Voir la section 2.7 pour les résultats connexes à la recension de la documentation
Voir la section 3.5 pour les résultats connexes aux entrevues avec les personnes-ressources clés
« Beaucoup de programmes sont utiles. Mais ils ne vont pas assez loin. Ils doivent offrir de nous aider à nous relier à des services... »
Les participantes devaient déterminer les genres de services communautaires dont les femmes ayant des problèmes attribuables à la consommation d'alcool et d'autres drogues avaient le plus besoin ou qui leur étaient les plus utiles. Voici les principales réponses et le nombre de séances de groupe de discussion où chaque thème est ressorti :
Les répondantes ont dit que des groupes de soutien tels que Marijuana Anonyme et Narcotiques Anonymes étaient utiles. Plusieurs ont fait ressortir les avantages des groupes de soutien axés sur le traitement qui sont animés par des spécialistes de la toxicomanie.
Selon les participantes, il est important de fournir des services de garde d'enfants de qualité aux femmes qui suivent un traitement et il y a des avantages à ce qu'elles aient accès à leurs enfants pendant le processus de traitement.
Certains membres des groupes de discussion ont indiqué qu'il fallait élaborer des ressources écrites décrivant en détail les principaux programmes et services de soutien qui sont mis à la disposition des femmes à l'échelle locale. Dans l'idéal, ces ressources devraient être facilement accessibles et faire l'objet de promotion. Il serait aussi utile de faire la description des services offerts dans des régions données pour améliorer la compréhension mutuelle des programmes et des services chez les fournisseurs de services communautaires.
Selon les participantes, il est important de fournir aux femmes des services d'aide en toxicomanie et des lignes d'écoute téléphonique. Elles ont ajouté qu'il serait bon que les femmes aient accès à des services d'intervention d'urgence, comme ceux qui sont offerts par les centres d'accueil et les organismes qui répondent aux victimes d'agression sexuelle et de traumatisme.
Les participantes ont rappelé que les femmes avaient besoin de refuges sûrs et de logements abordables. Elles recommandent que le personnel des refuges reçoive une formation spécialisée sur les problèmes attribuables à la consommation d'alcool et d'autres drogues et les approches propres à chaque sexe, et qu'il possède les compétences nécessaires pour relier les femmes à d'autres services dont elles ont besoin. Le fait que les femmes en milieu rural ont moins accès à ce genre de services et de programmes inquiète les participantes.
Outre les services de traitement, les participantes croient qu'il faut des programmes éducatifs communautaires qui portent sur une vaste gamme de sujets de perfectionnement personnel, comme l'estime de soi, l'apaisement de la douleur, l'établissement du budget, le rôle parental, les choix sains, l'alimentation, l'affirmation de soi et la gestion de la colère.
Selon les femmes, pendant les périodes de transition d'un traitement, elles éprouvent souvent plus de stress et sont plus sensibles à la rechute. Plusieurs d'entre elles ont souligné qu'il était important d'offrir aux femmes des possibilités de réadaptation à long terme, comme des maisons de soutien de « transition » et des programmes de logement de transition. Les services de soutien à domicile et les programmes familiaux sont ressortis comme des sources de soutien essentiel pour les femmes pendant les périodes de changement. Certaines ont aussi mentionné que des renseignements sur la prévention devraient être fournis au moment de la sortie d'un centre de désintoxication et qu'il fallait offrir des services de suivi après des programmes de traitement initial et de désintoxication. Les plans de soins devraient inclure des activités liées à la surveillance et au soutien des gains acquis par les clientes pendant un traitement à long terme.