Santé Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Système de soins de santé

Atelier sur invitation sur les priorités de recherche d'un réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments - Rapport sommaire

Préparé par The Alder Group
Pour Santé Canada
23 juin 2006

Si vous avez besoin d'aide pour accéder aux formats de rechange, tels que Portable Document Format (PDF), Microsoft Word et PowerPoint (PPT), visitez la section d'aide sur les formats de rechange.

Table des matières

1. Mot de bienvenue, objet de la réunion et contexte

1.1 Objectif de la réunion

Le soir du 17 mai 2006 et toute la journée du 18, un groupe d'environ 30 personnes se sont réunies à Ottawa, en Ontario, pour déterminer les recherches prioritaires (sur des médicaments et/ou des catégories de médicaments en particulier) qu'un réseau proposé de centres d'excellence en recherche pharmaceutique pourrait entreprendre à court terme, c'est-à-dire dans ses premières années d'activité.

L'atelier s'inscrivait dans le volet Innocuité et efficacité de la Stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques et était dirigé conjointement par le Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, les Instituts de recherche en santé du Canada et les membres de la Canadian Drug Policy Development Coalition.

Les participants à l'atelier représentaient un éventail de points de vue, dont ceux des chercheurs, des directeurs de régimes publics d'assurance-médicaments, des fournisseurs de soins de santé, des patients, des membres de l'industrie pharmaceutique, des organismes de réglementation et des responsables des politiques.

Avant l'atelier, on avait demandé l'avis de plus de 100 intervenants sur des questions de recherche auxquelles le réseau pourrait s'intéresser. Lors de l'atelier, les participants ont été chargés de réduire cette liste à cinq ou six priorités potentielles - ou « priorités à court terme » - qui pourraient non seulement fournir de précieuses données actuellement manquantes sur le rendement des médicaments dans le monde réel, mais aussi démontrer l'importance du réseau proposé, même à ses débuts, pour la gestion globale des produits pharmaceutiques.

1.2 Observations préliminaires

Dr Mark Bisby, président, Portefeuille de la recherche, Instituts de recherche en santé du Canada (IRSH)

Le Dr Bisby a ouvert la réunion. Il a souligné la présence du Dr Morris Barer, directeur scientifique de l'Institut des services et des politiques de la santé, qui a promu avec vigueur cette initiative. Il a également félicité le Dr Noralou Roos du Centre d'élaboration et d'évaluation de la politique des soins de santé du Manitoba, un des coorganisateurs de l'événement. Voici un aperçu sommaire de ses remarques.

Les IRSC ont été fondés il y a près de six ans et chargés d'« exceller, selon les normes internationales reconnues d'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada ». Le Dr Bisby a insisté sur la dernière partie de ce mandat : un vif désir de développer de nouvelles connaissances et de les appliquer pratiquement en vue d'améliorer la santé des Canadiens et de renforcer le système de santé.

Le Comité de planification et des priorités de recherche (CPPR) des IRSC a décidé d'offrir leur appui sur l'initiative d'innocuité et d'efficacité des médicaments dans le monde réel (IEMMR) en février 2006.

« Cette initiative marque un nouveau rôle important en ce qui concerne l'application des connaissances des IRSC. Les IRSC, en collaboration avec d'autres partenaires, favoriseront la mise en place d'une infrastructure de recherche, d'une aide pour la formation et l'avancement et d'un processus d'agrément nécessaires pour soutenir un réseau de recherche de calibre mondial dans le domaine de la pharmacovigilance. Les sujets de recherche seront dictés par les priorités établies par les processus fédéraux et provinciaux d'élaboration des politiques pharmaceutiques, les résultats obtenus étant intégrés directement dans l'établissement des priorités pour un nouveau réseau de centres de recherche en santé qui effectuent des recherches après la commercialisation des produits. Les résultats de ces recherches seront mis rapidement à la disposition des médecins, des patients et de la population [...]

Nous avons l'occasion d'exploiter une des principales forces du Canada dans le domaine de la recherche, à savoir des données administratives/cliniques basées sur une population, afin de développer une capacité de surveillance après vente et de recherche concertées qui profitera à tous les Canadiens. »

- Note d'information des IRSC sur l'Innocuité et l'efficacité des médicaments dans le monde réel (IEMMR)

L'initiative doit être le fruit d'une collaboration à l'échelle nationale, et les IRSC travaillent de concert avec le Groupe de travail sur l'innocuité et l'efficacité de la Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques (SNPP). Les IRSC collaborent également avec la Canadian Drug Policy Development Coalition. Des chercheurs représentant ces groupes et d'autres jouent un rôle essentiel dans l'élaboration de la vision et des priorités de recherche pour un réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments. Au nombre des autres participants clés à cet atelier figurent des représentants de l'industrie, du système de santé et des citoyens et des patients intéressés.

On a fait état de l'intérêt et de l'engagement manifestés par les IRSC à l'égard de cette initiative; l'élaboration d'un plan d'activités sera suivie de près. Les IRSC ont hâte de pouvoir continuer de contribuer au travail utile qu'il reste à faire - manifestation tangible de son intérêt à voir des recherches de qualité venir appuyer un système de santé à la mesure de nos moyens, tout en favorisant la mise au point d'approches thérapeutiques novatrices et l'amélioration de la santé des Canadiens.

Mme Susan Paetkau, directrice, Direction des programmes de médicaments, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario; et coresponsable, Innocuité et efficacité, Stratégie nationale sur les produits thérapeutiques

Mme Paetkau a remercié les personnes présentes de leur participation à l'atelier et a formulé quelques commentaires au nom des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux qui contribuent à la Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques (SNPP). Elle a remercié en particulier les cliniciens présents qui ont dû s'absenter de leur travail de même que les patients qui oeuvrent à l'amélioration des soins dispensés aux autres et qui partagent le fruit de leur expérience directe et de leurs réflexions. Voici un aperçu sommaire de ses remarques.

L'initiative IEMMR mise en oeuvre dans le cadre de la SNPP répond directement au besoin de disposer de données plus probantes sur les avantages et les risques des produits pharmaceutiques qui sont utilisés chaque jour dans le monde réel. En septembre 2005, un vaste groupe d'intervenants s'est réuni tout simplement parce qu'il jugeait le temps venu de mettre sur pied un réseau de centres d'excellence, qui canaliserait les forces des chercheurs scientifiques canadiens dans ce domaine. Bien que le réseau soit considéré comme un « produit livrable à court terme » ou un « fruit mûr », c'est en fait une tâche complexe qui, pour être couronnée de succès, ne requiert pas uniquement de bonnes recherches. Plusieurs leçons importantes ont été tirées de la réunion de septembre :

  • Selon les intervenants, un certain nombre d'éléments clés étaient nécessaires pour qu'un réseau soit efficace, entre autres l'intégration des besoins des patients et des dispensateurs dans l'établissement des priorités et l'inclusion d'un moyen solide de conversion des nouvelles connaissances en une application utile.
  • Comme l'indique l'industrie, l'innovation, le développement et la commercialisation des produits pharmaceutiques se font dans un contexte mondial et le Canada a la possibilité de jouer un rôle de chef de file dans ce domaine mais devrait se conformer aux pratiques internationales.
  • Selon les gouvernements, il importe de diriger les activités du réseau en vue de bâtir le corpus de données nécessaires pour prendre les décisions publiques les plus ardues : celles concernant l'homologation des produits pharmaceutiques et le remboursement des médicaments.

Le Groupe de travail FPT sur l'innocuité et l'efficacité collabore avec les IRSC et les membres de la Canadian Drug Policy Development Coalition à l'élaboration d'un plan d'activités qui présentera différentes options pour :

  • Un réseau de centres d'excellence en recherche pharmaceutique dans tout le Canada qui tenterait de combler les lacunes en matière d'information de façon coordonnée et synergique.
  • Un organe national de surveillance qui s'occuperait de la planification, de l'établissement des priorités, de la coordination et du budget pour trouver des réponses aux questions d'innocuité et d'efficacité dans le monde réel.

Les résultats de l'atelier serviront à élaborer le plan d'activités, qui sera présenté à un auditoire plus large à l'automne 2006. Les premiers projets de recherche identifiés durant l'atelier seront inclus dans le plan d'activités et communiqués aux sous-ministres.

2. Exposés

2.1 Travail effectué à ce jour, examen de la liste des projets possibles, Dre Jan Hux, scientifique chevronnée, Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES)

Voici un résumé de l'exposé de la Dre Hux, « D'où on vient et où on s'en va ».

Cet atelier et l'initiative IEMMR s'appuient sur le cadre de collaboration de la SNPP. Essentiellement, l'IEMMR vise à promouvoir l'utilisation sûre et efficace des médicaments dans le monde réel. À cette fin, une équipe de recherche a été constituée pour préciser dans un court délai cinq ou six projets de recherche prioritaires sur des médicaments ou des classes de médicaments. L'équipe de recherche est formée de Bruce Carleton, Jean Gray, Steve Morgan et Jan Hux.

Après avoir sollicité l'opinion de plus de 100 personnes concernant les priorités pour les projets initiaux, l'équipe a reçu des suggestions de patients, de dispensateurs de soins, de chercheurs, de l'industrie, d'organismes de réglementation, d'administrateurs de régimes d'assurance-médicaments et de responsables de l'élaboration de politiques. Des douzaines d'idées ont été proposées sur des médicaments particuliers, des catégories de maladies et des méthodes de recherche; plusieurs se chevauchaient et on a abouti à une liste colligée de 21 médicaments et classes de médicaments, en plus d'autres sujets. L'équipe de recherche a déterminé les caractéristiques souhaitées (critères d'inclusion et d'exclusion non rigides) pour guider la sélection de cinq ou six projets admissibles. Ces caractéristiques devraient être utilisées dans le choix des premières initiatives du réseau, elles ne devraient pas être utilisées à long terme et ont uniquement été proposées pour ce processus. À la suite de l'atelier, l'équipe de recherche élaborera des propositions de recherche pour les cinq ou six projets de recherche prioritaires, précisant l'importance du projet, l'approche méthodologique proposée, les produits à livrer et les répercussions sur le plan des politiques et de la pratique. Ces propositions ne seront pas présentées sous une forme pouvant être soumise à un organisme subventionnaire officiel; elles serviront plutôt à illustrer la façon dont le travail effectué par un réseau peut éclairer les décisions en matière de politiques et de pratiques.

Voici des méthodes de recherche qui peuvent être applicables pour les projets de recherche prioritaires :

Essai contrôlé randomisé (ECR) : C'est la question posée qui détermine s'il s'agit de la méthode de recherche idéale. Des ECR sont exigés pour l'homologation et sont habituellement financés par l'industrie, et ils donnent une mesure rigoureuse de l'efficacité, c.-à-d. la façon dont le médicament ou la classe de médicaments fonctionne dans la tour d'ivoire d'un essai clinique contrôlé (par opposition au degré d'efficacité d'un médicament dans une situation réelle). Des événements indésirables courants peuvent être détectés dans les ECR mais les événements indésirables rares passent souvent inaperçus. L'absence d'agents actifs de comparaison constitue une autre lacune des ECR (lorsque l'agent actif est comparé uniquement à un placebo).

Essais d'efficacité dans le monde réel : Essentiellement, il s'agit d'essais d'efficacité de grande envergure portant sur des échantillons de grande taille, où le traitement est appliqué de façon encore randomisée mais dans un cadre qui ressemble à la pratique clinique réelle avec tous les facteurs de confusion possibles. Il y a également un agent actif de comparaison dans les essais en situation réelle.

Études d'observation : Dans les études d'observation, le traitement n'est pas attribué de façon aléatoire; c'est une « situation connue ». Ainsi, les patients peuvent présenter des différences sur le plan de leurs antécédents, de l'utilisation de médicaments additionnels et d'autres facteurs influant sur les résultats cliniques. Toutefois, les chercheurs peuvent suivre l'observance du traitement médicamenteux par les patients et les événements indésirables (y compris les événements indésirables rares). Le principal défi dans les études d'observation tient au fait que les patients présentent des différences qui ne peuvent être mesurées. Il est difficile d'identifier les causes dans les études d'observation.

Citons comme exemples d'études d'observation l'utilisation de données administratives qui permet d'effectuer des analyses en population et qui illustre l'effet d'un médicament dans la population en général plutôt qu'uniquement dans un milieu clinique motivé. L'utilisation de données administratives peut être relativement peu coûteuse et le travail peut être entrepris rapidement. Un éventail de questions touchant l'usage de médicaments peuvent être évaluées à l'aide de données administratives (p. ex. utilisation, traitements concomitants, observance, événements indésirables - tant courants que rares). La possibilité de coupler les données administratives avec d'autres bases de données afin de mieux comprendre les effets sur la santé constitue un atout certain.

La collecte de données primaires consiste à examiner les patients ou à utiliser leurs dossiers pour recueillir des renseignements cliniques détaillés. Bien que cette méthode exige beaucoup de ressources, les coûts de départ peuvent être compensés à long terme par l'établissement de liens entre les activités de suivi et les données administratives, passives. On peut poser un plus grand nombre de questions détaillées si l'on recueille des données primaires, ce qui dépasse également de loin la capacité d'un essai contrôlé randomisé.

Liste des projets admissibles proposés par les intervenants

Remarque : Voici la liste finale des projets admissibles dont les participants se sont servis dans les discussions en petits groupes pour choisir les dix grandes priorités initiales. La liste originale présentée par la Dre Hux incluait également « l'élaboration de méthodes de recherche », élément qui a été par la suite retiré. Les deux derniers éléments de la liste : « interaction médicament-médicament » et « vaccins » ont été ajoutés à la liste par les participants durant les discussions qui ont suivi l'exposé de la Dre Hux. Parmi les autres éléments qui ont été examinés mais non inclus dans la liste finale figurent la « qualité de vie » et les « critères de substitution ». La Dre Hux a indiqué que des données ontariennes ont été utilisées pour certains des exemples dans son exposé. La liste des projets admissibles est présentée dans un ordre aléatoire, les numéros sont indiqués par souci de commodité et ne sont pas une indication du rang occupé.

1. Antidépresseurs des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS)

  • Questions d'innocuité à long terme et questions liées à leur usage plus étendu (pour 16 autres indications en plus de la dépression).
  • Ils sont plus largement utilisés que leurs prédécesseurs, ce qui soulève des questions concernant leur efficacité dans le contexte actuel d'utilisation. Les ISRS plus récents occupent 80 % du marché.
  • Risque marqué de suicide chez les adolescents qui prennent des ISRS.
  • Les principales questions sont liées à l'innocuité et à l'efficacité.

2. Antibiotiques

  • Surutilisation importante des antibiotiques (en particulier ceux à large spectre) et impact subséquent sur l'émergence de bactéries résistantes.
  • Utilité de suivre les profils d'utilisation pour déterminer si le traitement par diminution progressive en faveur d'antibiotiques à spectre étroit est mis en oeuvre.
  • Possibilité d'inclure ou d'exclure les traitements dans les hôpitaux.
  • Les principales questions touchent la surutilisation et la diminution progressive des soins.

3. Antinéoplasiques

  • On s'inquiète de l'efficacité et de l'impact possible de ces médicaments sur la mortalité; l'innocuité et la tolérance des effets secondaires sont moins préoccupantes.
  • Ces médicaments ont des effets bénéfiques utiles, mais il y a également des problèmes liés à l'observance et à l'innocuité.
  • À cause du nombre de médicaments, il peut être préférable de limiter le nombre de médicaments étudiés.
  • Il y a des questions liées à la qualité de la vie et à la durée de vie.
  • Deux éventails de questions à examiner : les maladies au stade terminal et les maladies chroniques.
  • On se demande si l'on préfère mettre l'accent sur les traitements contre les métastases ou sur les traitements adjuvants.

4. Agents antiplaquettaires

  • Certaines données indiquent que ces agents peuvent être meilleurs que l'aspirine mais cela demeure peu certain en particulier pour ce qui est de la rentabilité.
  • Les principaux problèmes sont liés à la rentabilité et à l'utilisation.

5. Antipsychotiques

  • Ces médicaments sont compliqués; on dispose de peu de données, les essais sont de courte durée et ils ont été associés à des décès.
  • Les questions touchant la qualité de vie doivent être abordées.
  • Deux populations principales sont touchées : les personnes atteintes de démence avancée et celles qui font un usage prolongé tout en courant un plus grand risque de maladies cardio-vasculaires, d'obésité et de diabète.
  • Les principales questions sont l'innocuité, les profils d'utilisation et les coûts par rapport aux avantages (pour les agents atypiques).

6. Modificateurs de la réponse biologique (MRB)

  • Utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et les maladies inflammatoires de l'intestin.
  • Questions entourant l'efficacité et le maintien de l'efficacité.
  • Problèmes entourant l'innocuité car il y a un risque accru d'infections et de cancers.
  • Très coûteux et il n'est pas certain que les avantages soient proportionnés aux dépenses.
  • Questions concernant les profils d'utilisation et la prescription appropriée ou non de ces médicaments.

7. Bisphosphonates

  • Questions de coût et d'innocuité lorsqu'ils sont utilisés pendant une longue période.
  • Questions entourant les effets importants sur le plan clinique.
  • Question distincte : leur usage par les patients cancéreux.

8. Inhibiteurs de la cholinestérase

  • Utilisés pour traiter la démence
  • Les essais semblent indiquer qu'ils influent sur les échelles spécifiques à chaque maladie; mais les effets chez les patients et les familles sont moins impressionnants (p. ex. ne préviennent pas le placement en établissement).
  • Traitement très difficile à arrêter une fois commencé.
  • Principales questions : rentabilité, innocuité, résultats cliniques et profils d'utilisation.

9. Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

  • Problème concernant les profils d'utilisation et les saignements gastro-intestinaux.
  • Possibilité de tirer parti des politiques de remboursement (analyse interprovinciale).
  • Question de savoir s'ils peuvent être plus sûrs s'ils sont utilisés en même temps que des médicaments gastroprotecteurs.

10. AINS sélectifs de la Cox-2

  • Problèmes d'innocuité touchant la toxicité dans le monde réel chez des utilisateurs non sélectionnés.
  • Lacunes dans les données concernant les avantages et les risques relatifs.

11. Thiazoladinediones (TZD)

  • Hypoglycémiants oraux
  • Certain degré d'efficacité mais problèmes d'innocuité entourant l'insuffisance cardiaque congestive.
  • Problèmes de rentabilité par rapport à d'autres agents.

12. Analogues de l'insuline

  • Insulines sur mesure
  • Questions d'efficacité, en particulier dans le cas d'une hypoglycémie cliniquement importante.
  • Question de savoir si le profil plat contribue à améliorer l'innocuité de façon cliniquement significative.

13. Médicaments contre la sclérose en plaques

  • Problèmes de rentabilité (ils coûtent environ de 15 à 20 mille dollars par année).
  • Risques associés à leur utilisation.

14. Rosuvastatine (Crestor)

  • Statine associée à l'insuffisance rénale et à la fibromyalgie.
  • Problèmes persistants concernant l'innocuité et les interactions médicamenteuses.

15. Adderall-XR et atomoxétine

  • Utilisés pour traiter les troubles déficitaires de l'attention.
  • Problèmes d'innocuité, en particulier risque de mort cardiaque subite.

16. Statines

  • Généralement efficaces pour la prévention primaire.
  • Effet incertain de l'observance incomplète sur le rapport coûts-avantages (l'usage de courte durée est un investissement gaspillé).
  • Fort volume et coût élevé (p. ex. environ 10 p. 100 du budget des médicaments de l'Ontario).
  • Principales questions touchant la rentabilité et l'observance incomplète.

17. Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)

  • Questions d'innocuité due à l'augmentation du risque de colite à C. difficile, de pneumonie et d'autres infections associées aux IPP.
  • Questions liées aux profils d'utilisation et à l'adoption ou non de régimes prévoyant une diminution progressive.
  • Questions relatives aux effets cliniquement importants (p. ex. les IPP préviennent-ils les complications du reflux gastro-oesophagien et y a-t-il un impact sur les complications des ulcères?).

18. Protéine C activée

  • Produit utilisé uniquement dans les hôpitaux.
  • Questions concernant la rentabilité, le profil d'utilisation, l'efficacité et l'innocuité, en particulier chez les patients présentant une septicémie et une défaillance polyviscérale.

19. Tégasérod

  • Essais de courte durée (six, huit et 12 semaines) qui soulèvent des questions concernant la toxicité de son usage prolongé pour traiter le syndrome du côlon irritable.

20. Époétine et darbépoétine

  • Questions entourant leur efficacité pour l'indication actuelle (traitement de l'anémie chez le cancéreux).

21. Tiotropium

  • Questions entourant son efficacité comme moyen de réduire les hospitalisations (par rapport à l'agent antérieur) pour une exacerbation de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

22. Effets indésirables des médicaments (EIM)

  • Questions entourant la surveillance active des réactions indésirables à des médicaments au moyen de données administratives et du suivi des rapports de cas d'événement indésirable.

23. Prise en charge des maladies chroniques

  • Prise en charge adéquate et efficace des maladies chroniques, notamment du diabète, de l'insuffisance cardiaque congestive et de la MPOC, et sous-utilisation des médicaments.

24. Usage de médicaments pour des indications non homologuées

  • Questions liées à l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité.

25. Usage adéquat des médicaments après l'hospitalisation

  • Questions concernant l'interruption et la mise en route appropriées de traitements médicamenteux après l'hospitalisation.

26. Interaction médicament-médicament

  • Forte possibilité d'interactions médicament-médicament.

27. Vaccins

  • Réponse épidémiologique à l'usage de vaccins sur une longue période.

Discussion générale et questions

Voici un résumé des discussions et des commentaires touchant la liste finale de projets admissibles proposés par les intervenants.

  • Certaines voient les MRB comme une grande innovation; mais en réalité, tous les médicaments présentent des avantages et des inconvénients. On a laissé entendre que le risque associé aux MRB dépend également de la façon dont les soins sont dispensés.
  • Un article récent du CAMJ rédigé par des chercheurs de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) de même qu'un éditorial rédigé par Jim Wright donnent un aperçu de la direction que prendra la recherche au cours des prochaines années et mettent en lumière les outils puissants qui sont en train d'être mis au point pour la randomisation dans le monde réel.
  • On a demandé si la discussion avait trait à l'innocuité ou à la rentabilité. On a souligné que les sujets présentés ne faisaient que résumer les commentaires des intervenants. Les participants ont fait remarquer qu'il est important de s'assurer que l'argent est dépensé de façon utile et qu'il constitue un investissement adéquat des deniers publics. On a ajouté que la discussion portait sur les données probantes (c.-à-d. les questions d'innocuité et d'efficacité, les questions touchant les lacunes et les mesures prises pour combler ces lacunes). Les réponses à ces questions facilitent le traitement des patients, la prise de décisions stratégiques et de décisions concernant la rentabilité.
  • La prise d'environ 8 % des médicaments est interrompue avant la fin du traitement : dans le tiers des cas, pour des événements indésirables et dans un autre tiers, à cause de leur inefficacité. Le coût des médicaments amène à s'intéresser à ces questions mais il y a aussi les problèmes indépendants d'innocuité. Dans de nombreuses situations, il existe différents médicaments possibles; l'évaluation de la performance de ces produits est une priorité si on veut obtenir de meilleurs résultats cliniques et moins d'événements indésirables. C'est le but de cette discussion, mais la rentabilité est devenue une question importante. On a invité les participants à examiner les lacunes dans les données lors de la sélection des dix principaux projets de recherche prioritaires et à ne pas mettre trop l'accent sur le coût, soulignant que c'est un aspect important mais que la discussion sur les questions scientifiques était plus urgente.
  • On a demandé des éclaircissements : Si une amélioration de la production de données, l'examen des lacunes ou les mesures pour faciliter l'acquisition de connaissances sont des objectifs poursuivis par le réseau, quelle est la relation avec l'innocuité et l'efficacité ou l'efficacité réelle et théorique? On a souligné que c'est à propos de l'innocuité et de l'efficacité qu'il y a des lacunes dans les données. Le Canada dispose d'un système de développement et d'innovation pour les médicaments qui est surtout basé sur des essais contrôlés randomisés, mais un vide apparaît lorsque les produits sont utilisés, vu qu'il n'y a aucune surveillance active qui permet de déterminer si ceux-ci fonctionnent bien dans le monde réel. Le travail du réseau consiste à trouver de meilleurs moyens de produire des données; elles pourront ensuite être transmises aux patients et aux dispensateurs qui peuvent ne pas connaître les risques.
  • Bien qu'un bon nombre des questions identifiées aient trait aux tendances relatives à la surutilisation, les questions de sous-utilisation doivent également être examinées (p. ex. pour la prise en charge du diabète).
  • Un participant a demandé si la liste des projets admissibles englobait les questions les plus importantes. On a souligné que c'était un exercice d'établissement des priorités qui permet d'identifier cinq ou six projets de recherche prioritaires représentant un judicieux mélange de questions pour des travaux préliminaires plutôt qu'une liste exhaustive des questions.

2.2 Caractéristiques souhaitées des projets de recherche prioritaires Dr Steve Morgan, professeur adjoint, Centre for Health Services & Policy Research, Université de la Colombie-Britannique

Voici un résumé de l'exposé du Dr Morgan.

Ces caractéristiques ont été élaborées pour que les participants à l'atelier puissent identifier les projets possibles à mettre en oeuvre dans un premier temps. Ces caractéristiques de sélection ont été définies uniquement pour les besoins du présent atelier, et après consultation, on pourra établir un processus plus complet pour déterminer comment les projets seraient sélectionnés dans le cadre d'un réseau permanent sur l'innocuité et l'efficacité. L'équipe de recherche élaborera des descriptions sommaires ou des lettres d'intention pour les cinq ou six projets de recherche prioritaires sélectionnés par les participants. Les caractéristiques souhaitées aident à illustrer et à valider diverses priorités; elles assurent une certaine transparence lorsqu'on soupèse les avantages et les inconvénients; elles clarifient les thèmes généraux importants; et elles aident à évaluer la faisabilité du point de vue de la recherche.

Les caractéristiques suivantes ont été définies en collaboration avec l'équipe de recherche :

Nouveauté du produit - L'étude porte sur un nouvel agent qui est sur le marché depuis moins de cinq ans. Questions à considérer : À quel point cette classe de médicaments est-elle nouvelle et quel est l'impact sur les traitements comparatifs et les autres options thérapeutiques, ou encore sur l'innocuité et l'efficacité, au départ? Quel sera l'usage futur du médicament et le degré d'exposition?

Maladie - L'étude examine la prise en charge pharmacologique complète d'une maladie chronique existante. Questions abordées : le fardeau de la maladie, le spectre de la maladie (c.-à-d. aiguë, chronique, facteurs de risque et même peut-être le mode de vie), la gravité du pronostic, les modalités thérapeutiques, la définition de l'indication et les usages en dehors des indications homologuées.

Populations touchées - L'étude examine l'utilisation, l'innocuité et les résultats cliniques dans une population vulnérable déterminée. Il pourrait s'agir de petites populations touchées par une maladie rare ou on pourrait choisir un produit auquel un grand nombre de personnes sont exposées (p. ex. IPP ou statines). Autres considérations : race et âge (p. ex. fardeau accru, indication ou résultats) et tendances familiales (p. ex. mise au jour de tendances régionales).

Innocuité - L'étude examine les risques pour la santé associés à l'utilisation d'un médicament ou d'une classe de médicaments, évaluant notamment le niveau de risque et l'importance d'un résultat négatif (c.-à-d. événement indésirable mineur ou majeur).

Efficacité- L'étude examine les avantages pour la santé que procure un médicament ou une classe de médicament dans le « monde réel » (par opposition aux essais cliniques). Questions à examiner :

  • Y a-t-il un écart entre l'efficacité théorique et réelle? (Y a-t-il des raisons de croire qu'il existe un écart ou un écart possible?)
  • Quel est le degré d'incertitude? (Quels paramètres ne sont pas bien établis?)
  • Quels facteurs semblent influencer/compromettre l'efficacité? (L'utilisation ou l'observance constituent-t-elles un problème? Y a-t-il des sous-populations qui présentent un intérêt?) Y a-t-il des indications particulièrement intéressantes?)

Coûts et rentabilité - L'étude examine l'efficacité d'un médicament par rapport à d'autres agents utilisés pour la même indication. Les répercussions sur les coûts des profils d'utilisation peuvent également être étudiées. Un problème particulier de coût a-t-il été décelé? La question met-elle en jeu la viabilité du système? Cela représente-t-il une charge pour les personnes qui paient? Y a-t-il des questions de rentabilité comparative ou contextuelle (p. ex. indication plus large ou usage pour des indications non homologuées)?

Zone d'étude - La question peut être examinée dans plusieurs provinces canadiennes ou on peut comparer différentes provinces en examinant en particulier les problèmes régionaux, l'accessibilité, les écarts au niveau de l'accès ou des coûts selon la région; on peut également effectuer des études dans plusieurs provinces pour obtenir un modèle varié de couverture pour le Canada.

Résultats diffusés rapidement - Les résultats primaires de l'étude devraient être accessibles après un à trois ans. On a invité les participants à examiner si la question est hautement prioritaire aujourd'hui ou s'il s'agit d'un investissement à moyen terme (deux à quatre ans) ou à long terme (quatre ans ou plus).

Discussion générale et questions

Voici un résumé des discussions et des commentaires portant sur les caractéristiques souhaitées.

On a encore une fois exhorté les participants à mettre de côté les coûts et à mettre surtout l'accent sur d'autres caractéristiques; vu que les patients se préoccupent de l'efficacité, en particulier de l'efficacité des médicaments pris « en désespoir de cause ». Il serait utile de choisir au moins un projet de recherche prioritaire qui est important pour les consommateurs, un autre pour les payeurs et un autre pour les organismes de réglementation. La faisabilité de la recherche et l'accessibilité des données sont également des considérations importantes dans le choix d'un projet de recherche prioritaire.

Devrait-on accorder la préséance aux médicaments plus récents (p. ex. analogues de l'insuline) pour lesquels les données sont limitées? Quelle chance la recherche a-t-elle d'avoir un impact; celui-ci sera-t-il convaincant pour les patients et les payeurs? Dans le cas de Vioxx, il existait un très grand nombre d'études d'observation, mais les résultats n'étaient pas convaincants, puis Vioxx a été par la suite retiré du marché après un essai contrôlé randomisé.

Les questions de recherche sur les marqueurs indirects ou les biomarqueurs de la maladie sont-elles admissibles? Si certaines provinces vont de l'avant avec le remboursement conditionnel, des études pourraient être utilisées pour évaluer les processus en plus des médicaments?

Selon un participant, l'utilité de la pharmacovigilance a nettement été établie et différents exemples de projets relatifs à l'innocuité d'un médicament ont été présentés qui n'étaient pas coûteux, pouvaient être publiés dans des revues influentes et toucheraient des centaines de milliers de vies. Cela a renforcé la nécessité d'effectuer des études après vente et de créer un réseau qui permettrait aux chercheurs et aux décideurs de collaborer dans des dossiers urgents.

Un participant a donné son avis concernant l'efficacité, disant qu'il s'agissait de l'aspect le plus difficile. Du point de vue de l'efficacité communautaire, la question appropriée est de savoir si la bonne personne reçoit le médicament plutôt que si le médicament fonctionne. Qui reçoit le médicament efficace? Bien des gens prennent des médicaments dont ils n'ont bas besoin.

Un participant a réclamé que les patients participent au processus et a indiqué que la recherche ne fonctionnerait pas sans le soutien et la participation des patients, vu que les chercheurs sont menés par leur propre intérêt et que les décideurs cherchent constamment à limiter les coûts.

En septembre dernier, on s'est demandé où allait cette initiative et combien de fonds seraient mis sur la table - sachant que cette information aiderait à choisir les projets. On a signalé que l'initiative Innocuité et efficacité des médicaments dans le monde réel est une priorité des ministres et des premiers ministres. Le groupe de travail examine les modalités organisationnelles et financières d'un réseau. On a insisté sur l'importance de bien prévoir plutôt que d'apporter des changements après coup. Il est également possible d'effectuer des recherches rigoureuses en utilisant les dossiers médicaux électroniques et en recueillant de façon proactive l'information nécessaire.

3. Projets de recherche prioritaires

3.1 Dix principaux projets de recherche prioritaires

Les participants à l'atelier ont été répartis en six petits groupes pour déterminer les 10 principaux projets de recherche à partir des 27 éléments figurant sur la liste des projets admissibles (voir l'annexe C). La bonne combinaison de cinq ou six projets serait ensuite choisie parmi ces 10 principaux projets. Les participants ont également été invités à identifier les caractéristiques qu'ils ont utilisées pour prendre des décisions dans le cadre de cet exercice d'établissement des priorités. Avant les discussions en petits groupes, des clarifications ont été réclamées et on a demandé aux participants d'examiner :

  • Toutes les caractéristiques souhaitées présentées par le Dr Morgan sauf la rentabilité, qui pourrait être étudiée lors de la sélection subséquente de la « bonne combinaison » de cinq à six projets prioritaires finals au cours du prochain exercice.
  • Ce qui est pratique et faisable dans les études d'observation et de cohorte.
  • L'expertise et les ressources disponibles pour les projets de recherche prioritaires (p. ex. y a-t-il des experts qui connaissent les effets secondaires nocifs du vaccin antigrippal?)
  • Les cas où il y a lieu d'être préoccupé ou de soupçonner certains problèmes (par opposition au fait de surveiller un risque inconnu).
  • On pourrait faire valoir de façon convaincante qu'il est important d'investir aujourd'hui dans les cohortes de produits biologiques à plus long terme (p. ex. dans le cadre d'un ou de deux des projets de recherche prioritaires); vu qu'il peut ne pas être possible de trouver et d'analyser un produit en l'espace de deux ans si l'on étudie p. ex. les MRB.
  • Un certain nombre de médicaments soulèvent un éventail de questions et les participants aux discussions en petits groupes ont le loisir de décider quelles sont les questions importantes pour eux et comment elles devraient être abordées.
  • L'équipe de recherche sollicite l'avis et l'expertise (des participants) pour sélectionner les cinq ou six projets prioritaires portant sur l'innocuité et l'efficacité.

Chacun des six petits groupes a déterminé ses dix principaux projets de recherche prioritaires à partir des 27 sur la liste et a noté les caractéristiques examinées. Après la plénière, les résultats de chaque petit groupe ont été compilés pour le dévoilement des dix grandes priorités, énumérées par ordre d'importance d'après le nombre de votes obtenus pour chaque médicament ou classe de médicaments :

  1. Modificateurs de la réponse biologique (MRB)
  2. Antipsychotiques
  3. Antinéoplasiques
  4. Antidépresseurs inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS)
  5. Antibiotiques
  6. Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
  7. Prise en charge des maladies chroniques
  8. Thiazoladinediones (TZD)
  9. Inhibiteurs de la cholinestérase pour le traitement de la démence
  10. Adderall-XR et atomoxétine

Caractéristiques

Voici un résumé des principales caractéristiques souhaitées qui ont été indiquées par les petits groupes lorsqu'ils ont identifié et classé leurs 10 principaux projets prioritaires :

  • Innocuité
  • Efficacité réelle (lorsqu'il existe déjà des questions relativement aux écarts entre l'efficacité théorique et l'efficacité réelle; les médicaments fonctionnent-ils dans le monde réel)
  • Faisabilité de la recherche (de quelles données dispose-t-on déjà? quelles données est-il pratique de recueillir au cours d'une certaine période?
  • Populations vulnérables (enfants, personnes âgées, Premières nations)
  • Différences entre les provinces, possibilités d'expériences naturelles
  • Intérêt de la population ou possibilité de modifier de façon utile la perception de la population
  • Résultats diffusés rapidement (y a-t-il des données qui permettraient de donner un coup d'envoi à la recherche?)
  • Usage pour des indications non homologuées
  • Nécessité de disposer d'autres données (innocuité à long terme)

Autres caractéristiques souhaitées qui ont été notées :

  • Rentabilité
  • Climat politique (intérêt des médias, priorités du gouvernement)
  • Diversité des projets (s'il y a deux médicaments pour le diabète, lequel est le plus important?)
  • Niveau d'utilisation; taille du marché; nombre d'utilisateurs non atteints de la maladie pour laquelle un médicament est prescrit
  • Nombre de patients maintenant et dans l'avenir
  • Gravité de l'affection
  • Mélange de populations et de méthodes
  • Prévalence
  • Raison de la percée scientifique
  • Problèmes relatifs aux résultats; effets indésirables; observance
  • Nouveauté du produit
  • Collecte de données primaires; stratégies de recherche

Discussion et commentaires

Voici un résumé des discussions et des commentaires concernant les 10 principaux projets de recherche prioritaires et les caractéristiques souhaitées qui ont été examinés

  • On s'est dit étonné/déçu qu'aucune des catégories de questions générales ne figuraient sur la liste, à l'exception de la prise en charge des maladies chroniques.
  • On était surpris que les antinéoplasiques se situaient dans les premiers rangs vu qu'il s'agit d'une classe de médicaments très spécialisés dont on accepte bien les effets indésirables; leur étude aurait donc un impact limité. Toutefois, ils sont couramment utilisés malgré leurs effets indésirables et il est toujours possible d'étudier la façon dont ils sont employés.
  • Lorsque des produits font l'objet d'essais cliniques, ils sont étudiés chez un groupe particulier de personnes; dans le monde réel, cependant, on s'attend à ce que des différences apparaissent, d'où l'utilité de l'inscription sur la liste des modificateurs de la réponse biologique et des antinéoplasiques.
  • On était quelque peu surpris que les antibiotiques aient été retenus vu que peu de personnes en prennent pendant une longue période. On a cependant fait remarquer qu'ils sont utilisés en cures multiples chez un même patient, souvent sans discernement, et l'étude du mode changeant d'utilisation serait intéressante. De plus, il existe probablement des profils d'événements secondaires différents qu'il reste à identifier. Pour ce qui est des antibiotiques, il est plus facile d'étudier leurs méfaits à court terme que leur efficacité.

3.2 Bonne combinaison des 10 grands projets de recherche prioritaires

Chacun des six petits groupes a été invité à sélectionner, parmi les 10 projets de recherche prioritaires figurant sur la liste, les cinq ou six projets qui étaient de bons exemples de la façon dont la recherche peut influer sur la politique et la pratique, cette liste finale représentant ce qui est faisable par les chercheurs. Les participants ont été priés de réexaminer la question de la rentabilité dans leurs discussions et de noter toute caractéristique souhaitée dont ils ont discuté. En réponse à des demandes de clarification, on a indiqué que :

  • Dans le cadre des projets sélectionnés, il devrait y avoir une certaine combinaison d'éléments : p. ex. un qui démontre la recherche multiprovinciale; un sur l'innocuité; un autre sur l'efficacité; etc.
  • L'objectif consiste à effectuer des recherches sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, ainsi qu'à démontrer le rôle utile que pourrait jouer un réseau de recherche à cet égard.

Après les discussions en petits groupes, on a dressé la liste suivante des six principaux projets de recherche prioritaires (l'ordre n'étant pas important) :

  • Antinéoplasiques
  • Prise en charge des maladies chroniques
  • Inhibiteurs de la cholinestérase pour le traitement de la démence
  • Thiazoladinediones
  • Modificateurs de la réponse biologique
  • Antipsychotiques

Caractéristiques

Voici un résumé des caractéristiques/commentaires notés pour chacun des six principaux projets de recherche prioritaires :

Antinéoplasiques

  • Questions entourant l'innocuité, l'efficacité, le changement du champ d'application lorsque ces médicaments sont utilisés pour des traitements contre les métastases et les traitements adjuvants, le coût et la nouveauté.
  • Le médicament est très politique et il est possible d'effectuer une expérience naturelle de diffusion rapide des résultats.
  • Un médicament pourrait être retenu de façon à limiter la portée du projet (p. ex. Herceptin présente des problèmes d'innocuité).
  • Le médicament est fourni de plusieurs façons à cause de la Loi canadienne sur la santé (p. ex. acheté dans une clinique publique ou privée puis administré à l'hôpital). Si l'on utilise le médicament dans ce contexte, la Colombie-Britannique pourrait être une bonne province à étudier.
  • Certaines recherches dans ce domaine pourraient prendre du temps.

Prise en charge des maladies chroniques

  • Les maladies chroniques constituent des problèmes du monde réel soignés par des traitements réels, et ces médicaments sont souvent utilisés pendant de longues périodes.
  • Questions liées à l'innocuité et à l'efficacité, aux coûts à long terme, aux différences d'une province à l'autre, à l'impact sur les politiques, à la diffusion rapide des résultats et aux populations vulnérables (p. ex. les personnes âgées).
  • Exemple typique de prise en charge des maladies chroniques : administration à un patient d'une association de digoxine, de diltiazem, de bêta-bloquants et de warfarine pendant 30 jours plutôt que de l'amiodarone. Cette association pourrait être plus toxique que l'amiodarone « qu'essaient d'éviter » la plupart des médecins.

Inhibiteurs de la cholinestérase pour le traitement de la démence

  • Questions touchant la rentabilité, les populations vulnérables (p. ex. les personnes âgées), l'innocuité, l'efficacité, les différences d'une province à l'autre et l'impact sur les politiques.

Thiazoladinediones (TZD)

  • Questions concernant l'innocuité, le rendement des investissements, la nouveauté, la rentabilité, l'efficacité, les populations vulnérables (p. ex. les Premières nations), l'élargissement des indications et la taille de la population exposée car les TZD sont de plus en plus préconisés comme traitement de première intention.
  • Un grand nombre de recherches sont en cours; il sera donc relativement facile de trouver des chercheurs expérimentés dans ce domaine.

Des questions précises concernant la prise en charge des maladies chroniques et les TZD ont été mentionnées :

  • Le diabète et les TZD pourraient être regroupés avec la prise en charge des maladies chroniques, mais il y a d'autres maladies chroniques auxquelles on s'intéresse (notamment en rapport avec la sous-utilisation de certains médicaments).
  • Il pourrait être difficile d'étudier la prise en charge des maladies chroniques dans le cadre d'un seul projet; les TZD seraient donc un sujet plus facile à gérer.
  • Un modèle utilisant les TZD et le diabète peut être élaboré (en rapport avec l'innocuité et l'efficacité) puis appliqué à d'autres médicaments.

Modificateurs de la réponse biologique

  • Questions concernant l'innocuité (y compris à long terme), l'efficacité, l'extension des indications, les différences dans les politiques d'une province à l'autre, la nouveauté, le coût, l'expansion du marché et l'efficacité comparative.
  • Le projet devrait être mené dans plusieurs provinces pour que la taille de l'échantillon soit adéquat, et il ne se ferait pas très rapidement car il suppose la collecte de données primaires. Les résultats seraient toutefois importants pour l'avenir.
  • Parce qu'il s'agit d'une technologie émergente, un cadre peut être élaboré pour un groupe de ces produits, et ce cadre pourrait être appliqué à des produits futurs dans ce secteur.
  • La recherche dans ce domaine pourrait prendre du temps.

Antipsychotiques

  • Questions touchant l'innocuité, le coût, l'usage pour des indications non homologuées et l'efficacité.
  • Ces médicaments visent à traiter des problèmes de santé mentale et des populations vulnérables.
  • On pense qu'il y a surutilisation mais chez de nombreux patients, les avantages sont peu importants.
  • On pourrait facilement recueillir des données à partir des bases de données.

Autres commentaires

  • Un groupe n'a pas inclus les antibiotiques car il est trop difficile d'obtenir des données sur la résistance de bactéries; et il a omis les inhibiteurs de la cholinestérase car il est difficile de mesurer la démence.
  • Comme les allusions à l'extension des indications ont été surtout négatives, le réseau pourrait jouer un rôle dans la communication des avantages que pourraient tirer des populations entières d'un médicament particulier.
  • Environ 75 % des utilisations ne figurant pas sur l'étiquette sont pour des indications non justifiées. Ces utilisations peuvent avoir des effets indésirables et entraîner le retrait subséquent d'un médicament du marché (p. ex. Vioxx). L'exposition de mauvaises personnes à des médicaments a des répercussions à long terme tant pour les populations que pour l'industrie.

3.3 Résumé de chaque projet de recherche prioritaire

Après la détermination des six principaux projets de recherche prioritaires, chaque petit groupe a été invité à discuter d'un médicament ou d'une classe de médicaments sous les quatre angles suivants, en mettant l'accent sur les deux premiers :

  • Quelles sont les questions précises que vous aimeriez voir aborder (maximum de 3)?
  • Expliquer pourquoi ce sujet est prioritaire?
  • Quelle pourrait être la meilleure façon de répondre à ces questions (plan expérimental et sources de données)?
  • Une capacité ou une infrastructure additionnelle est-elle nécessaire?

Voici un résumé des réponses aux questions précédentes pour chacun des six projets de recherche prioritaires.

1. Antinéoplasiques

Questions de recherche

  1. Dans le monde réel, comment les données sur la durée du traitement se comparent-elles aux données des essais contrôlés randomisés? Le monde réel est-il à l'image des données d'essais cliniques?
  2. Quel est le coût par année de survie ajustée pour la qualité de vie (QALY) dans le monde réel?

Ces questions devraient porter plus particulièrement sur Herceptin ou Avastin (selon la faisabilité de la recherche) et devraient s'appliquer au traitement adjuvant et au traitement des métastases, mais les répercussions seraient différentes et la priorité devrait être accordée au traitement des métastases.

  1. Y a-t-il des sous-groupes particuliers dans la population qui pourraient tirer davantage parti du traitement?

Pourquoi ce sujet est-il une priorité?

Ce sujet est considéré comme une priorité à cause de la disparité dans la couverture d'une province à l'autre (y compris dans le secteur privé, à but lucratif). Il est également possible d'effectuer une expérience naturelle. Autres raisons pour lesquelles ce médicament est prioritaire :

  • Coût- On ne connaît pas l'efficacité par rapport au coût dans le monde réel.
  • Répercussions- Ces médicaments sont utilisés dans d'importantes populations et pour des tumeurs courantes (sein, côlon, poumon) de sorte qu'il y a des répercussions sur une population plus large.
  • Prescription à des patients non atteints de la maladie pour laquelle le médicament est indiqué - Ces médicaments sont de plus en plus utilisés pour un plus grand nombre de types de tumeurs.
  • Médicament pris en désespoir de cause - Il n'y a pas de solution de rechange; ce sont des médicaments nouveaux, additionnels.
  • Innocuité - Des problèmes graves d'innocuité commencent à apparaître (p. ex. hémorragies intracrâniennes dans le cas d'Avastin).
  • Innocuité à long terme inconnue - C'est une question importante si les antinéoplasiques sont utilisés dans le cadre d'un traitement adjuvant.
  • Santé de la femme - Le cancer du sein est la principale cause de décès chez les femmes de 35 à 49 ans; c'est un grave problème de santé chez les femmes qui est très politique.
  • Produits émergents - D'autres produits similaires (p. ex. produits biologiques ciblés) sont mis au point de sorte que ces médicaments continueront de poser un problème.

Plan expérimental et sources de données possibles

On devrait tenir compte des aspects suivants pour le plan expérimental et les sources de données possibles :

  • Identifier le sous-groupe qui tirerait le plus d'avantages du traitement. La banque de tissus pourrait être utilisée à cette fin. Plusieurs banques de tissus et registres du cancer existent actuellement (B.C. Cancer Agency, Réseau ontarien de recherche sur le cancer).
  • Identifier la façon de mesurer la qualité de vie (QV) pour mesurer la rentabilité (il existe déjà des mesures de la QALY).
  • Il serait très important d'utiliser des sources de données standardisées d'une province à l'autre.
  • On pourrait obtenir des résultats primaires du traitement des métastases après 1,5 à 2 ans. Le traitement des métastases présente certains avantages, notamment une collecte plus facile des données et des lignes directrices uniformes et standardisées.
  • Améliorer la rentabilité par le remboursement public des frais assumés par les personnes considérées comme les plus susceptibles d'en tirer un bienfait (c.-à-d. prescription mieux ciblée = augmentation de la rentabilité).
  • Coupler les bases de données pour l'entrée informatisée des ordonnances médicales (EIOM) et les bases de données des registres d'utilisation des médicaments. Cela pourrait être une façon d'encourager le suivi.
  • Il existe un nouveau programme de financement des médicaments en Ontario qui effectue un suivi de l'usage de tous les médicaments nouveaux et coûteux utilisés pour l'EIOM ou non. Pour se faire rembourser des médicaments, il faut confirmer chaque semaine l'état de la maladie. La durée du traitement est ainsi un marqueur de la réponse au traitement.
  • Il pourrait s'agir d'une étude de cohorte plutôt que d'un essai contrôlé randomisé.

Capacité/infrastructure additionnelle

  • On pourrait encourager l'établissement obligatoire d'un registre ou de banques de tissus (rétrospectifs ou prospectifs) de sorte que les patients qui reçoivent un traitement d'un fournisseur privé, à but lucratif, peuvent faire l'objet d'un suivi.
  • Des stratégies de gestion de l'information et de technologie de l'information devraient permettre d'établir de meilleurs liens entre les registres et les bases de données. Cela ferait ressortir l'utilité d'un réseau de recherche.

Discussion
Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur les antinéoplasiques.

  • Il serait difficile de constituer un registre obligatoire de tissus.
  • Il importe de mesurer la durée d'utilisation du médicament, p. ex. si Avastin est prescrit pendant 11 mois, il peut être pris en fait uniquement pendant 9 ou 10 mois dans le monde réel, les patients poursuivant le traitement tant qu'il n'y a pas de progression. Dans un essai contrôlé randomisé, cependant, les patients poursuivent le traitement jusqu'à ce que la maladie progresse.
  • La discussion a porté de façon très ciblée sur les questions actuelles, amenant les participants à se demander si ces médicaments seront vieux et s'il y aura une nouvelle série de questions à se poser au moment où la présente recherche sera approuvée. Cette question pourrait être examinée par l'équipe de recherche durant les prochaines étapes. En outre, il y a un si grand nombre d'antinéoplasiques nouveaux et coûteux sur le marché qu'il serait possible d'utiliser un autre médicament dans ce projet de recherche.

2. Prise en charge des maladies chroniques

Questions de recherche

Si l'on sollicite des recherches portant sur la collecte de données primaires, on pourrait répondre aux questions concernant les effets cardio-vasculaires dans les cas d'insuffisance rénale et de fibrillation auriculaire, p. ex. :

  • Quel est le degré de toxicité de chaque classe de médicaments utilisée pour traiter la fibrillation auriculaire?
  • Une simple application de la surveillance thérapeutique d'un médicament comme l'amiodarone peut-elle réduire la toxicité et, partant, le coût du traitement?

Le diabète peut être plus intéressant comme maladie chronique, car son traitement peut faciliter la prise en charge d'autres maladies plus mortelles comme l'insuffisance rénale et les maladies cardiaques. Il n'y a pas de lacune importante dans le soin des diabétiques même si les avantages apportés par une amélioration du traitement pourraient beaucoup aider à économiser dans les soins cardio-vasculaires et rénaux.

Trois questions relatives au diabète ont été relevées. Les mêmes questions peuvent être appliquées à d'autres maladies chroniques et une méthodologie similaire peut être utilisée.

  1. À quelle fréquence une médication contre le diabète de type II fondée sur des preuves (inhibiteurs de l'ECA/antihypertenseurs/hypolipémiants) est-elle mise en route?
  2. Quel est le taux d'observance du traitement prescrit?
  3. Quels sont les résultats cliniques de l'administration de ces médicaments fondés sur des preuves? L'amélioration du traitement donne-t-elle de meilleurs résultats?

Pourquoi ce sujet est-il une priorité?

Les maladies chroniques représentent une avenue de recherche incontournable car :

  • Des populations vulnérables (p. ex. les personnes âgées) sont exposées à plusieurs médicaments.
  • Les patients sont exposés pendant une longue période et ils doivent assumer des coûts durant plusieurs années.
  • Il y a une sous-utilisation des prescriptions fondées sur des preuves.

Chez les personnes âgées également, les effets toxiques s'accumulent sur une longue période; autrement dit, les effets toxiques d'une posologie inadéquate s'accumulent avec le temps.

Comme nous l'avons mentionné ci-dessus, il y a un écart entre les soins fondés sur des preuves et les soins réellement dispensés pour traiter les maladies chroniques (c.-à-d. les interventions précoces donnent de bons résultats et il existe des données probantes à l'appui de l'efficacité de la pharmacothérapie comme moyen de prévenir les complications). C'est une question importante qui se pose dans le cas du diabète, de l'insuffisance cardiaque et de la fibrillation auriculaire.

Plan expérimental et sources de données possibles

On pourrait utiliser les banques de données administratives pour répondre aux questions relatives au diabète (mentionnées ci-dessus) sans qu'il soit nécessaire d'avoir une capacité additionnelle.

Capacité/infrastructure additionnelle

L'amélioration de la capacité de coupler les dossiers médicaux électroniques (p. ex. par l'intermédiaire des groupes de médecins de famille) et les bases de données administratives permettrait d'étudier des questions plus précises (p. ex. médecine ou résultats fondés sur des preuves et mesure dans laquelle les prescriptions d'antihypertenseurs permettent d'atteindre l'objectif de régulation de la pression artérielle chez les diabétiques).

Discussion

Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur la prise en charge des maladies chroniques.

  • Les questions posées concernent la prestation de soins; il serait plus difficile d'étudier les résultats des soins. Il n'est pas nécessaire cependant d'attendre que ce type de données s'accumulent; c'est plutôt une chose à laquelle le réseau peut s'atteler (p. ex. étude de l'hospitalisation et de la dialyse pour déterminer les résultats cliniques réels).
  • Ce projet pourrait être mené à bien en six ou sept mois.

3. Inhibiteurs de la cholinestérase

Questions de recherche

  1. Les inhibiteurs de la cholinestérase retardent-ils l'hospitalisation, le placement en établissement ou le recours à d'autres systèmes de soutien?
  2. Quels sont les avantages tangibles que peut tirer un patient de ces médicaments?
  3. Ces médicaments sont-ils associés à des effets toxiques cardio-vasculaires et, en particulier, à la mort subite et à l'arythmie cardiaque?

Pourquoi ce sujet est-il une priorité

  • Populations vulnérables - Ces médicaments sont utilisés couramment chez les personnes âgées, population qui souffre de nombreuses maladies concomitantes.
  • Innocuité - Ces médicaments présentent des effets secondaires indésirables en raison de problèmes cardiaques liés à l'acétylcholine (p. ex. la mort subite et l'arythmie ne sont pas facilement imputables au médicament). Les problèmes cardiaques sont-ils donc plus fréquents chez les patients qui prennent des inhibiteurs de la cholinestérase?
  • Efficacité - Ces médicaments sont utilisés couramment et de façon continue malgré l'absence de bienfaits tangibles; il est souvent difficile d'interrompre l'utilisation de ces médicaments.
  • Données : Les améliorations démontrées dans les essais cliniques ont donné des résultats relativement modestes.
  • Médicaments pris en désespoir de cause - Il n'y a pas de solutions de rechange.

Plan expérimental et sources de données possibles

  • Les bases de données administratives existantes peuvent être utilisées pour étudier les questions touchant l'innocuité (analyse rétrospective).
  • Pour les études d'efficacité, on aurait besoin de recueillir des données sur les patients et, par conséquent, les chercheurs devraient s'assurer de la participation des patients et des médecins. Un groupe de comparaison serait également nécessaire. On pourrait utiliser des études d'observation et des cohortes de cas/témoins.
  • Les questions et la méthodologie devraient être validées auprès d'experts compétents.

Capacité/infrastructure additionnelle

Il serait nécessaire de disposer de données primaires pour une étude d'efficacité; cela nécessiterait une infrastructure importante. De nouvelles approches pourraient toutefois être utilisées pour étudier les questions liées à l'efficacité. Par exemple, des partenariats pourraient être établis avec des associations (p. ex. organisations pour la maladie d'Alzheimer). L'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement peut être un autre moyen de recueillir des données primaires.

Discussion

Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur les inhibiteurs de la cholinestérase.

  • Les différences dans les politiques de remboursement des médicaments au Canada peuvent influer sur les comparaisons interprovinciales. Par exemple, à Terre-Neuve, le remboursement de ces médicaments vient juste d'être approuvé, et en Nouvelle-Écosse, des données sont en train d'être recueillies pour effectuer un suivi de l'efficacité continu de ces médicaments.
  • Les questions relatives aux effets cardio-vasculaires reviennent dans bon nombre des six projets de recherche prioritaires examinés (médicaments/classes de médicaments).
  • Les résidents des établissements de soins de longue durée pourraient être étudiés, plutôt que ceux qui vivent dans la collectivité. Il y a toutefois des problèmes touchant le consentement, et ces personnes peuvent être au stade extrême de la maladie et ne pas être nécessairement représentatives.

4. Thiazoladinediones (TZD)

Questions de recherche

On peut examiner les questions de l'efficacité, de même que celles de la toxicité associée à ces médicaments (p. ex. insuffisance cardiaque congestive). Questions spécifiques examinées :

  1. Quelle est la fréquence relative des paramètres identifiés dans le cadre de diverses monothérapies et polythérapies pour toutes les causes de mortalité et la mortalité cardio-vasculaire?
  2. Les marqueurs indirects suivants peuvent-ils être validés :
    • Hémoglobine A1C/contrôle glycémique
    • Lipides
    • Poids/indice de masse corporelle
    • Clairance de la créatinine.

Pourquoi ce sujet est-il une priorité?

  • Le diabète de type II est une maladie courante qui entraîne une morbidité et une mortalité importantes.
  • Une population nombreuse et croissante est exposée aux TZD, ce qui permet d'étudier différents résultats.
  • Une telle recherche permet d'examiner les résultats hiérarchiques ou supérieurs (p. ex. mortalité toutes causes confondues; mortalité cardio-vasculaire; et certains problèmes moins graves, spécifiques à une maladie tels que les amputations et l'insuffisance rénale). Cela fait contrepoids au modèle du « fruit mûr ».
  • L'efficacité comparative et l'innocuité posent problèmes (p. ex. données inadéquates concernant l'efficacité à long terme pour ces médicaments comparativement à d'autres agents).
  • Signaux de risque (p. ex. ICC)
  • Nouveau produit
  • Les différences dans les mandats des gouvernements peuvent permettre des expériences naturelles; c'est l'occasion d'exploiter les différentes approches thérapeutiques utilisées dans les provinces canadiennes.
  • Extension des indications - Les TZD sont de plus en plus préconisés comme traitement de première intention
  • Coût - Les TZD sont plus coûteux que d'autres agents oraux.

Plan expérimental et sources de données possibles

  • Des données administratives pourraient être utilisées, en particulier pour l'étude des paramètres de niveau supérieur (c.-à-d. l'effet des TZD sur la morbidité et la mortalité cardio-vasculaires).
  • On pourrait recueillir des données primaires au moyen d'une étude de cohorte (p. ex. par l'entremise d'un réseau de médecins de famille et d'endocrinologues, utilisation des dossiers électroniques complets)

Capacité/infrastructure additionnelle

  • Au cours des prochaines étapes, on pourrait élaborer un plan d'étude prévoyant la prise de contact avec un groupe d'experts, de chercheurs, d'endocrinologues, de médecins de famille et de patients (p. ex. dans le cadre d'un atelier au cours duquel un organisme de surveillance équilibré serait constitué).
  • On pourrait également solliciter la participation de l'Association canadienne du diabète.

Discussion

Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur les TZD.

  1. Difficultés associées à l'étude scientifique proposée : taille d'un échantillon (qui devrait être plus grande si l'on étudie la mortalité attribuable à toutes les causes et non simplement l'hémoglobine) et différences d'une province à l'autre.
  2. Peut-être qu'au Québec, une étude pourrait être effectuée sans qu'on recueille des données primaires. Il existe des possibilités au Manitoba, bien que l'ensemble de données n'ait pas encore été utilisé. En Colombie-Britannique, lorsque les TZD figurent sur la liste, le consentement des patients est intégré dans les données.
  3. La Colombie-Britannique a la capacité nécessaire et l'échantillon peut être assez important pour qu'on puisse effectuer cette recherche (p. ex. extrapolation des données d'une province à l'autre).
  4. Des pressions doivent être exercées pour que les dossiers médicaux électroniques contiennent des données sur l'innocuité et l'efficacité; c'est une question qui devra progresser dans la recherche (p. ex. par l'entremise de l'Inforoute Santé du Canada).
  5. Il faut faire preuve de prudence car aucun groupe ne dispose de suffisamment d'information pour ces projets de recherche; une coopération est donc requise. D'autres ont souligné que cet atelier fournit justement l'occasion de soulever ces types de questions. Le travail à faire est délimité, coordonné et les questions hautement prioritaires sont examinées. Les participants doivent cerner les questions et aller de l'avant, renforçant la capacité de coordonner les activités portant sur les questions prioritaires.

5. Modificateurs de la réponse biologique

Questions de recherche

  1. Quelle est l'innocuité à long terme des produits biologiques, pour chaque indication?
  2. Quelle est l'efficacité à long terme des produits biologiques, pour chaque indication?

Le groupe a également discuté de l'accès et des décisions relatives à la couverture et de la façon dont ces facteurs peuvent ou non influer sur les questions à l'étude.

Pourquoi ce sujet est-il une priorité?

Cette étude serait multiprovinciale et porterait sur :

  • L'efficacité et la rentabilité (c.-à-d. l'innocuité et l'efficacité pour chaque indication). On pourrait mesurer à cette fin la qualité de vie en utilisant des indicateurs de la capacité, de la mobilité, des jours de travail, du retour au travail, etc.
  • Innocuité à long terme; chaque province utilise sa propre approche.

C'est un projet de recherche prioritaire intéressant pour les raisons suivantes :

  • Efficacité - On dispose de peu de données sur l'efficacité, en dehors de celles qui peuvent être associées aux paramètres indirects/biomarqueurs. On se pose également des questions concernant le maintien de l'efficacité.
  • Nouveauté - Ce sont des médicaments nouveaux; un nouveau type de médicament.
  • Étude de longue durée - Il existe des risques à long terme, liés en partie à la nouveauté des médicaments.
  • Innocuité - On se pose des questions sur les risques liés aux réactions immunitaires (p. ex. infections bactériennes) ainsi qu'à une augmentation du risque de cancer.
  • Coût - Ces médicaments sont très coûteux; des données sont nécessaires pour justifier le coût.
  • Réglementation - Une nouvelle méthodologie est requise; c'est une question importante pour les responsables de la réglementation car un nombre croissant de ces médicaments arrivent sur le marché. Idéalement, il serait utile d'avoir des données tirées du monde réel qui pourraient faciliter les examens de pré-commercialisation. Toutefois, plusieurs médicaments plus récents seront approuvés au cours des deux prochaines années, ce qui donne à penser que les données produites grâce à cette étude ne seraient pas disponibles à temps.
  • Méthodologie - On s'accorde en général pour dire qu'il est possible d'exercer une surveillance; une nouvelle méthodologie de recherche pourrait prévoir une participation plus marquée des patients au moyen de registres et de bases de données et avec l'aide d'experts pour déterminer si le diagnostic est adéquat.
  • Usage plus étendu - Les indications pour lesquelles ces médicaments sont prescrits se multiplient. D'où les craintes concernant l'augmentation des risques pour la sécurité et le manque d'information adéquate sur l'efficacité.
  • Traitement - Les médicaments semblent prometteurs car ils peuvent être mieux tolérés par les patients comparativement aux traitements chimiques.

Plan expérimental et sources de données posssibles

L'étude des modificateurs de la réponse biologique est un bon moyen d'étudier l'efficacité clinique, notamment les mesures de la qualité de vie associées à leur utilisation. La difficulté tient cependant à la façon de déterminer les mesures de la qualité de vie. Mesures suggérées :

  • emploi occupé par le patient
  • engagement au sein de la famille
  • fonctionnalité/mobilité des articulations
  • diminution des interventions chirurgicales
  • taux d'hospitalisation
  • réduction de l'utilisation d'autres médicaments.

Il peut être utile d'examiner le risque de cancer chez les populations jeunes et d'âge moyen comme mécanisme pour déterminer l'effet de l'état fonctionnel sur la qualité de vie. Les bases de données standard ne contiennent pas ce type d'information mais celle-ci pourrait être recueillie lorsque les personnes reçoivent leurs médicaments.

On se demande si une randomisation pourrait être faite ou non. À long terme, cette étude ne pourrait être randomisée, en particulier s'il y a d'énormes avantages sur le plan de l'employabilité. Il est possible d'effectuer une expérience naturelle; de comparer les provinces et de mettre en lumière les variations régionales (p. ex. comparer une province où la couverture est faible avec une province où la couverture est plus élevée (accès) et déterminer si les résultats cliniques diffèrent chez ceux qui reçoivent le médicament et ceux qui ne le reçoivent pas). Ces informations sont critiques pour poser des jugements relatifs à l'efficacité.

Réglementation : Du point de vue réglementaire, on a souligné qu'une fois que la surveillance a été entreprise, cette information peut faciliter la prise de décisions.

Collecte de données : Des données administratives seraient utilisées pour cette étude, mais des données complémentaires seraient également nécessaires. La comparaison des données d'une province à l'autre est intéressante sur le plan intuitif mais elle ne fera apparaître une différence que s'il s'agit d'une intervention puissante (qui démarre rapidement). Dans le cas des produits biologiques, où le signal est faible, il serait plus difficile de détecter des différences.

Qualité de vie : En ce qui concerne les indicateurs de la qualité de vie, il existe des mesures et des résultats validés que les sujets peuvent évaluer eux-mêmes. On pourrait recueillir des données primaires pour une cohorte prospective; les patients rempliraient des questionnaires d'auto-déclaration basés sur trois domaines de qualité de vie (utilisant une échelle). Toutefois, comme certains effets secondaires sont très atypiques, il pourrait ne pas être très utile de se fier à des auto-déclarations.

Participation des patients : On a démontré avec éloquence la nécessité d'une participation énergique des patients à la surveillance et au signalement des effets des MRB. On pourrait avoir recours au Web, à la télésanté ou à d'autres méthodes (p. ex. point d'administration des médicaments comme moment ou endroit pour la présentation des rapports). Les participants appuyaient l'idée, mais on a souligné que les patients devraient être prêts à participer. Un système solide, bien financé, actif de surveillance post-approbation est nécessaire. Dans un tel système, les patients embarquent dans la recherche, soutiennent les chercheurs et échangent les résultats au sein de la collectivité.

Plan d'étude : Pour ce qui est de la toxicité, on a souligné que l'utilisation de diverses personnes (jeunes et vieux) à risque de souffrir d'une maladie chronique peut être dangereuse car leurs problèmes de santé sous-jacents peuvent différer.

On a également fait valoir que l'utilisation d'une cohorte prospective n'est pas utile à moins qu'elle ne soit randomisée; c'est la raison pour laquelle il est avantageux de comparer les données d'une province à l'autre.

On cite l'exemple des produits biologiques et des maladies inflammatoires de l'intestin où les paramètres sont validés et auto-évalués; mais cela donne lieu à un grand nombre de biais liés au choix des patients.

Capacité/infrastructure additionnelle

  1. Une capacité de recherche additionnelle serait nécessaire pour étudier les MRB.
  2. Un certain nombre d'activités liées à la surveillance des MRB sont en cours.
  3. Une analyse de la conjoncture devrait être effectuée pour déterminer ce qui se fait aujourd'hui, l'utilité des activités actuelles et la possibilité d'établir des liens avec ces activités ou de tabler sur ces activités, s'il y a lieu.

Discussion

Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur les modificateurs de la réponse biologique.

  • Les partenariats (patients et chercheurs) pourraient être étendus afin d'inclure l'industrie, qui dispose de bases de données sur la pharmacovigilance.
  • Même dans des études d'envergure, il est difficile d'interpréter les données à cause du grand nombre de personnes. Même lorsqu'il semble y avoir un signal, les interprétations peuvent varier grandement (p. ex. interprétation de l'industrie, de Santé Canada, de l'Europe, de la US Food and Drug Administration, etc.).
  • En principe, une plus grande participation des patients à la recherche est avantageuse, mais les patients seront-ils intéressés? L'observance peut poser un problème dans ce cas.

6. Antipsychotiques

Questions de recherche

  • Quel est le risque d'effets indésirables sur le métabolisme? Y a-t-il une différence au sein du groupe (par rapport à des agents moins récents ou du point de vue de la progression naturelle de la maladie/l'association à une maladie)?

Autre question (examinée à plus long terme) :

  • Le développement d'un syndrome métabolique entraîne-t-il le même risque à long terme que les maladies cardio-vasculaires naturelles?
  • Les agents atypiques contribuent-ils d'une façon plus efficace que les agents plus vieux à réduire l'hospitalisation?

Pour répondre à cette question, il faudrait examiner l'observance par opposition à l'efficacité (au moyen d'un essai contrôlé randomisé - randomisation dans le monde réel).

  • L'usage d'antipsychotiques atypiques est-il efficace dans le traitement des symptômes comportementaux (p. ex. agressivité) chez les patients plus âgés atteints de démence, comparativement à des agents non pharmacologiques?

Pour répondre à cette question, les chercheurs peuvent devoir tenir compte des consultations/soins dispensés chez les médecins de famille dans le dépistage de la maladie.

Pourquoi ce sujet est-il une priorité?

  • Populations vulnérables - Il y a un double problème ici - le groupe de patients vulnérables de même qu'un domaine de recherche négligé (une plus grande part des fonds disponibles vont aux maladies chroniques telles que le cancer, les maladies du coeur).
  • Usage prolongé - Les thérapies sont de longue durée.
  • Innocuité - Des effets indésirables sont apparus qui n'avaient pas été relevés dans les essais cliniques (p. ex. syndrome métabolique); le médicament est apparu sur le marché malgré des essais relativement limités.
  • Rentabilité - On note une augmentation importante du coût (agents atypiques); les avantages par rapport à la rentabilité doivent être déterminés.
  • Efficacité - L'efficacité de ces médicaments n'a pas encore été établie dans certaines populations de patients qui sont traités (personnes âgées) pour lesquels il peut exister des traitements non pharmacologiques efficaces.
  • Usage pour des indications non homologuées

Plan expérimental et sources de données possibles

Chacune des trois questions pourrait être examinée dans l'optique suivante :

  • Risque d'effets métaboliques indésirables - Utilisation de bases de données administratives pour une étude rétrospective (p. ex. développement du diabète); peut se limiter à certaines provinces.
  • Efficacité atypique -Utilisation d'un essai randomisé d'efficacité pour comparer les agents typiques et atypiques chez les patients qui viennent de développer une maladie psychotique (données recueillies au début de l'étude, notamment diagnostic, maladies concomitantes, etc.). Utilisation d'une cohorte de nouveaux utilisateurs; médicament de choix typique ou atypique; résultats au regard de l'hospitalisation pour une rechute ou des consultations aux urgences; surveillance de l'innocuité (délai d'apparition d'effets indésirables et facteurs de risque), taux d'observance et d'arrêt du traitement.
  • Agents atypiques/démence - Des données primaires pourraient être recueillies chez les personnes âgées (p. ex. dans les foyers de soins infirmiers).

Capacité/infrastructure additionnelle

  • Des ressources additionnelles peuvent être nécessaires pour la collecte de données sur l'efficacité atypique et les agents atypiques/la démence.
  • Il est possible d'accroître la capacité d'effectuer des essais d'efficacité après la commercialisation (ce serait facile dans certains cas avec des bases de données administratives).

Discussion

Voici un résumé de la discussion qui a suivi l'exposé sur les antipsychotiques.

  • Si ces médicaments ne sont pas sûrs, il faut démontrer les différences du point de vue de la qualité de vie. Par exemple, les agents typiques comportent un risque cardio-vasculaire important; l'ampleur du risque cardio-vasculaire associé aux agents atypiques n'est pas connue.

Discussion générale et commentaires

Voici un résumé de la discussion qui a suivi la présentation des résumés pour chaque projet de recherche.

  • Il est possible d'établir des synergies entre différentes initiatives (p. ex. Inforoute Santé du Canada, dépôts de médicaments, etc.). Dans le cadre de la SNPP, on reconnaît la nécessité d'une coopération; un organisme de régie peut être nécessaire pour que l'information puisse circuler d'un groupe de recherche à l'autre.
  • Une des raisons pour lesquelles les IRSC existent aujourd'hui est le financement de la recherche.
  • On a tenté de préconiser l'Inforoute. Il faut contacter le Ministère, les provinces et les bailleurs de fonds et leur rappeler l'utilité de la recherche et des résultats qu'on peut obtenir.

4. Prochaines étapes et mot de la fin

La Dre Hux a remercé les participants de leur travail soutenu et attentif durant cette journée d'atelier. Elle a félicité le groupe de sa participation au processus, malgré l'existence de divergences d'opinions et d'idées. L'équipe de recherche prendra chacune des idées et formulera une proposition de trois pages. Les propositions contiendront des renseignements sur les données, les lacunes, les questions et les produits à livrer.

Le Dr David Clapin, conseiller scientifique, Cabinet du sous-ministre adjoint, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada; et coresponsable, Innocuité et efficacité, Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques, a remercié les participants au nom de ses collègues de la SNPP. L'atelier a été très fructueux et cette rencontre donne une bonne idée de ce que pourrait avoir l'air un réseau qui fonctionne bien. Maintenant que six projets prioritaires ont été définis, la prochaine étape consiste à s'approprier ces questions et à identifier ces projets de recherche prioritaires comme des projets de collaboration à l'échelle nationale dans lesquels on investira de nouvelles connaissances et données probantes.

Un réseau pourrait être en place au printemps 2007; mais le plan d'activités est toujours en cours d'élaboration et il nécessitera d'autres consultations. Il devrait être terminé en octobre 2006 et il présentera les différentes options pour la conception et la régie d'un réseau de recherches.

Le Dr Bisby termine la réunion en formulant des commentaires concernant les résultats remarquables obtenus par les divers experts présents. Il a souligné que (d'après une expérience récente) la plupart des questions que se posent les députés (en ce qui concerne les produits pharmaceutiques) ont trait à l'accès, à l'efficacité et au coût des nouveaux médicaments. Il a insisté sur l'importance du lien avec les responsables de l'élaboration des politiques et a indiqué que ceux-ci ont hâte d'avoir des réponses à ces mêmes questions. Cette initiative peut ne faire que des gagnants; elle réunira les chercheurs et les responsables de l'élaboration des politiques dans les diverses provinces. Des discussions sont en cours au sein des IRSC sur la création d'un réseau d'innovation qui favorisera la collaboration des chercheurs dans tout le pays. Les IRSC soutiennent cette initiative et sa viabilité sera un enjeu important.

Un représentant de Santé Canada a remercié l'animatrice, la Dre Hux, et son équipe de recherche, ainsi que ses collègues de Santé Canada qui ont organisé l'atelier.

Annexe A : Liste des participants

Darlene Arenson, ministre de la Santé de la Colombie-Britannique
Ahmed Bayoumi, Centre for Research on Inner City Health, St. Michael's Hospital
Chaim Bell, St. Michael's Hospital
Mark Bisby, Instituts de recherche en santé du Canada
Karen Burke, AMGEN Canada
Joanne Butler, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
David Clapin, Cabinet du sous-ministre adjoint, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada
Tom Connor, DGPSA (Direction générale des produits de santé et des aliments), Citizen Network
Gary Fox, Donna Cona
Michael Hunt, Institut canadien d'information sur la santé
Jan Hux, Institute for Clinical Evaluative Sciences
David Juurlink, Sunnybrook Health Sciences
Delara Karkan, Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada
Alan Katz, Université du Manitoba
Rav Kumar, GlaxoSmithKline
Andreas Laupacis, Institute for Clinical Evaluative Sciences
Bill Leslie, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
Doug Manuel, Institute for Clinical Evaluative Sciences
Amanda Moir, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
Steve Morgan, Université de la Colombie-Britannique
Denis Morrice, Best Medicines Coalition
Medic Ndayishimiye, Direction des produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada
Wayne Nitchuk, Direction des produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada
Joanna O'Reilly, Direction des produits thérapeutiques, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada
Nicolaas Otten, Donna Cona
Susan Paetkau, Direction des programmes de médicaments, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario
Timothy Pollak, Université de Calgary
Alaa Rostom, Université de Calgary
Robyn Tamblyn, Université McGill
Mike Tierney, Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé
Maureen Trudeau, Action Cancer Ontario
Stephanie Young, École de pharmacie, Université Memorial de Terre-Neuve
Jeannine Simard, Santé Canada
Kathleen Connelly, Intersol
Aysha Mawani, The Alder Group
Stephanie Lawrence, The Alder Group

Annexe B : Ordre du jour

Priorités De Recherche D'un Réseau Sur L'innocuité Et L'efficacité Des Médicaments
Hôtel Delta, Ottawa
Salle Algonquin A et B
Les 17 et 18 mai 2006

Le mercredi 17 mai 2006

18 h 30
Inscription
19 h
Mot de bienvenue, objet de la réunion et contexte
  • Dr Mark Bisby, vice-président, Portefeuille de la recherche, Instituts de la recherche en santé du Canada (IRSC)
  • Susan Paetkau, directrice, Direction des programmes de médicaments, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, coresponsable, Innocuité et efficacité, Stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques

Examen de l'ordre du jour et de la logistique

  • Kathleen Connelly, animatrice d'Intersol
19 h 20

Travail effectué jusqu'à présent, Examen de la liste des projets admissibles

Exposé

  • Dre Jan Hux, scientifique chevronnée, Institute for Clinical Evaluative Sciences

Séance de questions et réponses/Discussion en groupe

20 h 30
Caractéristiques souhaitées pour les projets de recherche prioritaires
  • Dr Steve Morgan, professeur adjoint, Centre for Health Services & Policy Research, Université de la Colombie-Britannique

Demandes de clarification/commentaires

21 h
Fin de la réunion

Le jeudi 18 mai 2006

8 h
Petit-déjeuner continental
8 h 30
Confirmation des caractéristiques souhaitées pour les projets de recherche prioritaires
9 h
Sélection des 10 principaux projets de recherche prioritaires
10 h 30
Pause santé
10 h 45
Sélection de la bonne combinaison de 5 à 6 principaux projets de recherche prioritaires
12 h
Repas de travail
13 h
Discussion en petits groupes : Pour chacun des 5 à 6 principaux projets de recherche prioritaires ...
  • Expliquer pourquoi ce sujet est une priorité.
  • Quelles sont les questions précises que vous aimeriez voir aborder?
  • Quelle est la meilleure façon d'y répondre (plan expérimental et sources de données possibles)?
  • Aura-t-on besoin d'une capacité/infrastructure additionnelle?
14 h
Pause santé
14 h 15
Plénière : rapport de chaque petit groupe Commentaires du groupe
15 h 35
Prochaines étapes et mot de la fin
  • Dre Jan Hux, scientifique chevronnée, Institute for Clinical Evaluative Sciences
  • Dr David Clapin, conseiller scientifique, Cabinet du sous-ministre adjoint, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada; et coresponsable, Innocuité et efficacité, Stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques
  • Dr Mark Bisby, vice-président, Portefeuille de la recherche, Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
16 h
Clôture de la réunion et évaluation

Annexe C: Liste des projets admissibles

  1. Antidépresseurs ISRS
  2. Antibiotiques
  3. Antinéoplasiques
  4. Agents antiplaquettaires
  5. Antipsychotiques
  6. Modificateurs de la réponse biologique
  7. Bisphosphonates
  8. Inhibiteurs de la cholinestérase pour le traitement de la démence
  9. AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens)
  10. AINS sélectifs de la Cox-2
  11. Thiazoladinediones
  12. Analogues de l'insuline
  13. Médicaments contre la sclérose en plaques
  14. Rosuvastatine
  15. Adderall-XR et atomoxétine
  16. Statines
  17. Inhibiteurs de la pompe à protons
  18. Protéine C activée
  19. Tégasérod
  20. Époétine et darbépoétine
  21. Tiotropium
  22. Effets indésirables des médicaments
  23. Prise en charge des maladies chroniques
    • Diabète
    • Insuffisance cardiaque congestive
    • Maladie pulmonaire obstructive chronique
    • Fibrillation auriculaire
  24. Usage des médicaments pour des indications non homologuées
  25. Utilisation appropriée des médicaments après une hospitalisation
  26. Interaction médicament-médicament
  27. Vaccins