juillet 2004
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Le projet de l'école secondaire de Hampton a servi de modèle au Nouveau-Brunswick pour la mise en valeur de la lutte contre le tabagisme et des comportements de santé. Trois ans après la mise en oeuvre initiale de ce projet, Santé Canada a mené une recherche en collaboration avec l'Université du Nouveau-Brunswick. Le but était de faciliter l'obtention d'information officielle sur l'expérience de cette école ainsi que sur les éléments et les processus clés en jeu qui ont pu contribuer aux résultats de l'initiative. Les données ont principalement été recueillies auprès de personnes qui avaient eu une expérience directe de l'initiative ou avaient participé à sa mise en oeuvre.
Les préoccupations généralisées du personnel et des élèves concernant la fumée de tabac ambiante et l'engagement renouvelé à remplir la mission de l'école, à savoir fournir « un milieu sûr et stimulant » aux élèves, ont incité l'élaboration de l'initiative. Certains aspects essentiels de l'initiative ont été mentionnés par les groupes de participants, notamment le leadership des enseignants qui s'étaient faits les champions de l'initiative, la constante détermination des élèves et du personnel, l'aménagement de lieux de rencontre sans fumée et la prestation de services d'aide aux fumeurs pour réduire l'usage du tabac.
Au moment de la collecte des données, les taux de tabagisme des élèves de l'école secondaire de Hampton étaient légèrement inférieurs à ceux observés en moyenne dans les autres écoles secondaires du Nouveau-Brunswick. À cet égard, tous les participants à la recherche s'entendent pour dire que les efforts de réduction du tabagisme ont aidé les étudiants à ne pas fumer et à améliorer l'état de santé général des fumeurs et des non-fumeurs.
En ce qui touche la sensibilisation à la lutte contre le tabagisme, presque deux fois plus d'élèves de l'école étaient au courant des ressources mises à leur disposition pour réduire l'usage du tabac, comparativement à d'autres écoles secondaires du Nouveau-Brunswick. Les enseignants participants ont également confirmé que la stratégie antitabac avait contribué à améliorer les connaissances des élèves sur le plan de la santé et à inciter ces derniers à discuter ouvertement de diverses questions relatives aux comportements et aux modes de vie sains . La mise en oeuvre de la politique antitabac s'est également avérée efficace pour limiter le nombre d'élèves qui se réunissent régulièrement dans les zones fumeurs et réduire le nombre de comportements perturbateurs ou de conflits à l'école.
Sur le plan de l'implication scolaire, les enseignants interrogés ont indiqué que l'initiative avait eu un effet positif sur les rapports entre les élèves et les enseignants et sur le climat d'apprentissage général. Conformément à ce constat, les données recueillies auprès des élèves indiquaient également un niveau plus élevé d'implication à l'école pour ce qui est des études et de la participation à des activités structurées chez les non-fumeurs.
Les résultats généraux de cette recherche montrent que les divers points de vues et divers commentaires confirment les résultats positifs de l'initiative. De plus, les leçons tirées de la mise en oeuvre initiale de l'initiative pourraient fournir des données utiles à d'autres administrations scolaires qui prévoient mettre en place des politiques ou des activités antitabac semblables.
La rédaction du présent rapport a été possible grâce à la participation de Santé Canada, de l'école secondaire de Hampton et de l'équipe de recherche. Nous tenons à remercier sincèrement les personnes qui ont participé directement au projet de recherche.
Clary Wilbur
Peter Guravich
Rosemary Southard
Stephanie Lawson
Susan Rourke
Tout le personnel de l'école secondaire de Hampton
Lynn Ann Duffley : partenaire communautaire
Marlien McKay : partenaire communautaire
Mike Bishop
Rod Campbell
Bill Morrison, Ph.D., Université du Nouveau-Brunswick
Cynthia Doucet, Ph.D., Université du Nouveau-Brunswick
Steve Manske, Ph.D., Université de Waterloo
Julie Greene
Le projet de l'école secondaire de Hampton a servi de modèle au Nouveau-Brunswick pour la mise en valeur de la lutte contre le tabagisme et des comportements de santé. Les membres de l'équipe de mise en oeuvre à l'école ont présenté leur initiative à des conférences sur la santé à l'échelle nationale et internationale. Les rapports non officiels de l'équipe montrent les résultats positifs qu'a eu cette initiative sur la lutte contre le tabagisme et sur une variété d'autres aspects du contexte d'enseignement, comme le climat, les attitudes face à l'apprentissage et les relations publiques à l'école.
Le projet de recherche proposé visait à faciliter la collecte d'information officielle sur l'expérience de l'école secondaire de Hampton ainsi que sur les éléments et les processus clés en jeu qui ont pu contribuer aux résultats de l'initiative. La recherche visait également à fournir des leçons pratiques pouvant être utiles dans d'autres contextes d'enseignement et à cibler les secteurs clés pour la recherche et l'innovation futures en matière de lutte contre le tabagisme. De façon plus précise, les objectifs de l'enquête étaient les suivants :
Le programme qui a été mis en oeuvre à l'école secondaire de Hampton comprenait six étapes de recherche. Vous trouverez ci-dessous un résumé des différentes étapes de la collecte de données soulignant les principales activités associées à chacun des efforts de recherche.
L'étape préliminaire consistait à établir un cadre de travail avec les responsables du projet. Une première réunion a été organisée pour revoir les objectifs de l'enquête et la méthodologie proposée. La rétroaction sur cette réunion a été intégrée au plan de travail et une méthodologie de recherche modifiée a été présentée aux responsables du projet.
Les activités initiales de collecte de données consistaient à terminer l'examen des principaux documents, de la correspondance et des protocoles de planification relatifs à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. D'autres renseignements associés aux politiques scolaires sur la santé et le tabagisme ont également été examinés. Cet examen initial a aidé à orienter la détermination des questions clés et d'autres questions d'intérêt reprises dans les étapes subséquentes de la recherche.
Cette étape consistait à terminer les entrevues des répondants clés avec des participants ayant joué un rôle important dans l'élaboration et la mise en oeuvre des activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Cet aspect de la recherche a fourni des indices importants relativement aux processus de planification préliminaire et aux éléments importants de l'initiative. Les répondants clés ont également fourni des commentaires intéressants sur les leçons apprises et les résultats particuliers relatifs à la volonté des responsables de l'école secondaire de Hampton de transformer cette dernière en un établissement sans fumée.
La quatrième étape consistait pour les élèves de l'école secondaire de Hampton à remplir le School Smoking Profile. Les résultats de cette étape de la recherche ont servi à évaluer les attitudes et les comportements actuels des élèves à l'égard du tabagisme. Les résultats du School Smoking Profile ont été examinés en même temps que les données recueillies précédemment relativement à d'autres sondages régionaux sur la dépendance.
Au cours de la cinquième étape, les élèves et les professeurs devaient répondre à l'enquête de suivi sur la lutte contre le tabagisme. Le but était d'obtenir des indices sur l'opinion des participants concernant les conséquences des activités de lutte contre le tabagisme mises en oeuvre relativement à divers aspects de la vie scolaire, tels que la politique scolaire et les habitudes, les relations entre les élèves et les professeurs, le rendement et les attitudes des élèves, la santé et la sécurité personnelles, ainsi que la satisfaction générale par rapport à l'école.
La dernière étape de l'enquête consistait à examiner les résultats obtenus aux étapes précédentes de la recherche. Pour ce faire, on a entrepris l'exploration des sujets et des tendances observés au cours des diverses activités de collecte de données. Cette étape s'est terminée avec la rédaction du rapport final et des conclusions appuyées par la documentation nécessaire afin d'atteindre les objectifs de l'étude.
Le rapport final fournit une description détaillée de la méthodologie utilisée ainsi qu'une présentation des résultats clés associés aux activités de recherche. Les quatre sections suivantes présentent un résumé des résultats des entrevues avec les répondants clés, y compris des descriptions de recherches associées à l'élaboration préliminaire des activités de lutte contre le tabagisme, un aperçu de l'initiative, les résultats appuyés par la documentation nécessaire, les conséquences perçues ainsi que les défis actuels et leurs solutions. On présente ensuite les résultats du School Smoking Profile ainsi que ceux de l'enquête de suivi sur la lutte contre le tabagisme pour les élèves et les professeurs. La dernière section du présent rapport comprend un résumé de recherche accompagné de recommandations relativement à l'élaboration future d'activités scolaires de lutte contre le tabagisme et à la recherche connexe.
L'activité de recherche initiale visait à documenter les principaux processus de planification, les aspects importants de l'initiative et les résultats préliminaires associés à la mise en oeuvre de celle-ci. Dans le cadre de cette recherche, on a recueilli les données auprès des répondants clés qui ont eu une expérience directe de l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de de Hampton.
Pour cette phase de la recherche, dix entrevues ont été effectuées pour documenter l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. Parmi les participants, on compte les membres actuels et passés du comité de mise en oeuvre, ainsi que des représentants de l'administration de l'école, du personnel enseignant et de la communauté locale. Ils ont été choisis en raison de leurs expériences relatives à la planification et à la mise en oeuvre des activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Les secteurs d'intérêts examinés comprennent :
Un protocole détaillé d'entrevue a été élaboré et soumis aux responsables du projet pour qu'ils l'examinent et formulent des commentaires. Une fois que ce produit a été accepté, on a communiqué avec les répondants clés pour leur demander de participer. On leur a envoyé une lettre qui présente l'intention du projet de recherche et la nature de leur participation. Une fois qu'ils ont donné leur consentement, des entrevues d'une durée d'environ 60 à 90 minutes ont eu lieu avec les divers participants.
Les protocoles d'entrevues individuelles ont été fusionnés pour fournir un seul ensemble de données. Le contenu et les analyses descriptives ont ensuite été utilisés pour cerner les thèmes et les tendances soulevés par les données. À la fin de cette phase, on a présenté aux responsables du projet une mise à jour sur le progrès de la recherche.
Avant la mise sur pied de l'initiative de lutte contre le tabagisme, le tabagisme était autorisé dans une zone désignée de l'école secondaire de Hampton. Selon les répondants clés, le personnel s'inquiétait dès lors des effets de la fumée de tabac ambiante. Les tentatives précédentes visant à déplacer la zone fumeurs n'ont pas permis de réduire le tabagisme à l'école. D'après plusieurs participants, certaines écoles du Nouveau-Brunswick avaient tenté de mettre en place des politiques antitabac sans toutefois prévoir d'activités parallèles pour aider les élèves fumeurs. Ces projets d'école sans fumée se sont par conséquent avérés infructueux.
Les répondants clés ont également décrit la zone fumeurs de l'école secondaire de Hampton comme un lieu propice aux conflits et aux comportements perturbateurs chez les élèves. Pour certain d'entre eux, ce lieu leur procurait un sentiment d'appartenance. Toutefois, certaines cliques ont également vu le jour dans ce secteur de l'école. Selon les participants, l'ensemble des employés croyaient fermement qu'il était de leur « devoir moral » de ne pas admettre le tabagisme et de cesser de désigner une zone à cet effet. Deux années avant l'élaboration d'activités de lutte contre le tabagisme, un enseignant charismatique et apprécié de tous est décédé des suites d'un cancer. Plusieurs participants sont d'avis que cette perte a contribué à sensibiliser davantage aux effets du tabagisme et à inciter le personnel, les partenaires et l'administration à prendre des mesures pour changer la situation. Les membres du personnel et de la collectivité ont pris davantage conscience de la signification implicite et des conséquences de l'énoncé de mission de l'école, qui consiste à fournir un « milieu sûr et stimulant » aux élèves. L'importance d'agir a été soulignée par le fait que de nombreux élèves de neuvième année étaient souvent attirés vers la zone fumeurs à leur arrivée à l'école, ce qui a entraîné une augmentation du nombre de fumeurs.
À l'automne 2000, un sondage informel intra-scolaire qui a circulé parmi les professeurs a déterminé que le tabagisme était une de leurs principales préoccupations. Des réunions de suivi ont eu lieu entre les professeurs et l'administration pour discuter des questions relatives au tabagisme. C'est ce qui a donné lieu à la création d'un comité scolaire afin de rédiger des plans de lutte contre le tabagisme. Cet effort a aussi obtenu le soutien du comité de parents de l'école et du conseil d'éducation de district.
L'élaboration initiale des activités de lutte contre le tabagisme a eu lieu au printemps et à l'été 2001. Des membres de la collectivité et d'organismes partenaires ont participé directement ou ont offert leur soutien aux plans préliminaires du comité scolaire. Bon nombre de ces partenaires ont activement échangé de l'information ou des points de vue personnels en ce qui concerne la réduction du tabagisme chez les élèves. Les répondants ont cerné une gamme de principaux transmetteurs de savoir : les infirmières en santé publique, le personnel du Centre de traitement des dépendances de Ridgewood, les représentants de la Société canadienne du cancer, l'Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick et la Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick. Plusieurs de ces partenaires ont été perçus comme d'importantes sources d'encouragement pour permettre aux membres du personnel d'examiner les changements nécessaires et de renforcer la notion que le tabagisme n'est pas une activité ou un comportement socialement acceptable pour les élèves.
En raison des efforts de planification initiale, le comité antitabac a formulé une gamme d'objectifs clés. Il s'agit, entre autres, des objectifs qui suivent.
Dès le début des activités de planification préliminaires, les membres du comité ont consacré beaucoup de temps à la détermination des objectifs et des échéanciers. Ils savaient aussi que les activités qu'ils ont proposées entraîneraient des modifications des politiques et l'élaboration de mesures de soutien pour encourager les élèves à réduire leur consommation de tabac ou demeurer non-fumeurs. À cet effet, les plans de lutte contre le tabagisme et les modifications aux règlements de l'école devraient être fermement mis en place avant de pouvoir faire une annonce ou faire de la promotion à l'école et dans la collectivité.
À la fin du printemps 2001, on a confirmé les plans pour la création de l'espace vert qui remplacerait la zone fumeurs. En juin 2001, on a annoncé aux élèves, aux parents et à la collectivité des modifications à la politique relative à l'usage du tabac et de nouvelles activités de lutte contre le tabagisme. On a invité les membres de l'école et de la collectivité à contribuer à l'élaboration du projet d'espace vert prévue pour août 2001. Pendant cette période, on a aussi rédigé des lettres pour aviser les commerçants locaux que l'école secondaire de Hampton mettrait en place une politique antitabac et pour leur demander de ne pas vendre de tabac aux jeunes de moins de 19 ans.
D'autres activités de planification comportaient la délimitation de la zone sans fumée pour l'école. La zone considérée initialement dépassait de beaucoup la zone scolaire et comprenait les propriétés près du campus. La politique relative à l'usage du tabac a également été élaborée pour inclure une approche précise de l'exécution des règlements, qui commence par l'émission d'avertissements et progresse vers des mesures plus intensives qui seraient mises en place par l'administration de l'école.
On a aussi entrepris de restructurer l'échéancier pour éliminer les pauses en après-midi pendant lesquelles les élèves avaient, par le passé, l'occasion de fumer. On a également formé des pairséducateurs pour participer directement aux activités de promotion de la santé et à l'exécution de programmes de renoncement au tabac pour l'année scolaire à venir, au moment où la politique sera adoptée. Les répondants ont indiqué que le personnel a investi beaucoup de temps et de ressources pour appuyer ces plans et ces mesures préliminaires de lutte contre le tabagisme. Les membres de la collectivité ont aussi donné, entre autres, les ressources suivantes : l'utilisation d'équipement pour les rénovations à l'extérieur et des dons de bancs, de plantes, de fournitures, d'argent et d'heures de bénévolat. D'autres partenaires de services de santé ont aussi aidé à la formation des pairs aidants, orientée particulièrement vers la prévention du tabagisme et la renonciation.
On a demandé aux répondants de définir les enjeux rencontrés au cours des activités de planification préalable. On les a aussi invités à décrire la manière dont ils ont répondu à ces domaines de préoccupation. On a souligné les quatre enjeux qui suivent.
Le comité a passé beaucoup de temps à se demander s'il fallait mettre immédiatement en place une interdiction de fumer ou s'il fallait effectuer une transition graduelle de la politique. À mesure que les délibérations avançaient, il semble que le comité et les partenaires de l'extérieur ont atteint un consensus voulant que la politique antitabac entre en vigueur immédiatement et s'applique à tous les élèves de l'école. Certains répondants ont cru que tolérer le tabagisme et d'entreprendre simultanément des activités de lutte contre le tabagisme ne correspondait pas aux valeurs en matière de santé qui permettent de former les activités de planification initiale. Il était évident qu'on s'engageait fortement à mettre en place en une seule fois la politique antitabac à l'échelle de l'école.
Avec la mise en application de la politique, on a prévu que certains élèves fumeurs poseraient des questions aux professeurs sur les endroits où il leur serait permis de fumer à l'extérieur des limites sans fumée. Selon certains répondants, les membres du personnel étaient préoccupés par la réponse qu'ils devaient donner aux élèves. Les professeurs pensaient que s'ils leur indiquaient un endroit précis, cela équivaudrait à tolérer et même encourager l'usage du tabac. La décision finale des professeurs consistait à ne pas répondre à ces questions et à rappeler aux élèves l'objectif de la nouvelle politique.
En ce qui a trait à la préparation de l'annonce de l'initiative et de sa poursuite, il a initialement fallu consacrer du temps et des efforts. Il s'agissait de participer régulièrement à des réunions et de terminer des tâches au printemps et à l'été 2001. Plusieurs ont décrit l'ampleur du projet comme exigeante et parfois accablante. Plusieurs répondants ont souligné que la passion et l'engagement démontrés par les professeurs « champions » étaient essentiels au maintien de la détermination et de la participation des autres au moment de l'achèvement des activités relatives à la préparation.
Selon de nombreux participants, certaines personnes et partenaires de l'extérieur du contexte scolaire n'étaient pas certains que les plans adoptés seraient bien acceptés par les élèves et croyaient que les décisions devraient éventuellement être rescindées. Ces participants ont aussi indiqué que la solidarité de l'équipe de l'école et son influence a joué un rôle primordial dans la prise en compte de ces préoccupations et dans l'obtention de soutien pour l'initiative de la part du district scolaire et de la collectivité.
En plus de discuter des grands objectifs et des activités de planification préliminaires, les répondants ont aussi été invités à décrire en détail les principaux aspects de leur stratégie antitabac. À partir de leurs descriptions, 14 mesures ou volets de programmes individuels ont été dégagés et organisés selon trois délais fixés.
Tenue de réunions du comité antitabac
Détermination de buts
Établissement d'un échéancier
Documentation du processus
Enquête
Élaboration de la politique et détermination des conséquences
Organisation de la supervision
Annonces aux élèves et aux parents
Refonte de la zone fumeurs en un espace récréatif vert
Application de la politique
Intégration d'un volet d'appui par les pairs
Liaison avec les commerçants locaux
Établissement de partenariats et de comités spéciaux
Participation des résidents
Les profils qui suivent décrivent brièvement les divers aspects de l'initiative de la lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. Les sujets élaborés pour chaque volet englobent les éléments qui suivent.
En plus de décrire les principaux aspects de l'initiative, les personnes interrogées ont été invitées à discuter des principaux résultats et des répercussions de l'initiative globale. Pour ce volet du projet de recherche, six aspects de l'enquête ont été examinés.
Les sections qui suivent contiennent un sommaire des commentaires des répondants clés sur les résultats de l'initiative.
D'après les personnes interrogées, le personnel enseignant et l'administration scolaire ont fait preuve de délicatesse et se sont montrés attentionnés envers les élèves fumeurs tout au long de la mise en oeuvre de l'initiative de lutte contre le tabagisme. On a pu également constater que les élèves et les enseignements ont davantage discuté de questions de santé.
Plusieurs répondants clés ont noté que de nombreux élèves, parents et membres de la collectivité appuyaient l'initiative. Même lorsqu'on n'adhérait pas à la politique, les possibilités d'échange d'information et de dialogue ouvert ont permis de mieux se comprendre et de mieux déterminer les démarches à suivre pour résoudre les problèmes.
Les répondants clés étaient incertains des répercussions de l'initiative globale sur le rendement scolaire des élèves. Ils ont également mentionné que les objectifs initiaux de la stratégie antitabac visaient principalement à réduire l'usage du tabac chez les élèves et à établir un milieu scolaire sans fumée.
Selon les participants, les élèves ont eu moins de possibilités d'adopter des comportements à risque élevé depuis l'abolition d'une zone fumeurs. Plus précisément, l'absence de zone fumeurs aurait contribué à assainir l'environnement où on a constaté une diminution des bagarres et du vandalisme, davantage de respect entre les élèves et un intérêt accru des élèves pour les activités scolaires.
Certaines personnes interrogées ont mentionné que, depuis la mise en oeuvre de l'initiative, les élèves avaient manifesté un intérêt accru pour d'autres comportements de santé. Par exemple, davantage d'élèves participaient à des cours de conditionnement physique à l'école et la cafétéria offrait de meilleurs choix alimentaires. Certains élèves de l'école secondaire ont également eu l'occasion de discuter avec des élèves plus jeunes à propos de l'importance de faire des choix sains.
D'après la collecte de données à l'école, le nombre officieux d'élèves qui se rassemblaient pour fumer a chuté de plus de 200 à moins de 70 depuis la première année de l'initiative. Grâce aux statistiques sur le suivi disciplinaire, associées à la violation de la politique antitabac, il est également possible de constater une diminution du nombre de violations au cours des trois dernières années. Le tableau 1 contient un sommaire de ces résultats.
| sept 2001 - juin 2002 | sept 2002 - juin 2003 | sept 2003- juin 2004 | |
|---|---|---|---|
| Nombre d'élèves inscrits | 830 |
812 |
753 |
| Lettre d'avertissement | 82 |
44 |
33 |
| Première suspension | 25 |
11 |
9 |
| Deuxième suspension | 10 |
9 |
3 |
| Troisième suspension | 4 |
4 |
0 |
Les personnes interrogées ont déterminé un éventail de leçons tirées de la planification et de la mise en oeuvre de changements stratégiques et d'activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Ces enseignements comprennent à la fois des considérations opérationnelles pratiques et des mesures proactives qui ont contribué à l'aménagement d'un environnement sans fumée.
Compte tenu des responsabilités des membres du comité, il est nécessaire de prévoir des réunions régulières pour réaliser les activités de planification préliminaires. En particulier, des périodes devraient être consacrées, dès le début, à la détermination d'objectifs clairs, d'échéanciers et de mesures correspondantes. Ces efforts préliminaires sont essentiels à la coordination efficace des activités prévues et au sentiment de réussite des membres du comité et des autres intervenants.
Il faudrait s'efforcer, de façon délibérée, de noter les détails de la mise en oeuvre et les résultats de l'initiative de lutte contre le tabagisme à l'école. En particulier, il serait utile de recueillir les principales observations des membres du comité tout au long du processus d'élaboration et de mise en oeuvre du projet, ce qui constituerait une excellente source d'information et de leçons tirées pour d'autres écoles qui pourraient entreprendre ce type d'initiatives.
La réalisation d' enquêtes structurées et d'activités de collecte de données officieuses s'avère très efficace pour comprendre les attitudes et les comportements en matière de tabagisme dans certains contextes scolaires . De tels efforts pourraient même permettre de sensibiliser les élèves et le personnel de l'école aux principales questions et préoccupations relatives à la santé associées à la lutte contre le tabagisme. Les résultats des enquêtes effectuées dans des écoles peuvent également servir de point de départ pour évaluer l'efficacité des activités de promotion et d'intervention mises en oeuvre.
Il faut établir des zones sans fumée avant d'annoncer la politique aux élèves et à la collectivité. En effet, il pourrait s'avérer difficile, sur le plan administratif, de maintenir l'intégrité des attentes actuelles et l'uniformité des pratiques de supervision si l'on apporte des changements aux zones sans fumée après avoir annoncé la politique.
Des zones étendues nécessitent souvent la prolongation des périodes de service à l'extérieur. La planification préliminaire devrait tenir compte du temps réel nécessaire pour réaliser les activités de surveillance. De plus, le personnel de l'école devrait être avisé bien à l'avance des changements prévus à l'horaire actuel. La participation de tous les membres du personnel pourrait limiter les efforts additionnels requis pour appliquer le calendrier de surveillance prévu.
En restructurant les horaires quotidiens de l'école ou des salles de classe, il serait possible de réduire les temps libres non structurés durant lesquels les élèves ont la possibilité de fumer. Les zones sans fumée doivent être assez étendues pour limiter l'accès des élèves aux zones fumeurs pendant les pauses.
Les élèves devraient être informés au début du processus des zones sans fumée et de la façon dont la supervision et la responsabilisation concernant ces politiques seront maintenues. De plus, les personnes demeurant près de l'école devraient être invitées à collaborer aux discussions sur l'élaboration initiale et l'adoption de zones sans fumée, de même que sur la modification de la politique.
Pour décrire les activités ou la politique de lutte contre le tabagisme, il est préférable d'éviter d'utiliser des termes comme « interdire », qui mettent l'accent sur l'absence de choix et la perte de privilèges. Il faut plutôt renforcer les aspects positifs du changement à l'aide d'énoncés comme « une école sans fumée » qui font ressortir la prise de décisions saines et la possibilité de se fixer de nouveaux objectifs personnels.
Des lieux d'échanges sociaux, susceptibles d'intéresser à la fois les fumeurs et non-fumeurs, doivent être aménagés lorsque des zones fumeurs sont abolies. Des activités de loisir ou récréatives pourraient être organisées dans ces lieux de rencontre, où les élèves auraient la possibilité d'établir de bonnes relations entre eux, dans un cadre informel.
La mise en oeuvre de la politique pour une école sans fumée devrait être accompagnée d'autres activités et approches qui favorisent le soutien et le respect des élèves fumeurs. Lorsqu'on rappelle aux élèves certaines règles ou qu'on les invite à respecter la politique antitabac, il faut se montrer préoccupé par leur bien-être et discuter des options qui s'offrent à eux pour réduire l'usage du tabac.
À la lumière de l'énoncé de mission de l'école, des plans de lutte contre le tabagisme ont été adoptés en vue de promouvoir les modes de vie sains et les relations interpersonnelles saines. Par exemple, les plans de la cour ont été conçus de façon à non seulement réduire l'usage du tabac, mais aussi à encourager le développement d'amitiés positives, à favoriser l'activité physique et à accroître le sentiment d'appartenance des élèves.
Les répondants clés ont souligné l'importance d'encourager les jeunes les plus en vue, qui étaient crédibles, à participer aux activités de promotion de la santé et de renoncement au tabagisme de l'école. Un tel leadership des élèves était essentiel pour favoriser la participation des autres élèves aux activités de lutte contre le tabagisme prévues.
La planification d'une politique et d'activités antitabac semblait pertinente pour les élèves de l'école secondaire de Hampton et les futurs élèves. À cet effet, la planification préliminaire devrait également tenir compte des plans de sensibilisation destinés aux écoles de relève au moyen de stratégies d'entraide étudiant qui appuient et renforcent l'adoption d'attitudes et de comportements sains chez les élèves avant même leur entrée à l'école secondaire.
On a demandé aux personnes interrogées de décrire les difficultés actuelles particulières auxquelles elles sont confrontées lorsqu'elles luttent contre le tabagisme dans le milieu scolaire. Quatre principales difficultés ont été déterminées; des solutions possibles ont également été examinées.
Bien qu'on ait constaté qu'un nombre moins élevé d'élèves se regroupaient pour fumer à l'extérieur de l'école, un groupe d'élèves continuait à fumer au-delà des limites établies à l'école. Ces élèves étaient ceux qui fumaient depuis plus longtemps et qui, vraisemblablement, avaient une plus grande dépendance au tabac.
Solution
Plusieurs répondants clés ont mis l'accent sur l'importance de maintenir la supervision afin d'appuyer les zones sans fumée dans les limites de l'école. Ils ont également affirmé que les enseignants s'occupant de la supervision devraient s'efforcer de maintenir des relations avec les élèves fumeurs et se montrer prêts à discuter avec eux des options possibles pour réduire l'usage du tabac.
Un autre secteur de préoccupations : le fait que de nombreux élèves des écoles intermédiaires fument déjà quotidiennement à leur arrivée à l'école secondaire de Hampton.
Solution
D'après de nombreux répondants clés, les partenariats actuels entre les écoles des futurs élèves et l'école secondaire devraient être maintenus et renforcés. En particulier, ils considèrent que les exposés sur la lutte contre le tabagisme, présentés aux élèves des écoles intermédiaires par des pairs de l'école secondaire de Hampton, étaient très utiles pour promouvoir la prise de décisions saines.
Bien que l'école ait mis en oeuvre une politique antitabac, les règles ne sont pas toujours respectées la fin de semaine ou en soirée pendant la tenue d'activités communautaires.
Solution
L'importance d'informer les partenaires communautaires de la politique antitabac a été soulignée. La supervision des activités communautaires se déroulant en dehors des heures d'école fait partie des préoccupations concernant la surveillance de la conformité à la politique. Certaines personnes interrogées ont signalé qu'il faudrait déployer des efforts intentionnels pour sensibiliser davantage la collectivité à la politique et à ses répercussions sur les activités prévues après les heures d'école.
L'initiative en est actuellement à sa troisième année de mise en oeuvre. Les répondants clés ont indiqué que les enseignements et l'administration appuyaient fortement les politiques et les activités de lutte contre le tabagisme. Plusieurs répondants clés ont insisté sur l'importance de maintenir l'intérêt et la participation du personnel de l'école pour continuer à surmonter les difficultés associées au maintien d'un environnement sans fumée à l'école secondaire de Hampton.
Solution
Plusieurs personnes interrogées ont souligné l'importance chez le personnel de l'école d'encourager le partage de responsabilités et le leadership relativement aux activités associées à l'initiative. Certaines personnes interrogées ont également suggéré que célébrer la réussite à l'école et même en dehors serait utile pour maintenir l'enthousiasme et l'énergie nécessaires pour participer aux activités prévues. Dans l'ensemble, nommer des champions à l'école qui se montreraient passionnés quant aux objectifs de l'initiative et qui motiveraient les autres à participer était considéré essentiel pour continuer de lutter contre le tabagisme à l'école.
L'initiative met principalement l'accent sur le milieu scolaire. Bien que les élèves reçoivent un certain appui à l'école pour ne pas fumer ou pour réduire l'usage du tabac, bon nombre d'entre eux demeurent confrontés à des situations, à la maison ou dans des emplois à temps partiel, où l'usage du tabac est accepté.
Solution
Divers répondants clés ont indiqué qu'il faudrait consacrer du temps et des efforts pour élaborer des stratégies officielles afin d'avoir des répercussions sur les familles et l'ensemble de la collectivité au sujet des questions relatives à l'usage du tabac chez les élèves et aux milieux sans fumée. De leur point de vue, les efforts pour réduire le tabagisme chez les élèves n'incombent pas seulement à l'école, ils exigent plutôt la participation considérable de tous les membres de la collectivité et des familles.
Avant la mise sur pied de l'initiative de lutte contre le tabagisme, il était permis de fumer à l'école secondaire de Hampton. Les répondants ont décrit la zone fumeurs comme un lieu propice aux conflits et aux comportements perturbateurs chez les élèves. Selon les participants, l'ensemble des employés croyaient fermement qu'il était de leur « devoir moral » de ne pas admettre le tabagisme et de cesser de désigner une zone à cet effet. Plusieurs éléments ont mis en évidence le besoin de changement : le décès d'un membre du personnel des suites d'un cancer, l'importance de respecter l'énoncé de mission de l'école selon lequel il faut fournir un milieu sûr et stimulant ainsi que le fait que de nombreux élèves de la neuvième année étaient attirés vers la zone fumeurs dès leur arrivée à l'école.
Au printemps et à l'été 2001, le comité antitabac de l'école a entrepris d'élaborer des activités de lutte contre le tabagisme. De concert avec le comité, d'autres partenaires ont pris directement part aux efforts de planification préliminaires ou ont offert leur appui. Plusieurs de ces partenaires étaient considérés comme d'importantes sources de motivation pour permettre au personnel d'examiner les changements nécessaires et de renforcer le développement de la notion voulant que l'usage du tabac soit un comportement ou une activité sociale inacceptable pour les élèves.
Ces efforts de planification ont permis au comité antitabac de définir divers objectifs clés, notamment l'abolition de la zone fumeurs, la mise en place de politiques antitabac, la réduction du tabagisme chez les élèves et la création de lieux de rencontre sans fumée pour les élèves. Les plans d'aménagement d'un espace vert, qui remplacerait la zone fumeurs, ont été confirmés à la fin du printemps 2001. En juin 2001, les changements apportés à la politique antitabac et les activités de lutte contre le tabagisme prévues ont été annoncés aux élèves, aux parents et à la collectivité. D'autres activités de planification ont également été organisées : la délimitation de la zone sans fumée, l'élaboration d'étapes précises pour l'application des règles, la restructuration de l'horaire afin de restreindre la possibilité de fumer lors des pauses et l'organisation d'une formation pour le personnel scolaire afin de faciliter la participation ultérieure des élèves aux activités de promotion de la santé et aux programmes de renoncement au tabagisme.
Les activités de planification préliminaires ont encouragé le comité antitabac de l'école à poursuivre la mise en oeuvre immédiate et rapide d'une politique antitabac à l'école secondaire de Hampton. Plusieurs personnes interrogées ont affirmé que la passion et l'engagement des enseignants champions étaient essentiels pour préserver la détermination et assurer la participation d'autres intervenants dans le cadre des activités préparatoires. De plus, la solidarité de l'équipe et son influence ont joué un rôle déterminant dans la prise en compte des préoccupations et l'obtention de l'appui de l'ensemble du district scolaire et de la collectivité pour cette initiative
En plus de discuter des principaux objectifs et des activités de planification préliminaires de l'initiative, les répondants ont également été invités à décrire en détail les principaux aspects de leur stratégie antitabac. En fonction de leur description, 14 volets ou mesures pour le programme ont été cernés et organisés en fonction de trois périodes de temps : 1) planification préliminaire (avril et mai) - tenir des réunions du comité antitabac, fixer des objectifs, concevoir l'échéancier et établir le processus; 2) planification (avril à juin) - effectuer l'enquête, élaborer une politique, déterminer les conséquences, planifier la supervision et informer les élèves et les parents; 3) mise en oeuvre (août à ce jour) - réaménager la zone fumeurs en espace vert ou récréatif, appliquer la politique, obtenir le soutien des pairs, coopérer avec les commerçants locaux, établir des partenariats, former des comités spéciaux et faire participer les résidents.
Quant aux résultats associés à l'initiative, plusieurs répondants clés avaient dénombré, de façon non officielle, moins d'élèves dans les zones fumeurs. Ils sont passés d'environ 200 à 70 élèves. De même, les dérogations à la politique antitabac de l'école ont également diminué au cours des trois dernières années de l'initiative. En outre, les participants ont affirmé que l'abolition de la zone fumeurs avait également limité le nombre de comportements perturbateurs et de conflits associés auparavant à cette zone. Les répondants ont également noté que les élèves s'étaient montrés davantage intéressés à discuter d'autres comportements sains, comme l'activité physique, à les adopter, et à faire de meilleurs choix alimentaires .
Selon les répondants clés, l'initiative a été bien accueillie par les membres de la collectivité. Elle a favorisé un dialogue continu sur la lutte contre le tabagisme en dehors du contexte de l'école. Selon les personnes interrogées, les activités de lutte contre le tabagisme réalisées à l'école secondaire de Hampton ont permis aux élèves et au personnel de l'école de mieux comprendre les difficultés associées à la réduction du tabagisme. En combinaison avec les résultats précédents, les répondants clés ont également cerné un éventail de leçons tirées en ce qui concerne l'étape de planification et de prise de mesures de l'initiative de lutte contre le tabagisme. Leurs contributions comprenaient entre autres des points opérationnels pratiques à prendre en considération ainsi que des mesures proactives qui ont permis d'appuyer l'école secondaire de Hampton dans ses démarches en vue de devenir une école sans fumée.
En ce qui concerne les difficultés actuelles, les personnes interrogées ont relevé cinq sujets de préoccupation : les élèves qui continuent de fumer en dehors des zones sans fumée, les élèves de neuvième année qui fument déjà, le non-respect persistant des politiques antitabac lors d'activités communautaires ou récréatives à l'école, le fait que de nombreux élèves continuent d'avoir accès à des milieux, dans la famille ou la collectivité, où l'usage du tabac est toléré, et le besoin de poursuivre l'initiative. Les participants ont proposé diverses solutions à ces problèmes. Ils ont entre autres proposé de maintenir la supervision afin d'appuyer les zones sans fumée, d'utiliser des exposés sur la lutte contre le tabagisme présentés par des pairs afin de promouvoir la prise de décisions saines chez les élèves des écoles intermédiaires, d'encourager le personnel de l'école à partager les responsabilités et le leadership en ce qui concerne les activités associées à l'initiative, et d'élaborer des stratégies officielles à l'intention des familles et de la collectivité sur les questions relatives au tabagisme chez les élèves et aux politiques antitabac. De nombreux participants ont également indiqué que de telles mesures devraient être envisagées lors de la planification ultérieure en matière de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton.
On a utilisé le School Smoking Profile (SSP), un outil permettant d'établir le profil de l'usage du tabac à l'école, pour évaluer les comportements et les attitudes en matière de tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Pour cette partie de la recherche, on a examiné les résultats du SSP en parallèle avec ceux provenant de collectes de données similaires effectuées par d'autres instances au Nouveau-Brunswick.
Le SSP constituait le principal outil de recherche pour cette partie du projet. L'équipe de recherche de l'Université du Nouveau-Brunswick et la direction de l'école ont coordonné la collecte de données.
Dix jours ouvrables avant d'administrer le questionnaire du SSP aux élèves, on a fait parvenir une lettre d'information par la poste à leurs parents afin d'expliquer en quoi consistait la recherche et quel type d'engagement était demandé aux élèves, en plus d'inviter les jeunes à y participer. Les élèves devaient fournir par écrit leur consentement éclairé avant que l'on procède à la collecte de données de cette partie du projet.
Environ 81 % de l'ensemble des élèves de l'école ont accepté de participer à la recherche. Ils ont répondu au questionnaire durant la première période de cours du matin en avril 2004. Les professeurs ont distribué les questionnaires et les membres de l'équipe de recherche les ont recueillis une fois remplis. Entre 10 et 20 minutes ont été nécessaires à l'administration du questionnaire. Au cours de la collecte de données, quatre membres de l'équipe de recherche étaient disponibles sur place pour aider les professeurs et les élèves.
Une fois le SSP achevé, les protocoles d'enquête individuels recueillis ont été déposés dans des enveloppes scellées que l'on a fait parvenir au Health Behaviour Research Group, le groupe de recherche sur les comportements de santé de l'Université de Waterloo, à des fins d'analyse ultérieure. En mai, on soumettait le rapport du SSP présentant les résultats de la recherche aux responsables du projet. Les sections qui suivent font état des principaux résultats provenant du rapport du SSP ayant trait aux comportements et aux attitudes en matière de tabagisme des élèves de l'école secondaire de Hampton. Les aspects particuliers suivants ont été analysés :
Les graphiques ci-dessous (figure 1) indiquent le taux d'élèves qui fument par année d'études et par sexe. Pour établir ces graphiques, on a défini le fumeur quotidien comme étant une personne qui fume actuellement la cigarette à chaque jour, et le fumeur occasionnel comme étant une personne qui fume actuellement la cigarette, mais pas à tous les jours. Les taux de fumeurs quotidiens se situent entre 11 % et 16 % pour les deux sexes et pour l'ensemble des années d'études. Ces taux sont légèrement plus bas que la moyenne de ceux relevés pour les autres écoles du Nouveau-Brunswick (12 % à 19 %). Par contre, les taux de fumeurs occasionnels se situent entre 9 % et 13 % pour les mêmes groupes d'élèves.
Figure 1 : Taux d'élèves fumeurs


Soixante-quatorze pour cent des élèves fumeurs ont indiqué qu'ils fumaient hors des terrains de l'école, alors que 47 % ont déclaré qu'ils fumaient sur ces terrains durant les heures d'école. La plupart des élèves qui fument à cette école le font avec des amis ou avec d'autres élèves.
Quarante-huit pour cent des élèves fumeurs ont aussi déclaré qu'ils fumaient souvent seuls. En ce qui a trait aux moments où les élèves s'adonnent au tabagisme, les répondants ont indiqué qu'ils fumaient souvent:
La majorité des élèves de l'école secondaire de Hampton (88 %) ont affirmé que l'école avait établi des règlements et des sanctions clairs concernant l'usage du tabac sur les terrains de l'école. De plus, 83 % des élèves ont indiqué qu'ils étaient en faveur de l'établissement de lieux publics sans fumée.
On a demandé à tous les élèves : « Parmi vos cinq ami(e)s les plus proches, combien fument? ». Les fumeurs ont indiqué en beaucoup plus grande proportion que les non-fumeurs qu'ils avaient des amis fumeurs. En effet, 71 % des non-fumeurs ont déclaré qu'aucun de leurs cinq meilleurs amis ne fumait la cigarette, alors que 47 % des fumeurs quotidiens ont affirmé que leurs cinq meilleurs amis fumaient (tableau 2).
| Parmi vos cinq ami(e)s les plus proches, combien fument? | Pourcentage des répondants | ||
|---|---|---|---|
| Fumeurs quotidiens | Fumeurs occasionnels | Non-fumeurs | |
| 0 | 4 | 14 | 71 |
| 1 | 5 | 26 | 16 |
| 2 | 8 | 30 | 7 |
| 3 | 17 | 14 | 3 |
| 4 | 19 | 11 | 2 |
| 5 | 47 | 5 | 1 |
On a aussi demandé aux élèves si leur père, leur mère ou leurs frères et soeurs plus âgés fumaient. Les fumeurs ont indiqué en plus grande proportion que les non-fumeurs que l'un des membres de leur famille immédiate fumait (tableau 3). Parmi les 45 % des élèves qui ont indiqué avoir un emploi à l'extérieur de l'école, 28 % ont affirmé être exposés au tabagisme dans leur milieu de travail.
| Membre de la famille qui fume | Pourcentage des répondants | ||
|---|---|---|---|
| Fumeurs quotidiens | Fumeurs occasionnels | Non-fumeurs | |
| Père | 47 | 37 | 23 |
| Mère | 49 | 31 | 19 |
| Frères et soeurs plus âgés | 49 | 28 | 18 |
La majorité des élèves de l'école secondaire de Hampton ont moins de 19 ans. Bien que la loi provinciale interdise la vente de cigarettes aux personnes de moins de 19 ans, un grand nombre d'élèves ont affirmé qu'ils pouvaient acheter des cigarettes et que la plupart du temps, on ne leur demandait pas leur âge. Cinquante-trois pour cent des fumeurs ont indiqué qu'on ne leur avait pas demandé leur âge lorsqu'ils avaient acheté des cigarettes au cours du dernier mois, et un autre 15 % qu'on leur avait demandé moins de la moitié du temps. Seulement 10 % des répondants se font toujours ou presque toujours demander leur âge lorsqu'ils achètent des cigarettes. Le tableau 4 présente un résumé des sources d'approvisionnement en cigarettes des élèves fumeurs. Parmi les élèves qui achètent eux-mêmes leurs cigarettes, plus des deux tiers ont indiqué qu'ils le faisaient dans les dépanneurs ou les stations-service.
| Comment les élèves se procurent généralement leurs cigarettes | Pourcentage des répondants |
|---|---|
| Ils les achètent eux-mêmes | 48 |
| Quelqu'un les achète pour eux | 22 |
| Des amis leur procurent | 23 |
| Ils se les procurent à la maison | 8 |
La majorité des élèves fumeurs (60 %) ont indiqué qu'ils avaient essayé de cesser de fumer au moins une fois au cours de la dernière année. Lorsqu'on les a interrogé sur leur intention d'arrêter de fumer, un grand nombre d'élèves fumeurs (66 % des filles et 51 % des garçons) ont affirmé en avoir l'intention, sans savoir précisément à quel moment. Vingt pour cent des filles et 31 % des garçons ont affirmé avoir l'intention d'arrêter d'ici une semaine à un an. Quatorze pour cent des fumeuses et 18 % des fumeurs n'ont pas l'intention d'arrêter.
On a également interrogé les élèves au sujet de l'aide offerte à ceux qui souhaiteraient cesser de fumer. Lorsqu'on leur a demandé si de l'aide était offerte à leur école, 84 % ont répondu positivement, 2 % ont répondu négativement, et 14 % n'en étaient pas certains. Vingt-cinq pour cent des fumeurs ont indiqué qu'ils seraient prêts à s'inscrire à un programme qui les aiderait à arrêter de fumer si un tel programme était offert à leur école.
En 2003, l'Université de Waterloo a produit un rapport provisoire mettant en relief les résultats du SSP obtenus dans 16 autres écoles du Nouveau-Brunswick. Les résultats indiqués dans ce rapport concernant les taux d'élèves qui fument par année d'études et par sexe coïncident en grande partie avec ceux du SSP de l'école secondaire de Hampton. Pour le profil d'ensemble des écoles, les taux de fumeurs quotidiens se situent entre 12 % et 19 %, alors que ceux de l'école secondaire de Hampton se situent entre 11 % et 16 %. De plus, en ce qui a trait à l'exposition au tabagisme, aux tentatives pour cesser de fumer et aux sources d'approvisionnement, les résultats de l'école secondaire de Hampton sont similaires à ceux de l'ensemble des écoles. En revanche, on a relevé des différences évidentes pour l'un des aspects liés à la promotion de la santé. Selon les résultats de l'ensemble des écoles, 44 % des élèves pouvaient nommer une forme d'aide particulière offerte à l'école pour cesser de fumer, tandis que plus de 80 % des élèves de l'école secondaire de Hampton ont affirmé que des ressources pour cesser de fumer leur étaient offertes à l'école.
On a également comparé les résultats du SSP avec ceux d'autres recherches effectuées à l'école secondaire de Hampton en 1999-2000 par les services régionaux de toxicomanie. Les taux de prévalence combinés des fumeurs occasionnels et des fumeurs quotidiens étaient à peu près les mêmes que ceux du SSP. En raison des différences quant au type et à la forme des questionnaires utilisés pour chacun des projets de recherche, il a été difficile d'établir des comparaisons pour les autres aspects de la recherche relatifs aux comportements et aux attitudes en matière de tabagisme.
On a utilisé le SSP pour évaluer les comportements et les attitudes en matière de tabagisme des élèves de l'école secondaire de Hampton. Les aspects particuliers ayant été analysés sont : les comportements tabagiques de l'élève, l'exposition au tabagisme, les sources d'approvisionnement en cigarettes et les tentatives pour cesser de fumer.
En ce qui a trait aux comportements tabagiques, l'usage quotidien du tabac se situe entre 11 % et 16 % pour les deux sexes et pour l'ensemble des années d'études. Ces taux sont légèrement plus bas que la moyenne de ceux relevés pour les autres écoles du Nouveau-Brunswick (de 12 % à 19 %). Par contre, les taux de fumeurs occasionnels se situent entre 9 % et 13 % pour les mêmes groupes d'élèves. Près des trois quarts des élèves fumeurs ont indiqué qu'ils fumaient hors des terrains de l'école, alors qu'un peu moins de la moitié ont déclaré qu'ils fumaient sur ces terrains durant les heures d'école. Bien que des élèves aient déclaré fumer à l'école, la majorité des répondants ont affirmé que l'école avait une politique antitabac claire et qu'ils appuyaient les efforts visant l'établissement de lieux publics sans fumée.
Les élèves fumeurs ont également indiqué avoir un plus grand nombre d'amis fumeurs que les non-fumeurs. De même, les fumeurs ont indiqué en plus grande proportion que les non-fumeurs que l'un des membres de leur famille immédiate fumait. Par ailleurs, d'après les réponses des élèves fumeurs, plus de la moitié d'entre eux ne se font pas demander leur âge lorsqu'ils achètent des cigarettes. Le moyen le plus souvent mentionné par les élèves pour se procurer des cigarettes est de les acheter eux-mêmes au dépanneur.
En ce qui a trait aux tentatives pour cesser de fumer, plus de la moitié des élèves fumeurs ont indiqué avoir essayé d'arrêter au moins une fois au cours de la dernière année. La majorité des élèves de l'école secondaire de Hampton qui ont participé au sondage ont affirmé qu'il était possible d'obtenir de l'aide à leur école pour cesser de fumer.
Les résultats du SSP de l'école secondaire de Hampton en ce qui a trait au taux de tabagisme chez les élèves correspondent en grande partie à ceux de l'ensemble des autres écoles du Nouveau-Brunswick. Par contre, la connaissance des ressources offertes à l'école pour cesser de fumer est beaucoup plus grande chez les élèves de l'école secondaire de Hampton que chez les autres élèves du Nouveau-Brunswick qui ont participé au SSP.
Pour la présente phase de la recherche, on voulait connaître l'attitude et le comportement des élèves en matière de tabagisme et leur point de vue sur les résultats de l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. Les réponses de tous les élèves de la 9eà la 12eannée ont été examinées, et une attention particulière a été portée à celles des élèves de 12eannée qui fréquentaient l'école avant le début de cette initiative d'intervention en milieu scolaire.
Tous les élèves de l'école secondaire de Hampton pouvaient participer à la recherche. Les parents ont reçu par la poste une lettre précisant le but de la recherche et invitant leur enfant à y participer. Des consentements signés ont préalablement été obtenus des 607 élèves participants. Le tableau 4 montre la répartition des participants par année d'études et par sexe.
| Année d'études | Sexe | Total | |
|---|---|---|---|
| Garçons | Filles | ||
| 9e | 85 | 87 | 172 |
| 10e | 74 | 62 | 136 |
| 11e | 83 | 81 | 164 |
| 12e | 73 | 62 | 135 |
| Total | 315 | 292 | 607 |
Des consultations initiales ont été menées auprès des membres du personnel et du comité consultatif de l'école secondaire pour définir les domaines de l'enquête de suivi sur l'initiative de lutte contre le tabagisme (ESILT). L'instrument d'enquête définitif comportait des questions ouvertes et d'autres avec échelle d'évaluation. Les domaines retenus étaient les suivants :
La dernière partie du questionnaire s'adressait aux élèves de 12eannée qui fréquentaient l'école l'initiative et au début de sa mise en oeuvre. Elle comportait des questions ouvertes où les élèves devaient décrire des aspects de la vie scolaire qui avaient changé en raison des activités de lutte contre le tabagisme menées à l'école.
Le questionnaire a été rempli le matin, à la première période d'une journée de classe d'avril 2004. Il a été remis par les professeurs, puis recueilli par les membres de l'équipe de recherche. L'exercice a pris entre 10 et 20 minutes. Quatre membres l'équipe de recherche étaient sur place pour aider enseignants et élèves pendant la période de collecte des données.
Les réponses aux questions avec échelle d'évaluation et aux questions à choix forcé ont été codées et versées dans une base de données SPSS. Les tendances et résultats clés ont ensuite été dégagés à l'aide d'analyses descriptives et du test du chi carré, un niveau de p<0,05 étant utilisé pour déterminer la signification statistique. Les réponses aux questions ouvertes ont été transcrites, et leur contenu analysé pour faire ressortir les catégories de thèmes possibles à partir des réponses aux questions des divers domaines.
Soixante-dix pour cent des garçons et 81 % des filles déclarent ne pas fumer. La moitié des participants disent avoir déjà essayé la cigarette, lorsqu'il est question de la première expérience avec le tabac. La figure 2 synthétise les réponses des élèves sur l'usage du tabac.
Figure 2 : Statut tabagique actuel

Le lien entre le statut tabagique et les divers aspects des activités scolaires a été établi à l'aide du chi 2. Sur le plan des résultats significatifs observés quant au rapport entre le statut tabagique et le temps consacré aux devoirs, notons que plus de la moitié des fumeurs indiquent faire moins d'une heure de travaux scolaires par semaine, alors que plus de 60 % des non-fumeurs déclarent en faire plus d'une heure.
Il existe également un lien entre le statut tabagique et la participation aux programmes périscolaires. Chez les élèves non-fumeurs, 44 % déclarent participer à un degré ou à un autre à ces programmes, contre seulement 26 % chez les fumeurs. Dans l'ensemble, les fumeurs disent avoir un emploi du temps moins structuré relativement aux activités ou aux travaux scolaires.
Tous devaient également indiquer leur accord ou leur désaccord avec des énoncés décrivant leurs rapports avec le personnel administratif, les enseignants et leurs pairs. Le test du chi carré ne permet pas de conclure à une association significative entre le statut tabagique et la nature de rapports donnés au sein de l'école.
On demandait aux élèves d'indiquer quand ils avaient appris l'existence de politiques et d'activités visant à réduire le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Plus de 60 % de ceux de 9eannée indiquent que c'était avant de fréquenter cette école. Quant aux élèves des autres niveaux, la majorité dit avoir pris connaissance d'activités de réduction du tabagisme tôt pendant le cours secondaire (tableau 5). Les pourcentages pour tous les niveaux concordent avec la période de mise en oeuvre de l'initiative. La majorité des participants se dit au courant des efforts déployés depuis 12 mois pour aider les élèves à fumer moins ou à cesser de fumer.
| Année d'études | Avant de fréquenter Hampton | En 9e année | En 10e année | En 11e année | En 12e année | Ne sait pas |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 9e année | 60,6 % | 27,1 % | 12,3 % | |||
| 10e année | 43,6 % | 40,6 % | 6,8 % | 9 % | ||
| 11e année | 17,1 % | 59,8 % | 14 % | 3 % | 6,1 % | |
| 12e année | 7,4 % | 26,5 % | 49,3 % | 8,8 % | 0,7 % | 7,3 % |
On a demandé aux élèves leur avis sur une série d'énoncés relatifs à l'incidence de l'initiative de l'école secondaire de Hampton sur divers aspects de la vie scolaire, y sur compris les comportements de santé, l'intérêt pour l'école et le rendement scolaire, les rapports au sein de l'école et le respect de ses règlements. En général, les résultats sont semblables pour toutes les années d'études en ce qui concerne les aspects où il y aurait eu une incidence.
Plus de la moitié des participants se disent d'accord avec l'énoncé voulant que les mesures de réduction du tabagisme à l'école ont aidé les élèves à ne pas fumer (58 %) et contribué à améliorer la santé des fumeurs comme des non-fumeurs (57 %). En outre, 20 % des élèves affirment que les activités de lutte contre le tabagisme ont aidé au moins un de leur camarade à fumer moins. Relativement peu de participants (4 %) indiquent que les activités de réduction du tabagisme en milieu scolaire ont aidé des membres de leur famille à cesser de fumer. L'incidence sur l'état de santé des élèves et leur comportement serait donc favorable, selon les résultats de l'enquête.
En ce qui concerne l'intérêt pour les activités scolaires et le rendement, la majorité des élèves ayant participé à l'enquête (entre 86 % et 90 %) ne mentionne pas de changement particulier d'attitude ou de comportement à l'école attribuable à l'initiative. Quelques élèves indiquent toutefois que celle-ci a contribué à rendre le milieu scolaire dans l'ensemble plus favorable à l'apprentissage (24 %).
En ce qui concerne les rapports au sein de l'école, la majorité des élèves (81 %) déclare que les activités ou les politiques antitabac n'ont pas fait monter la tension entre les fumeurs et les non-fumeurs. Par ailleurs, 50 % des élèves sont d'accord avec l'énoncé selon lequel la politique d'interdiction du tabac a eu de pour effet que les élèves sont allés fumer ailleurs.
Les participants de 12eannée sont les seuls qui fréquentaient l'école secondaire de Hampton avant la mise en oeuvre de l'initiative de lutte contre le tabagisme. On leur a demandé une description écrite des changements positifs ou négatifs qu'ils avaient observés à l'école par rapport à certains aspects, depuis la mise en place de politiques et d'activités antitabac. Ces aspects étaient les suivants :
Attitudes des fumeurs
Attitudes des non-fumeurs
Sécurité à l'école
Attitude des élèves vis-à-vis de la santé
Attitude des élèves vis-à-vis de leurs travaux scolaires
Comportement tabagique des élèves
Participations des élèves aux programmes et aux activités de l'école
Rapports entre les élèves et les enseignants
Comportement des élèves en classe ou dans leurs temps libres.
Le tableau 6 présente une synthèse des réponses des élèves sur les changements observés relativement aux aspects susmentionnés. Les changements sont regroupés sous trois rubriques : Positifs; Inexistants; Négatifs.
| Nombre de répondants | % Positifs | % Inexistants | % Négatifs | |
|---|---|---|---|---|
| Attitudes des fumeurs | 94 | 21 | 15 | 64 |
| Attitudes des non-fumeurs | 93 | 65 | 23 | 12 |
| Sécurité à l'école | 93 | 35 | 52 | 14 |
| Attitude des élèves vis-à-vis de la santé | 93 | 63 | 26 | 11 |
| Attitudes des élèves vis-à-vis de leurs travaux scolaires | 86 | 18 | 75 | 7 |
| Comportements tabagiques des élèves | 75 | 56 | 20 | 24 |
Participation des élèves aux programmes et aux activités scolaires |
84 | 36 | 53 | 11 |
| Rapports entre les enseignants et les élèves | 81 | 35 | 5 | 10 |
| Comportement des élèves en classe ou dans leurs temps libres. | 85 | 29 | 58 | 13 |
Beaucoup de répondants mentionnent que l'adoption de politiques antitabac n'a pas été bien acceptée par tous les fumeurs. Plusieurs font état d'une frustration accrue chez beaucoup de fumeurs réguliers. Par ailleurs, ils sont moins nombreux à dire que certains de leurs camarades ne fument plus ou fument moins en raison de l'abolition des zones fumeurs.
La majorité des commentaires des élèves témoignent d'un changement d'attitude positif chez les non-fumeurs. Plusieurs répondants disent que les non-fumeurs aiment leurs nouveaux lieux réservés aux activités récréatives et leur environnement plus salubre. Plusieurs indiquent également que les non-fumeurs comprennent maintenant mieux les fumeurs et la difficulté qu'ils éprouvent à réduire leur consommation de tabac. Certains élèves sont par ailleurs reconnus pour prendre l'initiative d'encourager leurs camarades à cesser de fumer.
Selon la majorité des élèves, il n'y a pas eu de changements attribuables à l'initiative en ce qui concerne la sécurité à l'école. Ceux qui disent avoir vu une amélioration mentionnent que les nouveaux lieux de rencontre sans fumée sont plus salubres et plus sécuritaires pour les fumeurs comme pour les non-fumeurs.
Pour les participants, beaucoup de changements positifs d'attitude vis-à-vis de la santé sont associés à la mise en oeuvre de l'initiative. Plusieurs mentionnent que l'adoption d'attitudes plus saines a eu un rôle à jouer dans la décision de certains élèves de ne plus fumer ou de fumer moins, et le fait que les élèves reconnaissent davantage l'importance de faire des choix santé. Dans l'ensemble, les élèves sont décrits comme sachant mieux à quels risques et conséquences ils s'exposent s'ils continuent de fumer.
Quelques répondants disent également que des élèves continuent peut-être de fumer parce qu'ils ne croient pas pouvoir apporter de changements positifs à leur vie dans les circonstances actuelles. Ils soulignent qu'il est important que les fumeurs aient plus d'espoir et d'optimisme en ce qui a trait à la possibilité de changer de mode de vie.
Pour la majorité des élèves, l'initiative de l'école secondaire de Hampton s'est traduite par une diminution du tabagisme. Certains affirment également que les nouveaux élèves avaient moins tendance à commencer à fumer depuis qu'il y avait des politiques et des activités antitabac.
Sur le plan du rendement scolaire, la mise en oeuvre d'activités antitabac est associée à des changements minimes, en bien ou en mal. La majorité des répondants n'attribue pas de changements particuliers du comportement des élèves en classe ou pendant les périodes libres à l'initiative.
Plus du tiers des participants disent que les élèves s'intéressent et participent davantage aux activités scolaires structurées depuis la mise en oeuvre d'activités de lutte contre le tabagisme. Ils soulignent dans une proportion semblable que les rapports entre les élèves et les enseignants sont plus étroits depuis que l'initiative est en place.
Les répondants devaient désigner les aspects de l'initiative qui avaient particulièrement contribué à ce que leur école devienne et demeure un milieu sans fumée. Ce sont :
La mobilisation des enseignements et des élèves (40 répondants)
La création d'espaces sans fumée (20 répondants)
Les programmes ou stratégies de renoncement au tabac destinés aux élèves (14 répondants)
Pour la présente phase de la recherche, on voulait connaître l'attitude des élèves vis-à-vis de l'usage du tabac, leurs comportements tabagiques et leur point de vue sur les résultats de l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. L'ESILT comportait cinq domaines principaux : prévalence du tabagisme (9e à la 12e année); comportements tabagiques et implication scolaire (9e à la 12e année); connaissance des activités de lutte contre le tabagisme (9e à 12e année); incidence de l'initiative selon les élèves (9e à la 12e année); aspects où les élèves ont observé des changements (12e année).
Parmi les répondants, 77 % des garçons et 81 % des filles se déclarent non-fumeurs. Environ la moitié des participants disent avoir déjà essayé la cigarette, lorsqu'il est question de la première expérience du tabac. Quant à l'implication scolaire, les fumeurs disent avoir un emploi du temps moins structuré relativement aux activités ou aux travaux scolaires.
En ce qui concerne la connaissance de l'initiative, plus de 60 % des élèves de neuvième année déclarent avoir connu l'existence d'activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton avant de fréquenter cet établissement. La majorité des élèves des autres niveaux dit également avoir pris connaissance d'activités de réduction du tabagisme tôt pendant le cours secondaire. Environ la moitié des répondants se disent d'accord avec l'énoncé selon lequel la nouvelle politique antitabac a eu pour effet que les élèves sont allés fumer ailleurs.
Plus de la moitié des participants affirment que les efforts en vue de réduire le tabagisme à l'école secondaire de Hampton ont aidé les élèves à ne pas fumer et ont contribué à améliorer la santé des fumeurs comme des non-fumeurs. En revanche, la majorité des participants n'attribue à l'initiative aucun changement dans ses attitudes ou ses comportements en classe. Selon un petit pourcentage d'élèves (24 %), toutefois, l'initiative aurait contribué à créer un milieu qui, dans l'ensemble, est plus propice à l'apprentissage.
Selon les réponses qualitatives des élèves, la mise en oeuvre initiale a été frustrante pour certains élèves qui fumaient régulièrement. Par contre, pour d'autres, la création d'espaces sans fumée a aidé les élèves à fumer moins. Les participants mentionnent également que les non-fumeurs aiment leurs nouveaux lieux réservés aux activités récréatives et leur environnement plus salubre. Plusieurs indiquent que l'initiative a aidé des élèves à adopter des attitudes plus saines et à devenir plus conscients des conséquences auxquelles ils s'exposent en continuant à fumer.
Le tiers des participants signalent une augmentation de l'intérêt et de la participation en ce qui a trait aux activités structurées en milieu scolaire depuis la mise en place d'activités de lutte contre le tabagisme. Une proportion semblable de répondants souligne que les rapports entre les élèves et les enseignants se sont resserrés au cours de l'initiative. Les élèves participants désignent également trois aspects de l'initiative qui ont particulièrement contribué à la création et au maintien d'un environnement sans fumée, à savoir : la mobilisation des enseignants et des élèves; la création d'espaces sans fumée; les programmes et stratégies destinés à aider les élèves à cesser de fumer.
La présente phase de la recherche visait à obtenir les commentaires du personnel de l'école sur l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. Elle a été organisée sous forme d'une activité de collecte de données, consécutive à l'enquête de suivi sur l'initiative de lutte contre le tabagisme, qui avait été réalisée auprès des élèves.
Tout le personnel de l'école secondaire de Hampton a été invité à participer à ce volet de la recherche. Les participants ont préalablement fourni un consentement éclairé par écrit. En tout, 30 membres du personnel enseignant ou administratif ont accepté de prendre part à la recherche.
Des consultations ont d'abord été tenues auprès des membres du personnel et du comité consultatif de l'école pour déterminer les grands domaines de la version de l'enquête de suivi sur l'initiative de lutte contre le tabagisme (ESILT) destinée au personnel. L'instrument définitif comportait des questions ouvertes et des questions avec échelle d'évaluation. Les domaines retenus avaient trait à l'incidence de l'initiative et à ce qui avait changé, selon le personnel.
Le questionnaire a été rempli à l'occasion d'une réunion du personnel tenue après les heures de classe en mai 2004. Les questionnaires ont été remis et recueillis par un membre désigné du comité antitabac de l'école. Il a fallu entre 10 et 20 minutes pour remplir les questionnaires, qui ont été envoyés dans une enveloppe scellée à l'équipe de recherche de l'Université du Nouveau-Brunswick.
Les réponses aux questions avec échelle d'évaluation et aux questions à choix forcé ont été codées et versées dans une base de données SPSS. Les tendances et résultats clés ont ensuite été dégagés à l'aide d'analyses descriptives et du test du chi carré, un niveau de p<0,05 étant utilisé pour déterminer la signification statistique. Les réponses aux questions ouvertes ont été transcrites, et leur contenu analysé pour faire ressortir des catégories de thèmes possibles à partir des réponses aux questions de deux domaines.
On a demandé aux participants leur avis sur une série d'énoncés relatifs à l'incidence de l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire Hampton sur divers aspects, y compris sur les comportements de santé, l'intérêt pour l'école et le rendement scolaire, les rapports au sein de l'école et le respect de ses règlements.
La majorité du personnel (90%) est d'accord pour dire que l'initiative a eu pour effet que les élèves sont allés fumer ailleurs. Les participants croient également que les efforts pour réduire le tabagisme à l'école secondaire de Hampton ont aidé les élèves à ne pas fumer (93 %) et ont contribué à améliorer la santé des fumeurs comme des non-fumeurs (93 %). Plus de la moitié des répondants indiquent que l'initiative a eu un effet positif sur l'attitude des élèves vis-à-vis du travail scolaire (57 %) et sur le climat général d'apprentissage à l'école (57 %). De plus, 43 % estiment que les activités de lutte contre le tabagisme ont accru l'intérêt des élèves pour d'autres activités et clubs de l'école. Au sujet des politiques de l'école, 50 % des participants indiquent également que les efforts de lutte contre le tabagisme ont aidé les élèves à mieux respecter les autres règlements de l'école.
Plus de 30 % des participants mentionnent que l'initiative a eu une incidence favorable sur l'assiduité, le comportement et le rendement des élèves dans certains cours. Au sujet des rapports au sein de l'école, 40 % des répondants disent avoir remarqué qu'il y avait moins de conflits entre les élèves depuis la mise en oeuvre de l'initiative. La majorité (87 %) affirme également que celle-ci n'a pas fait monter la tension entre les fumeurs et les non-fumeurs. Le tableau 7 présente une synthèse des réponses par rapport aux divers aspects où il y aurait eu des changements.
| Le travail de réduction du tabagisme a... | D'accord | Ni d'accord ni en désaccord | En désaccord |
|---|---|---|---|
| Aidé les élèves à ne pas fumer | 93 | 3 | 4 |
| Accru l'intérêt des élèves vis-à-vis des clubs et autres activités de l'école | 43 | 53 | 4 |
| Diminué les conflits entre élèves | 40 | 60 | 0 |
| Amélioré la santé des fumeurs et des non-fumeurs | 93 | 7 | 0 |
| Fait monter la tension entre fumeurs et non-fumeurs | 0 | 13 | 87 |
| Amené les élèves à changer d'endroit pour fumer | 90 | 3 | 7 |
| Créé un milieu plus favorable à l'apprentissage des élèves | 57 | 40 | 3 |
| A modifié l'attitude des élèves vis-à-vis leur travail dans mon cours | 57 | 40 | 3 |
| Aidé les élèves à mieux respecter les autres règlements de l'école | 50 | 47 | 3 |
| Aidé les élèves à être plus attentifs en classe | 33 | 60 | 7 |
| Aidé les élèves à fournir un meilleur rendement dans leurs travaux scolaires de tous les jours | 37 | 57 | 6 |
On a demandé aux membres du personnel une description écrite des changements positifs ou négatifs qu'ils avaient observés à l'école par rapport à certains aspects depuis la mise en place d'activités et de politiques antitabac. Ces aspects, ainsi que le nombre de répondants pour chacun, sont exposés ci-près.
Plusieurs participants mentionnent qu'à la suite de l'initiative, plus d'élèves fumeurs étaient conscients des conséquences associées au tabagisme et plus ouverts à l'idée d'examiner divers moyens pour cesser de fumer.
Selon les répondants, les élèves non-fumeurs aiment le fait qu'il soit interdit de fumer sur le terrain de l'école. D'autres indiquent que les élèves non-fumeurs sont plus conscients des risques associés au tabagisme depuis la mise en oeuvre de l'initiative.
De nombreux répondants mentionnent que la disparition de la zone des fumeurs a contribué à la diminution des comportements d'opposition et des activités illégales (p. ex. batailles, vandalismes ou vente de drogue), alors que la création de lieux de rencontre sans fumée s'est traduite par la création d'un milieu plus salubre et plus sécuritaire pour tous à l'école.
La moitié des répondants, environ, n'ont vu aucun changement dans l'attitude des élèves vis-à-vis du travail scolaire depuis que l'initiative est en cours. Par contre, plusieurs ont cité des cas d'élèves plus concentrés et plus consciencieux depuis qu'ils avaient décidé de fumer moins ou de ne plus fumer.
Plusieurs participants estiment qu'il y a moins de jeunes qui se regroupent pour fumer à l'extérieur des limites du terrain de l'école. En particulier, ils ont vu moins d'élèves de 9 e année franchir les limites du terrain pour aller fumer avec des camarades plus âgés. Quelques participants disent également que certains élèves défient encore la politique antitabac en fumant à proximité immédiate de l'école.
Les participants étaient divisés quant à leurs réponses sur la participation des élèves aux activités de l'école. Presque la moitié des répondants disent n'avoir vu aucune différence. D'autres indiquent que les élèves participent davantage aux activités, surtout à l'heure du midi.
La majorité des répondants mentionne que les rapports entre les élèves et les enseignants se sont améliorés depuis la mise en oeuvre de l'initiative. En particulier, les répondants mentionnent que les élèves sont maintenant plus conscients du fait que les enseignants se préoccupent vraiment de la santé des élèves.
Les participants indiquent que les membres du personnel sont généralement en faveur de l'initiative et appuient ceux qui s'efforcent de garder l'école et ses terrains sans fumée. Plusieurs répondants mentionnent que, chez le personnel, l'initiative de lutte contre le tabagisme a eu pour effet de resserrer les liens et de favoriser la collaboration.
Quelques participants mentionnent qu'il y a eu peu de changements dans le comportement général des élèves à la suite de l'initiative. D'autres, toutefois, déclarent que moins d'élèves sont en retard aux cours et que la participation des élèves aux activités en milieu scolaire a augmenté.
On a demandé aux répondants de dire quels étaient les aspects de l'initiative qui avaient particulièrement contribué à la création et au maintien d'un milieu sans fumée à l'école secondaire de Hampton. Beaucoup soulignent l'apport important des professeurs qui s'étaient fait champions de cette cause et du rôle qu'ils ont joué en mobilisant les intervenants de l'école pour élaborer et mettre en oeuvre des activités et des politiques antitabac. Plusieurs mentionnent les avantages d'avoir transformé la zone fumeurs en cour d'école et en espace vert. D'autres soulignent l'importance de prévoir des programmes de renoncement au tabac lorsqu'une école adopte une politique antitabac.
Les répondants devaient décrire leurs sujets de préoccupation en ce qui concerne la lutte contre le tabagisme à l'école. Ils ont désigné trois grands défis et examiné des moyens de les relever.
Quelques répondants s'interrogent sur la capacité de continuer à promouvoir et à réaliser au même rythme les activités essentielles de l'initiative. Les répondants suggèrent des moyens d'assurer la poursuite des efforts, notamment : faire davantage appel au soutien des partenaires de la collectivité; inviter des conférenciers; publier un bulletin décrivant les réalisations de l'initiative; lier la lutte contre le tabagisme aux autres dossiers et aux autres objectifs relatifs à la santé à l'école.
Plusieurs participants font remarquer que des élèves continuent de fumer à l'extérieur du terrain de l'école. Ils soulignent donc l'importance de surveiller ce phénomène et de continuer à offrir des programmes à ceux qui veulent cesser de fumer. Quelques participants affirment également que la collectivité et l'école devront conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des élèves qui ont une dépendance au tabac.
Le soir et la fin de semaine, il est fréquent que des activités sportives et récréatives se tiennent à l'école. Les adultes qui y participent continuent de fumer sur le terrain de l'école. Les participants insistent sur l'importance de continuer à sensibiliser les membres de la collectivité à l'importance du respect de la politique antitabac de l'école.
La présente phase de la recherche visait à obtenir les commentaires du personnel sur les résultats de l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton. La version de l'enquête de suivi sur l'initiative de lutte contre le tabagisme de l'école secondaire de Hampton destinée au personnel a servi à recueillir des données sur l'incidence de l'initiative et ce qui avait changé, à son avis.
La majorité des membres du personnel affirme que les efforts pour réduire le tabagisme à l'école secondaire de Hampton ont aidé les élèves à ne pas fumer et contribué à améliorer la santé des fumeurs comme des non-fumeurs. Environ la moitié des participants signalent que l'initiative a eu une incidence favorable sur l'attitude des élèves vis-à-vis du travail scolaire et le climat général d'apprentissage à l'école. Un proportion égale note que la lutte contre le tabagisme a aidé les élèves à respecter davantage les autres règlements de l'école.
Les données qualitatives recueillies auprès du personnel révèlent que les élèves fumeurs et non-fumeurs connaissent mieux les risques pour la santé associé au tabagisme depuis la mise en oeuvre de l'initiative. Les répondants sont nombreux à dire que l'abolition de la zone fumeurs s'est traduite par une réduction des comportements d'opposition et des activités illégales à l'école. Créer des lieux de rencontre sans fumée a par ailleurs permis d'offrir un milieu scolaire plus salubre et plus sécuritaire pour tous.
Les participants indiquent que le personnel en général appuie l'initiative et les efforts de chacun pour faire respecter la politique antitabac sur le terrain de l'école. Plusieurs disent que la mise en oeuvre de l'initiative de lutte contre le tabagisme a resserré les liens et favorisé une plus grande collaboration sur le plan professionnel ou celui du travail scolaire chez les membres du personnel et les élèves.
Les participants devaient aussi désigner des aspects de l'initiative de lutte contre le tabagisme qui avaient particulièrement contribué à faire que leur école devienne et demeure un milieu sans fumée. Ils en citent trois, soit le leadership des enseignants qui s'étaient faits les champions de l'initiative, la transformation de la zone fumeurs en cour d'école et en espace vert et l'inclusion de programmes de renoncement au tabac ayant favorisé l'application de la politique antitabac.
Lorsqu'on leur demande d'indiquer ce qui les préoccupe, les répondants mentionnent le fait que des élèves continuent d'aller fumer à l'extérieur de la zone d'interdiction, que la politique n'est toujours pas respectée lors d'activités communautaires ou récréatives tenues à l'école et qu'il faudrait poursuivre l'initiative au même rythme. Ils font diverses suggestions de solutions, notamment obtenir plus de soutien de la part des partenaires de la collectivité, offrir en permanence des programmes de renoncement au tabac pour les élèves et sensibiliser davantage ceux qui participent aux activités communautaires tenues en dehors de heures de classe au fait que l'école applique une politique antitabac.
Le projet de recherche proposé visait à faciliter la collecte d'information officielle concernant l'expérience de l'école secondaire de Hampton, en mettant en évidence les principaux éléments du projet et les résultats communiqués. Cet effort de recherche avait également pour but de mettre les leçons pratiques tirées de ce projet de lutte contre le tabagisme au profit d'autres écoles qui élaborent ou entreprennent des stratégies semblables en matière de santé. De façon plus précise, les principaux objectifs de l'enquête étaient les suivants :
Les résultats abordés dans la section finale du présent rapport rendent compte des observations formulées par les participants qui ont joué un rôle direct dans l'initiative de l'école secondaire de Hampton ou qui y ont participé. Dans le cadre de ce projet de recherche, les participants ont pris part à au moins l'une des étapes de collecte de données suivantes :
Les sections suivantes, structurées en fonction des principaux objectifs qui ont orienté l'ensemble de la recherche, donnent un aperçu des résultats clés de l'enquête. Les limites particulières du projet ainsi que les possibilités de recherche sont précisées à la fin de ces sections.
Préciser les besoins, les questions et les préoccupations qui ont mené à l'élaboration de l'initiative de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton
Avant la mise sur pied de l'initiative de lutte contre le tabagisme, le tabagisme était autorisé dans une zone désignée de l'école secondaire de Hampton. Selon les répondants clés, le personnel s'inquiétait dès lors des effets de la fumée de tabac ambiante. Les tentatives précédentes visant à déplacer la zone fumeurs n'ont pas permis de réduire le tabagisme à l'école. D'après plusieurs participants, certaines écoles du Nouveau-Brunswick avaient tenté de mettre en place des politiques antitabac sans toutefois prévoir d'activités parallèles pour aider les élèves fumeurs. Ces projets d'école sans fumée se sont par conséquent avérés infructueux.
Les répondants clés ont également décrit la zone fumeurs de l'école secondaire de Hampton comme un lieu propice aux conflits et aux comportements perturbateurs chez les élèves. Pour certain d'entre eux, ce lieu leur procurait un sentiment d'appartenance. Toutefois, certaines cliques ont également vu le jour dans ce secteur de l'école. Selon les participants, l'ensemble des employés croyaient fermement qu'il était de leur « devoir moral » de ne pas admettre le tabagisme et de cesser de désigner une zone à cet effet. Deux années avant l'élaboration d'activités de lutte contre le tabagisme, un enseignant charismatique et apprécié de tous est décédé des suites d'un cancer. Plusieurs participants sont d'avis que cette perte a contribué à sensibiliser davantage aux effets du tabagisme et à inciter le personnel, les partenaires et l'administration à prendre des mesures pour changer la situation. Les membres du personnel et de la collectivité ont pris davantage conscience de la signification implicite et des conséquences de l'énoncé de mission de l'école, qui consiste à fournir un « milieu sûr et stimulant » aux élèves. L'importance d'agir a été soulignée par le fait que de nombreux élèves de neuvième année étaient souvent attirés vers la zone fumeurs à leur arrivée à l'école, ce qui a entraîné une augmentation du nombre de fumeurs.
Apporter des documents à l'appui de la mise en oeuvre des activités du programme entreprises dans le cadre du projet de lutte contre le tabagisme en milieu scolaire
Au printemps et à l'été 2001, le comité antitabac de l'école a entrepris d'élaborer des activités de lutte contre le tabagisme. De concert avec le comité, d'autres partenaires ont pris directement part aux premiers efforts de planification ou ont offert leur appui. Plusieurs de ces partenaires étaient considérés comme d'importantes sources de motivation pour permettre au personnel d'examiner les changements requis et de renforcer la notion voulant que le tabagisme soit un comportement ou une activité sociale inacceptables pour les élèves.
Ces efforts de planification ont permis au comité antitabac de définir divers objectifs clés, notamment l'abolition de la zone fumeurs, la mise en place de politiques antitabac, la réduction du tabagisme chez les élèves et la création de lieux de rencontre sans fumée pour les élèves. Les plans d'aménagement d'un espace vert, qui remplacerait la zone fumeurs, ont été confirmés à la fin du printemps 2001. En juin 2001, les changements apportés à la politique antitabac et les activités de lutte contre le tabagisme prévues ont été annoncés aux élèves, aux parents et à la collectivité. D'autres activités de planification ont également été organisées : la délimitation de la zone sans fumée, l'élaboration d'étapes précises pour l'application des règles, la restructuration de l'horaire afin de restreindre la possibilité de fumer lors des pauses et l'organisation d'une formation pour le personnel scolaire afin de faciliter la participation ultérieure des élèves aux activités de promotion de la santé et aux programmes de renoncement au tabagisme.
Les activités de planification préliminaires ont encouragé le comité antitabac de l'école à poursuivre la mise en oeuvre immédiate et rapide d'une politique antitabac à l'école secondaire de Hampton. Plusieurs personnes interrogées ont affirmé que la passion et l'engagement des enseignants champions étaient essentiels pour préserver la détermination et assurer la participation d'autres intervenants dans le cadre des activités préparatoires. De plus, la solidarité de l'équipe et son influence ont joué un rôle déterminant dans la prise en compte des préoccupations et l'obtention de l'appui de l'ensemble du district scolaire et de la collectivité pour cette initiative.
Les répondants clés ont décrit 14 volets ou mesures inclus dans l'initiative de l'école secondaire de Hampton. Ces aspects ont été réalisés au cours de trois périodes déterminées. Voici un aperçu de chacun des éléments et du délai d'exécution : 1. planification préliminaire (avril et mai) - tenir des réunions du comité antitabac, fixer des objectifs, concevoir l'échéancier et établir le processus; 2. planification (avril à juin) - effectuer l'enquête, élaborer une politique, déterminer les conséquences, planifier la supervision et informer les élèves et les parents; 3. mise en oeuvre (août à ce jour) - réaménager la zone fumeurs en espace vert ou récréatif, appliquer la politique, obtenir le soutien des pairs, coopérer avec les commerçants locaux, établir des partenariats, former des comités spéciaux et faire participer les résidents.
Les élèves et le personnel interrogés ont désigné quatre aspects de l'initiative qui ont particulièrement contribué à faire que leur école devienne et demeure un milieu sans fumée : le leadership des enseignants qui s'étaient faits les champions de l'initiative, la constante détermination des élèves et du personnel, le réaménagement de la zone fumeurs en cour d'école sans fumée et en espace vert et l'introduction de programmes de renoncement au tabac pour favoriser l'application de la politique antitabac.
Examiner les répercussions possibles du projet de lutte contre le tabagisme, y compris les attitudes et les comportements en matière de santé, la politique scolaire, le rendement et les attitudes des élèves, les relations à l'école et ailleurs
Les participants à la recherche ont cerné sept secteurs clés qui ont été modifiés ou touchés par la mise en oeuvre et les résultats de l'initiative de l'école secondaire. Ces secteurs comprenaient le taux de tabagisme actuel, la sensibilisation à la lutte contre le tabagisme, les attitudes et les comportements en matière de santé, la politique antitabac, l'implication scolaire, les rapports entre le personnel et les élèves, et les interactions communautaires.
Environ la moitié des élèves qui ont participé à l'enquête de suivi ont dit avoir déjà essayé la cigarette. En ce qui a trait aux comportements tabagiques, le SSP révèle que les taux de fumeurs quotidiens se situent entre 11 % et 16 % pour les deux sexes et pour l'ensemble des années d'études. Ces taux sont légèrement plus bas que la moyenne de ceux relevés pour les autres écoles du Nouveau-Brunswick (12 % à 19 %). Selon les résultats du SSP, les élèves fumeurs comptent davantage d'amis fumeurs que les non-fumeurs. De même, les fumeurs ont indiqué en plus grande proportion que les non-fumeurs que l'un des membres de leur famille immédiate fumait. En ce qui a trait aux tentatives pour cesser de fumer, plus de la moitié des élèves fumeurs ont indiqué avoir essayé d'arrêter au moins une fois au cours de la dernière année.
D'après les résultats de l'enquête de suivi, plus de 60 % des élèves de la neuvième année étaient au courant des activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton avant de fréquenter cette école. Quant aux élèves de la dixième à la douzième année, la plupart ont dit avoir pris connaissance d'activités de réduction du tabagisme tôt pendant le cours secondaire.
Selon le SSP, plus de 80 % des élèves interrogés ont affirmé que des ressources pour cesser de fumer leur étaient offertes à l'école. Ce résultat était considérablement plus élevé que le taux moyen (44 %) relevé pour les autres écoles du Nouveau-Brunswick qui ont rempli le profil.
Environ la moitié des élèves ayant participé au projet et la majorité des employés interrogés ont affirmé que les efforts de réduction du tabagisme à l'école secondaire de Hampton ont aidé les élèves à ne pas fumer et ont contribué à améliorer la santé des fumeurs et des non-fumeurs. Bon nombre des personnes interrogées ont ajouté que l'initiative avait aidé certains élèves à adopter des attitudes plus saines et à devenir plus conscients des conséquences auxquelles ils s'exposent en continuant à fumer.
Selon les répondants clés, les activités de lutte contre le tabagisme réalisées à l'école secondaire de Hampton ont permis aux élèves et au personnel de l'école de mieux comprendre les difficultés associées à la réduction du tagisme. En plus de ces résultats, divers répondants clés ont également souligné que depuis la mise en oeuvre de l'initiative, les élèves étaient mieux disposés à envisager d'autres comportements de santé comme l'exercice et des choix alimentaires sains.
Pour ce qui est des résultats liés à l'initiative, plusieurs répondants clés avaient dénombré, de façon non officielle, moins d'élèves dans les zones fumeurs. Ils sont passés d'environ 200 à 70 élèves. De même, les dérogations à la politique antitabac de l'école ont également diminué au cours des trois dernières années de l'initiative. En outre, divers répondants clés et des membres du personnel ont affirmé que l'abolition de la zone fumeurs avait également limité le nombre de comportements perturbateurs et de conflits associés auparavant à cette zone.
Selon les résultats du SSP, près des trois quarts des élèves fumeurs ont indiqué qu'ils fumaient hors des terrains de l'école, alors qu'un peu moins de la moitié ont déclaré fumer sur ces terrains durant les heures d'école. Bien que des élèves aient déclaré fumer à l'école, la majorité des répondants ont affirmé que l'école avait une politique antitabac claire et qu'ils appuyaient les efforts visant l'établissement de lieux publics sans fumée.
Les réponses qualitatives des élèves laissent à penser que la mise en oeuvre initiale a été une source de mécontentement pour certains élèves qui fumaient régulièrement. Par contre, pour d'autres, la création d'espaces sans fumée a aidé les élèves à réduire leur consommation. Les participants ont également précisé que les non-fumeurs étaient satisfaits des nouveaux espaces réservés aux activités récréatives et de la création d'un environnement salubre.
Dans le cadre de l'enquête de suivi, plus de la moitié des fumeurs interrogés ont indiqué faire moins d'une heure de travaux scolaires par semaine, alors que plus de 60 % des non-fumeurs ont déclaré en faire plus d'une heure. Chez les élèves non-fumeurs, 44 % ont déclaré participer à des activités périscolaires structurées, contre seulement 26 % chez les fumeurs. Dans l'ensemble, les fumeurs disent avoir un emploi du temps moins structuré relativement aux activités ou aux travaux scolaires.
Plus du tiers des participants ont remarqué une augmentation de l'intérêt et de la participation en ce qui a trait aux activités structurées en milieu scolaire depuis la mise en place d'activités de lutte contre le tabagisme. De plus, près de la moitié du personnel interrogé a indiqué que l'initiative avait eu un effet positif sur l'attitude des élèves à l'égard du travail scolaire et sur le climat général d'apprentissage à l'école. Selon un petit pourcentage d'élèves (24 %), toutefois, l'initiative aurait contribué à créer un milieu qui, dans l'ensemble, est plus propice à l'apprentissage.
Selon le personnel interrogé, les enseignants et le personnel administratif étaient généralement en faveur de l'initiative et appuyaient les efforts des autres pour garder l'école et ses terrains sans fumée. Plusieurs répondants ont souligné que la mise en oeuvre de l'initiative de lutte contre le tabagisme a contribué à resserrer les liens et à favoriser la collaboration entre le personnel et les élèves. Environ le tiers des élèves interrogés ont également précisé que les rapports entre les élèves et les enseignants sont plus étroits depuis que l'initiative est en place.
Selon les répondants clés, l'initiative a été bien accueillie par les membres de la collectivité. Elle a favorisé un dialogue continu sur la lutte contre le tabagisme à l'école et dans le voisinage. Plusieurs répondants ont souligné l'importance de poursuivre l'établissement de divers partenariats communautaires pour régler les questions de lutte contre le tabagisme en dehors du contexte scolaire. Les résultats du SSP à cet égard montrent que près de la moitié des élèves fumeurs achètent des cigarettes dans leur collectivité sans qu'on ne leur demande leur âge.
Cerner les difficultés particulières associées à la mise en oeuvre de l'initiative ainsi que des solutions possibles pour aborder ces problèmes
En ce qui concerne les difficultés actuelles, les répondants clés et le personnel participant ont relevé cinq sujets de préoccupation continue : les élèves qui continuent de fumer en dehors des zones sans fumée, les élèves de neuvième année qui fument déjà, le non-respect persistant des politiques antitabac lors d'activités communautaires ou récréatives à l'école, le fait que de nombreux élèves continuent d'avoir accès à des milieux, dans la famille ou la collectivité, où l'usage du tabac est toléré , et le besoin de poursuivre l'initiative. Les participants ont proposé diverses solutions à ces problèmes. Ils ont entre autres proposé de maintenir la supervision afin d'appuyer les zones sans fumée , d'utiliser des exposés sur la lutte contre le tabagisme présentés par des pairs afin de promouvoir la prise de décisions saines chez les élèves des écoles intermédiaires, d' encourager le personnel de l'école à partager les responsabilités et le leadership en ce qui concerne les activités associées à l'initiative , et d'élaborer des stratégies officielles à l'intention des familles et de la collectivité sur les questions relatives au tabagisme chez les élèves et aux politiques antitabac. De nombreux participants ont également indiqué que de telles mesures devraient être envisagées lors de la planification ultérieure en matière de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton.
Examiner les principales leçons apprises pouvant faciliter l'élaboration et la mise en oeuvre de projets pilotes semblables dans d'autres contextes d'enseignement
Les répondants clés ont dégagé diverses leçons de la planification et de la mise en oeuvre de changements de fond et d'activités de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. Ces enseignements comprennent à la fois des considérations opérationnelles pratiques et des mesures proactives qui ont contribué à l'aménagement d'un environnement sans fumée.
Compte tenu des responsabilités des membres du comité, il est nécessaire de prévoir des réunions régulières pour réaliser les activités de planification préliminaires. De plus, des périodes devraient être consacrées, dès le début, à la détermination d'objectifs clairs, d'échéanciers et de mesures correspondantes. Ces efforts sont essentiels à la coordination efficace des activités prévues et au sentiment de réussite des membres du comité et des autres intervenants.
Il faudrait s'efforcer, de façon délibérée, de noter les détails de la mise en oeuvre et les résultats des initiatives de lutte contre le tabagisme en milieu scolaire. En particulier, il serait utile de recueillir les principales observations des membres du comité tout au long du processus d'élaboration et de mise en oeuvre du projet, ce qui constituerait une excellente source d'information et de leçons tirées pour d'autres écoles qui pourraient entreprendre ce type d'initiatives.
La réalisation d' enquêtes structurées et d'activités de collecte de données officieuses s'avère très efficace pour comprendre les attitudes et les comportements en matière de tabagisme dans certains contextes scolaires . De tels efforts pourraient même permettre de sensibiliser les élèves et le personnel de l'école aux principales questions et préoccupations relatives à la santé associées à la lutte contre le tabagisme. Les résultats des enquêtes effectuées dans des écoles peuvent également servir de point de départ pour évaluer l'efficacité des activités de promotion et d'intervention mises en oeuvre.
Il faut établir des zones sans fumée avant d'annoncer la politique aux élèves et à la collectivité. En effet, il pourrait s'avérer difficile, sur le plan administratif, de maintenir l'intégrité des attentes actuelles et l'uniformité des pratiques de surveillance si l'on apporte des changements aux zones sans fumée après avoir annoncé la politique.
Des zones étendues nécessitent souvent la prolongation des périodes de service à l'extérieur. La planification préliminaire devrait tenir compte du temps réel nécessaire pour réaliser les activités de surveillance. De plus, le personnel de l'école devrait être informé bien à l'avance des changements prévus à l'horaire actuel. La participation de tous les membres du personnel pourrait limiter les efforts additionnels requis pour appliquer le calendrier de surveillance prévu.
En restructurant les horaires quotidiens de l'école ou des salles de classe, il serait possible de réduire les temps libres non structurés durant lesquels les élèves ont la possibilité de fumer. Les zones sans fumée doivent être suffisamment étendues pour limiter l'accès à des zones fumeurs pendant les pauses.
Les élèves devraient être informés au début du processus des zones sans fumée et de la façon dont la supervision et la responsabilisation concernant ces politiques seront maintenues. De plus, les personnes demeurant près de l'école devraient être invitées à collaborer aux discussions sur l'élaboration initiale et l'adoption de zones sans fumée et les changements à la politique.
Pour décrire les activités ou la politique de lutte contre le tabagisme, il est préférable d'éviter d'utiliser des termes comme « interdire », qui mettent l'accent sur l'absence de choix et la perte de privilèges. Il faut plutôt renforcer les aspects positifs du changement à l'aide d'énoncés comme « une école sans fumée », qui font ressortir la prise de décisions saines et la possibilité de se fixer de nouveaux objectifs personnels .
Des lieux d'échanges sociaux, susceptibles d'intéresser à la fois les fumeurs et les non-fumeurs, doivent être aménagés lorsque des zones fumeurs sont abolies. Des activités de loisir ou récréatives pourraient être organisées dans ces lieux de rencontre, où les élèves auraient la possibilité d'établir de bonnes relations entre eux, dans un cadre informel.
La mise en oeuvre de la politique pour une école sans fumée devrait être accompagnée d'autres activités et approches qui favorisent le soutien et le respect des élèves fumeurs. Lorsqu'on rappelle aux élèves certaines règles ou qu'on les invite à respecter la politique antitabac, il faut se montrer préoccupé par leur bien-être et discuter des options qui s'offrent à eux pour réduire l'usage du tabac.
À la lumière de l'énoncé de mission de l'école, des plans de lutte contre le tabagisme ont été adoptés en vue de promouvoir les modes de vie sains et les relations interpersonnelles saines. Par exemple, les plans de la cour ont été conçus de façon à non seulement réduire l'usage du tabac, mais aussi à encourager le développement d'amitiés positives, à favoriser l'activité physique et à accroître le sentiment d'appartenance des élèves.
Les répondants clés ont souligné l'importance d'encourager les jeunes les plus en vue, qui étaient crédibles, à participer aux activités de promotion de la santé et de renoncement au tabagisme de l'école. Un tel leadership chez les élèves était essentiel pour favoriser la participation des autres élèves aux activités de lutte contre le tabagisme prévues.
La planification d'une politique et d'activités antitabac semblait pertinente pour les élèves de l'école secondaire de Hampton et les futurs élèves. À cet effet, la planification préliminaire devrait également tenir compte des plans de sensibilisation destinés aux écoles de relève au moyen de stratégies d'entraide étudiant qui appuient et renforcent l'adoption d'attitudes et de comportements sains chez les élèves avant même leur entrée à l'école secondaire.
Cette enquête représentait une analyse de l'initiative de l'école secondaire de Hampton. Plusieurs des étapes de la collecte de données reposaient sur les souvenirs et les expériences passées des participants pour l'examen des facteurs de base et de la nature de la mise en oeuvre de l'initiative. Aucune donnée de référence officielle ou uniforme n'a pu être obtenue pour étudier les changements survenus avec le temps. Dans le cadre de l'étude, les résultats cernés ont été documentés uniquement en fonction des efforts d'évaluation finale du programme. Les résultats obtenus se limitaient au contexte scolaire étudié et pourraient ne pas s'appliquer à d'autres écoles ou à d'autres établissements d'enseignement régionaux.
Les résultats de cet effort de recherche ont révélé l'importance d'élaborer des plans d'évaluation de la recherche avant de mettre en oeuvre des interventions ou des programmes de prévention particuliers. De tels plans de recherche devraient comprendre l'élaboration de méthodes d'évaluation des processus et des résultats. Il est essentiel d'évaluer les programmes dans le cadre de l'élaboration préliminaire et de la mise à l'essai d'initiatives particulières en matière de santé pour bien comprendre la mise en oeuvre et l'efficacité réelle des programmes de promotion et d'intervention prévus.
Cette enquête avait pour but de faciliter la collecte officielle d'information sur les principaux éléments et les résultats déclarés du projet de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. La plupart des données ont été recueillies auprès des participants au projet qui ont une expérience directe de la mise en oeuvre de l'initiative ou qui y ont pris part.
Les préoccupations généralisées du personnel et des élèves concernant la fumée de tabac ambiante et l'engagement renouvelé à remplir la mission de l'école, à savoir fournir « un milieu sûr et stimulant » aux élèves, ont incité l'élaboration de l'initiative. Des efforts de ce genre ont également été déployés compte tenu de la sensibilisation accrue aux questions relatives à la santé des élèves et de la perte d'un employé au sein de l'école. La mise en oeuvre d'activités de lutte contre le tabagisme s'étend sur une période de trois ans, depuis l'adoption d'une politique antitabac à l'école secondaire de Hampton. Certains aspects essentiels de l'initiative ont été mentionnés par les groupes de participants, notamment le leadership des enseignants qui s'étaient faits les champions de l'initiative, la constante détermination des élèves et du personnel, l'aménagement de lieux de rencontre sans fumée et la prestation de services d'aide aux fumeurs pour réduire l'usage du tabac.
Au moment de la collecte des données, les taux de tabagisme des élèves de l'école secondaire de Hampton étaient légèrement inférieurs à ceux observés en moyenne dans les autres écoles secondaires du Nouveau-Brunswick. En ce qui touche la sensibilisation à la lutte contre le tabagisme, presque deux fois plus d'élèves de l'école étaient au courant des ressources mises à leur disposition pour réduire l'usage du tabac, comparativement à d'autres écoles secondaires.
De plus, tous les participants s'entendaient pour dire que les efforts visant à réduire le tabagisme ont contribué à aider les élèves à ne pas fumer et à améliorer l'état de santé des fumeurs et des non-fumeurs. Les participants ont également confirmé le rôle de la stratégie antitabac, qui consiste à améliorer les connaissances des élèves sur le plan de la santé et à inciter ces derniers à discuter ouvertement de diverses questions relatives aux comportements et aux modes de vie sains.
La mise en oeuvre de la politique antitabac s'est également avérée efficace pour limiter le nombre d'élèves qui se réunissent régulièrement dans les zones fumeurs. De plus, les employés ont fait observer que l'abolition de la zone fumeurs avait permis de restreindre l'exposition des nouveaux élèves à la cigarette et de réduire le nombre de comportements perturbateurs ou de conflits à l'école.
Sur le plan de l'implication scolaire, les employés interrogés ont indiqué que l'initiative avait eu un effet positif sur l'attitude des élèves vis-à-vis du travail scolaire, sur le climat d'apprentissage général et sur les rapports entre les élèves et les enseignants. Les données recueillies auprès des élèves semblaient également indiquer un taux accru d'implication à l'école pour ce qui est des études et de la participation à des activités structurées chez les non-fumeurs.
Les résultats généraux de ces différentes étapes de recherche ont permis de confirmer les bienfaits de cette initiative, notamment la sensibilisation accrue des élèves aux risques pour la santé et aux stratégies de réduction du tabagisme. La politique de mise en oeuvre a également été jugée efficace pour réduire l'exposition des élèves et du personnel à la fumée du tabac ambiante. Bien que certains exemples précis de réduction du tabagisme chez les élèves aient été mentionnés, le manque de données de base uniformes a grandement compliqué la collecte d'information sur la diminution réelle des taux de tabagisme quotidien. De plus, selon les résultats de la recherche, les comportements de santé des élèves pourraient être liés au degré d'implication à l'école. Ces observations étaient principalement fondées sur les rapports des employés concernant l'impact de l'initiative et les rapports des élèves au sujet de leur participation à l'école. Cet aspect nécessite des recherches plus poussées compte tenu de sa pertinence et des répercussions possibles pour l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes d'intervention et de promotion de la santé dans un contexte d'enseignement.
En plus d'examiner les données recueillis au sujet de l'initiative de l'école secondaire de Hampton, nous avons abordé les difficultés actuelles de même que les aspects pouvant être améliorés. Ces éléments pourraient avoir des conséquences immédiates sur l'amélioration continue des efforts de lutte contre le tabagisme à l'école secondaire de Hampton. De plus, les leçons tirées de la mise en oeuvre initiale de l'initiative pourraient fournir des données utiles à d'autres comités scolaires ou à d'autres administrations qui prévoient mettre en place des politiques ou des activités antitabac semblables.