Nous tenons à remercier les personnes suivantes de nous avoir aidés à préparer cette étude :
Directrice de l'étude :
Janet Currie
Consultante spéciale :
Nancy Poole
Personnel de recherche au projet :
Susanna Jani Joanne Myers Peggie-Ann Kirk
Traduction du document :
Les Traductions Houle Inc.
Ce rapport a pour but de déterminer les meilleures pratiques de traitement et de réadaptation des jeunes qui ont des problèmes de consommation d'alcool ou d'autres drogues. Les meilleures pratiques sont définies et décrites dans les domaines de dépistage, de la prise de contact et de l'engagement des clients, de la rétention des clients au traitement, des valeurs et de la philosophie globales des traitements, des approches et des méthodes adoptées, de la prévention des rechutes, de la structure de traitement et de l'intégration des services de soutien pertinents. Les recommandations relatives aux meilleures pratiques sont fondées sur les résultats d'entrevues menées auprès de 33 experts ainsi que sur un examen de la documentation récente relative à ces domaines. Le rapport traite également des obstacles qui empêchent certains jeunes d'obtenir du traitement.
Afin d'avoir un contexte pour étudier les obstacles au traitement et les approches efficaces pour les jeunes, le rapport résume les principes généraux de la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes au Canada et nous fournit un aperçu des facteurs associés à la consommation d'alcool et de drogues. Les caractéristiques de groupes précis de la population, comme les jeunes de la rue, les jeunes autochtones ou les jeunes qui ont des problèmes judiciaires, sont également décrits.
Les obstacles personnels ou structuraux (c'est-à-dire liés au programme) et ceux qui sont liés à la famille ou à la collectivité (à ses pairs) sont abordés du point de vue de la jeunesse dans son ensemble et du point de vue de groupes précis de la population. La plupart des experts ont indiqué que les obstacles liés aux programmes et aux structures (le manque global de programmes, le fait que les services soient inaccessibles d'un point de vue géographique, le manque de services de dépistage et les longues listes d'attente) étaient les obstacles les plus durs à franchir lorsque des jeunes voulaient obtenir un traitement.
Le rapport décrit un ensemble précis d'obstacles qui nuisent au traitement de groupes spéciaux. Par exemple, selon les experts, les jeunes qui ont des problèmes concomitants de consommation d'alcool ou autres drogues ainsi que des troubles de santé mentale/de psychiatrie sont davantage touchés par des problèmes liés à la coordination et à la prestation des services, tandis que les croyances et les pratiques culturelles et familiales constituent des obstacles pour les jeunes de groupes ethnoculturels.
Les experts ont indiqué les meilleures pratiques dans le domaine de la prise de contact et de l'engagement au traitement, du point de vue de l'emplacement physique du traitement, du dépistage et de la philosophie globale du traitement, des services de dépistage ainsi que du contenu et de la structure du programme. La présence physique du personnel du programme dans les lieux où les jeunes se rassemblent de même que la prestation de soutien direct et de formation pour le personnel qui travaille auprès d'institutions qui offrent des services aux jeunes (en particulier les écoles) sont considérés comme des éléments essentiels de la stratégie de dépistage des services.
Une perspective réaliste en matière de rechutes, une méthode axée sur la réduction des méfaits, une approche souple et centrée sur les personnes ainsi que la participation de la famille sont des approches essentielles lorsqu'il s'agit d'inciter les jeunes à poursuivre le traitement. Une approche globale, du point de vue psycho-social, qui met l'accent sur l'acquisition de compétences, des activités appropriées d'un point de vue culturel (selon le cas) ainsi qu'un aspect récréatif sont des éléments idéals pour le traitement des jeunes.
Le rapport énonce également les meilleures pratiques pour les questions de santé physique et mentale ainsi que pour les problèmes interpersonnels de même que pour la gestion et la prévention des rechutes. Certaines des meilleures pratiques énoncées reposent sur des évaluations physiques et mentales complètes, des mesures globales pour régler les problèmes de santé, des informations nutritionnelles, l'adoption de modes de vie sains, des approches pratiques et créatives en matière d'acquisition de compétences, la participation directe des parents, une approche didactique par rapport à la rechute ou l'importance des travaux de groupe et de l'interaction avec ses pairs.
Certaines caractéristiques du personnel, notamment le fait qu'il fasse preuve de respect et de confiance, qu'il adopte une approche non hiérarchique, qu'il accepte et qu'il comprenne les rechutes et qu'il soit en mesure de faire la démonstration de modes de vie sains, sont également désignées comme des meilleures pratiques. Les experts s'entendent sur le fait que le traitement des jeunes devrait être distinct du traitement des adultes et que ces derniers devraient pouvoir accéder à un système de soins dont le type et la durée correspond précisément à leurs besoins. La documentation pertinente abonde dans le même sens. Il y a également un consensus global sur la nécessité de fournir un accès facile à des services complémentaires coordonnés de diverses manières.
Le rapport aborde également la question de l'évaluation des résultats et de l'efficacité du traitement. Les articles spécialisés et les experts s'accordent, à savoir que le succès d'un traitement devrait être mesuré de manière multidimensionnelle à l'aide de diverses évaluations portant sur la qualité de vie, sur les clients ainsi que sur la réduction de la consommation d'alcool et autres drogues.
Ce rapport est organisé en deux sections principales. La section I comprend une présentation du projet et fournit le contexte de celui-ci, y compris la définition, les paramètres et les limites du projet. La section II comprend les résultats du projet, y compris un résumé de l'opinion des experts et les résultats de l'examen de la documentation. Chaque sous-section est classée par thèmes (par exemple, les obstacles au traitement). Les opinions des experts ainsi que les résumés des articles spécialisés (selon le cas) sont présentés pour chaque thème.