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ARCHIVÉE - La stratégie nationale : Aller vers l'avant - Rapport d'étape 2006 sur la lutte contre le tabagisme

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2006
ISBN : 0-662-49540-3
No de catalogue : H128-1/06-483

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Table des matières

Dédicace

Le Rapport d'étape 2006 sur la lutte contre le tabagisme est dédié, avec respect et gratitude, à Heather Crowe, qui a fait preuve de courage et de générosité en faisant connaître sa vie personnelle au grand public. Elle l'a fait pour que les Canadiens -- particulièrement les jeunes -- voient les ravages du tabagisme sur le plan humain.

Pour rendre hommage à sa vie et à ses réalisations et pour faire avancer le travail qu'elle a accompli dans le domaine de la protection contre la fumée secondaire, on a créé un fonds commémoratif, le Fonds Heather-Crowe. Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, veuillez visiter le site Web du Le lien suivant vous amène à un autre site Web Conseil canadien pour le contrôle du tabac : www.cctc.ca.

Introduction

À sa sixième année de publication, le présent rapport d'étape annuel sur la lutte contre le tabagisme brosse un portrait des activités menées au Canada dans ce domaine. Bien qu'une partie de son contenu porte sur des préoccupations courantes à long terme, il y a de nouveaux enjeux à prendre en considération. Par exemple, les défenseurs de la lutte contre le tabagisme sont préoccupés par l'augmentation considérable de la part de marché des cigarettes à rabais, qui sont vendues à des prix plus bas que les marques régulières.

En 2001, seulement 2 pour cent des ventes de cigarettes pouvaient être considérées comme faites à rabais. En 2003, ces mêmes ventes représentaient 14 pour cent. En 2005, les ventes de cigarettes à rabais représentaient 44 pour cent des ventes de cigarettes fabriquées au Canada, ce qui constitue un changement important sur lequel il faut sérieusement se pencher.

Tandis que de nouvelles questions, comme celle des cigarettes à rabais, font surface, d'autres questions continuent d'attirer notre attention. Le 23 mars 2006, la Cour suprême du Canada a annoncé qu'elle accueillait la demande d'autorisation déposée par le procureur général du Canada d'interjeter appel de la décision de la Cour d'appel du Québec relative à la contestation constitutionnelle de la Loi sur le tabac du gouvernement fédéral.

Toujours en ce qui concerne les tribunaux, la décision unanime de la Cour suprême en faveur de la loi de la Colombie-Britannique sur le recouvrement des coûts liés aux soins de santé renforce le mouvement visant à faire porter par l'industrie du tabac la responsabilité des dommages causés par ses produits. Quatre provinces -- Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Manitoba -- ont maintenant adopté ou envisagent d'adopter une législation semblable.

Par ailleurs, le Yukon a entrepris des démarches considérables afin de comprendre, par l'en-tremise de son sondage effectué dans toutes les classes de la 5e à la 12e année du territoire, comment empêcher les jeunes de commencer à fumer. Le rapport Making Sense and Moving Forward met en évidence les résultats de l'Enquête de 2003 sur le tabagisme chez les jeunes du Yukon. Comme les auteurs du rapport l'ont déclaré, « le présent rapport ne met pas le point final au tabagisme chez les jeunes du Yukon; il représente plutôt un début ». Puisque la prévention est essentielle pour réduire le nombre de fumeurs, plus nous comprendrons les raisons qui poussent à commencer à fumer, plus nous serons en mesure d'élaborer des stratégies de prévention efficaces. Le nombre grandissant d'activités de lutte contre le tabagisme visant les jeunes montre clairement que ce sont ces derniers qui détiennent la clé d'une lutte efficace à long terme.

Le rapport Aller vers l'avant varie selon l'année. Les années paires, un rapport concis est publié, et les années impaires, un rapport plus étoffé. La version concise de cette année comprend deux sections intitulées respectivement Suivi des indicateurs clés et Progrès réalisés au chapitre des orientations stratégiques. La section Suivi des indicateurs clés présente les données statistiques sur la prévalence du tabagisme et la consommation de cigarettes au Canada. La section Progrès réalisés au chapitre des orientations stratégiques présente certaines activités de lutte contre le tabagisme menées par les territoires, les provinces et le gouvernement fédéral, souvent en partenariat avec des ONG, des groupes communautaires et des organismes bénévoles du secteur de la santé.

La section intitulée Progrès réalisés au chapitre des orientations stratégiques est structurée en fonction des cinq orientations stratégiques de la Stratégie nationale, à savoir :

  • politiques et lois;
  • éducation du public (information, médias de masse, programmes et services);
  • renforcement et soutien de la capacité d'agir;
  • responsabilisation de l'industrie et surveillance des produits;
  • recherche, évaluation et surveillance.

La présente version d'Aller vers l'avant porte sur la période allant du printemps 2005 au printemps 2006. Les données qui y sont présentées proviennent de l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada de 2005.

La Stratégie nationale de lutte contre le tabagisme

En 1999, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la Santé ont donné leur aval à la nouvelle stratégie de lutte contre le tabagisme au Canada : Nouvelles orientations pour le contrôle du tabac au Canada -- une stratégie nationale. La stratégie nationale est fondée sur un cadre d'amélioration de la santé de la population qui prend en considération les facteurs sociaux, économiques et environnementaux influant sur les tendances en matière de tabagisme, les pratiques personnelles en santé et les capacités personnelles d'adaptation ainsi que sur l'accessibilité aux services. Elle favorise la responsabilité partagée entre tous les ordres de gouvernement et avec les organisations non gouvernementales. La stratégie nationale fait état des objectifs pour une période de 10 ans. Pour s'assurer que le Canada poursuit ses démarches pour atteindre ces objectifs et atteint l'objectif principal de réduire le nombre de décès et de cas de maladie associés au tabagisme, on a fait de la rédaction d'un rapport d'étape annuel une composante essentielle de la stratégie. Composé de représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, le Comité de liaison sur la lutte contre le tabagisme (CLLT) est chargé de rédiger ce rapport -- La Stratégie nationale : Aller vers l'avant. De plus, le CLLT donne des conseils et présente les enjeux liés au tabagisme au Réseau pancanadien de santé publique, un organisme fédéral-provincial-territorial.

Suivi des indicateurs clés

Depuis 1999, l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) fournit des données fiables, à jour, comparables et continues concernant le tabagisme au Canada. Créée par Santé Canada avec la collaboration de ses partenaires, cette enquête se veut un outil de surveillance et est menée par Statistique Canada. Elle permet à Santé Canada de présenter des rapports annuels et semestriels sur la prévalence du tabagisme et les enjeux connexes tant à l'échelle nationale que provinciale. L'ESUTC de 2005 a permis de recueillir des données auprès de plus de 20 800 répondants.

Toutefois, certaines lacunes persistent. Les défenseurs de la lutte contre le tabagisme reconnaissent qu'il est possible, dans le cadre de telles enquêtes, d'omettre d'interroger des groupes qui sont probablement composés d'un pourcentage important de fumeurs quotidiens et de gros fumeurs. Ces groupes comprennent les détenus, les personnes placées en établissement et les sans-abri, où l'on trouve bon nombre de jeunes marginalisés. En outre, comme les données l'ESUTC sont recueillies par voie de sondage téléphonique, il est possible que certaines composantes de la population soient sous-représentées, par exemple, les membres des Premières Nations vivant dans les réserves et les Inuits établis dans des communautés où peu de ménages peuvent avoir accès au service téléphonique.

De plus, comme le nombre de ménages à avoir le téléphone dans le Nord est relativement faible, il est assez difficile de recueillir des données au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Par conséquent, les territoires sont généralement exclus des grands sondages. Par contre, le rapport Aller vers l'avant de 2005 contenait des données de l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac dans le Nord (Territoires du Nord-Ouest) menée en 2003- 2004. Cette enquête sera élargie afin d'aborder la consommation de drogues et d'alcool et elle sera menée par les Territoires du Nord-Ouest à l'automne 2006. Les résultats seront publiés en 2007.

À l'automne 2005, le rapport Making Sense and Moving Forward faisait état des résultats de l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes du Yukon de 2003, menée auprès des élèves de la 5e à la 12e année de l'ensemble des écoles du Yukon. Même si les résultats de cette enquête ne sont pas comparables aux données de l'ESUTC, ils nous permettent de comprendre pourquoi les jeunes du Yukon commencent à fumer et comment ils s'y prennent et ils nous aident à enrichir la connaissance que nous avons du sujet. Le rapport est affiché à l'adresse suivante : Le lien suivant vous amène à un autre site Web www.hss.gov.yk.ca/programs/health_promotion/tobacco/.

Prévalence du tabagisme au Canada

Le premier rapport Aller vers l'avant, publié en 2001, renfermait des données sur la prévalence datant de 1965, année au cours de laquelle la surveillance régulière du tabagisme a commencé. Le rapport soulignait la diminution importante du pourcentage de fumeurs au Canada, qui est passé, selon les estimations, de 50 pour cent en 1965 à 24 pour cent en 2000. Ces chiffres étaient encourageants. Certaines années représentent des jalons importants dans la lutte antitabac. En 1981, par exemple, la prévalence est tombée sous les 40 pour cent et, en 1994, elle se trouvait sous les 30 pour cent (Figure 1).

Ces taux de prévalence représentent maintenant une ère différente de la lutte antitabac. Les données de l'ESUTC pour les six dernières années indiquent que, même si la prévalence continue à diminuer au sein de la population en général, les diminutions sont moins importantes. Il semble que nous approchions d'une étape où il est plus difficile de rejoindre les fumeurs canadiens. Le rapport Aller vers l'avant est maintenant axé sur les données relatives à la prévalence recueillies dans le cadre de l'ESUTC depuis 1999.

Prévalence globale du tabagisme au Canada

En 1999, il y avait un peu plus de 6 millions de fumeurs au Canada, soit 25 pour cent des Canadiens de 15 ans ou plus. Selon les résultats de l'ESUTC de 2005, moins de 5 millions de personnes étaient des fumeurs. Cela représente 19 pour cent de la population âgée de 15 ans ou plus. De ce nombre, 15 pour cent ont déclaré fumer chaque jour, alors que 4 pour cent ont déclaré fumer à l'occasion, ce qui représente une légère diminution comparativement à l'an dernier où le taux de prévalence était de 20 pour cent (Figure 2).

Le taux de prévalence chez les hommes est demeuré à 22 pour cent, tandis que, chez les femmes, il a légèrement diminué, passant de 17 pour cent à 16 pour cent (Figure 3).

Figure 1 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, 1965 à 1999a

Figure 1 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, 1965 à 1999

Sources : Supplément de l'Enquête sur la population active, 1965-1975, 1981-1986; Enquête sur la santé au Canada, 1978; Enquête sociale générale, 1991; Enquête sur le tabagisme au Canada, 1994; Enquête nationale sur la santé de la population, 1996/97; Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada, 1999.

a. Les données de la période allant de 1965 à 1986 ne sont pas nécessairement comparables entre elles à cause des variations de la méthodologie de collecte.

Figure 2 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, 1999 à 2005

Figure 2 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, 1999 à 2005

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (annuelle), 1999 à 2005.

Prévalence du tabagisme chez les groupes de jeunes

Au début des années 1980, plus de 40 pour cent des jeunes âgés de 15 à 19 ans fumaient. Au début des années 1990, ce taux avait diminué et était légèrement supérieur à 20 pour cent. Puis, au cours des années 1990, le taux a augmenté pour atteindre son niveau le plus élevé --28 pour cent -- en 1999, mais il a diminué depuis. En 2005, le taux de prévalence pour ce groupe d'âge est demeuré inchangé à 18 pour cent, alors que 11 pour cent des jeunes ont déclaré fumer régulièrement et 7 pour cent ont déclaré fumer occasionnellement (Figure 4). Le taux de prévalence chez les adolescents et les adolescentes était de 18 pour cent.

Par le passé, de tous les groupes d'âge, les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont toujours accusé les taux de prévalence les plus élevés. Bien que ce soit toujours le cas, le taux de prévalence pour 2005 pour ce groupe d'âge est à son plus bas depuis que Santé Canada a commencé à établir des rapports sur la prévalence. Ce taux a diminué, passant de 28 pour cent à 26 pour cent (Figure 4). Plus d'hommes que de femmes fument dans ce groupe d'âge : 29 pour cent comparativement à 23 pour cent.

Figure 3 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, par sexe, 1999 à 2005

Figure 3 Prévalence des fumeurs canadiens âgés de 15 ans ou plus, par sexe, 1999 à 2005

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (annuelle), 1999 à 2005.

Figure 4 Prévalence des fumeurs canadiens, par groupe d'âge chez les jeunes, 1999 à 2005

Figure 4 Prévalence des fumeurs canadiens, par groupe d'âge chez les jeunes, 1999 à 2005

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (annuelle), 1999 à 2005

Exposition à la fumée secondaire

Pour la première fois, l'ESUTC comportait une question sur l'exposition des répondants à la fumée secondaire ailleurs que dans leur résidence (Figure 5). Les entrées des édifices sont au premier rang (49 pour cent), suivies des terrasses extérieures des restaurants et des bars et des résidences autres que celles des répondants (32 pour cent). L'exposition à la fumée secondaire dans le milieu de travail a été déclarée par 23 pour cent des répondants. Quatorze pour cent des répondants ont déclaré être exposés à la fumée secondaire tous les jours et trente-sept pour cent ont déclaré être exposés au moins une fois par semaine.

Taux de prévalence dans les provinces

La différence entre les taux de prévalence du tabagisme dans les provinces continue à diminuer. Le taux pour chaque province se situe maintenant dans une fourchette de plus à moins 4 pour cent par rapport au taux de prévalence national de 19 pour cent. Cela est très encourageant comparativement à il y a 15 ans, où les taux de prévalence dans cinq provinces étaient de plus de 30 pour cent. En 2000, seule une province avait un taux de prévalence de 30 pour cent.

La Colombie-Britannique continue d'afficher le taux de prévalence le plus bas, soit 15 pour cent, qui correspond au même taux que l'an dernier. Quatre provinces affichaient le taux de prévalence le plus élevé, soit 22 pour cent : Nouveau-Brunswick, Québec, Manitoba et Saskatchewan (Figure 5).

L'Ontario déclarait le pourcentage le plus élevé de personnes n'ayant jamais fumé (59 pour cent).

Figure 5 Prévalence des fumeurs canadiens, par province, 1991 et 2005

Figure 5 Prévalence des fumeurs canadiens, par province, 1991 et 2005

Sources : Enquête sociale générale, 1991;
Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada, 2005.

Consommation de cigarettes au Canada

Les données sur les ventes de produits du tabac et la consommation de cigarettes recueillies dans le cadre d'enquêtes donnent divers aperçus sur la consommation, chacune ayant ses forces et ses faiblesses. Dans les enquêtes, les participants font eux-mêmes part de leur consommation. Étant donné que les fumeurs déclarent inévitablement des habitudes de consommation de produits du tabac moindres qu'en réalité, le taux de consommation tend à être inférieur à celui des ventes de cigarettes pendant une même période. L'écart entre les chiffres déclarés par les participants au chapitre de la consommation et les chiffres de vente a déjà atteint 30 pour cent et pourrait être supérieur, étant donné que le degré d'acceptation du tabagisme a diminué dans la société.

Consommation globale de cigarettes au Canada

Depuis 1985, même si les fumeurs quotidiens consomment en moyenne 20,6 cigarettes par jour, les Canadiens continuent à déclarer qu'ils en fument moins. En 2005, le nombre de cigarettes par jour était de 15,7, ce qui correspondait presque au nombre de l'année précédente, soit 15,2 cigarettes par jour.

Tandis que les taux de consommation chez les fumeurs quotidiens ont été à la baisse chez les hommes et les femmes au cours des vingt dernières années, les hommes ont connu une baisse plus importante que les femmes, puisqu'ils ont toujours fumé davantage de cigarettes par jour. Toutefois, les hommes continuent à fumer plus que les femmes, leur consommation étant de 17,2 cigarettes par jour, contre 13,7 cigarettes par jour pour les femmes (Figure 6).

Figure 6 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs canadiens quotidiens âgés de 15 ans ou plus, par sexe, 1999 à 2005a

Figure 6 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs canadiens quotidiens âgés de 15 ans ou plus, par sexe, 1999 à 2005

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (annuelle), 2005.

a. Données provinciales seulement

Consommation de cigarettes chez les jeunes Canadiens

Chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans, la consommation moyenne quotidienne déclarée s'élevait à 11 cigarettes. Les adolescents déclaraient une moyenne de 11,9 cigarettes par jour, alors que les adolescentes déclaraient une consommation moyenne de 10 cigarettes par jour, comparativement à 11,6 cigarettes l'an dernier.

Chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans, la consommation de cigarettes déclarée pour les deux sexes était de 13,3 cigarettes par jour. Les hommes fumaient 14,8 cigarettes par jour, ce qui est légèrement plus élevé que les 11,3 cigarettes déclarées par les femmes (Figure 7).

Figure 7 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs quotidiens canadiens, par groupe d'âge chez les jeunes, 1999 à 2005a

Figure 7 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs quotidiens canadiens, par groupe d'âge chez les jeunes, 1999 à 2005

Source: Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (annuelle), 2005.

a. Données provinciales seulement

Consommation de cigarettes par province

La consommation de cigarettes dans les provinces devient plus uniforme. Chez les fumeurs quotidiens âgés de 15 ans ou plus, la différence entre la consommation la plus élevée (Nouveau-Brunswick,16,9) et la consommation la moins élevée (Saskatchewan et Manitoba, 14,1) est de 2,8 cigarettes par jour.

Conformément aux prévisions, les hommes ont déclaré fumer plus de cigarettes par jour que les femmes. L'écart le plus important se trouve en Colombie-Britannique, où les hommes ont déclaré fumer en moyenne 18,6 cigarettes par jour, contre 11,7 chez les femmes. Chez les personnes âgées de 15 à 19 ans, la consommation allait de 10,3 cigarettes par jour en Ontario à 14,9 cigarettes au Nouveau-Brunswick. Habituellement, les personnes âgées 20 à 24 ans fument plus de cigarettes par jour que celles âgées 15 à 19 ans, mais, dans trois provinces, soit à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan, elles ont déclaré en fumer le même nombre ou légèrement moins. La fourchette de consommation au sein du groupe d'âge 20-24 ans allait de 11,4 cigarettes par jour en Saskatchewan à 14,9 au Nouveau-Brunswick (Figures 8 et 9).

Figure 8 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs quotidiens canadiens âgés de 15 ans ou plus, par sexe et par province, 2005a
Figure 9 Nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs quotidiens canadiens, par groupe d'âge de jeunes et par province, 2005a
Figure 8 Average number of cigarettes smoked daily by Canadian daily smokers, by sex, by province, 1999-2005 Figure 9 Average number of cigarettes smoked daily by Canadian daily smokers, by youth age group, by province, 1999-2005

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada, 2005.

a. Données provinciales seulement

Source : Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada, 2005.

a. Données provinciales seulement

Progrès réalisés au chapitre des orientations stratégiques

Certains de ces hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la Le lien suivant vous amène à un autre site Web Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Les buts de la Stratégie nationale, à savoir la prévention, le renoncement, la protection et la « dénormalisation », sont liés entre eux, de sorte que de nombreuses initiatives de lutte contre le tabagisme ont des incidences qui se recoupent même quand elles sont conçues pour atteindre un but unique. Par exemple, la loi qui permet de créer des environnements sans fumée protège les gens des effets nuisibles de la fumée secondaire et appuie ceux et celles qui cherchent à arrêter de fumer. Elle favorise également la dénormalisation. Par exemple, en Colombie-Britannique, depuis de nombreuses années, des poursuites attirent l'attention du public sur les dangers pour la santé associés au tabagisme et sur les moyens stratégiques dont se sert l'industrie pour minimiser la situation. Les efforts déployés par la Colombie-Britannique ont encouragé d'autres provinces à intenter des poursuites en vue de recouvrer les coûts des soins de santé. Cela entraîne une démarche concertée et unie qui réduit les doubles emplois. Étant donné que ces effets se recoupent, il est plus facile de grouper les initiatives par orientation stratégique.

Les cinq orientations stratégiques sont les suivantes :

  • politiques et lois;
  • éducation du public (information, médias de masse, programmes et services);
  • renforcement et soutien de la capacité d'agir;
  • responsabilisation de l'industrie et surveillance des produits;
  • recherche, évaluation et surveillance.

L'information figurant à la section Progrès réalisés au chapitre des orientations stratégiques ne représente que quelques-unes des initiatives et des activités de lutte contre le tabagisme entreprises au Canada.

Politiques et lois

Le Canada est renommé dans le monde entier pour avoir réussi à réglementer l'industrie du tabac. À tous les niveaux -- fédéral, provincial, territorial et municipal -- des lois, des règlements administratifs et des règlements qui ont permis de lutter efficacement contre le tabagisme ont été adoptés et mis en oeuvre. Chaque année des lois sont ajoutées ou modifiées dans ce domaine. L'élaboration de politiques et de stratégies joue également un rôle critique dans la lutte antitabac.

Activités internationales de lutte contre le tabagisme

La première session de la Conférence des parties à la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac a eu lieu en février 2006. Depuis son entrée en vigueur le 27 février 2005, la Convention est devenue un des traités les plus soutenus dans l'histoire des Nations Unies; elle compte 168 signataires. Au cours de la Conférence de 2006, le Canada et l'Australie ont travaillé de concert en vue d'élaborer un système d'établissement de rapports sur les progrès réalisés dans le cadre de la Convention. Trois échéances ont été établies pour la présentation de rapports. Le Canada, qui est un des pays du premier groupe désigné pour utiliser le modèle adopté, devra présenter son premier rapport au plus tard en février 2007.

Jugements de tribunaux

En 1998, la Colombie-Britannique est devenue la première administration au Canada à intenter une poursuite contre l'industrie du tabac en vue de recouvrer les coûts des soins de santé associés au tabagisme. L'industrie a contesté le droit de la province d'intenter une telle poursuite. En septembre 2005, la Cour suprême du Canada a maintenu, à l'unanimité, le droit de la province de poursuivre l'industrie du tabac et conclu que la Tobacco Damages and Health Care Costs Recovery Act est constitutionnelle.

Promulgation et modification de lois

En Alberta, la Smoke-Free Places Act a été adoptée en mai 2005 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2006. Dans sa version modifiée, cette loi impose des restrictions au tabagisme dans tous les endroits publics et les milieux de travail auxquels les mineurs ont accès. On encourage les municipalités à continuer à mettre en oeuvre les politiques complémentaires à cette réglementation et ainsi à protéger l'ensemble de leur communauté. Les règlements municipaux qui restreignent déjà le tabagisme dans tous les endroits publics et les milieux de travail demeurent inchangés.

Des améliorations apportées à la Tobacco Sales Act de la Colombie-Britannique ont permis d'établir un processus administratif pour assurer la conformité des détaillants. Les pièces d'identité acceptables pour déterminer l'âge des acheteurs de cigarettes y sont énumérées ainsi que les systèmes servant à mettre à jour les listes des détaillants de tabac.

En mars 2006, l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest a adopté la Tobacco Control Act. Cette loi sera un complément au règlement du conseil chargé des demandes d'indemnisation des travailleurs déjà en vigueur en interdisant le tabagisme dans d'autres endroits publics ainsi que la vente de tabac dans les pharmacies, les installations de loisirs et les machines distributrices. Elle permettra également d'interdire aux détaillants d'afficher des publicités sur le tabac ou les produits du tabac. Les détaillants de tabac devront également afficher des mises en garde relatives à la santé au point de vente.

Cinq provinces disposent maintenant d'une loi sur le recouvrement des coûts des soins de santé. En 2005, la Nouvelle-Écosse a adopté la Tobacco Damages and Health-care Costs Recovery Act et le Nouveau-Brunswick a présenté la Loi sur le recouvrement des dommages-intérêts et du coût des soins de santé imputables au tabac. En 2006, le Manitoba a adopté sa propre Tobacco Damages and Health Care Cost Recovery Act. Ces provinces, comme la Colombie-Britannique (1998) et Terre-Neuve-et-Labrador (2000), peuvent maintenant poursuivre l'industrie du tabac pour les dommages causés par leurs produits.

En octobre 2005, la Nouvelle-Écosse a présenté des modifications à sa Smoke-free Places Act. Ces modifications éliminent les fumoirs dans tous les lieux de travail, y compris les bars et les restaurants. Elles interdiront également l'usage du tabac dans les terrasses avec permis d'alcool et les zones extérieures visées par le permis.

En mai 2006 est entrée en vigueur la Loi favorisant un Ontario sans fumée. Les nouvelles dispositions de cette loi interdisent de fumer dans les lieux de travail clos, les lieux publics clos et certains autres endroits spécifiés tels que les patios recouverts d'un toit et exploités par des établissements servant de la nourriture ou des boissons. La Loi ne vise pas l'usage du tabac dans les résidences, mais le restreint, à l'intérieur des maisons de santé, à des zones de fumage contrôlé et conformes aux normes prescrites. Les restrictions au tabagisme ne s'appliquent pas aux Autochtones qui fument dans le cadre d'une activité autochtone culturelle ou spirituelle. Cette loi reprend les dispositions antérieures restreignant la vente de tabac à des mineurs.

Elle institue une interdiction limitée de l'étalage des produits du tabac, mais prévoit une interdiction complète qui entrera en vigueur en mai 2008. En outre, elle interdit la promotion de produits du tabac dans les établissements de vente au détail et en gros. Le soutien à l'application de la nouvelle loi est un élément essentiel de la nouvelle stratégie de lutte au tabagisme de l'Ontario. En mai 2006, quelque 250 employés des unités de santé publique avaient reçu une formation complète sur le contenu de la Loi et sur ses modalités d'application.

En juin 2005, le Québec a renforcé la Loi sur le tabac en adoptant des modifications dont la majorité sont entrées en vigueur le 31 mai 2006. Ces nouvelles mesures marquent le début d'une nouvelle ère au Québec. Les nouvelles dispositions de la Loi sur le tabac interdisent la cigarette dans les lieux publics tels que les bars, les brasseries, les tavernes, les restaurants, les salles de bingo et les centres commerciaux. Les modifications apportées à la Loi concernent trois éléments : la cigarette dans les lieux publics, les ventes de tabac et la promotion et les publicités relatives aux produits du tabac.

Défendre la loi

En 1997, trois des fabricants de produits du tabac du Canada ont intenté une contestation constitutionnelle concernant la Loi sur le tabac du Canada. Ils ont modifié leur contestation en 2000 de manière à inclure le Règlement sur les rapports relatifs au tabac et le Règlement sur l'information relative aux produits du tabac. En 2002, la Cour supérieure du Québec a maintenu la validité de la Loi et des règlements. Les fabricants ont interjeté appel de la décision en 2005, et la Cour d'appel du Québec a maintenu la validité des règlements et la plus grande partie de la Loi. La décision abrogeait certaines parties des interdictions visant la promotion par commandite.

Étant donné l'importance de la Loi dans le contexte de la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme et le fait que la Loi a été édictée conformément aux directives établies par la Cour suprême du Canada, le gouvernement a jugé qu'il devait interjeter appel de la décision. Il a ainsi sollicité l'autorisation de porter en appel la décision de la Cour supérieure du Québec relative aux articles 18(2), 20, 24 et 25 de la Loi sur le tabac. Ces dispositions traitent de la promotion déguisée en travaux scientifiques, laquelle est « susceptible de créer une fausse impression », ainsi que de l'utilisation du nom d'un fabricant à des fins de commandite.

Le 23 mars 2006, la Cour suprême du Canada a annoncé qu'elle accepterait la requête en autorisation du procureur général du Canada. Elle a également accepté que les fabricants de produits du tabac interjettent un pourvoi incident et accordé la qualité d'intervenant à la Société canadienne du cancer.

Règlements

En juin 2005, le Règlement sur le potentiel incendiaire des cigarettes et le Règlement modifiant le Règlement sur les rapports relatifs au tabac qui l'accompagne ont été promulgués. Toutes les cigarettes fabriquées ou importées pour la vente au Canada doivent maintenant respecter la nouvelle norme nationale concernant le potentiel incendiaire. Le Canada est maintenant le premier pays à disposer d'une norme nationale pour réduire les risques d'incendie causés par la cigarette. Selon l'Association canadienne des chefs de pompiers, entre 1995 et 1999, au moins 14 030 incendies ont été allumés par des produits du tabac. Ces incendies ont tué 356 personnes, en ont blessé 1 615 autres et coûté plus de 200 millions de dollars en dommages matériels. Les principales victimes sont les enfants et les aînés. Ces règlements s'appliquent aux cigarettes fabriquées ou importées à partir du 1er octobre 2005; c'est pourquoi il faudra du temps avant que les cigarettes qui respectent la nouvelle norme remplacent le stock existant. Santé Canada surveillera le marché et prendra les mesures nécessaires en cas de violation.

Élaboration de politiques et renforcement des stratégies

Lorsque le ministère de la Santé et des Services communautaires de Terre-Neuve-et-Labrador a lancé son plan provincial de mieux-être en mars 2006, il a incité les habitants de la province à « vivre sainement ». Le plan fait la promotion d'une bonne santé en abordant huit domaines, dont la lutte contre le tabagisme. Cette mesure réaffirme la stratégie de réduction du tabagisme de la province. Ces huit domaines seront abordés en fonction de quatre activités clés : renforcer les partenariats et la collaboration; élaborer et élargir des initiatives visant le mieux-être; sensibiliser davantage le public et améliorer la capacité de promotion de la santé. La visibilité du plan est soutenue par un site Web et du matériel publicitaire.

En janvier 2006, le Nouveau-Brunswick a adopté sa Stratégie du bien-être, une stratégie pluriannuelle qui vise quatre secteurs prioritaires : la santé mentale et le ressort psychologique; la réduction du tabagisme; l'alimentation saine et l'activité physique. Cette stratégie repose sur les efforts déployés jusque-là et sur les partenariats en place. La Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick, qui appuie depuis 2001 la mise en oeuvre coordonnée de la Stratégie antitabac de la province, est l'un des partenaires clés engagés dans la mise en oeuvre de la plus large Stratégie du mieux-être. Cette dernière dispose maintenant d'un budget annuel de deux millions de dollars.

En mai 2006, le Québec a lancé sa nouvelle stratégie antitabac, le Plan québécois de lutte contre le tabagisme 2006-2010.

Aménagement d'espaces sans fumée

À Terre-Neuve-et-Labrador, l'Alliance pour la lutte contre le tabagisme (ALT) a fait mener une enquête auprès des directeurs d'école. Environ 18 pour cent des responsables des écoles sondées permettaient le tabagisme sur le terrain de l'école, et, parmi ces écoles, 89 pour cent disposaient d'une zone fumeurs. Après la publication de cette enquête, l'ALT a rencontré le ministre de l'Éducation, le ministre de la Santé et des Services communautaires et les responsables de commissions scolaires, d'associations d'enseignants et de conseils scolaires pour discuter des résultats. Conséquemment, le Labrador School District et le Nova-Central School District ont instauré des politiques qui interdisent la cigarette sur le terrain des écoles.

Dans le but d'assurer une mise en oeuvre harmonieuse et réussie de sa Loi sur le tabac, le Québec a produit et distribué diverses publications destinées aux différents auditoires touchés par les nouvelles mesures, notamment le Guide de mise en oeuvre d'une stratégie pour un terrain d'école sans tabac et sa Trousse du détaillant.

Soutien accru aux espaces sans fumée

En 2005, Santé Canada a engagé une firme de recherche sur l'opinion publique pour effectuer une enquête sur l'ensemble de population -- fumeurs et non-fumeurs confondus -- en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba. Le nombre de personnes à déclarer qu'il serait plus probable qu'elles fréquentent des bars et des restaurants si la fumée en était bannie était, selon cette enquête, plus élevé que celui des gens qui s'abstiendraient de fréquenter ces lieux après une interdiction du tabagisme.

La législation relative à l'interdiction de la fumée continue de bénéficier du soutien d'un pourcentage très élevé de la population. En effet, 83 pour cent des résidents de la Saskatchewan, 86 pour cent de ceux du Nouveau-Brunswick et 82 pour cent dans le cas du Manitoba appuient la législation de leur province en la matière.

L'appui qu'accordent les fumeurs de chacune des trois provinces à la législation provinciale antitabac s'est sensiblement accru depuis une enquête menée en 2004 : 57 % des fumeurs de la Saskatchewan (en hausse de 10 points), 68 pour cent des fumeurs du Nouveau-Brunswick (en hausse de 11 points) et 57 pour cent des fumeurs du Manitoba (en hausse de 6 points) sont maintenant favorables à l'interdiction instituée par la loi.

Éducation du public (information, médias de masse, programmes et services)

Cette orientation stratégique a pour but de veiller à ce que les Canadiens aient accès à des renseignements sur le tabac et aux services qui favorisent la prévention, le renoncement, la protection et le dénormalisation.

Campagnes d'information et médiatiques

En mars 2006, l'Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission a lancé une campagne télévisée et une campagne d'affichage à l'intention des jeunes adultes. Le thème de l'annonce publicitaire particulièrement accrocheuse était « One cigarette never killed anyone. But who ever smoked just one? » (Une cigarette n'a jamais tué personne. Mais qui en fume vraiment juste une?). S'adressant aux jeunes adultes qui fument à l'occasion, l'annonce mettait l'accent sur l'accumulation rapide des méfaits du tabagisme. La campagne aiguillait la population cible vers le nouveau site Web du programme de renoncement au tabac de l'Alberta, Le lien suivant vous amène à une autre site Web www.albertaquits.ca- disponible en anglais seulement

La deuxième étape d'une campagne médiatique provinciale a été lancée en 2006. Elle vise les plus grands fumeurs de la Colombie-Britannique -- les cols bleus âgés de 20 à 30 ans. Au lieu de mettre l'accent sur le renoncement et les dangers liés au tabagisme, on a alors opté pour le message You Can Get Better, un message positif qui encourage les jeunes à « vivre sainement ». Trois affiches soulignent les avantages de l'abandon de la cigarette.

La Division du Manitoba de la Société canadienne du cancer a travaillé en collaboration avec les autorités régionales en matière de santé d'Interlake, de Winnipeg et de Brandon, la Manitoba Lung Association et Cancer Care Manitoba afin de réaliser Quit Now Manitoba, une campagne de marketing social. L'objectif principal de la campagne de six semaines était d'augmenter le nombre d'appels au service Téléassistance pour fumeurs et visait les adultes âgés de 25 à 55 ans ayant un statut socio-économique moins élevé. Des enquêtes téléphoniques effectuées avant et après la campagne ont permis de mesurer les résultats. Dans l'ensemble, une augmentation considérable du nombre d'appels au service Téléassistance pour fumeurs a été constatée au cours de la campagne.

Les Territoires du Nord-Ouest ont mené la deuxième phase de leur campagne « Fais pas ton Butthead! » et ont élargi sa portée en y ajoutant un concours axé sur la créativité pour encourager les jeunes à exprimer leur opinion à propos du tabac. En 2005, une initiative spéciale a été lancée pour établir un lien entre « Fais pas ton Butthead! » et les athlètes. L'objectif de la campagne est d'inciter les jeunes âgés de 8 à 14 ans à ne pas fumer.

Pour la troisième année consécutive, les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut ont réalisé un projet panterritorial rassemblant 4 500 étudiants du Nord canadien, le « Smoke Screening ». Les étudiants visionnent 12 publicités antitabac et votent pour la plus efficace, selon eux, pour inciter les jeunes à moins fumer, à cesser de fumer ou à ne jamais commencer.

La Nouvelle-Écosse a lancé le suivi de la campagne « Great Reasons to Smoke ». La campagne actuelle de publicité écrite et radiodiffusée brosse le tableau des vrais fumeurs, raconte des anecdotes à leur sujet, expose leurs habitudes et montre comment ils s'y prennent pour cacher le fait qu'ils fument. La campagne s'adresse aux jeunes adultes et vise à renvoyer aux fumeurs leur propre image en leur montrant les habitudes qu'ils ont acquises sous l'emprise de la cigarette. Le site Web « Le lien suivant vous amène à une autre site Web  sickofsmoke.com » a été mis à jour pour recevoir les témoignages des fumeurs.

Mettant à contribution la rétroaction des groupes de consultation, le Yukon a conçu une campagne médiatique antitabac innovatrice à l'intention des jeunes adultes. En octobre 2005, 12 jeunes fumeurs adultes ou anciens fumeurs ont accepté de participer à cette campagne en figurant sur des affiches, des cartes postales, des abribus, des autobus et des t-shirts. La campagne établit une analogie entre le fait de cesser de fumer et les ruptures en utilisant le logo « je t'aime mais... j'ai décidé d'arrêter de fumer ». Douze raisons distinctes -- pertinentes pour les jeunes adultes -- pour cesser de fumer ont été utilisées. L'originalité de cette campagne repose sur le fait que les chansons ont été écrites par des jeunes du Yukon. Enfin, des trousses ont été distribuées aux fumeurs qui étaient prêts à cesser de fumer. Ces trousses comptaient un sac à dos à bandoulière -- très à la mode chez les jeunes adultes -- rempli d'outils et d'articles aidant à cesser de fumer.

Lignes téléphoniques d'aide

Le programme de recommandation par télécopieur de l'Île-du-Prince-Édouard établit un lien direct entre les professionnels de la santé et les services de counselling offerts par l'entremise du service Téléassistance pour fumeurs. Les médecins, les pharmaciens et les dentistes qui connaissent un patient qui désire cesser de fumer peuvent télécopier les renseignements au service Téléassistance pour fumeurs. Un conseiller formé communique par la suite avec la personne. Au cours de la première année, le pourcentage de personnes recommandées par des professionnels de la santé est passé de 19 à 30 pour cent. Les médecins forment le groupe qui participe le plus activement au programme de recommandation par télécopieur; en effet, 18 médecins ont recommandé des patients au cours des six premiers mois.

Les jeunes avant tout

Santé Canada, en collaboration avec des représentants provinciaux et territoriaux, a organisé le Forum national sur les enjeux de la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et les jeunes adultes à Ottawa. Le Forum a attiré 142 participants qui ont partagé leurs expériences, ont approfondi leurs connaissances et ont élargi leurs compétences dans le domaine de la lutte au tabagisme. De plus, ils ont eu l'occasion de discuter d'un possible Cadre d'action national pour la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et les jeunes adultes. Les adolescents (de 16 à 18 ans) et les jeunes adultes (de 19 à 29 ans) jouaient un rôle clé pendant le forum à titre de présentateurs, d'animateurs, de secrétaires et de participants très actifs.

Le Manitoba a terminé son deuxième programme Évaluer et Classer, dans le cadre duquel 30 000 élèves de la 6e à la 12e année ont été chargés de critiquer 12 publicités antitabac télévisées. Ils ont voté pour celle qui est la plus susceptible de les encourager à ne pas fumer ou à cesser de fumer. La publicité gagnante « Relaxed As Can Be » (Relaxe à souhait) a été diffusée en mars 2006. Le succès de ce programme découle de sa capacité de faire participer les jeunes à la lutte contre le tabagisme et de stimuler les discussions en classe à propos de l'usage du tabac et de ses conséquences.

La Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick, en collaboration avec la Division du Nouveau-Brunswick de la Société canadienne du cancer, a continué d'encourager et de soutenir un large éventail d'activités et d'initiatives liées aux Écoles sans fumée. Parmi les nombreuses activités et initiatives entreprises avec le soutien de Santé Canada, mentionnons :

  • la création d'un site Web sur les Écoles sans fumée, où sont affichés de l'information, des outils et des ressources pour lutter contre le tabagisme;
  • la distribution de bulletins sur les écoles sans fumée à toutes les écoles qui se distinguent dans les campagnes antitabac, ce, afin de promouvoir la diffusion et le partage de l'information entre les écoles;
  • la tenue d'un rassemblement des Écoles sans fumée à Saint Jean pour stimuler la participation des jeunes;
  • l'utilisation des résultats de l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes pour entretenir et appuyer les mesures locales.

En outre, le programme de subvention pour les Écoles sans tabagisme a reçu, par l'entremise de la Stratégie du mieux-être, le financement nécessaire pour une année de plus. Grâce à ces mesures, une augmentation de la qualité des activités de sensibilisation à la lutte contre le tabagisme dans les écoles et dans la communauté et du nombre d'activités a été constatée.

En tant que membre de la Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick, Sport Nouveau-Brunswick a mis au point l'initiative Tobacco-Free Sport (Everyone is a Role Model, Keep Tobacco Away from the Game) afin d'encourager les organisations sportives provinciales affiliées à élaborer, à communiquer et à renforcer les politiques antitabac (y compris celles relatives au tabac sans fumée) dans le cadre de leur programme de sports ou de loisirs. Ces efforts ont pour but principal de créer un environnement matériel et social plus favorable à une pratique du sport où le tabac est exclu. L'Association a alors produit un manuel en collaboration avec divers partenaires, notamment the Centre for Coaching Education of New Brunswick, le Recreation New Brunswick et l'Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick. Des bannières, des affiches, des dessins à utiliser comme tatouages et d'autres types de matériel faisant la promotion du sport sans tabac ont ainsi été produits en vue de leur distribution à des tournois, des assemblées générales annuelles et à d'autres activités organisées à l'appui de ces initiatives. Un processus de distribution continuel de ce matériel a été intégré aux activités centrales de cette organisation. Ces initiatives se sont soldées par un renforcement de la collaboration entre les organisations sportives de la province et la Coalition.

Au Nunavut, la Ministers Youth Action Team on Tobacco a envoyé 20 élèves de la 9e à la 12e année à Iqaluit pour une semaine. En plus d'apprendre des notions sur les problèmes liés au tabagisme et de mettre en pratique des compétences axées sur le leadership et l'animation, ces élèves apprennent comment planifier des projets de réduction du tabagisme. Après avoir présenté des projets de démonstration et des exposés dans la communauté d'Iqaluit, ils sont retournés dans leur communauté, prêts à terminer leur propre projet.

L'Ontario a versé 3,3 millions de dollars en nouveaux fonds pour lutter contre le tabagisme chez les jeunes et a bonifié son programme de subvention pour les écoles secondaires de 500 000 de dollars afin d'appuyer des activités dirigées par les élèves. Ces fonds ont été versés à 18 Youth Action Alliances, soit des programmes de leadership auprès de pairs qui enseignent aux jeunes de 14 à 17 ans les techniques nécessaires pour travailler sur des questions liées à la politique de lutte contre le tabagisme et pour les inciter à participer à des activités locales afin de prévenir le tabagisme, de réduire l'exposition à la fumée secondaire et de sensibiliser davantage les gens aux problèmes liés au tabagisme. En outre, le gouvernement de l'Ontario a lancé en 2006 la deuxième phase de son programme antitabac Le lien suivant vous amène à une autre site Web Stupid.ca , qu'il a présentée, sous le volet de la prévention, comme un élément de la Stratégie d'un Ontario sans fumée. Cette phase comprend une modification du site Web effectuée à la lumière du succès qu'a connu ce site. La nouvelle version encourage vivement les jeunes à s'engager dans la lutte menée dans leurs localités respectives contre le tabagisme. Durant les 18 premiers mois de la campagne, la publicité faite dans le cadre de Le lien suivant vous amène à une autre site Web Stupid.ca a attiré plus de 1,2 million de visiteurs uniques.

Le nombres d'activités axées sur les jeunes a atteint un nouveau sommet au Yukon grâce à la participation des jeunes au Forum national sur les enjeux de la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et les jeunes adultes de 2005, tenu à Ottawa, et à celle d'équipes de deux écoles à la conférence BLAST de Yellowknife sur le leadership concernant la lutte au tabagisme auprès des jeunes. De plus, en partenariat avec le gouvernement du Yukon, une école secondaire a transformé sa zone fumeurs en terrain de volley-ball de plage et en scène de spectacle et y a fait installer du gazon et des tables de pique-nique. Pour la première fois, des programmes antitabac sont offerts dans deux écoles secondaires. Le personnel de l'école a été formé pour s'occuper de ces programmes.

Renforcement et soutien de la capacité d'agir

En octobre 2005, l'Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission et ses partenaires, The Lung Association AB/NWT et la Société canadienne du cancer, section de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest, ont lancé un service en ligne pour aider les gens à renoncer au tabac, Le lien suivant vous amène à une autre site Web www.albertaquits.ca. Ce service est accessible en tout temps. Entre la date de lancement et le 31 mars 2006, 6 610 personnes se sont inscrites sur le site.

Le Groupe de travail sur le renoncement de la Coalition antitabac du Nouveau-Brunswick est soutenu par un large éventail de partenaires, dont la Société médicale du Nouveau-Brunswick, l'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, l'Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, la New Brunswick Dental Hygienists Association, la Division du Nouveau-Brunswick de la Société canadienne du cancer, la Fondation des maladies du coeur du Nouveau-Brunswick, le programme VON Healthy Baby & Me, les Régies régionales de la santé et le ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport. Si les efforts avec un large éventail de groupes de fournisseurs se poursuivent, ils ont visé plutôt cette année à promouvoir la création d'un environnement dans lequel les fournisseurs interviennent systématiquement auprès des fumeurs par une approche systémique dans le cadre des régies régionales de la santé (RRS).

On a organisé des ateliers de soutien aux efforts déployés par les RRS en vue d'intégrer les initiatives d'abandon du tabac à l'ensemble des activités des établissements de soins de santé, notamment un atelier de deux jours tenu à Ottawa par l'Institut de recherche en santé d'Ottawa à l'intention des dirigeants et administrateurs de tous les huit RRS.

Ces ateliers sont venus appuyer les efforts déployés en vue de l'abandon du tabac, ce, d'une manière systématique, coordonnée et globale qui maximise la possibilité de bénéficier des ressources disponibles (l'autoassistance et la téléassistance offerte aux fumeurs).

En novembre 2005, le service Téléassistance pour fumeurs de Terre-Neuve-et-Labrador a élargi son Community action and Referral Effort (CARE) pour y ajouter, dans le cadre d'un projet pilote, 500 infirmières autorisées. Le programme CARE permet aux médecins de fournir des renseignements sur tout patient consentant aux responsables des services de renoncement au tabac en télécopiant un formulaire de recommandation. Quelqu'un téléphone aux patients recommandés dans un délai de 72 heures. En faisant une place aux infirmières dans le cadre de son programme, le service Téléassistance pour fumeurs peut joindre des personnes résidant en région éloignée, où il manque souvent de médecins.

Au Nunavut, tous les représentants en santé communautaire et les responsables du programme de nutrition prénatale ont reçu une formation sur les interventions avec un minimum de contacts (c'est-à-dire très brefs). Puisque la majorité de ces personnes parlent inuktitut et qu'elles demeurent dans la communauté locale, l'information sur la réduction du tabagisme sera transmise dans l'ensemble du territoire et sera offerte dans la langue inuktitut.

Au cours de sa première année, le Youth Advocacy Training Institute de l'Ontario Lung Association a mis en oeuvre trois programmes d'éducation pour accroître les connaissances, les compétences et la capacité de 300 meneurs auprès des pairs, de 238 jeunes bénévoles, de 55 employés adultes et de 34 conseillers jeunesse. Cet institut a reçu du financement par l'entremise de la Stratégie d'un Ontario sans fumée.

En 2005, le ministère de la Santé de la Saskatchewan a donné à ses autorités régionales en matière de santé un éventail de ressources en vue de faire appliquer la Tobacco Control Act et pour soutenir des initiatives liées à la réduction du tabagisme. Il a également donné du soutien et une formation aux inspecteurs pour la mise en application de la Loi sur le tabac afin de les aider à faire leur travail.

Responsabilisation de l'industrie et surveillance des produits

En août 2005, le Manitoba a commencé à appliquer ses restrictions concernant l'étalage et la promotion du tabac et des produits connexes et la publicité à cet égard. Ces restrictions ont permis d'interdire les étalages muraux à grande visibilité, l'étalage et la promotion des produits du tabac, ainsi que la publicité relative à de tels produits. Cette interdiction s'applique également aux affiches extérieures.

En préparation d'une interdiction de l'étalage des produits du tabac chez les détaillants, les inspecteurs du ministère de la Santé de l'Île-du-Prince-Édouard ont visité tous les points de vente de tabac pour informer les propriétaires des obligations découlant de l'interdiction qui est entrée en vigueur en juin 2006. Même si la loi permet la mise sur pied de magasins de tabac, un magasin doit, pour faire partie de cette catégorie, consacrer plus de 50 pour cent de son espace de vente au détail -- y compris le plancher, les murs et le plafond -- à la vente de produits du tabac. Les personnes qui entrent dans le magasin doivent être âgées de 19 ans ou plus, et les produits du tabac ne peuvent être visibles de l'extérieur du magasin.

Recherche, évaluation et surveillance

En 2005, le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique et le Centre for addictions research of British Columbia (CARBC) ont établi une nouvelle relation au chapitre de la recherche. À l'aide de partenariats en recherche avec cinq universités publiques de la province, le CARBC est en mesure de donner des conseils sur la santé et les problèmes de dépendance et d'intégrer le centre de ressources sur le tabagisme au Substance Information Link (Le lien suivant vous amène à une autre site Web www.silink.ca). De plus, le ministère de la Santé et BC Stats en apprennent davantage sur le tabagisme en surveillant le comportement et les attitudes des fumeurs et en établissant des profils. Cette information est offerte à l'ensemble de la province par l'entremise de l'autorité en matière de santé et est mise à jour trois fois par année.

L'Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme (ICRCT) est une collaboration entre un groupe d'organismes canadiens et des ministères gouvernementaux. Les principaux bailleurs de fonds actuels de l'Initiative sont les six Instituts de recherche en santé du Canada, l'Institut national du cancer du Canada, la Société canadienne du cancer et Santé Canada. En 2005, 1 663 532 dollars ont été attribués dans le cadre de l'ICRCT à la lutte contre le tabagisme et à des programmes de recherche en matière de dépendance à la nicotine, y compris à un petit programme international de subventions stratégiques dont le but est de renforcer la capacité des pays à revenu faible ou moyen à ratifier et mettre en oeuvre la Convention-cadre pour la lutte antitabac. En outre, un nouveau financement de plus de 1,9 million de dollars a été accordé à des programmes innovateurs de recherche pluriannuels axés sur la communauté. Les communautés autochtones constituent un des groupes cibles de ce programme.

Grâce au financement de Santé Canada, l'efficacité des clubs SWITCH (Students Working in Tobacco Can Help) à réduire le tabagisme chez les jeunes a été évaluée au printemps 2006. SWITCH est un élément important de la stratégie globale de réduction du tabagisme de la Prince Edward Tobacco Reduction Alliance (alliance de l'Île-du-Prince-Édouard pour la réduction du tabagisme). Les clubs SWITCH font la promotion de la lutte contre le tabagisme dans les écoles secondaires, les écoles secondaires de premier cycle et la communauté élargie en faisant participer les jeunes à la conception et à l'exécution de programmes axés sur les jeunes. La Division de l'Î.-P.-É. de la Société canadienne du cancer est le principal commanditaire de SWITCH et travaille de près avec les partenaires de l'Alliance pour coordonner et soutenir les clubs SWITCH de la province. Un certain nombre de méthodes de collecte de données ont été utilisées, notamment un sondage en ligne pour les étudiants. D'après l'enquête, 95 pour cent des répondants ont jugé qu'ils avaient acquis des notions liées au tabagisme, et 95 pour cent d'entre eux ont jugé qu'ils avaient appris comment les fabricants de tabac ciblent les jeunes.

Le Centre national de documentation sur le tabac effectue une évaluation indépendante et un suivi de la Stratégie pour un Ontario sans fumée. Le Centre produit chaque année un rapport de surveillance et d'évaluation. Son plus récent, celui de juin 2006, fait état de l'évolution observée pour 2004-2005 au titre des indicateurs retenus par la Stratégie. Ce document indique que des progrès considérables ont été réalisés dans chacun des trois domaines visés par la stratégie en question, à savoir la protection, la prévention et le renoncement. Il importe de souligner que le taux de prévalence du tabagisme chez les élèves de l'Ontario est tombé en 2004 au plus bas niveau enregistré depuis 1977. Entre 1999 et 2004, le nombre de cigarettes vendues par habitant en Ontario a diminué de 30 pour cent.

À l'automne 2005, le Yukon a présenté les résultats de son enquête sur le tabagisme chez les jeunes, conçue pour sonder les élèves de la 5e à la 12e année. Ce sondage a fourni des renseignements très précieux sur ce qui pousse les jeunes du Yukon à commencer à fumer ou à éviter la cigarette. Il a également servi à informer les jeunes en matière de lutte contre le tabagisme et à discuter du tabagisme en classe après avoir rempli le questionnaire du sondage.

Conclusion

Comme le montrent les contributions au rapport Aller vers l'avant de cette année, les activités de lutte contre le tabagisme du Canada continuent de nous faire avancer vers une société où le moins de gens possible sont dépendants du tabac. Le travail se poursuit pour améliorer la santé des Canadiens à l'aide de lois, de règlements et de stratégies, de programmes et de services de renoncement, de recherches et de collectes de données ainsi que de collaborateurs et de partenaires.

Les progrès réalisés dans la lutte menée contre le tabagisme sur le plan de législation ont été particulièrement frappants au cours de l'année écoulée, où un certain nombre de provinces ont adopté de nouvelles lois et renforcé les anciennes. À cet égard, il convient de souligner la tendance croissante des provinces à adopter des lois visant à recouvrer le coût des soins de santé. Ce mouvement a commencé en 1998 avec les poursuites judiciaires intentées par la Colombie-Britannique contre les sociétés de l'industrie du tabac. Quatre autres provinces, soit Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Manitoba, ont depuis lors adopté des lois similaires.

Sur le plan de prévention, les divers niveaux de gouvernement se sont efforcés d'offrir au public davantage d'espaces sans fumée afin de réduire le nombre de personnes exposées à la fumée secondaire. Le Canada a véritablement appris comment planifier, proposer, mettre en oeuvre et défendre des lois antitabac.

Les activités de lutte contre le tabagisme mettent maintenant l'accent sur la prévention en sensibilisant les jeunes et en les écoutant. Les jeunes du Canada ont réagi avec enthousiasme en participant de plus en plus à des clubs, à des camps, à des conférences et à des ateliers sur l'acquisition de nouvelles compétences en matière de lutte contre le tabagisme. De retour dans leur communauté, ils passent le mot à leurs pairs et, inversant les rôles, ils deviennent des modèles pour leurs aînés.

Annexe A : Liste des membres -- Comité de liaison sur la lutte contre le tabagisme du Réseau pancanadien de santé publique

Andrew Hazlewood (coprésident)
Sous-ministre adjoint
Santé et bien-être de la population
Ministère de la Santé
4-2, 1515, rue Blanshard
Victoria (Colombie-Britannique) V8W 3C8
Téléphone : 250-952-1731 | Télécopieur : 250-952-1713
Courriel : Andrew.Hazlewood@gems4.gov.bc.ca

Cathy A. Sabiston (coprésidente)
Directrice générale
Programme de lutte au tabagisme
Santé Canada
I. A. 3507A2, pièce D787
Immeuble MacDonald
123, rue Slater
Ottawa (Ontario) K1A 0K9
Téléphone : 613-941-1977 | Télécopieur : 613-954-2288
Courriel : Cathy_A_Sabiston@hc-sc.gc.ca

Bill Bell (Alb.)
Vice-Président, division des services provinciaux
Commission de la toxicomanie de l'Alberta
10909, avenue Jasper, 6e étage
Edmonton (Alberta) T5J 3M9
Téléphone : 780-415-0372 | Télécopieur : 780-423-1419
Courriel : bill.bell@aadac.gov.ab.ca

Shelley Canitz (C.-B.)
Directrice par intérim, Programme de lutte contre le tabagisme
Ministère de la Santé
Gouvernement de la Colombie-Britannique
4-2, 1515, rue Blanshard
Victoria (Colombie-Britannique) V8W 3C8
Téléphone : 250-952-2304 | Télécopieur : 250-952-1570
Courriel : shelley.canitz@gov.bc.ca

Brenda Paine (Santé Canada)
Directrice, Bureau des politiques
Programme de lutte au tabagisme
I. A. 3506B, pièce D687
Immeuble MacDonald
123, rue Slater
Ottawa (Ontario) K1A 0K9
Téléphone : 613-941-9826 | Télécopieur : 613-952-5188
Courriel : brenda_paine@hc-sc.gc.ca

Kathy Langlois
Directrice générale
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
Direction des programmes communautaires
Santé Canada
20e étage, pièce 2039B, immeuble Jeanne-Mance
Pré Tunney
Ottawa (Ontario) K1A 0K9
Téléphone : 613-952-9616 | Télécopieur : 613-941-3710
Courriel : Kathy_Langlois@hc-sc.gc.ca

Andrew Loughead (Man.)
Coordonnateur de la lutte contre le tabagisme
Ministère de la Santé du Manitoba
Santé publique, Unité de l'environnement
4070-300, rue Carlton
Winnipeg (Manitoba) R3B 3M9
Téléphone : 204-788-6731 | Télécopieur : 204-948-2040
Courriel : aloughead@gov.mb.ca

Marlien Mckay (NB)
Gérante, Unité de mieux-être
Département de mieux-être, culture et sport
Place 2000, 250 rue King
C.P. 6000
Fredericton, Nouveau-Brunswick
Téléphone : (506) 444-4633 | Télécopieur : (506) 444-5722
Courriel : marlien.mckay@gnb.ca

Douglas Howse (T.-N.-L.)
Conseiller en promotion de la santé
Ministère de la Santé et des Services communautaires
Promenade Prince Philip
Immeuble de la Confédération, édifice de l'Ouest, 1er étage
C.P. 8700
St. John's (Terre-Neuve-et-Labrador) A1B 4J6
Téléphone : 709-729-1374 | Télécopieur : 709-729-1918

Steve Machat (N.-É.)
Gestionnaire, Lutte contre le tabagisme
Promotion et Protection de la santé
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse
World Trade and Convention Centre, 5e étage 1800, rue Argyle
Halifax (Nouvelle-Écosse) B3J 2R7
Téléphone : 902-424-5962 | Télécopieur : 902-424-3135
Courriel : machatsg@gov.ns.ca

Miriam Wideman (T.N.-O.)
Conseillère en matière de tabagisme
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
5022-49e rue, Tour du square central, 7e étage
C.P. 1320
Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) X1A 2L8
Téléphone : 867-920-8826 | Télécopieur : 867-873-0122
Courriel : Miriam_Wideman@gov.nt.ca

Kelly Loubert (Nun.)
Spécialiste de la réduction du tabagisme (par intérim)
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement du Nunavut
C.P. 1000, succursale postale 1000
Iqaluit (Nunavut) X0A 0H0
Téléphone : 867-975-5767 (ligne privée) | 867-975-5700 (secrétariat)
Télécopieur : 867-975-5780
Courriel : kloubert@gov.nu.ca

Melody Roberts (Ont.)
Renforcement des capacités et planification des systèmes
Stratégie pour un Ontario sans fumée
Ministère de la Promotion de la santé
393, avenue University, bureau 2100
Toronto (Ontario) M2G 1E6
Téléphone : 416-327-7402 | Télécopieur : 416-327-7438
Courriel : melody.roberts@mhp.gov.on.ca

Laraine Poole (Î.-P.-É.)
Agente en prévention des maladies chroniques
Ministère de la Santé
16, rue Garfield, C.P. 2000
Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) C1A 7N8
Téléphone : 902-368-4926
Courriel : lfpoole@ihis.org

Mary Martin-Smith (Sask.)
Directrice, Promotion de la santé
Direction générale de la santé de la population
Ministère de la Santé de la Saskatchewan
3475, rue Albert
Regina (Saskatchewan) S4S 6X6
Téléphone : 306-787-7110 | Télécopieur : 306-787-3823
Courriel : mmartin-smith@health.gov.sk.ca

Susie Ross (Yuk.)
Coordonnatrice de la promotion de la santé
Programmes de la santé communautaire
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement territorial du Yukon
2, chemin de l'Hôpital, pièce 111
Whitehorse (Yukon) Y1A 3H8
Téléphone : 867-667-8394 | Télécopieur : 867-667-8338
Courriel : susie.ross@gov.yk.ca

Nous remercions le gouvernement du Québec de son expertise et de sa collaboration à la préparation de La Stratégie nationale : Aller vers l'avant Rapport d'étape 2006 sur la lutte contre le tabagisme.