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Préoccupations liées à la santé

Comité consultatif ministériel sur la lutte contre le tabagisme - Rapport annuel 2003-2004

Nouvelles encourageantes! Nous sommes sur la bonne voie, mais...

Au cours des dernières années, la prévalence du tabagisme a diminué pour tous les groupes d'âge, et de façon plus marquée chez les adolescents. Les résultats de 2003 de L'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) sont encourageants. Les taux de tabagisme ont chuté à 21 p.100. En d'autres termes, un seul Canadien sur cinq fume tous les jours ou à l'occasion, soit le taux le plus bas jamais atteint. C'est aussi la première fois que le taux de tabagisme chez les jeunes de 15 à 19, qui se chiffre à 18 p.100, est inférieur à celui de la population totale. Voir le tableau comparatif ci-dessous.

Taux de prevalence par groupe d'âge, données nationales*

Groupes d'âge

Taux de prévalence

Écarts

 

15 ans et +
15-19 ans
20-24 ans

 * ESUTC

1999

25 %
28 %
35 %

2003

21 %
18 %
30 %

 

-4 %
-10 %
-5 %

Non seulement les Canadiens sont moins nombreux à fumer, mais ils fument aussi moins. En 1985, le nombre moyen de cigarettes fumées par jour se chiffrait à 20,6. Depuis, ce chiffre diminué graduellement et s'établit maintenant à 15,9. Les femmes fument toujours moins que les hommes soit 14 cigarettes par jour versus 17,3 pour les hommes.

Aussi encourageantes que soient ces données, il reste néanmoins beaucoup à faire. La prévalence du tabagisme chez les jeunes adultes se chiffre toujours à 30 p.100. En outre, l'incidence de problèmes de santé et les taux de tabagisme plus élevés chez les Autochtones (47 p.100 chez les Premières nations et 66 p.100 chez les Inuits; rapportant aussi les taux les plus élevés chez les jeunes adultes) sont particulièrement préoccupants.

De plus, les variations régionales demeurent importantes, partant du taux le plus bas en Colombie-Britannique (16 p.100) au taux le plus élevé au Québec (25 p.100).

Bien que ces chiffres démontrent l'efficacité de l'approche globale, intégrée et soutenue de la lutte antitabac au Canada, ils révèlent aussi qu'il reste beaucoup de travail, particulièrement au sein de certains groupes. Ils nous permettent également de croire que le marché a atteint un point de stagnation. Il ne faudrait surtout pas régresser!

Bien sûr, les stratégies de partenariat entre l'administration fédérale, les provinces et les territoires, alliées au travail sans relâche des ONG et des professionnels de la santé à tous les niveaux, ont définitivement contribué à cette réduction de la prévalence du tabagisme.