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Système de soins de santé

Étude des technologies de protection des renseignements personnels

Préparé par Le Groupe EXOCOM inc.
Division de la stratégie d'entreprise et des services de consultation en TI
Pour le Bureau de la santé et l'inforoute, Santé Canada
30 août 2001

Table des matières

Résumé

Le Groupe EXOCOM inc. a affecté deux directeurs au projet. Du mois de juin au mois d'août 2001, ils ont dirigé l'étude et l'évaluation. Divisées en quatre étapes, elles correspondent aux quatre sections du document.

Section 1 - Dossiers de santé électroniques : caractéristiques et utilisation

Les auteurs présentent un résumé des exigences du respect de la confidentialité dans le secteur de la santé en se basant sur des scénarios opérationnels et sur les dix principes d'information recommandés par le code de référence de protection de la confidentialité de l'Association canadienne de normalisation. Cette étape comprend des entrevues avec des membres du BSI et des discussions sur la conception générale d'un dossier de santé électronique, selon le BSI. Les résultats sont résumés, à la fin de la section 1, dans un tableau qui reprend les dix principes du respect de la confidentialité, les règles administratives liées à chacun de ces principes et les exigences auxquelles doivent satisfaire les technologies de protection des renseignements personnels pour soutenir ces règles administratives.

Section 2 - Étude des technologies

Les auteurs ont étudié les technologies de protection des renseignements personnels, déjà en vente ou disponibles bientôt sur le marché, pouvant appuyer les programmes de respect de la confidentialité. Les technologies retenues sont celles que les défenseurs du droit à la vie et les fournisseurs concernés qualifient généralement de technologies d'amélioration de la confidentialité, ainsi que celles qui, selon les auteurs, soutiennent certaines facettes de la protection des renseignements personnels. Les auteurs ont d'abord divisé les technologies retenues en six groupes ou familles technologiques. Ils ont ensuite décrit de quelle manière chacun de ces groupes protège les renseignements personnels et, finalement, ils ont évalué brièvement la pertinence d'utiliser ces technologies dans le contexte des dossiers de santé électroniques selon leur conception. À la suite de chaque description, les auteurs présentent une évaluation sommaire sous forme de tableau reprenant uniquement les dix principes de protection de la vie privée. Les auteurs indiquent avoir éprouvé des difficultés dans l'évaluation de certaines technologies de protection des renseignements personnels.

Section 3 - Évaluation des technologies

Cette section consiste essentiellement en un tableau détaillé des six groupes de technologies de protection des renseignements personnels, technologies comparées aux exigences décrites à la section 1 en utilisant l'évaluation faite de la pertinence à la section 2. Ce tableau est beaucoup plus détaillé que ceux de la section 2 puisque les auteurs y ont ajouté des commentaires sur le potentiel d'appui d'une technologie à une règle administrative lorsqu'elle est utilisée conjointement avec des applications ou d'autres infrastructures.

Section 4 - Conclusions et recommandations

Les auteurs formulent les conclusions de leur évaluation des technologies et recommandent l'examen des technologies les plus prometteuses en se basant sur les résultats de la section 3. Ils en concluent que les technologies les plus prometteuses sont les systèmes de gestion de la confiance et les infrastructures à clé publique, particulièrement lorsqu'elles sont utilisées conjointement et éventuellement avec des jetons. Les auteurs recommandent au BSI de mener quatre projets : examiner attentivement la possibilité d'utiliser un système de gestion de la confiance en association avec une infrastructure à clé publique; examiner la possibilité d'utiliser des jetons si de meilleures garanties et une attribution sont nécessaires ou si le concept final de dossier de santé électronique comporte l'exercice d'un contrôle de la part du patient sur une partie ou la totalité de son dossier médical; examiner la possibilité d'utiliser des infomédiaries si de multiples identités sont permises et élaborer un concept de dossier de santé électronique parallèlement aux autres projets.

L'annexe A est une liste partiellement annotée de sites Web utiles. Les annexes B à G inclusivement sont destinées à permettre aux personnes qui veulent en savoir davantage sur une technologie de s'informer en consultant des sites Web ou lisant les dépliants des fournisseurs.

1. Dossiers de Santé Électroniques : Caractéristiques et Utilisation

1.1. Infostructure de la santé et dossiers de santé électroniques

Le secteur des soins de santé utilise la technologie afin d'améliorer les soins de santé prodigués aux Canadiennes et aux Canadiens où qu'ils soient, de même que pour accroître l'efficacité du régime de soins de santé. Les données qui correspondent aux besoins d'information du personnel du secteur de la santé, y compris les simples citoyens, feront partie de la vision de l'infostructure de la santé. Ces données proviendront de nombreuses banques de données du système de soins de santé, dont certaines vont produire des données auxquelles pourront accéder d'autres systèmes, y compris les systèmes utilisés pour le soutien administratif. Le Canada et d'autres pays occidentaux considèrent leurs systèmes de dossiers de santé électroniques (DSE) comme des éléments importants de l'infostructure de la santé. Les DSE offrent la possibilité d'atteindre de nombreux objectifs qui, au Canada, se résument ainsi :

  • Ils permettent aux professionnels de la santé d'accéder rapidement, au besoin, au dossier d'un patient afin de lui donner de meilleurs soins;
  • Les citoyens pourraient avoir accès à leur dossier de santé et seraient ainsi mieux en mesure de décider, conjointement avec les dispensateurs de soins de santé, de leurs soins de santé1;
  • Au moyen de garanties appropriées, les administrateurs de soins de santé, les décideurs et les chercheurs pourront utiliser les renseignements intégrés sur les soins de santé afin d'améliorer le système de soins de santé en réduisant les coûts, en tenant compte des développements futurs et en appuyant la recherche clinique et la recherche en service de santé.

Des groupes du secteur de la santé ont avancé le concept d'un DSE qui serait un dossier unique et longitudinal des visites qu'un patient a rendu à des dispensateurs de soins de santé. Selon le BSI, le DSE sera un dossier virtuel créé à partir de données sauvegardées à la source ou de données provenant de banques de données centralisées comme les recueils provinciaux de données proposés par les facultés de pharmacie. Le patient pourrait aussi avoir un dossier portatif contenant ses renseignements de santé personnels, tel que le groupe sanguin, les allergies et les contre-indications à certains médicaments, renseignements qui sont essentiels et nécessaires aux nombreux dispensateurs de soins de santé.

L'environnement des dossiers de santé utilise un large éventail de technologies et de possibilités technologiques, une variété de moyens, notamment les dossiers papier, et des normes et modèles divers pour des renseignements semblables. Ces systèmes de renseignements respectent et reflètent les différences de lois et de règlements auxquels ils sont assujettis. Dans le but de dresser une liste des exigences qui s'appliquent à la plupart des différents milieux, sinon à tous, les auteurs croient que l'infostructure idéale de la santé peut être et sera créée, et qu'elle sera même interopérable et totalement électronique, dans la mesure où les technologies d'amélioration de la confidentialité seront mieux appropriées dans ce contexte.

1.2. Questions de confidentialité

La législation et les codes relatifs à la protection de la vie privée sont conçus pour permettre aux citoyens d'éviter que leurs renseignements personnels soient utilisés sans leur consentement. Récemment, la législation relative à la protection de la vie privée a reconnu le droit de chaque citoyen de contrôler l'utilisation de ses renseignements personnels, c'est-à-dire la collecte, l'utilisation, la divulgation, la conservation et la disposition de ces renseignements par des agences de collecte de renseignements. Dans le contexte d'un DSE, les exigences en matière de protection de la vie privée, qui sont définies selon les dix principes2 normalisés, représentent un grand défi pour le secteur des soins de santé. Ces principes ne donnent pas de directives quant aux normes. Toutefois, ils en donnent quant aux règles administratives. Certaines exigences de ces dix principes sont difficilement applicables au secteur de la santé, principalement en ce qui concerne la propriété des renseignements par opposition aux dossiers qui renferment ses renseignements personnels et l'obligation d'aviser le patient des buts de la collecte des renseignements, d'obtenir son consentement et de l'aviser des modifications apportées à l'utilisation et au partage l'information avec une tierce partie.

1.3. Élaboration de critères pour les technologies de protection des renseignements personnels

Ce rapport reprend les règles administratives, comprises dans les dix principes de protection de la vie privée, pour établir les critères d'évaluation de l'utilité des technologies censées améliorer la confidentialité dans le contexte des soins de santé.
Le tableau ci-dessous donne la liste des exigences technologiques en appui aux règles administratives découlant des dix principes de protection de la vie privée. En fonction des exigences énumérées dans la troisième colonne, les auteurs déterminent si les technologies de protection de la vie privée favorisent effectivement cette protection dans le contexte des DSE.

Le tableau ci-dessous donne la liste des exigences technologiques en appui aux règles administratives découlant des dix principes de protection de la vie privée
Principes Règles administratives Exigences
1. Responsabilité
Un organisme est responsable des renseignements personnels se trouvant sous sa garde ou son contrôle et il devrait désigner une ou des personnes pour s'assurer du respect de ses principes.
  • Désigner une personne responsable
  • Exercer une responsabilité organisationnelle au sein de l'organisme
  • Exercer une responsabilité organisationnelle pour les renseignements personnels divulgués à des tierces parties
  • Permettre à la personne responsable au sein de l'entreprise de gérer l'utilisation des renseignements personnels, leur divulgation, etc.
  • Vérifier le respect des principes, p. ex., liste de contrôle
  • Collecter et superviser l'état des contrôles utilisés dans la conduite d'autres principes
  • Faire rapport de l'état des contrôles, favoriser la gestion des questions de confidentialité
2. Détermination des buts
Les buts de la collecte de renseignements personnels doivent être déterminés au moment de la collecte ou avant.
  • Consigner les buts
  • Aviser les personnes du but de la collecte
  • Aviser les personnes de toute modification au but de la collecte
  • Dresser la liste des données et des buts
  • Consigner les buts et faire le suivi de leurs modifications
  • Faciliter la tâche de la personne responsable
  • Consigner quand et comment les personnes sont avisées des buts et de leurs modifications
3. Consentement
La connaissance et le consentement de la personne sont requis pour la collecte, l'utilisation ou la divulgation de renseignements personnels.
  • Prévoir des méthodes visant à obtenir le consentement exprès de la personne s'il s'agit de renseignements personnels délicats
  • Conserver les détails des consentements - quand, comment, etc.
  • Conserver les détails des consentements retirés
  • Consigner l'historique des consentements accordés
  • Vérifier ou examiner la base de donnée des consentements
4. Limitation de la collecte
La collecte de renseignements personnels doit être limitée à ce qui est nécessaire aux buts précis. Les renseignements doivent être recueillis selon des moyens appropriés et légaux.
  • Décrire et consigner les méthodes de collecte retenues
  • Indiquer la source des renseignements
  • Chaque donnée doit être liée à un but et justifiée
  • La collecte des renseignements se fait en fonction d'un but précis
  • Consigner de quelle manière chaque donnée correspond au but visé
  • Consigner la manière dont la collecte a été faite
  • Vérifier ou examiner la collecte
  • Enregistrer les raisons de la collecte des données
  • Enregistrer la méthode de collecte des données
  • Collecter les renseignements conformément aux règles et définitions fixées
5. Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation
Les renseignements personnels ne doivent pas être utilisés ni divulgués à des fins autres que celles justifiant leur collecte, sauf avec le consentement de la personne ou tel que requis par la loi.
Utilisation :
  • Exprimer tous les buts pour chaque dispensateur de soins de santé, par secteur
  • Déterminer qui, dans le secteur de santé, utilisera tel ou tel renseignement
  • Gérer l'accès aux données en fonction du rôle afin d'éviter que les données du but « a » servent au but « b» , etc.
Utilisation :
  • Consigner l'utilisation faite des renseignements
  • Consigner l'accès autorisé aux renseignements, définir les rôles
  • Gérer l'accès en fonction des autorisations
  • Vérifier l'accès et l'utilisation
  • Enregistrer qui peut avoir un accès
  • Permettre les accès autorisés et refuser tout autre accès
  • Enregistrer les demandes d'accès
  • Faire rapport des demandes d'accès qui n'ont pas reçu l'autorisation préalable
  Divulgation :
  • Établir un lien entre chaque accès ou divulgation et un but, puis le consigner
  • Gérer les exclusions -- XXX ne doit pas avoir d'accès -- et les consigner
  • Établir une liste des dossiers qui ne peuvent être divulgués ou utilisés par certains groupes
  • Assurer le traitement particulier des dossiers devant conserver l'anonymat (voir l'exemple du VIH)
Divulgation :
  • Refuser l'utilisation, l'accès ou la réception sur la base d'autorisations, de permissions et d'exclusions
  • Vérifier l'accès et la réception
  • Enregistrer les exclusions selon les règles d'autorisation ou de permission
  • Faire rapport des accès et réceptions par rôles exclus
  • Suivre les divulgations et réceptions autorisées
Les renseignements personnels doivent être conservés uniquement pour la période nécessaire à l'atteinte des buts et tel que requis par la loi. Conservation :
  • Quelques dossiers de santé pourront être constitués et conservés plus longtemps afin de refléter l'espérance de vie (100 ans et plus)
  • Ententes de conservation selon le consentement obtenu
  • Élimination des dossiers et des copies de secours
  • Enregistrement des dossiers éliminés
  • Élimination ou destruction sûre
Conservation :
  • Consigner les règles de conservation
  • Consigner l'information relative à l'élimination des renseignements
  • Vérifier l'élimination de tous les renseignements recueillis lors d'une collecte
  • Vérifier la destruction des renseignements et l'attester
  • Consigner, tenir et gérer les enregistrements devant être conservés pendant longtemps
  • Inventorier toutes les copies (copies de secours, sous-ensembles, supports)
  • Consigner et enregistrer toutes les étapes du cycle de vie des collectes
6. Exactitude
Les renseignements personnels doivent être exacts et le plus à jour possible pour satisfaire les buts de leur collecte.
  • Procédures de validation des données
  • Maintien de l'intégrité
  • Mesures d'ouverture
    (Voir aussi le principe 9 ci-dessous : Accès personnel aux renseignements et capacité de les corriger)
  • Vérifications de l'exactitude et de son maintien
  • Intégrité prévue dans les mécanismes de collecte et de conservation, pour toute collecte
    (Voir aussi le principe 9 ci-dessous)
7. Garanties
Les garanties de sécurité doivent protéger les renseignements personnels de la perte ou du vol, de même que des accès non autorisés, de la divulgation, de la copie, de l'utilisation ou de la modification à toutes les étapes de leur cycle de vie, quel que soit le support d'inscription.
  • Définir les exigences en matière de sécurité selon la nature délicate des renseignements et selon les conséquences de la perte, de la compromission ou de la corruption
  • Établir les besoins en fonction d'une procédure convenue d'EMR
  • Valider selon des normes de « meilleures pratiques » reconnues, p. ex : ISO17799
  • Obtenir de l'information expliquant POURQUOI chaque garantie est nécessaire - ou non
  • Questions relatives aux garanties pour la tenue de dossiers pendant très longtemps (100 ans et plus)
  • Le matériel et les logiciels devront faire parties du « dossier », étant donné qu'ils sont nécessaires à la lecture de l'information
  • Diligence nécessaire en matière de protection des renseignements
  • Pratiques de sécurité reconnues (normes)
  • Objectifs supérieurs de confidentialité et d'intégrité
  • Droit d'accès très limité
  • Sélection des garanties en fonction des exigences
  • Les normes peuvent être HAZOP3, ISO17799, Cobit ou toute autre norme reconnue
  • Outils spécifiques de protection des données justifiés pour atteindre les objectifs
  • Pour les dossiers de grande durée de vie, la récupération des données doit pouvoir se faire d'une génération de technologie à l'autre : si le matériel et les logiciels font partie du dossier, sa lecture en sera facilitée pour toute sa durée.
8. Ouverture
L'information précise au sujet des politiques et des pratiques relatives à la gestion des renseignements personnels doit être disponible à bref délai.
  • Le manuel des politiques est rendu public
  • Les changements de politique sont rendus publics pour satisfaire les besoins d'information
  • Nécessité de gérer les éléments publics par rapport aux éléments privés
  • Mechanism(s) for policy accessibility
La personne concernée doit être informée de l'existence, de l'utilisation et de la divulgation de ses renseignements personnels.
  • Informer de l'existence, de l'utilisation et de la divulgation
  • Nécessité d'une procédure visant à informer les personnes de l'état de la collecte (voir 2, 3 et 4)
  • Nécessité de conserver une liste des personnes ayant été informées et de celles qui ne peuvent l'être
  • Nécessité de conserver un relevé de l'utilisation fait afin d'informer les personnes concernées : à quel endroit les renseignements ont été utilisés, par qui et dans quel but
  • Nécessité de conserver un relevé des autres divulgations afin d'informer les personnes concernées
  • Nécessité de conserver un relevé des dates de destruction des renseignements
  • Mécanismes permettant aux personnes de connaître l'état des renseignements, et d'y accéder, dont l'utilisation, la divulgation (y compris les personnes ayant accès à l'information) et la destruction.
  • Mécanismes permettant de conserver un relevé de la collecte, de l'utilisation, de la divulgation, des consentements et de la destruction.
9. Accès personnel
Sur demande, une personne aura accès à ses renseignements personnels. Les exceptions au droit d'accès doivent être limitées et justifiées.
  • Consigner les exceptions
  • Méthodes permettant d'accorder à une personne l'accès à ses renseignements personnels
  • Méthodes permettant de vérifier l'identité des personnes
  • Permettre aux personnes d'accéder à leurs renseignements; limiter les exceptions (identification et authentification)
  • Consigner qui fait la demande, quand et comment
La personne doit pouvoir remettre en question l'exactitude et l'exhaustivité de l'information à son sujet et la faire modifier si nécessaire.
  • Consigner les raisons de toute modification à un dossier en mentionnant les renseignements avant et après la modification
  • Consigner les échéances s'il y a lieu
  • Consigner le moment où une personne a eu accès à ses renseignements et les résultats de cet accès
  • Nécessité d'autres preuves à l'appui
  • Procédure de gestion des modifications sûre permettant d'enregistrer les demandes, d'y donner suite, de consigner les modifications et de les confirmer à la personne qui fait la demande
  • Mécanisme permettant de mettre à jour toutes les copies des collectes où figurent des renseignements sur la personne
10. Challenging Compliance
Une personne doit pouvoir remettre en question la conformité aux exigences relatives à la vie privée en s'adressant à une ou des personnes désignées.
  • Étayer la procédure de remise en question de la conformité, y compris les mécanismes de réponse et les responsabilités
  • Méthode permettant de traiter les remises en question et de les gérer
  • Étayer la procédure d'amendement des pratiques relatives à la protection de la vie privée
  • Vérifier les remises en question de la conformité et les réponses

2. Etude des Technologies de Protection des Renseignments Personnels

Les technologies de protection de renseignements personnels doivent fournir aux organismes des moyens de gérer les procédures entourant cette protection, à la fois pour leur personnel et pour les personnes qui fournissent ces renseignements. Notre démarche dans cette évaluation a consisté à déterminer les dispositifs ou les fonctions que doivent posséder les outils automatisés afin d'appuyer les principes et les objectifs de protection de la vie privée. La section 1 du rapport présente ces exigences.

Les systèmes de DSE sont conçus pour recueillir des renseignements sur la santé. Par défaut, la plupart de ces renseignements concernent la personne et ils doivent être gérés et traités conformément aux principes reconnus de protection de la vie privée. Les exigences de cette protection diffèrent des exigences nécessaires à la gestion de l'information médicale des DSE.

Les technologies de protection des renseignements personnels, ou technologies d'amélioration de la confidentialité(TAC)4, l'expression employée pour la recherche sur le Web, visaient d'abord la protection de l'identité des personnes lors de la consultation de sites Web, d'interactions ou des transactions sur le Web. Même si ces outils de préservation de l'anonymat peuvent jouer un rôle dans la façon d'accéder à l'information médicale, ils peuvent s'avérer inappropriés dans un contexte où des données personnelles doivent être associées à des personnes précises et lorsque l'accès doit être restreint à des personnes autorisées. Cela s'applique aux DSE où la création, la modification, le partage, la communication et la destruction des données sur la santé d'une personne s'adressent et se limitent à des personnes autorisées.

De nouvelles méthodes pointent à l'horizon. Certaines, comme les cartes intelligentes, constituent de nouvelles façons d'utiliser la technologie de la sécurité actuelle afin d'améliorer la confidentialité. Cette section décrit ce qui est généralement considéré une technologie propre à la protection des renseignements personnels ainsi que sa capacité à appuyer les règles de protection de la vie privée. Il importe également de noter que la technologie peut servir à appuyer les politiques, les processus et les procédures, mais qu'elle ne les remplace pas.

Cette section fait état de six grandes catégories de technologies de protection des renseignements personnels. Chaque catégorie décrite ci-dessous est accompagnée d'une évaluation sommaire de la manière dont la technologie en question peut ou non favoriser la confidentialité. L'annexe A est une bibliographie partiellement annotée de sites Web traitant des technologies de protection des renseignements personnels. Les annexes B à H inclusivement présentent de l'information précise provenant des fournisseurs et des exemples des produits disponibles pour chacune des six catégories. Les tableaux respectifs de l'évaluation des technologies de cette section indiquent si, à grande échelle, la conception d'une technologie donnée peut ou non appuyer les règles administratives de protection des renseignements personnels. Pour certaines technologies, la conception d'un DES et le rôle joué par le patient dans le contrôle de ses renseignements personnels influenceront leurs capacités à satisfaire une exigence de protection de la vie privée. La section 3 présente une analyse plus détaillée du potentiel d'une technologie donnée pour appuyer les règles administratives de protection des renseignements personnels.

2.1. Technologie de l'anonymat

L'anonymat se définit comme étant le refus de dévoiler son identité. Les services d'anonymat (anonymizer) remplacent l'identité des utilisateurs d'Internet par un identificateur temporaire qui demeure en fonction lors de l'accès seulement. Ainsi, tout renseignement personnel fourni par l'utilisateur ne peut pas servir à le retracer.

Le fonctionnement des services d'anonymat part du principe que les menaces de violation de la vie privée sur Internet proviennent d'une surveillance non autorisée des activités en ligne, de l'ignorance de la journalisation de ces activités, de la conservation de ces journaux d'activités pour un usage ultérieur et de la divulgation de l'information recueillie à des parties inconnues. La surveillance et la journalisation de nombreux sites Internet peuvent produire d'énormes quantités d'informations pouvant être accumulées et traitées à différentes fins qui demeurent inconnues de l'intéressé. Les utilisateurs perdent ainsi le pouvoir de choisir ce qu'ils veulent divulguer à leur sujet, le pouvoir de décider à qui ces renseignements et activités sont destinés et à quel usage ils serviront. L'anonymat offre à l'utilisateur d'Internet la possibilité de visiter des sites Web et de faire des transactions sans révéler sa véritable identité ou ses intérêts. Ainsi, l'information recueillie sur ses habitudes de navigation sur le Web perd tout son sens.

Dans Internet, l'anonymat peut prendre l'une ou l'autre des formes suivantes : un anonymat permanent, ou pseudonyme, lorsque l'utilisateur revêt une identité permanente qui n'est pas liée à son nom, ou un anonymat ponctuel lorsque l'utilisateur revêt une autre identité le temps d'une activité en ligne. Dans les deux cas, l'information ne peut être associée au nom réel de l'utilisateur, quoique, dans le cas du pseudonyme, de nombreuses activités en ligne peuvent être liées à ce pseudonyme. Les techniques d'anonymat simples comptent le recours à un tiers de confiance, qui efface l'en-tête des messages Internet et retransmet leur contenu en utilisant son identificateur, ainsi que la connexion à un serveur de messagerie et la falsification des en-têtes qui sont attachées au message. Les retransmetteurs anonymes combinent ces deux techniques en utilisant un ordinateur qui automatise le processus de remplacement des en-têtes et de retransmission. Dans la plupart des cas, l'ordinateur de l'usager cache un lien qui relie son pseudonyme à son nom véritable, d'où la nécessité de contrôles de sécurité pour protéger ce lien. Les retransmetteurs anonymes protègent ce pseudonyme plus ou moins efficacement.

Des techniques et des intermédiaires de confiance peuvent minimiser la nécessité de collecter des renseignements personnels ou minimiser le nombre de fois où l'accès aux renseignements est requis. La nouvelle technologie de retransmission anonyme améliore la protection contre l'interception illicite grâce à des techniques comme le chaînage et le chiffrement de chaque lien de la chaîne et les messages de longueur identique. Certaines techniques peuvent empêcher les requêtes répétées et les attaques de corrélation passive et utiliser continuellement le trafic aléatoire généré pour dissimuler les vrais messages. Les serveurs utilisant les pseudonymes assurent un anonymat supplémentaire en ayant recours aux réserves d'identités des retransmetteurs anonymes et au chiffrement. Les réserves de messages protègent les utilisateurs en leur permettant de chiffrer un message à l'aide de la clé publique du destinataire avant de l'envoyer à une liste d'envoi ou à un groupe de discussion. Les retransmetteurs anonymes peuvent aussi être utilisés pour la navigation anonyme sur Internet : un serveur mandataire peut filtrer les en-têtes d'identification et repérer l'origine des envois à partir d'un navigateur Web.

En ce qui concerne le commerce électronique, la technologie de protection de l'identité et des renseignements personnels est prometteuse. La caisse électronique anonyme, comme la DigiCash, utilise la cryptographie pour protéger l'identité du payeur et assurer ainsi la protection de ses renseignements personnels. Selon toute vraisemblance, le concept d'anonymat utilisé par différents services se traduira par des infrastructures acceptant l'anonymat bidirectionnel, tel que le réseau de retransmission anonyme, et désignées parfois sous le nom de protocole Pipenet. À ce jour, la nature du protocole Pipenet ne protège pas suffisamment des attaques habituelles dirigées contre les retransmetteurs anonymes et associées à des connexions dont le temps d'attente est court et la durée, longue. Cependant, certains systèmes de cartes de crédit sur Internet permettent à l'utilisateur de payer un achat par carte de crédit sans transmettre son numéro de carte de crédit directement au vendeur.

Évaluation des technologies de l'anonymat

Pour les DSE virtuels, les technologies de l'anonymat ont un potentiel limité, principalement à cause de leur vulnérabilité actuelle aux attaques. Les techniques de transaction anonyme par carte de crédit peuvent s'avérer utiles dans le traitement des autorisations de paiement des services de santé, à la condition que cela fasse partie d'un DSE. Les hypothèses implicites relatives aux technologies de l'anonymat sont de fait contraires à certaines exigences d'un DSE. Les services d'anonymat cachent l'identité alors que l'identité est une exigence des DSE. Le tableau ci-dessous résume en quoi les technologies de l'anonymat répondent aux exigences de confidentialité d'un DSE.

Le tableau ci-dessous résume en quoi les technologies de l'anonymat répondent aux exigences de confidentialité d'un DSE
Principes Applicabilité
Responsabilité Non - pas selon les paramètres de conception; les services d'anonymat ne peuvent pas accepter la vérification; ni superviser les contrôles puisqu'il est impossible d'instaurer des contrôles s'il n'y a pas d'attribution.
Détermination des buts Non - pas selon les paramètres de conception
Consentement Non - pas selon les paramètres de conception
Limitation de la collecte Non - pas selon les paramètres de conception
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Non - la conception est contraire à l'attribution de l'action; les services d'anonymat ne peuvent accepter la vérification; ni superviser les contrôles puisqu'il est impossible d'instaurer des contrôles s'il n'y a pas d'attribution.
Exactitude Non - pas selon les paramètres de conception
Garanties Non - pas selon les paramètres de conception
Ouverture Non - pas selon les paramètres de conception
Accès personnel Non - pas selon les paramètres de conception
Remise en question de la conformité Non - pas selon les paramètres de conception

2.2. Protocole de protection de la vie privée (P3P)

Le protocole de protection de la vie privée a été élaboré par le Consortium de normalisation du Web W3C afin d'établir une procédure automatisée permettant aux utilisateurs d'exercer un contrôle sur l'utilisation de leurs renseignements personnels qui sont recueillis lorsqu'ils consultent des sites Web. Parmi les créateurs du P3P se trouvent une multitudes de fournisseurs et autres, dont America Online/Netscape, American Express, le commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de l'Ontario, Microsoft, Citibanque, IBM, NEC, Nokia, et le commissaire à la protection de la vie privée de Schleswig-Holstein. Le consortium W3C croit que le P3P sera bientôt en mesure de constituer la norme attendue.

Le P3P est un outil conçu pour permettre aux fournisseurs de commerce électronique de concevoir des services qui respectent le droit à la vie privée de l'utilisateur et ses préférences. Il permet aussi aux utilisateurs en ligne de mieux contrôler la confidentialité de leurs données grâce aux choix individualisés concernant les relations qu'ils veulent établir avec les services offerts sur le Web. Le P3P fonctionne selon un ensemble de politiques et de règles ne protégeant pas nécessairement en soi la confidentialité. Dans les pays qui, comme le Canada, sont dotés de lois protégeant le droit à la vie privée, le P3P peut servir à évaluer les énoncés de confidentialité. En effet, il permet de collecter et d'analyser ces énoncées, puis d'évaluer leur conformité. Le P3P permet également d'améliorer la transparence et l'exactitude, mais il ne peut garantir que les organisations respectent les politiques de protection des renseignements personnels.

Le P3P définit un ensemble de pratiques normalisées pour la collecte de renseignements personnels. Les sites Web déterminent de quelles façons ils entendent traiter les données recueillies. Les utilisateurs déterminent, à l'aide de questions à choix multiples, de quelles façons ils souhaitent que leurs renseignements personnels soient recueillis et traités. Les navigateurs dotés du P3P peuvent alors comparer les choix d'un utilisateur avec les politiques du site Web. Ils permettent à l'utilisateur de consulter le site tout en connaissant les différences entre ses préférences et celles du site. Un langage d'échange des préférences du P3P (APPEL) est utilisé pour encoder les préférences de l'utilisateur et les politiques du site, et pour prendre directement des mesures appropriées.

Les utilisateurs peuvent aussi se servir des fonctionnalités du P3P pour emmagasiner les données qu'ils échangent fréquemment avec des sites Web.

De nouveaux concepts laissent présager que le P3P servira de base à la conception de systèmes de gestion de l'identité qui permettront à l'utilisateur de gérer son droit à la vie privée et de contrôler son identité électronique. Ce concept est repris au paragraphe 2.4 ci-dessous.

Évaluation du P3P

Le P3P a été créé pour aider les utilisateurs à évaluer de quelle façon un site Web traite leurs renseignements personnels. Il peut également aider les organismes à élaborer des politiques et des pratiques de protection de la confidentialité. La technologie du P3P peut aider le secteur de la santé à élaborer et à gérer des politiques de protection des renseignements personnels lorsque ces renseignements sont échangés dans Internet, par des portails ou des sites Web, y compris la façon dont l'information est partagée entre les services liés. Ce protocole pourrait assurer la cohérence.

La plus grande faiblesse du P3P tient au fait qu'il ne peut garantir que les organismes vont respecter leurs propres politiques. La technologie ne possède pas de dispositifs de sécurité telles que le contrôle de l'accès, l'identification et l'authentification. En outre, il est conçu pour l'échange direct entre l'utilisateur et le site Web. Le P3P offre un soutien limité au modèle courant de DSE, et uniquement si le BSI a prévu que le patient jouera un rôle direct dans l'autorisation de l'établissement de liens entre ses données et dans la gestion de leurs enregistrements. L'évaluation de la capacité du P3P à accepter les principes de protection de la vie privée représente tout un défi. Le P3P couvre l'aspect de l'examen des politiques seulement, mais n'offre pas de dispositifs de sécurité. Son utilité dépend également du rôle accordé au patient lors de la conception du DSE. Le tableau ci-dessous n'évalue par conséquent que les aspects de la mise en application connus de l'utilisateur.

Le tableau ci-dessous n'évalue par conséquent que les aspects de la mise en application connus de l'utilisateur
Principes Applicabilité
Responsabilité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Détermination des buts Oui - en autant que les politiques sont respectées
Consentement Éventuellement - en fonction de la conception du DSE : les patients ont le choix de fournir l'information demandée s'ils sont d'accord avec les politiques; toutefois rien ne garantit le respect des politiques.
Limitation de la collecte Éventuellement - en fonction de la conception du DSE : seulement l'information que le patient accepte de donner est recueillie, en autant que les politiques sont respectées et qu'aucune procédure imprévue n'a été mise au point pour recueillir des renseignements supplémentaires.
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Exactitude Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Garanties Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Ouverture Oui - si les politiques sont respectées; les politiques sont vérifiées au moyen des outils du P3P
Accès personnel Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Remise en question de la conformité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception

2.3. Infomédiaires et systèmes de gestion de l'identité

Quelques entreprises sont à l'origine d'outils et de services conçus pour aider l'utilisateur à gérer son identité en ligne. Ces intermédiaires de l'information - les infomédiaires - offrent des outils qui permettent aux utilisateurs de conserver des renseignements personnels dans un emplacement sûr. Cette information peut alors être utilisée, grâce au remplissage automatique de formulaire, pour limiter l'information que les utilisateurs veulent partager avec les sites ayant une politique de protection des renseignements personnels qui correspond à leurs préférences. Certains fournisseurs « engendrent» des infomédiaires en établissant des entreprises qui agissent précisément comme infomédiaires. Les uns semblent s'orienter principalement vers la gestion de la relation avec le client, bien que leurs produits mettent de l'avant le maintien et le respect du consentement du client lorsque l'information est échangée. Les autres ont intégré la biométrie à leur solution et offrent des portefeuilles électroniques ou d'autres formes de caisses électroniques.

Certains outils infomédiaires sont basés sur le P3P. Les protocoles P3P, lorsqu'ils sont associés à un réseau de communication anonyme, offre des systèmes de gestion de l'identité. Ces outils permettent à l'utilisateur qui préfère utiliser des noms différents selon les contextes de gérer ses multiples combinaisons d'identités, de fonctions et de données personnelles. Les systèmes de gestion de l'identité permettent à l'utilisateur de décider quelles données transmettre à telle personne, quand agir de façon anonyme, quand utiliser un pseudonyme et quand révéler son identité ou authentifier des données. Certains systèmes proposent des pseudonymes certifiés pouvant être utilisés lorsqu'une véritable identité est requise. C'est le cas, par exemple, d'une transaction commerciale, d'un vote à une élection, d'un achat préautorisé, de l'enregistrement d'une garantie, etc. Les certificats peuvent être transférés ou utilisés comme pièces justificatives, vérifiés en ligne et assortis d'une date d'expiration au besoin.

Dans le cas d'infomédiaires bien structurés, seul l'utilisateur ou le propriétaire de l'information peut établir un lien avec son pseudonyme. Toutefois, les données sont emmagasinées à un seul emplacement et pourraient être extraites et analysées par les infomédiaires qui voudraient obtenir un portrait détaillé des habitudes de l'utilisateur. Les systèmes permettant cette fonction de recoupement des données présentent donc un potentiel d'ingérence dans la vie privée.

Évaluation des infomédiaires et des systèmes de gestion de l'identité

En combinant la gestion de l'identité aux services d'anonymat et aux techniques du P3P, cette technologie permet aux utilisateurs d'Internet de gérer leurs différentes identités. Cette même technologie doit toutefois respecter les principes de protection des renseignements personnels afin de permettre aux utilisateurs de décider de la façon dont leurs renseignements personnels sont diffusés. Ces outils ne correspondent pas tout à fait aux exigences de gestion de la confidentialité décrites au tableau 1, soit parce que les systèmes qu'ils utilisent permettent un accès par pseudonyme, soit parce qu'ils contiennent des renseignements personnels.

Sur le plan de la technologie de l'anonymat, l'objectif des infomédiaires et des systèmes de gestion de l'identité est de dissocier l'utilisateur de ses renseignements personnels. Cet aspect de la technologie semble donc ne pas pouvoir satisfaire le but principal des systèmes de DSE virtuels, soit assurer la disponibilité instantanée de toute l'information concernant une personne aux parties autorisées.

Les auteurs croient que les infomédiaires pourraient jouer un rôle dans les systèmes de DES, même s'ils ne sont pas conçus à cette fin. De telles bases de données sur l'identité pourraient servir à établir des liens entre les enregistrements d'une personne. Il suffirait de suivre les différents identificateurs utilisés par cette personne dans les différentes bases de données qui ont alimenté le DSE. Cela permettrait au responsable ou propriétaire de chaque base de données sur la santé de gérer l'information de la manière la plus efficace possible et de fournir cette information à d'autres professionnels de la santé sans restriction exagérée. Si l'infomédiaire avait la capacité d'enregistrer l'usage fait de l'information, les patients auraient ainsi un certain contrôle sur l'information recueillie à leur sujet, à condition que la conception du DSE permette aux patients de jouer un rôle direct dans leur DSE.

Principes
Principes Applicability
Responsabilité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Détermination des buts Éventuellement - à condition que les politiques des P3P et autres soient établies et respectées
Consentement Éventuellement - en fonction de la conception du DSE : les patients ont le choix de fournir l'information demandée en utilisant leur identité réelle ou un pseudonyme
Limitation de la collecte Éventuellement - à condition que les politiques des P3P et autres soient établies et respectées
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Éventuellement - en fonction de la conception du DSE, et si la création d'une base de données sur l'identité et de multiples identités est permise; outil permettant d'enregistrer l'usage fait de l'information
Exactitude Non - pas selon les paramètres de conception
Garanties Non - pas selon les paramètres de conception
Ouverture Oui - à condition que les politiques des P3P et autres soient respectées
Accès personnel Éventuellement - en fonction de la conception du DSE et si l'usage fait de l'information est enregistré
Remise en question de la conformité Non - pas selon les paramètres de conception

2.4. Systèmes de gestion de la confiance

Un système de gestion de la confiance permet aux applications de répondre à des interrogations telles que « Cette opération potentiellement dangereuse est-elle conforme à mes politiques de sécurité?» . Généralement, la bonne réponse dépend du type d'opérations, de celui qui la demande, des politiques de sécurité locales, des justificatifs d'identité du demandeur et d'autres facteurs encore. Les systèmes de gestion de la confiance dotent les applications d'une interface normalisée en mesure de donner des réponses à de telles interrogations. Ces systèmes permettent aussi aux utilisateurs de rédiger, dans un langage normalisé, les politiques et les justificatifs d'identité qui contrôlent ce qui est permis de faire et ce qui ne l'est pas. Un système de gestion de la confiance est composé de cinq éléments :

  • Un langage permettant de décrire les activités, soit les opérations qui ont des répercussions sur la sécurité et qui sont prises en charge par le système;
  • Un mécanisme d'identification des mandants, soit les entités qui sont autorisées à effectuer des opérations5;
  • Un langage permettant de préciser les politiques d'application, qui régissent les activités que les mandants sont autorisés à effectuer;
  • Un langage permettant de déterminer les justificatifs d'identité, qui permettent aux mandants de déléguer l'autorisation à d'autres mandants;
  • Un vérificateur de conformité, qui dotent les applications d'un mécanisme qui détermine la manière de traiter une activité demandée par un mandant, compte tenu des politiques et d'un ensemble de justificatifs d'identité.

Dans les applications conventionnelles, les politiques sont souvent incorporées au programme et difficiles à changer. Dans un système de gestion de la confiance, les politiques sont rédigées dans un langage normalisé. Ce langage demeure le même pour toutes les applications, il est défini parallèlement au code de l'application et peut être changé, au besoin, par l'utilisateur responsable. L'unification des notions de politiques de sécurité et de justificatifs d'identité forme un concept particulièrement puissant. Les applications disponibles peuvent facilement générer des politiques qui renvoient à une autorité de télégestion pouvant changer la politique en délivrant simplement de nouveaux justificatifs d'identité (certificats). Une politique peut devenir, par sa seule signature, un certificat utilisable à distance.

Le recours à un système de gestion de la confiance, pour superviser les services de sécurité stratégiques, évite au concepteur d'applications de devoir considérer toute une série de questions subtiles, et souvent difficiles, en matière de conception et d'implémentation. Cela permet aussi aux utilisateurs de tirer profit d'un langage d'application indépendant, flexible et normalisé pour préciser les politiques. Avant la venue de la gestion de la confiance, les applications devaient avoir leurs propres mécanismes de spécification des politiques, d'analyse des justificatifs d'identité et d'association de l'authentification de l'utilisateur avec l'autorisation d'effectuer des opérations « risquées» . Les systèmes de gestion de la confiance sont dotés d'une interface qui se charge éventuellement de tous ces aspects. Le concepteur d'applications n'a plus qu'à cerner les questions de gestion de la confiance dans l'application et à formuler les interrogations appropriées au système de gestion de la sécurité.

Évaluation des systèmes de gestion de la confiance

La gestion de la confiance réunit les notions de politique de sécurité, de justificatif d'identité, de contrôle de l'accès et d'autorisation. Une application qui utilise un système de gestion de la confiance peut simplement demander au vérificateur de la conformité si la demande d'activité peut être autorisée. Il pourrait s'agir, par exemple, de l'accès requis par les mandants pour la gestion des renseignements personnels.

En outre, les politiques et les justificatifs d'identité sont écrits dans des langages normalisés, partagés par toutes les applications de gestion de la confiance; le mécanisme de configuration de la sécurité d'une application donnée possède la même structure sémantique et syntaxique qu'une autre application, même lorsque la sémantique des applications diffère quelque peu. Les politiques de gestion de la confiance peuvent être diffusées facilement dans les réseaux, évitant ainsi de devoir diffuser des mécanismes de configuration des politiques propres aux applications, des listes de contrôle des accès et des programmes d'analyse et d'interprétation des justificatifs d'identité6.

Cette technologie semble offrir plusieurs des dispositifs essentiels aux systèmes de DSE pour faciliter la gestion de l'accès aux renseignements personnels et à leur utilisation. La gestion de la confiance ajoute cependant une certaine complexité à la gestion des renseignements personnels sans toutefois fournir les contrôles requis pour recueillir les renseignements selon les dix principes de protection de la confidentialité.

Tableau: principles
Principles Applicabilité
Responsabilité Oui - Les règles de confiance peuvent être conçues de façon à assurer le consentement, à limiter l'utilisation et la divulgation, à protéger d'autres accès et à permettre l'accès à l'intéressé. Ces règles peuvent faire l'objet d'une vérification, assurant ainsi la responsabilité requise pour la protection de la confidentialité. Le recours à l'infrastructure à clé publique (ICP) pour l'authentification peut fournir des garanties sur l'identité des utilisateurs et des administrateurs.
Détermination des buts Oui - des certificats peuvent être créés pour chaque but visé
Consentement Oui - peut être intégré à la procédure de création des certificats
Limitation de la collecte Oui - par la conception (voir détermination des buts) et par la vérification
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Oui - association de justificatifs d'identité, de la gestion de l'accès assistée par l'ICP, de la journalisation et de la vérification
Exactitude Oui - en utilisant les certificats numériques de l'ICP pour l'intégrité; les personnes préposées à la collecte ne peuvent pas modifier les renseignements sauf si elles détiennent les certificats appropriés.
Garanties Partiellement - fournit des mécanismes de contrôle de l'accès
Ouverture Non - seulement dans l'énoncé des politiques; ne fait pas partie des paramètres de conception
Accès personnel Oui - les personnes qui fournissent les renseignements pourraient avoir un certificat leur permettant d'accéder à leur information selon la conception des DES; les utilisateurs ayant le certificat approprié peuvent vérifier l'exactitude des données.
Remise en question de la conformité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception

L'annexe E donne des exemples de systèmes de gestion de la confiance.

2.5. Cartes intelligentes et cartes d'ordinateurs personnels

La technologie des cartes intelligentes a progressé au point où la capacité de mémoire accrue et la fonctionnalité permettent la création de solutions sécurisées pour tout un éventail de situations. Les cartes intelligentes sont utilisées depuis le début des années 70 pour de nombreux types d'application. Sous leur forme la plus courante, elles conservent en mémoire des données pouvant être transmisses lorsqu'elles sont placées dans un lecteur ou, dans leur version la plus récente, lorsqu'elles se trouvent à proximité d'appareils qui captent les radiofréquences. De nombreuses versions de cartes intelligentes comprennent des protocoles de cryptographie complexes qui les rendent aptes à protéger la confidentialité de l'information mémorisée.

Les cartes intelligentes peuvent être utilisées pour emmagasiner l'information d'un justificatif d'identité, tel que les titres universitaires, les cotes de solvabilité et les autorisations d'accès à une pièce, et pour prouver que la personne détient ce justificatif d'identité sans avoir à révéler les renseignements personnels normalement requis pour la vérification des justificatifs d'identité. En Europe, les cartes intelligentes sont largement utilisées pour effectuer des transactions par le biais d'applications de vente, de téléphonie et de récupération d'information et, principalement, à titre de « porte-monnaie» électroniques. Les cartes de Personal Computer (PC), Personal Computer Memory Card International Association (PCMCIA), Miniature, SmartMedia, MultiMedia et CompactFlash offrent différentes capacités de mémoire et varient aussi bien en taille qu'en compatibilité avec les services de connecteurs et de cartes.

Les cartes intelligentes peuvent emmagasiner l'information qui définit l'identité d'une personne. En se servant d'un lecteur, une personne peut certifier son identité à un système informatisé afin de récupérer ou d'emmagasiner de l'information. Une telle interface liée à un système de contrôle d'accès ou à une infrastructure de gestion des autorisations peut être utilisée pour permettre un accès autorisé à l'information en fonction des règles établies au préalable. Ces cartes peuvent aussi conserver en mémoire des enregistrements de renseignements personnels. Toute personne souhaitant accéder à cette information doit avoir la carte en sa possession ainsi que l'autorisation de lire l'information qu'elle contient. Bien que les auteurs n'aient pas indiqué quels appareils peuvent effectuer ces opérations, les cartes intelligentes ayant une programmation appropriée peuvent enregistrer les données relatives à l'utilisation et à l'accès. Ce dispositif d'enregistrement des activités permettrait aux cartes intelligentes de satisfaire aux nombreuses exigences relatives à la protection de la confidentialité et à l'établissement de rapport qui ont été décrites précédemment.

Évaluation des cartes intelligentes et des cartes d'ordinateurs personnels

Même si la technologie des cartes intelligentes permet de conserver des dossiers médicaux et qu'elle aide les utilisateurs à gérer l'accès à ces dossiers, les utilisations les plus courantes de la technologie se limitent à la mise en mémoire de l'information utilisée pour certifier l'identité de son propriétaire ou des clés de chiffrement permettant de chiffrer l'information. Beaucoup reste à faire toutefois avant que la technologie des cartes intelligentes n'assure la gestion des renseignements personnels.

Tableau: principles
Principles Applicabilité
Responsabilité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Détermination des buts Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Consentement Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Limitation de la collecte Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Exactitude Partiellement - si la carte possède une signature numérique
Garanties Partiellement -vérification de l'identité très sûre
Ouverture Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Accès personnel Non - ne fait pas partie des paramètres de conception à moins que la conception du DSE prévoie un accès à jeton pour le patient
Remise en question de la conformité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception

L'annexe F donne des exemples de cartes intelligentes.

2.6. Biométrie et chiffrement biométrique

L'avènement de la biométrie 7 qui a recours aux empreintes digitales, à l'empreinte vocale et à la lecture d'empreinte rétinienne, laisse présager un très haut niveau de sécurité lors des procédures de d'identification des personnes. Un appareil biométrique authentifie la personne et vérifie son accessibilité à un service ou à une information précise. La vérification biométrique remplace le mot de passe ou le NIP et offre l'avantage d'une authentification plus sûre que le mot de passe ou le NIP pour contrer l'usurpation d'identité. Le contrôle des représentations biométriques numériques mises en mémoire, de même que de leurs clés de cryptage lorsque la cryptographie est utilisée, constitue le point faible de ce système. L'information provenant de diverses sources peut encore être liée ou associée au modèle de référence biométrique, permettant ainsi à des tiers d'avoir accès à des profils personnels complets et détaillés.

Le chiffrement basé sur une clé biométrique peut être utilisé pour rendre l'information anonyme dans une banque de données en isolant l'identité de la personne de ses renseignements personnels. Le lien entre l'identité et l'information est un pointeur qui est encodé par le dactylogramme de la personne, par exemple, ou par une autre représentation biométrique. La personne contrôle maintenant ces renseignements personnels.

Certaines techniques biométriques n'offrent pas la stabilité voulue pour une utilisation généralisée à grande échelle. Les empreintes digitales ou rétiniennes peuvent changer selon les conditions ou les blessures dues à des accidents, perdant ainsi leur caractère sûr. La lecture d'empreinte rétinienne s'avère la solution la plus prometteuse, même si la plupart des Canadiennes et des Canadiens y sont réticents, la considérant comme une intrusion. La technologie de la reconnaissance vocale fait également de grands progrès et a été intégrée à plusieurs applications de moindre envergure. La technologie biométrique est toutefois relativement coûteuse.

Évaluation de la biométrie et du chiffrement biométrique

La biométrie et le chiffrement biométrique offrent des possibilités d'identification et d'authentification très sûres lorsqu'ils sont utilisés conjointement avec une carte à puce ou des cartes d'ordinateurs personnels, et éventuellement avec une infrastructure à clé publique ou des systèmes de gestion de la confiance. La biométrie assure la meilleure identification et la meilleure authentification des personnes autorisées à accéder à un DSE pour le consulter ou en extraire des données. Dans le cas des organismes de soins de santé, comme les hôpitaux, ce niveau de granularité peut ne pas être garanti, à moins que le patient utilise une carte pour permettre la saisie ou l'extraction de données. Bien des personnes considèrent la biométrie comme une intrusion et elles sont réticentes à y recourir alors que d'autres considèrent qu'elle ne contrevient pas au droit à la vie privée.

L'utilisation de la biométrie dans un système de DSE exige que des ingénieurs d'application se préoccupent de la manière dont l'enregistrement biométrique est emmagasiné aux fins de copie de secours. De plus, l'enregistrement adéquat des personnes représente un grand défi, particulièrement si les appareils biométriques doivent être utilisés en grand nombre.

Tableau: principles
Principes Applicabilité
Responsabilité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Détermination des buts Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Consentement Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Limitation de la collecte Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Exactitude Partiellement - si la carte possède une signature numérique
Garanties Partiellement -authentification de l'identité très sûre
Ouverture Non - ne fait pas partie des paramètres de conception
Accès personnel Non - ne fait pas partie des paramètres de conception, sauf si le patient peut exercer un contrôle sur son dossier de santé électronique
Remise en question de la conformité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception

L'annexe G donne des exemples de systèmes biométriques.

2.7. Infrastructure à clé publique et certificats numériques à clé publique

Les certificats numériques à clé publique (certificats) font partie de l'infrastructure à clé publique (ICP). Ils requièrent normalement que l'identité d'une personne soit validée suivant différents degrés de rigueur et qu'elle soit liée à la signature numérique et aux certificats de confidentialité délivrés par une autorité de certification (AC). La clé publique d'une personne est conservée dans un répertoire qui est accessible à toute personne détenant un certificat reconnu par le répertoire. Les ICP offrent un éventail de services de sécurité, incluant le chiffrement, la signature numérique, la non-répudiation, l'identification et l'authentification. Les nouvelles versions d'ICP offrent de nombreux dispositifs, dont la gestion des autorisations.

Les infrastructures à clé publique rendent possible l'utilisation des applications permettant de chiffrer les données et de signer numériquement les messages. Les infrastructures à clé publique sont fondées sur les principes de la cryptographie à clé publique. La cryptographie à clé publique permet de chiffrer de l'information grâce à deux clés reliées mathématiquement : l'une d'elles demeure privée et l'autre est rendue publique. La clé privée ne peut être déduite de la clé publique. Par exemple, une personne qui veut envoyer un message utilise la clé publique du destinataire afin de chiffrer le message. Le destinataire utilise sa clé privée pour déchiffrer le message. L'expéditeur a donc l'assurance que seul le destinataire voulu peut lire le message.

La cryptographie à clé publique peut aussi servir à créer des signatures numériques. La signature numérique d'un message s'obtient à l'aide d'une fonction mathématique qui calcule une valeur en fonction du contenu du message. Cette valeur est ensuite annexée au message et chiffrée au moyen de la clé privée de l'expéditeur. Le destinataire du message déchiffre alors la signature numérique au moyen de la clé publique de l'expéditeur et obtient la valeur annexée au message en utilisant la fonction mathématique de l'expéditeur. Si la signature numérique peut être déchiffrée et si les deux valeurs annexées sont identiques, le destinataire est assuré à la fois de l'identité de l'expéditeur et de l'intégrité du message. Comme la signature numérique d'un message est étroitement associée à la clé privée de son expéditeur, il lui est donc plus difficile de répudier ce message.

Les clés sont gérées par une autorité de certification, qui peut être tiers de confiance chargé d'associer une biclé publique/privée à une entité ou un particulier donné, appelée un abonné. Cette autorité délivre et révoque des certificats et conserve des listes des certificats révoqués. Les certificats numériques, portant la signature numérique de l'autorité de certification, renferment la clé publique et prouvent que la personne identifiée au certificat détient la clé privée correspondante. Deux autorités de certification ou plus peuvent être liées par une certification croisée afin de pouvoir reconnaître réciproquement les certificats délivrés par différents organismes.

De nombreux dispositifs d'une ICP constituent une intrusion dans la vie privée, notamment l'enregistrement des clés publiques dans un répertoire accessible à tous ceux qui détiennent une clé délivrée par une autorité de certification ou par des autorités de certification liées par une certification croisée. Cette technologie peut éventuellement être conçue pour accepter la protection de la confidentialité en utilisant des pseudonymes ou toute autre méthode visant à dissimuler l'identité du détenteur du certificat. Les procédures d'enregistrement lient toutefois la véritable identité du détenteur du certificat au certificat.

Évaluation de l'infrastructure à clé publique

L'ICP est une technologie relativement bien maîtrisée qui, lorsqu'elle est utilisée conjointement avec d'autres technologies, s'annonce très prometteuse pour les DSE. Même si les ICP requièrent des efforts considérables pour leur mise en application, notamment une attention marquée apportée à la gestion, aux politiques et aux pratiques, elles offrent plusieurs caractéristiques qui permettront aux DSE de respecter les principes de protection de la vie privée, soit l'identification et l'authentification, la non-répudiation, la gestion des politiques, les normes et la confidentialité. Une infrastructure de gestion des autorisations peut être utilisée conjointement à l'ICP.

Une mise en oeuvre réussie de l'ICP requiert une gestion solide des politiques au sein d'un organisme, de l'autorité de certification et entre les organisations liées par une certification croisée. Des exigences de vérification et des normes font partie intégrante de l'ICP. Cette dernière exige également que les abonnés acceptent de protéger leur clé en signant une entente formelle. Celle-ci pourrait constituer en même temps un consentement officiel pour la collecte et l'utilisation de quelques renseignements personnels. L'ICP offre aussi la possibilité de déployer une infrastructure permettant à des appareils, plutôt qu'à des personnes, d'accéder aux données, d'en ajouter ou d'en changer.

L'association étroite entre le certificat délivré par une ICP et l'identité de son destinataire, l'abonné, est habituellement considérée contraire aux principes de protection de la confidentialité. Si les patients sont abonnés, alors les répertoires représentent une source de violation potentielle de la confidentialité, à moins d'utiliser un identificateur ou une autre méthode. Le Secrétariat du Conseil du Trésor examine actuellement des façons de régler ce problème. Pour rendre ce modèle mesurable, il est nécessaire d'adopter un mode uniforme d'enregistrement des abonnés et de délivrance des certificats.

Malgré qu'elles soient bien maîtrisées, les ICP sont des outils servant à vérifier l'identité des personnes avant de les autoriser à accéder à des renseignements précis ou à des ressources de traitement de l'information. En soi, cette technologie ne satisfait pas aux exigences ni aux principes de protection de la vie privée déjà mentionnés. Cependant, l'ICP permet d'identifier les abonnés avec une grande certitude. Les interfaces d'application reliant ces identités aux enregistrements des DSE servent à éviter que des données personnelles ne tombent entre les mains de personnes non autorisées.

Il est difficile de mesurer la capacité de l'ICP à satisfaire aux exigences de protection de la confidentialité, car l'ICP dépend grandement des politiques, de la gestion des politiques et des garanties. Les politiques et la vérification, ainsi que la gestion des politiques, servent d'automatismes régulateurs; les politiques doivent être conçues pour respecter le caractère confidentiel et les vérifications doivent être publiques. Le fardeau des politiques qui accompagnent l'ICP se complique davantage si une infrastructure de gestion des autorisations est utilisée, même si la gestion des autorisations peut aider l'ICP à répondre aux exigences de protection des renseignements personnels. L'évaluation ci-dessous indique à quel niveau les politiques peuvent être vérifiées pour se conformer aux exigences de protection de la vie privée; sur quel plan la conception du DSE et le rôle du patient dans son DSE peuvent déterminer si l'ICP répond aux exigences et sur quel plan une infrastructure de gestion des autorisations permettra à l'ICP de satisfaire aux exigences de protection des renseignements personnels.

Tableau: principles
Principes Applicabilité
Responsabilité Oui - vérification et gestion des politiques
Détermination des buts Oui - les politiques de certificat et l'énoncé des pratiques de certification peuvent fixer les buts et définir les normes de respect des buts fixés; vérification
Consentement Éventuellement - si les certificats délivrés aux patients et si l'entente signée par l'abonné incluent l'acceptation des conditions des politiques du certificat
Limitation de la collecte Éventuellement - si l'infrastructure de gestion des autorisations est utilisée
Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation Éventuellement - si l'infrastructure de gestion des autorisations est utilisée et que les politiques de certificat énoncent que l'utilisation, la divulgation, la conservation et la vérification peuvent être retracées. Une solution doit être trouvée au problème des répertoires (voir le texte ci-dessus)
Exactitude Partiellement - par le biais de la conservation des enregistremetns portant une signature numérique
Garanties Oui - permet la vérification de l'identité, le chiffrement pour préserver la confidentialité et les signatures numériques pour assurer la responsabilité (non-répudiation)
Ouverture Oui - les politiques de certificat, qui doivent être soumises à la vérification, et les résultats de la vérification doivent être rendus publics
Accès personnel Éventuellement - si les patients sont autorisés à accéder à une infrastructure de gestion des autorisations
Remise en question de la conformité Non - ne fait pas partie des paramètres de conception

L'annexe A donne des exemples d'ICP.

3. Applicabilité des Technologies d'Amélioration de la Confidentialité et Satisfaction aux Exigences de Protection des Reseignements Personnels

Résumé des résultats

Cette section résume les exigences de protection des renseignements personnels présentées à la section 1, suivant les dix principes de protection de la confidentialité, et indique les technologies pouvant éventuellement satisfaire à chacune des exigences. Le tableau ci-dessous propose des méthodes, autres que la conception, qui répondent ou pourraient répondre aux exigences. Lorsque la conception de la TAC satisfait à une exigence, les auteurs l'indique en caractères gras.

Tableau: exigences
Exigences TAC applicables8
3.1. Responsabilité
1. Permettre à la personne responsable au sein de l'entreprise de gérer l'utilisation des renseignements personnels, leur divulgation, etc. P3P - Si les politiques sont respectées et la vérification possible, peut y avoir une gestion des politiques entre les autorités et les systèmes
ICP - vérification et gestion des politiques
Systèmes de gestion de la confiance - Conception de l'ICP accepte l'identification et l'authentification; règles pouvant être vérifiées
2. Vérifier le respect des principes, p. ex., liste de contrôle ICP - signatures numériques (non-répudiation) comprises dans l'infrastructure de gestion des autorisations;
vérification des systèmes de gestion de la confiance - conception : vérification
3. Collecter et superviser l'état des contrôles utilisés dans la conduite d'autres principes ICP - exigences de vérification des politiques de certificat et vérification de l'infrastructure de gestion des autorisations
SYSTÈMES DE GESTION DE LA CONFIANCE - CONCEPTION : VÉRIFICATION
4. Faire rapport de l'état des contrôles, favoriser la gestion des questions de confidentialité ICP -vérification et gestion des politiques
SYSTÈMES DE GESTION DE LA CONFIANCE - CONCEPTION : VÉRIFICATION
3.2 Détermination des buts
1. Consigner les buts et faire le suivi de leurs modifications P3P si les politiques sont respectées
Infomédiaires - si des politiques du type P3P sont respectées
ICP - gestion des politiques de certificat et des politiques; vérification
SYSTÈMES DE GESTION DE LA CONFIANCE - CONCEPTION : CRÉER DES CERTIFICATS DIFFÉRENTS POUR CHAQUE BUT DÉTERMINÉ
2. FACILITER LA TÂCHE DE LA PERSONNE RESPONSABLE ICP - CRÉATION D'UNE AUTORITÉ DE GESTION DES POLITIQUES ET PUBLICATION DES POLITIQUES DE CERTIFICAT; VÉRIFICATION
Gestion de la confiance - conception : vérification de l'utilisation des certificats
3. CONSIGNER QUAND ET COMMENT LES PROPRIÉTAIRES DE L'INFORMATION SONT AVISÉES DES BUTS ET DE LEURS MODIFICATIONS P3P ET INFOMÉDIAIRES - SI LES POLITIQUES SONT RESPECTÉES
ICP - POLITIQUES DE CERTIFICAT; ÉVENTUELLEMENT PAR ENTENTE AVEC L'ABONNÉ SI LE PATIENT EST ABONNÉ; VÉRIFICATION
3.3 Consentement
1. Consigner l'historique des consentements accordés P3P - dépend de la conception du DSE et du respect des politiques;
Infomédiaires - dépend de la conception du DES
ICP - éventuellement par entente avec l'abonné si le patient est abonné
Gestion de la confiance - fait partie de la création du certificat
Biométrie/chiffrement biométrique - utilisation personnelle de la biométrie pouvant être un consentement tacite; l'utilisation devrait être consignée
Carte intelligente - comme pour la biométrie
2. Vérifier ou examiner la base de données des consentements ICP - maintien des ententes avec l'abonné lorsque les patients sont abonnés (manuel)
Gestion de la confiance - Vérification de la base de données des justificatifs d'identité
3.4. Limitation de la collecte
1. Consigner de quelle manière chaque donnée vient corroborer le but visé P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement -- politiques de certificat, ententes avec l'abonné lorsque le patient est abonné, infrastructure de gestion des autorisations
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts» (3.2)
2. Consigner la manière dont la collecte a été faite P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement -- politiques de certificat, modèle d'enregistrement, ententes avec l'abonné lorsque le patient est abonné, vérification
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts»
3. Vérifier ou examiner la collecte ICP - exigences de vérification des politiques de certificat
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts»
4. Enregistrer les raisons de la collecte des données ICP - éventuellement par des politiques de certificat et ententes avec l'abonné lorsque le patient est abonné
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts»
5. Enregistrer la méthode de collecte des données ICP - politiques de certificat et ententes avec l'abonné lorsque le patient est abonné
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts»
6. Collecter les renseignements conformément aux règles et définitions fixées P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - politiques de certificat, modèle d'enregistrement, ententes avec l'abonné lorsque le patient est abonné
Gestion de la confiance - voir « Détermination des buts»
Biométrie - si le patient exerce un contrôle sur son DSE
3.5 Limitation de l'utilisation, de la divulgation et de la conservation
Utilisation  
1. Consigner l'utilisation faite des renseignements P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par la gestion des autorisations, politiques de certificat
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité
2. Consigner l'accès autorisé aux renseignements, définir les rôles P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par la gestion des autorisations
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité
3. Gérer l'accès en fonction des autorisations P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par une infrastructure de la gestion des autorisations
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité
4. Vérifier l'accès et l'utilisation ICP : éventuellement par la gestion des autorisations, exigence de vérification des politiques de certificat, journal des intrusions
GESTION DE LA CONFIANCE : PAR LES JUSTIFICATIFS D'IDENTITÉ, EXAMEN DU VÉRIFICATEUR DE LA CONFORMITÉ
5. Enregistrer qui peut avoir un accès P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par une infrastructure de la gestion des autorisations
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité
6. Permettre les accès autorisés et refuser tout autre accès ICP - Identification et authentification; éventuellement par une infrastructure de la gestion des autorisations
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité + ICP pour les contrôles d'accès et la vérification
7. Enregistrer les demandes d'accès ICP - journaux des accès à la base de données ou des intrusions
GESTION DE LA CONFIANCE - JOURNAUX DES ACCÈS À LA BASE DE DONNÉES DE L'ICP OU JOURNAUX DES INTRUSIONS
8. Faire rapport des demandes d'accès n'ayant pas reçu l'autorisation préalable ICP - politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification, garanties, journaux et alertes d'intrusion
Gestion de la confiance - journaux des accès à la base de données de l'ICP
Divulgation  
1. Refuser l'utilisation, l'accès ou la réception sur la base d'autorisations, de permissions et d'exclusions P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par l'intégration de l'identification et de l'authentification conjointement à une infrastructure de gestion des autorisations
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité et les contrôles d'identification et d'autorisation de l'ICP
Chiffrement biométrique - justificatifs d'identité pour les entités autorisées ou contrôle des patients par carte intelligente biométrique si le patient exerce un contrôle sur son DSE
2. Vérifier l'accès et la réception ICP - contrôles d'identification et d'autorisation
GESTION DE LA CONFIANCE - CONTRÔLES D'IDENTIFICATION ET D'AUTORISATION DE L'ICP
3. Consigner les exclusions selon les règles d'autorisation ou de permission P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - par la gestion des autorisations et les contrôles d'identification et d'autorisation
Gestion de la confiance - par les justificatifs d'identité et les contrôles d'identification et d'autorisation de l'ICP
4. Faire rapport des accès et réceptions par rôles exclus ICP - par la gestion des autorisation et les contrôles d'identification et d'autorisation; journal des accès à la base de données
GESTION DE LA CONFIANCE - PAR LES JUSTIFICATIFS D'IDENTITÉ ET LES CONTRÔLES D'IDENTIFICATION ET D'AUTORISATION DE L'ICP; JOURNAL DES ACCÈS À LA BASE DE DONNÉES
5. Suivre les divulgations et réceptions autorisées ICP et gestion des autorisations - journal des accès à la base de données
Conservation  
1. Consigner les règles de conservation P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par des politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification
Gestion de la confiance - politiques
2. Consigner la manière dont seront éliminés les renseignements P3P et infomédiaires - si des politiques sont mises en place
ICP - éventuellement par des politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification
Gestion de la confiance - politiques
3. Vérifier l'élimination de tous les renseignements recueillis lors d'une collecte ICP - exigences de vérification des politiques de certificat
Gestion de la confiance - exigences de vérification
4. Vérifier la destruction des renseignements et l'attester ICP - politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification
Gestion de la confiance - par l'ICP comme ci-dessus
5. Consigner, tenir et gérer les enregistrements devant être conservés pendant longtemps ICP - politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification, services de notaire
Gestion de la confiance - par l'ICP comme ci-dessus
6. Inventorier toutes les copies (copies de secours, sous-ensembles, supports) ICP - politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification
Gestion de la confiance - par l'ICP comme ci-dessus
7. Consigner et enregistrer toutes les étapes du cycle de vie des collectes ICP - politiques de certificat, énoncé des pratiques de certification
Gestion de la confiance - par l'ICP comme ci-dessus
3.6 Exactitude
Vérifications de l'exactitude et de son maintien Cartes intelligentes et biométrie : si la signature numérique est utilisée, journaux des utilisations
ICP - partiellement par des enregistrements portant une signature numérique
GESTION DE LA CONFIANCE - LES PERSONNES PRÉPOSÉES À LA COLLECTE NE PEUVENT PAS MODIFIER L'INFORMATION, SAUF SI ELLES DÉTIENNENT LES JUSTIFICATIFS D'IDENTITÉ + UNE SIGNATURE NUMÉRIQUE APPROPRIÉS POUR PRÉSERVER L'INTÉGRITÉ
Intégrité prévue dans les mécanismes de collecte et de conservation, pour toute collecte Cartes intelligentes et biométrie : si la signature numérique est utilisée
ICP - partiellement par la signature numérique
Gestion de la confiance - les personnes préposées à la collecte ne peuvent pas modifier l'information, sauf si elles détiennent les justificatifs d'identité + une signature numérique appropriés pour préserver l'intégrité
Voir « Accès personnel» (3.9) et capacité de corriger l'information  
3.7 Garanties
1. Diligence nécessaire en matière de protection des renseignements Cartes intelligentes et biométrie - si les cartes peuvent chiffrer, une signature numérique; recours à l'identification et à l'authentification
ICP - chiffrement, signature numérique - degré de certitude approprié
Gestion de la confiance - par l'ICP
2. Pratiques de sécurité reconnues (normes) Cartes intelligentes et biométrie - si les cartes peuvent chiffrer, signature numérique; recours à l'identification et à l'authentification
ICP - Énoncé des pratiques de certification pour le chiffrement, la signature numérique, la sécurité physique, les ententes avec l'abonné; ententes de certification croisée; sécurité personnelle, physique et technique
Gestion de la confiance - fournit des mécanismes de contrôle de l'accès
3. Objectifs supérieurs de confidentialité et d'intégrité Cartes intelligentes et biométrie - si les cartes peuvent chiffrer, signature numérique; recours à l'identification et à l'authentification
ICP - CONCEPTION : CHIFFREMENT, SIGNATURE NUMÉRIQUE, NON-RÉPUDIATION, COPIE DE SECOURS
Gestion de la confiance - utilisation de l'ICP pour les garanties
4. Droit d'accès très limité Cartes intelligentes et biométrie -utilisation de l'identification et de l'authentification
ICP - identification et authentification, modèle d'enregistrement; éventuellement par une gestion des autorisations
Gestion de la confiance - justificatifs d'identité Biométrie, chiffrement biométrique pour un contrôle de l'accès plus serré au besoin
5. Sélection des garanties en fonction des exigences Cartes intelligentes et biométrie - si les cartes peuvent chiffrer, signature numérique; recours à l'identification et à l'authentification - s'ajoutent à d'autres garanties
ICP - garanties, en fonction de la sélection d'un degré de certitude approprié
Gestion de la confiance - par l'ICP
6. Les normes peuvent être HAZOP, ISO17799, Cobit ou toute autre norme reconnue Comme ci-dessus
7. Outils spécifiques de protection des données justifiés pour atteindre les objectifs ICP - sélection d'un degré de certitude approprié
Gestion de la confiance - par l'ICP
8. Pour les dossiers de longue durée, la récupération des données doit pouvoir se faire d'une génération de technologie à l'autre : si le matériel et les logiciels font partie du dossier, sa lecture en sera facilitée pour toute sa durée CP - services de notaire peuvent favoriser le maintien de l'intégrité du document
Gestion de la confiance - éventuellement par services de notaire
3.8 Ouverture
1. Mécanismes d'accessibilité aux politiques P3P et infomédiaires - publication des politiques; accessibles pour permettre l'appariement des politiques entre les organismes partageant les renseignements
ICP - publication des politiques de certificat et des vérifications
2. Mécanismes permettant aux personnes de connaître l'état des renseignements, et d'y accéder, dont l'utilisation, la divulgation (y compris les personnes ayant accès à l'information) et la destruction P3P et infomédiaires - examen des politiques seulement Gestion de la confiance et ICP - Voir « Accès personnel» (3.9)
3. Mécanismes permettant de conserver un relevé de la collecte, de l'utilisation, de la divulgation, des consentements et de la destruction ICP - VÉRIFICATION DE LA GESTION DES AUTORISATIONS, JOURNAUX DES INTRUSIONS ET DES DEMANDES D'ACCÈS À LA BASE DE DONNÉES
3.9 Accès personnel
1. Permettre aux propriétaires de l'information d'accéder à leurs renseignements; limiter les exceptions (identification et authentification) Infomédiaires - en fonction de la conception du DSE et si l'information relative à l'utilisation est consignée
Jetons : biométrie, chiffrement biométrique - carte intelligente ou carte d'ordinateur personnel du patient lui permettant d'accéder à son DSE lorsqu'il exerce un contrôle sur celui-ci (voir « Gestion de la confiance» ci-dessous)
ICP - partiellement par l'identification et l'authentification lorsque le patient est abonné; jeton éventuellement requis
GESTION DE LA CONFIANCE - LA PERSONNE QUI FOURNIT DES RENSEIGNEMENTS DEVRAIT DÉTENIR UN JUSTIFICATIF D'IDENTITÉ POUR POUVOIR Y ACCÉDER SELON LA CONCEPTION DU DSE
2. Consigner qui fait la demande, quand et comment ICP - journal des intrusions; journal des demandes d'accès à la banque de données
Gestion de la confiance - comme pour l'ICP
3. Procédure de gestion des modifications sûre permettant d'enregistrer les demandes, d'y donner suite, de consigner les modifications et de les confirmer aux propriétaires de l'information ICP - permet des modifications aux politiques par l'autorité de gestion des politiques et l'affichage public des politiques de certificat
Gestion de la confiance - comme pour l'ICP
4. Mécanisme permettant de mettre à jour toutes les copies des collectes où figurent des renseignements sur la personne ICP - changements à la gestion des autorisations, possibilité de délivrer à nouveaux des certificats
Gestion de la confiance - conception
3.10 Conformité
1. Vérifier les remises en question de la conformité et les réponses  

4. Conclusions et Recommandations

4.1. Généralités

La conception des technologies actuelles de protection des renseignements personnels ne répond pas aux exigences fonctionnelles qui découlent de la législation et des codes en matière de protection de la vie privée. Aucune des technologies étudiées ne peut fournir les outils appropriés permettant aux gestionnaires de la protection des renseignements personnels de répondre aux questions fondamentales concernant l'information confidentielle qu'ils détiennent : quelle utilisation en fait-on? qui y a accès? quand a eu lieu le dernier accès? la collecte est-elle sûre et acceptable? et ainsi de suite. Comme il faillait s'y attendre, aucune TAC ne répond à toutes les exigences et aucun outil ne répond exactement aux remises en question de la conformité. Cela est dû en partie au fait que les défis administratifs trouvent leur source à l'extérieur du DSE. Tel qu'il a été mentionné dans l'introduction, les auteurs reconnaissent que la technologie seule comble uniquement quelques exigences. Pour certaines toutefois, comme les technologies de l'anonymat et le protocole de protection des renseignements personnels, aucune technologie intégrée ne vient appuyer les politiques. Les cartes intelligentes et la biométrie utilisées seules ne peuvent satisfaire que quelques exigences, mais elles permettent de maximiser les TAC prometteuses.

Plusieurs des outils décrits ont une fonctionnalité qui se limite à dissimuler l'identité des utilisateurs ou à permettre la création et la gestion de nombreux pseudonymes servant à dissimuler l'identité réelle de la personne. Les auteurs croient que cela ne correspond pas aux exigences des DSE voulant que les enregistrements soient clairement associés à une personne, à des fins d'intégrité et de responsabilité. Par conséquent, ils en concluent que les services d'anonymat, les protocoles de protection des renseignements personnels et les infomédiaires ne conviennent pas aux DSE.

D'autres technologies, comme l'ICP, répondent aux exigences de protection des renseignements personnels principalement grâce à l'application de politiques et d'ententes avec l'abonné. Cette technologie exige qu'une attention soit portée aux politiques, procédures et processus. De plus, elle devra intégrer une gestion des politiques et de la gouvernance ainsi que la vérification de la conformité à tout le moins. L'interopérabilité sera également une question de technologie et de budget. La technologie basée sur l'adhésion volontaire aux politiques de protection des renseignements personnels a besoin également de s'étoffer davantage pour s'assurer du respect des politiques. Les outils étudiés n'avancent pas de politiques ni ne donnent l'assurance qu'ils ne seront pas contournés. Pour les systèmes de gestion de la confiance, les politiques sont transmises à toutes les applications et la technologie qui renforcera la gestion des autorisations et les autres exigences de politiques est disponible actuellement. Les personnes chargées de concevoir les DSE et les systèmes de DSE doivent donc se renseigner sur les politiques.

Malgré le fait que de nombreux outils contribuent à protéger les renseignements personnels, les auteurs concluent que cette contribution se limite habituellement à un objectif très restreint qui, dans bien des cas, crée un conflit de gouvernance au sein des DSE. Aucun outil ne fournit aux administrateurs de la protection des renseignements personnels le soutien dont ils ont besoin pour vérifier que l'application utilisée par un organisme respecte ces principes.

En partant des principes de protection de la vie privée, les auteurs ont établi un certain nombre d'exigences qui devront être ajoutées aux spécifications commerciales conventionnelles des applications. Le tableau de la section 3 présente un bon nombre de ces exigences. Seules les applications qui tiennent compte de la protection des renseignements personnels, au moment de leur conception, peuvent satisfaire tous les besoins de cette protection. Les six catégories de technologies de protection des renseignements personnels de la section 2 sont reprises ci-dessous selon l'évaluation faite par les auteurs de leur capacité à accepter les exigences de protection de la confidentialité.

4.2. TAC inappropriées

Certaines TAC ne conviennent pas aux DSE. Nous recommandons de ne pas utiliser ces outils dans le contexte actuel de la santé.

Services d'anonymat (anonymizers)

Les services d'anonymat, par leur conception, ne permettent pas l'attribution d'activités comme la saisie ou l'extraction de données. Les DSE se conformant aux politiques exigerait qu'à tout le moins quelques actions soient attribuées à une personne ou à un organisme, mais il est impossible d'assurer la responsabilité. En outre, les services d'anonymat n'offrent aucune autre protection pour garantir la disponibilité, la confidentialité et l'intégrité des enregistrements, des transactions et des autres aspects des DSE. Bien que des garanties puissent être ajoutées, l'incapacité d'assurer la responsabilité est suffisamment sérieuse pour évaluer que cette technologie n'a aucun potentiel d'utilisation dans les DSE, ni maintenant ni plus tard.

Protocole de protection des données personnelles (P3P)

Bien que le P3P facilite la tâche des organismes dans l'élaboration de pratiques et de politiques conformes à la protection de la confidentialité, il n'offre aucune assurance aux utilisateurs de DSE et aux patients relativement à la conformité. Comme c'est le cas pour les services d'anonymat, le P3P ne protège pas l'information au moyen de contrôles de l'accès, du chiffrement et d'autres garanties de sécurité normalisées. Ces dispositifs pourraient être ajoutés, mais l'application des politiques demeure incertaine. Cette incertitude constitue une sérieuse limitation à l'ouverture véritable et à la responsabilité et elle limite l'utilisation, la divulgation et la conservation. Cela signifie que le P3P offre peu, sinon rien, aux DSE.

Infomédiaires et systèmes de gestion de l'identité

La gestion de l'identité associée aux infomédiaires ne permet pas à un système de DSE fondé sur cette technologie de choisir implicitement la responsabilité. En outre, les systèmes basés sur le P3P, la majorité, ne seront pas en mesure d'assurer la conformité. Les infomédiaires et les systèmes de gestion de l'identité ont une possibilité d'utilisation limitée dans les DSE, selon leur conception, et pourraient servir à gérer de multiples identités lorsque celles-ci sont permises.

4.3. TAC appropriées

Certaines TAC possèdent des dispositifs utiles qui pourraient être incorporés à une autre technologie dans le cadre des DSE.

Cartes intelligentes et cartes d'ordinateur personnel

Ces technologies sont capables de renforcer le contrôle de l'accès par une identification et une authentification sûres et elles pourraient servir à faciliter la gestion des autorisation. Cette technologie, dont l'utilisation est analogue aux cartes de crédit et de débit, devrait être examinée pour le potentiel qu'elle représente, étant donné sa grande acceptation par des utilisateurs moins bien informés.

Biométrie

Cette technologie, lorsqu'elle est associée aux cartes intelligentes, pourrait améliorer les contrôles de l'accès et la gestion des autorisations. La mise en mémoire de l'information biométrique devra être faite avec le plus grand soin. L'enregistrement à grande échelle des personnes pose un sérieux défi. Cette technologie pourrait s'avérer efficace si les DSE doivent permettre au patient un certain accès à ses renseignements personnels. À l'heure actuelle, certaines formes de biométrie sont moins acceptables que d'autres.

4.4. TAC prometteuses

Deux types de technologie méritent qu'on s'y attarde plus en détail : les systèmes de gestion de la confiance et les infrastructures à clé publique.

Systèmes de gestion de la confiance

Les systèmes de gestion de la confiance offrent un certain nombre de dispositifs intéressants, notamment la gestion des autorisations et l'application de la politique de conformité. Cette technologie permet également la création d'un système de DSE conçu pour répondre aux exigences particulières du secteur de la santé grâce à l'utilisation d'un langage indépendant de l'application et à des interfaces simples. L'association des politiques et des justificatifs d'identité permet la responsabilité, le contrôle de l'accès et la gestion des autorisations. L'un des aspects les plus intéressants de la gestion de la confiance est que la sécurité des TI et la conformité aux politiques de protection de la confidentialité sont indépendantes de l'application, contrairement à l'ICP (voir ci-dessous). Cette technologie devrait être examinée plus avant afin de bien déterminer son potentiel d'utilisation pour les DSE et de déterminer ses faiblesses éventuelles.

Infrastructures à clé publique (ICP)

Les infrastructures à clé publique sont essentiellement un outil permettant de valider l'identité des personnes qui souhaitent accéder à des ressources spécifiques : dossiers, courriers électroniques, autorisations, etc. Une identité valide permet alors à l'application de vérifier la responsabilité des actions prises au cours d'une collecte et d'un traitement de renseignements personnels. Cette technologie offre l'avantage d'être plutôt bien comprise et elle est en cours d'application dans de nombreuses sphères d'activité, y compris au gouvernement fédéral et dans plusieurs provinces. La conservation des renseignements personnels dans un répertoire de l'ICP constitue en soi une question de protection de la confidentialité, étant donné que le répertoire s'enrichit continuellement de nouvelles données au sujet des certificats et de leur détenteur.

Une attention particulière doit être accordée à la gestion des politiques et à la gouvernance des ICP qui dépendent des abonnés pour préserver la confidentialité de leurs clés privées. Certains nouveaux outils sont plus sévères pour l'enregistrement et la délivrance de certificats. Le nombre d'applications qui acceptent l'ICP augmente, mais les applications devront probablement être codées pour accepter le chiffrement, les signatures numériques, la gestion des autorisations et d'autres outils. Cette technologie mérite d'être examinée plus attentivement afin de déterminer son potentiel d'utilisation pour les DSE ainsi que la possibilité de neutraliser ou de réformer certains de ses dispositifs de protection de la confidentialité non conviviaux.

Solution combinée

L'association technologique la plus prometteuse pour les DSE semble être celle de la gestion de la confiance et de l'ICP, améliorée avec l'utilisation éventuelle des cartes intelligentes et de la biométrie. L'ICP peut offrir plusieurs des garanties requises, telles qu'un chiffrement sûr pour la confidentialité et les signatures numériques. La conception d'une gestion de la confiance peut permettre la diffusion des certificats, utilisés par les composantes du contrôle de l'accès, afin de renforcer les pratiques appuyant la protection de la confidentialité. Certains outils internes de gestion ayant été intégrés à ces types de système peuvent réellement fournir de l'information sur les pratiques de protection de la confidentialité faisant partie intégrante de l'application.

4.5. Recommandations

Des recommandations détaillées ne peuvent pas vraiment être avancées à ce point de l'évaluation des technologies de protection des renseignements personnels. En général, les recommandations suivantes consistent à retenir les technologies qui laissent présager qu'elles répondront aux exigences de protection de la confidentialité en appui aux politiques adéquates et à écarter les technologies qui donnent moins d'assurance à ce sujet.

Première recommandation : Le BSI devrait examiner de manière approfondie les systèmes de gestion de la confiance et l'infrastructure à clé publique.
Deuxième recommandation : Le BSI devrait considérer l'utilisation des cartes intelligentes et, éventuellement, de la biométrie pour améliorer la protection des renseignements personnels lorsque des limitations strictes de l'accès et d'autres actions sont requises.
Troisième recommandation : Lorsque de multiples identités sont permises, le BSI devrait considérer la possibilité d'utiliser des infomédiaires.
Quatrième recommandation : Les activités mentionnées ci-dessus devraient se faire parallèlement à l'élaboration du concept de DSE de manière à ce que la technologie et les exigences soient créées ensemble.

1 La plupart des organismes envisagent de restreindre l'accès au patient, lorsque l'avis d'un dispensateur de soins est nécessaire pour obtenir des renseignements précis.

2 L'OCDE a adopté huit principes en matière de protection de la vie privée. L'Association canadienne de normalisation et la législation canadienne (la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques ) en ont dix. Les législations du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie et de Hong Kong sont semblables. Il n'y a pas de législation nationale en matière de protection de la vie privée aux États-Unis. La loi américaine Health Insurance Portability and Accountability Act considère la protection de la vie privée comme l'un des rôles de la confidentialité.The OECD adopted eight privacy principles. The Canadian Standards Association and Canadian legislation (the Personal Information Protection and Electronic Documents Act) identify ten. The U.K., the EU, New Zealand, Australian and Hong Kong legislation are similar. There is no national privacy legislation in the U.S.A. The American Health Insurance Portability and Accountability Act addresses privacy more as a function of confidentiality.

3 Utilisé par l'industrie pétrochimique pour satisfaire aux directives environnementales : détermine les dangers potentiels de chaque composante d'une procédure et détermine la façon de traiter chaque danger.

4 Les technologies de protection des renseignements personnels sont habituellement désignées comme des technologies d'amélioration de la confidentialité (TAC); les auteurs reprennent cette expression d'usage courant dans les brochures des fournisseurs et les sites Web.

5 Un mandant peut être une entité physique, une procédure dans un système d'exploitation, une clé publique ou toute autre abstraction appropriée.

6 Pour plus d'information, consultez le site http://www.cis.upenn.edu/~keynote/Papers/rfc2704.txt

7 L'authentification peut comporter un, deux ou trois éléments : une information connue d'une personne, un objet ou une caractéristique qu'elle possède. La biométrie s'intéresse à la caractéristique que possède une personne, par exemple, l'empreinte digitale, vocale ou rétinienne. Le modèle biométrique normalisé compare une caractéristique physiologique ou comportementale d'une personne à l'enregistrement fait de cette même caractéristique. Une technologie biométrique plus poussée utilise une représentation mathématique d'une caractéristique physique, telle que la rétine, qu'elle compare à la prise d'un échantillon numérique du justificatif d'identité biométrique, la rétine. Les requêtes répétées sont pratiquement impossibles, puisqu'un échantillonnage numérique identique ne devrait pas se produire deux fois de suite; un système peut être programmé pour rejeter la deuxième ou la troisième lecture identique consécutive.

8 Pour chaque TAC applicable, le tableau indique le dispositif pertinent, que ce soit grâce à la conception ou à une autre méthode, telles que les politiques, la vérification, l'utilisation d'une autre infrastructure, ou à la méthode qui répond à l'exigence. Veuillez prendre note que lorsque des méthodes autres que la conception satisfont pleinement ou partiellement à une exigence, le tableau peut sembler contredire les informations des tableaux de la section 2 où seule la conception était généralement considérée.

Annexe A : Bibliographie

Généralités

Les sites Web suivants contiennent des renseignements généraux sur le respect de la vie privée ainsi que des liens à d'autres sites sur lesquels vous trouverez de plus amples renseignements. Il s'agit surtout de sites américains qui ont été créés pour assurer la protection de la vie privée.

http://www.infosyssec.com/infosyssec/anon1.htm
http://www.epic.org/
http://www.privacyinternational.org/
http://www.privacyrights.org/

Le site canadien http://www.acjnet.org/francais/index.cfm vous donne accès surtout aux lois canadiennes.
Site Web d'Industrie Canada sur le commerce électronique : http://e-com.ic.gc.ca/francais/index.html.

Site de l'OCDE : http://www.oecd.org/dsti/sti/it/secur/

Technologie de préservation de l'anonymat

Consultez la FAQ : www.w3.org/Security/Faq/wwwsf7.html.

Voici un bon site général : www.anonymizer.com.

Le site de Roger Clarke (www.anu.edu.au/people/Roger.Clarke/DV/PEPST.html) contient des articles intéressants sur les technologies visant à améliorer le respect de la vie privée et les technologies axées sur le respect de la vie privée. Il contient aussi des renvois à d'autres articles pertinents.

Sur le site du Information Technology Industry Council (ITIC), http://www.itic.org, vous trouverez une liste des membres de ce groupe ainsi qu'un bon article sur la technologie de préservation de l'anonymat. L'article est reproduit à l'annexe B.

http://www.wired.com/wired/archive/4.05/anonymizing_pr.html
http://www.cs.du.edu/~dm/login.html
http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2682476,00.html
http://www.usenix.com/publications/login/1998-5/martin.html
http://www.research.att.com/~lorrie/pubs/networker-privacy.html
http://www.webveil.com/
http://www.wired.com/wired/archive/4.05/anonymizing.html
http://www.hicss.org/HICSS_35/hcmini.htm
http://www.securityoutpost.com/
http://www.ihtml.com/tech/internet.htm
http://mixtersecurity.tripod.com/protecting.html
http://www.sciam.com/2000/1000issue/1000techbus2.html
http://www.ntk.net/
http://www.witsa.org/news/00aug.htm
http://www-swiss.ai.mit.edu/~bianca/swiss_html/users/pmitros/privacy-proto.html
http://anon.efga.org/WebProxies
http://grc.com/downloaders.htm
http://www.lucent.com/press/0697/970610.bla.html
http://www.softouch.on.ca/rc/cookies.htm
http://www.blj8.com/Privacy/index.html
http://www.it.kth.se/~aep
http://www.eros-os.org/~majordomo/e-lang/0363.html
http://www5.zdnet.com/pcmag/stories/opinions/

Plate-forme de préférences relatives à la protection de la vie privée

Le site officiel du P3P contient l'information la plus complète : http://www.w3.org/P3P/.

http://www.cpsr.org/program/privacy/p3p-faq.html
http://www.kcoyle.net/p3p.html
http://www.w3c.org/P3P
http://www.epic.org/reports/prettypoorprivacy.html
http://www.cdt.org/privacy/pet/p3pprivacy.shtml
http://www.research.att.com/projects/p3p/
http://p3ptestbed-1.w3.org/
http://www.wired.com/news/news/story/13242.html
http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2598004,00.html
http://cobra.law.miami.edu/~jb0437/paper.html
http://www.wired.com/news/news/story/12425.html
http://www.wired.com/news/news/technology/story/13242.html
http://www.builder.com/Authoring/P3P/?tag=st.bl.3884.dir1.7584
http://www.uni-siegen.de/security/datenschutz/p3p.html
http://www.anu.edu.au/people/Roger.Clarke/DV/P3POview.html
http://www.itrain.org/itinfo/2000/it000711a.html
http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2591856,00.html
http://www.w3.org/P3P/nutshell.html

Infomédiaires et systèmes de gestion de l'identité

L'article d'une page « Infomediaries and Negotiated Pprivacy Techniques », rédigé par le Dr Alexander Dix, commissaire à la protection des données et à l'accès aux renseignements de l'État de Brandebourg, en Allemagne, fait un survol des infomédiaires et des questions relatives au respect de la vie privée et à la plate-forme de préférences relatives à la protection de la vie privée. Cet article contient aussi des liens à d'autres sites pertinents. Il se trouve à l'adresse www.cfp2000.org/papers/dix.pdf et est reproduit à l'annexe D.

http://www.consciousbuyer.com/
http://www.epsltd.com/Infomediariesmain.htm
http://www.wired.com/news/news/story/18678.html
http://www.eff.org/bayff/20010319_bayff_announce.html
http://sunsite.icm.edu.pl/sunworldonline/swol-07-1999/swol-07-bookshelf.html
http://www.wired.com/news/news/story/18217.html
http://www.thestandard.net/article/display/0,1151,17328,00.html
http://simap.eu.int/EN/pub/docs/ernst/tsld022.htm
http://www.e-commercebc.net/ic_cap_1k.html
http://www.mikealix.com/tb000913.htm
http://www.canada-ecommerce.com/ic_cap_1k.html
http://www.cyberspaceattorney.com/ezine/privacy.htm
http://www.politechbot.com/p-01079.html
http://www.gladwell.com/1999_10_04_a_sleeper.htm
http://www.cfp2000.org/news/student_reports/infomed-muller.html
http://www.junkbusters.com/ht/en/cfp.html
http://simap.eu.int/EN/pub/docs/ernst/sld022.htm

Systèmes de gestion fondée sur la confiance

L'article de M. Blaze et autres, « The KeyNote Trust-Management System Version 2 », septembre 1999, décrit en détail ce système de gestion fondée sur la confiance. Il se trouve à l'adresse crypto.com/trustmgt/kn.html.

http://www.thethirdpower.com/index.html
http://citeseer.nj.nec.com/context/313424/23045
http://www.crypto.com/trustmgt/kn.html
http://citeseer.nj.nec.com/chu-referee.html
http://www.senate.gov/~scia/hearings/730cobel.htm
http://www.cs.caltech.edu/~adam/papers/www/trust-management.html
http://www.w3.org/TR/REC-DSig-label/
http://link.springer.de/link/service/series/0558/bibs/1740/17400001.htm
http://firstmonday.dk/issues/issue3_6/khare/index.html
http://www.star-lab.com/new.html

Technologie des cartes à puce

Vous trouverez, à l'adresse smartex.com/smartcards_guide.html, une bonne explication générale de la technologie des cartes à puce. Pour en savoir davantage au sujet des cartes de réseau PC, veuillez lire l'article de Bill Lempesis, « The Future of Smart Card Technology », mars 1997, à l'adresse http://www.smartcardcentral.com.

http://www.scia.org
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http://www.magcard.com
http://www.sfgate.com/
http://www.macgray.com/
http://www.smartdev.demon.co.uk
http://www.cs.franklin.edu/Faculty/Giuliani/mba682/~mwalter
http://smartcard.a-card.com/index.html
http://www.labcal.com/smartsign.php3
http://www.smartcardclub.co.uk/

Biométrique

Tomko, George, Ph.D., « Biometrics as a Privacy-Enhancing Technology: Friend or Foe of Privacy? », Privacy Laws & Business, 9th Privacy Commissioners' Data Protection Authorities Workshop, 15 septembre 1998, http://www.aliconferences.com/conferences/biometrics.htm

Une liste de développeurs et d'intégrateurs de produits biométriques se trouve sur le site biodigest.com.
Vous pouvez aussi consulter le site sur la biométrique du gouvernement américain.

The Biometric Consortium
www.biometrics.org
Créé par un groupe de fonctionnaires américains s'intéressant à la recherche sur la biométrique, ce site présente les technologies biométriques, leurs utilisations et les normes qui s'y appliquent.

Chiffrement biométrique
www.emory.edu/BUSINESS/et/biometric/
Discussions savantes sur les procédés de chiffrement biométrique, leurs usages et leurs applications

Glossaire de la biométrique 1998 (en anglais seulement)
www.afb.org.uk/glossuk1.html
Liste exhaustive de termes courants en biométrique

The Biometric Digest
webusers.anet-stl.com/~wrogers/biometrics/
Cette publication mensuelle présente les faits nouveaux dans le domaine de la biométrique. Elle contient une excellente page d'hyperliens à de nombreux vendeurs de produits biométriques.

The International Biometric Society
www.tibs.org
Cette société universitaire se consacre à l'étude des aspects mathématiques et statistiques de la biologie.

The BioAPI Consortium
www.bioapi.org
Ce groupe a été créé pour développer une interface de programmation standard pour l'application de la biométrique. Il discute de moyens d'accroître la présence de produits biométriques sur le marché.

Projet d'imagerie biométrique du Connecticut
www.dss.state.ct.us/digital.htm
Le département des services sociaux du Connecticut est en train d'intégrer la biométrique à ses procédés de prestation de services. Il pourrait constituer un modèle pour de futures applications à grande échelle.

http://biometrics.netfirms.com
http://biometrics.cse.msu.edu
http://www.precisebiometrics.com/
http://www.biom.cornell.edu/
http://homepage.ntlworld.com/avanti/
http://stat.tamu.edu/Biometrics/
http://www.zdnet.com/complife/buz/9803/biometricid-6.html
http://www.infosyssec.net/infosyssec/biomet1.htm
http://www.afb.org.uk/
http://www.biometrics.co.za/
http://www.DataCaptureBiz.com/index.asp?page=SRhome.asp&OldDate=2/01/2001
http://www.banking.com/aba/cover_0197.htm
http://www.biometrics-scan.com/
http://www.iosoftware.com/about/employment.htm
http://mason.gmu.edu/~kwong/cs103/index.htm
http://www3.goto.com/d/sr/
http://www.digitalbiometrics.com/
http://www.appliedbiometrics.net/
http://www.biometricgroup.com/a_bio1/technology/research_a_technology.htm
http://www.livegrip.com/
http://www.egroups.com/group/biometrics/
http://www.biometricpartners.com/
http://www.iris-scan.com/
http://www.tibs.org/
http://www.biometricgroup.com/

Infrastructure à clé publique (ICP)

Pour obtenir des renseignements sur l'infrastructure à clé publique du gouvernement du Canada, consultez le site Web sur l'ICP du Secrétariat du Conseil du Trésor, à l'adresse http://www.cio-dpi.gc.ca/pki-icp/index_f.asp. Vous y trouverez des foires aux questions, un aperçu de l'ICP, des politiques et des lignes directrices relatives à l'ICP et des renseignements sur la cocertification. Dans l'administration fédérale, ce site fait autorité. L'annexe H présente des exemples d'infrastructures à clé publique. Vous pouvez également consulter la page Web sur l'ICP, www.pki-page.org, et la page de l'IETF, www.ietf.org, qui vous renseignera sur les normes internationales en matière d'ICP.

http://www.ietf.org/html.charters/pkix-charter.html
http://verisign.netscape.com/security/pki/
http://www.itsi.disa.mil/pki/
http://oscar.dstc.qut.edu.au
http://www.cert.dfn.de/eng/team/ske/pem-dok.html
http://www.certicom.com
http://www.cse.dnd.ca/cse/english/gov.html
http://www.phaos.com
http://www.pki-page.org
http://www.counterpane.com/pki-risks.html
http://www.shym.com
http://www.rsasecurity.com/rsalabs/pkcs/index.html
http://www.authentic8.com
http://www.infosyssec.com/infosyssec/secpki1.htm
http://www.certco.com
http://www.usertrust.com
http://www.pkilaw.com
http://www.dstc.qut.edu.au/MSU/projects/pki
http://www.dvnet.com
http://www.infoseceng.com/corppki.htm
http://www.unicert.com/library/index.html
http://www.baltimore.co.uk
http://www.entrust.com