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Division de la Santé et l'Inforoute, Santé Canada
16 mars, 2004
Liste d'annexes :
Le système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) a permis à l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Laval (ci après appelée l'Agence de Laval) ainsi qu'aux établissements du réseau de santé et aux cliniques médicales d'implanter un modèle de « réseau régional de soins et de services intégrés « pour une population de 400 000 habitants. Le succès de ce projet repose avant tout sur une gestion de projet régionale tout en tenant compte du contexte de Laval.
Le SI-RIL est le système d'information du réseau intégré de Laval qui permet de supporter :
Déjà, certains résultats relatifs à la mise en place de la programmation régionale des services ambulatoires nous permettent d'affirmer que ce projet a entraîné des retombées importantes dans la région, et ce, tant au plan de l'amélioration des services à la population qu'au plan de l'évolution de la pratique médicale et clinique en réseau.
Il s'agit du seul système déployé qui soit en mesure de supporter les réseaux de services intégrés en santé physique et en santé mentale.
SI-RIL, c'est aussi une infrastructure technologique qui vient appuyer une approche de soins et de services partagée par tous les intervenants d'un territoire. Les principales réalisations du projet SI-RIL se résument aux aspects suivants :
Des facteurs d'influence significative et des défis de taille
Dès le début des travaux, des forces extérieures ont exercé une influence très significative sur le projet, son financement et son échéancier, soit :
Malgré toutes ces difficultés, l'Agence de Laval a réussi à mener ce projet à terme, et ce, avec un succès inespéré. Les défis relevés ont été importants :
Cette gestion de projet accompagnée d'une planification annuelle, nommé « plan d'intégration régional », a permis d'assurer l'arrimage des ressources financières, humaines, architecturales, informationnelles et technologiques En effet, cette planification alignée sur la vision clinique régionale permet de mettre en priorité les projets les plus porteurs de cette vision.
Outre ces responsabilités administratives, l'équipe de projet a aussi initié plusieurs événements de communication. Le dernier événement remonte au 16 février 2004, où une conférence de presse a eu lieu à Laval en présence de différentes instances des deux paliers gouvernementaux. Différentes ressources dont un médecin spécialiste, un omnipraticien et une infirmière nous ont transmis les répercussions à propos de la communauté régionale, la prestation des services, la productivité au travail, etc. Enfin, deux patients de la région ont témoigné leur satisfaction quant aux soins et services de santé qu'ils ont bénéficié depuis la mise en ouvre du projet.
Le projet vitrine PRSA, c'est aujourd'hui un réseau de services intégrés en santé physique et mentale appuyé par une infrastructure technologique des plus avant-gardistes au Québec et au Canada. Maintenant déployé sous l'appellation « Système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) » , ce projet est le résultat de plusieurs années de travail des médecins et de tous les types de professionnels, ainsi que des gestionnaires des établissements de toute une région administrative du Québec. La stratégie de gestion du changement clinique et organisationnel a été déterminante pour le succès de ce projet qui permet aujourd'hui l'échange sécurisé d'information et de résultats diagnostiques entre les établissements du réseau ainsi qu'entre les cliniques médicales de première ligne et les établissements. La richesse de cet échange d'information repose sur les objectifs de prise en charge et de continuité des services à la communauté lavalloise, richesse qui s'illustre par le recours à 80 mesures dans 13 programmes cliniques régionaux de soins intégrés.
SI-RIL, c'est aussi une infrastructure technologique qui vient appuyer une approche de soins et de services partagée par tous les intervenants d'un territoire. Cette approche a évidemment exigé la mise en place d'outils informatisés adaptés à la pratique des cliniciens ainsi qu'un maximum de convivialité avec les systèmes déjà existants afin d'assurer la fluidité de l'information entre les composantes du réseau. Il a aussi fallu bâtir la confiance et assurer la sécurité nécessaire pour constituer un dossier patient informatisé à partir de données agrégées extraites des systèmes cliniques locaux. Les innovations technologiques et organisationnelles font donc partie intégrante du déploiement de SI-RIL. De plus, les résultats pour la population sont importants et mesurables, tant en terme d'accessibilité, de continuité et de qualité des services, qu'en terme de bénéfices globaux découlant d'une gestion optimale et intégrée d'un réseau régional de soins et de services.
Le réseau de Laval dessert une population de 400 000 habitants et les « soins de santé intégrés » sont dispensés par les 7 établissements publics établis sur l'île de Laval. De plus, 10 cliniques médicales (environ 50 % des médecins omnipraticiens de la région) sont désormais reliées au réseau.

Le projet décrit dans ce document fait partie d'un plan d'ensemble des investissements consentis dans la région afin d'offrir un service de santé en réseau dit « intégré ». Les investissements sont tantôt réalisés pour combler les besoins en infrastructure physique (ex. : bâtiment), pour assurer le renouvellement des divers équipements devenus désuets au fil des années ou pour initier d'autres projets informatiques à portée régionale tels que la transmission électronique des résultats de laboratoire ou des rapports d'imagerie et la numérisation des dossiers.
Ce plan d'ensemble, nommé « plan d'intégration régional », assure l'arrimage des ressources financières, humaines, architecturales, informationnelles et technologiques et s'appuie sur des projets provinciaux d'infrastructure tels que la mise en place du Réseau de télécommunications sociosanitaire (RTSS). Le plan est produit dans le cadre d'un exercice de planification annuel. Il est aligné sur la vision clinique régionale et permet de mettre en priorité les projets les plus porteurs de cette vision.
Sans ce plan, qui assure la coordination de toutes ces initiatives tant régionales que provinciales, SI-RIL n'aurait pas pu atteindre les objectifs d'intégration des services, ni livrer les bénéfices cliniques escomptés.
Ce rapport est rédigé conformément aux modalités de l'accord de contribution conclu entre l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Laval (ci-après appelée l'Agence de Laval) ainsi que Santé Canada relativement au projet « Vitrine PRSA »1. Il répond à la version finale des directives émises par le Bureau de la santé et de l'inforoute dans le cadre du Programme des partenariats pour l'infostructure canadienne de la santé (PPICS).
Historique du projet
Dès sa création en 1992-1993, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Laval (aujourd'hui appelée « Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Laval »2) a été confrontée au déficit régional en soins de courte durée provenant à la fois de l'évolution démographique rapide et de la proximité de la région de Montréal.
Le déficit de services était alors estimé, de façon conventionnelle, à 300 lits de soins de courte durée. Plutôt que de s'engager dans la solution d'agrandir le centre hospitalier de soins de courte durée régional, la région a décidé de se doter d'une approche basée sur la prise en charge régionale des bénéficiaires dans un continuum de services utilisant massivement les services ambulatoires dispensés par chacun des établissements de la région.
Le virage ambulatoire suppose un changement clinique et organisationnel majeur pour les établissements impliqués. Il faut souligner que le virage ambulatoire n'affecte pas que les centres hospitaliers. En réalité, c'est tout le système de soins qui est revu par cette transformation.
En d'autres termes, l'évolution technologique, clinique et organisationnelle des centres hospitaliers comporte en soi une autre transformation, celle des relations entre les diverses organisations du système. Si l'on veut atteindre des objectifs d'optimisation de ressources, il est nécessaire qu'il existe un esprit de coopération et non de compétition entre les prestateurs de services de santé et de services sociaux.
Le dossier qui a été présenté et retenu par le PPICS est le « Projet vitrine PRSA ». Il vise à livrer l'ensemble des solutions technologiques qui permettent le déploiement de nouveaux services cliniques. Description synthèse du projet tel qu'il est présenté au PPICS le 28 septembre 2001
Le « Projet vitrine PRSA » recoupe quatre grandes réalisations, soit le déploiement du système d'information de la programmation régionale des services ambulatoires (SI-PRSA) qui soutient la continuité des services dans tous les établissements et organisations de la région, le déploiement du système d'information des cliniques médicales (SI-CMED), la consultation d'un dossier synthèse régional (DSR) dont les données ont été extraites de plusieurs systèmes cliniques locaux et qui sont agrégées dans un dépôt régional. Enfin, la dernière réalisation vise à déployer le système de gestion des requêtes et résultats (R/R) dans les établissements, les cliniques médicales et les laboratoires de la région de Laval.
La figure suivante présente une vue globale du « Projet vitrine PRSA » :

Le « Projet vitrine PRSA » comprend les composantes suivantes :
Ce projet est planifié d'octobre 2001 à mars 2003. Il prend appui sur les acquis des deux premières phases de déploiement du SI-PRSA entreprises en novembre 1998, soit le déploiement des premières mesures soutenues par le SI-PRSA et l'expérimentation du dossier Carte santé (carte à microprocesseur).
La poursuite du « Projet vitrine PRSA » vise à compléter le développement du SI-PRSA et à étendre l'informatisation des données cliniques en permettant à des médecins omnipraticiens et spécialistes d'échanger des informations entre les organisations de la région. À terme, le secteur de la santé pourra échanger, de manière sécuritaire, des informations cliniques avec les autres organisations et les établissements du réseau sociosanitaire de Laval, et ce, plus spécifiquement dans le cadre de l'application et de la mise en ouvre de systèmes d'information pour un réseau de services intégrés à Laval.
Les résultats attendus :
Amélioration de l'accessibilité, de la qualité et de l'efficience
de la prestation de soins de santé
Dans son ensemble, le projet apportera les améliorations suivantes :
Le 16 novembre 2001, l'Agence de Laval procédait au lancement officiel des activités du « Projet vitrine PRSA », rebaptisé sous le nom « Système d'information du réseau intégré de Laval (SI RIL) ».
Les travaux pouvaient enfin débuter, l'organisation globale du projet était mise en place et le comité directeur se réunissait pour la première fois le 9 novembre 2001.
Pour soutenir la mise en ouvre du projet, l'Agence de Laval s'est dotée, dès le départ, d'une gestion et d'une structure de projet qui s'inscrit dans les nouvelles tendances de gestion des organisations.
Gestion de projet
La gestion du projet a été un élément essentiel pour assurer le succès d'un tel projet. Les paragraphes suivants présentent les éléments qui ont été appliqués tout au long du projet.
1. Intégration du projet
2. Définition du contenu du projet
3. Suivi de l'échéancier
4. Estimation des coûts de projet
5. Contrôle de qualité
6. Implication des ressources humaines
7. Communications
8. Gestion des risques
9. Environnements interne et externe
Organisation du projet
Par son organisation, le projet sort des sentiers battus et implique de façon très active les gestionnaires et intervenants des établissements ainsi que les « experts » du milieu. La structure du projet (voir Annexe A) illustre toute l'importance de la complémentarité des ressources qui doit réalistement s'établir pour produire la meilleure qualité des soins, et ce, au moindre coût. Par ailleurs, afin de favoriser une bonne compréhension des aspects cliniques et administratifs, le projet implique les professionnels du milieu tant dans la détermination des orientations des nouvelles pratiques cliniques que dans le choix des solutions à mettre en place.
La mise en place de cette organisation a aussi permis de relever un important défi, soit celui de concilier les priorités du projet régional et les cibles des établissements. Les retombées, à portée régionale, étaient tributaires de la participation des unités opérationnelles du réseau ainsi que des partenaires privés et publics. Il fallait développer des relations « gagnant - gagnant - gagnant ».
En ce qui concerne l'approche, le projet a souvent été caractérisé par une démarche « de petits pas ». L'approche consiste à développer de petites livraisons, accompagnées de gains plus modestes, mais respectant toujours la capacité d'intégration des changements des organisations et des individus. Tout ceci, en s'assurant que les ressources étaient toujours suffisantes et coordonnées à l'échelle régionale pour permettre d'engranger des bénéfices quasi immédiats (« quick wins »).
La livraison de gains tangibles a permis de maintenir et même d'accroître l'intérêt et la motivation des participants. Aujourd'hui, plusieurs utilisateurs sont des « promoteurs » et même des « instigateurs » de changement.
L'Annexe A illustre la structure de projet et décrit de façon plus détaillée les divers rôles et les responsabilités assumés par les nombreux intervenants du projet.
Les objectifs poursuivis par le projet consistent à :
Il comporte trois livraisons majeures appelées volets. Le schéma suivant illustre ce découpage et les interrelations entre les divers volets.

De façon très brève, voici ce que chaque volet représente :
1. Infrastructure d'intégration régionale :
Cette livraison comprend un courtier d'intégration (service de messagerie) reliant les systèmes locaux et l'index patient régional permettant l'échange de données entre les différentes applications. Elle est pré-requise à l'implantation de tout système d'information. La description détaillée de ce volet est disponible à l'Annexe B.
2. SI-PRSI :
Ce volet consiste à consolider l'architecture de base. Elle inclut principalement :
La fiche d'identification du SI-PRSI sera alimentée par l'index régional. La solution préconisée doit assurer l'interopérabilité entre la solution « Clinique médicale virtuelle (CMV) » déployée dans les cliniques médicales de la région. L'Annexe C décrit avec plus de précisions ce volet.
3. Clinique médicale virtuelle (CMV) :
Ce volet consiste à déployer le système de gestion des requêtes et résultats dans les cliniques médicales et à expérimenter la solution préconisée dans une unité de soins de la Cité de la Santé. Le système permet, dans un premier temps, de consulter les données des examens de laboratoire et les rapports d'imagerie. Ces données pourront provenir de la Cité de la Santé ou encore des laboratoires ou centres de radiologie privés de la région.
Ce volet consiste également à développer des formulaires cliniques échangés entre les cliniques médicales et les établissements de soins et de services de la région. Il inclut aussi quelques fonctions cliniques, soit : le dossier obstétrical, le profil pharmacologique, la liste des problèmes, les allergies, etc. Dans un premier temps, seul le dossier obstétrical a été expérimenté. Il consiste à effectuer le suivi obstétrical de façon électronique, et ce, de la clinique médicale jusqu'à l'unité de soins de la Cité de la Santé.
La livraison prévoit que les cliniques médicales soient branchées à Internet avec un ADSL public et, par la suite, au Réseau de télécommunications sociosanitaires (RTSS). Une zone démilitarisée (DMZ) permettra d'authentifier les utilisateurs des cliniques médicales en passant par le réseau virtuel privé (VPN), et ce, à l'aide d'une clé à jeton (SECURE ID).
La description plus détaillée des caractéristiques de ce volet est disponible à l'Annexe D.
Dès le début de travaux préparatoires, des forces extérieures ont exercé une influence très significative sur le projet, son financement et son échéancier de réalisation.
Influence politico-administratif
En fait, entre l'annonce de l'obtention de la subvention en février 2001 et le lancement officiel du projet en novembre 2001, neuf mois se sont écoulés. Au cours de cette période, une entente entre les divers paliers gouvernementaux impliqués a été négociée et conclue. Sans paralyser le projet, cette période d'instabilité a toutefois créé beaucoup d'incertitude et a monopolisé beaucoup d'énergie et de ressources.
Forces économiques et forces socio-politiques internes au Québec
Devant la complexité de la situation des listes d'attentes et l'ampleur de la problématique de financement et des coûts dans le secteur de la santé, plusieurs nominations à la tête du ministère de la Santé et des Services sociaux se sont succédées. Une telle turbulence à ce poste stratégique n'a pas été sans causer des remous quant aux orientations directrices du réseau.
En définitive, les turbulences de l'environnement politique ont entraîné un niveau d'incertitude élevé pour les dirigeants des organisations. Pour pallier cette situation, les gestionnaires doivent constamment convaincre les nouvelles instances politiques du bien-fondé de leurs projets, ce qui entraîne inévitablement des délais et des coûts non prévus.
Dès novembre 2001, les travaux de démarrage ont permis de constater que le retard accusé pour conclure l'entente de contribution se traduisait en un report de neuf mois de l'échéancier original.
Dans ce contexte, l'équipe de direction a su faire preuve d'une grande flexibilité de manière à s'adapter aux aléas imprévus. Maintenir le cap grâce à une vision bien articulée et bien communiquée tout en se montrant flexible dans la reformulation des moyens d'y parvenir de manière à réagir adéquatement aux circonstances, sont des facteurs clés essentiels à la réussite de projets aussi complexes.
Disponibilité et mobilisation du personnel clinique à offrir des services en réseau
Ils ont contribué au succès du développement de l'infrastructure d'intégration régionale.
Il faut dire que le discours sur l'offre de soins en réseau ne date pas d'hier. Lors du lancement du projet en novembre 2001, le président du conseil d'administration de l'Agence de Laval, M. Jean-Louis Bédard mentionnait l'existence d'un mouvement régional amorcé depuis déjà trois ans.
« ... Le Système d'information du Réseau intégré de Laval dont nous annonçons le lancement aujourd'hui constitue un exemple magnifique et un aboutissement de l'esprit qui nous anime. C'est aussi une reconnaissance pour le travail patient de construction auquel notre région s'est livrée depuis trois ans. Il y a trois ans cette semaine, nous commencions à transformer des activités hospitalières en services ambulatoires. C'est ce que nous avons appelé la Programmation régionale des services ambulatoires, notre PRSA.
Cette programmation constitue une véritable réingénierie des processus que nous avons réalisée graduellement avec la participation très étroite de nos médecins et des autres cliniciens impliqués....
...Le développement informatique n'est pas une fin en soi. Pour l'Agence de Laval, l'innovation technologique ne doit être entreprise que pour mieux servir le patient. Pour ce faire, nous avons voulu pousser encore plus loin la collaboration entre tous les partenaires du réseau. L'ajout, d'ici un an et demi des cliniques médicales pour former un réseau encore plus intégré de services constitue un aboutissement naturel de la collaboration dont nous étions plusieurs à rêver il y a quelques années.
Comme maître d'ouvre du projet, l'Agence investira évidemment de ses propres ressources dans le SI-RIL ainsi son expertise clinique, technologique et de gestion de projet...»
Cet esprit de collaboration et de partage a été rendu possible par la présence de « leaders » dans la région et d'une administration régionale dynamique et ouverte qui ont su, ensemble, mobiliser et convaincre les intervenants que le projet était viable et qu'il permettrait d'améliorer la qualité des soins de santé dans la région.
Sans cette mobilisation et ce « leadership », les défis n'auraient pas été surmontés et l'infrastructure d'intégration régionale n'aurait pas pu voir le jour.
Infrastructure pouvant supporter un index national
Des initiatives de développement d'un index partagé ont fait naître la volonté de concevoir et de développer une solution pouvant répondre à plus d'un projet et de partager les ressources pour y parvenir.
Cette situation est apparue dès le début du projet en novembre 2001, mais elle n'était pas présente lors de la demande de subvention présentée à Santé Canada dans le cadre du Programme des partenariats pour l'infostructure canadienne de la santé (PPICS).
Cette orientation multi-projets a entraîné des délais et a nécessité, dès le démarrage, de réorganiser et d'ajuster la structure de projet en conséquence.
Des réflexions ont été soulevées par les travaux d'architecture. Ils ont permis d'entrevoir l'opportunité d'investir dans une solution qui deviendrait un actif informationnel d'intérêt commun. Dans un tel cas, le MSSS devenait soudainement plus enclin à investir dans la solution proposée, et ce, dans une perspective de la création éventuelle d'un index national.
Ce facteur a entraîné des délais, mais en bout de piste, la solution mise de l'avant est plus robuste et constitue les assises technologiques requises pour étendre la portée au-delà des frontières régionales.
Programmation régionale des services intégrés (PRSI)
Pour atteindre cette vision, il était donc nécessaire qu'il existe un esprit de coopération et non de compétition entre les prestataires de services de santé et de services sociaux. La mobilisation du personnel clinique et multi-disciplinaires dans la définition de la solution a été le plus grand facteur qui a conduit au succès de l'implantation.
La mise en oeuvre de la PRSA et la création du Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval ont été les principaux leviers du développement du réseau de soins et de services intégrés. À cet effet, tous les intervenants de la région de Laval se sont donnés une compréhension commune du nouveau modèle d'organisation de soins et de services pour atteindre les objectifs fixés. La structure de projet (Annexe A) et les divers comités formés de spécialistes de plusieurs disciplines ont permis de développer ce modèle, de le partager, de le faire comprendre et de mobiliser les intervenants autour d'un projet commun.
En définitive, le modèle du réseau intégré de soins et de services s'est articulé selon deux axes principaux, soit : la complémentarité et la continuité des soins interétablissements. Le schéma suivant illustre le cheminement clinique intégré du patient englobant les volets pré-hospitalier, hospitalier et post-hospitalier. L'épisode de soins qui est au cour de la planification des services dispensés par l'ensemble des établissements du réseau devient ainsi la base du système intégré régional de soins et de services.

L'approche lavalloise des services ambulatoires se différencie des autres approches de services ambulatoires par les caractéristiques suivantes :
Comme vous pouvez le constater, l'approche utilisée n'affectait pas que les centres hospitaliers. En réalité, c'est tout le système de soins qui a été revu par cette transformation. En d'autres termes, l'évolution technologique, clinique et organisationnelle des centres hospitaliers comportait en soi une autre transformation, celle des relations entre les diverses organisations du système.
Extension de la portée du système SI-PRSA à des mesures non ambulatoires devenant ainsi le SI-PRSI
La réalisation du SI-PRSI n'a pu se faire sans la mobilisation des différents intervenants du réseau qui ont accepté de participer à la conception des formulaires cliniques tout en préservant la démarche régionale. La volonté des intervenants du milieu à desservir l'ensemble de la clientèle avec les mêmes outils (applications et formulaires) que ceux développés pour les services ambulatoires a été le facteur déterminant dans l'élargissement de la portée du SI-PRSA et son évolution vers le SI-PRSI.
En 2003, forte de notre expertise régionale, les établissements du réseau ont demandé à l'Agence de Laval d'élargir l'utilisation de ce système afin de permettre la constitution d'un dossier clinique régional pour l'ensemble des usagers ayant reçu des soins et des services dans la région.
Le SI-PRSI permet de soutenir l'échange d'informations cliniques au moyen d'un dossier clinique régional. Il contient trois groupes de composantes :
De plus, grâce à des liens informatiques établis avec les systèmes externes, l'intervenant peut consulter des données cliniques dont principalement les résultats de laboratoires, les rapports d'imagerie et les rapports des spécialistes.
Sous-système d'information pour les cliniques médicales (CMV)
L'implantation de la CMV a été motivée par la volonté de partager et d'améliorer la circulation et la diffusion des informations cliniques. C'est la plus grande valeur ajoutée de la fonction requêtes/résultats de CMV et c'est le facteur le plus incitatif pour faire accepter l'installation et l'utilisation d'équipements informatiques par le praticien.
Ici, il faut noter la grande ouverture consentie par le Conseil des médecins, des dentistes et des pharmaciens (CMDP) de la Cité de la Santé-CHARL en ce a trait à la transmission des données cliniques en provenance des systèmes Calculus et de Radimage. Ainsi, les données sont accessibles par les médecins participants au projet SI-RI, et ce, en tant que prescripteur ou en tant que médecin de famille autorisé. Cet accès est possible dès que le consentement est signalé.
L'informatisation en cours ou déjà existante d'une grande partie des informations diagnostiques de la région a été un facteur déterminant. En fait, les principaux laboratoires fournisseurs de résultats étant déjà informatisés, le travail de développement était alors moins considérable et aucune saisie ou double saisie de données n'était nécessaire pour alimenter la CMV. Par contre, il s'avérait nécessaire de convaincre et de coordonner les développements inter-systèmes.
Une fois ces facteurs de base acquis, la participation de cliniciens-utilisateurs au choix de la solution est déterminante. L'Agence de Laval, des intervenants de la Cité de la Santé et des médecins omnipraticiens ont entrepris une démarche afin d'identifier un fournisseur potentiel d'un système de Requêtes et résultats. Les paragraphes suivants décrivent comment cette étape cruciale du projet a été abordée.
L'analyse des besoins a été une des premières étapes. Elle a nécessité la visite de 40 cliniques médicales de la région et, essentiellement, a permis de schématiser les processus de travail actuels et d'établir des critères d'évaluation pratiques et mesurables. Le médecin omnipraticien utilisateur du futur système ne devait pas être ralenti par la technologie, mais plutôt supporté dans son travail. C'est ainsi que les fournisseurs ont pu être confrontés à des critères de rendement et de performance dès le début du processus de sélection.
D'autre part, compte tenu de la portée du projet SI-RIL, le MSSS recommandait à l'Agence de Laval de conclure une entente de partenariat avec le fournisseur éventuel. Un document « d'Appel de partenariat » fut donc élaboré, ce qui a constitué une première au Québec en terme de collaboration attendue entre les secteur privé et public, et ce, en lien avec les nouvelles orientations technologiques du MSSS. Six d'entre eux ont donc été évalués, trois ont soumis une proposition à l'Agence de Laval. Le choix du comité de sélection s'est arrêté en mars 2002 sur un système développé par un médecin omnipraticien de la région de l'Estrie, Omni med.com. Dans la poursuite des travaux, une quinzaine de médecins ont accepté de participer activement à la révision du système afin de mieux l'adapter à leur réalité clinique.
La démarche décrite au paragraphe précédent s'est échelonnée sur une période de neuf mois. Le nombre d'intervenants provenant de différents milieux (centre hospitalier, régie régionale, clinique médicale) et la diversité des enjeux locaux et régionaux, en conjonction avec l'absence de solution technologique idéale, ont alourdi la démarche de sélection du produit. De plus, la volonté du projet de créer un partenariat avec le fournisseur a aussi apporté son lot de difficultés et d'embûches.
En rétrospective, malgré la lourdeur du processus d'acquisition emprunté par SI-RIL, le produit retenu a pu être évalué et recommandé par des cliniciens utilisateurs qui avaient un souci constant de supporter de manière efficiente les processus cliniques. Aujourd'hui, on peut cependant affirmer que la qualité de la vision clinique de la solution implantée a contribué à maintenir la motivation et l'intérêt des cliniciens, et ce, malgré quelques défaillances technologiques vécues dans les premiers mois d'implantation.
Déploiement de la solution technologique aux secrétaires médicales
L'implantation d'une solution clinique dans l'environnement de travail des cliniciens a été le facteur déterminant du succès de cette implantation. Le médecin traitant et le personnel médical de la clinique peuvent ainsi tirer profit de la technologie mise à leur disposition et consacrer plus d'efforts pour dispenser les soins médicaux aux patients. La technologie est mise au service de la pratique médicale en fournissant plus rapidement les résultats d'examen prescrits et permettant au praticien de prendre les actions et d'initier les suivis appropriés sur le champ, sans surcharge ni délai.
Dès la première étape du projet, l'analyse des processus d'« émission des requêtes » et « réception et analyse des résultats » dans les cliniques a permis de mettre en évidence que la solution à implanter, pour qu'elle ait une valeur ajoutée sur le plan clinique, ne pouvait se limiter au seul volet clinique. En fait, quel paradoxe que de constater que la solution clinique minimale devait aussi supporter le processus administratif « d'accueil » lors de l'arrivée du patient en clinique et le processus administratif de « suivi de la décision et du diagnostic du médecin » déclenché à la suite de l'analyse des résultats.
À la suite de cette analyse, il est apparu clair que le déploiement de la technologie ne pouvait pas se limiter à l'usage unique des omnipraticiens, sans quoi les bénéfices escomptés ne seraient pas au rendez-vous et le succès du déploiement serait, à coup sûr, compromis. Dès lors, le déploiement technologique en clinique a pris une portée différente, il fallait offrir une solution intégrée pour les médecins et les secrétaires médicales. De plus, en terme de gestion du changement, il fallait désormais que la formation, les communications et les installations physiques soient adaptées en conséquence.
C'est une des subtilités entre l'implantation d'une « solution technologique » par opposition à la l'implantation d'une « solution clinique ».
Tout en sachant très bien que le cadre législatif actuel soit désuet et inadapté aux nouvelles réalités contemporaines, il était du devoir de l'Agence de Laval de trouver le lien qui réconciliera les obligations légales quant à la confidentialité et au respect de la vie privée avec celles obligeant les établissements à agir en complémentarité, ce qui nécessite une action commune pour le bénéfice des services rendus aux usagers.
Conformité avec les lois
La conformité avec les lois a été un défi majeur. La Loi sur les services de santé et des services sociaux applicable principalement au volet PRSI, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé en ce qui concerne plus particulièrement le volet CMV ainsi que la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information ont été analysées et prises en compte tout au long du projet. À ce chapitre, rien n'a été laissé de côté, des solutions ont été élaborées par des spécialistes sous forme de contrats et d'ententes de service ou de partenariat, et ce, appuyées par des avis légaux.
Gestion du consentement du volet clinique médicale virtuelle
Cet aspect du projet a nécessité l'investissement de beaucoup d'efforts et a occasionné de nombreux délais. À titre d'exemple, un groupe de travail multidisciplinaire a été formé afin de relever le défi spécifique de la gestion du consentement du volet clinique médicale virtuelle. Cette démarche a débuté en avril 2001 et s'est terminée en août 2003.
Le groupe de travail a créé deux types de consentement qui sont présentement gérés par le système CMV, à savoir :
De plus, d'autres documents à connotation légale ont été développés pour informer les patients ou, le cas échéant, pour leur permettre de retirer leur participation au projet :
Finalement, plusieurs modèles de lettre d'intention et d'entente de services ont aussi été développés afin de bien encadrer l'aspect juridique du projet. Ces documents ont notamment permis d'établir les responsabilités respectives des diverses entités impliquées en matière de propriété et d'accès à l'information.
Les modèles d'entente développés couvrent les cas suivants :
Dans le cadre de ce dernier type d'entente, l'implication de l'AMOL permet le partage et la circulation des informations médicales entre les cliniques médicales par l'entremise du réseau tout en respectant les lois en vigueur. Cette entente a été déterminante pour permettre l'implantation du réseau intégré.
Les types de consentement et les types d'entente de services sont les pierres angulaires sur lesquelles repose le succès de la solution régionale de gestion du consentement du SI-RIL.
Le second défi consistait à s'assurer que le maximum de conditions gagnantes étaient présentes au sein du projet afin que les intervenants acceptent le changement apporté par SI RIL. En d'autres termes, il fallait assurer la transition et la gestion du changement.
SI-RIL était un projet d'envergure et de grande complexité en raison des enjeux légaux, des impacts sur les processus de travail des praticiens, du nombre d'individus impliqués et de la diversité des intervenants. La gestion du changement était le plus grand défi du SI-RIL.
Infrastructure d'intégration régionale
Dans le cadre du projet SI-RIL, la négociation d'ententes de services multipartites a été un défi considérable pour la mise en place de l'infrastructure d'intégration régionale.
Beaucoup d'intervenants, beaucoup d'intérêts individuels, des risques à partager, des investissements importants en jeu, des parts de marché à conquérir, des propriétés intellectuelles à protéger, des responsabilités à définir et un cadre légal très contraignant et mal adapté aux nouvelles possibilités des technologies de l'information, sont des ingrédients qui étaient présents lors de la négociation de plusieurs ententes de services.
En définitive, les aspects contractuels et légaux dans un contexte multipartite, notamment en regard de la confidentialité des informations et de la responsabilité de la gestion et de l'intégrité des données, ont été des menaces constantes et, à certains instants, ont même mis en péril le projet.
Infrastructure pouvant supporter un index national
Le plus grand défi du développement de l'infrastructure résidait dans la conception d'une architecture ouverte et dans l'interopérabilité de la solution.
Afin de s'assurer que ces deux critères étaient bien pris en compte dans le projet, la division conseil de la firme Gartner Group Inc. a été mandatée pour évaluer l'architecture du projet SI RIL.
C'est en octobre 2002, que la firme Gartner Group Inc. présentait ses conclusions. L'opinion favorable de la firme a permis de dissiper les doutes et d'aller de l'avant dans le développement de la solution.
La programmation régionale des services intégrés (PRSI)
La définition d'une vision commune a été le premier défi des travaux. Toutefois, la mobilisation des intervenants centrée sur les objectifs communs du projet a nécessité une attention constante. Il faillait être en mesure de motiver, de gérer les attentes tout en conciliant les intérêts communs et les intérêts des établissements.
Encore une fois, la direction de projet, ses membres et le dynamisme des intervenants du milieu ont joué un rôle prépondérant dans la mise en place de ce changement. Habitués à travailler en « silo », les établissements ont graduellement appris à travailler « en réseau » dans le but ultime d'améliorer les soins de santé dispensés à la population.
Extension de la portée du Système SI-PRSA à des mesures non ambulatoires devenant ainsi le SI-PRSI
Il n'y a pas eu de défis spécifiques pour l'extension de la portée. La gestion du consentement et le respect des lois applicables globalement décrites étaient les défis majeurs.
Sous-système d'information pour les cliniques médicales (CMV)
Dans le cadre d'un projet d'informatisation d'un sous-système d'information pour les cliniques médicales (CMV), la fiabilité de l'ensemble de la solution technologique influence directement la qualité des soins dispensés aux patients. Le temps réponse et la stabilité de la solution déployée sont donc des éléments critiques à considérer lors du développement des applications ou encore lors de la sélection des logiciels. À cet effet, les chemins d'accès aux données, la convivialité des applications, le mode de saisie des données, l'utilisation de technologies éprouvées et reconnues sont tous des éléments qui ont été considérés lors de la phase de réalisation du projet.
De plus, afin de sécuriser l'accès aux données et pour se conformer aux orientations ministérielles, il a été décidé que tout utilisateur des cliniques médicales devra utiliser un poste de travail configuré avec une trousse de sécurité du MSSS. Par un lien internet haute vitesse « ADSL public), les usagers utiliseront une clé VPN (système à jeton) pour s'identifier et traverseront les diverses couches de sécurité ainsi que la zone démilitarisée (DMZ) pour finalement accéder aux serveurs régionaux en passant par le RTSS.
L'infrastructure de la solution repose sur de multiples intervenants et sur une multitude de composantes technologiques indépendantes, ce qui augmente la difficulté d'en assurer la fiabilité et la performance qui, pourtant, sont des caractéristiques de base essentielles.
En fait, dans le cadre du projet SI-RIL, les médecins ouvrant en cliniques médicales et qui sont reliés au RTSS ont vécu beaucoup de problèmes de rupture ou de lenteur du lien de télécommunication.
Parmi les actions qui ont été entreprises pour stabiliser la solution, voici celles qui ont été plus significatives :
En raison de la difficulté d'isoler chacune des causes des problèmes et de l'implication de plusieurs fournisseurs externes, six mois ont été nécessaires pour atteindre une stabilité acceptable de la solution.
Déploiement de la solution technologique aux secrétaires médicales
Concevoir et développer une solution partageable pouvant s'adapter aux disparités et à la diversité des cliniques médicales en terme de taille, d'organisation interne, de gamme de services et de technologies déjà en place a été le plus grand défi de ce déploiement.
Le principal défi consistait à développer et à implanter une solution commune suffisamment souple pour s'adapter aux particularités de chaque organisation interne de chaque clinique. La taille, l'organisation interne, les services offerts, les systèmes et les technologies existants étaient autant de variables qui devaient être considérées pour bien répondre aux besoins des cliniques. Bien entendu, le développement d'une solution commune amène souvent la nécessité d'établir des compromis et, par la même occasion, peut créer certaines insatisfactions.
Par contre, le contexte du projet a permis de saisir l'occasion d'informatiser un formulaire provincial, donc déjà normalisé et par surcroît, assez répandu en terme d'utilisation. Ainsi, les premières versions de l'application CMV supportaient déjà le formulaire « Obstétrique ». L'implantation de ce formulaire électronique a contribué à introduire le changement et a créé les premières habitudes d'utilisation du système.
Le projet SI-RIL étant initialement un projet de nature informatique, l'Agence de Laval s'est rapidement rendue compte que le défi de la gestion du changement était de taille.
La stratégie mise en place vise donc à bien cerner les conditions qui favorisent le succès de l'implantation du projet SI-RIL. Les objectifs recherchés sont de :
Cette stratégie doit donc prévoir une bonne planification des activités à réaliser pour obtenir l'adhésion du personnel des établissements de santé et faciliter l'implantation des changements annoncés par la mise en place d'activités et d'événements touchant différents volets des établissements de santé tels que : répercussions organisationnelles, réévaluation d'emplois, synergie d'équipe, formation, communication et support. Les paragraphes suivants présentent quelques éléments qui ont été appliqués tout au long du projet.
Préparer les établissements de santé et son personnel en vue d'atteindre rapidement les résultats recherchés par le projet SI-RIL
Mobiliser les ressources et les préparer à actualiser les changements
Faciliter la transition des établissements de santé vers la situation cible
Le tableau de l'Annexe E identifie les principaux produits générés par le projet.
Les répercussions du déploiement du projet SI-RIL sont nombreuses et touchent de manière positive et structurante tous les aspects entourant la planification, la gestion et la prestation de services de santé à la population par les professionnels de chacune des composantes d'un réseau régional de services. Dans cette perspective, les impacts se mesurent par des gains régionaux résultant des efforts collectifs consentis par l'ensemble des établissements et par une prestation de services de plus en plus dispensée en mode réseau. Les répercussions sont également fondamentales eu égard aux changements de pratique des professionnels et aux effets engendrés sur l'accessibilité, la continuité et la qualité des services offerts dans la communauté, particulièrement pour la prise en charge et le suivi des clientèles vulnérables. Le développement d'une approche réseau appuyée par une infrastructure technologique cohérente a par ailleurs donné lien à de nombreux impacts sur la structure de l'organisation afin de livrer des programmes régionaux de services, ainsi que sur le développement des compétences acquises par les intervenants dans les domaines cliniques et technologiques. Chez les intervenants, on observe que les impacts se mesurent également en terme de productivité et de satisfaction au travail.
On ne saurait enfin traiter des principales répercussions de SI-RIL sans commenter les éléments de protection des renseignements personnels ni sans insister sur l'importance des ressources à consentir à la gestion du changement. Le déploiement de SI-RIL rappelle à quel point il importe de garder le cap sur la conception et la livraison de solutions cliniques pour les patients et que la route à suivre exige une intégration des ressources informationnelles, technologiques, immobilières, humaines et financières à l'échelle régionale.
Répercussions à propos de la communauté régionale
Répercussions à propos de la prestation des services
Répercussions à propos des professionnels de la santé
Répercussions à propos des patients
Répercussions à propos de la gestion et de la structure de l'organisation
Les répercussions d'un tel projet sont très importantes. Les observations suivantes sont tirées d'un document de travail rédigé par le Centre d'études en transformation des organisations (CETO, 2002), elles décrivent bien l'adaptation requise en regard de la gestion.
La réorganisation régionale des soins par programme est complexe. On demande à un groupe d'établissements, indépendants administrativement, de fournir un ensemble coordonné de services à une population visée dans un territoire donné. Cela demande, de la part des établissements, une structure souple et éclatée vers l'externe tout en faisant référence à une structure transversale (virtuelle en quelque sorte). Les programmes sont déployés à travers les établissements du réseau lavallois, conditionnés selon les épisodes de soins à dispenser. Les établissements ont des ressources qui sont utilisées par les programmes. Les présidents des programmes entretiennent des relations de type matriciel avec les directions des établissements, ils ne sont pas actuellement de véritables gestionnaires du programme, pas plus qu'ils ne sont imputables des résultats cliniques du programme. Pour les intervenants, cela signifie qu'ils s'insèrent dans une double structure : une structure d'identification (ils relèvent des établissements) et une structure de contribution (ils opèrent dans un programme).
L'ampleur de la mutation et du virage que les établissements doivent poursuivre exige donc une rigueur opératoire. Pour construire un leadership fort afin d'assurer la continuité du projet et pour atténuer les tensions politiques qui ont pu s'exercer, la direction de l'Agence de Laval avec les établissements a instauré une structure de pilotage des programmes autour des acteurs essentiels à la gestion des opérations, soit les directeurs généraux des établissements et les présidents des programmes.
La programmation régionale est un état d'esprit, en plus d'une réalité stratégique et opérationnelle. En d'autres termes, l'Agence de Laval et les dirigeants des établissements de santé doivent en faire le guide de leurs actions et le censeur de leurs décisions.
Impacts sur la demande
La région de Laval a bénéficié d'un accroissement du nombre de médecins spécialistes au cours des dernières années, alors que le nombre d'omnipraticiens est resté stable. En parallèle, on assiste à une amélioration dans l'accessibilité à l'urgence hospitalière, et ce, malgré un nombre accru de la moyenne de visites quotidiennes. Les divers projets de recherche réalisés par l'Université de Montréal, à savoir le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) et M. Michel Yao ont démontré une diminution de la durée moyenne de séjour hospitalier et un accroissement de l'accessibilité à des services posthospitaliers. Par exemple, l'évaluation de ce nouveau service a montré que :
« Les mamans préfèrent, à l'unanimité, la photothérapie à la maison par rapport à l'hôpital. Les soins à la maison sont plus humains par rapport à l'hôpital, plus personnalisés avec des infirmières empathiques, attentionnées, plus proches des malades. Aussi, à la maison, les soins se passent-ils dans leur environnement, qui est donc moins stressant et reposant, et surtout qui favorise un contact avec le nouveau-né. Les mamans sont toutes prêtes à recommander ce programme à d'autres personnes. Elles recommandent même des groupes de soutien pour la photothérapie à domicile et l'extension du programme à tous les nouveau-nés de Laval et voire du Québec. » (Yao, 2001).
Le tableau suivant montre que les services spécifiques implantés sont davantage accessibles à la population lavalloise. Les nouveaux services diagnostiques sont des mesures transversales qui favorisent l'intégration des services dans le continuum qui permet une fluidité des différents épisodes de soins. Plusieurs de ces services n'étaient pas accessibles dans la région et leur mode de dispensation présente des innovations à différents points de vue.
| Programmes | Nombre d'usagers par programme |
|---|---|
| Diabète | 236 |
| Gériatrie | 889 |
| Obstétrique | 3 118 |
| Oncologie | 302 |
| Ophtalmologie / ORL | 104 |
| Pédiatrie | 1 840 |
| Santé des femmes | 794 |
| Santé mentale | 162 |
| Système digestif | 904 |
| Système génito-urinaire | 2 313 |
| Système nerveux et musculo-squelletique | 208 |
| Système respiratoire | 4 456 |
| TOTAL : | 19 122 |
Ces chiffres indiquent le nombre de patients ayant reçu des services en 2002-2003. Certains d'entre eux requièrent plus d'un épisode de soins annuellement étant donné la chronicité de leur maladie. La grande majorité des épisodes de soins comprennent plusieurs activités cliniques dispensées par plus d'un établissement pour une période allant de quelques jours à quelques mois. Les interventions aussi comportent un volet enseignement important pour la personne et les proches.
Cette plus grande accessibilité s'est aussi répercutée sur la durée moyenne de séjour hospitalier. L'ensemble des mesures et leur impact sont présentés à l'Annexe G montrant que la mise en ouvre de la Programmation régionale des services ambulatoires (PRSA) a permis d'économiser l'équivalent de 55,9 lits avec les services rendus en 2000-2001. Une évaluation bilan de la PRSA est à se réaliser et nous permettra de préciser l'impact de la programmation en terme de volumétrie des nouvelles façons de faire sur l'ensemble des dispensateurs.
Les résultats des diverses études ont montré une satisfaction très élevée chez les clientèles ainsi que chez les intervenants impliqués (Sicotte et coll., 2001 et Yao, 2001). La recherche du GRIS (Sicotte et coll., 2001) a démontré que la PRSA a résulté en une intégration clinique appréciable. Les résultats ont permis d'identifier les principaux facteurs facilitant la mise en ouvre, tout en faisant ressortir les principaux obstacles rencontrés. La région de Laval a vu l'accessibilité de ses services de santé physique et la rétention régionale de sa clientèle augmenter depuis les dernières années. Les divers projets réalisés dans le cadre de cette évaluation indiquent que, dans l'ensemble, les patients ayant bénéficié de la PRSA se sont vu offrir des services globaux, continus, justes et accessibles et s'en déclarent très satisfaits. (Sicotte et coll., 2001)
Le modèle mis de l'avant à Laval est prometteur et repose sur des assises solides d'intégration clinique et, compte tenu des résultats obtenus jusqu'à présent, semble produire des soins de qualité. Le projet prévoyait des mécanismes précis d'intégration clinique de trois ordres, à savoir la standardisation des tâches par la programmation et le « case-management » régional, la standardisation des compétences professionnelles ainsi que le partage des moyens de production. Ces mécanismes forment un ensemble complexe et sophistiqué clairement propice à une bonne intégration clinique. (Sicotte et coll., 2001)
L'élaboration de la programmation s'est faite de façon minutieuse et rigoureuse. Le résultat, c'est-à-dire le contenu des programmes, semble valide et bien accepté par la grande majorité des professionnels. Les résultats obtenus jusqu'à présent montrent que les normes de pratique définies dans la PRSA pour les divers épisodes de soins sont, dans l'ensemble, adéquates lorsqu'elles sont confrontées au jugement clinique des praticiens. Comme il se doit et tel qu'il est prévu, une mise à jour périodique des programmes est essentielle. (Sicotte et coll., 2001)
Impacts sur la productivité et sur la satisfaction au travail
Cette transformation affecte directement les pratiques cliniques et organisationnelles. Avec la revue des façons de faire existantes, la recherche des meilleures pratiques, l'élaboration des scénarios de dispensation des services, l'uniformisation des pratiques entre les établissements, la PRSA sollicite la mise sur pied d'équipes multidisciplinaires et le développement d'une culture de coopération et de collaboration nécessitant une véritable « fusion des savoirs ». Par ailleurs, le découpage des épisodes de soins en trois volets (préhospitalier, hospitalier et posthospitalier) requiert des mécanismes de coordination et de suivis efficaces. Parce qu'elle brise les barrières entre les établissements en matière de certaines disciplines et de certaines fonctions, la PRSA exige une redéfinition des rôles, des responsabilités et des relations d'influence. Ces changements organisationnels importants pour les établissements du réseau lavallois modifient alors les structures de gestion et l'organisation du travail.
Par exemple, l'évaluation du service de photothérapie a montré que ce programme est aussi un exemple de responsabilisation d'infirmières praticiennes, tel qu'il est préconisé par la Commission d'étude sur les services de santé et les services sociaux. En effet, ce programme obéit aux principes directeurs énoncés par cette Commission, à savoir : l'accessibilité et la participation des populations aux soins, la continuité et la globalité des soins, l'organisation en réseaux des services et l'interdisciplinarité, l'efficience et l'efficacité dans l'organisation des soins, l'évaluation en vue d'un ajustement continu (Yao, 2001).
Tout le travail effectué par l'Agence de Laval, les mécanismes informationnels, la plate-forme technologique et les pratiques innovatrices développées par l'ensemble des établissements oeuvrant au sein de la PRSA constituent en soi un foyer d'expérimentation et de recherche unique sur les nouvelles façons de dispenser des soins dans le domaine de la santé physique et mentale. À ce titre, la région de Laval est devenue une vitrine technologique, un creuset de l'innovation en matière ambulatoire ainsi qu'en matière d'organisation des services et de réseautage avec le milieu. Elle a pris, de ce fait, une longueur d'avance sur les autres régions du Québec (Expertise 3S, 2001).
Nouvelles compétences
La formation à de nouvelles compétences a été un élément important pour appuyer le changement. Au fur et à mesure de l'implantation des services ambulatoires, une formation clinique a été dispensée aux professionnels touchés par chacune de ces spécialités. Depuis novembre 1998, le projet a permis à 2 555 intervenants de toutes les professions et établissements de participer à des formations cliniques, ce qui représentent plus de 8 300 heures de formation. Les formateurs étaient des intervenants venant des établissements, parfois des médecins, parfois des infirmières ou encore d'autres professionnels. En complément, plus de 1 300 intervenants ont pu participer à des formations pour le volet informatique : soit près de 8 000 heures de formation pour les 59 mesures implantées. Le volet informatique a demandé l'installation de plus de 300 postes de travail supplémentaires.
En définitive, le projet SI-RIL a permis d'initier plusieurs personnes à l'utilisation de l'informatique dans son milieu de travail et ainsi accomplir une première étape d'un virage informatique.
En ce qui concerne la transmission des requêtes et des résultats en passant par l'outil CMV (Clinique médicale virtuelle), aucune étude d'impact sur la vie privée formelle et exhaustive n'a été effectuée.
Toutefois, les données de sondage recueillies dans le cadre du rapport d'évaluation du projet (Sicotte et coll., 2003) indiquent assez clairement que la majorité des patients :
De plus, il faut noter qu'à ce jour, aucun patient n'a signé le formulaire de désistement du projet, ce qui constitue une marque de confiance bien concrète.
En fait, la réaction générale au consentement a été plutôt positive. Pour les participants, cela semblait très normal que de l'information de nature clinique puisse être échangée entre les cliniciens pour assurer un meilleur suivi et dispenser des soins de meilleure qualité. Plusieurs se sont même montrés étonnés que les échanges de données électroniques ne soient pas déjà instaurées de façon systématique.
D'autre part, en ce qui a trait au plan du respect des lois applicables, le système SI-PRSA a fait l'objet d'un examen par la Commission d'accès à l'information du Québec (CAIQ). En effet, dès décembre 2000, des experts de la Commission ont travaillé de concert avec l'Agence de Laval et les intervenants du projet afin de bien comprendre les principales composantes techniques et organisationnelles du système SI-RIL. Tout au long de cet examen, des avocats ont été consultés afin de bien comprendre les enjeux juridiques du dossier et pour élaborer un plan relativement aux suites à donner à ce rapport.
Recommandations de la Commission d'accès à l'information du Québec (CAIQ) pour le volet SI-PRSI
En mai 2002, la Commission d'accès à l'information déposait son rapport final à l'Agence de Laval. Ce rapport fait évidemment suite au processus d'examen du projet et de son impact sur la protection de renseignements personnels. Il inclut non seulement l'analyse de la situation, les constats et les recommandations, mais aussi les commentaires émis par l'Agence de Laval, la réaction de la Commission à ces commentaires ainsi que leurs attentes quant au suivi des correctifs que l'Agence de Laval s'est engagée à appliquer.
Très sommairement, la Commission exige quelques modifications en ce qui concerne la circulation des données, et ce, afin de se conformer au cadre juridique actuel et au consentement à la communication obtenu du patient. Par ailleurs, la Commission admet, qu'une fois corrigé, le système répondra aux exigences légales et présentera les qualités intrinsèques suivantes :
Comme en font foi les sections précédentes et les annexes du rapport, plusieurs leçons ont été apprises, toutefois les plus grands apprentissages se résument à trois points majeurs.
Ne pas sous-estimer les ressources à consentir et l'attention à consacrer à la gestion du changement
Bien que le discours de la gestion du changement gagne en popularité dans le domaine de la gestion de projets, les actions en ce sens ne sont pas toujours bien articulées.
En effet, il n'est pas rare d'observer les situations telles que :
Pour l'Agence de Laval, le projet SI-RIL n'a sûrement pas été un exemple sans faille de gestion optimale du changement, mais cette préoccupation était présente dès le départ comme en fait foi cet extrait de l'allocution du Dr Claude Saucier lors du lancement du projet en novembre 2001.
« ... Il y a bien sûr des défis qui sont de nature technologique. Ceux-là, je suis conscient que nous les surmonterons avec l'équipe aguerrie qui est aux commandes de ce projet et avec le soutien indispensable de nos principaux partenaires, le ministère de la Santé et des Services sociaux, la Société de gestion informatique du Québec, nos établissements de santé et les cliniques médicales.
Cependant, les défis qui nous habitent déjà sont les défis cliniques et humains que nous aurons à solutionner dans les prochains mois
On parle ici de gestion du changement. Le changement dans notre pratique médicale. ...»
Au-delà du discours et après avoir vécu l'expérience, une préoccupation de tous les instants de la gestion du changement a été requise pour atteindre les objectifs du projet.
De plus, il est important de mentionner que non seulement il faut se donner les moyens pour pouvoir gérer efficacement le changement, mais qu'il ne faut pas hésiter à s'associer à des personnes ressources compétentes dans ce nouveau champ de pratique. Dans ce domaine, comme dans une foule d'autres, s'improviser expert n'est pas toujours une alternative rentable.
Concevoir et livrer, avant tout, des solutions cliniques pour les cliniciens et les patients
Dès l'origine, le projet SI-RIL visait à développer des solutions cliniques novatrices et à les rendre disponibles aux professionnels de la santé pour les aider à exercer leur métier. Les motifs du projet étaient cliniques avant tout, les solutions recherchées devaient bénéficier aux praticiens et aux patients. La technologie, incontournable dans ce type de projet, a toujours été utilisée comme levier, mais n'a jamais été une fin en soi.
Voici un extrait de l'allocution du Dr Claude Saucier lors du lancement du projet en novembre 2001 qui appui cette affirmation.
« ... Comme chef du Département régional de médecine générale, je donne l'assurance à mes collègues que le SI-RIL ne sera pas une superstructure tombée des nues. Le SI-RIL sera conçu par les médecins, pour les médecins et pour les patients. Comme gestionnaire, j'y suis très impliqué et je veux que le projet SI-RIL soit d'abord et avant tout un projet clinique. Moi-même, comme médecin généraliste, je ne voudrais participer à une aventure qui ne procurerait pas une valeur ajoutée à mes patients. C'est à cette condition que nous réaliserons ce projet dans l'enthousiasme. ... »
Cette vision a été déterminante et a influencé plusieurs aspects du projet dont :
En d'autres termes, elle a contribué de façon très significative à mettre en place un climat propice à la gestion du changement.
Assurer l'intégration et la coordination des ressources informationnelles, technologiques,immobilières, humaines et financières à l'échelle régionale
Le domaine de la santé au Québec forme un système complexe en raison du grand nombre de gestionnaires, des nombreux paliers décisionnels impliqués, des divers rôles et responsabilités dévolus aux diverses organisations du réseau tant publiques que privées.
Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux assure les travaux de planification et définit les orientations. l'Agence de Laval est responsable de l'organisation des services sur son territoire. À ce titre, elle se doit d'identifier les besoins de santé de sa population, de planifier, d'organiser, de mettre en ouvre ainsi que d'évaluer les programmes de santé et de services sociaux dans sa région. Les établissements, quant à eux, sont responsables de dispenser les services à la population ainsi que d'assurer la gestion courante des immeubles et leurs contenus.
C'est dans ce contexte que l'Agence de Laval a initié le projet de transformation régional en élaborant d'abord un plan de coordination, le « plan d'intégration régional ». Ce plan des services intégrés inclut un plan directeur, un plan de support et un plan opérationnel comprenant, dans chaque plan, l'évaluation des ressources informationnelles, technologiques, architecturales, humaines et financières nécessaires. Le plan d'intégration régional est aligné sur une vision clinique structurante, sur la programmation nationale ainsi que sur les besoins des huit programmes spécifiques du réseau, soit : Jeunesse, Personnes âgées, Santé publique, Santé mentale, Déficience physique, Déficience intellectuelle, Alcoolisme et Santé physique.
Dans le cadre du projet SI-RIL, le « plan d'intégration régional » s'est avéré un instrument essentiel pour assurer la disponibilité et la mise en place des ressources requises au moment opportun.
Plan de pérennité
L'Agence de Laval a déjà la confirmation écrite du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec qu'elle recevra, dès l'année 2003-2004, le financement requis au maintien de l'infrastructure régionale ainsi qu'à l'exploitation du SI-PRSA dans les établissements publics.
Quant à l'application Requêtes/Résultats (R/R) déployée dans les cliniques médicales, l'Agence de Laval a négocié avec le fournisseur au sujet des prix compétitifs pour les cinq prochaines années. Le coût de ces licences d'utilisation devra être acquitté directement par les cliniques ou, le cas échant, par le fonds du programme de mise en place des groupes de médecine familiale (GMF) du gouvernement du Québec pour les cliniques admissibles. Dans tous les cas, les médecins ont déjà signifié leur intérêt à préserver les acquis.
Finalement, nous croyons que les outils informatisés fournis aux médecins dans le cadre du projet SI-RIL facilitent leur travail, ce qui est en fait un grand facteur d'influence sur la pérennité du projet.
Développements futurs
Les développements futurs qui sont actuellement envisagés permettront de consolider l'implantation des composantes de base à portée régionale.
En ce qui a trait au système informatisé des cliniques, d'autres fonctionnalités seront développées pour mieux soutenir l'organisation du travail des cliniques médicales, et ce, sans oublier le déploiement et la mise en réseau des quelque 30 cliniques médicales qui n'ont pas participé aux phases précédentes.
Relativement au système d'échange de requêtes et de résultats, les centres de prélèvement et les médecins spécialistes sont des intervenants intéressants à ajouter au réseau régional. Pour le volet prescription et médication, le développement d'un lien informatisé avec les pharmacies est aussi envisageable à court terme.
Finalement, la mise en place du coutier d'intégration avec le système de numérisation des dossiers patients à la Cité de la Santé est à expérimenter. Ainsi, les img des documents papier (dossiers numérisés) pourraient être rendus accessibles par l'entremise de la même infrastructure régionale que celle utilisée par le projet SI-RIL. À terme, si l'expérimentation s'avérait concluante, l'utilisateur de la CMV pourrait accéder aux dossiers numérisés à l'aide des mêmes composantes informatiques.
Quoiqu'il en soit, il est important de préciser que le projet SI-RIL est un projet d'informatisation qui va bien au-delà de la constitution d'img de dossier. Il permet d'emmagasiner et de gérer des données structurées, ce qui implique que le SI-RIL peut les traiter et les représenter de multiples façons. Il s'agit d'en programmer l'exploitation et de définir la mise en forme à partir des besoins spécifiques des utilisateurs.
Possibilités d'évolution
Éventuellement, l'évolution du SI-RIL permettra de soutenir davantage son réseau intégré de services. De nouvelles informations pourront alors être partagées :
Tous les nouveaux développements que pourrait permettre la poursuite du déploiement du système SI-RIL apparaissent particulièrement pertinents avec les nouveaux réseaux locaux intégrés de services qui doivent être instaurés au Québec en vertu de la Loi sur les agences de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux. L'Agence de Laval se transformant en agence de développement de réseaux locaux de services dès le 30 janvier 2004, il est d'autant plus important d'assurer la continuité des travaux menés dans le SI-RIL puisque ces travaux appuient les objectifs de prise en charge et de continuité des services tels qu'ils ont été poursuivis au cours du projet, tant par les organisations du réseau que par les professionnels et les médecins en première ligne.
De fait, la logique clinique sur laquelle a reposé tous les efforts de déploiement des systèmes d'information dans le SI-RIL représentent des acquis particulièrement importants pour la réussite de ces réseaux de services. L'expertise développée à Laval en matière de gestion des changements cliniques et organisationnels dans le cadre de l'implantation de systèmes d'information sécuritaires et respectueux de la protection des renseignements personnels est aussi un atout à préserver et à renforcer.
L'infrastructure d'intégration déployée par le projet SI-RIL permet dorénavant à la région de Laval d'être un modèle de référence et une vitrine technologique en matière d'optimisation des services en santé physique et mentale auprès de la population de son territoire. Le projet a fait en sorte que la région de Laval s'est dotée d'une infrastructure technologique permettant de supporter le réseau intégré de services, résultat du virage ambulatoire, en favorisant l'accès et la disponibilité de l'information clinique et une prise en charge systématique des besoins de santé des patients.
L'infrastructure technologique a rendu possible, par la réalisation du projet SI-RIL, l'échange d'information entre les établissements du réseau ainsi qu'entre le réseau et les médecins omnipraticiens des cliniques médicales. L'échange sécurisé des résultats de diagnostics entre les établissements du réseau, les cliniques médicales, les laboratoires et les centres de radiologie a permis l'accessibilité régionale à des services de diagnostics et de suivis résultant dans une réponse mieux adaptée aux besoins des patients et un enseignement propre à leur état de santé. La constitution d'un dossier clinique régional à partir des données agrégées extraites des systèmes du réseau de services intégrés apportera une accessibilité et une continuité accrue des soins et des services grâce à des suivis systématiques postopératoires par les CLSC ainsi que des relances téléphoniques ciblées.
L'architecture de cette infrastructure n'a pu se faire sans la création de principes servant de fondation au développement du système d'information intégré et répondant aux objectifs d'intégration de services. Les principes suivants ont été rigoureusement respectés dans le développement de l'infrastructure afin de répondre spécifiquement aux objectifs fixés par le système SI-RIL, soit ceux d'intégrer les applications et d'échanger l'information :
Ainsi, le projet SI-RIL donne à la région de Laval l'infrastructure technologique qui est au cour du réseau intégré des services. Cette infrastructure est ouverte et flexible. Son principal avantage est d'arrimer les besoins d'accès et de disponibilité de l'information ainsi que d'intégrer les applications inter et intra-établissements afin d'obtenir une plaque tournante d'information pouvant atteindre tous les intervenants du milieu de la santé et des services sociaux de la région de Laval.
Cette infrastructure est qualifiée par les experts du domaine des technologies de l'information comme étant performante, sécuritaire, robuste, ouverte, fiable, extensible et portable dans d'autres environnements semblables. Il serait donc pensable de pouvoir récupérer et réutiliser le travail accompli dans la livraison du système SI-RIL.
Le projet SI-RIL démontre que le réseau de services intégrés soutenu par une infrastructure d'intégration a atteint les objectifs visés. Il reste encore beaucoup à faire pour intégrer l'ensemble des applications et pour obtenir une vue unifiée de l'information. L'infrastructure mise en place contribue et continuera de contribuer à l'élaboration de cette vue unifiée qui permettra aux intervenants du milieu de la santé et des services sociaux de profiter d'un environnement TI multi-systèmes adapté à leurs besoins, et ce, au grand bénéfice de la clientèle : les citoyens.
La logique des orientations ministérielles en matière d'infrastructure technologique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec confirme donc la vision et les choix effectués pour le déploiement du système SI-RIL et renforce les possibilités de partage des actifs informationnels de Laval avec les autres régions du Québec. La poursuite de SI-RIL pourrait permettre non seulement de soutenir d'autres réseaux locaux de services québécois et canadiens, mais pourrait encore permettre de continuer à développer et à implanter les innovations technologiques et organisationnelles du système SI-RIL, au bénéfice des services à la population.
Au cours de ce projet, plusieurs communications ont été initiées. Celles présentées dans le tableau suivant sont les plus significatives. Certaines actions de communication ont visé à informer la population lavalloise, québécoise et canadienne au sujet des efforts consentis afin d'améliorer l'accessibilité et la continuité des services. D'autres communications visaient à rejoindre les publics du réseau de santé et de services sociaux de Laval dans une perspective de mobilisation des intervenants de tous les établissements. Enfin, des publics plus larges composés de gestionnaires et de professionnels du domaine de la santé ainsi que de spécialistes des systèmes d'information ont été rejoints dans le but de faire connaître les innovations organisationnelles et technologiques du système SI-RIL ainsi que pour faire valoir le potentiel d'exportabilité de l'approche et des outils développés dans le projet. La variété des outils de communication visait à susciter l'attention de tous les publics-cibles, à vulgariser l'information et à faire valoir la valeur ajoutée du système SI-RIL pour la population, les cliniciens et les gestionnaires.
Initialement, la réalisation du projet vitrine SI-RIL estimée à près de 11 M$ devait être complétée pour la fin mars 2003.
Entre l'annonce de l'obtention de la subvention de Santé Canada en février 2001 et le lancement officiel du projet en novembre 2001, neuf mois se sont écoulés. Au cours de cette période, une entente entre les divers paliers gouvernementaux impliqués a été négociée et conclue. C'est ainsi, qu'après entente avec les responsables de Santé Canada, la date de livraison de ce projet fut reportée au 31 décembre 2003.
En cours de réalisation du projet, une subvention complémentaire de 3 M$ fut offerte par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec afin de rehausser le contenu de la livraison. Cet ajout avait comme principal objectif de pousser plus loin les solutions proposées dans la version initiale du projet.
Les argents consentis et dépensés proviennent de Santé Canada, du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et de la région. La figure suivante présente la répartition de ces dépenses au 31 décembre 2003.

Les dépenses cumulatives du projet SI-RIL se répartissent selon les sept rubriques suivantes :
La figure suivante illustre la distribution de ces dépenses pour les sept rubriques ci-dessus décrites.

Structure globale de projet

Comme le montre l'organigramme ci-dessus, des instances ont été mises en place pour gérer le projet. Les paragraphes suivants sont extraits d'un document de travail rédigé par le Centre d'études en transformation des organisations (CETO, 2002). Le comité directeur, dont il est fait mention à quelques reprises dans ce document, est une composante de l'entité identifiée « direction de projet ».
Au niveau stratégique, le comité aviseur formé des directeurs généraux et le comité des présidents des programmes ont joué un rôle important. Le comité aviseur agit à titre de conseiller à la Direction générale de l'Agence de Laval. Il donne son avis sur les enjeux stratégiques et sur les orientations organisationnelles du projet. Il facilite le développement d'une alliance stratégique entre tous les partenaires du réseau de soins et de services en santé physique et mentale afin de réaliser un véritable réseau de services intégrés. Le comité des présidents des programmes agit à titre de conseiller auprès de la Direction générale de l'Agence de Laval. Il conseille sur les orientations cliniques du projet et sur son évolution.
Pour le volet tactique, un comité de gestion est mis en place afin de soutenir l'implantation des mesures. Le comité de gestion est l'instance qui voit à l'application des orientations du projet, des moyens préconisés pour la mise en ouvre et l'articulation entre les priorités du projet régional et celles des établissements. Il s'assure de la gestion d'interface entre les organisations et le projet régional. Il est le porteur et le traducteur de la vision régionale du projet. Il facilite la mise en ouvre et assure le soutien au monitorage d'implantation à l'évaluation et à l'évolution des mesures de la PRSA. Le comité de gestion est composé des six gestionnaires du projet, du médecin-conseil à la PRSA, du pilote régional du SI-RIL et de la directrice de projet du SI-RIL.
Sous l'autorité du directeur général de son établissement et en tant que membre de l'équipe de gestion, le gestionnaire de projet PRSA joue un rôle pivot dans l'arrimage des principes directeurs du projet régional et des missions propres aux établissements impliqués. Il exerce un « leadership » dans le développement et l'intégration de la vision réseau et son articulation avec les partenaires tout en demeurant axé sur les besoins de la clientèle. Il participe à la programmation, la mise en ouvre et à l'évolution des différents programmes. Il coordonne le déploiement interne ainsi que le suivi des différentes mesures et contribue au processus d'évaluation et d'évolution de celles-ci. Pour exercer son rôle, le gestionnaire de projet PRSA est affecté à temps plein à cette fonction. Le statut reconnu par son organisation est une condition de succès importante pour faciliter la mise en ouvre du projet.
Les comités de programmes sont formés de cliniciens responsables de la réalisation des travaux pour la détermination des orientations cliniques de chaque nouveau service (fiche mesure), et ce, pour l'ensemble des programmes. Ils doivent préciser, de façon plus opérationnelle, le cheminement clinique des patients dans les épisodes de soins, soit les activités cliniques pré, per et post-hospitalisation qui seront dispensées par un ou plusieurs établissements. Les comités de programmes doivent également voir à la détermination des paramètres pertinents aux fins de l'évaluation des mesures et de l'informatisation des outils cliniques. Il collabore aussi à la formation clinique des intervenants. Fréquemment, des sous-comités, réunissant divers intervenants et spécialistes, sont créés pour préciser la nouvelle trajectoire clinique du patient que constituent les épisodes de soins entre les dispensateurs de services.
La direction de la PRSA est responsable de l'actualisation des orientations régionales du projet pour l'ensemble de ses champs d'intervention. Elle assume un rôle de conception, d'intégration, d'habilitation, d'animation et de soutien au suivi de la PRSA. Elle travaille en étroite collaboration avec le comité de gestion.
Index régional
La région de Laval s'est maintenant dotée d'un index régional. Cet index permet à toutes les applications visées par le projet SI-RIL d'identifier un patient de façon unique. Il est aussi composé d'un ou plusieurs pointeurs permettant d'établir la corrélation entre différents dossiers patients locaux conservés dans les établissements du réseau de la santé.
Les principes de base qui sous-tendent le modèle régional de Laval sont les suivants :
L'index régional assure ainsi la qualité des données d'identification d'un patient grâce à l'arrimage des mêmes données avec celles des index locaux. Il permet de converger les dossiers cliniques de chaque organisme. De plus, il conserve les renseignements d'identification et les données démographiques de chaque patient, et inclut toutes les fonctionnalités permettant de les maintenir à jour.
Courtier d'intégration
Le courtier assure l'intégration et l'interopérabilité des systèmes, ce qui permet de minimiser les efforts de développement et d'évolution des modules d'applications.
Dans le cadre du projet SI-RIL, les spécifications ont été définies de concert avec le projet Arc-en-ciel du Réseau Mère-enfant, et ce, dans le respect des orientations technologiques du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Les travaux d'architecture effectués par l'équipe de projet IBM ont permis de préciser l'architecture locale et régionale préconisée au départ pour supporter l'exploitation des applications implantées dans le cadre du projet SI RIL.
Infrastructure pouvant supporter un index national
Dès le démarrage du projet en décembre 2001, il est apparu important que le développement de l'index régional réponde aux standards établis par le MSSS. De plus, les besoins d'index étant partagés par plus d'un projet, il s'est avéré nécessaire d'investir dans d'importants travaux d'architecture afin de s'assurer une cohérence dans les choix d'orientation et de permettre une récupération maximale dans les efforts d'analyse et de réalisation. Ces travaux devaient tenir compte des besoins du projet « Arc-en-ciel » du réseau Mère-enfant impliquant l'Hôpital Sainte-Justine, la Cité de la Santé et l'Hôpital St-Eustache ainsi que le projet SI RIL.
Pour ce faire, une structure de collaboration a été créée et les échanges entre les projets ont été formalisés. Le comité d'arrimage Arc-en-ciel / SI-RIL a notamment été mis en place afin d'assurer qu'à la fin des deux projets, les deux régions (Laval et Montréal) puissent bénéficier des travaux.
En partenariat avec l'Agence de Laval, la firme IBM est mandatée pour concevoir l'architecture technologique de la solution. Cette solution doit cohabiter avec les systèmes des cliniques médicales et avec le SI-PRSI en cours de développement. Elle doit aussi répondre aux standards énoncés par le MSSS. En juin 2002, après plusieurs mois de travail et de consultation, la firme IBM propose une architecture commune.
Après plusieurs mois de discussion relativement à la solution proposée, les coûts et les possibilités de financement, le MSSS confie finalement un mandat à la Sogique pour évaluer la proposition afin d'identifier le potentiel de contribution aux actifs informationnels d'intérêt commun. Il est prévu que l'analyse soit déposée en décembre 2002.
Finalement, à la suite du dépôt du rapport de la Sogique, le MSSS accepte de financer les portions courtier d'intégration et index patient puisqu'elles cadrent très bien avec les orientations du MSSS. La firme IBM formule alors une nouvelle proposition répondant aux besoins exprimés. C'est finalement cette dernière proposition qui a fait l'objet d'une entente contractuelle avec l'Agence de Laval.
La décision finale de signer l'entente avec IBM a été prise lors du comité directeur du 21 février 2003. La date de livraison prévue est le mois de décembre 2003 et le soutien sera effectué par IBM jusqu'au 31 mars 2004. Une première livraison est cependant prévue pour le mois de juin 2003.
En rétrospective, nous pouvons affirmer que la réévaluation de la solution technologique initiale et l'acceptation d'une solution offerte mise en marché par la firme IBM a permis de mettre en place non seulement les éléments prévus au niveau de l'index régional et du dossier synthèse, mais aussi de livrer les composantes de l'infrastructure requise pour permettre éventuellement l'implantation d'un index national.
Aucun élément n'a été laissé de côté dans ce volet du projet.
Cette section a pour but de présenter l'infrastructure supportant le projet d'intégration multisystème SI-RIL. Le projet SI-RIL permet d'intégrer les applications informatiques structurantes de la région de Laval. Par cette intégration, les principaux acteurs des systèmes d'information pourront se partager et s'échanger l'information nécessaire au suivi clinique des usagers du système de la santé et des services sociaux de la grande région de Laval.
Les principaux acteurs (médecins, professionnels des soins de santé) bénéficieront d'un accès permanent à l'information relative aux épisodes de soins des usagers du système de la santé leur offrant, par le fait même, un meilleur service par une diminution des délais d'accès à l'information et des soins spécialisés à proximité en augmentant l'accessibilité aux services et la mise en place des programmes régionaux.
Cette section traitera principalement des infrastructures logicielle, informatique et réseau.
L'infrastructure logicielle présentera l'ensemble des applications structurantes déployées dans la région de Laval.
L'infrastructure informatique présentera l'ensemble des technologies mises en place dans la région de Laval supportant le partage et l'échange d'information, notamment le courtier d'intégration « WebSphere MQ Integrator Broker » d'IBM.
L'infrastructure réseau présentera les caractéristiques topologiques du réseau permettant la connectivité des applications et des circuits assurant l'échange et le partage de l'information.
| Acronyme Abreviation |
Définition |
|---|---|
| ADT | Système d'applications d'Admission, de Départ, de Transfert |
| Ambulatoire | Qui n'est pas hospitalisé |
| Calculus | Système d'information relié à l'analyse de laboratoire de la Cité de la Santé |
| CH | Centre hospitalier |
| CHARL | Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval |
| CHSLD | Centre d'hébergement et de soins de longue durée |
| CHUM | Centre hospitalier universitaire de Montréal |
| CLSC | Centre local de services communautaires |
| CMV | Clinique médicale virtuelle |
| CSL | Cité de la Santé |
| DB/2 | Système de gestion de base de données d'IBM |
| DSIE | Demande de service interétablissements |
| HDN | Health Data Network |
| HJR | Hôpital juif de réadaptation |
| HNS | Health Network Solutions |
| I-CLSC | Intégration CLSC |
| Lanier | Système d'enregistrement textuel des dictées de diagnostics de la Cité de la Santé |
| LDAP | Light Weight Directory Access Protocol |
| MSSS | Ministère de la Santé et des Services sociaux |
| OPHQ | Office des personnes handicapées du Québec |
| ORACLE | Système de gestion de base de données d'Oracle |
| OS | Operating System |
| PKI | Public Key Infrastructure |
| Radminage | Système de gestion des images radiologiques de la Cité de la Santé |
| RAMQ | Régie de l'Assurance maladie du Québec |
| RTSS | Réseau de télécommunications sociosanitaire |
| SI-CHELD | Système d'information sur la clientèle en centre d'hébergement et de soins de longue durée |
| SI-PRSA | Système d'information de la programmation régionale des soins ambulatoires |
| SI-PRSI | Système d'information de la programmation régionale des services intégrés |
| SI-RIL | Système d'information du réseau intégré de Laval |
| SOGIQUE | Société de gestion informatique |
| TAMBI | Tivoli Access Manager for Business Integration |
| TEC | Tivoli Enterprise Console |
| TI | Technologie de l'Information |
| TSE | Windows Terminal Server |
| WMQ | WebSphere MQ |
| WMQIB | WebSphere MQ Integrator Broker |
La section B.4.6 présente le contexte de développement de la programmation des services ambulatoires et de l'évolution des systèmes d'information en soutenant leurs applications.
La section B.4.7 présente l'infrastructure logicielle du projet SI-RIL et discute des avantages de l'intergiciel WebSphere MQ.
La section B.4.8 présente l'infrastructure informatique du projet SI-RIL. Elle met en perspective les applications structurantes en matière de technologies de l'information de la région de Laval. Elle décrit également les outils technologiques mis en place et les avantages fonctionnels de ces solutions.
La section B.4.9 présente et décrit sommairement le graphique topologique du RTSS.
En février 1998, le ministère de la Santé et des Services sociaux reconnaissait la nécessité d'augmenter les services de courte durée à Laval. La stratégie à ce besoin a été de créer un hôpital dont la vocation est de dispenser les soins et les services spécialisés ambulatoires. Le CHARL a alors vu le jour et le déploiement de la programmation régionale des services ambulatoires, communément appelée PRSA, démarrait.
Cette programmation consiste à assurer une continuité des soins et des services par la pratique des activités ambulatoires maintenant confiées aux établissements de la région de Laval (Cité de la Santé-CHARL, HJR, CLSC-CHSLD) sans toutefois qu'ils dérogent de leurs missions respectives. Ces activités touchent treize programmes de soins intégrés et 85 services cliniques.
Dans le but d'atteindre les objectifs fixés et de desservir la population lavalloise par ce virage ambulatoire, les intervenants de la région de Laval se sont donné un modèle d'organisation permettant de distribuer les soins et les services des programmes ambulatoires dans les établissements.
Le schéma suivant illustre le cheminement clinique du patient englobant les volets pré-hospitalier, hospitalier et post-hospitalier. L'épisode de soins qui est au cour de la planification des services dispensés par l'ensemble des établissements du réseau devient ainsi la base du système intégré régional de soins et de services.

Les étapes logiques du cheminement d'un patient se décrivent de la façon suivante :
Pour supporter la prestation des soins et des services d'un établissement à l'autre, l'information cumulée sur l'épisode de soins doit être rendue disponible à travers le réseau des établissements de la région de Laval. Le SI-PRSA est le système d'information qui gère les activités relatives aux protocoles et services cliniques des treize programmes permettant ainsi aux professionnels traitant d'avoir accès à l'information et à saisir l'information de son intervention sur un formulaire électronique afin que le prochain professionnel traitant ait à son tour accès à l'information cumulée de l'épisode de soins.
La mise en place du SI-PRSA s'est déroulée de 1998 à 2001. La plate-forme technologique régionale de Laval est la pierre angulaire soutenant la continuité des soins qui se trouvent au cour même de chaque nouveau service ambulatoire de la PRSA. Elle est une plaque tournante pour la gestion des ressources informationnelles et la constitution du dossier clinique régional.
Compte tenu du succès de ce projet, le projet SI-RIL prend forme en 2001. Le projet des ''Systèmes d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL)'' s'échelonne jusqu'en mars 2004. Il poursuit les objectifs suivants :


La vision globale du projet est composée de différentes composantes, soit :
À terme, les utilisateurs accèderont aux données cliniques en passant par un portail santé régional. Ce projet fait de la région de Laval une des régions les plus avancées en terme d'informatisation clinique.

B.4.7.1 Description
La cible de l'infrastructure logicielle de la région de Laval est l'ensemble des applications informatiques sur lesquelles reposent la gestion de l'information des activités cliniques incluant l'index patient. Elle est représentée à la figure 4 et segmentée selon la nomenclature à la légende. L'infrastructure logicielle se découpe principalement en quatre grands besoins fonctionnels :
B.4.7.2 Infrastructure intégration et index régional
B.4.7.2.1 L'index régional
L'index régional permet de maintenir les coordonnées des patients dans un réseau intégré de services. Les données sont fournies par les applications locales de gestion de l'index patient et acheminées électroniquement à l'index régional.

L'index patient régional est la pierre angulaire pour assurer l'échange d'information entre les systèmes. En effet, il permet de faire la corrélation entre les différents dossiers du patient. Il devient donc plus facile d'accéder l'information clinique. L'index patient repose sur le système HDN d'IBM qui est une solution profilée pour le domaine de la santé et des services sociaux et qui emploie le protocole HL7 pour échanger l'information entre l'index local et l'index régional. HDN est un système qui offre la capacité d'unifier différents systèmes, permettant ainsi à tous les participants de partager l'information. La version adaptée au contexte de Laval a été rebaptisée HNS pour intégrer tout le volet des index décentralisés et la synchronisation de l'index régional avec ces derniers.
B.4.7.2.2 L'infrastructure d'intégration
L'Agence de Laval s'est donnée les moyens nécessaires pour intégrer les applications en place dans les établissements afin que ces derniers puissent s'échanger et se partager l'information clinique. L'infrastructure d'intégration est un ensemble d'outils logiciels favorisant les dialogues électroniques entre les applications locales ou éloignées.
La suite logicielle WebSphere MQ d'IBM est le produit retenu par l'Agence de Laval pour permettre l'échange d'information entre les applications des établissements. Cette suite logicielle se compose de trois grandes applications :

L'avantage d'utiliser cette suite logicielle réside dans sa flexibilité de concentrer en un seul endroit la gestion des échanges d'information entre applications. Auparavant, avant l'arrivée de ces outils, chaque application devant échanger avec une autre impliquait une modification des deux applications désirant échanger de par leurs façons différentes de s'interfacer. On qualifie ce mode de communication comme étant une communication point à point. La venue d'une suite logicielle d'intégration ramène cette complexité dans un seul endroit avec des outils facilitant l'échange et l'interopérabilité des applications. On qualifie ce mode de communication comme étant une communication inter-application intégrée.
La messagerie WebSphere MQ
La messagerie WebSphere MQ est un ensemble de composantes installées sur les serveurs informatiques des établissements permettant de :
L'intégrateur WebSphere MQ
L'intégrateur de WebSphere MQ est un ensemble de composantes logicielles indépendantes qui facilite la transformation de l'information reçue dans les messages avant de rediriger ces messages vers leurs destinations. Le but de cette transformation est d'éviter d'avoir à programmer la transformation sur les deux applications désirant s'échanger l'information dans des formats différents.
Ses composantes sont les suivantes :
L'Agence de Laval utilise aujourd'hui la messagerie et l'intégrateur pour permettre l'intégration des applications, la transformation et l'échange d'information.
Les applications s'échangeant de l'information sont :
Les technologies utilisées pour l'intégration sont donc WebSphere MQ, WebSphere MQ Integrator et DB/2 d'IBM. La section 4.3 décrit de façon plus spécifique les composantes WebSphere MQ installées pour le projet SI-RIL.
B.4.7.3 Application Requêtes/Résultats

Les applications de type « Requêtes et Résultats » ont pour mission de rendre les résultats d'expertises spécialisées disponibles aux médecins omnipraticiens des cliniques médicales :
L'information est produite par divers intervenants tels les laboratoires MDS, le Centre de radiologie Réso-Concorde, la firme d'hébergement de rapport radiologique Soft informatique, les départements de radiologie, de transcription et d'imagerie de la Cité de la Santé et du CHARL.
Toute l'information produite par ces intervenants est rendue disponible grâce aux composantes WebSphere MQ qui :
L'application CMV est l'application déployée dans les cliniques médicales et elle :
Les applications des intervenants externes branchées sur WebSphere MQ et soutenant les échanges requêtes/résultats sont les suivantes :
B.4.7.4 Index - Alimentation
L'index alimentation se qualifie par les systèmes locaux de gestion d'index patients des établissements de la région de Laval et par le SI-PRSI. Ces derniers gèrent leur index patient qui est régulièrement synchronisé avec l'index régional.
La synchronisation de l'index régional est effectuée à l'aide des composantes WebSphere MQ intégrées au système HNS.
Notons que les applications locales aux établissements sont en fait l'application du CHUM et elles résident dans les établissements suivants :
B.4.7.5 Index - Consultation
Le SI-PRSI est le système qui offre l'accès centralisé aux données régionales. Sa portée intègre la consultation et la mise à jour de l'index patient à l'aide des mécanismes du HNS incluant les composantes WebSphere MQ. Le SI-PRSI permet aux utilisateurs d'inscrire un patient tout en bénéficiant des données démographiques de l'index patient du réseau intégré de services.
B.4.8.1 Vue globale

L'arrivée du SI-PRSI, de la CMV et du projet d'index patient du réseau intégré de services ont suscité un défi technologique de taille au projet SI-RIL. L'héritage hétérogène des technologies des établissements a nécessité le développement d'une stratégie visant à intégrer ces technologies de l'information afin de permettre à tous les intervenants du réseau de la santé de la région de Laval d'accéder aux informations les amenant à pratiquer dans l'environnement du système d'information de la programmation régionale des services intégrés (SI-PRSI).
WebSphere MQ d'IBM est sans aucun doute la plaque tournante du projet. Cet outil d'intégration d'application a permis de briser les barrières de communication entre applications en centralisant une gestion d'échange d'information. Les différentes applications des établissements peuvent dorénavant s'échanger l'information par des messages, entre applications et entre établissements, afin d'obtenir une seule vue sur l'information d'un patient et de ses épisodes de soins.
Une autre technologie, Windows Terminal Server, a permis à l'Agence de Laval de transformer des applications client-serveur basées sur Windows pour les rendre disponibles sur les postes non équipés de la portion client. Le principal avantage a été de limiter la portion client à un ensemble de programmes déployés sur un serveur au lieu d'être déployé sur plusieurs clients. Les impacts sont positifs car le temps de déploiement d'une application de type client-serveur est beaucoup plus rapide et par conséquent, moins coûteux.
B.4.8.2 Windows Terminal Server

Les applications situées à l'Agence de Laval selon la figure 9 sont de type client-serveur. Dans un déploiement traditionnel de ces technologies, la portion client de chacune des applications (SI-PRSI et CMV) serait déployée sur chacun des postes de travail des établissements. L'utilisation de Windows Terminal Server et de sa portion client fait en sorte que la portion client des applications Windows (SI-PRSI et CMV) demeure sur les serveurs de l'Agence de Laval.
Windows Terminal Server, aussi appelé TSE, fait en sorte de rendre disponible la portion client des applications Windows (SI-PRSI et CMV) à tous les postes pour lesquels elle doit être accessible. La portion client de TSE est beaucoup moins importante fonctionnellement que la portion client des applications Windows (SI-PRSI et CMV) car elle ne fait qu'assurer le lien et l'affichage des écrans sur les postes des utilisateurs à partir du TSE. TSE affiche donc virtuellement n'importe quelle application basée sur Windows.
TSE est une application faisant partie de la famille des serveurs de Microsoft. Nécessairement, les serveurs d'applications intégrés à TSE doivent être des serveurs et des applications Windows. Les postes de travail doivent également être équipés d'une version d'OS Windows.
B.4.8.3 WebSphere MQ - Environnement de messagerie
L'infrastructure WebSphere MQ est plus complexe mais sert des activités différentes. Ses objectifs ne sont pas d'afficher virtuellement des écrans, mais plutôt d'intégrer des applications différentes par l'échange d'information sous forme de messages. Son apport dans l'intégration des applications fait en sorte que ces dernières doivent interfacer qu'avec un seul système, soit WebSphere MQ, au lieu d'interfacer avec tous les systèmes devant leurs fournir de l'information. Il en est de même pour toutes les applications devant s'échanger de l'information, elles n'auront qu'à interfacer avec WebSphere MQ pour envoyer des requêtes à d'autres applications et en recevoir la réponse.
La messagerie et l'intégrateur sont des outils de nouvelle génération pour lesquelles le marché a adhéré aux principes et méthodes. Ce genre d'outils permet de sauver temps et argents lors de la fusion d'environnements de technologie d'information hétéroclites.

La figure 10 illustre les composantes de l'infrastructure d'intégration des applications. Dans les sections suivantes, les fonctions de chaque composante sont décrites par centre de traitement et par serveur :
Pas de composantes spécifiques à WMQ, cependant un branchement de type « socket » est utilisé entre WMQ du Technocentre régional et les applications des laboratoires MDS.
B.4.8.3.1 Serveur du courtier de messages
Installé dans le Technocentre régional de Laval, le serveur du courtier de messages contient les principales composantes de l'environnement de messagerie. La majorité des messages de l'environnement sont envoyés vers ce serveur où ils seront transformés et/ou routés vers leur destination finale.
Courtier de messages WMQIB
La principale composante est le courtier de messages Websphere MQ Integrator Broker qui est responsable de la transformation des messages, de leur enrichissement, de la publication et de la souscription des droits d'accès et du routage basé sur le contenu des messages.
L'environnement de l'Agence de Laval est composé d'un courtier pour le système de production sur un serveur AIX en mode HACMP (redondance matérielle et logicielle). Ce courtier de messages est au cour de l'environnement; il reçoit les messages des applications et les réachemine à l'application à laquelle ils sont destinés.
Gestionnaire de file d'attente WMQ
Le gestionnaire de file d'attente Websphere MQ (WMQ, anciennement MQSeries) est le système de transport de messages. Il permet l'acheminement d'un message d'une file d'attente à l'autre sans égard à la topologie du réseau. Il garantit l'acheminement des messages et il gère la communication avec les applications. Les applications sources (telles que Calculus et Radimage) envoient des messages qui sont acheminés au courtier Websphere MQ Integrator Broker (WMQIB). Après traitement par le courtier (si nécessaire), le message est réacheminé dans une autre file d'attente pour être finalement livré à l'application à laquelle il est destiné.
Base de données DB/2
Le gestionnaire de base de données DB/2 est utilisé par le courtier de messages Websphere MQ Integrator Broker (WMQIB). Il contient les données de configuration du courtier, la définition des messages et les flux de données.
Tivoli Access Manager for Business Integration (TAMBI)
TAMBI est un gestionnaire de sécurité basé sur des certificats (PKI) pour Websphere MQ. Il permet de faire une gestion centralisée de la sécurité et de l'authentification ainsi que de gérer les droits d'accès aux fonctions Websphere MQ. De plus, il offre des fonctions de signature et de chiffrement des messages de telle manière que seule l'application autorisée peut les déchiffrer.
Cette instance de TAMBI est utilisée pour chiffrer et signer de façon numérique les messages envoyés par les adaptateurs locaux.
Serveur du registre d'usager (LDAP) pour TAMBI
Ce serveur LDAP (registre d'usager) est utilisé par TAMBI pour l'authentification des applications qui utilisent Websphere MQ.
Il n'y a qu'un seul serveur LDAP dans l'environnement de la l'Agence de Laval. Il est utilisé pour valider les codes d'usager pour tous les serveurs qui utilisent TAMBI, ce qui comprend les serveurs du Technocentre de Laval, de la Cité de la Santé, de l'HJR et du CHARL.
Serveur de règle d'action (Policy Server) pour TAMBI
Le serveur de règle d'actions (Policy Server) est utilisé par TAMBI pour la gestion des accès et des autorisations aux différentes composantes de Websphere MQ.
Il n'y a qu'un seul serveur de règle d'actions dans l'environnement de la l'Agence de Laval. Il est utilisé pour valider les actions sur Websphere MQ autorisées par tous les serveurs qui utilisent TAMBI, ce qui comprend les serveurs du Technocentre de Laval, de la Cité de la Santé, de HJR et du CHARL.
Adaptateur socket
L'adaptateur socket est une application socket serveur TCP/IP (SOCKS_STREAM) qui reçoit des messages HL7 du système de MDS. Chaque message HL7 est envoyé, sans transformation, dans un message Websphere MQ à destination du courtier de messages.
B.4.8.3.2 Serveur du gestionnaire de configuration
Le serveur du gestionnaire de configuration, installé dans le Technocentre de Laval, contient une composante de gestion de Websphere MQ Integration Broker.
Base de données DB/2
Le gestionnaire de base de données DB/2 est utilisé par le gestionnaire de configuration du courtier de messages Websphere MQ Integrator Broker (WMQIB). Il contient des données de configuration et les informations ayant trait au domaine des courtiers.
Gestionnaire de configuration WMQIB
Le gestionnaire de configuration contrôle un environnement de courtier Websphere MQ Integrator Broker. Il effectue la gestion des composantes et des ressources qui constitue un domaine de courtier. Il distribue les flux de données et contrôle leur état dans les courtiers.
L'environnement de messagerie de la l'Agence de Laval a un seul serveur pour le gestionnaire de configuration qui contrôle les domaines de courtier de la production et du test/développement.
Gestionnaire de file d'attente WMQ
Le fonctionnement de cette composante est décrit à la section B.4.8.3.1. Cette instance de Websphere MQ s'occupe du transfert des messages entre le gestionnaire de configuration WMQIB et l'instance de WMQIB installée sur le serveur du courtier de messages.
Tivoli Access Manager for Business Integration (TAMBI)
Le fonctionnement de cette composante est décrit à la section B.4.8.3.1. Cette instance de TAMBI est utilisée pour chiffrer et signer de façon numérique les messages envoyés par le gestionnaire de configuration.
TAMBI accède au serveur du registre d'usager (LDAP) et au serveur de règle d'actions (Policy Server) qui sont installés sur le serveur de courtier de messages.
B.4.8.3.3 Serveur de gestionnaire de file d'attente local
Un serveur de gestionnaire de file d'attente local sera installé dans chacun des trois centres hospitaliers de la région (Cité de la Santé, HJR, CHARL). Lors de la première livraison, un serveur de ce type sera installé à la Cité de la Santé. Tous les messages entre la Cité de la Santé et les autres centres reliés à la messagerie passeront par ce serveur.
Gestionnaire de file d'attente WMQ
Le fonctionnement de cette composante est décrit à la section B.4.8.3.1. Cette instance de Websphere MQ s'occupe du transfert des messages entre les applications de la Cité de la Santé et l'instance de WMQIB installée sur le serveur du courtier de messages dans le Technocentre régional de Laval.
Tivoli Access Manager for Business Integration (TAMBI)
Le fonctionnement de cette composante est décrit à la section B.4.8.3.1. Cette instance de TAMBI est utilisée pour chiffrer et signer de façon numérique les messages envoyés par les applications de la Cité de la Santé.
TAMBI à la Cité de la Santé (et dans le futur pour les autres hôpitaux) accède au serveur LDAP et au Policy Server qui sont sur le serveur de courtier de messages au Technocentre régional de Laval.
Adaptateur socket
Le fonctionnement de cette composante est décrit à la section B.4.8.3.1. Cette instance de l'adaptateur socket reçoit des messages HL7 de l'engin d'interface de Médi-Solution et les envoie dans un message Websphere MQ à destination du courtier de messages au Technocentre régional de Laval.
B.4.8.3.4 Environnement de surveillance Tivoli
Le projet SI-RIL a une console de gestion des erreurs et de l'état de l'environnement, la Console Entreprise Tivoli (Tivoli Enterprise Console ou TEC). À l'aide d'agents spécialisés sur les différents produits (DB/2, WMQ, WMQIB, AIX) installés sur chacun des serveurs, la TEC reçoit les messages d'erreur et les états pour les afficher à la console d'un opérateur.
Les serveurs de l'environnement de messagerie ont les agents Tivoli pour les bases de données (DB/2), la messagerie (Websphere MQ), le courtier (Websphere MQ Integrator Broker), le système d'exploitation et les adaptateurs socket.
B.4.8.3.5 Telnet
Telnet est une application qui permet d'émuler un terminal sur un poste de travail. Dans le contexte de la région de Laval, Telnet est utilisé par certains établissements pour émuler les interfaces graphiques de l'application Calculus de la Cité de la Santé.
L'utilisateur du poste n'a qu'à démarrer l'utilitaire qui lance le programme Telnet. Celui-ci est déjà configuré pour émuler un type d'écran et pour se brancher à l'application éloignée Calculus par le Réseau de télécommunication sociosanitaire (RTSS). La sécurité et l'authentification sont assurées par les modules de sécurité attachés à l'application Calculus.

B.4.9.1 Mode de fonctionnement du RTSS
Au moyen d'une infrastructure de communication robuste, performante et sécuritaire, le RTSS relie les quelque 550 établissements du réseau de la santé et des services sociaux (répartis sur environ 1 500 sites physiques), les dix-huit (18) régies régionales, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), le Ministère, ses organismes-conseils et les organismes relevant de la ministre. Le RTSS constitue le réseau intégré de services. Par le partage et l'échange de l'information, il permettra non seulement d'utiliser tout le potentiel des systèmes et des technologies de l'information dont s'est doté le secteur sociosanitaire, mais aussi d'accroître l'accessibilité aux services offerts à la population et la qualité de ces services.
La présente section décrit le mode de fonctionnement global du RTSS. Il est impératif de comprendre la structure des différents niveaux afin de pouvoir considérer tous les éléments garantissant la meilleure intégration des applications. Le RTSS repose sur deux architectures de télécommunication, toutes deux liées à l'information relative au cheminement d'une communication, regroupant différentes catégories d'applications qui sont véhiculées dans le RTSS.
B.4.9.1.1 Architectures de télécommunication
Relativement aux applications du réseau, le RTSS soutient :
Le RTSS s'appuie actuellement sur deux architectures de réseaux distinctes qui tiennent compte des caractéristiques transactionnelles des applications. Plus particulièrement, il s'agit :
IMPORTANT
Ces architectures ont été conçues en respectant la structure à plusieurs niveaux du RTSS et la sécurité physique a été cloisonnée par établissement. De plus, différents niveaux de services sont offerts (un service par site) et soutenus par le RTSS, à savoir :
Remarque : La liste des services n'est pas restrictive ; il pourrait s'ajouter d'autres services dans l'avenir.
Architecture dédiée aux applications de type médico-administratif
L'architecture du domaine médico-administratif du RTSS est constituée du Technocentre national, de dix-huit (18) technocentres régionaux, du MSSS, de l'OPHQ, de l'Institut national de la Santé publique du Québec, de la RAMQ et de 500 établissements (répartis sur environ 1 500 sites physiques). Chaque établissement se compose d'un site de distribution et d'un certain nombre de points de services.
La figure suivante présente cette architecture hiérarchisée sur quatre niveaux.

Catégorisation des différents systèmes
Le Réseau de télécommunication sociosanitaire (RTSS) est le seul véhicule d'échange d'information autorisé entre les établissements du réseau de la santé et des services sociaux.
Les conditions d'intégration des applications à un système doivent tenir compte des différentes catégories de systèmes définies par leurs caractéristiques les plus significatives. La portée - ce qui permet de connaître l'étendue et le type de communication d'un système - est l'un des éléments prépondérants pour mesurer l'ampleur des répercussions sur l'infrastructure de télécommunication du RTSS.
Système de portée interne et restreinte ne faisant pas usage d'un lien de télécommunication du RTSS. (Local area network)
Les applications du système de portée interne n'utilisent pas le RTSS, et les conditions d'intégration ne s'appliquent pas à ce système qui est avant tout conçu pour répondre aux besoins propres d'une organisation.
Système intra-établissement
Le système intra-établissement comprend les applications qui sont déployées dans des sites distants, qu'elles entraînent ou non des transferts d'information. Ce système fonctionnant principalement en mode autonome, l'échange avec d'autres systèmes est réalisé en temps différé ou de façon non synchronisée. Parmi les quatre systèmes, celui-ci regroupe les applications qui influent le moins sur le RTSS. Il touche principalement les liens entre le site de distribution et ses points de service.
Système inter-établissements
Le système inter-établissements comprend les applications ayant une interface en temps réel avec des applications situées dans un ou des sites distants, comme I-CLSC.
Les applications de cette catégorie peuvent avoir des répercussions plus ou moins importantes, selon les établissements à relier et la capacité du RTSS à répondre à leurs besoins. Les besoins de communication pour ces applications peuvent, en effet, solliciter les différents niveaux d'architecture du RTSS à divers degrés. Il est fortement recommandé que ces neuf (9) applications soient évaluées selon les conditions d'intégration se rapportant au contexte fonctionnel de chaque cas.
Système de portée commune
Le système de portée commune est conçu pour fonctionner dans un contexte multi-organisationnel et dans une perspective de programme pour les usagers. Ce système s'intègre avec les systèmes internes de l'organisation et avec des systèmes externes à celle-ci. Ils s'appuient sur des infrastructures de traitement et de télécommunication partagées.
Les applications de cette catégorie, dont Lotus Notes, sont celles qui ont le plus de répercussions sur le RTSS, car elles touchent l'ensemble des niveaux de l'architecture. On parle ici des liens de communication entre le Technocentre national (TCN) et les TCR ainsi que des liens entre les TCR et les établissements.
Pour assurer l'infrastructure déployée dans la région de Laval, l'Agence de Laval s'est employée à protéger ses choix technologiques en faisant appel à des experts tels que Gartner Group Inc. et Sogique Inc. Gartner a su rassurer l'Agence de Laval en étayant la qualité des produits que l'Agence de Laval a choisis et en renforçant les six règles d'architecture technologique tel que ce dernier les propose.
Oracle
DB/2
En ce moment, l'Agence de Laval possède les deux gestionnaires de bases de données les plus prisés dans le marché. Aucun doute que ces solutions sont viables à long terme et qu'elles obtiendront le support nécessaire des fabricants.
IBM occupe 75 % du marché mondial dans le domaine d'échanges de messages avec la messagerie WebSphere MQ et près de 20 % dans le domaine de l'intégration avec l'intégrateur WebSphere MQ.
Les composantes d'intergiciels, grâce au transporteur WebSphere MQ, permettent de rejoindre une multitude de plates-formes permettant de faciliter l'intégration des systèmes les plus hétéroclites. La solution d'offre d'IBM s'intègre bien au réseau RTSS, à l'Internet et aux utilisateurs mobiles. En matière d'intégration, elles supportent la norme HL7 et XML pour l'échange d'informations et supportent plusieurs adaptateurs de différents fournisseurs (IBM, Crossworld et Sybase).
Ces infrastructures permettent principalement la livraison unique des messages, la transformation et le routage de messages entre divers systèmes d'informations.
IBM a fait de grandes avancées dans l'intégration de Policy Director à WebSphere et aux autres produits IBM, dont des contrats globaux qui étendent de façon significative la portée de « Policy Director ». IBM a accru sa concentration sur le marché des EAM (Entreprise asset management), et elle est devenue plus agressive dans ses alliances de mise en marché, de prix et d'affaires. Le plus gros défi de l'entreprise est d'attirer des partenaires intégrateurs de systèmes qui considèrent IBM Global Services comme un concurrent.
De plus, l'ensemble des produits intégrés à TAMBI facilite la gestion des accès, la gestion des applications et la sécurité de l'environnement technologique propre à celui de la région de Laval.
Les composantes logicielles clés utilisées au Technocentre de Laval représentent des produits bien adaptés aux tâches à accomplir. La viabilité de la configuration est adéquate et on utilise des composantes qui répondront aux futurs besoins de croissance et aux exigences en matière de fonctionnalité.
Composantes viables :
Les six règles d'architecture technologique telles que proposées par le groupe de recherche Gartner sont en fait des objectifs visant à donner aux organisations une architecture technologique efficiente, performante et adaptable aux besoins des unités d'affaires. L'atteinte d'un ou plusieurs de ces objectifs assurera un certain niveau d'agilité à supporter la croissance de l'organisation et de ses besoins.
L'évaluation réalisée par Gartner Group permet de conclure les résultats suivants des six (6) règles de l'architecture technologique :
1. Fournir un outil d'aide à la décision lors de la planification des technologies de l'information ainsi que pour la gestion et la mise en place de ces outils :
2. Maximiser la portabilité et l'interopérabilité des applications grâce à la consistance du matériel et des logiciels :
3. Réduire le nombre de produits redondants pour que les spécialistes ne soient pas tenus de connaître plusieurs produits :
4. Diminuer les efforts d'approvisionnement puisque, suite à la sélection initiale des produits, les achats subséquents ne nécessiteront pas la révision des diverses options :
6. Diminuer, à moyen et à long terme, le coût marginal en TI pour chacune des unités fonctionnelles ou organisations concernées :
Système d'information - Programmation régionale des services ambulatoires (SI-PRSA)
Dans le cadre du projet SI-RIL, l'Agence de Laval initie la phase II de la réalisation du SI PRSA. Lors de cette étape, des fonctionnalités additionnelles sont ajoutées au système afin de supporter les nouvelles mesures de la PRSA qui sont mises en ouvre. Cette nouvelle phase a aussi permis de consolider l'architecture du SI-PRSA. Cette consolidation comprenait le développement de différents interfaces pour échanger des informations cliniques avec d'autres systèmes et la migration de l'application vers un déploiement à l'aide de technologie ntiers « terminal server ». Enfin, la Phase II a permis à l'équipe de projet d'harmoniser régionalement les formulaires cliniques PRSA.
Rappelons que les protocoles de soins et de services sont groupés en treize (13) programmes différents soit : Diabète, Gériatrie, Obstétrique, Oncologie, Ophtalmologie-ORL, Pédiatrie, Système cardiovasculaire, Santé des femmes, Système digestif, Système génito-urinaire, Santé mentale, Système nerveux et musculo-squelettique ainsi que Système respiratoire.
Dossier Synthèse régional

Extension de la portée du système SI-PRSA à des mesures non ambulatoires devenant ainsi le SI-PRSI
En cours de projet, un comité de pilotage a été mis en place afin de réviser les objectifs du SI PRSA. Le comité était formé de cliniciens utilisateurs du système dans les établissements publics de la région. Les travaux réalisés ont permis de dégager trois nouvelles orientations, soit :
Dès lors, le SI-PRSA a été rebaptisé SI-PRSI pour « Système d'information de la programmation régionale des services intégrés » pour mieux illustrer son changement de vocation.
Le changement est aussi accompagné d'une refonte technologique impliquant le passage d'une solution technologique basée sur le partagiciel Notes vers une solution basée sur Delphi v7,0 et Oracle v9i.
Aucun élément significatif a été manqué ou abandonné en cours de projet.
Sous-système de gestion des requêtes et résultats (CMV)
Le sous-système de gestion des requêtes et résultats supporte les processus organisationnels de chaque organisme visé par le projet SI-RIL. La solution a d'abord été conçue pour répondre aux besoins des omnipraticiens qui sont les principaux utilisateurs. La solution permet des échanges entre les fournisseurs d'information tels que la Cité de la santé au niveau des résultats de laboratoires, le Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval et les Centres de prélèvement soit les 4 CLSC et de quelques cliniques médicales de la région.
Le projet tient aussi compte des particularités de la région puisque certains patients s'adressent à des laboratoires privés pour l'analyse de leur échantillon. À terme, ces résultats de laboratoires devront être accessibles par les intervenants concernés par le projet.
Le schéma suivant présente le modèle régional du sous-système de gestion des requêtes et résultats.

Typiquement, deux cas doivent être considérés :
Sous-système d'information pour les cliniques médicales (CMV)
Le sous-système d'information pour les cliniques médicales a pour objectif de favoriser l'échange d'informations entre les médecins omnipraticiens et les spécialistes de la région de Laval. À cet effet, les fonctions du système permettent l'échange de formulaires entre les organismes cliniques de la région. Ces formulaires seront conservés dans le dépôt régional CMV (exemple Obstétrique).
Le déploiement de la solution technologique aux secrétaires médicales
Le projet initial prévoyait déployer des équipements technologiques à environ 200 médecins omnipraticiens dans 25 cliniques médicales.
En cours de projet, 114 postes de travail ont été déployés dans 10 cliniques pour desservir 105 médecins omnipraticiens et 80 secrétaires médicales.
Le soutien en ligne aux utilisateurs « la coccinelle »
En raison du grand nombre d'utilisateurs et de la répartition géographique régionale des cliniques, le concepteur du système CMV, Omni med.com, a développé une fonction en ligne de soutien aux utilisateurs. Par la simple activation d'un bouton en forme de « coccinelle », cette fonction permet de transmettre un message à l'équipe de soutien afin de déclarer un problème de fonctionnement ou de formuler une demande d'assistance. Le message transmis contient le texte saisi par l'utilisateur, des informations sur l'utilisateur, des données d'environnement ainsi qu'une image de la fenêtre affichée à l'écran au moment de déclenchement de la demande de soutien.
Cette fonction s'est avérée un outil très précieux pour répertorier les demandes des utilisateurs et pour assurer, à moindre coût, la meilleure qualité possible des activités de soutien. Malgré la distance, l'équipe de soutien pouvait agir rapidement et efficacement. De plus, cette fonction permet d'enregistrer les demandes de changement et d'amélioration transmises par les utilisateurs, ce qui en facilite grandement le suivi.
Forum de connaissances cliniques
Un Forum Lotus Notes a été élaboré en réponse à la demande des médecins omnipraticiens qui désiraient que les documents en provenance de la Direction de santé publique de Laval leur soient transmis de façon électronique et qu'ils puissent y référer facilement par la suite. Tel que conçu, le Forum permet aux usagers d'avoir rapidement accès à une gamme d'informations et de documents pratiques de santé publique afin de supporter les médecins omnipraticiens dans leur pratique clinique préventive. On y retrouve des documents de référence, des guides de pratique, des avis de santé publique, des outils d'information pour les patients, des données de surveillance jumelées à des notes cliniques, des formulaires de santé publique ainsi que les coordonnées de personnes ressources. Les documents sont présentés par sujet (maladie ou problématique), structure qui se rapproche le plus de la pratique et qui permet d'optimiser la fonction recherche du Forum. L'accès aux outils de santé publique est ainsi facilité et voyant les possibilités d'un tel outil, les médecins utilisateurs ont rapidement demandé l'ajout de nouveaux sujets.
Maladie à déclaration obligatoire (MADO)
En concordance avec le projet initial qui identifiait les maladies à déclaration obligatoire (MADO) comme projet de santé publique, la réflexion a été faite dans un premier temps pour le volet protection. L'analyse préliminaire du développement des échanges des données relatives aux maladies à déclaration obligatoire (MADO) a donc été effectuée et déposée en juin 2002.
À cette date, même si la nouvelle Loi sur la santé publique était déjà adoptée depuis décembre 2001, le règlement d'application qui établit la liste des maladies à déclaration obligatoire n'était pas encore en application et la liste des maladies visées n'était pas encore connue.
Comme cette situation laissait présager des changements dans les modalités d'application opérationnelles, les travaux d'analyse détaillée et de réalisation de MADO ont été suspendus pour une période indéterminée. Toutefois, MADO a été remplacé par un forum des connaissances cliniques destiné aux médecins utilisant l'application CMV.
Portail santé Laval
L'analyse préliminaire du développement d'un site « Web » à portée régionale a été réalisée tel qu'initialement prévu. Ce portail aurait permis de commander l'entrée à différentes applications administratives ou cliniques et à des services communs ou de collaboration ainsi que de personnaliser l'interface graphique selon les préférences de chaque utilisateur.
L'étude déposée en juillet 2002 a permis de mettre en lumière plusieurs difficultés dans l'intégration des applications existantes en mode portail.
Compte tenu de ces résultats d'analyse et en conjonction avec le fait que la Sogique projetait le développement d'un portail à portée nationale, l'Agence de Laval a suspendu les travaux sur le Portail santé Laval pour une période indéterminée.
Le tableau suivant identifie les principaux produits générés par le projet.
| Titre du document ou matériel | Nom du fichier électronique our mention Document papier | Droits de licence (Oui / Non) |
|---|---|---|
| « Avis de retrait de votre participation au projet informatisé intitulé Système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) » | AVIS retrait du projet SI-RIL avec cliniques.doc | Non |
| « Avis de retrait de votre participation au projet informatisé intitulé Système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) » | AVIS retrait du projet SI-RIL.doc | Non |
| « Cadre global de gestion sur la sécurité des actifs informationnels du réseau de la santé et des services sociaux », version 4.3, mai 2001. | Cadre securite actifs informationnels.pdf | Oui |
| « Projet SI-RIL - Système d'information - Réseau Intégré de Laval - Présentation au comité de programme néphrologie » | Comité de programme néphrologie 2002-04-02.ppt | Non |
| « Liste des membres des comités et des sous-comités de programme (par programme) » | Comités et sous-comités PRSA au 2002-01-07.doc | Non |
| « Convention de partenariat » | Convention de partenariat 2002-05-09 version 2.doc | Non |
| « Convention de confidentialité » | convention_confidentialite4 OMNI-MED et IBM.doc | Non |
| « Infomations sur votre participation au projet SI-RIL » | Dépliant d'information SI-RIL.doc | Non |
| « Formulaire d'engagement à la protection des renseignements personnels et à la sécurité des actifs informationnels » | Engagement020715.pdf | Non |
| « Protocole d'entente de collaboration relativement à la transmission des résultats de laboratoire de MDS aux médecins participant au Système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) coordonné par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Laval » | Entente Laboratoires MDS | Non |
| « Entente de services - volet administratif » | Entente MODELE Volet administratif Version 2002-09-19.doc | Non |
| « Entente de services - volet clinique » | Entente MODELE Volet clinique Version 2002-09-19.doc | Non |
| « Convention de confidentialité » | Ententes de confidentialité.doc | Non |
| « Analyse de l'architecture du projet SI-RIL » | Évaluation Gartner.ppt | Non |
| « Formation Lotus Notes - principes de base » | Formation Lotus Notes.ppt | Non |
| « Identification du médecin de famille - Clientèle vulnérable et examen médical périodique des enfants entre 0 et 5 ans inclusivement » | Formulaire consentement Clientèle vulnérable Version 2003-07-04.doc | Non |
| « Formulaire de consentement - médecin de famille » | Formulaire consentement Médecin de famille Version 2003-07-04.doc | Non |
| « Formulaire de consentement ponctuel » | Formulaire consentement ponctuel Version 2003-07-04.doc | Non |
| « SI-RIL - Guide d'utilisation », version 1.5, | Guide Utilisateur Formation - Novembre 2002.doc | Non |
| « Lettre d'intention - Volet administratif » | Lettre d'intention modèle volet administratif.doc | Non |
| « Lettre d'intention - Volet clinique » | Lettre d'intention modèle volet clinique.doc | Non |
| « Les orientations technologiques du réseau sociosanitaire - pour un accès intégré et sécurisé à l'information » | Orientations technologiques MSSS.pdf | Non |
| « Implantation d'un système régional d'information clinique à l'intention des omnipraticiens - Présentation aux fournisseurs », 24 janvier 2002 | Présentation Appel de partenariat 2002-01-24.ppt | Non |
| « Projet réseau SI-RIL - Rencontre clinique médicale Laval Ouest », 4 décembre 2001 | Présentation Tournée des cliniques.ppt | Non |
| « Projet SI-RIL - Système d'information - Réseau Intégré de Laval - Présentation au présidents des comités des programmes » | Présentation Comité des présidents 2002-01-30.ppt | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Diabète » | Progr DIA- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Gériatrie » | Progr GER- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Obstétrique » | Progr OBS- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Oncologie » | Progr ONC- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Pédiatrie » | Progr Pédiatrie- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Système cardiovasculaire » | Progr SCV- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Santé des femmes » | Progr SDF- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Système digestif » | Progr SDI- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Système génito-urinaire » | Progr SGU- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Santé mentale » | Progr SME- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Système nerveux et musculo-squelettique » | Progr SNM- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Ophtalmologie » | Progr Syst ORL et OPH- Rapport CSSAL Janvier 1998.DOC | Non |
| « Rapports des comités de programmation régionale des soins et des services de courte durée - Système respiratoire » | Progr Syst Respiratoire- Rapport CSSAL Janvier 1998.doc | Non |
| Sans titre | Projet de IBM 2002-11-20.DOC | Non |
| « Suite du rapport d'évaluation du système d'information soutenant la programmation régionale des soins ambulatoires de la région de Laval - Commentaires du plan de suivi des recommandations de la Commission d'accès à l'information » | Rapport final Evaluation SI-PRSA 2003-06-12.pdf | Non |
| « Protocole de prêt de local, de serveur et de personnel » | SI_RIL entente Cite de la Sante.doc | Non |
| « Entente de services - Volet administratif » | SI_RIL entente Clinique volet administratif.2.doc | Non |
| « Entente de services - Volet clinique » | SI_RIL entente Clinique volet clinique.2.doc | Non |
Les références suivantes indique le nom du fichier électronique et le « titre du document » :
Communications à l'occasion du salon informatique santé », Congrès AHQ 2003 :
| # mesure | Titre de la mesure | CSL | CHARL | CLSC du Marigot | CLSC du Ruisseau Papineau | CLSC des Mille-Îles | CLSC Ste-Rose |
HJR | OC | CHSLD |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| DIA-1 | Clinique Diabète et grossesse | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| DIA-2 | Insulinothérapie : Amorce et réajustements | DP | AD | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| DIA-3 | Clinique de pieds diabétiques | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| DIA-4 | Le pied diabétique : Dépistage, évaluation et traitement | AD | DP | AD | Ad | AD | AD | AD | ||
| GER-1 | Soins et services à domicile | DP | DP | DP | DP | DP | DP | DP | ||
| GER-2 | Implantation des soins pharmaceutiques pour clients avec démence | DP | DP | DP | DP | |||||
| GER-3 | Accroissement des services externes gériatriques Augmentation des services ambulatoires de psycho-gériatrie |
DP | DP | DP | DP | DP | DP | |||
| GER-4 | Développement des activités de la clinique de la mémoire | DP | DP | DP | DP | DP | DP | |||
| OBS-1 | Équipe régionale en périnatalité et clinique néonatale | AD | DP | AD | AD | AD | AD | |||
| OBS-2 | Suivi postnatal de la nouvelle accouchée et de son nouveau-né dans le cadre de la réduction des séjours en obstétrique | AD | AD | DP | DP | DP | DP | |||
| OBS-3 | Éducation prénatale régionalisée dans le cadre des congés précoces | DP | DP | DP | DP | |||||
| OBS-4 | Traitement de photothérapie du nouveau-né à domicile | DP | DP | AD | AD | AD | AD | |||
| OBS-5 | Suivi spécialisé permettant le maintien à domicile des grossesses à risque « GARE » | DP | DP | AD | AD | AD | AD | |||
| ONC-1 | Suivi systématique de l'épisode chirurgical du cancer du sein | DP | DP | DP | DP | DP | ||||
| ONC-2 | Systématisation des activités multi-disciplinaires en soins palliatifs à domicile (phases pré-terminale et terminale, toute clientèle atteinte de cancer | AD | AD | DP | DP | DP | DP | |||
| ONC-3 | Centre régional intégré de lutte contre le cancer | DP | AD | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| ONC-4 | Chimiothérapie en perfusion continue à domicile | DP | AD | AD | AD | AD | AD | |||
| ONC-5 | Registre prospectif de tumeurs | DP | ||||||||
| ONC-6 | Suivi systématique de l'épisode chirurgical dans le cancer de la prostate | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| OPH-1 | Transfert de chirurgie hospitalisée en centre de jour ou centre non conventionnel (cataracte) | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| OPH-3 | Systématisation des interventions en cours d' hospitalisation pour les tumeurs (hémiglos-sectomie, dissec- tion cervicale, hémilaryn-gectomie, laryngectomie totale) |
DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| OPH-4 b) | Services de prévention, dépistage et diagnostic des troubles de l'audition | DP | AD | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| OPH-5 | Antibiothérapie I.V. à domicile | DP | DP | DP | DP | |||||
| OPH-6 | Suivi médical en externe suite à une chirurgie en ORL et Ophtalmologie | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| OPH-7 | Nouveaux services chirurgicaux en ophtalmologie (décollement de la rétine, dacryocysto-rhinostomie, affection de l'orbite) | DP | ||||||||
| PED-2 | Centre régional ambulatoire pédiatrique | DP | ||||||||
| PED-3 | Clinique d'asthme pédiatrique | DP | ||||||||
| PED-4 | Implantation d'une clinique urinaire pédiatrique | AD | DP | |||||||
| PED-5 | Implantation d'une clinique de thérapie intraveineuse pédiatrique | AD | DP | |||||||
| PED-6 | Organisation régionale des services pédiatriques d'urgence | DP | AD | AD | ||||||
| PED-7 | Accessibilité au test diagnostique du virus respiratoire syncitial (RSV) | DP | ||||||||
| PED-8 | Services ambulatoires en orthopédie pédiatrique | AD | DP | |||||||
| SCV-1 | Suivi systématique pour chirurgie de la carotide | DP | ||||||||
| SCV-2 | Suivi systématique pour chirurgie de l'aorte et implantation de prothèses endovasculaires | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SCV-3 | Suivi systématique pour insuffisance artérielle des membres inférieurs | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SCV-5 | Création d'un laboratoire de physiologie vasculaire | DP | ||||||||
| SCV-6 | Intensification du programme de réadaptation des coronariens | DP | ||||||||
| SCV-7 | Intensification du suivi hospitalier des coronariens | DP | ||||||||
| SCV-8 | Suivi systématique de l'épisode de soins des insuffisants cardiaques | AD | DP | AD | AD | AD | AD | |||
| SCV-9 et SRE-5 | Programme régional d'anticoa-gulothérapie Anticoa-gulothérapie |
DP | DP | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| SCV-10 | Implantation d'électro-stimulateurs cardiaques | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SCV-11 | Développement d'un service d'hémodynamie | DP | ||||||||
| SCV-12 | A) Surveillance à distance des clients en attente des services tertiaires B)Monitorage à distance des clients investigués pour arythmie |
DP | ||||||||
| SDF-1 | Création du Centre de santé des femmes | AD | DP | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| SDF-2 | Mise sur pied d'un comité permanent en santé des femmes | AD | DP | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| SDF-3 | A) Prise en charge et suivi des victimes d'agression sexuelle B) Support aux victimes de violence conjugale |
AD | DP | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| SDF-4 | A) Offre d'activités spécialisées pour la planification des naissances B) Offre d'activités spécialisées pour la ménopause et l'incontinence urinaire |
AD | DP | DP | DP | DP | DP | |||
| DP | AD | AD | AD | AD | ||||||
| SDF-5 | Offre de services spécialisés pour dépistage et traitements des MTS incluant VIH | DP | ||||||||
| SDF-6 | Accessibilité aux 3 types d'IVG | AD | DP | DP | ||||||
| SDF-7 | Mise en place des services liés au rôle d'expert régional du CSF | AD | DP | AD | AD | AD | AD | AD | ||
| SDI-1-6-7 et ONC-7 | Suivi systématique pour les résections intestinales « avec ou sans stomie » | DP | DP | DP | DP | DP | AD | |||
| SDI-2-3-5, OPH-2-4 et autres chirurgies | Transfert de chirurgie hospitalière à l'unité d'observation de moins de 24 heures | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SDI-8 | Suivi systématique pour occlusion simple | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SDI-9 | Implantation du programme « Soins infirmiers périopératoires » | DP | ||||||||
| SGU-1 | Résection transurétrale de la prostate et résection transurétrale d'une tumeur de la vessie | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SGU-2 | Suivi systématique pour hystérectomie supracervicale par laparascopie et autres interventions lapara-scopiques jugées pertinentes | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SGU-3 | Suivi systématique pour hystérectomie d'approche vaginale, vaginale et lapara-scopique et abdominale. Suivi systématique pour myomectomie | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SGU-4 | Centre de jour pour la prévention de la détérioration de l'insuffisance rénale | DP | AD | |||||||
| SGU-6 | Services de suppléance rénale | DP | AD | AD | AD | AD | AD | AD | AD | |
| SGU-7 | Suivi systématique pour cure cystorectocèle | DP | AD | AD | AD | AD | ||||
| SME-1 | Systématisation et intensification des interventions en hôpital | DP | ||||||||
| SME-2 SME-3 |
Suivi intensif en équipe dans la communauté Suivi dans la communauté |
DP | DP | |||||||
| SME-4 | Systématisation des interventions pour la clientèle présentant un trouble grave de personnalité | DP | ||||||||
| SME-5 | Secteur Est) Consolidation de l'Hôpital/ Centre de jour de la Cité de la Santé de Laval Secteur Ouest) Centre spécialisé de réadaptation |
DP | ||||||||
| DP | AD | AD | AD | AD | AD | |||||
| SME-6 | Accroissement de l'accessibilité aux traitements électro-convulsants | DP | ||||||||
| SNM-1 | Suivi systématique régional pour fracture du col du fémur | DP | AD | AD | AD | AD | DP | |||
| SNM-2 et 3 |
Suivi systématique et réadaptation fonctionnelle intensive pour accident vasculaire cérébral | DP | AD | AD | AD | AD | DP | |||
| SNM-4 | Réadaptation intensive à domicile pour les interventions de remplacement de la hanche et de genou (sans traumatisme) | DP | DP | |||||||
| SRE-1 et PED-1 | Équipe régionale d'enseignement pour la clientèle asthmatique | DP | DP | DP | ||||||
| SRE-2 | Dépistage et thérapie des anomalies respiratoires nocturnes (Centre du sommeil) | DP | ||||||||
| SRE-3 | Suivi systématique post-hospitalier pour la clientèle atteinte de maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) | DP | DP | DP | DP | DP | DP | |||
| SRE-4 | Suivi ambulatoire des pneumonies | DP | DP | AD | AD | AD | AD | |||
| SRE-6 | A) Réadaptation intensive pour MPOC B) Réadaptation intensive pour MPOC (Volet enseignement) |
DP | DP | DP | DP | DP | DP | DP | ||
| DP | ||||||||||
| SRE-7 | Clinique ambulatoire de suivi spécialisé en soins aigus | AD | DP | |||||||
| SRE-8 | Création d'un service respiratoire régional | DP | ||||||||
| DP | Signifie : « Dispensateur principal» | |||||||||
| AD | Signifie : « Autre Dispensateur» | |||||||||
| OC | Signifie : « Organisme communautaire » |
| Mesures | Année d'implan-tation | DMS avant implan-tation | DMS 2000-2001 | DMS Québec | Nombre de clients PRSA | Gain réel jours /hospita-lisation | Lits 1 lit = 365 jours x90% |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| OBS-1 | 1999-2000 | ||||||
| OBS-2 Accouchement | 1999-2000 | 2,6 | 2,5 | 2,7 | 1474 | 147 | 0,4 |
| OBS-2 Césarienne | 1999-2000 | 4,5 | 3,7 | 5 | 279 | 223 | 0,7 |
| OBS-4 clients PRSA | 1999-2000 | 4,9 | 0 | 9,5 | 45 | 220,5 | 0,7 |
| OBS-5 | 1999-2000 | 4,9 | 1,9 | 2,4 | 91 | 273 | 0,8 |
| PED-1 | 1998-1999 | 2,2 | 2 | 2,6 | 326 | 65 | 0,2 |
| PED-2 et 3 | 1999-2000 | ||||||
| PED-4 | 2000-2001 | 4,4 | 3,5 | 3,6 | 101 | 90,9 | 0,3 |
| PED-5 | 1999-2000 | 6,3 | 2,1 | 4,1 | 22 | 92,4 | 0,3 |
| PED-6 | 2002-2003 | 1 807 | 5,5 | ||||
| PED-7 | 1999-2000 | ||||||
| SDF-1,2,7 | 2000-2001 | ||||||
| SDF-3 | 2000-2001 | ||||||
| SDF-4b | 2001-2002 | ||||||
| SME-2 et SME-3 | 2002-2003 | 230 | 0,7 | ||||
| SME-5 est | 2000-2001 | 24,5 | 22 | 152 | 380 | 1,2 | |
| GER-1 | 1998-1999 | 23,2 | 20,2 | 22,5 | 73 | 219 | 0,7 |
| GER-2 | 2000-2001 | ||||||
| GER-3 et 4 | 1999-2000 | ||||||
| DIA-1 | 2001-2002 | ||||||
| DIA-2 phase 1 | 2002-2003 | ||||||
| ONC-1 CDJ | 1998-1999 | 2,4 | 0,75 | 103 | 171 | 0,5 | |
| ONC-1 hosp. | 1998-1999 | 3,1 | 2,4 | 108 | 75 | 0,2 | |
| ONC-2 | 1999-2000 | 23 | 21 | 19,1 | 12 | 24 | 0,1 |
| ONC-4 | 2001-2002 | 3 000 | 9,1 | ||||
| SCV-10 | 1999-2000 | 12,8 | 10,7 | 7,4 | 102 | 214,2 | 0,7 |
| SCV-12 | 2002-2003 | 739 | 2,2 | ||||
| SCV-5 | 2001-2002 | ||||||
| SCV-6 | 1999-2000 | ||||||
| SCV-7 | 2000-2001 | 9,3 | 7,4 | 8,8 | 635 | 1206,5 | 3,7 |
| SCV8 CSL | 2000-2001 | 10,5 | 6,6 | 9,7 | 173 | 674,7 | 2,1 |
| SCV8 excluant CSL | 1999-2000 | ||||||
| SCV-9 | 2000-2001 | 6,4 | 4,7 | 5,7 | 517 | 879 | 2,7 |
| SDI-2,3,5 et OPH-2,4 | 2001-2002 | 1 971,00 | 6,0 | ||||
| SDI-4 | 1999-2000 | Mesure abolie | |||||
| SDI-9 | 1999-2000 | ||||||
| SGU-1 | 2001-2002 | 193 | 0,6 | ||||
| SGU-2,3,7 | 2002-2003 | 723 | 2,2 | ||||
| SGU-4 | 1999-2000 | ||||||
| SGU-6 | 2001-2002 | ||||||
| SRE-1 | 1998-1999 | 3,9 | 3,5 | 4,4 | 377 | 150,8 | 0,5 |
| SRE-2 | 1998-1999 | ||||||
| SRE-3 | 1998-1999 | 8,7 | 6,8 | 8,4 | 488 | 927,2 | 2,8 |
| SRE-5 | 2000-2001 | 11,7 | 7,8 | 9,8 | 201 | 784 | 2,4 |
| SRE-6 | 2001-2002 | ||||||
| SRE-7 | 1999-2000 | ||||||
| SRE-8 | 1998-1999 | ||||||
| ONC-3 pré-implantation | 2002-2003 | ||||||
| SNM-1 | 2002-2003 | 597,8 | 1,8 | ||||
| SNM-2 et 3 phase 1 | 2002-2003 | 2 189 | 6,7 | ||||
| SNM-4 | 1999-2000 | 8,8 | 5 | 10,9 | 24 | 91,2 | 0,3 |
| Total | 1 711 | 55,9 | |||||
Centre d'études en transformation des organisations (CETO), « La mise en ouvre d'une programmation régionale de services ambulatoires par la Régie régionale de Laval. Illustration d'un changement complexe: d'un modèle traditionnel de gestion des soins hospitaliers à un réseau intégré ambulatoire régional. », Document de travail, École des Hautes Études Commerciales de Montréal, septembre 2002.
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Expertise 3S, Développement physique et territorial des services ambulatoires de la région de Laval, Expertise 3S, 29 mars 2001.
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1 Le projet « Vitrine PRSA » a été rebaptisé sous le nom « Système d'information du réseau intégré de Laval (SI-RIL) ».
2 Tel que l'indique l'article 33 de la Loi 25, une agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux jouit de tous les droits, acquiert tous les biens et assume toutes les obligations d'une régie régionale de la santé et des services sociaux à qui elle succède et les procédures où cette dernière est partie peuventêtre continuées par l'agence sans reprise d'instance.