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Préoccupations liées à la santé

Meilleures pratiques : Traitement et réadaptation des femmes ayant des problèmes attribuables à la onsommation d'alcool et d'autres drogues

Résumé du rapport

Préparé par Janet C. Currie, Focus Consultants pour La Division de la Stratégie canadienne antidrogue Santé Canada

Personnel attaché au projet
Directrice de l'étude :
Janet Currie

Conseillère spéciale au projet :
Nancy Poole

Personnel de recherche :
Susanna Jani Joanne Myers Peggie-Ann Kirk

Rédaction du document :
Charlotte Coddington
Geoff Gosson

Traduction du document :
Les Traductions Houle Inc.

Remerciements

Nous tenons à remercier les personnes suivantes de nous avoir aidés à réaliser ce projet :

  • Virginia Carver (Division de la Stratégie canadienne antidrogue, Santé Canada), pour les conseils, l'appui et l'aide pratique qu'elle nous a apportés du début à la fin.
  • Nancy Poole, pour son intérêt et son soutien et pour nous avoir aidés à définir, réviser et appuyer les objectifs et le contenu du projet.
  • Les membres du Groupe de travail pour le cadre de responsabilisation et d'évaluation et pour le plan de recherche du Comité fédéral/provincial/ territorial sur l'alcool et les autres drogues, pour nous avoir soutenus et aidés à choisir les experts et les ressources et pour les renseignements qu'ils nous ont fournis lors de l'élaboration de l'ébauche.
  • Bette Reimer (Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies) et Rob Harvey (Ministère de l'enfance et des familles de la C.-B.), pour nous avoir aidés à trouver les documents de référence.
  • Tous les répondants qui ont apporté leur contribution à ce projet avec tant de bonne volonté et d'enthousiasme.

Résumé du rapport

Ce rapport précise les éléments qui composent les meilleures pratiques de traitement et de réadaptation des femmes ayant des problèmes attribuables à la consommation d'alcool et d'autres drogues. On y détermine et on y décrit quelles sont les meilleures pratiques dans les domaines suivants : dépistage des clientes, contact et engagement, principes de traitement, méthodes particulières, maintien des clientes en traitement, organisation et durée du traitement, prestation de services complémentaires et évaluation de l'efficacité du traitement. Les recommandations en vue de meilleures pratiques reposent sur des entrevues réalisées auprès de 40 experts et sur l'examen de la documentation actuelle portant sur ces sujets. Les entrevues effectuées auprès des experts de même que l'examen de la documentation portent également sur les obstacles au traitement des femmes.

Le rapport donne un bref résumé des habitudes de consommation des femmes et des effets de la consommation d'alcool et de drogues sur celles-ci. On y décrit également les caractéristiques de groupes particuliers de la population, notamment les femmes enceintes et les mères de famille, les femmes autochtones et les femmes de minorités ethnoculturelles.

Le rapport traite également de divers obstacles personnels et interpersonnels, sociétaux de même que ceux liés aux programmes auxquels sont confrontées les femmes nécessitant un traitement. On retrouve, parmi les obstacles types qui ont été déterminés, le sentiment de honte et de culpabilité, la crainte d'être isolée et de perdre ses enfants, les contraintes des programmes comme l'aiguillage et le dépistage inadéquat ou encore le manque de programmes souples et gratuits.

On y décrit un ensemble d'obstacles types au traitement auxquels peuvent faire face certains groupes particuliers de la population. Ainsi, les femmes enceintes et les mères de famille sont davantage touchées par les obstacles d'ordre structurel (le manque de services de garde) et les obstacles d'ordre personnel (la peur, la culpabilité et la honte sont des sentiments qui sont amplifiés par le stigmate social associé aux mères qui consomment de l'alcool et d'autres drogues). Les femmes de minorités ethnoculturelles semblent davantage touchées par les structures et les croyances socio-culturelles qui refusent de reconnaître les problèmes liés à la consommation d'alcool et d'autres drogues ou le recours aux réseaux d'aide officiels.

Le rapport décrit 13 grands principes de traitement, notamment l'importance d'offrir une variété de traitements et de soutiens connexes, la valeur d'une approche qui tienne compte de tous les aspects de la vie d'une femme incluant les aspects émotionnels, psychologiques et spirituels, et les méthodes axées sur les femmes, les encourageant à prendre leur vie en main et à établir des liens entre elles.

On retrouve, parmi les meilleures pratiques de traitement reconnues tant par les experts que par la documentation pertinente, l'importance d'aborder les questions de santé interdépendantes, une démarche qui tienne compte du sexe, l'éducation des clientes, la valeur du « modèle relationnel » de traitement, le développement des compétences, les questions de la famille, la réduction des méfaits et une vision réaliste de la gestion et de la prévention des rechutes.

Bien que la documentation se rapportant à l'organisation fondamentale ou à la structure du traitement ne soit pas concluante à cet égard, les experts préfèrent généralement le traitement en clinique externe tout en favorisant le traitement en établissement pour les femmes qui ont des problèmes persistants plus graves ou qui vivent dans des milieux qui ne sont pas sécuritaires. Il y a consensus à l'effet que la durée optimale d'un traitement doit dépendre de l'évaluation attentive des besoins de la cliente et de l'adaptation de celle-ci à la gamme de possibilités de traitement, incluant le traitement de courte durée qui s'est avéré efficace auprès de certaines femmes.

Le rapport précise également les services complémentaires les plus cruciaux en ce qui a trait au traitement des femmes et recommande diverses structures pour la prestation de ces services.

Le rapport aborde enfin la question de l'évaluation de l'efficacité et des résultats des traitements. Tant la documentation que les experts considèrent que la « réussite » d'un traitement doit être vue et évaluée de façon multidimensionnelle à l'aide d'un ensemble de mesures « de la qualité de vie », de l'évaluation faite par les clientes elles-mêmes et en vérifiant la diminution de la consommation d'alcool et d'autres drogues.

Le rapport contient divers tableaux des éléments constituant les meilleures pratiques tels qu'ils ont été établis par les experts.

Ce rapport est divisé en deux grandes sections. La section I renferme l'introduction et le contexte du projet, incluant les définitions, les paramètres et les contraintes. La section II donne les résultats du projet incluant les résultats des entrevues effectuées auprès des experts et ceux provenant de l'examen de la documentation. Chaque sous-section est organisée par sujet. On retrouve, à l'intérieur de chacun des sujets, à la fois le point de vue des experts et le résumé de la documentation disponible.