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Urgences et désastres

Bulletin LIAISON, volume 1, numéro 1

Surveillance du corps entier pour la contamination radiologique

par : Docteur Gary H. Kramer
Chef, Laboratoire de surveillance humaine
Division de la surveillance des rayonnements et des évaluations de santé
Bureau de la radioprotection

Le BRP s'est doté d'équipement de surveillance du corps entier de haute résolution portatif et fixe qui améliorera les capacités de surveillance radiologique du gouvernement du Canada.

Le Laboratoire de surveillance humaine du BRP a présenté une proposition à l'IRTC qui visait à améliorer les capacités de surveillance du gouvernement, à l'appui du PFUN. La proposition a été préparée de concert avec le ministère de la Défense et Énergie atomique du Canada limitée. Cette proposition permettra d'améliorer les capacités du gouvernement fédéral à intervenir au cas où l'on disperserait du matériel radioactif dans un centre peuplé.

Moniteurs-portiques

On a acheté quatre moniteurs-portiques déployables en 2002. Ces appareils permettent de différencier rapidement les personnes qui ont été contaminées par du matériel radioactif des personnes non atteintes. Ensemble, les moniteurs-portiques peuvent examiner jusqu'à 1 000 personnes à l'heure. On s'est servi de ces dispositifs au cours d'exercices d'urgence fédéraux-provinciaux sur le terrain et d'ateliers de formation qui ont eu lieu en 2003 et 2004. À l'heure actuelle, on s'en sert dans l'entrée principale du BRP afin de contrôler les personnes qui entrent et quittent l'édifice. En février 2005, l'équipement a été soumis à de nouveaux essais lors d'exercices fondés sur la réalité à la Base des Forces canadiennes Suffield, en Alberta.

Détecteurs pour le corps entier et les poumons

En 2004, on a acheté une autre pièce d'équipement pouvant servir d'anthroporadiamètre portatif de haute résolution en vue d'établir si les personnes ont respiré de l'air ou consommé des aliments ou de l'eau contaminée par du matériel radioactif. La sensibilité de cet instrument permet de détecter sur le terrain des radionucléides déposées dans l'organisme, ce qui améliore les estimations des risques et améliore la gestion des conséquences pour les personnes touchées. L'équipement a été calibré au moyen d'un agencement de techniques de modélisation statistique expérimentales et standard (p. ex. les calculs Monte Carlo). L'équipement se trouve actuellement dans le Laboratoire de surveillance humaine.

On a acheté un anthroporadiamètre à haute résolution en 2003. On peut maintenant réaliser une analyse d'un fardeau interne complexe à la suite d'un déversement de produits de la fission et de l'activation (p. ex. des radionucléides). De plus, en 2003, le compteur pulmonaire du BRP a été remplacé par des détecteurs de plus grande taille et plus fiables qui permettent de réaliser une analyse plus précise de l'absorption d'un actinide (uranium, plutonium, neptunium, etc.). Tout l'équipement se trouvant dans les installations fixes a été pleinement caractérisé et fonctionnel d'ici au début de 2005.

Le Dr Gary Kramer est debout dans un moniteur-portique installé au Bureau de radioprotection

Le Dr Gary Kramer est debout dans un moniteur-portique installé au Bureau de radioprotection.

L'exercice Fermi II vérifie les capacités du laboratoire

Par : Sonia Johnson
Chef, Section de la surveillance nationale
Bureau de la radioprotection

La Section de la surveillance nationale du BRP et la DPIUN ont participé à un exercice d'intervention en cas d'urgence nucléaire en laboratoire organisé par la Gestion des situations d'urgence Ontario. L'exercice a eu lieu au mois de septembre 2004. On y faisait une simulation d'un déversement au réacteur nucléaire Fermi II au Michigan, à moins de 20 km des limites frontalières canadiennes.

Le scénario de l'exercice portait sur une contamination agricole. Il était question de vérifier que les aliments et le lait produits dans la région touchée étaient propres à la consommation humaine.

On a prélevé 30 échantillons simulés de fourrages, de fruits, de légumes, d'eau potable et de lait. Ces échantillons ont alors été acheminés à la Section de la surveillance nationale, au Laboratoire de radioprotection du gouvernement de l'Ontario et à un laboratoire nucléaire mobile du gouvernement fédéral. On a mis à l'essai le protocole de mesure des échantillons d'urgence de chacun des laboratoires et les processus de communication et de collaboration entre les groupes participants. L'exercice a aussi été l'occasion du déploiement inaugural du laboratoire nucléaire mobile.