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Préoccupations liées à la santé

2000 - 2002 Rapport sur la lutte antitabac - Mise à jour

Rôle de Santé Canada dans la lutte contre le tabagisme

Le Programme de la lutte au tabagisme (PLT) constitue le principal tremplin de la Stratégie et la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) assume la responsabilité des programmes de lutte au tabagisme des Premières nations et des Inuits. Le présent document décrit les activités de lutte contre le tabagisme de Santé Canada ainsi que de ses partenaires de 2000 à 2002.

La législation

Indiscutablement, l'un des points saillants de la lutte au tabagisme a été la défense réussie en 2002 de la Loi sur le tabac et son Règlement. En 1997, les trois grands fabricants de tabac au Canada - JTI-Macdonald Corp. (anciennement RJR-Macdonald Inc.), Rothmans, Benson & Hedges Inc. et Imperial Tobacco Canada Ltd. - ont lancé une contestation constitutionnelle devant les tribunaux des articles de la Loi et son Règlement qui imposent des restrictions sur la publicité et les commandites, et exigent que les fabricants de tabac impriment des messages d'avertissement suggestifs relatifs à la santé sur les paquets de cigarettes.

Les fonctionnaires de Santé Canada, de concert avec les avocats représentant le Procureur général du Canada, ont participé à la préparation du procès ainsi que des audiences (de janvier à septembre 2002). Il y avait près de 1 000 pièces au procès et 81 journées de transcription de témoignages. Vingt-six articles de la Loi ont été contestés et quatre articles différents de la Charte canadienne des droits et libertés ont été invoqués. Il y a eu des arguments supplémentaires fondés sur les compétences fédérales et provinciales et d'autres questions juridiques. Dans sa décision de décembre 2002, la Cour supérieure du Québec a totalement soutenu la constitutionnalité de la Loi sur le tabac et son Règlement. (Les trois fabricants ont interjeté l'appel de cette décision.)

« Il faut dire que les cigarettiers sont dans une position particulièrement inconfortable. Ils vendent un produit nocif qu'ils savent tel. Ils ont le droit de le vendre parce que son interdiction est irréaliste. ... Ils n'ont fait aucune contre-preuve sur les effets nocifs de la cigarette puisque cette preuve ne peut être faite. ... Leur preuve sur les effets de la publicité ne convainc pas le tribunal. ... Ils tentent de préserver une industrie irrémédiablement vouée à péricliter. C'est leur droit. Mais les droits des cigarettiers et l'obligation de santé publique de l'État ne sauraient bénéficier d'une même légitimité. » - Extraits de la décision de la Cour supérieure du Québec, le 13 décembre 2002.

Au nom de la Société canadienne du cancer, je félicite le gouvernement du Canada pour sa défense vigoureuse et réussie de la Loi sur le tabac et son Règlement. ... Ce jugement historique est très important pour la santé publique au Canada et ailleurs.

- Carol Hiscock, présidente, Société canadienne du cancer

La réglementation des produits du tabac - Messages d'avertissement convaincants relatifs à la santé - Un précédent mondial

La promulgation des règlements entourant l'étiquetage des paquets de cigarettes a été un accomplissement important. En 2000, Santé Canada a institué une série de seize illustrations et messages d'avertissement textuels relatifs à la santé qui doivent être affichés sur au moins 50 p. 100 des surfaces principales de l'emballage des cigarettes ainsi que des messages d'information sur la santé qui doivent être insérés dans chaque paquet.

Avertissement - Le Tabagisme cause des maladies de la bouche - image

C'était un fait sans précédent. Le Canada était le premier pays au monde à utiliser des illustrations sur les effets et les risques de santé causés par le tabac ainsi que de l'information supplémentaire sur les maladies associées au tabac et sur le renoncement au tabagisme. Plusieurs pays ont suivi l'exemple du Canada, dont le Brésil, la Thaïlande et les membres de l'Union européenne.

En outre, les étiquettes d'avertissement ont eu un impact considérable. En 2001, Santé Canada a étudié les réactions aux messages d'avertissement relatifs à la santé et les perceptions des fumeurs sur la capacité des messages d'informer, de décourager le tabagisme, d'encourager le renoncement au tabagisme et de modifier l'image de soi (ainsi que l'image de marque). Les recherches ont montré que la majorité des fumeurs adultes utilisaient le paquet de cigarettes comme source d'information et que le paquet de cigarettes est un moyen efficace d'atteindre les fumeurs, donc un bon outil d'éducation publique.

La fuméé du tabac affecte tout le monde - image

Atteindre davantage les fumeurs

En 2002, Santé Canada a à nouveau étudié les réactions aux messages d'avertissement relatifs à la santé; les données ont confirmé qu'ils continuent d'avoir une résonance chez les Canadiennes et les Canadiens. Santé Canada est conscient, néanmoins, que de nombreuses formes d'intervention ont une durée de vie limitée, et il prend les mesures nécessaires pour contrecarrer l'«  usure » potentiel des messages. Un domaine de recherche que Santé Canada poursuit activement (en lien avec les messages d'avertissement relatifs à la santé) est la communication pertinente avec les Canadiennes et les Canadiens qui possèdent des compétences d'alphabétisation plus faibles. Santé Canada a établi un partenariat avec un autre ministère fédéral, soit Communication Canada, à cet effet.

Réduire les risques d'incendies causés par la cigarette

Santé Canada examine également des façons de réduire les risques de santé et de sécurité publique en précisant les modifications à apporter aux cigarettes. Les statistiques concernant les incendies entre 1995 et 1999 indiquent qu'au moins 14 030 incendies au Canada ont été allumés par du matériel utilisé par les fumeurs. Ces incendies ont causé la mort de 356 personnes, en ont blessé 1 615 autres et ont causé plus de 200 millions de dollars en dommages matériels durant la même période. Les recherches montrent que les modifications de conception apportées aux cigarettes peuvent diminuer les risques qu'elles causent des incendies.

Santé Canada travaille activement à l'élaboration de règlements concernant les cigarettes à potentiel d'allumage réduit (CPAR), ce qui pourrait diminuer la propension des cigarettes à allumer des meubles rembourrés, des matelas et la literie, réduisant ainsi les mortalités qui s'y rattachent. À cette fin, un document de consultation - Proposition réglementaire pour réduire les risques d'incendie posés par la cigarette - a été lancé en décembre 2002.

Légères et douces - trompeuses et dangereuses

Santé Canada vise à réduire l'usage des produits du tabac en s'assurant de ne pas fournir d'information trompeuse aux consommateurs, que ce soit par l'emballage de produits du tabac ou par des moyens promotionnels. Un domaine de préoccupation particulier est l'étiquetage des produits du tabac sous le vocable « légères » ou « douces ».

Malgré que les scientifiques s'entendent pour dire qu'il n'y a aucune preuve concluante que les cigarettes étiquetées « légères » réduisent le taux de décès causé par le tabagisme, environ dix-huit pour cent des Canadiens (près d'un sur cinq) continuent de croire qu'elles sont moins nocives. Santé Canada cherche à informer le public par l'entremise de la publicité de masse (c.- à -d. sa campagne « Légères et douces - trompeuses et dangereuses ») et l'éducation publique.

Santé Canada a aussi sollicité l'apport du public en décembre 2001 concernant l'élaboration possible d'un règlement qui interdirait l'emploi de ces expressions sur l'emballage de cigarettes. Santé Canada continue de travailler afin de recueillir les renseignements nécessaires pour progresser dans ce dossier. Toute décision future à ce sujet reposera sur des données fiables et sur un raisonnement juridique solide.

La taxation des produits du tabac

La taxation des produits du tabac est un élément important de la stratégie globale du gouvernement. Les faits montrent que des politiques de taxation viables des produits du tabac peuvent contribuer considérablement à la réduction de leur consommation, surtout chez les jeunes.

Le cadre actuel de taxation des produits du tabac, présenté en avril 2001, vise à permettre au gouvernement fédéral d'atteindre son objectif de décourager le tabagisme en augmentant les prix des produits du tabac tout en prenant les mesures complémentaires appropriées pour réduire au minimum les risques associés à la possibilité d'accroître les niveaux de vente des produits du tabac en contrebande dans le marché intérieur. Des éléments clés de ce nouveau cadre créent d'autres moyens de dissuasion de consommation et réduisent l'incitatif de faire passer des produits du tabac fabriqués au Canada en contrebande. La nouvelle tarification comporte un mécanisme de remboursement de taxe d'exportation à deux volets applicable aux produits du tabac fabriqués au Canada et de nouvelles taxes sur les produits du tabac canadiens offerts dans les boutiques hors taxes, vendus comme approvisionnements de navire (tant au Canada qu'ailleurs) et sur les produits du tabac importés offerts dans les boutiques hors taxes canadiennes. La taxe d'accise fédérale s'applique désormais aux produits du tabac importés par les voyageurs résidents du Canada.

Outre ces mesures, les ministères et organismes fédéraux ont reçu un financement accru afin d'améliorer leur capacité de surveiller et d'évaluer l'efficacité de ces mesures dans la réduction de la contrebande de produits du tabac. Le gouvernement fédéral a aussi annoncé une hausse de la surtaxe sur les bénéfices des fabricants de cigarettes, la faisant passer de 40 p. 100 à 50 p. 100 de l'impôt des sociétés à verser.

En novembre 2001 et en juin 2002 respectivement, on a présenté la deuxième et la troisième série de hausses de taxes sur les produits du tabac. On a augmenté les taxes fédérales dans toutes les provinces et les territoires, en rétablissant en fin de compte dans tout le pays un taux uniforme de taxe d'accise fédérale sur les cigarettes. On a également augmenté les taxes sur le tabac à coupe fine, les bâtonnets de tabac, les produits du tabac importés et les produits de tabac offerts dans les boutiques hors taxes, vendus comme approvisionnements de navire ou importés par les résidents canadiens retournant au pays.

La communication avec les Canadiennes et les Canadiens

La responsabilité de Santé Canada est de fournir, au fil des ans, de l'information sur la santé qui soit exacte et cohérente, et tous les Canadiennes et les Canadiens ont le droit à cette information. En vertu de la Stratégie, cette responsabilité est incorporée dans un cadre défini par des mesures intégrées, globales et viables visant à réduire la consommation de tabac.

Les messages, transmis avec le soutien des politiques pertinentes de lutte au tabagisme, accompagnées de mesures éducatives et réglementaires, auront une plus grande résonance. Des mesures antitabac appuyées par des messages stratégiques auront un plus grand impact. La combinaison de messages de communication de masse et multimédias avec d'autres initiatives de lutte au tabagisme est le moyen optimal, finalement, de produire une initiative plus puissante de lutte au tabagisme.

Envoyer les bons messages

Nous savons que susciter et maintenir une conscientisation va de pair avec le processus itératif de l'évolution des mentalités et, par la suite, de modification des comportements. Santé Canada a réalisé des campagnes de publicité de masse destinées à fournir de l'information qui soit exacte, cohérente et accessible au fil des ans. Bien qu'il soit trop tôt pour évaluer l'efficacité générale de ces campagnes, il y a des indications que les initiatives de communication de masse de Santé Canada ont rendu les Canadiennes et les Canadiens plus conscients des conséquences du tabagisme.

L'une des campagnes de publicité qui a provoqué une vive réaction depuis l'adoption de la Stratégie a été « La morgue », lancée au début de 2002 à la télévision, à la radio et dans la presse. Elle montrait des cadavres dans une morgue, chacun portant une étiquette à l'orteil avec des numéros allant jusqu'à 45 000 - le nombre de Canadiennes et Canadiens qui meurent chaque année des suites du tabagisme. Près de 80 p. 100 des Canadiennes et Canadiens se souvenaient de cette publicité lorsqu'on leur en soufflait un mot, et environ 65 p. 100 ont indiqué qu'il comprenait son message : « Tabac : on peut vivre sans tabac. »

La fumée secondaire était le sujet de la publicité « Le sofa » de Santé Canada, une campagne télévisuelle et dans la presse destinée aux auditoires grand public et autochtones. Elle explorait le sujet de la fumée secondaire chez les jeunes. Elle mettait en valeur de jeunes gens exposés à la fumée de cigarette dans un décor de party et encourageait les jeunes Canadiennes et Canadiens à protéger leur famille et amis des maladies causées par la fumée secondaire. Plus de 80 p. 100 des jeunes Canadiens et Canadiennes se souvenaient avoir vu cette publicité lorsqu'on leur en soufflait un mot; de ce nombre, près de 80 p. 100 se rappelaient de la phrase « maladies causées par la fumée secondaire ».

Santé Canada a aussi mené des campagnes axées sur la fumée secondaire dans les milieux de travail canadiens (« Heather ») [voir les détails au sujet de cette campagne à la page 9], sur la fumée secondaire à la maison (« Cible »), sur la fumée secondaire dans les collectivités autochtones (« L'avertissement »), sur les choix de vie saine (« Médecins » et « Athlètes »), sur les composants toxiques dans les produits du tabac (« Cocktail ») et sur l'étiquetage trompeur des produits du tabac (« Légères et douces - trompeuses et dangereuses »).

Santé Canada reconnaît que les changements d'opinions mettent habituellement du temps à s'enraciner et à se développer et que les modifications de comportement ne surviennent normalement qu'avec le temps. Dans le cadre de l'approche globale de la Stratégie, Santé Canada organisera des campagnes de masse transmettant sur une base continue des messages qui contribuent au changement vers une société sans fumée. Dans un avenir immédiat, ces campagnes mettront davantage l'accent sur les questions entourant la fumée secondaire et engageront les Canadiennes et les Canadiens sur le chemin du renoncement au tabagisme.

La fumée secondaire et les travailleurs

On estime que l'exposition à la fumée secondaire est la cause du décès de plus de 1 000 non-fumeurs par année au Canada.

La Loi sur la santé des non-fumeurs de 1989 interdit le tabagisme dans les milieux de travail, les moyens de transport interprovinciaux et les avions réglementés par le gouvernement fédéral. La plupart des provinces ont promulgué des lois qui s'attaquent à la question de la fumée secondaire dans des endroits publics, et plus de 300 municipalités sont actuellement à diverses étapes de l'adoption d'arrêtés à ce sujet. Cependant, il n'existe pas de niveau de protection systématique d'un endroit à l'autre.

Même dans les milieux de travail ayant des endroits désignés pour les fumeurs, la plupart des systèmes de ventilation de ces espaces sont rarement séparés des systèmes desservant le reste du bâtiment. Cela signifie que tous les travailleurs sont exposés aux milliers de particules chimiques inodores et insipides qui demeurent dans l'air même une fois la fumée dissipée.

Un sondage d'opinion publique révèle que 95 p. 100 des Canadiens croient que la fumée secondaire est un risque pour la santé; 69 p. 100 soutiennent une interdiction du tabagisme dans tous les endroits; 88 p. 100 croient qu'il est important pour les employeurs de fournir un environnement complètement sans fumée pour leurs employés et 84 p. 100 croient que tous les travailleurs devraient avoir le droit à un milieu de travail sans fumée. (Source : Enquête de référence sur la lutte contre le tabagisme, Environics Research, décembre 2001)

À l'automne 2002, pour souligner le fait que 11 millions de travailleurs ne sont pas pleinement protégés de la fumée secondaire dans leurs milieux de travail et pour appuyer les activités provinciales, territoriales et municipales visant à mettre en oeuvre des milieux de travail et des endroits publics sans fumée, Santé Canada a porté le témoignage de Heather Crowe à l'attention des Canadiens.

Heather Crowe est une femme qui n'a jamais fumé mais elle se meurt d'un cancer du poumon causé par la fumée de tabac, après avoir travaillé pendant des années dans le secteur de l'accueil. Elle a paru à la télévision, dans les salles de cinéma et dans la presse dans une campagne qui livrait ce message : « Certaines compagnies de tabac disent que la fumée secondaire dérange les gens. Santé Canada affirme qu'elle tue. »

De plus, avec l'aide des Médecins pour un Canada sans fumée, Heather s'est déplacée dans de nombreuses villes afin de convaincre les municipalité et les politiciens provinciaux de promulguer les arrêtés régissant les espaces sans fumée.

Je me suis sentie mal lorsque j'ai vu votre annonce, car vous ne fumiez pas et votre maladie est très grave. J'aimerais que les fumeurs cessent de fumer, car cela ne nous fait aucun bien ni à nous ni à eux. Merci de votre gentillesse. J'espère que les deux dernières années de votre vie seront les meilleures.

- extrait d'une lettre envoyée à Heather Crowe d'un enfant d'école canadienne

image de Heather Crowe

Envoyer les bons signaux

La Stratégie a aussi été appuyée par le lancement en 2002 du site Web Vivez sans fumée! de Santé Canada à l'adresse www.VivezSansFumee.ca. Comportant près de 1 000 pages, le site a reçu près d'un demi-million de visites en 2002 et 2 500 personnes se sont abonnées à diverses mises à jour par courriel et divers bulletins d'information. En plus d'offrir une mine de renseignements et de ressources sur la lutte au tabagisme, les visiteurs peuvent aussi se relier à d'autres sites utiles, notamment le Centre national de documentation sur le tabac et la santé.

Mes fils jumeaux effectuaient un projet sur le tabagisme et la consommation d'alcool. La section sur le tabagisme chez les jeunes était excellente, rédigée dans un langage qu'ils comprennent, facile à lire et à comprendre. BON BOULOT!

- Nom non publié

Le renoncement au tabagisme

Cesser de fumer représente la meilleure décision qu'un fumeur puisse prendre pour améliorer la qualité et la durée de sa vie. Indiscutablement, les fumeurs peuvent cesser de fumer - plus de 7 millions de Canadiens (plus de la moitié de tous les Canadiennes et les Canadiens qui ont fumé) l'ont fait. On compte maintenant plus d'anciens fumeurs au Canada que de fumeurs.

De surcroît, lorsqu'une personne cesse de fumer, bien d'autres gens en profitent. Il peut y avoir un accroissement de la productivité en milieu de travail ainsi qu'une réduction des frais d'assurance et d'entretien. Les données indiquent qu'en même temps que le nombre de gens qui cessent de fumer augmente, le nombre de gens qui commencent à fumer diminue (car il y a moins de gens à imiter). Puis, un nombre plus faible de fumeurs signifie moins de fumée secondaire.

Une élément essentiel de la Stratégie est d'offrir, dans les plus brefs délais, un programme de cessation qui soit le plus efficace afin d'enrayer la maladie, l'invalidité et les décès prématurés. Fournir un bon programme de cessation comporte deux volets.

D'une part, Santé Canada et ses partenaires entreprennent des examens des meilleures pratiques sur une base continue afin de cerner les besoins, de mener des recherches pertinentes et de s'assurer que l'aide la plus convenable (par exemple, pour les femmes enceintes et les femmes après l'accouchement) est offerte aux Canadiennes et Canadiens. D'autre part, il est crucial que ces programmes soient facilement et universellement accessibles. Santé Canada a pris plusieurs mesures pour s'assurer d'offrir aux Canadiennes et Canadiens le programme de cessation le plus efficace qui soit, et ce, de manière directe et opportune.

Sur papier

En 2001, le Bulletin « Cette année, on écrase  » a été lancé par Santé Canada. Il s'agissait du résultat de la collaboration entre le Collège des médecins de famille du Canada, le Conseil canadien pour le contrôle du tabac, les Médecins pour un Canada sans fumée et Santé Canada. Le bulletin s'articule autour du rôle des médecins pour venir en aide aux Canadiens qui veulent cesser de fumer. Il offre aux professionnels de la santé et aux patients partout au Canada des nouvelles et de l'information à jour sur la lutte contre le tabagisme.

Au téléphone

En 2002, Santé Canada a supervisé le développement d'un Réseau national de lignes d'aide au renoncement afin d'offrir un cadre pour partager les ressources, cerner les besoins de recherche et de formation et offrir du counselling économique sur le renoncement partout au Canada. Santé Canada offre également du financement pour la formation, les ressources et la diffusion de l'information ainsi que pour l'établissement d'une approche nationale normalisée face à la surveillance et à l'évaluation des lignes d'aide au renoncement.

Aussi en 2002, Santé Canada a établi un partenariat avec les provinces ainsi qu'avec la Société canadienne du cancer, l'Association pulmonaire au Canada, la Fondation des maladies du coeur et d'autres intervenants afin de mettre à l'essai et d'évaluer les lignes d'aide sans frais dans six provinces.

Dans le Web

Quarante-cinq pour cent des visiteurs du site Web «www.VivezSansFumee.ca  » de Santé Canada consultent de l'information sur la cessation en mettant à profit divers outils de renoncement de tabagisme en direct. Outre l'exploration d'un nouvel inventaire de ressources et de programmes canadiens sur la cessation, les visiteurs peuvent désormais s'inscrire à e-J'arrête, une série de messages électroniques diffusés pendant 30 jours qui les aideront à effectuer les étapes du processus de cessation. Environ 10 000 personnes se sont inscrites à la série jusqu'ici.

Sur la voie de la réussite est une autre ressource d'autothérapie interactive offerte sur le Web (aussi disponible en format imprimé) qui motive les fumeurs à renoncer à la cigarette et les appuie tout au long de la cure. Ce programme aide les gens à faire face aux tentations, au stress, aux symptômes de sevrage et aux rechutes, contribue à susciter la motivation et la confiance en soi et fournit des réponses aux questions à propos des thérapies de remplacement de la nicotine et d'autres stratégies pour cesser de fumer.

Les jeunes

La réduction à long terme du taux de tabagisme canadien sera tributaire du changement du comportement chez les jeunes.Vu que 85 p. 100 des fumeurs actuels ont commencé à fumer avant l'âge de 19 ans et que le fumeur moyen fume pendant 34 ans, il y a un fort incitatif pour programmer les activités en fonction des jeunes. Des études à long terme ont aussi confirmé que les jeunes gens deviennent plus rapidement accrochés à la nicotine et à un âge plus bas que prévu. De plus, les recherches indiquent maintenant une plus grande probabilité pour les personnes de 19 à 24 ans de commencer à fumer. La période de l'adolescence, avant d'atteindre le stade de jeune adulte, présente un défi et une occasion unique en ce qui a trait aux programmes de prévention et de cessation.

Les mobiliser

Du point de vue de la santé, lorsque les jeunes sont mobilisés pour prendre part à la prise de décision, ils acquièrent souvent un sentiment d'habilitation et d'appartenance à leur collectivité et ils forment des liens solides avec les autres. La collectivité profite de leur énergie, de leurs idées, de leurs points de vue et des valeurs qu'ils apportent aux organisations, de leurs activités et de leurs liens avec les adultes.

Changements dans la prévalence du tabagisme : fumeurs actuels 15 à 19 ans, selon le sexe-1985, 1999, 2001

Une mobilisation significative des jeunes produit non seulement des bienfaits pour les jeunes et leurs communautés, mais aussi pour les organisations et les « systèmes » qui s'efforcent de les mobiliser. Santé Canada sait que la mobilisation des jeunes est déterminante pour élaborer des stratégies qui les aident à vivre sans tabac.

À cette fin, Santé Canada a créé un Comité action jeunesse contre le tabac (CAJT). Le CAJT est constitué d'une équipe nationale de vingt membres fumeurs et non-fumeurs (âgés de 14 à 19 ans) provenant de l'ensemble du Canada et reflétant la diversité de la société canadienne. Comme groupe national, les membres sont actifs et ils participent à des groupes de lutte au tabagisme et de santé dans leurs propres provinces et territoires ainsi que dans leurs propres communautés et écoles. Santé Canada profite de leur apport dans la conception et la mise en oeuvre des programmes de lutte au tabagisme pour les jeunes ainsi que dans les façons d'atteindre les jeunes et de les mobiliser en ce qui a trait aux questions liées au tabac.

Leur donner plein pouvoir

En 2002, Santé Canada a réuni un groupe diversifié de jeunes Canadiens (à la fois des fumeurs et des non-fumeurs) en vue de la Conférence nationale des jeunes sur les espaces sans fumée. La conférence portait sur l'établissement de plans d'action visant à susciter une sensibilisation face aux questions de fumée secondaire
dans les communautés des délégués. Elle a engendré une profusion d'idées par les jeunes pour les jeunes et a été un élément déterminant dans la compilation de la Trousse d'action : espaces sans fumée de Santé Canada. La trousse d'outils offre de l'information, des ressources prêtes à utiliser et des conseils afin de travailler avec les dirigeants de la collectivité locale, les parents, les enseignants et les médias en vue de planifier et d'instaurer des espaces publics et personnels sans fumée.

trousse d'action espaces sans fumée - image

Plusieurs autres activités axées sur les jeunes ont engendré une participation enthousiaste. En 2001, Santé Canada a adopté une idée d'étudiants de la Hugh Boyd Secondary School à Richmond, en Colombie-Britannique, en faisant la promotion de leur Campagne du ruban bleu sur le Web, dans des documents publiés www.VivezSansFumee.ca et dans des lieux publics.

La Campagne du ruban bleu regroupe des gens qui travaillent ensemble afin de chasser la fumée secondaire de l'air. Traiter de la fumée secondaire signifie qu'il faut commencer par un dialogue positif et constructif en soulevant la question publiquement et en affichant ses convictions ouvertement par le port du ruban bleu. Les publications du ruban bleu www.VivezSansFumee.ca fournissent des conseils et de l'information sur diverses façons d'aider à purifier l'air ensemble - fumeurs et non-fumeurs - « Vivons sans fumée ».

En 2000, Santé Canada a organisé un concours national d'affiches Comment aider un ami à renoncer au tabac s'adressant aux jeunes de 10 à 17 ans. Puis en 2001, Santé Canada a tenu un concours invitant les jeunes à concevoir des publicités sur la lutte contre le tabagisme; le concours et les entrées gagnantes ont été diffusés sur les canaux Much Music et Musique Plus. En 2002, Much Music et Musique Plus servaient de forums pour les jeunes sur la fumée secondaire. Ces activités, qui encouragent la participation des jeunes à l'échelle nationale, contribuent également à hausser le niveau de sensibilisation chez les jeunes à l'égard des points de vue de leurs pairs.

Leur donner les moyens

En 2002, on a ajouté une section particulière aux jeunes dans le site Web Vivez sans fumée! de Santé Canada - www.VivezSansFumee.ca - ce qui a entraîné une augmentation de 25 p. 100 des visites chez les jeunes de moins de 19 ans.

Santé Canada a aussi lancé une ressource interactive appelée La Science, le tabac et vous! en 2002. Le programme, qui provient de la Floride, a été élaboré en consultation avec les étudiants, les éducateurs en sciences et en santé, les médecins et les enseignants. Destiné aux étudiants de la quatrième à la sixième année, le programme les encourage à explorer les effets du tabac sur le corps. Un guide de ressources pour les enseignants canadiens accompagne le CD-ROM adapté. La Science, le tabac et vous! est un excellent exemple de la façon dont on peut s'inspirer d'excellents programmes et les adapter à de nouveaux auditoires.

La science, le tabac et vous! - image

En 2002 également, Santé Canada a établi un partenariat avec l'Association pulmonaire au Canada en vue d'accroître et de mettre à jour un programme d'abandon du tabac Vie 100 fumer pour les jeunes fumeurs. Ce programme repose sur des principes de comportement cognitif qui enseignent aux jeunes comment devenir des non-fumeurs. Il cherche à susciter la motivation à cesser de fumer et à créer des environnements propices sur le plan social. Le programme est maintenant disponible dans le site Web de Santé Canada et est mis à l'essai partout au pays.

Vie 100 fumer - image

Les protéger

La Loi sur le tabac interdit de fournir des produits detabac interdit de fournir des produits de jeunes personnes dans un endroit public. Pour conformité à la Loi, Santé Canada a des jeunes comme acheteurs pilotes afin volonté du détaillant de leur vendre des tabac. Les inspecteurs des produits du tabac Canada travaillent avec ces jeunes dans provinces et territoires. À Terre-Neuve, à l'Île-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-au Manitoba et en Colombie-Britannique, les provinciaux effectuent ce travail en vertu des des accords fédéraux-provinciaux.

Un condage du comportement des détaillants en 2002 au de cigarettes aux adolescents, mené par indiquait que seulement 71,2 p. 100 des détaillants n'étaient pas prêts à vendre des produits du tabac aux jeunes. Ces résultats étaient comparables à ceux d'un sondage précédent. Des milliers de détaillants n'admettent toujours pas que la cigarette crée une dépendance chez la plupart des jeunes qui l'utilisent, et que cela a des conséquences dangereuses et dévastatrices sur la santé.

Pour informer et éclairer les détaillants au sujet des restrictions fédérales sur l'accès aux jeunes et améliorer leur comportement, souhaitons-le, Santé Canada a mis au point une Trousse d'outils du détaillant pour la vente de produits du tabac en 2001 - 2002. La trousse fournit des lignes directrices, des documents de formation, des formulaires et des affiches qui informeront et éclaireront les détaillants à propos des restrictions fédérales sur l'accès aux jeunes. Elle a été distribuée au Manitoba et en Saskatchewan et est présentement adaptée pour fin d'usage dans d'autres provinces et territoires.

La recherche

Santé Canada surveille l'environnement et apprend continuellement. Santé Canada sonde les connaissances générales du consommateur ainsi que ses attitudes et son comportement afin d'extraire l'information à propos de l'initiation au tabagisme, de la prévalence et du renoncement - de même qu'au sujet des endroits où les jeunes achètent les produits du tabac et d'autres facteurs liés à la consommation du tabac. De plus, Santé Canada surveille régulièrement l'information médicale et scientifique sur le tabac.

La fumée secondaire

Depuis le milieu des années 80, des preuves scientifiques à propos du tort causé par la fumée secondaire aux non-fumeurs deviennent de plus en plus convaincantes.Au Canada, chaque année, plus de 1 000 non-fumeurs meurent des effets de la fumée secondaire. Le cancer du poumon et les maladies coronariennes ne sont que deux résultats associés à l'exposition à la fumée secondaire. On associe maintenant la fumée secondaire aux infections de l'oreille moyenne chez les enfants âgés de moins de cinq ans, avec le syndrome de la mort subite et avec l'asthme.

Santé Canada a créé des moyens tangibles de s'attaquer à la question de la fumée secondaire avec la préparation de la Trousse d'action : espaces sans fumée et la trousse d'outils Lieux publics sans fumée : vous pouvez y arriver.

La Trousse d'action : espaces sans fumée aide les jeunes à promouvoir la création d'espaces personnels et publics sans fumée. La trousse d'outils Lieux publics sans fumée : vous pouvez y arriver (projet pilote en collaboration avec la Fédération canadienne des municipalités) aide les villes à présenter des arrêtés efficaces en faveur des espaces sans fumée. Les trousses d'outils contiennent des guides étape par étape, des arrêtés types, des études de cas, des enquêtes, des outils de collecte de données et plus encore.

L'un des plus grands projets de surveillance de Santé Canada demeure l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC), menée sous les auspices de Statistique Canada. L'ESUTC suit de façon continue les modifications de la situation chez les fumeurs et la consommation du tabac. C'est l'indicateur canadien le plus complet des tendances de la prévalence de l'usage du tabac.

En 2002, Santé Canada a mené l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes, interrogeant 20 000 jeunes Canadiens de la cinquième à la neuvième année sur leurs attitudes et leurs comportements en matière d'usage du tabac. On attend toujours les résultats.

En 2002, Santé Canada a aussi mis sur pied un groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur la recherche orientée sur le tabac afin de discuter et d'améliorer le développement et la diffusion des recherches en ce domaine au Canada.

La collaboration

La lutte au tabagisme est l'affaire de tous. Qu'il s'agisse d'une intervention individuelle ou d'une intervention mondiale, cela doit être un effort concerté et véritablement collectif. Santé Canada sait que le travail avec les provinces, les territoires et les ONG, de même qu'avec le milieu de la santé international est vital.

Dès le départ de la mise en oeuvre de la Stratégie, Santé Canada est intervenue pour établir et consolider les liens ainsi que pour mettre en oeuvre des programmes novateurs afin de faire avancer la Stratégie à partir d'une bonne base. L'idée c'est de miser sur les réseaux en place et d'améliorer la capacité des communautés à intervenir. Ces approches ont porté fruit dans toute la gamme de domaines stratégiques clés.

Par exemple, des stratégies officielles de lutte antitabac sont maintenant en place dans toutes les provinces ainsi qu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest et on s'emploie actuellement à élaborer une approche coordonnée à l'égard de cadres réglementaires liés au tabac. On a signé plusieurs ententes de partenariat concernant des programmes de prévention et de renoncement au tabagisme ainsi que des initiatives de communication de masse. De plus, les investissements ont fortement augmenté dans des projets éducatifs et de soutien aux échelles nationale et régionale.

En 2002, les occasions de collaboration et de contribution en ce qui concerne les projets locaux incluaient ce qui suit : une intervention dans les communautés et de marketing social en faveur des maisons sans fumée, menée par la Tobacco Reduction Alliance de l'Île-du-Prince-Édouard, des initiatives de renoncement au tabac destinées aux fumeurs souffrant de diabète, de maladies chroniques du poumon et du coeur ainsi qu'aux nouvelles mères fumeuses, et ce, sous les auspices de la Fondation des maladies du coeur de la Colombie-Britannique et du Yukon et, enfin, une mise à l'essai et une évaluation de la trousse d'outils Lieux publics sans fumée : vous pouvez y arriver dans des communautés choisies au pays par la Fédération canadienne des municipalités.

Les bureaux régionaux de Santé Canada sont des catalyseurs de ces collaborations. Ils jouent un rôle clé dans l'établissement de partenariats avec les organismes communautaires afin de cerner et d'aborder les priorités régionales en faveur d'une intervention en matière de lutte contre le tabagisme.

Sur la scène mondiale

Nous devons réagir au fait que des millions de personnes meurent chaque année dans le monde en raison de l'usage du tabac. Les personnes les plus touchées sont de plus en plus celles vivant dans les pays en développement. Il est essentiel pour la santé publique que nous intervenions afin de limiter les dégâts énormes commis par le tabac dans le monde.

Pour appuyer le renforcement de la capacité à l'extérieur du Canada, Santé Canada offre annuellement des dons financiers à l'Organisation mondiale de la Santé et à l'Organisation panaméricaine de la santé. Santé Canada participe aussi activement à un symposium et à des conférences internationales sur la lutte au tabagisme.

Depuis 2000, le Canada a assumé un rôle de leadership dans l'élaboration du premier traité international de santé publique ainsi que de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT). Le traité engagera les pays signataires à adopter des mesures collectives et à collaborer dans la lutte antitabac et il couvre de nombreux sujets, dont l'emballage des produits de tabac, l'étiquetage, la publicité et la commandite jusqu'au commerce illicite, les taxes, les ventes auprès des jeunes, la surveillance et la recherche. Le Canada joue un rôle de leadership dans l'élaboration et la négociation de la CCLAT.

La lutte contre le tabagisme chez les collectivités des Premières nations et des Inuits - Renforcement de la capacité

Depuis la création de la Stratégie, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada s'est concentrée sur le renforcement de la capacité et de l'infrastructure pour mener la lutte contre le tabagisme au sein de cette population à risque élevé. (La prévalence de l'usage du tabac s'élève à 70 p. 100 dans certains segments de la population autochtone.) La Stratégie des Premières nations et des Inuits de lutte contre le tabagisme envisage de mettre au point une approche globale, intégrée et viable face aux programmes communautaires sur l'usage abusif du tabac. Santé Canada collabore avec les communautés des Premières nations et des Inuits afin de rassembler les forces de la communauté, les programmes sensibles à la culture et les diverses stratégies et organismes de lutte contre le tabagisme.

Santé Canada a chargé le Conseil consultatif national des Premières nations de prodiguer des conseils et de l'expertise sur l'établissement d'un cadre de travail concernant les programmes de lutte contre le tabagisme et sur sa mise en oeuvre dans les collectivités des Premières nations et des Inuits. Le Conseil consultatif collabore avec les collectivités des Premières nations et des Inuits afin d'élaborer des stratégies d'éducation de prévention, de protection et de renoncement au tabac qui soient culturellement pertinentes et basée sur les faits. Pour créer une capacité, Santé Canada compte établir des partenariats avec des organisations autochtones afin de contribuer à mettre au point de la formation et des ressources. Les premières priorités incluent la promotion des espaces sans fumée et l'élaboration de stratégies de renoncement au tabac en mettant l'accent sur les enfants et les jeunes, les femmes enceintes et les personnes exposées à la fumée secondaire.

Santé Canada s'efforce d'obtenir l'engagement des dirigeants des collectivités des Premières nations et des Inuits afin de s'attaquer aux taux élevés de l'usage abusif du tabac, la cause principale de décès et de maladies qui peuvent être prévenus au Canada.

La lutte contre le tabagisme chez les collectivités des Premières nations et des Inuits - Renforcement de la capacité

À l'intérieur comme à l'extérieur de ce lieu de réunion, le Canada a fait part de son expertise et de ses conseils et a offert son aide à plusieurs pays dans la lutte antitabac.