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Préoccupations liées à la santé

Cosmos 954

Accident de COSMOS 954

Le 24 janvier 1978, un satellite de surveillance soviétique à propulsion nucléaire s'est écrasé dans les Territoires du Nord-Ouest. À la suite de l'écrasement, une énorme quantité de radioactivité s'est répandue sur une surface d'au moins 124 000 kilomètres carrés dans le nord du Canada, zone qui s'étend du Grand lac des Esclaves jusqu'au nord de l'Alberta et de la Saskatchewan.

Conséquences

L'opération de nettoyage a été coordonnée par les États-Unis et le Canada. Nommé "Operation Morning Light", l'effort de nettoyage s'est poursuivi jusqu'en octobre 1978 et a eu pour résultat, selon la Commission de contrôle de l'énergie atomique (qui se nomme maintenant la Le lien suivant vous amène à un autre site Web Commission canadienne de sûreté nucléaire), une récupération estimée à environ 0,1 p. 100 de la source d'énergie de COSMOS 954.

Les équipes du Canada et des É.-U. ont survolé la zone contaminée et ont tenté de détecter, à l'aide de capteurs de rayonnement spéciaux, des parties de la source d'énergie à la surface du sol. De plus, les équipes de décontamination ont travaillé au sol afin de localiser des parties radioactives du satellite écrasé, et ce, afin de les mettre dans des contenants spécialement blindés et de les enlever.

Enseignements Tirés

À la suite de l'expérience de COSMOS 954, le Canada a pris conscience qu'il était nécessaire de posséder un plan de préparation et d'intervention aux urgences nucléaires. Une année plus tard, l'accident survenu à la centrale nucléaire de Three Mile Island a accentué ce besoin et a convaincu les fonctionnaires qu'il était temps de mettre en place un plan de secours pour faire face aux accidents et aux événements nucléaires se produisant en temps de paix.

Résultats Positifs

L'écrasement de COSMOS 954 a soulevé des questions de politique internationale. Peu de temps après l'écrasement du satellite, les États-Unis ont demandé à ce que l'on empêche les satellites contenant du matériel radioactif de graviter autour de la Terre. Cette demande a été suivie de demandes similaires de la part du Canada et des pays européens. En novembre 1978, les Nations Unies ont autorisé son Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique à mettre sur pied un groupe de travail en vue d'étudier les satellites à propulsion nucléaire.