La plupart des experts s'entendent pour dire que le traitement des jeunes devrait être distinct du traitement des adultes. Les raisons pour une distinction claire comprennent les éléments suivants :
Le deuxième élément qui, selon les experts, relève des meilleures pratiques était l'importance que le traitement soit adapté au client. Les options de traitement doivent être souples et fondées sur une évaluation des besoins et de la motivation des jeunes. Les experts ont également souligné la nécessité d'avoir une gamme de services qui comporterait les éléments suivants :
On fournit une gamme de services en commençant par les services qui risquent le moins de perturber les clients puis en progressant vers des services de plus en plus poussés.
La plupart des répondants ont décrit tous les modes de traitement comme valides et en ont conclu que la forme précise de traitement devrait être déterminée en fonction des besoins particuliers. Quelques répondants ont déclaré que le traitement externe constituait la forme la plus efficace de traitement pour les jeunes car elle permettait aux clients de mettre en oeuvre
leurs compétences de tous les jours et leurs stratégies de prise en charge dans un milieu réaliste. Les jeunes qui ont généralement le plus besoin de traitements résidentiels sont, notamment, ceux qui :
Une gamme de recommandations a été émise pour ce qui est de la durée que pouvait avoir le traitement. Les experts ont souligné qu'il n'existait pas d'approche universelle en matière de durée du traitement et que la durée du traitement dépendait des besoins du client, de leur niveau de développement et de leur évolution. Les experts s'entendaient généralement pour dire que la durée du traitement externe devrait être d'environ trois à six mois, sans compter un programme structuré de soins de longue durée.
La durée varie en fonction des besoins - certains enfants ont besoin de mois, même d'années de traitement de jour, d'autres ont besoin de deux ou trois mois de traitement résidentiel et certains ont besoin de soins de longue durée pendant près de six mois; certains adolescents ont besoin de plus de 30 jours de soins continus de longue durée.
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Nous disposons d'un programme modulaire qui fonctionne par roulements, c'est-à-dire un mois de guérison traditionnelle autochtone, un mois d'acquisition de compétences quotidiennes, un mois à étudier des stratégies précises de réduction des méfaits afin que les jeunes puissent commencer le programme à n'importe quel moment.
Les experts ont souligné que des groupes précis (par exemple, les jeunes qui utilisent des solvants) avaient parfois besoin de deux ans de traitement.
L'influence de la structure de traitement (programmes résidentiels, non résidentiels ou programmes de jour) sur les résultats du traitement fait l'objet de controverses dans la documentation. Dans la cadre d'une enquête portant sur neuf études importantes qui traitaient de l'influence du traitement résidentiel par rapport à celle du traitement par séances, Spooner et coll. ont découvert qu'il n'existait aucune preuve permettant d'affirmer que le traitement résidentiel était plus efficace que l'intervention par séances pour le traitement de la dépendance à l'alcool. Les auteurs ont donc rendu la conclusion suivante :
L'argument selon lequel le traitement résidentiel est préférable pour les interventions en matière d'alcoolisme et de toxicomanie chez les adolescents ou les adultes n'est pas convaincant. Cependant, l'utilisation des établissements résidentiels est motivée lorsque le client est sans domicile fixe ou lorsque l'environnement dans lequel il se trouve risque de l'inciter à consommer, à tel point qu'une forme de traitement résidentiel est approprié. (Spooner et coll. 1996 : 6 - 9)
Dans le cadre d'une étude portant sur diverses recherches menées sur le traitement aux adultes, Catalano et coll. (1990-1991) ont découvert que la durée du traitement était davantage liée à la réussite du traitement pour les clients résidentiels que pour les clients externes. Feigelman et coll. (1988) ont découvert que les jeunes qui avaient passé davantage de temps en traitement (un an par rapport à six mois) consommaient moins de substances après le traitement et éprouvaient moins de problèmes connexes. Cependant, le temps passé en traitement était moins important que les autres variables du programme (comme les caractéristiques du personnel).