À la suite de l'écrasement du satellite soviétique à propulsion nucléaire COSMOS 954 dans les Territoires du Nord-Ouest en 1978, et de l'accident survenu à la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie en 1979, le gouvernement du Canada a amorcé l'élaboration d'un plan officiel devant porter sur la préparation et l'intervention fédérales à un accident nucléaire ou radiologique.
En 1984, le premier ministre Pierre Trudeau a nommé le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social (ancien nom de Santé Canada) ministère responsable de l'élaboration et du maintien d'un plan national afin de faire face à des urgences nucléaires ou radiologiques.
Santé Canada a été nommé ministère responsable pour trois raisons :
IEn 1984, Santé Canada a élaboré le Plan d'intervention fédéral en cas d'urgence nucléaire (PIFUN), regroupant plusieurs ministères, afin de fournir un cadre pour coordonner la préparation et l'intervention fédérales aux urgences nucléaires. Depuis sa création, l'élaboration du plan a été influencée et modifiée par :
En 1996, le PIFUN a été renommé Plan fédéral en cas d'urgence nucléaire (PFUN) afin de refléter les changements importants apportés au plan. Depuis lors, le PFUN est employé et révisé lorsque cela s'avère nécessaire.
Le PFUN a été conçu afin de coordonner l'intervention fédérale à un rejet non contrôlé de matières radioactives émises par n'importe quelle source. Ainsi les événements du 11 septembre 2001, la menace accrue d'un attentat terroriste radiologique et la menace à la sécurité des centrales nucléaires canadiennes n'ont pas eu de répercussions sur le cadre de préparation et d'intervention aux urgences nucléaires décrit dans le PFUN.
Le Plan fédéral en cas d'urgence nucléaire est un document "évolutif" qui sera révisé, mis à jour régulièrement et modifié, lorsque cela s'avèrera nécessaire, afin de refléter les changements indiqués :