L'hôpital, le médecin ou l'infirmière le plus près sont souvent à des centaines de kilomètres d'une communauté inuite ou des Premières nations. Mais dans de nombreux cas, il est possible d'abolir les distances grâce à la télésanté, une technologie qui permet aux patients, aux infirmières et aux médecins de se parler comme s'ils étaient dans la même pièce.
La télésanté, ce peut être :
Au Canada, la télésanté est l'utilisation stratégique des technologies de l'information et des communications pour accroître l'accessibilité de notre système universel de soins de santé.
La télésanté revêt plusieurs formes
Voici quelques-unes des applications actuelles de la télésanté :
La télésanté est un partenariat
La télésanté, c'est plus que de la technologie et de l'information. Ce sont les efforts conjugués de personnes qui partagent une même vision : permettre aux gens, peu importe où ils vivent, de recevoir en temps voulu les soins de santé et l'information dont ils ont absolument besoin. Au Canada, les partenaires en télésanté sont :
La télésanté ne peut remplacer le personnel clinique et les autres travailleurs de la santé. Mais elle peut fournir, et fournit effectivement, l'accès à des soins de santé à ceux qui vivent dans une région éloignée et à ceux qui ont un accès limité aux soins en raison de facteurs culturels ou linguistiques, ou du manque de ressources cliniques.
Ce que la télésanté apporte au patient
Ce que la télésanté apporte aux communautés
Ce que la télésanté apporte aux fournisseurs de soins de santé
Voici comment pourrait se dérouler un téléexamen type, où vous seriez le patient.
Si vous faites une demande de téléconsultation, vous devez signer un formulaire pour autoriser l'envoi de vos renseignements médicaux au spécialiste ou au professionnel de la santé qui contribuera à distance à la prestation de vos soins, à défaut de quoi ces renseignements ne seront pas transmis et vous devrez prendre des dispositions pour obtenir une consultation en personne.
Au moment de la téléconsultation, un membre du personnel dûment formé vous explique le processus et vous prépare à l'examen clinique. Celui-ci se déroule dans une pièce privée, et vous pouvez demander d'être accompagné de votre médecin, d'un proche ou de toute autre personne qui peut vous aider.
L'examen débute par la transmission de votre photo et de vos résultats de radiographie ou d'autres examens au médecin travaillant à distance. Un écran de télé ou d'ordinateur, une petite caméra, un microphone et une ligne de téléphone spéciale sont les appareils utilisés. On peut y ajouter une caméra à l'épaule, pour réaliser des gros plans qui permettent de bien visualiser la région atteinte. D'autres instruments électroniques, comme un otoscope à fibres optiques et un stéthoscope numérique permettent au médecin de vous examiner comme si lui ou elle le faisait en personne.
Chacun peut dialoguer librement pendant l'examen - et en tant que patient, on vous encourage à poser des questions. Le professionnel de la santé, que vous pouvez voir à l'écran, est également dans une pièce privée, de sorte que le caractère personnel et confidentiel des renseignements qui vous concernent et de vos conversations est respecté, comme lors d'un rendez-vous en personne.
Pour fournir des télésoins, il ne suffit pas d'installer du matériel technologique d'un bon rapport coût-efficacité. Les téléinterventions doivent aussi s'intégrer à la structure organisationnelle de l'établissement de soins, et il faut pouvoir compter sur un soutien administratif, un soutien médical à distance et une infrastructure opérationnelle qui permet aux applications cliniques de fonctionner.
Mais d'abord et avant tout, les téléinterventions doivent répondre aux besoins cliniques des fournisseurs de soins et de leurs clients. Pour ce faire, il faut conserver le caractère personnel de la rencontre, et c'est ici qu'intervient le travailleur de la santé communautaire dûment formé.
Le coordonnateur en télésanté est chargé de faciliter les rapports entre le fournisseur et les patients. Alors que les caméras, les écrans et les autres appareils peuvent créer une atmosphère froide et impersonnelle dans la pièce, le coordonnateur doit s'employer à « humaniser » le processus. En limitant l'utilisation de la technologie au minimum requis et en cherchant des moyens d'augmenter le contact humain, il fait en sorte que la technologie ne s'interpose pas entre les personnes.
Avant la mise en uvre d'un service de télésanté, le coordonnateur se rend là où le spécialiste consultant exerce, pour qu'une relation professionnelle puisse s'établir entre eux. Observer le spécialiste à l'uvre lui permettra par la suite de recréer plus fidèlement une expérience de consultation en personne lors des téléexamens. Le coordonnateur étudie également la structure des activités professionnelles du fournisseur, pour que les téléconsultations s'y intègrent harmonieusement.
De plus, les rencontres avec du personnel de soutien contribuent à l'établissement de rapports professionnels propices à la coopération, à la communication et à une plus grande satisfaction du personnel. Quand le coordonnateur est à l'endroit d'où seront offerts les télséservices, il peut créer avec les professionnels des rapports plus étroits qui favoriseront ceux qui s'établiront entre le patient et le fournisseur.
Recherche sur la télésanté dans les communautés inuites et des Premières nations
Les résultats d'un projet de recherche récent montrent que la télésanté est un instrument efficace de prestation de soins aux communautés inuites et des Premières nations du Canada. Le Rapport final du Projet national de recherche sur la télésanté pour les Premières nations indique comment ces travaux de recherche ont été planifiés, réalisés et évalués, et fournit du matériel éducatif susceptible d'intéresser les communautés inuites et des Premières nations qui choisiraient d'entreprendre leurs propres projets de télésanté.
La télésanté en Alberta
Le Programme de télésanté pour les Premières nations de l'Alberta (PTPNA) vise à redéfinir la prestation de services de soins de santé aux communautés des Premières nations de la région de l'Alberta. Il a notamment pour objectifs le développement de l'infrastructure requise pour les programmes de télésanté, l'installation de matériel de vidéoconférence, l'accès à de la formation continue pour les infirmières des communautés en région éloignée et le déploiement d'un portail d'information menant à la consultation en ligne de milliers de documents sur la santé.
On peut consulter les sites Web ci-après pour obtenir d'autres renseignements sur la télésanté.
Associations canadiennes de télésanté
Société canadienne
de télésanté - Au moyen de
la technologie de l'information et des communications, la Société canadienne
de télésanté (SCT) veut permettre à tous
et chacun d'avoir accès en tout temps et en tout lieu à des
soins de santé optimaux, et de jouir du meilleur état
de santé possible.
Télémédecine
International
Society for Telemedicine - La raison
d'être de l'International Society for Telemedicine
(ISfT) est de faciliter la diffusion des connaissances et
des expériences en matière de télémédecine
et de cybersanté, et d'offrir un accès à des
experts reconnus partout dans le monde.
Telemedicine
Information Exchange - Telemedicine Information
Exchange (TIE) est une vaste source internationale de renseignements,
de qualité vérifiée, sur la télémédecine
et la télésanté, ainsi que les activités
connexes.
American
Telemedicine Association - L'American
Telemedicine Association (ATA) est la principale source d'information
en matière de télémédecine. Championne
de la promotion de l'accès en matière de soins
médicaux, pour les consommateurs comme pour les professionnels
de la santé, elle cherche à réunir des
groupes de milieux aussi divers que ceux de la médecine
traditionnelle, des centres de santé universitaires,
des entreprises de technologie et de communications, de la
cybersanté, des sociétés médicales
et des gouvernements, entre autres, pour lever les obstacles à l'avancement
de la télémédecine par une prestation
plus professionnelle, plus éthique et plus juste des
soins de santé.