des collectivités en santé.
Un total de 152 millions de dollars ont été réservés pour les trois premières années du Programme, qui correspondent à la phase de développement, puis celui-ci bénéficiera d'un niveau de financement permanent de 90 millions de dollars par année.
| Année du Programme | Exercice Financier | Budget |
|---|---|---|
| 1 | 1999/00 | 17 M$ |
| 2 | 2000/01 | 45 M$ |
| 3 | 2001/02 | 90 M$ |
| 4 | 2002/03 | 90 M$ |
Les années 2 et 3 comportaient d'importantes ressources budgétaires pour commencer à répondre aux besoins en immobilisations et en formation. Aucune ressource n'était prévue pour la formation et les immobilisations pour l'année 4, même si le programme conservait un niveau de financement de 90 millions de dollars pour l'année.
Voici quels sont les principaux objectifs du Programme :
Les bénéficiaires suivants sont admissibles au Programme :
Voici les éléments de services essentiels constituant les bases sur lesquelles s'appuieront les améliorations qui pourront être apportées au Programme :
On prévoit que les éléments essentiels du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire seront élaborés d'abord dans chacune des collectivités des Premières nations ou des collectivités inuites. Compte tenu des besoins et des priorités des collectivités, de l'infrastructure existante et de la disponibilité des ressources, il se peut que le Programme soit élargi pour comprendre des éléments de services complémentaires.
Les éléments complémentaires qui peuvent être assurés dans un continuum de soins à domicile et en milieu communautaire comprennent notamment :
Le Programme :
À partir des données recueillies sur le Programme, voici un bref bilan au 31 mars 2003. Ces statistiques se fondent sur l'information compilée sur la mise en oeuvre et la surveillance du Programme ainsi que sur les données fournies par le personnel régional.
2002/03
Pour 2002/03, l'équipe nationale a élaboré le plan de travail autour des trois grands objectifs suivants :
Voici les faits saillants relatifs à certains des principaux enjeux pris en compte par l'équipe nationale en 2002/03 :
Les responsables du Programme, l'Assemblée des Premières nations (APN), l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) ont poursuivi leur collaboration au cours de 2002/03 dans le domaine des soins continus, y compris sur les questions de planification stratégique commune. Des représentants du Programme ont assisté à des réunions de liaison avec les responsables de la politique sociale en matière de soins continus d'AINC.
Voici d'autres exemples de collaboration à l'échelon national :
Un travail considérable a été accompli en collaboration avec le bureau des Services de santé non assurés (SSNA) de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI). Les efforts ont porté sur l'exploration des changements d'orientation qui amélioreraient l'accès à certaines fournitures médicales et à certains appareils médicaux des SSNA en permettant au personnel infirmier d'autoriser l'emploi de ces fournitures et de cet équipement. L'objectif visé était de rendre la procédure plus efficace et d'accélérer l'accès aux fournitures et à l'équipement, étant donné qu'un élément essentiel du Programme est l'accès aux fournitures médicales et à l'équipement médical. On s'est concentré sur les préparatifs en vue de réaliser des projets pilotes dans une collectivité autochtone de la Nouvelle-Écosse et dans trois collectivités des Premières nations de l'Alberta, projets qui verront le jour au début de l'exercice financier 2003/04.
Voici les objectifs visés par la collaboration sur ces projets pilotes :
Des réunions ont eu lieu avec le Secrétariat des soins palliatifs de Santé Canada afin de participer à l'élaboration d'une stratégie nationale et d'établir un modèle d'affectation des fonds.
Un contrat pour l'élaboration d'un modèle de prévision des coûts des soins palliatifs a été accordé et la phase 1 sur les soins à domicile et en milieu communautaire a été amorcée. La première phase a porté sur les programmes de SDMC alors que la phase 2 s'intéresse aux soins dans la collectivité et en établissement. Santé Canada a collaboré avec AINC et a effectué des sondages et organisé des groupes de discussion qui ont conduit à la rédaction d'un document sur cette problématique.
On a également favorisé la participation des collectivités des Premières nations, des conseils tribaux et des collectivités inuites à des groupes de travail chargés de mandat spécifique dans le domaine des soins palliatifs, du développement des ressources humaines et de la détermination des enjeux propres aux petites collectivités. Cinq groupes de travail différents ont exploré divers domaines et tous comptaient des représentants autochtones. En juin 2002, la sénatrice Carstairs, ministre chargée de responsabilités spéciales à l'égard des soins palliatifs, a présenté une stratégie au Cabinet.
L'équipe nationale du Programme des Soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI) a collaboré avec le groupe de travail sur les soins infirmiers de la DGSPNI afin de publier un manuel de soins infirmiers à l'intention des collectivités des Premières nations et des Inuits. Le manuel s'adresse aux infirmières ainsi qu'aux directeurs de la santé. Une version préliminaire a été terminée à la fin de 2002/03 et l'édition et la publication de la version finale se feront en 2003/04.
Le groupe de travail sur les soins infirmiers s'est également intéressé aux enjeux entourant les SDMC; celui-ci comptait des représentants du Bureau des soins infirmiers de la DGSPNI, des coordonnateurs régionaux de SDMC, des partenaires en soins infirmiers des Premières nations et des Inuits et du personnel de l'équipe nationale.
La trousse de planification du Programme fixait des exigences particulières à l'égard d'enjeux comme la supervision des infirmières et le groupe a révisé les sections s'y rapportant et a produit des mises à jour à l'intention des collectivités.
Un groupe de travail distinct explorait les enjeux liés au recrutement et au maintien en poste du personnel infirmier et le groupe de travail sur les soins infirmiers s'est penché sur les questions le concernant avec cet autre groupe. De plus, un troisième groupe s'est intéressé aux questions touchant le soutien permanent de deuxième et de troisième niveaux.
Des représentants de l'équipe nationale ont également participé à titre d'observateurs aux efforts stratégiques du comité de leadership du Bureau des soins infirmiers de la DGSPNI.
L'équipe nationale du Programme a coordonné la contribution de la DGSPNI au rapport fédéral sur l'invalidité, qui a paru en décembre 2002. L'équipe avait enclenché une analyse de la conjoncture à l'automne 2002, incluant des initiatives et des options stratégiques dans le domaine de l'invalidité. Développement des ressources humaines Canada (DRHC) est le ministère responsable du dossier des invalidités au sein du gouvernement fédéral. Santé Canada a collaboré avec DRHC à l'élaboration d'un mandat et DRHC a produit le rapport fédéral sur l'invalidité.
Un comité mixte composé de représentants de l'APN, de l'ITK et de la DGSPNI s'est penché sur la question du renouveau. Le comité a examiné les enjeux principaux à l'égard de la santé des Premières nations et des Inuits, la direction qu'il adopte et l'élaboration stratégique.
La question de la gestion des risques constitue un enjeu complexe de longue date au sein du Programme. Des discussions ont eu lieu avec les coordonnateurs régionaux de SDMC afin d'explorer des moyens de résoudre cette question, plus particulièrement la pratique clinique à domicile et les soins de qualité et la gestion des risques. On a entrepris de formuler les meilleures pratiques en matière de soins de qualité et d'autoévaluation en janvier 2003. Le groupe de travail explore également les avis juridiques sur le rôle du fédéral en matière de soins de qualité.
Développement des ressources humaines Canada (DRHC) prévoyait réaliser une étude sur les ressources humaines en santé dans le secteur des soins à domicile. Des consultations préliminaires ont été entreprises avec la DGSPNI, l'APN et l'ITK et sur la façon de réaliser cette étude. Comme les fonds pour le volet concernant les Premières nations et les Inuits n'ont pas été obtenus, cet aspect de l'étude a été mis de côté.
Le Comité directeur national a donc demandé au groupe de travail sur la formation et les ressources humaines du Programme de se pencher sur les enjeux relatifs aux ressources humaines pour les soins à domicile dans le cadre de ses activités. Une demande de propositions en vue de réaliser un petit projet afin de clarifier davantage les enjeux relatifs aux ressources humaines et à la formation pour le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI) a été préparée. Seulement deux propositions ont été reçues; il a par la suite été établi qu'elles ne permettraient pas d'obtenir un tableau complet des besoins des Premières nations et des Inuits. L'étude des ressources humaines dans le secteur des soins à domicile a été réalisée et plusieurs recommandations concernant les besoins du secteur ont été formulées.
Les communications représentent un défi permanent pour tous ceux qui participent à des programmes comme le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI). La portée du Programme et le grand nombre de personnes, de ministères et d'organisations de l'ensemble du pays concernés nécessitent un mode de communication rapide et efficace.
L'équipe nationale a intégré, dans la mesure du possible, divers moyens pour améliorer les communications entre les équipes nationale, régionales et au sein des collectivités. Ces moyens incluent des réunions, des ateliers, des conférences, de téléconférences et des visites dans les collectivités.
Voici une partie des ressources qui ont été élaborées et/ou distribuées par l'équipe nationale :
L'outil Rapports statistiques sur la prestation des services (RSPS) a été un important projet mis en oeuvre dans les régions et les collectivités durant 2002/03. Cet outil a été conçu pour aider les collectivités à produire les rapports requis par le Programme par voie électronique.
Le déploiement des RSPS s'est révélé plus difficile que prévu. En plus du soutien permanent et de la formation importante à fournir, il a fallu faire face aux problèmes de compatibilité des systèmes avec plus de 600 collectivités. À la fin de 2002/03, la révision de cet outil pour 2002/04 allait bon train. Dans l'intervalle, certaines collectivités et régions ont exploré d'autres systèmes pour produire les rapports requis, alors que d'autres ont combiné une procédure manuelle et la transformation des données alimentées dans les RSPS à l'échelon régional.
Les régions ont continué à utiliser l'outil de suivi produit par l'équipe nationale en 2000/01 pour aider à recueillir les données et respecter les exigences du Programme en matière de compte rendu. Voici le type de données recueillies à l'échelon régional au moyen de cet outil :
Le Conseil du Trésor exige que tous les programmes demandent un renouvellement de leurs dispositions. Une partie de ce processus de renouvellement consiste à réaliser une évaluation. Les Premières nations et les Inuits, Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) ont collaboré à l'élaboration d'une stratégie commune d'évaluation désignée sous le vocable de Cadres de gestion et de responsabilisation axés sur les résultats (CGRR). En plus de la collecte de données et de la surveillance du rendement continues, trois études approfondies et une évaluation nationale complète font partie de la stratégie globale d'évaluation.
L'évaluation portera également sur deux grands enjeux :
Les extrants suivants font partie du cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) du PSDMCPNI :
Services de SDMC offerts aux populations des Premières nations et des Inuits
Partenariats, accords de prestation de services, modèles de meilleures pratiques en SDMCPNI
Produits de communication et d'éducation à l'intention des Premières nations et des Inuits, des leaders de la collectivité et des gouvernements
Évaluations des besoins, plans de prestation des services et de formation, systèmes de gestion du savoir et de l'information (surveillance du rendement financier et évaluation)
Voici les résultats immédiats qui seront évalués :
Accès des Premières nations et des Inuits aux services de Soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI) - Éléments de services essentiels et complémentaires
Capacité accrue de la collectivité - Ressources humaines pour administrer et exécuter le PSDMCPNI
Sensibilisation accrue à la prestation des services - Usagers des services du Programme informés et leaders de la collectivité informés
Infrastructure dans les collectivités des Premières nations et des Inuits pour la réalisation du PSDMCPNI et la mise en place des immobilisations nécessaires
Sous la direction du groupe de travail sur l'évaluation des Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC), l'équipe nationale d'évaluation a continué à travailler avec le personnel du Programme aux échelons régional et national, les conseils tribaux et les collectivités afin de mettre en oeuvre le Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR). Des exemplaires du CGRR ont été distribués dans l'ensemble du pays et l'équipe nationale d'évaluation a organisé plus de 30 ateliers partout au pays pour faciliter la mise en oeuvre du CGRR.
Une grande diversité de participants ont assisté à ces ateliers, y compris des fournisseurs de services, le personnel régional du Programme, des administrateurs, des infirmières en SDMC et d'autres intervenants du Programme. Ces ateliers visaient à aider les participants à comprendre non seulement l'évaluation et le CGRR dans le contexte du Programme, mais également le rôle et l'utilité de l'évaluation dans les programmes du gouvernement fédéral en général. Dans le cadre de cette démarche, les participants ont été encouragés à voir l'évaluation comme un outil de gestion, qui vise à les aider plutôt que quelque chose qu'on leur impose.
La mesure du rendement comporte deux volets :
Dans le cadre de la stratégie de mesure du rendement, des modèles ont été élaborés afin de relier directement le modèle logique du Programme au CGRR. Durant les ateliers qui ont été organisés dans l'ensemble du pays, l'équipe nationale d'évaluation a aidé les collectivités à élaborer leur plan de travail. Des ateliers régionaux ont également utilisé cette approche afin que les plans puissent être reliés à des résultats tangibles dans le modèle logique.
Les régions et les collectivités ont effectué le processus d'élaboration des plans de travail en adoptant l'une des trois options suivantes :
À la fin de l'exercice financier, plusieurs régions et de nombreuses collectivités utilisaient le modèle. Les activités des plans de travail de l'année précédente ont été transposées dans les nouveaux modèles afin de déterminer où étaient les lacunes. Les plans de travail régionaux pour chacune des quatre premières années du Programme ont été mis à jour et revus afin que chacun d'entre eux soit conforme au modèle et mène directement au modèle logique du Programme.
Pour répondre aux exigences en matière de reddition de comptes et de déclaration du PSDMCPNI, un rapport bisannuel pour 2000/01 et 2001/02 a été entrepris et devrait être terminé dans la première moitié de 2003/04. Le rapport s'appuie sur l'information recueillie avec l'outil de suivi, les plans de travail régionaux et national et des entrevues réalisées avec les membres des équipes de coordination régionales et nationale.
Le comité consultatif sur l'évaluation (CCE) de SDMCPNI comprend des représentants de l'équipe nationale, de l'Assemblée des Premières nations (APN), de l'ITK, un Aîné des Premières nations et deux personnes de chaque région. La Division de l'évaluation de Santé Canada y participe également. Le CCE a mis sur pied trois études clés dans le cadre de la procédure d'évaluation des SDMCPNI. Le mandat a été formulé durant l'exercice 2002/03 pour l'Étude 1 et un conseiller en évaluation a été choisi pour les Études 2 et 3.
Des liens clés ont été établis avec l'évaluation de l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones, en partie en raison du chevauchement de personnel oeuvrant au sein de ces deux programmes aux échelons des collectivités, des régions et du pays.
Un guide d'évaluation complet et convivial a été rédigé et distribué aux collectivités, au personnel du Programme et à d'autres intervenants de l'ensemble du pays. Il s'agissait d'aider les parties intéressées à comprendre le processus global d'évaluation des programmes. Plusieurs articles ont également été rédigés afin d'être inclus dans divers bulletins d'information des collectivités et du Programme de l'ensemble du pays pour mieux faire connaître la teneur et les objectifs du processus d'évaluation.
Durant l'exercice 2002/03, on s'est employé à aider les collectivités à comprendre le rôle de l'évaluation et à les préparer à évaluer leurs programmes respectifs, une démarche que la plupart des collectivités entreprendront en 2003/04.
Une quantité importante de travail ayant été effectuée pour éduquer et former les collectivités en matière d'évaluation, l'exercice 2003/04 sera consacré à la poursuite des trois études clés et à aider les régions et les collectivités à évaluer leurs programmes respectifs.
Le pays est divisé en huit régions aux fins de la réalisation du programme de SDMCPNI. Dans chaque région, une équipe est chargée de coordonner le Programme, souvent en étroite collaboration avec une ou plusieurs organisations régionales des Premières nations ou des Inuits. (source : information du CWIS, 1997)
| Région | Population des Premières nations et des Inuits | Nombre de collectivités | Population moyenne par collectivité |
|---|---|---|---|
| Pacifique | 63 416 | 204 | 311 |
| Alberta | 58 305 | 58 | 1 005 |
| Saskatchewan | 52 168 | 84 | 621 |
| Manitoba | 67 556 | 62 | 1 090 |
| Ontario | 77 879 | 124 | 628 |
| Québec | 53 525 | 52 | 1 029 |
| Atlantique | 24 707 | 40 | 618 |
| Territories | 44 180 | 74 | 597 |
| Total-Canada | 441 736 | 698 | 633 |
En 2002/03, la plupart des régions sont passées de la planification et de la mise en oeuvre du Programme à des stratégies de prestation de services complets. Dans chaque région, un ensemble particulier de facteurs continue d'entourer la prestation de services de soins à domicile et en milieu communautaire aux clients de chacune des collectivités
Voici quelques-uns des principaux facteurs en question :
Capacité actuelle de prestation des services
Accès à la formation et fonds affectés à la formation
Taille et isolement des collectivités
Liens et partenariat
Ressources régionales consacrées au Programme
Voici une brève présentation des activités réalisées dans chaque région en 2002/03.
2002/03
La région du Pacifique (Colombie-Britannique) abrite plus de collectivités que toute autre région au pays. Bien qu'on y compte environ 30 % du nombre total des collectivités des Premières nations et des Inuits au pays, elle ne représente que moins de 15 % de la population totale desservie. Il s'agit donc de collectivités plutôt de très petite taille dont beaucoup sont isolées, vu la grandeur du territoire.
En 2002/03, la structure de base du Programme est restée la même que celle de l'année précédente dans la région du Pacifique. Le partenariat s'est poursuivi avec le Comité de santé des chefs des Premières nations (CSC). Le personnel du bureau de Santé Canada était composé d'un coordonnateur régional, d'une infirmière conseillère en soins à domicile et d'un adjoint administratif. Au CSC, même si le poste d'infirmière en soins à domicile a été conservé, celui de conseiller au développement est resté vacant pendant une bonne partie de l'année à la suite du départ de l'ancien titulaire. On a tenté non sans difficultés de recruter une autre infirmière conseillère en soins à domicile.
Le nombre de collectivités ayant atteint la phase avant la mise en oeuvre et la phase de prestation des services complets du Programme s'est nettement accru. Des guides de politiques à l'intention des infirmières de soins à domicile, des préposés au soutien à domicile et un guide d'orientation à l'intention des infirmières en soins à domicile et leurs surveillantes ont été rédigés et distribués aux collectivités. Les appels conférences mensuels avec les infirmières prodiguant des soins à domicile ont débuté. L'équipe de soins infirmiers à domicile et en milieu communautaire de la C.B. a effectué des appels-conférences réguliers avec une infirmière de soins à domicile en chef engagée à contrat.
Un projet pilote de formation des formateurs, décrit ci-dessous, a été réalisé afin de permettre aux collectivités de former les membres des bandes à devenir des préposés au soutien à domicile dont la définition de tâches avait été modifiée. Même si le nombre de collectivités offrant des services complets s'est accru, l'outil Rapports statistiques sur la prestation des services (RSPS), que les collectivités offrant des services complets devaient utiliser, a demandé un surcroît de temps et d'énergie. Beaucoup de collectivités disposaient de ressources limitées pour mettre en oeuvre cet outil statistique, qui a grugé un temps précieux chez le personnel.
Voici quelques-unes des activités de formation réalisées dans la région en 2002/03 :
Autorités sanitaires provinciales et régionales
La province s'est davantage intéressée au programme de Soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI) et s'est montrée plus encline à collaborer avec les Premières nations. Chaque instance sanitaire régionale s'est dotée d'un plan sur la santé des Autochtones. Dans certaines collectivités, les autorités sanitaires régionales ont offert des soins infirmiers à domicile et de la supervision.
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et province
Les partenariats avec Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et la province ont été renforcés, et les parties ont davantage collaboré afin de pouvoir desservir les clients des Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) ayant des besoins importants qui ne pouvaient être satisfaits à domicile, compte tenu des niveaux de financement actuels.
Ambulance Saint-Jean
Un partenariat avec l'Ambulance Saint-Jean a été établi pour un cours de soins familiaux à domicile.
Croix-Rouge
La Croix-Rouge a assumé un double rôle, en offrant des soins infirmiers à domicile et des services de traitement à une collectivité éloignée.
Anciens Combattants Canada et le programme des Services de santé non assurés (SSNA)
Des partenariats visant des dépôts de matériel ont également été établis avec l'aide d'Anciens Combattants Canada et Santé Canada (SSNA).
Éducation
Le Native Education Centre, une école de Vancouver, a collaboré avec la région afin d'élaborer et de dispenser le programme du projet pilote de formation des formateurs.
Premières nations
Le solide partenariat établi avec le comité de santé des chefs (CSC) des Premières nations s'est poursuivi.
Les trois documents suivants ont été distribués aux collectivités :
Une brochure sur le recours au bénévolat a été rédigée et distribuée aux collectivités afin de leur présenter des moyens pratiques d'intégrer les bénévoles au Programme de soins à domicile et en milieu communautaire.
2002/03
Avec une moyenne légèrement supérieure à 1 000 habitants par localité, les 58 collectivités de l'Alberta ont tendance à être de plus grande traille que celles de la plupart des autres régions. Chacune des trois régions de la province visées par un traité (traité 6, traité 7 et traité 8) dispose de deux représentants au sous-comité de Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) de la région de l'Alberta. Des représentants d'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) siègent également à ce comité.
À l'échelon régional, outre le poste de coordonnateur régional, un consultant en pratiques de soins à domicile a été embauché en février 2003. Le titulaire veille à la coordination des besoins en matière de formation et d'éducation, à l'élaboration d'un guide d'orientation et à l'examen des enjeux liés à la pratique, entre autres activités. Un stagiaire en gestion des soins à domicile a été embauché en mars 2003 pour assumer les tâches de coordonnateur régional puisque le titulaire du poste devait quitter son emploi à l'été 2003.
Il est resté cinq gestionnaires des soins infirmiers de zone dans la région de l'Alberta (deuxième niveau) et l'équipe de SDMC a poursuivi sa collaboration étroite avec les membres de ce groupe afin d'obtenir leurs avis, leurs conseils et leur soutien pour le programme, ses travailleurs et les directeurs de la santé.
En 2002/03, il y a eu 38 plans de travail représentant 44 Premières nations dans la province. Comme pour l'année précédente, on comptait 31 Premières nations indépendantes et 7 conseils tribaux. Comme presque toutes les collectivités avaient commencé à dispenser des services à la fin de l'année dernière, l'exercice 2002/03 a permis aux collectivités de renforcer les efforts dans la prestation des services et de tirer profit de l'expérience accumulée durant au moins une année complète dans l'exécution du Programme. Toutes les collectivités ont offert des services en 2002/03. Malgré les difficultés, les petites collectivités ont été capables d'offrir des programmes même avec des budgets relativement petits et d'avoir une infirmière en SDMC qui visite la collectivité au moins une journée par semaine.
Étant donné que c'était la première année, en 2002/03, qu'aucuns fonds n'avaient été réservés pour la formation et les immobilisations, le sous-comité de SDMC de l'Alberta, qui se réunit deux fois l'an, a reconnu la nécessité d'offrir une formation continue. Il a donc décidé de réserver 120 000 $ des accords de contribution régionaux pour la formation régionale. Les collectivités étaient toutefois tenues de fournir la formation en RCR, sur le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et d'autres types d'activités de perfectionnement et de formation du personnel.
Recrutement et formation
Conférences de perfectionnement professionnel
Formation des préposés aux soins personnels
Autre formation
Certaines collectivités ont réussi à travailler de façon fructueuse avec des clients en soins palliatifs, en collaborant notamment avec les autorités sanitaires régionales respectives. Malgré un soutien financier minime, les collectivités ont collaboré avec les autorités sanitaires et ont reçu les conseils et le soutien des gestionnaires des soins infirmiers régionaux ou de zone. Le travail avec les familles et leur éducation sur la portée et les limites des soins à domicile ont été d'importantes tâches réalisées. On est ainsi parvenu à mieux sensibiliser et informer les membres des collectivités et les familles des clients face à cette problématique.
AINC
La collaboration entre le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI) et AINC s'est poursuivie et un représentant du ministère a continué de siéger au sous-comité de SDMC de l'Alberta. Plusieurs collectivités ont poursuivi leur travail en vue d'intégrer le programme de soins aux adultes d'AINC au PSDMCPNI.
Royal Alexander Hospital, à Edmonton
Une collaboration entre le Programme et l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones a permis de partager les coûts des préposés aux soins personnels et des infirmières en soins à domicile. Le programme d'une semaine s'est déroulé en octobre 2002 et la plupart des collectivités ont envoyé au moins un préposé et la plupart des infirmières en soins à domicile pour y participer.
Capital Health Authority
Des discussions ont débuté afin d'explorer les possibilités de lien avec le programme de gestion des médicaments de la Capital Health Authority pour les préposés aux soins personnels.
Groupe de travail sur les fournitures médicales des Services de santé non assurés (SSNA)
Il s'agit du groupe de travail principal qui reste encore actif dans la région pour le Programme. Un projet pilote a été mis sur pied pour le début de l'exercice 2003/04. Le projet porte sur les changements aux politiques qui amélioreraient l'accès à certaines fournitures médicales et à certains équipements médicaux des SSNA en permettant au personnel infirmier d'autoriser directement l'attribution de ces fournitures et de ces équipements. Il s'agit de rendre la procédure plus efficace et d'offrir un accès plus rapide aux fournitures et à l'équipement, étant donné que l'accès à ce type d'articles constitue un volet essentiel du Programme. Les efforts ont porté sur les préparatifs en vue de réaliser des projets pilotes dans trois collectivités de l'Alberta et une collectivité de la Nouvelle-Écosse, qui devraient s'amorcer au début de l'exercice 2003/04.
Développement des ressources humaines Canada (DRHC)
Les collectivités ont eu accès à DRHC et aux services sociaux pour obtenir d'autres sources de financement permettant de bonifier les services fournis dans le cadre du Programme.
Plans de travail « génériques »
La mise en place d'un plan de travail « générique » a constitué l'un des changements les plus importants au Programme effectué en Alberta durant l'exercice 2002/03. La région est partie des objectifs du cadre national pour les soins à domicile et en milieu communautaire, y a joint des objectifs locaux et a fourni des exemples d'activités qui se rapportaient à ces objectifs. On a également mis au point des modèles de feuilles de calcul du budget dotées de catégories normalisées et détaillées. Ces plans de travail génériques et modèles de budget ont été distribués à toutes les collectivités, permettant de rationaliser la procédure de planification et de production de rapports pour les collectivités comme pour les travailleurs régionaux.
Guide pour le service de repas à domicile
Un guide a été rédigé et distribué aux collectivités intéressées à fournir ce service ou à améliorer le programme actuel de repas à domicile et qui étaient en mesure de le faire.
Matériel didactique
Des manuels de nursing ont été distribués selon la demande. Des fournitures médicales et de l'équipement médical comme des marchettes ont été ajoutés à un service de location de matériel à court terme aux clients des soins à domicile.
Guide du Programme
Toutes les collectivités et tous les conseils tribaux utilisent le guide du Programme et un conseil tribal l'a officiellement approuvé. Le manuel a servi à démontrer qu'il n'était pas prévu que le Programme rémunère les membres des familles, comme cela avait été fait auparavant.
2002/03
Pour l'exercice 2002/03, la région de la Saskatchewan est passée d'un modèle de développement à un modèle de prestation de services. Alors que le personnel de secteur du Programme avait privilégié les aspects liés à la planification et au développement communautaire, les postes de l'exercice 2002/03 ont davantage touché les compétences en soins infirmiers à domicile et le soutien connexe pour la prestation des services. Le personnel se composait d'un coordonnateur à plein temps à la Federation of Saskatchewan Indian Nations (FSIN) et de trois coordonnateurs de secteur à plein temps, soit un pour les districts nord, centre et sud respectivement.
Sauf pour le poste de coordonnateur régional relevant de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), tous les autres postes et titulaires ont changé. Alors qu'il y avait suffisamment de fonds pour payer le salaire de six personnes à temps plein, y compris un employé de bureau, en 2001/02, le budget a été réduit à trois postes en 2002/03. Les trois conseillers en soins infirmiers à domicile ont tous été engagés à temps partiel, un pour le nord, un autre dans le district centre et le dernier, dans le sud. Même s'ils se partageaient les districts nord, centre et sud, ces employés se sont concentrés sur le soutien de troisième niveau.
Formé au début des années 1990, le groupe de travail sur les soins à domicile des Premières nations de la Saskatchewan est resté actif en 2002/03. Créé par l'intermédiaire de la FSIN, le groupe se composait surtout, en 200/03, de personnel en soins à domicile de la province. Ce groupe autonome a continué à se réunir tous les mois; environ 30 personnes assistaient aux rencontres mensuelles.
Les programmes ont dispensé des services complets en Saskatchewan et les collectivités qui avaient commencé à desservir leur population au cours de l'année précédente ont élargi les services offerts. Essentiellement, les collectivités offrant des services au cours des exercices 2001/02 et 2002/03 ont vu leurs programmes mieux fonder leurs assises au cours de l'exercice financier.
Malgré la réduction du nombre de postes régionaux de soutien aux collectivités au sein du Programme, trois infirmières compétentes ont été recrutées pour travailler à temps partiel. À l'échelon de la collectivité, le programme a attiré davantage de personnel bien qualifié, ce qui a permis de servir encore plus de clients. Dans le district sud, par exemple, 86 clients avaient reçu des soins à la fin de 2002/03, comparativement à 18 durant la même période un an auparavant.
Les clients ont pu accéder aux services grâce à un système structuré d'aiguillage, d'évaluation et de soins planifiés, offrant une meilleure accessibilité à tous les habitants des réserves. La gamme de services de base s'est élargie et des efforts de promotion de la santé ont été déployés dans de nombreux cas. Des groupes de soins infirmiers intra et inter-régionaux ont continué à se rencontrer pour discuter des enjeux relatifs au Programme dans les différentes régions de la province.
Certaines collectivités, tout particulièrement dans le Nord, ont cependant connu un important roulement de personnel. La plupart des collectivités de la province disposaient d'infirmières spécialisées en soins à domicile mais les infirmières en santé communautaire ont continué à jouer un double rôle dans les collectivités plus petites. Elles étaient souvent responsables des secteurs communautaires et de soins à domicile à la fois.
Le fait d'avoir pu assurer que toutes les collectivités aient un accès direct à des services de consultation et de soutien en nursing de deuxième niveau (c.-à-d. par la tribu ou de deuxième niveau par le truchement de la DGSPNI) a constitué un important acquis durant l'année. À la fin de l'exercice 2002/03, toutes les infirmières en Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) pouvaient communiquer avec un professionnel pour obtenir un soutien dans leur pratique. Dans les secteurs centre et sud, certaines collectivités ont été incapables de fournir des services de consultation et de soutien en nursing aux infirmières chargées des soins à domicile. On a élaboré un système dans lequel ces collectivités pouvaient recevoir un soutien moyennant des honoraires qui étaient inclus dans les accords de contribution. Par exemple, à Fort Qu'Appelle, une infirmière a dispensé des services-conseils sur la pratique mais elle a également donné un coup de main dans les soins courants donnés à cinq collectivités.
Comme dans toutes les régions, il s'agissait de la première année pour laquelle les fonds du Programme national n'étaient pas spécifiquement alloués à la formation et aux projets d'immobilisations. Certaines collectivités ont été incapables de répondre aux besoins en formation continue, tout particulièrement pour la formation des nouveaux préposés aux soins de santé à domicile et la formation continue du personnel.
Formation sur les Rapport statistique sur la prestation de services (RSPS)
Formation en atelier sur le modèle logique
Nord
Centre
Sud
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)
Le travail a porté sur la production de rapports conjoints. Un formulaire financier commun a été créé et le travail d'élaboration d'un formulaire de collecte de données et de statistiques se poursuit.
Groupe de travail sur les soins à domicile
Le groupe de travail a partagé de l'information et s'est intéressé à des initiatives régionales se déroulant dans les réserves comme la tenue des dossiers, les politiques et les procédures.
Premières Nations
Le réseautage parmi les représentants des Premières nations dans la région de la Saskatchewan s'est poursuivi, les travailleurs établissant des liens avec d'autres travailleurs de la santé, des collectivités, des conseils tribaux et des organisations.
Les leaders de la collectivité, les clients et les familles ont appris à mieux connaître le Programme et ses différences par rapport au système précédent. Les collectivités ont élaboré des programmes en fonction de leurs besoins particuliers, avec l'apport des membres de la collectivité et en collaboration avec d'autres secteurs de la collectivité comme l'éducation et d'autres domaines de la santé, en bénéficiant du soutien des dirigeants de bandes.
Autorités sanitaires régionales et provinciales
Des liens pour faciliter l'accessibilité aux services ont été établis avec les autorités sanitaires et le partenariat avec le programme de soins à domicile provincial s'est poursuivi afin d'élargir certains des objectifs du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI). Les communications avec les médecins de la région se sont améliorées afin de faciliter le continuum des soins prodigués aux clients.
Projet sur le diabète
Le Conseil tribal de Battleford (CTB) du centre de la Saskatchewan a participé à une recherche sur le diabète par le truchement d'une équipe de soins à domicile collaborant avec un hôpital de Toronto.
Éducation
Les partenariats se sont poursuivis avec des établissements d'enseignement comme le Saskatchewan Indian Institute of Technologies (SIIT) et le Saskatchewan Institute of Applied Science and Technology (SIAST) pour offrir des programmes de formation respectueux des cultures autochtones. Des liens ont également été établis avec l'enseignement infirmier continu dans la province.
Équipe de recherche de solutions en cybersanté
Durant la dernière partie de l'exercice financier, des liens ont été établis dans le domaine de la cybersanté aux échelons national et régional, tout particulièrement pour faciliter la collecte de données. Une formation a été offerte en mars 2003 et du matériel a été fourni là où cela était essentiel. La Cybersanté a mis en place les ordinateurs et une installation préliminaire de l'outil Rapports statistiques sur la prestation des services a été effectuée.
Services de santé non assurés (SSNA)
Les activités de lien avec le SSNA dans la région ont inclus des exposés et des réunions.
Initiative sur le diabète chez les Autochtones
Les deux programmes ont exploré des moyens d'assurer la continuité des soins et de l'éducation des clients atteints de diabète.
Santé communautaire
Des efforts de collaboration et de communication ont été déployés avec les infirmières en santé communautaire et les représentants en santé communautaire dans plusieurs collectivités.
Procédure d'examen des dossiers
Une démarche d'examen des dossiers, qui incluait la révision de tous les formulaires de base et l'élaboration d'un livret de lignes directrices sur la tenue des dossiers, a constitué une importante initiative en 2002/03. Parce que les formulaires dataient de quelques années déjà, leur mise à jour était requise. Le groupe de travail sur les soins à domicile a mis sur pied un comité bénévole chargé d'étudier cet enjeu et a embauché un consultant en faisant appel aux ressources régionales. Des exemplaires ont été produits et distribués à tous les programmes de l'ensemble de la province.
Guide de politiques
Un travail de révision du guide des politiques de Soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI) a été entrepris. La seconde version du document a été distribuée pour commentaires l'objectif étant de finaliser le document durant l'exercice 2003/04.
Manuel de soins infirmiers
Un manuel approprié a été localisé et recommandé.
Brochures
Dans le sud, des questionnaires et des brochures concernant le programme mis au point localement ont été distribués.
2002/03
La province de l'Ontario est la seule dont la population des Premières nations vivant sur des réserves dépasse celle du Manitoba. Les collectivités du Manitoba sont plutôt grandes, et on compte presque autant de collectivités de plus de 1 000 habitants que de collectivités de moins de 1 000 habitants.
En 2002/03, un poste de commis de soutien au programme a été ajouté à l'équipe régionale, surtout pour exécuter les tâches administratives, qui augmentaient en raison des besoins liés à la collecte de données et la cybersanté. En plus des quatre membres de l'équipe régionale, les sept coordonnateurs des Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) à l'échelon des conseils tribaux sont restés en poste.
Des rencontres trimestrielles ont eu lieu entre les coordonnateurs de la région et des conseils tribaux. Ces réunions de deux jours tous les quatre mois comportaient des séances de remue-méninges, des mises à jour, de la planification stratégique ainsi que des ateliers et de la formation. La région a participé à un groupe de travail pour les collectivités petites et éloignées ainsi qu'au comité consultatif national sur l'évaluation.
À la fin de 2002/03, plus des deux tiers des collectivités des Premières nations du Manitoba avaient atteint la phase de prestation des services du Programme. Comparativement à l'année précédente, le travail a davantage porté sur la planification de la mise en oeuvre et la prestation des services que sur l'élaboration des plans qui s'est déroulée en 2001/02.
Des rapports d'information trimestriels sur le Programme ont été présentés à l'Assembly of Manitoba Chiefs et au personnel du Programme. Le personnel du Programme aux échelons régional et des conseils tribaux a consacré beaucoup de temps à visiter les 62 collectivités de la province.
Le financement de deuxième niveau pour les sept coordonnateurs des SDMC à l'échelon des conseils tribaux a constitué un volet essentiel du Programme dans la région. Les titulaires de ces postes ont contribué à la planification et à la mise en oeuvre du Programme de même qu'à la coordination des communications, de la formation et des projets d'immobilisations et à l'organisation des ateliers, entre autres responsabilités.
Le processus d'examen par les pairs s'est poursuivi et a favorisé l'élaboration de plans de travail solides pour les collectivités et l'obtention d'un financement équitable et légitime. Le comité d'examen par les pairs s'est réuni tous les mois durant l'année.
L'évaluation des clients et la gestion des cas ont permis d'améliorer grandement l'accès aux services étant donné que ces mesures ont permis de mieux cerner les besoins, conformément aux plans de prestation des services.
L'outil Rapports statistiques sur la prestation des services (RSPS) élaboré par l'équipe nationale n'a pas été utilisé au Manitoba. La région a continué à utiliser un modèle de déclaration qu'elle avait élaboré et employé auparavant pour présenter les données à communiquer.
En ce qui concerne la dotation au sein de la collectivité, le recrutement des infirmières en soins à domicile s'est bien déroulé mais leur maintien en poste devient de plus en plus difficile. L'embauche d'infirmières en soins à domicile, 52 en tout, a grandement accru l'accès aux services dans l'ensemble de la province. En plus des infirmières, environ 300 auxiliaires familiales ont été embauchées.
Les coordonnateurs à l'échelon régional et des conseils tribaux ont déployé beaucoup d'efforts pour coordonner et appuyer la formation des infirmières auxiliaires autorisées (IAA). Les services de premier et un deuxième niveau ont fourni les ressources humaines requises, tout particulièrement autour du personnel infirmier, pour appuyer la réalisation du programme. Ils ont facilité le maintien de communications constantes entre le chef et le conseil, les programmes et les régions et ont assuré le leadership au sein de la collectivité en plus d'aider les collectivités à s'acquitter de leurs tâches et de faciliter la formation et l'orientation.
Les projets d'immobilisations se sont poursuivis en utilisant les écarts budgétaires. On a procédé à des rénovations pour accueillir le programme, à l'aménagement d'installations à l'intention des professionnels de la santé et à l'achat de certaines fournitures et de certains appareils essentiels.
L'aménagement des infrastructures a constitué un enjeu majeur. Les projets d'immobilisations ont permis de mettre en place des installations pour accueillir les professionnels de la santé.
Conférence nationale des partenaires
Formation des infirmières auxiliaires autorisées
Liste de vérification et atelier sur le plan de mise en oeuvre
Ateliers sur la collecte de données
Autres
Éducation
L'Assiniboine Community College est l'établissement provincial chargé de la formation des IAA.
Autorités sanitaires provinciales et régionales
Des partenariats ont été établis avec le bureau sanitaire régional de Winnipeg dans les domaines des services de santé offerts aux Autochtones. Par exemple, les différentes instances doivent s'organiser lorsqu'un patient d'une réserve se rend à Winnipeg pour suivre un traitement médical. Il faut régler plusieurs enjeux comme l'organisation du séjour, le transport médical, la planification du congé, l'hébergement, etc.
College of Licensed Practical Nurses
Une occasion d'établir un partenariat avec le Collège s'est présentée lorsque Winnipeg a accueilli la deuxième conférence annuelle des IAA.
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)
Un exposé fait devant des représentants du ministère a constitué le seul contact au cours de l'année.
Autres programmes de Santé Canada
La quatrième année du Programme a été marquée par l'accroissement des possibilités de collaboration avec d'autres programmes comme l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) et le Système d'information sur la santé des Premières nations et des Inuits. La participation à l'échelon régional a été moins marquée avec le programme des Services de santé non assurés (SSNA) et avec le Bureau des services infirmiers, même si certains exposés ont été faits devant ce dernier, à sa demande.
Voici quelques-unes des ressources qui ont été élaborées et/ou distribuées au Manitoba durant la période couverte :
2002/03
La province la plus peuplée du Canada est également celle qui abrite le plus grand nombre de membres des Premières nations vivant sur des réserves. Environ 18 % des collectivités et de la population des Premières nations et des Inuits desservies par le Programme habitent la région. Plus des deux tiers des collectivités de l'Ontario sont petites, et les programmes sont gérés soit par le Conseil tribal, soit par une entité indépendante.
En plus du coordonnateur régional de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), trois coordonnateurs de secteur restent au sein du Programme. Un employé de soutien de la DGSPNI a été ajouté à l'équipe, surtout pour transposer les données des rapports statistiques sur la prestation des services. On compte également une infirmière conseillère qui travaille avec les collectivités du secteur nord-ouest de la province.
La DGSPNI a continué sa collaboration avec les chefs de l'Ontario et les cinq organisations provinciales suivantes :
À la fin de mars 2003, on comptait 68 collectivités ontariennes en mode prestation de services complets, et 30 collectivités prêtes à offrir des services au début de 2003/04, comparativement à 13 collectivités en mode prestation de services à la fin de 2001/02. Après quatre années d'évaluation, de planification et les premiers stades de la prestation des services, les travailleurs avaient approfondi leurs connaissances et acquis une meilleure compréhension du Programme.
Le Programme étant davantage intégré au sein des collectivités, celles-ci étaient plus à même de comprendre les différents processus et stades ainsi que les exigences s'y rapportant. Les communications se sont améliorées avec l'accroissement du réseautage et le personnel du Programme à tous les échelons a exploré des moyens de faire face aux enjeux et aux défis.
La région de l'Ontario a effectué un examen du programme pour 12 Premières nations qui avaient commencé à offrir des services complets depuis plus d'une année. L'examen a porté sur les processus et les résultats (c.-à-d. est-ce que les collectivités livraient les éléments des services essentiels? ). L'examen a révélé que la très grande majorité des collectivités obtenaient d'excellents résultats. Les difficultés éprouvées par les deux collectivités en matière d'assurance responsabilité ont pu être résolues. L'examen a été réalisé par un consultant qui avait de l'expérience dans les soins à domicile et auprès des Premières nations. Le rapport final devrait être présenté en 2003/04 et l'on prévoit le diffuser à grande échelle.
À mesure que les collectivités progressent dans la réalisation des objectifs et accumulent de l'expérience, on constate que le Programme gagne en ampleur, qu'il dispose de plus de personnel et d'une meilleure infrastructure pour fournir les services et qu'il rejoint une plus vaste clientèle. Parallèlement, les dirigeants des collectivités comprennent de mieux en mieux le Programme et les avantages qu'il peut procurer.
En raison d'un écart budgétaire relativement important en 2002/03, les collectivités ont été invitées à soumettre des propositions pour recevoir jusqu'à 10 000 $ pour des initiatives en matière de formation. Il fallait utiliser un modèle tiré du guide de formation pour présenter la demande de fonds. De nombreuses collectivités ont présenté une demande et ont reçu des fonds pour des initiatives surtout axées sur la formation des préposés aux services de soutien personnel. En tout, plus de 900 000 $ issus de l'écart budgétaire ont été affectés à la formation.
De la formation a été dispensée sur les sujets suivants en 2002/03 :
Gestion des cas
Rapports statistiques sur la prestation des services
Bien que l'écart budgétaire a surtout été consacré à la formation, une partie a été partagée entre divers projets d'immobilisations comme l'achat de mobilier de bureau, de treuils Hoyer et de lits spécialisés. Comme pour la formation, les collectivités ont soumis des demandes de fonds pour l'achat des fournitures et de l'équipement supplémentaires.
Les activités de partenariat et de lien se sont élargies durant l'année dans la mesure où les collectivités ont appris à mieux connaître le Programme, ses objectifs et sa portée. Les partenaires ont réalisé de plus en plus que, s'ils se rallient efficacement, tous en profiteront, employés, clients ou collectivités.
Chefs de l'Ontario et organismes provinciaux
Les discussions et les efforts de planification se sont poursuivis avec les chefs de l'Ontario et les organismes provinciaux. Le comité d'examen par les pairs s'est transformé en conseil consultatif en raison du passage du programme de l'étape de la planification à celle de la prestation des services.
Ministère provincial/Centres d'accès aux soins communautaires
Des protocoles d'entente ont été établis à l'échelon local avec le ministère provincial de la Santé et les Centres d'accès aux soins communautaires (CASC) sur des enjeux comme les orientations et le soutien. La province exploite 43 CASC sur son territoire pour l'ensemble de ses habitants.
Des efforts ont été déployés afin de réunir les divers organismes subventionnaires pour une discussion. À l'échelon provincial, il s'agit des CASC et du ministère de la Santé, Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et Santé Canada se situant au palier fédéral. Il a été question d'utiliser un seul rapport sur les dépenses et un seul rapport d'information pour tous les bailleurs de fonds.
Établissements d'enseignement
Outre le cours de gestion des cas offert par le truchement de l'université McMaster, à Hamilton, des partenariats ont été établis avec d'autres établissements d'enseignement qui offrent de la formation aux préposés aux soins personnels.
Autres programmes de Santé Canada
Des efforts de collaboration et des discussions ont eu lieu avec d'autres programmes de Santé Canada à l'échelon local et régional comme l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones, le Bureau des soins infirmiers et le groupe de Cybersanté. Des discussions ont également eu lieu avec la Santé communautaire afin d'explorer les possibilités de mentorat et de soutien entre les infirmières des Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) et les infirmières de la santé communautaire, tout particulièrement dans le domaine de la supervision des préposés aux soins personnels.
Santé environnementale
La nécessité de mieux éduquer la population sur les enjeux liés à la santé environnementale au moyen du Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et du programme d'élimination Sharpes est ressortie de l'évaluation du programme qui a été effectuée. Des enjeux comme le mode d'élimination sécuritaire des pansements, du matériel souillé et des seringues ont été abordés.
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)
Peu de liens ont été établis avec AINC tant à l'échelon régional que local. Un organe tripartite formé de Santé Canada, d'AINC et des Premières nations est en place. Le ministère ontarien de la Santé administre les services d'entretien domestique sur les réserves mais les fonds proviennent d'AINC.
Les infirmières de l'Ordre de Victoria (IOV)
Certaines collectivités de l'Ontario ont travaillé avec les Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada (VON) pour offrir des soins infirmiers à domicile.
Voici les ressources qui ont été élaborées ou distribuées aux collectivités de l'Ontario durant l'exercice 2002/03 :
2002/03
Dans la région du Québec, les collectivités des Premières nations regroupent 85 % de la population des Premières nations et des Inuits de la région. Les 38 collectivités des Premières nations représentent dix Premières nations. La plus grande collectivité est Kahnawake, près de Montréal, qui compte plus de 7 000 habitants sur la réserve même.
Environ 15 % de la population desservie est inuite et vit dans les collectivités inuites de la région du Nunavik. Parmi les quatorze collectivités inuites, quatre comptent plus de 1 000 habitants; les autres sont plus petites, la collectivité la moins peuplée ayant 125 personnes.
La collaboration continue avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) constitue un volet du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI) au Québec. Ces deux organisations jouent un rôle essentiel dans la planification, la mise en oeuvre et la surveillance du Programme.
Les collectivités inuites sont reliées ensemble par le truchement de la RRSSSN. Si l'on excepte les neuf collectivités cries, les autres collectivités des Premières nations administrent le Programme de façon indépendante.
Des comités ont été mis sur pied au début du processus pour établir les modalités de distribution des fonds aux collectivités. La moitié environ des collectivités de la province sont considérées comme étant petites et isolées.
La région du Nunavik est située au Nord du 55e parallèle dans la province du Québec. Près de 8 000 Inuits habitent sur ce territoire, au sein de 14 collectivités. Avec quelque 1 500 habitants, Kuujjuaq est le centre administratif de la région.
Vu l'absence de routes reliant les collectivités, l'avion et le bateau constituent les principaux moyens de déplacement entre la région et le Sud.
Source :
Inuit Tapiriit Kanatami
La CSSSPNQL est dirigée par un conseil d'administration élu par l'assemblée générale. Le conseil s'acquitte de toutes les responsabilités que lui confère l'Assemblée générale des Premières nations du Québec et du Labrador. Le conseil d'administration rend compte aux chefs de l'Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador ainsi qu'à l'Assemblée générale.
Voici quelle est la mission de la CSSSPNQL : Améliorer le bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel des personnes, des familles et des communautés des Premières Nations et des Inuits dans le respect de leur culture et autonomie locale. En aidant les Communautés qui le désirent, à mettre sur pied, développer et faire avancer des programmes et des services globaux de santé et de services sociaux adaptés et conçus par des organismes des Premières Nations et des Inuits.
Source :
Commission de la santé et des services sociaux des premières nations du québec et du Labrador
La Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik est responsable de l'administration et de la prestation des services de santé et des services sociaux aux résidants de la région du Nunavik.
2002/03
Réparties dans les provinces, les collectivités de la région de l'Atlantique comptent des populations des Premières nations, inuites et innues. Les collectivités sont plutôt petites, et la moitié d'entre elles comptent environ moins de 500 habitants.
| Province | Nombre de collectivités des Premières nations | Nombre de collectivités inuites | Nombre de collectivités innues |
|---|---|---|---|
| Île-du-Prince-Édouard | 2 | ||
| Nouveau- Brunswick | 17 | ||
| Nouvelle-Écosse | 13 | ||
| Terre Neuve et Labrador | 1 | 5 | 2 |
En plus d'un gestionnaire de programme (le coordonnateur régional) fourni par le bureau régional de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), la région compte un poste de soutien administratif à la DGSPNI. Deux coordonnateurs de secteur, employés par des organisations des Premières nations, continuent d'oeuvrer pour le programme dans la région.
L'un des coordonnateurs se trouve en Nouvelle-Écosse et il coordonne le programme pour les 21 collectivités de la Nouvelle-Écosse et de Terre Neuve et Labrador. La population totale desservie est d'environ 15 000 habitants. L'autre coordonnateur travaille depuis le Nouveau-Brunswick et dessert les 17 collectivités de la province et les deux collectivités de l'Île-du-Prince-Édouard, soit une population totalisant environ 10 000 personnes.
L'exercice 2002/03 a été fort fructueux dans la région de l'Atlantique : en effet, environ 80 % des collectivités étaient en mesure d'offrir des services à la fin de l'année. On a observé une hausse correspondante des demandes d'aiguillage et de la sensibilisation à l'égard du Programme. Même si la région compte 40 collectivités réparties dans quatre provinces, le nombre relativement petit de communautés a permis aux travailleurs régionaux d'effectuer des visites en personne, de mettre sur pied des groupes de travail et d'aider à élargir la capacité des collectivités. Avec les années, la confiance des travailleurs s'est accrue et le sentiment d'isolement des collectivités a commencé à diminuer et celles-ci comprennent de mieux en mieux en quoi consiste le Programme.
Avant le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI), très peu de services à domicile étaient offerts aux habitants de la région. Depuis la mise en oeuvre des services, les clients reçoivent des services en fonction de l'évaluation de leurs besoins plutôt que d'avoir à se faire traiter à l'hôpital. Dans certains cas, les attentes à l'égard du type de services offerts et de leur envergure étaient même plus élevées que la capacité du Programme.
La plupart des collectivités disposent maintenant de personnel, notamment des infirmières et des préposés au soutien à domicile. Les clients sont maintenant évalués à partir de lignes directrices bien établies.
Plusieurs projets pilotes ont été réalisés dans la région durant l'exercice 2002/03. En voici un bref exposé :
Projet « Palm Pilot »
L'équipe nationale a confié à une entreprise le mandat de mettre à l'essai l'usage de l'ordinateur de poche Palm Pilot à l'échelon des collectivités pour les soins à domicile. Les préposés au soutien à domicile d'une collectivité du Nouveau-Brunswick et des infirmières autorisées et des infirmières auxiliaires autorisées en soins à domicile d'une collectivité de la Nouvelle-Écosse ont participé au projet. Le projet a pris fin en juin 2002.
Projet pilote post-hospitalisation
Cinq bandes micmaques du Cap-Breton ont participé à ce projet évalué à partir de données empiriques. La province de la Nouvelle-Écosse hésitait à y participer au début et à prêter du personnel hospitalier, en partie, parce qu'elle craignait une hausse de la charge de travail requise. Avant la réalisation du projet, il y avait des lacunes dans le service entre le congé et le retour des gens dans leur collectivité en partie à cause de problèmes de communication. Les coordonnateurs des collectivités du Cap-Breton se sont adressés aux autorités provinciales pour voir si le personnel de soutien à domicile ferait une évaluation des clients des Premières nations et les coordonnateurs ont mis au point un outil pour recueillir l'information. Malgré quelques obstacles, la province a offert un bon soutien et toutes les parties concernées espèrent élargir le projet à la grandeur de la province en 2003/04.
Le projet a également permis de démontrer qu'il était important de se doter d'un cadre pour le programme, en montrant aux représentants provinciaux les réalisations et les résultats à atteindre pour le programme et la nécessité de fonctionner en partenariat.
Les membres des groupes de travail se sont rencontrés tous les mois, en personne ou par téléconférence; les premiers avantages ont été le partage de l'information entre les collectivités, le soutien apporté et la réduction des sentiments d'isolement. Des exposés de conférenciers et de la formation spécialisée ont également été offerts aux coordonnateurs de la collectivité, dont la plupart avaient une formation en nursing. La plupart des autres coordonnateurs étaient des directeurs de la santé.
Voici les personnes qui ont siégé au comité directeur régional du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMCPNI):
Comme dans toutes les autres régions, la formule de financement a changé en 2002/03, tous les fonds allant aux collectivités et aucun crédit n'étant réservé comme tels aux projets d'immobilisations ou à la formation. Il a donc quand même fallu répondre à ces besoins, tout particulièrement au sein des plus petites collectivités. Toute la formation dispensée dans la région en 2002/03 s'est faite à l'échelon des collectivités.
Formation des préposés au soutien à domicile
Formation des coordonnateurs de collectivité
Formation avancée sur le soin des plaies
Formation en gestion des cas
Formation en informatique
Enjeux liés au maintien en poste
À l'échelon provincial
La décision du programme de soins à domicile de la Nouvelle-Écosse de collaborer avec les Premières nations au chapitre des évaluations en milieu hospitalier a constitué une réussite importante. Grâce à une organisation tripartite incluant les Premières nations, la province et le gouvernement fédéral, la province a commencé à explorer des moyens d'aider les Premières nations à renforcer leurs capacités.
Conférence internationale des travailleurs sociaux
Même si cette manifestation s'est déroulée à Halifax, en mai 2003, une quantité importante de travail de planification a eu lieu durant le dernier trimestre de 2002/03. Outre le coordonnateur de secteur pour la Nouvelle-Écosse et Terre Neuve et Labrador, un coordonnateur communautaire et le directeur provincial des soins à domicile du Cap-Breton ont présenté un exposé. Ils ont parlé de partenariats, des succès obtenus et des défis à relever. La conférence a démontré une connaissance et un intérêt de plus en plus marqués à l'égard du Programme au sein des collectivités et des organisations à l'extérieur des Premières nations.
Diabète chez les Autochtones (IDA)
Des liens ont été établis avec l'IDA aux échelons régional et local, là où c'était possible. Les partenaires ont collaboré pour organiser des ateliers, faire de l'aiguillage et élaborer des mesures au bénéfice des deux Programmes comme des clubs de marche, entre autres activités. Des exposés ont également été faits lors de conférences et durant des activités de formation.
Cybersanté
Des représentants de cybersanté ont fourni de l'aide dans divers domaines de formation dont l'apprentissage et le soutien à l'utilisation de l'outil Rapports statistiques sur la prestation des services.
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)
Dans plusieurs collectivités, les fonds pour les Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) et les soins aux adultes ont été combinés afin d'éviter le chevauchement des services et de réaliser des gains d'efficacité
Guide d'évaluation
Le guide d'évaluation élaboré par l'équipe nationale d'évaluation a été distribué en février 2002. Ce document expose des options pour l'évaluation à l'intention des collectivités qui détiennent ou non de l'expérience dans ce domaine. Une collectivité du Nouveau-Brunswick a commencé à élaborer un formulaire d'évaluation normalisé au moyen du guide.
Bulletins d'information
Les coordonnateurs de secteur ont produit un bulletin d'information semestriel à l'intention du personnel oeuvrant au sein des collectivités.
Fiches d'information
Plusieurs fiches d'information ont été rédigées et distribuées avec les guides de politiques et de procédures produits à l'intention des collectivités. Ces fiches ont servi à diverses fins dans l'exécution du programme comme pour la réalisation d'évaluations, les relations avec le personnel, etc.
Ouvrages de référence
Des ouvrages de référence ont été recensés et distribués aux infirmières.
Le Secrétariat du Nord a été créé à l'automne 1998 afin d'offrir aux Premières nations et aux Inuits vivant au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) et au Nunavut une approche coordonnée, cohérente et équitable pour la prestation des programmes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI). Le Secrétariat du Nord a aussi été l'organisme ministériel chargé d'aider le gouvernement du Nunavut à mettre sur pied son ministère de la Santé et des Services sociaux. À l'automne 2000, on a aussi attribué au Secrétariat du Nord la responsabilité des programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies de Santé Canada et des autres communications avec les gouvernements et les intervenants territoriaux dans une relation de partenariat.
Les principales responsabilités du Secrétariat du Nord sont les suivantes :
Le Secrétariat du Nord offre aussi du soutien supplémentaire, notamment en faisant ce qui suit :
2002/03
2002/03
2002/03
2002/03
Le Secrétariat du Nord de Santé Canada administre le Programme pour les trois territoires.
Nunavut
La région du Nunavut est vaste, et couvre près de deux millions de kilomètres carrés. Elle abrite 27 collectivités inuites qui totalisent plus de 21 000 habitants.
Territoires du Nord-Ouest
Le territoire abrite 33 collectivités, qui représentent un mélange d'établissements de Premières nations et des Inuits. Comme dans les autres territoires, les collectivités sont plutôt petites et relativement isolées; c'est dans ce territoire que la taille moyenne des collectivités est la plus petite.
Yukon
Environ la moitié des 14 Premières nations du Yukon ont une population de moins de 500 habitants et seule une collectivité, celle de Kwanlin Dun, possède plus de 1 000 habitants. À la fin de 2001/02, cinq collectivités avaient terminé l'évaluation de leurs besoins et à la fin de 2002/03, trois autres collectivités avaient terminé cette démarche au Yukon. Tout comme à la fin de 2001/02, seule une collectivité avait commencé à fournir des services à la fin de 2002/03.
Une composante clé du plan de travail pour 2002/03 consistait à favoriser l'éducation et l'écoute des leaders des collectivités, des populations admissibles aux Soins a domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (SDMC) et des fournisseurs de services ainsi que les communications et le partage avec ceux-ci, en communiquant avec les groupes et les organisations communautaires concernant les services de soins à domicile et en trouvant des moyens de soutenir les familles dans la prestation des soins à domicile.
Cet objectif a été atteint, en partie, au moyen de bulletins d'information, de fiches d'information, de brochures, d'affiches, de vidéos et de communiqués d'intérêt public.
Étant donné que la plupart des régions ont poursuivi leur transition de la planification et de la mise en oeuvre à la prestation de services durant l'exercice 2002/03, environ trois collectivités sur quatre de l'ensemble du pays offraient des services de soins à domicile et en milieu communautaire à la fin de l'année. Même si les intervenants du Programme au sein des collectivités et conseils tribaux et aux échelons régional et national sont parvenus à surmonter une grande diversité d'obstacles durant l'année, voici quelques-uns des défis communs auxquels ils ont été confrontés.
Comme un nombre accru de collectivités entraient en mode de prestation des services, l'équipe nationale a produit le Rapport statistique sur la prestation de services (RSPS). Le RSPS a été mis au point pour aider les collectivités à produire les rapports requis de façon efficace et intégrée. Malheureusement, il a fallu dispenser une importante formation au personnel régional et des collectivités et il y a eu des problèmes de compatibilité entre les systèmes si bien que l'outil a été perçu comme étant lourd à utiliser par beaucoup d'intervenants du Programme. Dans certaines régions, les collectivités ont produit les rapports requis à la main et c'est à la région que revenait le soin de transposer l'information en ligne.
Quelques régions ont conçu des modèles localement pour recueillir les données. Bien que les opinions soient partagées sur le fait que les exigences se simplifient ou deviennent plus complexes, il est probable que les défis posés par le RSPS ont contribué à donner l'impression à certains que la tâche s'alourdissait. L'outil exige également beaucoup de formation et un soutien continu. Certains estiment également que cet outil ne permet pas de recueillir toute l'information requise (p. ex., les données sur les tendances). On constate un intérêt marqué en faveur de l'intégration des exigences des Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) en matière de rapports.
Dans plusieurs régions, la prestation de conseils en soins infirmiers a constitué un important enjeu durant l'année. Par exemple, en Colombie-Britannique (C.B.), l'équipe de nursing en soins à domicile et en milieu communautaire a dû effectuer un certain travail de supervision des soins à domicile et faire l'examen des programmes étant donné que plusieurs collectivités ne pouvaient obtenir ces services ailleurs. Une autre province fait état d'enjeux liés à l'assurance de la qualité, à la tenue des dossiers des clients et à la surveillance connexe. La région de la Saskatchewan a réglé la question de la supervision (conseils) des soins infirmiers pour les petites collectivités en mettant au point un système dans lequel celles-ci peuvent utiliser une partie des fonds qui leur sont accordés pour se procurer ce service en fonction de leurs besoins.
Pendant que les régions travaillent avec le personnel pour trouver des solutions aux besoins en services-conseils, des comités aux échelons régional et national se penchent actuellement sur la question.
Comme pour la plupart des programmes de cette nature, un certain nombre de défis ont entouré la question du financement. L'attribution des fonds selon les étapes ne fait toujours pas l'unanimité, certains travailleurs estimant que le principe de « gestion par la collectivité et à son rythme » était contraire aux modalités d'attribution réelles des fonds en fonction de l'étape où est rendue la collectivité.
Les petites collectivités isolées vivent souvent des défis encore plus grands parce que leurs coûts sont plus élevés et leurs ressources humaines plus limitées, même si le type de travail et les niveaux de services requis sont essentiellement les mêmes.
Le financement des deuxième et troisième niveaux constitue un défi permanent au sein des régions. Alors que certaines d'entre elles choisissent d'accroître le niveau de financement fourni par le bureau national ou de financer les services de deuxième niveau à même d'autres sources de fonds, le financement de troisième niveau s'établit à un niveau fixe et aucuns fonds ne sont alloués directement au soutien de deuxième niveau.
Les niveaux de partenariat, de soutien et de services offerts aux Premières nations en matière de soins à domicile diffèrent selon la province et ces écarts ne sont pas pris en compte pour établir le financement.
Les enjeux liés au recrutement et au maintien en poste du personnel infirmier ont varié en nature et en importance entre les régions et au sein de chaque région. Même si le recrutement constitue un enjeu permanent pour les collectivités autres que celles des Premières nations ou des Inuits, certaines régions ont réussi à attirer le personnel requis pour l'exécution du Programme à l'échelon communautaire.
Le maintien en poste est devenu un enjeu de plus en plus important dans certains secteurs. Les écarts salariaux entre les collectivités des Premières nations et des Inuits et entre les collectivités qui n'appartiennent pas à ces groupes expliquent en partie cette difficulté selon certains. L'absence de soutien à la formation continue des travailleurs est également mise en cause pour expliquer les départs au sein du personnel.
Aux échelons régional et national, le roulement du personnel s'est également avéré un enjeu en raison de son incidence sur l'évolution du Programme, les communications et la continuité pendant la période où il faut recruter, engager et former le nouveau personnel.
Même si elles ne disposaient pas de budget particulier pour la formation et les projets en immobilisations durant l'exercice 2002/03, les régions et les collectivités ont quand même dû parvenir à dispenser une formation continue à l'effectif en place tout en formant les nouveaux arrivés, tout particulièrement les préposés aux soins de santé à domicile. Par ailleurs, le remplacement des installations ou l'aménagement de nouvelles installations ont également constitué des défis. Certaines régions ont été capables d'allouer leur écart budgétaire à certains projets de formation et d'immobilisations, mais plusieurs d'entre elles, tout particulièrement celles dont la totalité ou la plupart des collectivités avaient commencé à offrir des services, n'ont pu profiter d'autres sources de financement.
Les communications ont continué à poser un défi pour tous les intervenants concernés aux échelons local, régional et national. En plus des communications ponctuelles faites par écrit, verbalement et en personne, on a mis en place divers outils permanents pour faciliter l'échange d'information.
Des réunions ont été régulièrement organisées dans certaines régions avec les travailleurs des collectivités et régionaux, en personne ou par téléphone. Le personnel régional et les partenaires des Premières nations et des Inuits ont organisé des appels conférences réguliers et des réunions habituellement tous les six mois pour apprendre, faire du remue-méninges concernant les défis et les possibilités et se donner du soutien et des conseils mutuellement. Malgré les efforts continus pour améliorer les communications, la plupart des gens concernés estimaient que le savoir, le soutien et les services ne pourraient que bénéficier d'un élargissement des communications et du partage de l'information.
Tout comme les régions qui ont dû surmonter les obstacles pour donner du soutien à des collectivités disposant de ressources relativement limitées, ce à quoi elles sont parvenues en de multiples occasions, l'équipe nationale a également connu des difficultés à soutenir les régions et les collectivités, compte tenu de l'envergure et de la nature du Programme. Beaucoup de collectivités, à leur tour, ont dû essayer d'exécuter un programme relativement complexe, tout particulièrement dans les collectivités plus petites et/ou isolées. Même si elles ont reçu du soutien aux trois niveaux d'exécution, elles souhaitaient également vraiment recevoir un soutien des autres programmes et bureaux (p. ex. Bureau des soins infirmiers, Services de santé non assurés (SSNA), Ministère des affaires indiennes et du nord (MAIN), etc.)
Malgré les difficultés en matière de communications et de soutien qu'a connu le Programme, les réalisations et les succès à tous les échelons dans l'ensemble du pays ne peuvent être sous-estimés, dans la mesure où les travailleurs du Programme ont permis aux collectivités de passer à travers les étapes de la planification, de l'élaboration, du lancement et du maintien en place des programmes de SDMC.
Même si l'ampleur des liens et des partenariats entre le Programme et les autres programmes gouvernementaux et les organisations non gouvernementales a varié de façon importante aux échelons des collectivités, des régions et du pays, l'année a été marquée par de belles réussites issues de l'établissement ou de l'élargissement de ces collaborations.
Malgré les nombreux succès obtenus, l'intégration et le lien avec d'autres organisations et programmes fédéraux posent un défi. Selon l'organisation et l'enjeu, les discussions et le réseautage peuvent s'avérer limités aux échelons national, régional et/ou local.
Un emballant projet pilote a été élaboré par le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI) et les Services de santé non assurés (SSNA) pour le début de 2003/04 dans trois collectivités de l'Alberta et une collectivité de la Nouvelle-Écosse. Le projet vise à améliorer et à accélérer l'accès à certaines fournitures médicales et à certains appareils médicaux au sein de la collectivité. La question du consentement et de la couverture en vertu des SSNA est cependant considérée par certains comme étant un important enjeu et un défi à relever.
Le PSDMCPNI se fonde sur un partenariat entre le gouvernement fédéral (Santé Canada) et les partenaires des Premières nations et des Inuits. Les représentants des Premières nations et des Inuits ont joué un rôle majeur en contribuant à la présentation devant le Conseil du Trésor aux fins du Programme. Un Comité directeur national où siègent autant de représentants gouvernementaux que de représentants des Premières nations et des Inuits a poursuivi son travail essentiel durant l'exercice financier 2002/03. Des activités ont également été réalisées en partenariat et en collaboration au sein des régions Dans chaque région ainsi qu'à l'échelon national, ces partenariats fonctionnent selon leurs modalités propres, en partie selon les organisations et les personnes qui les ont établis, des rôles qui leur sont attribués et des acquis des partenariats passés.
Les partenaires des Premières nations et des Inuits tout comme les employés gouvernementaux reconnaissent l'importance de collaborer pour réaliser les résultats attendus dans le cadre du Programme. Les moyens à prendre pour réaliser ces objectifs ne font pas toujours l'unanimité. L'importance de la participation des partenaires des Premières nations et des Inuits à la planification jusqu'à la mise en oeuvre, à la prestation des services et à l'évaluation a déjà été soulignée. Les défis se vivent directement dans la collectivité où il est parfois difficile de concilier les rôles et les perspectives des différentes instances et personnes concernées (c.-à-d. les désaccords entre le gouvernement et les représentants des partenaires des Premières nations et des Inuits). Lorsqu'un différend survient, il est difficile pour l'une ou l'autre des parties en cause de parvenir à une solution officielle en l'absence de mécanismes formels de résolution des conflits.
Malgré ces défis, les partenariats aux échelons local, régional et national entre le gouvernement, le réseau des soins de santé et les Premières nations et les Inuits mais aussi avec d'autres organisations et groupes d'intérêt ont porté fruit en de multiples occasions.
L'exercice financier 2003/04 marquera la cinquième année du Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits (PSDMCPNI). Durant les quatre premières années, près de trois collectivités des Premières nations et des Inuits sur quatre de l'ensemble du Canada ont réalisé toutes les étapes du Programme, de l'évaluation et de la présentation de leurs plans jusqu'à la planification de la mise en oeuvre menant à la prestation de services complets. Durant l'année qui s'amorce, d'autres collectivités passeront en mode de prestation des services, alors que celles qui y sont déjà bénéficieront d'une expertise acquise avec le temps et l'expérience accumulée au sein du Programme.
L'évaluation prendra une importance cruciale en 2003/04. De nombreuses collectivités utiliseront les compétences et les idées issues des ateliers et du soutien reçu en matière d'évaluation et amorceront la démarche d'évaluation des processus et des résultats de leur propre programme. Cette information les aidera à gérer leur programme dans le contexte particulier qui est le leur.
À l'échelon national, trois études clés seront réalisées.
Nul doute que le nombre de clients qui recevront des soins à domicile et en milieu communautaire dans leur collectivité respective est appelé à croître en 2003/04. Même si les travailleurs et les partenaires de tous les échelons auront encore à relever des défis dans la poursuite de leur travail, ils pourront compter résolument sur les acquis du Programme engrangés au cours de ses quatre premières années d'existence pour parvenir à offrir des soins à domicile et en milieu communautaire de qualité aux Premières nations et des Inuits.
Voici les composantes de base des soins à domicile et en milieu communautaire :
Voici les services offerts par le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire :
Voici comment cette démarche est effectuée :
C'est l'étape après l'évaluation qui vise à assurer que le plan de soins convient et qu'il est exécuté par le bon donneur de soins, au bon moment.
Les personnes de tout âge qui ont un besoin ayant été évalué et qui
Les autres personnes susceptibles de bénéficier de soins à domicile et en milieu communautaire incluent la famille et les amis qui ont besoin de soutien pour continuer à prendre soin des personnes à la maison.
Les clients peuvent demander les services eux-mêmes ou ils peuvent être orientés par des membres de leur famille, des amis, des médecins, des voisins ou des hôpitaux.
Les services de soins à domicile et en milieu communautaire sont fournis surtout par des infirmières autorisées, des infirmières auxiliaires autorisées et des auxiliaires familiales ou préposés aux soins personnels accrédités à l'échelon de la collectivité. Les auxiliaires familiales et les préposés aux soins personnels doivent être soutenus et supervisés par des infirmières autorisées.