Mars 2007
ISBN : 978-0-662-70637-3 (Version PDF)
No. Cat. : H21-248/2007F-PDF
No. de pub. de SC : 1254
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En septembre 2000, le gouvernement du Canada a institué le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP), doté de crédits de 800 millions de dollars, en vue de soutenir les efforts des provinces, des territoires et des autres intervenants pour élaborer et mettre en oeuvre des initiatives transitoires de renouvellement des soins de santé primaires. Le Fonds est aussi conçu pour aider les intervenants à régler les problèmes fondamentaux relatifs aux soins de santé primaires et qui se retrouvent à l'échelle nationale ou dans deux ou plusieurs administrations. En fait, le FASSP s'est distingué par sa capacité d'appuyer des initiatives de collaboration, soit les initiatives qui mettent en jeu plus d'une administration ou d'un intervenant afin de produire des résultats qui dépassent ceux que pourrait obtenir un intervenant oeuvrant seul.
Le FASSP se divisait en cinq enveloppes de financement :
L'importance des soins de santé primaires était fermement inscrite dans les accords des premiers ministres sur les soins de santé de 2002, 2003 et 2004, et le point central de nombreuses études nationales et provinciales majeures, effectuées au cours des ans dans le domaine de la santé. Maintenant arrivé à terme, le FASSP a été un important mécanisme fédéral pour l'accélération du renouvellement des soins de santé primaires d'un bout à l'autre du Canada. C'était aussi un levier essentiel au dynamisme de l'ensemble du système de soins de santé du Canada. Les objectifs du Fonds étaient :
Les initiatives du FASSP sont maintenant terminées. Ce rapport final, Résumé des initiatives - Dernière édition, Mars 2007, comprend en plus de leur résumé, des feuillets d'information mettant en relief les renseignements clés sur chacune des initiatives.
En outre, l'information découlant des initiatives FASSP a été synthétisée en quatre rapports axés sur les thèmes suivants : prévention et gestion des maladies chroniques; traitement en collaboration; évaluation et données; gestion de l'information. La série de publications inclura un rapport qui fera le survol du rôle et des répercussions du FASSP dans le renouvellement des soins de santé primaires : Poser les fondements d'un changement culturel : l'assise du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires. Le rapport présentant une vue d'ensemble et les rapports de synthèse seront disponibles en mars 2007.
Le Résumé des initiatives - Dernière édition, le rapport présentant une vue d'ensemble et les rapports de synthèse ainsi que les rapports finals sur chacune des initiatives du FASSP seront également disponibles sur le site Web du FASSP, à www .santecanada.gc.ca/ fassp.
L'amélioration du système de soins de santé représente un défi de taille qui exige du temps et un effort soutenu. Le FASSP n'est qu'un exemple des investissements considérables faits par le gouvernement du Canada pour s'assurer que les efforts visant à renouveler les soins de santé primaires se traduisent par des changements à long terme et durables.
Les résultats des initiatives du FASSP sont le fruit de la détermination et des efforts intenses déployés par les gouvernements, organisations et intervenants partageant le même objectif d'apporter des améliorations au système de soins de santé primaires du Canada, et d'accélérer le processus d'amélioration.
L'Enveloppe provinciale et territoriale appuyait les efforts des provinces et des territoires visant à élargir la portée et à accélérer les initiatives transitoires de renouvellement des soins de santé primaires, afin que les systèmes de soins de santé primaires de chacune des 13 administrations fassent l'objet de changements durables. Ces initiatives devaient être innovatrices et produire des résultats pour les Canadiens, tout en se conformant aux objectifs du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires.
Voici les objectifs communs du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires auxquels les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu en octobre 2000 :
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement du Yukon; avec le ministère de la Santé du gouvernement de la Colombie-Britannique; le Projet Pallium de l'Alberta Cancer Board; le Bureau des statistiques du ministère du Conseil exécutif du gouvernement du Yukon; le Service des technologies de l'information et des communications du ministère de la Voirie et des Travaux publics du gouvernement du Yukon
Contexte et objectifs
D'un point de vue structurel, fonctionnel et technologique, le gouvernement du Yukon est confronté à de nombreux défis en ce qui concerne la prestation de services de santé. Par exemple, un tiers de sa population vit en petits groupes de quelques centaines de personnes, alors que les deux tiers vivent dans la capitale urbaine de Whitehorse. Malgré la petite population du territoire, son système de soins de santé est plutôt complexe, les services étant fournis ou financés par trois différents ordres de gouvernement (fédéral, territorial et des Premières nations). L'espérance de vie des Yukonnais est d'environ 10 p. 100 moins élevée que la moyenne canadienne, et le territoire affiche les taux les plus élevés au Canada de mortalité causée par des accidents ou des blessures. Le gouvernement du Yukon a reconnu que des améliorations devaient être apportées quant à la coordination et à l'efficacité de son système de soins de santé, et que les rôles et les responsabilités des personnes, des familles et des collectivités devaient être examinés de plus près. Pour y parvenir, les initiatives du Yukon ont tourné autour de deux objectifs : insister davantage sur la promotion de la santé, la prévention des maladies et des traumatismes et la prise en charge des maladies chroniques et faciliter la coordination et l'intégration avec d'autres services de santé.
Activités
Cette initiative, en vigueur de janvier 2003 à septembre 2006, a permis d'entre prendre les activités suivantes, qui peuvent être regroupées en deux catégories de priorités qui classent de façon plus approfondie les objectifs du Yukon : recentrer les structures et les processus organisationnels et mettre en oeuvre une technologie améliorée visant à soutenir les structures et les processus.
Un plan d'évaluation a permis de fournir un cadre d'évaluation ainsi qu'une évaluation du processus, des produits et des résultats. D'autres données seront produites; on espère que les connaissances acquises seront utilisées dans le cadre des politiques, de la planification et de la pratique à venir.
Resso urces
Apprentissages clés
En règle générale, le Yukon a changé sa façon de penser en ce qui concerne la prestation des services de soins primaires. Les avantages de travailler ensemble plus efficacement ont été reconnus, ce qui a entraîné une manière de penser différente quant à la façon selon laquelle le Yukon peut s'organiser à tous les échelons du système de santé, des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux aux milieux de pratique. Une évaluation est en cours dans le cadre de cette initiative; toutefois, les leçons qui ont été tirées à ce jour ont été regroupées en quatre domaines d'action, soit les modes de vie sains, l'information sur la santé, les principaux enjeux de la santé et la technologie.
Depuis le début, la durabilité a posé un défi de taille dans le cadre de l'initiative du Yukon. L'intention était que tous les projets à l'intérieur de l'initiative soient autosuffisants; toutefois, ce n'était pas toujours le cas. Cela dit, un nouveau finance ment a été offert par l'entremise du Fonds d'accès aux soins de santé dans les territoires pour quelques-unes des activités, y compris les initiatives de modes de vie sains, la programmation des soins palliatifs, la mise en oeuvre d'une ligne de renseignements à l'intention des infirmières et des infirmiers et l'élaboration d'une stratégie relative aux ressources humaines en santé.
Contribution approuvée : 4 537 282 $
Personne ressource
Pat Living
Spécialiste des communications
Gouvernement du Yukon
Téléphone : 867-667-3673
Courriel : patricia.living@gov.yk.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest; avec la Tlicho Community Services Agency; la Yellowknife Health and Social Services Authority; la Beaufort Delta Health and Social Services Authority; la Fort Smith Health and Social Services Authority; la Dehcho Health and Social Services Authority
Contexte et objectifs
Cette initiative visait principalement à soutenir la transition de la prestation des soins de santé des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) vers un modèle de soins primaires communautaires. Lorsque cette initiative a débuté, le ministère de la Santé et des Services sociaux venait de terminer la conception du Modèle de presta tion de services intégrés (MPSI), visualisant une intégration complète de soins et de services sociaux sur le territoire. Le modèle de soins primaires communautaires constitue la base du MPSI et vise à intégrer des services et des systèmes, des soins primaires communautaires aux niveaux de services secondaires et tertiaires. Ce modèle cherche à offrir une gamme plus complète de soins de santé primaires, du mieux-être et des services sociaux. Cette initiative comprenait 11 projets individuels, qui ont soutenu la transition des T.N.-O. vers une approche de soins primaires communautaires. Conçue pour promouvoir une approche de collaboration axée sur les clients en matière de soins et de services sociaux, l'initiative visait à éduquer le public et le personnel, à coordonner le renouvellement des soins de santé primaires des T.N.-O., à mettre sur pied des équipes et services intégrés de soins de santé primaires, à appuyer les services de santé génésique offerts aux femmes et à offrir une formation à divers fournisseurs de soins de santé, y compris les infirmières et infirmiers praticiens et les fournisseurs de services de santé communautaires.
Activités
Entre décembre 2002 et septembre 2006, cette initiative a permis d'entreprendre de nombreuses activités, dont :
Ressourc es
Apprentissages clés
Cette initiative, qui a soutenu une meilleure compréhension de l'approche des soins primaires communautaires des T.N.-O., était pertinente, fructueuse et rentable. Le plan d'éducation du public a fourni des outils pour promouvoir l'autogestion des soins et a mis davantage l'accent sur la promotion de la santé, la prévention des maladies et des traumatismes et la prise en charge des conditions chroniques. Depuis l'intégration de services de la profession de sage-femme, le nombre de femmes qui ont cherché à obtenir les soins d'une sage-femme dans la collectivité a augmenté, tout comme le nombre de femmes qui ont choisi d'accoucher dans leur collectivité. Grâce aux nouveaux programmes de formation, les infirmières praticiennes et les travailleurs de la santé dans les collectivités sont mieux disposés à aider les clients autochtones et du Nord par la prévention des maladies et la promotion de la santé, et à encourager l'autogestion des soins, les modes de vie sains et la prise en charge des conditions chroniques. De plus, les nouveaux centres de santé interdisciplinaires fournissent un meilleur accès aux services aux résidents des collectivités des T.N.-O.
Malgré certains défis (les ressources humaines en santé, les questions touchant à la gestion du changement et les coûts élevés des rénovations), les intervenants qui ont été interrogés à propos de l'initiative ont convenu qu'elle avait contribué à entamer le processus de transition des T.N.-O. vers une approche de soins primaires communautaires, bien que la transition complète du système n'ait pas encore été effectuée. Plus de 90 p. 100 des intervenants interrogés ont indiqué que leur projet était très réussi (27,5 p. 100) ou réussi (62,7 p. 100) concernant l'atteinte de leurs buts précis. Certains domaines particuliers ont connu du succès :
Le renouvellement des soins de santé primaires est un processus à long terme qui a précédé le FASSP et qui se poursuivra au-delà du financement. La majorité des projets individuels sont devenus des programmes opérationnels soutenus par leurs autorités individuelles.
Contribution approuvée : 4 722 617 $
Personne ressource
Vicki Lafferty
Spécialiste de la planification
Ministère de la Santé et des Services sociaux des T.N.-O.
Téléphone : 867-873-7060
Courriel : Vicki_Lafferty@gov.nt.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Mini stère de la Santé et des Services sociaux du Nunavut
Contexte et objectifs
Plusieurs défis ont une incidence sur la prestation des services de santé au Nunavut, y compris l'isolement géographique, les différences linguistiques et culturelles (il y a quatre langues officielles) et les difficultés de recrutement et de maintien en poste de personnel. En outre, il y a un nombre disproportionné de professionnels qui ne sont pas inuits et qui ont des difficultés à offrir des services de santé à la population inuite en raison des différences qui existent au niveau des valeurs culturelles et des comportements de santé. Cette initiative mettait l'accent sur le renforcement de la capacité du Nunavut à relever ces défis grâce à quatre objectifs particuliers :
Activités
Se terminant le 31 mars 2006, cette initiative s'est échelonnée sur une période de trois ans. Sous ses auspices, deux pratiques de collaboration interdisciplinaire ont vu le jour à Iqaluit : une clinique de pratique familiale et une clinique régionale de réadaptation. Afin d'appuyer la santé et la prévention des maladies et des blessures, on a mené de nombreuses activités, notamment l'élaboration et la facilitation :
Plusieurs activités ont été entreprises pour renforcer l'intégration des intervenants dans les soins de santé primaires, notamment :
Ressources
Apprentissages clés
Cette initiative a créé de nouvelles ressources qui permettront d'avoir des soins de santé primaires plus efficaces au Nunavut. Elle a également mis au point une nouvelle approche interdisciplinaire à la planification et à l'élaboration de politiques dans ce nouveau territoire et a mis davantage l'accent sur les équipes interdisciplinaires et intersectorielles. Elle a facilité l'accès à des services à Iqaluit grâce à la clinique de santé familiale, la première en son genre dans cette ville, ce qui a permis aux résidents d'avoir accès à des soins de santé interdisciplinaires dans un milieu non hospitalier. De plus, elle a appuyé l'élaboration des ressources humaines en santé du Nunavut. En rendant possible la conception et la mise en oeuvre de programmes de formation adaptés aux besoins des Inuits, l'initiative a essayé d'encourager un plus grand nombre d'Inuits à devenir des fournisseurs de soins de santé et de veiller à ce que les non-Inuits aient une meilleure compréhension des pratiques de santé inuites. Enfin, l'initiative a créé des occasions de développement communautaire et de participation aux programmes de santé et a facilité des réseaux interdisciplinaires dans les trois régions.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux est responsable de la viabilité à long terme de cette initiative et l'a intégrée à ses régions sanitaires et directions générales.
Contribution approuvée : 4 508 924 $
Personne ressource
Nancy Campbell
Directrice des communications
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement du Nunavut
Téléphone : 867-975-5714
Courri el : ncampbell1@gov.nu.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère des Services de santé de la Colombie-Britannique; avec les régies de la santé de la Colombie-Britannique et les organismes associés; le Collège des médecins de famille de la Colombie-Britannique; la B.C. Medical Association; des organismes non gouvernementaux tels que la B.C. Healthy Heart Society; l'Université de Victoria; l'Université de la Colombie-Britannique; le Centre for Health Services and Policy Research (CHSPR); et les collectivités de la Colombie-Britannique
Contexte et objectifs
Cette initiative visait principalement à aider les praticiens généraux à améliorer les soins aux population prioritaires, en fonction des preuves montrant l'existence de lacunes dans les soins. L'initiative touchait trois secteurs :
Activités
L'initiative a eu lieu entre avril 2002 et mars 2006 et était axée sur les trois secteurs suivants :
Ressources
Apprentissages clés
Le processus de collaboration semble avoir réussi à atteindre l'intégration des services, le travail d'équipe multidisciplinaire, le transfert d'information et le respect, dans plusieurs communautés, des lignes directrices de la Colombie-Britannique relatives à certaines maladies chroniques à tout le moins. Cette initiative était principalement axée sur deux principales affections chroniques : le diabète et l'insuffisance cardiaque globale. Les personnes souffrant des ces affectations reçoivent des soins de qualité accrue, tandis que les taux de mortalité et d'hospitalisation correspondants semblent avoir diminué.
Au total, 92 modèles de pratique avaient été mis en oeuvre ou améliorés durant la période du FASSP, tandis que 26 sites ont apporté des améliorations à la structure ou à la prestation des soins de santé primaires. Il y a une évolution vers les soins fondés sur le travail d'équipe et 85 p. 100 des sites ont introduit le dossier électronique médical. La majorité des sites ont participé à des activités de promotion de la santé et de prévention des maladies, mais seulement quelques-uns ont participé plus officiellement au programme provincial de soutien à la prévention. Bien que la plupart des sites de soins de santé primaires ne donnent pas accès à de tels soins au-delà des heures traditionnelles de bureau, il était habituellement possible d'avoir accès à des soins médicaux immédiats le même jour. Les fournisseurs de soins de santé primaires se sont dits dans l'ensemble très satisfaits, bien que des infirmières et pharmaciens se sont plaints que le fardeau du renouvellement est sur les médecins.
La Colombie-Britannique s'est engagée à accélérer le travail en matière de gestion des maladies chroniques par l'entremise du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires. Dans le cadre de son entente de 2006 avec les médecins, la province a consacré des dizaines de millions de dollars à la gestion des ma ladies chroniques. Les projets liés à la description du cheminement des patients mèneront à des cadres de service, lesquels serviront à déterminer les lacunes à l'échelle du système et à formuler des recommandations quant à la façon de les combler. La BC NurseLine est pleinement durable et on procède à son élargissement. L'ouverture de la communication avec les médecins crée de nouvelles occasions de partenariat et de nouvelles dispositions dans les négociations entre les médecins et le gouvernement.
Contribution approuvée : 74 022 488 $
Personne ressource
Darcy Eyres
Directeur de projet, Soins de santé primaires
Division des services médicaux
Ministère des Services de santé de la Colombie-Britannique
Téléphone : 250-952-1583
Courriel : darcy.eyres@gov.bc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Alberta Health and Wellness; avec Capital Health; la Calgary Health Region; le Chinook Regional Health Authority; le Palliser Health Authority; le David Thompson Regional Health Authority; l'East Central Health; l'Aspen Regional Health Authority; Peace Country Health; la Northern Lights Health Region; l'Associate Clinic of Pincher Creek, Alberta; le Service de police d'Edmonton; l'Université de l'Alberta; l'Université de Calgary; l'Université de Lethbridge; les Strathcona County Emergency Services; l'Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission; les Premières nations signataires du traité no 7; la ville de Pincher Creek; l'Association canadienne pour la santé mentale; l'Alberta Mental Health Board; l'Alberta Medical Association; le NAPI Friendship Centre; les Aakom-Kiyii Health Service s; la nation Piikani
Contexte et objectifs
Par l'entremise de cette initiative, la province de l'Alberta a soutenu les coûts transitoires de la mise en oeuvre de projets de grande envergure des soins de santé primaires. Ces projets visaient à améliorer l'accès aux services, l'intégration et la responsabilisation de ceux-ci par l'entremise de changements fondamentaux et durables à l'organisation, au financement et à la prestation des soins de santé primaires. Deux importantes stratégies ont été mises en oeuvre :
L'Alberta a établi cinq objectifs pour les initiatives financées : 1) élaborer et intégrer des programmes innovateurs de promotion de la santé, de prévention des maladies et des blessures et de gestion des maladies chroniques, 2) établir, appuyer et utiliser des équipes interdisciplinaires de soins de santé, des modèles de soins intégrés et d'autres méthodes novatrices de prestation des soins de santé primaires, 3) élaborer et mettre en oeuvre des stratégies efficaces de gestion du changement aux niveaux régional et provincial, établir des modèles de collaboration (p. ex., le travail d'équipe) et encourager une culture du changement (à l'échelle du système), 4) établir et mettre en oeuvre des services d'éducation et de formation pour appuyer les nouveaux modèles de collaboration et de prestation de services en matière de soins de santé primaires et 5) déterminer et mettre en place une infrastructure qui appuie la prestation des soins de santé primaires.
Activités
Durant les quatre années de cette initiative (2002-2006), l'Alberta a entrepris de nombreuses activités pour améliorer la prestation et la qualité des soins de santé primair es :
Elle a créé Health Link Alberta. L'organisme, qui compte des infirmières autorisées, fournit, jour et nuit et à l'échelle de la province, des conseils sur la santé basés sur les symptômes (triage), de l'information fiable sur la santé générale et de l'aide pour localiser des fournisseurs des services de santé nécessaires.
Grâce au Fonds pour le développement des capacités, les régies régionales de la santé ont forgé des partenariats avec un grand nombre d'organismes et d'associations en vue d'élaborer et de mettre en oeuvre plusieurs initiatives :
D'autres activités provinciales de coordination comprenaient les programmes suivants :
Ressources
Les initiatives d u Fonds pour le développement des capacités ont élaboré :
Apprentissages clés
Health Link a accru la capacité des appelants à gérer eux-mêmes leurs soins à domicile et encourage l'utilisation plus appropriée des ressources de soin de la santé de l'Alberta en fournissant à la population un autre service de soins de santé primaires et en dirigeant les appelants vers des services qui répondent à leurs besoins en santé. La majorité (63 p. 100) des foyers albertains connaissent Health Link Alberta. D'ici 2005-2006, on s'attend à ce qu'environ 46 p. 100 des foyers aient utilisé Health Link Alberta au moins une fois. Les sondages sur la satisfaction des utilisateurs indiquent un taux de satisfaction élevé à l'égard de presque tous les aspects du service.
Grâce au Fonds pour le développement des capacités :
Le Fonds pour le développement des capacités a produit et offert diverses initiatives et possibilités d'apprentissage en ce qui concerne l'usage accru des équipes interdisciplinaires, l'amélioration des liens entre les fournisseurs et l'élaboration de programmes de promotion de la santé et de gestion des maladies chroniques. Bien que l'on ait établi des partenariats et élaboré des programmes novateurs, le défi consiste maintenant à élargir et à adapter ces modèles et programmes et à diffuser à plus grande échelle les possibilités d'apprentissage dans l'ensemble de la province. Plusieurs projets ont été élargis au-delà de la régie de la santé dans laquelle ils ont été élaborés afin d'être mis en oeuvre à l'échelle provinciale, y compris le programme Living Well, dont l'application a été élargie à quatre régies de la santé et le programme Stanford Leadership Training, lequel a servi à former 234 personnes provenant des neuf régies de la santé.
Bien que Health Link Alberta soit maintenant financé par l'entremise de fonds globaux alloués à Capital Health et à la Calgary Health Region, chaque initiative réalisée dans le cadre du Fonds pour le développement des capacités a permis d'obtenir une durabilité de différentes façons : en incorporant des initiatives aux programmes et aux services régionaux, en obtenant du financement d'autres programmes ou en établissant des liens avec ces derniers et en s'intégrant aux Primary Care Networks.
Contribution approuvée : 54 876 073 $
Personne ressource
Betty Jeffers
Directrice, Primary Care Unit [Unité des soins primaires]Alberta Health and Wellness
Téléphone : 780-415-2843
Courriel : betty.jeffers@gov.ab.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Saskatchewan Health
Contexte et objectifs
Le Saskatchewan Action Plan for Primary Health Care [Plan d'action pour les soins de santé primaires de la Saskatchewan] a été publié en décembre 2001 et visait globalement à améliorer la qualité des services de soins de santé primaires et l'accès à ces derniers. Toutefois, depuis la mise en vigueur du plan d'action, la Saskatchewan a modifié sa structure de gouvernance et a réorganisé ses 32 districts de santé en 12 organisations régionales de santé (ORS). La Saskatchewan a eu l'intention de former ses réseaux et ses équipes de soins de santé primaires au sein des nouvelles ORS et a adopté les objectifs suivants du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires :
Activités
De 2003 à juin 2006, l'initiative de la Saskatchewan a mis l'accent sur sept domaines d'activités précis :
De plus, on a intégré de nouvelles activités qui, à l'origine, ne faisaient pas partie de l'initiative. Il s'agit de l'élaboration d'une analyse de rentabilisation d'une base de données provinciale de localisation, l'intégration de HealthLine Online (juin 2006), une application Web de renseignements et de services de santé et la formation d'un comité de mise en oeuvre de la profession de sage-femme afin d'établir une équipe sur la profession de sage-femme dans le domaine des soins de santé primaires d'ici à l'automne 2006. L'initiative a également permis d'élaborer des cadres et des mesures d'évaluation en matière de responsabilisation et de rapports.
Ressources
Apprent issages clés
La constitution d'équipes a été accélérée en Saskatchewan. En fournissant des fonds à des ressources particulières au niveau régional, la Saskatchewan a assuré un accent continu sur les soins de santé primaires à un moment où l'on attachait beaucoup d'attention à la réorganisation et aux problèmes de soins urgents tels que les temps d'attente en chirurgie. À ce jour, on a constitué 37 équipes de soins de santé primaires, qui servent environ 23 p. 100 de la population. Le financement du FASSP a soutenu la création de 17 de ces équipes, ce qui donne accès à des services de soins de santé primaires à 12 p. 100 de la population de la province. Plus de 90 p. 100 des équipes donnent accès à un médecin ou à une infirmière praticienne autorisée 24 heures par jour, sept jours par semaine. Les directeurs responsables du financement des soins de santé primaires de chaque ORS ont facilité la création d'équipes de soins de santé primaires. De plus, grâce au projet de constitution d'équipes, une expertise en matière de formation d'équipes existe maintenant dans chaque ORS afin de soutenir les équipes et d'évaluer l'état de préparation communautaire.
Durant la phase initiale de la constitution d'équipes de soins de santé primaires, des infirmières praticiennes et des médecins de famille ont été intégrés aux équipes. Toutefois, la disponibilité d'infirmières praticiennes autorisées, associée à la réticence de certaines infirmières à déménager à l'extérieur des centres urbains, ainsi que d'autres questions relatives aux ressources humaines ont constitué des défis de taille. Toutefois, le nombre d'infirmières praticiennes travaillant dans un rôle élargi a augmenté.
L'initiative n'a généré aucun nouveau financement pour aborder les exigences relatives à la rémunération des médecins des nouvelles équipes de soins de santé primaires. Les budgets fondés sur les honoraires existants ont servi à équilibrer des modes de paiement mais, en conséquence, aucune autre mesure d'encouragement n'a été mise en oeuvre pour que des médecins participent et qu'ils forment des équipes de soins de santé primaires. La conclusion d'un protocole d'entente avec la Saskatchewan Medical Association [Association médicale de la Saskatchewan] et d'un modèle de contrat correspondant en ce qui concerne la participation de médecins aux équipes de soins de santé primaires a été plus compliquée que prévu à l'origine, mais les discussions se poursuivent. Néanmoins, le nombre de médecins d'autres plans de paiement qui font partie d'une équipe de soins de santé primaires a augmenté.
Les ORS ont eu de la difficulté à faire la distinction entre les services de soins de santé pri maires, les services de santé pour la population et les services de soins communautaires, entraînant ainsi des incohérences d'une ORS à l'autre et créant de nombreux défis pour Saskatchewan Health quant à la façon de se rapporter à chaque région. Le plan d'action en matière de services de soins de santé primaires a également permis de déterminer un ensemble de services essentiels de soins de santé primaires que les ORS devraient fournir et, dans le cadre de chaque ensemble, Saskatchewan Health a prévu de définir plus précisément un ensemble de services essentiels sur le plan des équipes. Toutefois, le tout s'est révélé un défi, en raison de la géographie et de la disponibilité des ressources de la province.
Grâce à cette initiative, la Saskatchewan a acquis une plus grande compréhension des défis de la constitution d'équipes. Elle a appris que le regroupement de professionnels de la santé ne signifiait pas nécessairement qu'une « équipe » avait été formée. Dans l'ensemble, la Saskatchewan s'engage à renouveler son système de soins de santé primaires, mais le changement demande du temps.
Contribution approuvée : 18 592 405 $
Personne ressource
Donna Magnusson
Directrice exécutive
Direction générale des services de soins de santé primaires
Saskatchewan Health
Téléphone : 306-787-0875
Courriel : dmagnusson@health.gov.sk.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Santé Manitoba, Services de soutien régionaux, Direction des soins de santé primair es; avec l'Office régional de la santé de Assiniboine; l'Office régional de la santé de Brandon; l'Office régional de la santé du Centre du Manitoba Inc.; l'Association de santé du Nord-Est Inc.; South Eastman Health/Santé Sud-Est Inc.; l'Office régional de la santé d'Entre-les-Lacs Inc.; l'Office régional de la santé de NOR-MAN; l'Office régional de la santé des Parcs Inc.; l'Office régional de la santé de Burntwood; l'Office régional de la santé de Churchill; l'Office régional de la santé de Winnipeg; CancerCare Manitoba
Contexte et objectifs
Pour orienter son renouvellement des soins de santé primaires (SSP), la Manitoba a élaboré un cadre stratégique ainsi qu'une proposition maîtresse, qui ont été fondés sur les renseignements recueillis lors de consultations. La vision du cadre stipule que « Les Manitobains auront accès à des services des SSP communautaires, intégrés et appropriés », tandis que sa mission est d'élaborer et d'appuyer des services de SSP en collaboration avec les offices régionaux de la santé et en partenariat avec des intervenants clés. Le Manitoba a divisé sa répartition par habitant de l'enveloppe provinciale et territoriale en deux étapes : la première comprend cinq initiatives générales prioritaires visant à faciliter l'intégration et l'amélioration des services de soins de santé primaires, et la seconde vise à recueillir des propositions d'initiatives en matière de soins de santé primaires auprès des offices régionaux de la santé du Manitoba. L'initiative visait trois objectifs : 1) promouvoir la création d'organismes de soins de santé primaires qui offrent aux Manitobains des services fondés sur les principes des soins de santé primaires, avec un objectif connexe de planification et de services basés sur les besoins, 2) permettre aux fournisseurs de soins de santé primaires d'offrir des services qui reflètent les principes des soins de santé primaires, avec des objectifs connexes de planification de la formation interdisciplinaire et d'autres modèles de rémunération pour les médecins et d'autres fournisseurs de soins de santé primaires et 3) améliorer la capacité des organismes des soins de santé primaires à fournir ces services, avec des objectifs connexes visant à fournir une infrastructure et des outils tels que des lignes directrices et des techniques de gestion du changement, pour appuyer le passage vers la réforme des soins de santé primaires.
Activités
Pendant la durée de l'initiative, plusieurs activités ont été entreprises, et ce en deux étapes :
Les act ivités de l'étape 1 comprenaient :
Les activités de l'étape 2 comprenaient :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative a amélioré l'accès par l'entremise d'un certain nombre d'investissements qui ont fait progresser les initiatives régionales en matière de soins de santé primaires, et a fourni un accès supplémentaire ou nouveau aux populations mal desservies. Elle a également amélioré l'accès aux services de santé grâce à une meilleure communication avec les clients, en offrant des services pratiques qui ne font pas partie des soins de santé standards (p. ex., buande rie et douches) et, dans le cadre d'un projet en particulier, en facilitant la mise en contact avec des fournisseurs de soins de santé pour les clients réticents. Les projets de pratique de collaboration, les changements apportés aux systèmes dans des régions entières, certains succès avec des dossiers intégrés de clients et la collaboration avec d'autres fournisseurs de services dans le domaine de la santé et d'autres domaines ont clairement démontré la progression vers la prestation de services intégrés. Plusieurs régions ont apporté des changements à leur prestation des services en élargissant les rôles ou en en ajoutant des nouveaux. Pour libérer le temps des médecins, le dépistage de certains types de cancer, de diabète, d'hypertension et d'autres affections chroniques est effectué par des infirmières, des employés des services médicaux d'urgence et(ou) des diététiciennes. Une initiative de marketing social a informé et instruit le personnel et le public relativement à ce à quoi ils peuvent s'attendre et à la façon d'utiliser les soins de santé primaires à leur avantage. Les partenaires à l'intérieur et à l'extérieur du secteur de la santé ont pu mieux voir les liens et les avantages de la collaboration et des objectifs communs. Le niveau de satisfaction des clients à l'égard des services nouveaux et élargis est élevé et il y a eu une diminution du nombre de personnes manquant à leurs rendez-vous.
Malgré certains défis (p. ex., d'importants retards au niveau de l'avancement et de la mise en oeuvre, des difficultés de recrutement et de maintien en poste ainsi que des questions liées à la gestion du changement), cette initiative a servi d'assises au renouvellement des soins de santé primaires au Manitoba en améliorant l'accès, en renforçant l'intégration du système et en améliorant la qualité des services. Les régions semblent prêtes à souscrire aux principes de soins de santé primaires et à appuyer plus largement les initiatives et les activités locales. On a donné aux offices régionaux de la santé la souplesse d'affecter des fonds de la façon qui leur serait le plus profitable. Cette souplesse leur a permis de réaliser leurs objectifs et devrait faire partie du processus de financement dans le futur. Le Manitoba s'est engagé à faire en sorte que l'accent de son système de soins de santé passe des soins actifs à une plus grande utilisation des services communautaires de soins de santé primaires. Cette initiative a contribué à l'établissement de partenariats communautaires ainsi qu'à l'encadrement de personnes engagées qui joueront un rôle essentiel dans sa viabilité future. D'autres éléments clés favoriseront la viabilité de l'initiative, soit la participation active des fournisseurs de services, la capacité de miser sur des produits et les leçons apprises dans l'ensemble de la province, une communication continue et des stratégies d'information efficaces, une solide stratégie de ressources humaines et un soutien financier continu.
Contri bution approuvée : 20 844 059 $
Personne ressource
Barbara Wasilewski
Directrice, Soins de santé primaires, Santé Manitoba
Téléphone : 204-786-7176
Courriel : bwasilewsk@gov.mb.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario
Contexte et objectifs
En 2000, le gouvernement de l'Ontario a signalé que « l'amélioration des soins primaires est essentielle au renouvellement des services de santé ». Afin de faire progresser les soins de santé primaires à l'intérieur de ses frontières, l'Ontario a entrepris neuf initiatives clés de renouvellement des soins de santé primaires. Quatre d'entre elles devaient être appliquées à l'administration centrale (adoption de nouveaux modèles de prestation de soins de santé primaires, élaboration de systèmes et technologie de l'information, communication, et gestion de projets), tandis que les cinq autres devaient être mises en oeuvre au moyen d'un processus de demande de subvention. Ces initiatives visaient à : améliorer l'accès aux soins de santé primaires; augmenter la qualité et la continuité des soins de santé primaires; accroître la satisfaction des patients et des fournisseurs de soins; et promouvoir la rentabilité des services de soins de santé primaires. De façon particulière, l'Ontario voulait s'assurer que les modèles de paiement et de prestation offraient une souplesse sur le plan des soins de santé primaires, tout en respectant les objectifs convenus à l'échelon national quant au renouvellement des soins de santé primaires.
L'Ontario a mis en place 101 subventions de fonctionnement pour cinq initiatives qui ava ient toutes des objectifs différents :
En outre, l'Ontario a accordé 59 subventions d'équipement, dont la majorité étaient consacrées à l'intégration de différentes disciplines dans des pratiques. Certains projets avaient comme objectif : d'intégrer les pharmaciens à la médecine familiale; de regrouper sous un même toit les médecins de famille, les pharmaciens et les infirmières et infirmiers praticiens; et de réunir les diététistes et les médecins de famille. Ainsi, 47 des projets de subventions d'équipement se rattachaient aux équipes de santé familiale, qui désignent un volet stratégique du plan gouvernemental de prestation de soins de santé primaires.
Activités
Pendant les quatre années d'exécution de l'initiative (2002-2006), de nombreuses activités ont été entreprises :
Ressources
La prés ente initiative a favorisé l'établissement de plusieurs centaines de ressources qui faciliteront le travail des intervenants en soins de santé, dont les fournisseurs et administrateurs de soins de santé, et les patients. On a élaboré les outils suivants :
Apprentissages clés
Il est difficile de quantifier les répercussions intégrales de la présente initiative. Quelques statistiques clés démontrent toutefois les gains effectués par l'Ontario. L'adhésion aux nouveaux modèles de prestation de soins de santé primaires a plus que doublé en 2005-2006; en effet, le nombre d'adhérents est passé de 2,6 millions en mars 2005 à 6,8 millions en septembre 2006. Le succès du processus d'adhésion s'explique en grande partie par la mise en place d'un système efficace d'adhésion ainsi que de stratégies de communication correspondantes.
Plus de 90 équipes interdisciplinaires de soins de santé primaires ont été mises sur pied au moyen des programmes de subventions. Des fournisseurs de soins de 33 catégories différentes font désormais partie de ces équipes. Selon eux, la durée moyenne de l'intégration réussie de professionnels paramédicaux dans les centres de soins de santé primaires a été de quatre à six mois, et le succès de cette mesure a été attribuable à des facteurs comme la confiance, le dialogue ouvert, la compréhension mutuelle de la portée de la pratique et des rôles des intervenants, de même que le temps et l'engagement à collaborer. L'ajout de professionnels paramédicaux a permis d'avoir accès plus rapidement à des soins plus complets et efficaces ainsi qu'à l'autosoins. La très grande majorité des patients s'est dite satisfaite des soins reçus d'une équipe interdisciplinaire, et les résultats cliniques se sont souvent améliorés.
Tous les projets ont adopté le cadre de gestion et de prévention des maladies chroniques de l'Ontario. De plus, ils ont tous permis de conclure que les approc hes fondées sur les patients et axées sur la gestion des maladies chroniques facilitaient la prise de décisions pour les patients, en plus d'améliorer les résultats cliniques et la rentabilité des soins. Quant aux projets qui ont traité de l'efficacité d'un modèle interdisciplinaire de gestion des maladies chroniques, un élément clé en est ressorti, soit le recours aux services d'une seule personne (généralement une infirmière ou un infirmier autorisé) pour qu'elle agisse à titre de premier point de contact et de coordonnatrice des échanges avec les autres fournisseurs de soins et de services. Plusieurs projets ont permis de constater l'utilité de ce modèle pour que les patients atteints d'une maladie chronique complexe aient le soutien dont ils ont grandement besoin, par l'intermédiaire de divers membres d'une équipe interdisciplinaire.
Les initiatives de direction et de formation ont favorisé la transition d'une pratique indépendante à la prestation de soins en collaboration. De l'avis des personnes qui y ont été associées, l'acquisition de nouvelles compétences a été facilitée par la détermination d'objectifs clairs et d'un échéancier, le travail en équipe ainsi que les occasions de donner et de recevoir des commentaires et des suggestions. Parmi les obstacles, citons le manque de temps et de ressources et la complexité du système. Les changements de pratique les plus courants ont été la détection précoce des maladies, l'établissement d'un diagnostic plus exact et l'amélioration de la gestion des conditions. La formation sur la gestion des changements a joué un rôle actif dans l'orientation vers l'utilisation de nouveaux modèles de prestation de soins.
Les projets de subventions d'équipement et de fonctionnement ont fourni l'infrastructure, l'expertise, les ressources humaines, les services et les programmes nécessaires pour créer plus de trente équipes de santé familiale et accélérer ce processus. Cette démarche a appuyé directement le plan du gouvernement provincial qui consiste à concevoir un système de soins de santé respectant les principales priorités : garder les Ontariens en santé; réduire les périodes d'attente; et favoriser la consultation des médecins et infirmières et infirmiers. Les autres conséquences sont susceptibles de se faire sentir au cours des prochaines années.
Contribution approuvée : 213 170 044 $
Personne ressource
Mar sha Barnes
Business Lead, Primary Health Care Team
Health System Accountability and Performance Division
Ontario Ministry of Health and Long-Term Care
Phone: 416-327-7056
E-mail: marsha.barnes@moh.gov.on.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
Contexte et objectifs
Le Québec a fait des Groupes de médecine de famille (GMF) l'une des pierres d'assise de sa réforme. Un GMF est essentiellement une nouvelle organisation composée de médecins de famille travaillant en groupe, en collaboration étroite avec des infirmières, et qui offre une gamme étendue de services à une clientèle qui s'y inscrit librement. Chaque GMF signe un accord avec un centre local de services communautaire (CLSC) notamment en vue de la prestation de services psychosociaux à la clientèle du GMF. Les groupes font partie d'un réseau plus étendu (comprenant d'autres GMF, des hôpitaux et d'autres services). Par l'entremise des réseaux, les GMF permettent l'accès à certains services 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. La gamme des services offerts par les GMF comprend notamment la prestation de soins adaptés à l'état de santé des patients inscrits, la prévention des maladies et la promotion de la santé, l'évaluation de l'état de santé, et le diagnostic et le traitement des affections aiguës et chroniques. Les GMF ont pour but d'assurer la viabilité et l'accessibilité du système de soins de santé primaires du Québec.
Leurs objectifs sont compatibles avec les objectifs fixés lors de la Conférence des premiers ministres FPT (fédéral/provinciaux/territoriaux) 2000 sur le renouvellement des soins de santé primaires au Canada, de même qu'avec les objectifs communs du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FA SSP) :
Les GMF ont été proposé par la Commission d'étude sur les services de santé et les services sociaux (Commission Clair) en décembre 2000, et le gouvernement du Québec a annoncé leur création en 2001. La province a déclaré son intention d'inscrire 75 pour cent de la population sur les listes des GMF au cours des prochaines années. Elle prévoit établir un nombre total d'environ 300 GMF sur son territoire.
L'implantation de la première vague des GMF a débuté à l'automne 2002. Les fonds FASSP ont contribué à cette évolution déjà commencée.
Activités
L'initiative, qui a pris place entre octobre 2001 et mars 2006, a subi les activités suivantes en établissant les GMF :
Ressources
Apprentissages clés
En avril 2006, une étude de cas fait par l'Université de Montréal de cinq GMF de la première vague a noté :
L'évaluation a noté aussi qu'il y avait des défis, comme : la lourdeur du processus gouvernemental, les difficultés en ententes contractuelles entre les GMF et les infirmières, qui conservent un lien d'emploi avec le CLSC (les infirmières jugent que les lignes d'autorité sont confuses, alors que certains médecins ont été frustrés par les négociations avec le syndicat local); le manque de soutien au processus de changement; et les délais dans l'implantation des systèmes d'information, qui ont déçu les professionnels.
Malgré ces difficultés, l'étude de cas a souligné qu'il est clair que les GMF apportent de grands avantages pour la population du Québec et qu'ils jouent un rôle important dans la soutenance du système des soins de santé primaires dans la province.
Contribution approuvée : 133 681 686 $
Personne r essource
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
www.formulaire.gouv.qc.ca/cgi/affiche_doc.cgi?dossier=7402&table=0
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick; avec l'Agence de promotion économique du Canada atlantique; Service Croix bleue de l'Atlantique; Entreprises Nouveau-Brunswick; Conseil national de recherches Canada
Contexte et objectifs
Le renouvellement des soins de santé primaires (SSP) au Nouveau-Brunswick vise l'amélioration de l'accès aux SSP au sein d'un système qui offrira les services de santé appropriés, de la façon appropriée, au moment opportun, par le bon fournisseur, à un prix abordable pour les contribuables. La vision du Nouveau-Brunswick pour un avenir en santé déplace l'accent des soins actifs vers les services communautaires. Deux priorités ont été dégagées : l'établissement d'un réseau de centres de santé communautaire (CSC) et l'amélioration des services ambulanciers. Dans ce but, le Nouveau-Brunswick a utilisé des fonds pour soutenir six initiatives en matière de renouvellement des soins de santé :
Activités
En 2003, le Nouveau-Brunswick a arrêté son choix sur cinq CSC. En date du mois de juin 2006, les activités suivantes avaient été entreprises :
Ressources
Apprentissages clés
Cinq CSC ont été mis sur pied et sont maintenant fonctionnels. Les clients sondés dans le cadre du processus d'évaluation se sont déclarés satisfaits des services reçus. Deux autres CSC ont ouvert leurs portes et la planification d'un troisième est en cours. On a mis en place l'infrastructure nécessaire (édifices, technol ogie et politiques) en plus de commanditer diverses activités de communication et campagnes de promotion. Des collectivités avoisinantes réclament maintenant leur propre CSC. On a organisé des ateliers provinciaux pour partager les réussites et mettre les leçons apprises à profit au cours du cheminement pour mettre en place des services communautaires. Cependant, les équipes de soins de santé auront besoin d'une formation et d'un soutien continus et il faut poursuivre l'élaboration de politiques.
Le système de dossiers de santé électroniques est maintenant en place et sera bientôt utilisé partout. Les ambulances sont maintenant dotées du matériel nécessaire. On a mis à niveau le service de répartition des ambulances et la technologie de l'information connexe. Le projet pilote de télésanté (programme extramural de soins à domicile) est en cours. On a investi dans les installations, les technologies et les stratégies de changement dans le but d'atteindre les objectifs prioritaires du Nouveau-Brunswick. Le ministère de la Santé a redirigé les ressources existantes vers le soutien et le maintien de ces projets.
Contribution approuvée : 13 689 805 $
Personne ressource
Bronwyn Davies
Conseillère principale/directrice des soins de santé primaires
Ministère de la santé du Nouveau-Brunswick
Téléphone : 506-453-7926
Courriel : bronwyn.davies@gnb.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse
Conte xte et objectifs
Le projet de renouvellement des soins de santé primaires (SSP) en Nouvelle-Écosse requiert l'utilisation d'une approche stratégique soigneusement structurée pour arriver à transformer le système au fil du temps tout en gérant le processus de changement de façon à assurer le respect des individus, des professionnels de la santé et des collectivités. Le montant alloué à la Nouvelle-Écosse par le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP) a permis à la province de mettre en place des initiatives visant la modification du système. La province a proposé quatre approches stratégiques : confier de plus en plus les SSP à des équipes de professionnels oeuvrant auprès d'une population déterminée; créer un changement culturel axé sur la santé de la population, la collaboration et la promotion de la santé au sein des fournisseurs de soins primaires; séparer la rémunération des fournisseurs de SSP des considérations relatives au volume de patients; préparer le système de soins de santé primaires à la mise en oeuvre future d'un système de dossiers électroniques. Trois initiatives transitoires ont été établies pour soutenir ces stratégies avec les objectifs suivants :
Activités
Le ministère de la Santé et les District Health Authorities (DHA) [autorités sanitaires de district] ont travaillé en collaboration au cours des trois dernières années pour soutenir ces initiatives.
Activités provinciales :
Activités des DHA :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative de renouvellement des SSP en Nouvelle-Écosse a apporté une contribution essentielle à l'amélioration du système de SSP dans toute la province. Les fonds versés par le FASSP ont augmenté la capacité des DHA à soutenir les activités de planification communautaire et ont permis aux professionnels de la santé de participer à la planification et à la mise en oeuvre des réseaux et des organismes de SSP. Une équipe de renouvellement des SSP au ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse a fourni des ressources pour aider les DHA à élaborer des structures et des processus de transition. Cette équipe, aidée par la fermeté du leadership et de l'engagement des DHA à l'égard du renouvellement des SSP, a permis l'amélioration du travail d'équipe et de la collaboration en milieu pratique. Les fournisseurs de SSP intéressés à travailler dans le cadre d'un réseau ou d'un organisme ont reçu une aide financière pour occuper ou rénover un espace physique qui faciliterait la collaboration. L'arrivée des infirmières praticiennes (il existe actuellement 19 postes dans la province) devant travailler en collaboration avec les médecins de famille a réussi à améliorer l'accès aux SSP et à changer le point focal des rencontres. On a par exemple mis au point de nouvelles façons de fournir des services de SSP fondées sur une approche axée sur la santé de la population.
Tout au long de l'initiative, on a effectué un travail de base pour s'assurer que le système de SSP serait prêt à suivre lorsque la province passerait au système de dossiers de santé électroniques. Le défi posé par l'établissement de politiques de régie des données a été relevé au moyen de l'engagement intense de la collectivité des fournisseurs de soins de santé. Les « Champions workshops » [ateliers des chefs de file], qui aidaient les médecins à apprendre à utiliser les systèmes d'information relative aux SSP, ne sont qu'une des nombreuses stratégies de gestion du changement qui se sont révélées efficaces. De nombreuses équipes utilisent maintenant le système de dossiers électroniques. D'ici au mois de septembre 2006, environ 30 p 100 des médecins en SSP de la provinc e seront inscrits au programme de gestion de l'information relative aux SSP.
De nombreuses activités prévues dans le cadre de l'initiative ont eu un succès qui se répercutera dans les futurs efforts de planification et de renouvellement des SSP. L'initiative « Diversity and Social Inclusion », par exemple, est à l'origine des premières lignes directrices provinciales en matière de prestation de services de SSP adaptées aux différences culturelles du Canada. Il est certain que ces lignes directrices auront un effet sur les activités d'élaboration des politiques et de planification des SSP, de recrutement et de maintien en fonction du personnel ainsi que de prestation des services dans la province. Les activités de l'initiative se voulaient transitoires, mais certaines d'entre elles se sont révélées nécessaires à la mise en oeuvre continue de la stratégie. Un financement provincial durable est essentiel à la survie de certains programmes clés.
Contribution approuvée : 17 073 265 $
Personne ressource
Paula English
Directrice, soins de santé primaires
Ministère de la Santé, Nouvelle-Écosse
Téléphone : 902-424-3076
Courriel : englishpm@gov.ns.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard
Contexte et objectifs
L'Île-d u-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) a entrepris une restructuration de son système de soins de santé primaires (SSP) dans le but d'aborder des problèmes comme la pénurie de professionnels, la satisfaction des fournisseurs de soins, la demande accrue en soins de santé, l'augmentation des coûts liés aux soins de santé et les taux élevés de maladies chroniques, ainsi que les problèmes d'accessibilité, d'intégration et de coordination. La restructuration des soins de santé contribue au renforcement des SSP dans la province en modifiant les méthodes actuelles de financement, d'organisation et de prestation des services. Les objectifs de cette initiative étaient les suivants : 1) améliorer l'accès aux services complets de SSP; 2) améliorer la continuité des soins par la prestation coordonnée et intégrée des services de SSP; 3) accroître l'attention portée sur la promotion de la santé de même que la prévention et la gestion des maladies chroniques, dont l'autogestion; 4) assurer ou améliorer la satisfaction des malades et des clients à l'égard des SSP; 5) assurer ou améliorer la satisfaction des fournisseurs de soins par la collaboration; et 6) accroître la responsabilité.
Pour atteindre ces objectifs, on a mis en place cinq initiatives, à savoir : la création de centres de santé familiale axés sur la collaboration; la mise au point d'une stratégie provinciale de vie saine; la prestation de soins palliatifs intégrés; l'amélioration de l'utilisation des médicaments; et la vidéoconférence. Les trois premières initiatives constituent le fondement de la restructuration et ont été mises en oeuvre par le biais d'une approche progressive. Quant aux deux autres initiatives, elles n'ont pas été mises en application en raison de préoccupations relatives au financement durable d'opérations courantes.
Activités
Au cours des quatre années d'exécution de l'initiative (2002-2006), l'Î.-P.-É. a adopté une approche progressive et par étape afin de faire progresser trois des cinq initiatives (centres de santé familiale, stratégie provinciale de vie saine et soins palliatifs intégrés) en vue de leur mise en oeuvre intégrale.
Ressources
Apprentissages clés
Les centres de santé familiale sont actuellement au service d'environ 22 800 personnes (16 p. 100 de la population de l'Î.-P.-É.). L'établissement d'une pratique collaborative nécessite un acharnement et un dévouement en matière de temps, d'énergie, de soutien et de ressources; on ne met pas en place une telle pratique seulement en réunissant au même endroit des professionnels de la santé. Jusqu'à ce jour, les employés de 25 centres de santé familiale ont eu ensemble 61 jours de formation, tandis que sept employés ont reçu un certificat universitaire en collaboration en soins de santé primaires.
C'est d'abord en faisant mieux connaître le rôle d'une personne par rapport à son propre état de santé que l'on doit changer le comportement à l'égard de la santé. Les efforts déployés pour l'exercice d'un véritable impact doivent aller au-delà des limites traditionnelles du système formel de santé. Une fois établis et définis, les partenariats avec les autres secteurs gouvernementaux, les ONG, les municipalités et les collectivités peuvent constituer les avantages et les forces d'une a pproche axée sur de nombreux facteurs de risque en vue d'une vie saine.
En janvier 2005, le programme de soins palliatifs intégrés de l'Î.-P.-É. a été l'une des six initiatives (et la seule en soins palliatifs) désignées par le Conseil canadien de la santé comme une pratique exemplaire. Les volets du modèle qui en font une pratique exemplaire comprennent une pratique collaborative en place dans les disciplines et les établissements de soins, une admissibilité coordonnée aux programmes, une approche axée sur les clients et les familles, et l'outil commun d'évaluation des soins palliatifs.
Contribution approuvée : 6 526 879 $
Personne ressource
Donna MacAusland
Analyste des soins primaires
Ministère de la Santé de l'Île-du-Prince-Édouard
Téléphone : 902-368-6508
Courriel : ddmacausland@ihis.org
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe provinciale et territoriale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services communautaires de Terre-Neuve-et-Labrador
Contexte et objectifs
Cette initiative fait partie des efforts continus déployés par Terre-Neuve-et-Labrador pour réformer son système de soins de santé primaires (SSP). Elle s'inscrit dans la foulée des initiatives suivantes : Healthier Together: A Strategic Plan for Newfoundland and Labrador (2002) [Pour améliorer notre santé ensemble : un plan stratégique pour Terre-Neuve et Labrador]; création du Bureau des soi ns de santé primaires et d'un comité consultatif provincial sur les SSP (2002); et cadre provincial de prestation des SSP intitulé Moving Forward Together: Mobilizing PHC (2003) [La voie de l'avenir : les soins de santé primaires]. Les SSP s'inspirent de ce cadre et comprennent une gamme et un équilibre de services qui privilégient la promotion de la santé, la prévention des maladies et des blessures, le diagnostic et le traitement des blessures et des maladies épisodiques et chroniques, ainsi que l'incitation auprès des personnes, des familles et des collectivités à se maintenir en bonne santé. La nouvelle orientation préconisait l'adoption d'une approche interdisciplinaire et collective à l'égard de la prestation des services. Cette approche visait la prestation des SSP par des équipes à au moins cinquante pour cent de la population de la province au plus tard en 2010. La présente initiative provinciale représente une suite de cette approche. Ses objectifs sont les suivants : accroître l'accessibilité et la durabilité des SSP; favoriser la prestation de services complets, intégrés et fondés sur des données probantes; promouvoir l'autonomie et la santé chez les citoyens et les collectivités; et renforcer la responsabilité et la satisfaction des professionnels de la santé.
Activités
Au cours des quatre années d'exécution de l'initiative (2002-2006), on a entrepris un large éventail d'activités.
Pour permettre à une proportion plus grande de la population d'avoir accès aux SSP fournis par des organismes, qui sont responsables de la prestation prévue d'un ensemble défini de services complets destinés à une population déterminée, on a organisé des activités dont les objectifs étaient les suivants :
Pour mettre davantage en relief la promotion de la santé, la prévention des maladies et des blessures ainsi que la gestion des maladies chroniques (GMC), les équipes responsables des SSP de toutes les régions desservies ont mis au point et exécuté avec succès les démarches suivantes :
Pour que les services essentiels soient accessibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept, on a créé des activités centrées sur :
Pour constituer des équipes interdisciplinaires de SSP et voir à ce que les soins les plus adéquats soient donnés par les fournisseurs les plus compétents, on a conçu des activités privilégiant :
Pour favoriser la coordination des SSP et leur intégration aux autres services de santé, on a mis en place des activités axées sur :
Ressources
Apprentissages clés
Malgré certaines difficultés importantes (rémunération à l'acte pour la majorité des médecins, grandeur du territoire géographique et faible densité de la population de la province, et problème du maintien d'un réseau de santé autochtone parallèlement au système de santé de la province), Terre-Neuve-et-Labrador a pu faire progresser son programme de réforme des SSP par la présente initiative. Huit équipes de SSP ont été mises en place. Trois autres équipes en sont aux premières étapes de la mise en oeuvre de propositions, alors que trois équipes mettent la dernière touche aux leurs. Les équipes ont élaboré les propositions en s'inspirant des besoins de la population. De nombreux professionnels ont participé à la constitution des équipes en plus de collaborer à la mise en application des processus de cadres de fonctions. De plus, les résultats des premières évaluations démontrent une évolution positive vers un travail d'équipe accru. Les équipes de SSP de toutes les régions ont créé des comités consultatifs communautaires. En outre, en collaboration avec les responsables de la coalition provinciale de la stratégie de mieux-être et du mieux-être régional, elles ont toutes augmenté leur soutien aux initiatives qui favorisent le mieux-être. Les activités de collaboration liées à la GMC ont été mises au point dans sept régions rurales représentées par des équipes de SSP, tandis qu'elles en sont à leur tout premier stade de mise en oeuvre en milieu urbain. Les processus d'évaluation ont été établis en bonne et due forme pour toutes les régions représentées par des équipes de SSP en ce qui concerne les projets spéciaux (comme le partage accru de l'information). De plus, des partenariats ont été conclus avec des universités en vue d'un enseignement supérieur et d'un perfectionnement professionnels. Des partenariats ont été créés également avec le Newfoundland and Labrador Centre for Health Information quant à la progression de plusieurs initiatives de gestion de l'information en vue de leur évaluat ion et de leur orientation éventuelle (partage de renseignements électroniques sur la santé, télésanté, dossiers médicaux électroniques [DME] et système de classification ICPC2 pour les SSP).
Le cadre provincial de même que l'infrastructure qui a été developpé ont favorisé les activités de renouvellement des SSP dans la province et appuieront les régions qui seront éventuellement représentées par des équipes de SSP. Ils soutiendront également la mise en oeuvre de l'ensemble des stratégies provinciales de la santé pour ce qui est de la prestation des services. En outre, le renouvellement des SSP se poursuivra par le biais de facteurs comme : la collaboration avec les intervenants; le renforcement des capacités pour les fournisseurs et les dirigeants; la recherche de possibilités d'intégration des modules de l'initiative Building a Better Tomorrow et des processus liés aux normes de pratique dans la pratique professionnelle; l'apprentissage selon un rythme personnel et les adaptations sur le Web de certains outils; le leadership en ce qui concerne les SSP au niveau de la direction dans les régies régionales intégrées; l'étude de possibilités de poursuivre l'enseignement supérieur et le perfectionnement professionnel avec l'Université Memorial et le College of North Atlantic; et l'intégration d'un leadership provincial en matière de SSP dans la structure actuelle du ministère de la Santé et des Services communautaires.
De l'avis des organisateurs de l'initiative, la plupart des mesures prises-propositions, cadres de fonctions, modules de l'initiative Building a Better Tomorrow et activités de collaboration liées à la GMC-seront utiles pour les autres ministères et les divisions au sein du ministère de la Santé et des Services communautaires, les régies régionales intégrées ainsi que les autres administrations et organismes.
Contribution approuvée : 9 705 620 $
Personne ressource
Sheila Miller
Directrice, Planification et évaluation
Ministère de la Santé et des Services communautaires
Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador
Téléphone : 709-729-7075
Courriel : millers@gov.nl.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
L'Enveloppe multigouvernementale appuyait des initiatives de collaboration entre deux ou plusieurs gouvernements provinciaux ou territoriaux. Elle offrait aux gouvernements une occasion unique de travailler ensemble sur le renouvellement des soins de santé primaires. Grâce à cette enveloppe, les gouvernements unissaient leurs efforts afin :
Les initiatives financées dans le cadre de l'Enveloppe multigouvernementale visaient à appuyer et à compléter les activités de renouvellement des soins de santé primaires mises au point par les provinces et les territoires en vue d'obtenir du financement en vertu de l'Enveloppe provinciale et territoriale plus large du FASSP.
Enveloppe multigouvernementale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse; avec le ministère de la Santé et des Services communautaires de Terre-Neuve-et-Labrador; le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick; le ministère de la Santé et des Services sociaux de l'Île-du-Prince-Édou ard; l'Université Dalhousie; l'Université Memorial de Terre-Neuve
Contexte et objectifs
On ne peut renouveler les soins de santé primaires sans prendre des dispositions pour renseigner les personnes les plus touchées par les changements : les fournisseurs de soins de santé primaires. Étant donné le rôle de la collaboration interdisciplinaire en ce qui concerne la progression de la réforme en soins de santé primaires et compte tenu du fait que le passage à des soins de santé interdisciplinaires nécessiterait que les fournisseurs développent de nouvelles compétences et adoptent de nouveaux comportements, les quatre provinces de l'Atlantique, soit la Nouvelle-Écosse (la province porte-parole), le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador, ont entrepris l'initiative Assurer un meilleur avenir, qui visait à élaborer un programme de formation interprofessionnelle destiné à donner aux fournisseurs la préparation et les outils dont ils ont besoin pour travailler avec succès avec les autres, en équipe, et pour prodiguer des soins différemment.
Activités
Cette initiative, en vigueur d'avril 2003 à septembre 2006, a permis d'entreprendre les activités suivantes dans le cadre de l'élaboration et de la prestation des modules de formation :
Ressources
L'initiative a contribué à l'élaboration de sept modules de base Assurer un meilleur avenir sur des sujets particulièrement choisis afin de mettre l'accent sur les concepts de déterminants de la santé, de la santé de la population et de la promotion de la santé et d'aider les professionnels à former des équipes multidisciplinaires :
Apprentissages clés
Assurer un meilleur avenir a rassemblé des milliers de professionnels de soins de santé et leur a permis d'apprendre comment travailler efficacement en équipe et prodiguer des soins de santé différemment. L'initiative a contribué à mettre en valeur un très grand potentiel de changement au sein des régions, des quartiers et des collectivités des provinces de l'Atlantique. Un grand nombre de participants à l'initiative Assurer un meilleur avenir ayant terminé les modules de formation croient qu'ils sont maintenant des leaders et des champions dans les quatre provinces et qu'une masse importante partage une même vision concernant les objectifs à atteindre en matière de soins de santé primaires. En d'autres mots, on perçoit un véritable vent de changement. Sur le plan de la durabilité, toutes les provinces de l'Atlantique ont adopté les modules et les programmes de base de l'initiative Assurer un meilleur avenir dans le cadre de leurs programmes de formation actuels, au sein de leurs administrations et de leurs régions respectives. Intégrer le programme aux processus d'accréditation existants assurera aux fournisseurs de soins de santé actuels et à venir de recevoir la formation. Les provinces peuvent également exploiter et soutenir les partenariats et les relations grâce aux comités de l'éducation à l'échelle provinciale, lesquels ont été établis dans chaque province de l'Atlantique pour contribuer à élaborer un contenu de cou rs et à explorer les possibilités d'intégration du contenu aux programmes offerts avant et après l'octroi du permis d'exercer. Les personnes qui ont conçu cette initiative notent que l'expérience et les connaissances qu'ils retirent du fait d'avoir conçu une initiative multigouvernementale de collaboration telle que Assurer un meilleur avenir sont de bon augure pour les possibilités à venir en matière de soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 7 011 126 $
Personne ressource
Merv Ungurain
Conseiller supérieur, Soins de santé primaires
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse
Téléphone : 902-424-5859
Courriel : unguramg@gov.ns.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe multigouvernementale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick; avec le ministère de la Santé et des Services communautaires de Terre-Neuve-et-Labrador; le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse; le ministère de la Santé et des Services sociaux de l'Île-du-Prince-Édouard; le ministère de la Justice du Nouveau-Brunswick; le ministère de la Justice de Terre-Neuve-et-Labrador; le ministère des Affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick; le Secrétariat des affaires intergouvernementales de Terre-Neuve-et-Labrador
Contexte et objectifs
Les quatre provinces de l'Atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard) ont abordé le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP) en proposant d'envisager la possibilité d'ét ablir un système de télétriage et d'information sur la santé dans les deux langues officielles pour l'ensemble du Canada atlantique. La présente initiative visait à accroître les occasions pour le public d'accéder à des renseignements utiles, exacts, fondés et à jour sur la santé qui pourraient exercer une influence positive sur l'utilisation de ressources de soins de santé ainsi que le comportement des personnes et leur capacité de demeurer en bonne santé. De façon particulière, l'initiative avait comme objectif de concevoir, de proposer et de mettre en oeuvre un plan d'activités en vue de la mise en place de :
Les services de télésanté devaient être fournis à partir de centres de contact en service 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et par des infirmières et infirmiers autorisés chevronnés, qui devaient respecter des algorithmes et protocoles fondés sur l'expérience clinique. Le Nouveau-Brunswick offrait déjà un service opérationnel de télésoins; par conséquent, la présente initiative visait à mettre à profit l'expertise et les ressources disponibles par le biais de ce service.
Activités
Dans le cadre de l'initiative triennale (2003- 2006), on a entrepris les activités essentielles suivantes :
Une firme externe de consultation a évalué l'initiative pendant la période de juin à septembre 2006.
Ressources
Apprentissages clés
La mise en oeuvre de la présente initiative a été beaucoup plus complexe que prévu au préalable. L'établissement d'un consensus entre toutes les provinces quant aux modèles de gouvernance et au rôle du secteur privé a posé de multiples problèmes. La négociation entre les provinces et au sein d'elles-mêmes a duré longtemps et a nécessité beaucoup de détermination. La création et la promotion d'une vision commune ont été essentielles à la réussite de l'initiative. Même si les provinces ont conclu de haute lutte une entente à cet égard, des défis constants, comme la législation relative à la protection de la vie privée, pouvaient encore compromettre ce succès.
La Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard ont décidé de ne pas participer à l'initiative en raison des coûts élevés d'exploitation. Si ces provinces décidaient éventuellemen t de mettre en place des services d'autosoins et de télésoins, elles pourraient tirer parti de l'expérience des autres provinces de l'Atlantique. Elles réaliseraient ainsi des économies d'échelle et accroîtraient l'efficacité des services en évitant tout chevauchement d'efforts.
Malgré les restrictions et défis qu'elle a entraînés, l'initiative a permis d'obtenir d'importants succès :
Les autosoins-télésoins ont amélioré la collaboration non seulement entre les instances, mais également au sein des organismes gouvernementaux et de soins de santé des provinces. Plus important encore, ils ont favorisé une meilleure utilisation des ressources de soins de santé déjà en place. Parmi les 478 clients qui ont eu recours aux services de télésanté et ont été interrogés au Nouveau-Brunswick pendant la période de janvier à avril 2006, 56 p. 100 ont mentionné qu'ils se seraient rendus à l'urgence si ces services n'avaient pas été offerts. En outre, l'initiative a renforcé l'équité en matière d'accès aux services de santé; en effet, les intervenants ont vu à ce que les services d'information et de conseils de santé soient faciles d'accès dans les collectivités rurales comme urbaines.
Les provinces participantes se sont engagées à assurer les frais d'exploitation de ces services pour que leur prestation se poursuive. Elles étudieront la possibilité d'élargir les services actuellement offerts (par exemple, les appels de départ et la gestion des maladies chroniques).
Contri bution approuvée : 6 940 266 $
Personne ressource
Ken Ross
Sous-ministre adjoint, Services de traitement des dépendances et de santé mentale
Ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick
Téléphone : 506-453-3888
Courriel : ken.ross@gnb.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe multigouvernementale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Gouvernement de l'Alberta (instance dirigeante au nom du Western Health Information Collaborative); avec le ministère des Services de santé de la Colombie-Britannique; le ministère de la Santé de la Saskatchewan; le ministère de la Santé du Manitoba
Contexte et objectifs
Les maladies chroniques ont des répercussions importantes sur les patients ainsi que l'ensemble du système de soins de santé. L'initiative de gestion des maladies chroniques du Western Health Information Collaborative (WHIC) [partenariat de l'Ouest en information sur la santé] a résulté des besoins des cliniciens qui souhaitaient avoir des renseignements cliniques adéquats et disponibles au moment opportun sur les maladies chroniques. L'objectif général de l'initiative, qui consistait à favoriser la gestion des maladies chroniques par un meilleur accès à cette information pour les cliniciens, ne pouvait être atteint qu'au moyen de la formulation des données cliniques dans un format compatible et commun et de leur incorporation dans un dossier intégré et accessible de santé électronique. L'initiative a privilégié l'élaboration de normes d'échange de données et de messages à l'appui de la gestion des maladies chroniques. Elle a englobé, entre autres, une transition vers la mise en oeuvre de cette infrastructure, ou « in fostructure », d'information sur la santé dans les systèmes informatiques des instances partenaires.
Les objectifs précis de l'initiative étaient les suivants :
Activités
L'initiative a été entreprise en juillet 2003 et s'est terminée en septembre 2006. Voici les activités particulières qui ont été mises en oeuvre :
Un cadre d'évaluation, conçu préalablement, était axé sur les résultats de l'initiative plutôt que sur ses effets sur le système de santé. Le plan de diffusion de renseignements et de communication avait comme objectif le partage de renseignements avec les intervenants internes et externes. On voulait ainsi leur transmettre cette information, établir un consensus, obtenir leur approbation et connaître leur point de vue.
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative d'infostructure de gestion des maladies chroniques du WHIC a facilité l'accès aux données électroniques sur la gestion des maladies chroniques pour un plus grand nombre de cliniciens. La capacité d'évaluer l'état des patients représente un sous-produit concret des données électroniques sur la gestion des maladies chroniques. L'initiative a permis d'accélérer la formation d'équipes interdisciplinaires dans les sites provinciaux de mise en oeuvre, en plus de favoriser le partage de données cliniques sur la gestion des maladies chroniques. De plus, elle a suscité des commentaires positifs, ce qui démontre que la documentation sur les normes est complète et bien structurée et qu'il est possible d'y naviguer facilement.
L'élaboration de normes de données fiables, extensibles et crédibles sur le plan clinique s'est concrétisée par la participation de nombreux cliniciens à des ateliers provinciaux de même que les activités du groupe consultatif clinique de la gestion des maladies chroniques du WHIC. Ces travaux ont entraîné une collaboration intense entre les ressources cliniques et relatives aux activités de quatre provinces. De plus, ils constituent un modèle en vue des prochaines démarches. La composition des participants aux ateliers a nécessité une attention particulière à l'égard de la présentation des documents et de l'animation. Le comité directeur de la gestion des maladies chroniques a relevé le défi qui consistait à établir un consensus pour des éléments comme l'acquisition de ressources et l'approche à préconiser aux ateliers. Les rencontres en personne ont peut-être été coûteuses et chronovores, mais elles ont été essentielles à la réussite de l'initiative. L'engagement et les efforts continus des principaux participants ont également joué un rôle primordial.
Les processus qui ont servi à l'atteinte d'un consensus et à l'élaboration de normes de gestion des maladies chroniques ont rendu ces normes très crédibles. La définition des spécifications pour les messages de la version 3 de HL7 a constitué un volet essentiel de l'initiative. Ce travail a requis une association importante de ressources cliniques, de ressources de HL7 et d'analystes des activités. La norme HL7 constitue la norme industrielle pour l'échange de renseignements sur la santé. Par contre, lors de l'initiative, on s'est rendu compte que les coûts relatifs à la définition des spécifications des messages de HL7 et à leur mise en oeuvre étaient élevés.
Toutes les provinces participantes procèdent actuellement à la mise au point des normes pour les maladies ciblées, soit le diabète, l'hypertension et les maladies chroniques du rein, ainsi que diverses autres maladies chroniques. L'élaboration de normes de gestion des maladies chroniques dans un cadre générique a permis de constater qu'il était possible de traiter de nouvelles maladies sans pour autant apporter de changements importants aux données et aux définitions des messages. Les provinces se préparent activement à intégrer ces normes aux travaux de plus grande ampleur sur les dossiers de santé électronique. La réussite de la conception de normes de données dans les quatre provinces représente un atout important puisque les efforts déployés s'orientent vers l'adoption pancanadienne des normes et la mise en oeuvre des messages dans les produits des fournisseurs. L'initiative a permis de sensibiliser davantage la population du pays à l'égard de la gestion des maladies chroniques dans la prestation des soins de santé primaires. En outre, les travaux de gestion des maladies chroniques effectués par le WHIC ont contribué à faire progresser le programme du processus de renouvellement des soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 8 000 000 $
Personne ressource
Linda Miller
Sous-ministre adjointe
Information Strategic Services Division (Division des services stratégiques de l'information)
Ministère de la Santé et du Bien-être de l'Alberta
Téléphone : 780-415-1501
Courriel : linda.miller@gov.ab.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe multigouvernementale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction (CARMHA), Université Simon Fraser (anciennement la Mental Health Evaluation and Community Consultation Unit de l'Université de la Colombie-Britannique); avec le gouvernement du Yukon; le gouvernement de la Colombie-Britannique; santé mentale et toxicomanie, région d'Okanagan, Interior Health Authority; services de soins de santé mentale et de toxicomanie, North Shore/Coast Garibaldi HSDA, Vancouver Coastal Health Authority; services en matière de santé mentale et d'abus de drogues ou d'alcool, ministère de la Santé et des Services sociaux du Yukon; Yukon Family Services Association
Contexte et objectifs
Les personnes atteintes de troubles de santé mentale souffrent souvent aussi de problèmes de toxicomanie. Comme on tarde encore à reconnaître ce fait, les individus en question ne reçoivent pas les traitements appropriés. Ils courent le risque de passer à travers les mailles du système, car en général, les services de soins de santé primaires et les services spécialisés en matière de santé mentale et de toxicomanie fonctionnent indépendamment les uns des autres. La présente initiative visait l'intégration des services et le développement du travail en collaboration. Elle reposait sur trois objectifs principaux : améliorer la prévention ainsi que le repérage et le traitement des personnes atteintes de troubles connexes; améliorer l'efficience, l'efficacité et l'accessibilité des services de soins de santé primaires à l'intention de ces personnes; intégrer des ressources collectives et régionales consacrées aux services de soins de santé mentale et de toxicomanie au sein d'un cadre multidisciplinaire de travail en collaboration.
Activités
Cette initiative s'est déroulée de 2003 à 2006 et comprenait des activités clés pour établir des liens entre les services en matière de santé mentale, de toxicomanie et de soins de santé primaires, dont :
Ressources
Apprentissages clés
Selon les conclusions préliminaires, l'initiative aurait eu un effet favorable sur les pratiques des médecins et sur l'organisation et la prestation des services de soins de santé mentale et de toxicomanie. Les fournisseurs de services ont constaté l'amélioration de la collaboration et la modification des pratiques, changements qui ont à leur tour entraîné l'amélioration des services. Les clients aux prises avec un problème d'abus de drogues ou d'alcool jouissent maintenant d'un accès accru aux soins de santé. À titre d'exemple, la collaboration, au sein d'une région, entre une clinique de santé mentale et une équipe de soins de santé primaires a permis de traiter cinq fois plus de patients qu'une clinique de santé mentale traditionnelle.
Les pratiques exemplaires ont été intégrées à la planification et à la prestation des soins de santé primaires concertés au moyen de la formation et de la mise au point de protocoles, de lignes directrices et d'outils. Les équipes ont signalé l'amélio ration de l'identification des troubles connexes. Les cliniciens qui travaillent au sein de ces équipes de soins concertés examinent beaucoup plus de clients aux prises avec des troubles connexes de toxicomanie et de santé mentale que leurs homologues au sein des services traditionnels du même type.
Chacune des trois régions assigne maintenant un rôle précis aux fournisseurs de soins au sein des équipes multidisciplinaires. Les résultats préliminaires indiquent la modification de l'attitude et des attentes des fournisseurs de services. Un sondage mené au sein de régions participantes a révélé un appui accru à l'endroit des soins concertés, de meilleures relations de travail entre les différents fournisseurs de services et de meilleures pratiques. Des fournisseurs de tous les sites croient que ces changements ont permis aux patients d'accéder plus rapidement à de meilleurs soins et de réduire la stigmatisation dont ces patients faisaient l'objet.
Les conclusions de la National Health Sciences Student Association ont révélé que les programmes éducatifs interdisciplinaires et en milieu de travail donnaient aux étudiants l'occasion de connaître d'autres types de professionnels de la santé. Par l'entremise de l'association, les étudiants ont construit une relation de confiance et de respect avec leurs futurs partenaires de soins de santé en plus de faire l'expérience des soins d'équipe et de parfaire leurs connaissances à ce sujet.
Cette initiative de soins de santé était unique en son genre. En effet, elle exigeait la gestion de la modification du système, prévoyait le regroupement des services de soins de toxicomanie avec les services de soins de santé mentale et de soins primaires et a entraîné des réformes sur le plan des services cliniques. En mars 2006, on a fondé un laboratoire d'idées réunissant des intervenants clés de la Colombie-Britannique et de l'Ontario, spécialistes des soins concertés. Ce groupe a établi les principaux objectifs pour faire progresser le dossier des soins concertés, dont : démontrer les avantages et transférer les connaissances; solliciter la participation des bons intervenants pour élaborer une vision commune; veiller à la mise en place d'une infrastructure pour soutenir la gestion du changement; obtenir du financement.
Contribution approuvée : 1 500 000 $
Personne ressource
Sherry Masters
Gesti onnaire de projet, CARMHA
Téléphone : 604-886-8595
Courriel : sherrymasters@dccnet.com
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe multigouvernementale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Alberta Health and Wellness; avec les gouvernements de la Colombie-Britannique, du Manitoba, des Territoires du Nord-Ouest, du territoire du Yukon, du Nunavut et de la Saskatchewan
Contexte et objectifs
Les lignes d'infosanté sont devenues un modèle accepté d'accès à des services de renseignements et de conseils en santé de haute qualité fondés sur des données probantes ainsi que de prestation de tels services, et elles continuent de se développer. Elles demeurent axées sur la promotion de la bonne utilisation des services de soins de santé, y compris des recommandations du service d'urgence. Il est possible d'utiliser des lignes d'infosanté pour créer des liens avec des organismes de soins de santé primaires afin de soutenir des clients et le système de santé de diverses façons. Pour ces raisons, sept compétences territoriales et provinciales du Canada ont travaillé ensemble dans le cadre de cette initiative afin d'étudier des problèmes communs liés à la planification, à la mise en oeuvre et à la prestation de services de lignes d'infosanté. Cette initiative de collaboration multigouvernementale considérait les lignes d'infosanté comme faisant partie intégrante du système de soins de santé primaires. La vision des partenaires de l'initiative comprenait les éléments suivants :
Activités
L'initiative a commencé en septembre 2003 et s'est poursuivie durant trois ans. Divers consultants ont achevé le travail en réponse aux demandes de propositions émises par le comité directeur multigouvernemental. Des activités ont été groupées dans les cinq domaines de collaboration qui soutiennent la mise en oeuvre et l'amélioration des lignes d'infosanté de chaque compétence territoriale et provinciale :
Ressources
Apprentissages clés
Au cours de l'initiative, le comité directeur multigouvernemental s'est penché sur la durabilité et a cherché des occasions de tirer profit des connaissances et des technologies qu'on trouve dans l'ensemble des compétences territoriales et provinciales. Des économies d'échelle importantes ont été générées grâce à l'élaboration de programmes, de cadres, de stratégies, de modèles, de rapports et d'outils communs susceptibles d'être utilisés pour élaborer et élargir ce service dans tout le Canada. L'engagement et la participation de chaque compétence territori ale et provinciale concernant la formation de la collaboration ont contribué à la réussite globale de l'initiative. Le symposium national sur les lignes d'infosanté a créé des possibilités de réseautage et a ouvert la porte à une planification et à des discussions pancanadiennes sur l'orientation future des lignes d'infosanté.
Grâce au travail effectué dans le cadre des trois projets qui ont eu recours à des lignes d'infosanté afin de soutenir la gestion interdisciplinaire des maladies chroniques, le comité directeur multigouvernemental a reconnu que chaque compétence territoriale et provinciale abordait la gestion des maladies chroniques de manière différente et qu'il était possible de partager des renseignements, des observations et des expériences. Le comité directeur multigouvernemental estime que les modèles élaborés dans le cadre de ces projets peuvent être utilisés dans toutes les compétences territoriales et provinciales et qu'il serait possible de créer des centres d'excellence régionaux ou nationaux.
Sur le plan de la formation du personnel, l'initiative a permis de déterminer que le recours à des compétences constantes et définies en matière de recrutement et de gestion du rendement continu des nouveaux employés des lignes d'infosanté augmente sensiblement la sécurité du client et la qualité du service. Le programme de formation du personnel qui a été élaboré offre cette constance et pourrait être utilisé dans la transition vers l'élaboration et la certification d'un programme officiel.
La vaste gamme d'outils pratiques élaborés dans le cadre de l'initiative contribuera à l'évolution et à l'expansion de lignes d'infosanté. Les relations qui ont grandi continueront également de promouvoir la collaboration et de faire avancer les lignes d'infosanté et le renouvellement des soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 6 813 600 $
Personne ressource
Betty Jeffers
Directrice, Primary Care Unit [Unité des soins primaires]
Alberta Health and Wellness
Téléphone : 780-415-2843
Courriel : betty.jeffers@gov.ab.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
L'Enveloppe nationale avait pour but de s'attaquer à certaines des lacunes et à certains des obstacles communs en ce qui concerne le renouvellement des soins de santé primaires, et de créer les conditions nécessaires, à l'échelle nationale, pour faire avancer le processus de renouvellement dans l'ensemble du pays. Cette enveloppe a permis d'effectuer un travail qui allait au-delà de ce qu'aurait pu accomplir tout gouvernement agissant seul. Les initiatives de l'Enveloppe nationale ont également complété des activités financées par l'Enveloppe provinciale et territoriale.
Les objectifs de l'Enveloppe nationale étaient :
Il y avait trois types de financement dans le cadre de l'Enveloppe nationale :
L'un des principaux aspects du renouvellement des soins de santé primaires est la mise en oeuvre de divers modèles de collaboration en matière de soins à la grandeur du Canada. En effet, l'un des déterminants de la réussite du renouvellement des soins de santé primaires sera la disponibilité de professionnels de la santé capables de collaborer dans une organisation participative et/ou au sein d'une équipe.
La collaboration en matière de soins assure une coordination et une continuité des soins offerts par tous les fournisseurs de soins de santé primaires afin de répondre aux besoins du patient, habituellement en travaillant en équipe.
Le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP) a joué un rôle significatif pour aider les provinces et les territoires dans leur transition vers une approche davantage concertée en matière de soins grâce aux initiatives provinciales-territoriales et multigouvernementales. La Stratégie nationale sur le traitement en collaboration a été établie en vue de confirmer et de renforcer cette orientation en appuyant des initiatives nationales visant à supprimer les obstacles et à faciliter les approches axées sur la collaboration en matière de soins dans le secteur des soin s de santé primaires.
La Stratégie nationale sur le traitement en collaboration a permis :
La Stratégie comprend cinq initiatives. Ce sont :
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Association des pharmaciens du Canada; avec Alberta Health and Wellness; la Coalition pour les meilleurs médicaments; l'Inforoute Santé du Canada; l'Association canadienne des chaînes de pharmacies; l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé; l'Institut canadien d'information sur la santé; l'Association des infirmières et infirmiers du Canada; le Collège des médecins de famille du Canada; la Direction des produits thérapeutiques de Santé Canada; la Direction des produits de santé commercialisés de Santé Canada; IBM Ca nada; l'Association nationale des organismes de réglementation de la pharmacie; les sociétés nationales de spécialistes du Canada; le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse; l'Agence de santé publique du Canada; le projet MOXXI du Québec; le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada
Contexte et objectifs
La pharmacothérapie constitue un aspect important des soins de santé primaires aux yeux de la population canadienne. Les dépenses en médicaments accaparent une part de plus en plus grande des coûts totaux en santé (17,5 p. 100, n'étant devancées que par les dépenses d'hôpitaux) comme en font foi les 24,8 milliards de dollars dépensés en médicaments vendus au détail en 2005. S'assurer que ces dépenses représentent une bonne valeur aux yeux de la population canadienne constitue un défi de taille, étant donné que certaines estimations alarmantes existent en ce qui concerne le degré de souffrance causé par la mauvaise utilisation de médicaments. Pour atténuer cette souffrance, les fournisseurs doivent avoir accès à des renseignements thérapeutiques canadiens à jour fondés sur des preuves. Le but du portail e-Therapeutics consiste à soutenir les pratiques exemplaires et à promouvoir l'utilisation optimale des médicaments pour tous les fournisseurs de soins de santé primaires grâce à une source électronique canadienne complète de renseignements en matière de pharmacothérapie.
Activités
L'initiative a débuté en janvier 2004 et s'est poursuivie pendant 30 mois, pour se terminer officiellement en juin 2006. Le travail se divisait en six courants :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative e-The rapeutics a donné accès à des outils électroniques d'aide à la décision aux fournisseurs de soins de santé primaire afin de promouvoir une pharmacothérapie optimale. Cette ressource aborde les préoccupations des professionnels de la santé et des groupes de consommateurs à propos de la sûreté des médicaments, du besoin d'améliorer la prescription et de l'accès à de nouveaux renseignements. L'initiative en est encore aux premières étapes, mais tout indique que cet outil électronique d'aide à la décision en matière de pharmacothérapie a été bien accepté par les fournisseurs et qu'il fournit un contenu « juste à temps ». Les essais pilotes ont démontré que 92 p. 100 des utilisateurs étaient susceptibles de visiter à nouveau le portail e-Therapeutics, et que 84 p. 100 étaient susceptibles de le visiter régulièrement afin de soutenir leur processus décisionnel en matière de pharmacothérapie. De plus, 87 p. 100 ont mentionné qu'ils recommanderaient le portail à d'autres. Dans le cadre du deuxième essai pilote, 93 p. 100 des répondants estiment que le portail e-Therapeutics constitue une source de renseignements crédible en matière de pharmacothérapie. L'APhC effectuera une évaluation à long terme du contenu clinique.
Le portail e-Therapeutics a été conçu pour intégrer des applications de dossiers électroniques de santé ultérieurement, et soutient plusieurs initiatives nationales de cybersanté présentement en cours. L'APhC s'engage à couvrir les coûts permanents du portail e-Therapeutics grâce à un modèle opérationnel à plus long terme; la durabilité dépendra de la sensibilisation des fournisseurs de soins primaires et de leur volonté à utiliser les outils fournis.
Contribution approuvée : 8 840 300 $
Personne ressource
Ajit Ghai
Directeur principal
Technologie de l'information
Association des pharmaciens du Canada
Téléphone : 613-523-7877
Courriel : aghai@pharmacists.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Collège des médecins de famille du Canada; avec l'Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale; l'Association canadienne des ergothérapeutes; l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux; la Fédération canadienne des infirmières et infirmiers en santé mentale; l'Association canadienne pour la santé mentale; l'Association des infirmières et infirmiers du Canada; l'Association des pharmaciens du Canada; l'Association des psychiatres du Canada; l'Association canadienne de psychologie; les diététistes du Canada; Registered Psychiatric Nurses of Canada
Contexte et objectifs
Malgré la prévalence de maladie mentale au Canada, la majorité des personnes qui souffrent d'un trouble mental traitable ne reçoivent pas le traitement dont elles pourraient tirer profit. Un consortium de 12 organismes nationaux représentant les consommateurs, leurs familles, les soignants, la communauté et les fournisseurs de soins de santé ont travaillé ensemble sous la direction de l'Initiative canadienne de collaboration en santé mentale (ICCSM) pour améliorer les soins en santé mentale pour les Canadiens. Ils croyaient qu'une collaboration plus efficace entre les fournisseurs de soins de santé primaires, les spécialistes de soins de santé mentale, les consommateurs ainsi que leurs familles et communautés, appuyée par des mécanismes de financement appropriés, renforcerait la capacité du système de soins de santé à répondre aux besoins en soins de santé mentale des Canadiens. Plus particulièrement, les modèles de soins en collaboration pourraient élargir la capacité du secteur des soins de santé primaires à déterminer et à traiter les problèmes de santé mentale et permettre une utilisation plus efficace et efficiente des ressources. L'ICCSM visait à :
Activités
Les activités de l'initiative ont été menées pendant une période de deux ans et étaient destinées à appuyer le passage à la collaboration en santé mentale. Elles comprenaient :
Un plan d'évaluation examinait l'effet du processus global par rapport aux buts de l'initiative.
Ressources
Apprentissages clés
L'ICCSM a établi une communauté d'intérêts engagée dans l'ensemble du pays et a entraîné un vaste mouvement d'appui aux efforts ultérieurs. De l'avis des membres des associations professionnelles, les documents de recherche de l'initiative constituaient une importante source d'information et quelques associations les ont utilisés pour apporter un soutien pratique aux membres qui travaillent avec des équipes de soins de santé primaires. L'ICCSM n'a formulé qu'une seule recommandation, soit d'inclure les consommateurs dans les modèles alternatifs allant du milieu des soins à l'évaluation, aux politiques et à la planification. Sa Charte, qu'ont acceptée unanimement les 12 organismes représentés au comité directeur, sera le legs le plus précieux de l'initiative. Les principes de la Charte font ressortir l'importance d'une approche holistique axée sur la santé de la population qui inclut la promotion de la santé ainsi que le traitement. Les trousses améliorent l'accessibilité de l'information relative à la façon d'élaborer des pratiques de collaboration, et les associations du comité directeur les utilisent de diverses façons. On les considère comme une ressource clé pour les futurs projets de soins en collaboration.
On s'attend à ce que la communauté engagée par l'entremise de l'initiative élargira la base des connaissances élaborée par l'ICCSM en utilisant, en adaptant et en peaufinant les trousses, et en innovant dans le domaine de la collaboration en santé mentale et ce, en appliquant les principes de la Charte. Les chefs de chaque organisme partenaire continueront, avec l'aide de leurs cadres supérieurs et de leurs membres, à mettre la Charte en oeuvre.
Contribution approuvée : 3 845 000 $
Personne ressource
Scott Dudgeon
Directeur exécutif, ICCSM
Téléphone : 4 16-525-5136
Courriel : dudgeon@rogers.com
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Association des infirmières et infirmiers du Canada
Contexte et objectifs
Malgré la capacité des infirmières et infirmiers praticiens (IP) d'apporter une contribution importante aux services de soins de santé primaires au Canada, leur intégration dans le système de soins de santé s'est effectuée de façon sporadique et irrégulière. Cette situation semble s'expliquer par les incohérences sur le plan de la législation et de la réglementation qui touchent le titre des IP, leur champ d'activité ainsi que les exigences en matière de permis d'exercer et de formation continue. De plus, les programmes d'éducation des IP des quatre coins du pays ont subi des changements. La présente initiative a découlé de la vision du Nurse Practitioner Planning Network (NPPN) [Réseau de planification pour les infirmières et infirmiers], un partenariat qui regroupe les organisations et organismes de réglementation des soins infirmiers, les gouvernements provinciaux et territoriaux, de même que les infirmières et infirmiers enseignants. Elle visait à aborder certaines des incohérences et à favoriser l'intégration soutenue des IP dans la prestation des services de soins de santé primaires au Canada. Enfin, elle a privilégié l'établissement du fondement d'une compréhension commune à l'endroit des IP dans cinq secteurs, à savoir :
En outre, l'init iative avait comme objectif de créer des mécanismes et des processus afin de favoriser l'intégration et la durabilité du rôle des IP dans tous ces secteurs.
Activités
L'Initiative canadienne sur les infirmières et infirmiers praticiens (ICIIP) a été divisée en quatre volets. Dans le cadre du premier volet, on a entrepris une analyse documentaire ainsi que des consultations avec plusieurs groupes d'intervenants dans toutes les instances. Également, plusieurs activités de communication ont été mises en oeuvre. Elles ont entraîné la conception d'un plan et d'un cadre de communication. Ces documents ont orienté la création de sites Web complets en français et en anglais, de même que d'un large éventail de documents de promotion.
Dans le cadre du deuxième volet, des consultations régionales ont été tenues dans huit villes canadiennes, soit Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Montréal, Québec, St. John's et Fredericton. L'ensemble des provinces, des territoires et des principaux groupes d'intervenants se sont réunis pour émettre leurs opinions et engager une discussion sur les défis et les occasions qui se rattachent aux cinq secteurs d'intérêt de l'initiative.
Dans le cadre du troisième volet, on a mis au point plusieurs cadres et autres outils pour faciliter la mise en oeuvre durable du rôle des IP dans la prestation des soins de santé primaires. De plus, les participants à des consultations d'experts et à des ateliers ont analysé des conclusions et des recommandations, et évalué des méthodes qui permettraient de constamment relever avec succès les défis.
Enfin, dans le cadre de la quatrième étape, on a intégré les cadres conçus dans un rapport technique et une version condensée à l'intention du public. Les deux rapports peuvent être consultés dans le site Web de l'initiative. En outre, lors de plusieurs présentations et rencontres, on a fait connaître les conclusions, les recommandations et les plans de mise en oeuvre à plusieurs groupes d'intervenants, dont les gouvernements, les employeurs, le personnel chargé de la réglementation des soins infirmiers, les infirmières et infirmiers enseignants, les IP, l'Institut canadien d'information sur la santé, l'Association canadienne des soins de santé et les professionnels de soins de santé.
Ressource s
Apprentissages clés
Les IP jouent un rôle essentiel dans le renouvellement des soins de santé primaires, car ils peuvent contribuer à accroître l'accès aux services de santé, à diminuer les listes d'attente et à améliorer les résultats liés à la santé de la population. Les responsables de l'ICIIP ont élaboré un ensemble complet de recommandations, de cadres et de mesures afin de faciliter l'intégration soutenue du rôle des IP dans le système de soins de santé du Canada. Plus important encore, l'ICIIP a mis en évidence une meilleure acceptation et une plus grande sensibilisation du public, des gouvernements et des autres groupes de professionnels de la santé à l'égard du rôle joué par les IP dans le système de soins de santé du Canada. Cette situation, combinée
à l'impulsion créée par l'initiative et au soutien plus solide manifesté par les autres groupes de professionnels de la santé, dont les médecins, fera du rôle des IP un volet intégral du renouvellement des soins de santé primaires.
Cette situation s'est déjà produite au sein de certains groupes de soins de santé du pays. Également, la mise sur pied d'associations d'IP et d'un conseil des IP au Canada, en plus de la législation et de la réglementation qui régissent actuellement le permis d'exercer et la pratique des IP dans les provinces et territoires, tendent à indiquer que les IP jouent un rôle permanent dans le système de soins de santé du Canada. Cependant, pour accroître la participation des IP au pays et réaliser la vision d'un « système renouvelé et renforcé de soins de santé primaires optimisant la contribution des IP à la santé de tous les Canadiens », les responsables de l'ICIIP ont proposé la formation d'un comité de coordination pour qu'il surveille la mise en oeuvre d'un plan d'action axé sur une approche pancanadienne. Ils sont allés encore plus loin en produisant l'esquisse de ce plan de mise en oeuvre, intitulé The Way Forward Plan: Committing to Action [La voie à suivre : s'engager à l'action], afin de soutenir la mise en place d'une approche nationale et intégrée.
Pendant toute la durée de l'ICIIP, les questions discutées ont fait l'objet d'un niveau de consensus remarquable entre tous les groupes d'intervenants touchés en ce qui concerne l'orientation, les conclusions et les recommandations de l'initiative, ce qui est encourageant pour la poursuite des travaux.
Contribution approuvée : 8 914 526 $
Personne ressource
Janet Davies
Directrice, Politiques publiques et communications
Association des infirmières et infirmiers du Canada
Téléphone : 1-800-361-8404
Courriel : jdavies@cna-aiic.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Société canadienne de psychologie; avec l'Association canadienne des ergothérapeutes; l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux; l'Association canadienne des orthophonistes et audiologistes; l'Associatio n médicale canadienne; l'Association des infirmières et infirmiers du Canada; l'Association des pharmaciens du Canada; l'Association canadienne de physiothérapie; la Coalition canadienne pour l'amélioration des pratiques préventives chez les professionnels de la santé; les diététistes du Canada; le Collège des médecins de famille du Canada
Contexte et objectifs
L'initiative pour l'amélioration de la collaboration interdisciplinaire dans les soins de santé primaires (ACIS) découle d'une conviction partagée des responsables de la planification, de la gestion et de la prestation de services de soins de santé primaires au Canada qu'on doit avoir recours de façon plus efficace et efficiente à des professionnels de la santé. Ils voulaient surtout améliorer la collaboration interdisciplinaire parmi la panoplie de professionnels de la santé qui prodiguent des soins de santé primaires à l'échelle du pays. L'initiative visait principalement à explorer les éléments communs nécessaires pour améliorer la qualité, l'efficacité et l'efficience de la collaboration interdisciplinaire en matière de prestation de soins de santé primaires au Canada, et finalement à en venir à une entente à cet égard. L'initiative était plus particulièrement conçue pour atteindre les objectifs suivants : élaborer un ensemble de principes directeurs et un cadre qui décrivent de quelle façon les professionnels du domaine des soins de santé primaires peuvent travailler ensemble efficacement dans tous les contextes, déterminer quelles conditions devraient être en place pour y parvenir, que les principes et le cadre soient largement soutenus par les praticiens du domaine des soins de santé primaires et qu'ils soient ratifiés par leur association professionnelle, appuyer la mise en oeuvre des principes et du cadre et élaborer des outils à l'intention des professionnels du domaine des soins de santé primaires pour qu'ils travaillent ensemble plus efficacement.
Activités
Au cours des deux années de l'initiative (2004-2006), de nombreuses activités ont été entreprises pour atteindre ses objectifs.
Une évaluation intérimaire et une évaluation finale ont été effectuées.
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative ACIS a promu et a facilité la collaboration interdisciplinaire dans le contexte des soins de santé primaires. Les organismes partenaires de l'ACIS ont élaboré et ont ratifié avec succès un ensemble de principes directeurs et un cadre pour améliorer les perspectives et les possibilités de soins plus coopératifs. En cours de route, ils ont également obtenu, de la part de nombreux autres organismes qui ont aussi ratifié le document, un vaste appui concernant les principes et le cadre. L'initiative a généré une sensibilisation à grande échelle aux avantages de la pratique en collaboration et a permis de créer un organisme de recherche sur les pratiques exemplaires et la situation des soins coopératifs au Canada. Elle a permis d'élaborer et d'assembler des outils afin d'aider les professionnels du domaine des soins de santé primaires à travailler plus efficacement ensemble dans leur contexte de pratique. Grâce à ses consultations pancanadiennes, l'initiative a contribué à améliorer le profil des soins interdisciplinaires et a permis d'entamer la défense du changement au niveau local. Elle a contribué à renforcer l'idée voulant que la réforme du système de santé nécessite de mettre un accent particulier sur la gestion du changement stratégique. Qui plus est, l'initiative a permis de renforcer les relations parmi les professionnels de la santé y participant et leur association. Le succès du partenariat de l'ACIS démontre qu'un leadership efficace, équitable et interdisciplinaire est très important en ce qui concerne le renouvellement des soins de santé primaires. Le partenariat et son optique, axée sur la recherche, la gestion du changement, la communication et l'évaluation, peuvent servir de modèle dans le cadre d'efforts ultérieurs. Les gouvernements, les professionnels de la santé et les organismes qui ont adopté les principes et le cadre devront suivre le rythme établi par l'initiative afin d'assurer que la collaboration interdisciplinaire continue de prendre forme dans le contexte des soins de santé primaires à l'échelle du pays.
Contribution approuvée : 6 551 700 $
Personne ressource
Dr John Service
Directeur exécutif
Société canadienne de psychologie
Téléphone : 613-237-2144
Courriel : jservice@cpa.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Envelopp e nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada; avec l'Association des infirmières en santé des femmes, en obstétrique et en néonatalogie; l'Association canadienne des sages-femmes; l'Association des infirmières et infirmiers du Canada; le Collège des médecins de famille du Canada; la Société de la médecine rurale du Canada
Contexte et objectifs
Les modèles concertés peuvent accroître considérablement la capacité de notre système de soins de santé à pallier les pénuries de professionnels des soins de maternité (médecins, sages-femmes et infirmières/ infirmiers) qui sont apparues depuis plus d'une décennie. Cependant, certains obstacles ont limité leur perfectionnement, notamment les questions de réglementation, les restrictions dans les champs d'exercice, les questions financières et économiques, les questions médico-légales et de responsabilité, le manque de sensibilisation aux avantages des soins concertés et les fournisseurs de soins de santé surchargés qui n'ont ni le temps ni l'énergie de chercher des modèles de soins obstétricaux primaires. Cette initiative nationale visait à écarter ces obstacles et à faciliter la mise en oeuvre de stratégies nationales concertées pour accroître l'accessibilité et la qualité de services obstétricaux pour toutes les Canadiennes. Elle visait plus particulièrement à :
Activités
Le projet de soins primaires obstétricaux concertés (MCP2) s'est échelonné sur 24 mois et s'est terminé en juin 2006. Au début du projet, on a mis sur pied un Comité national des soins de maternité primaires comptant des représentants de chaque association partenaire, des représentants des gouvernements provinciaux et des consommateurs. Les membres de ce comité ont participé à différents groupes de travail (élaboration de modèles, politique d'intérêt publique, recherche/évaluation, communication et harmonisation/ médico-légal) et ont joué un rôle déterminant dans la réussite de cette initiative. Voici certaines des activités menées dans le cadre du projet MCP2 :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative a élaboré diverses lignes directrices et divers outils pour faciliter la mise en oeuvre de modèles de soins concertés qui pourraient remédier aux pénuries de ressources humaines en santé. Ces outils influenceront les politiques, faciliteront les changements dans les modèles de pratique et seront disponibles sur le site Web de l'initiative pendant plus d'une année. Le projet MCP2 a joui de l'appui continu des intervenants tout au long de son existence. La crise des ressources humaines en santé dans les soins obstétricaux a motivé les membres du Comité national des soins de maternité primaires à participer activement à cette initiative. La collaboration a permis de créer des occasions d'échange d'information officielles et non officielles au sujet des philosophies concernant les soins, les champs de pratique et les compétences fondamentales, sujets qu'un grand nombre de ces fournisseurs de soins obstétricaux n'avaient jamais eu auparavant l'occasion de discuter les uns avec les autres.
Malgré quelques défis, les activités d'évaluation ont permis de conclure que le projet MCP2 a encouragé les participants à réfléchir à des modifications possibles. Les participants étaient prêts à travailler ensemble pour créer un système meilleur et plus durable et intéressés à élaborer des modèles locaux de collaboration. De nombreux professionnels étaient fortement d'accord avec les éléments clés de la pratique en collaboration qu'a cernés l'initiative, y compris la confiance et le respect mutuels, les buts partagés, les choix éclairés, la compétence des professionnels et les relations collégiales entre les membres des équipes. Plus de 87 p. 100 des personnes interrogées convenaient de la nécessité d'une stratégie pancanadienne de soins obstétricaux responsable de la planification des soins concertés. À cette fin, MCP2 a proposé d'établir un réseau pancanadien responsable de promouvoir des normes canadiennes et la qualité des soins, de partager les meilleures pratiques, de promouvoir une vision coordonnée, de faciliter le mise en oeuvre de modèles de soins concertés et de promouvoir des protocoles et des outils pour la mise en oeuvre du changement.
Contribution approuvée : 2 000 000 $
Personne ressource
Dr André Lalonde
Président, Comité exécutif
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
Téléphone : 613-730-4192
Courriel : alalonde@sogc.com
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Un des éléments essentiels du renouvellement des soins de santé primaires est une sensibilisation et une compréhension accrues du public. Les Canadiens doivent être mieux informés des soins de santé primaire et de leur importance dans le système général de soins de santé.
La Stratégie nationale de sensibilisation aux soins de santé primaires était constituée de deux principales initiatives, toutes deux dirigées par des comités directeurs fédéraux/provinciaux/territoriaux :
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Santé Manitoba; avec Saskatchewan Health au nom du Groupe consultatif fédéral/provincial/territorial du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP); et aussi avec l'Association de santé communautaire du Manitoba; l'Association manitobaine de santé publique; le Collège manitobain des médecins de famille; la Régie régionale de la santé de Winnipeg; le College of Registered Nurses of Manitoba; les Rural/Northern Regional Health Authorities of Manitoba; les facultés de médecine, des soins infirmiers et de la réadaptation médicale de l'Université du Manitoba; la Manitoba Medical Association; la Manitoba Association of Registered Dietitians; Services à la famille et Logement Manitoba
Contexte et objectifs
Décrite comme un « bazar sur les soins de santé primaires », une conférence de quatre jours intitulée « Avançons les soins de santé primaires : Bien des succès, beaucoup à accomplir » s'est tenue à Winnipeg en mai 2004. Dans l'ensemble, elle visait à rassembler un large éventail de fournisseurs de soins de santé primaires, d'organismes, d'associations, d'éducateurs, d'administrateurs, de décideurs et de représentants du public pour faire avancer le processus de renouvellement des soins de santé primaires, alors qu'elle visait plus précisément à créer un forum pragmatique moderne pour discuter et débattre de la réalité actuelle des soins de santé primaires et des projets qui pourraient être élaborés dans ce domaine. La conférence devait servir de tremplin pour accélérer le changement et améliorer le rendement dans le domaine des soins de santé primaires. Surtout, elle cherchait à explorer des problèmes réels selon les thèmes suivants : les déterminants de la santé, la perspective communautaire/la capacité communautaire/la participation des citoyens, la gestion de l'information, la responsabilisation et l'intégration.
Activités
Santé Manitoba, Saskatchewan Health et des douzaines de bénévoles de différents organismes ont travaillé en collaboration afin d'élaborer et de diriger la conférence, qui a attiré mille participants de partout au pays. Le programme comprenait des séances plénières, des présentations devant de moyens et de grands groupes, des discussions en comités et des ateliers. Le journal quotidien de la conférence a résumé bon nombre des séances et des présentations. Une synthèse des principaux thèmes et des principales idées de la conférence a fourni les grandes lignes des séances plénières et concurrentes, organisées par thème.
Ressources
Apprentissages clés
La conférence constituait un examen du parcours des soins de santé primaires à ce jour au Canada et un éventail d'expériences et de défis. La synthèse des thèmes et des idées de la conférence constituait l'une des ressources principales découlant de cette initiative; elle se trouve sur le site Web. Voici quelques-unes des grandes lignes, par thème :
Cette conférence, qui a été bien reçue, portait essentiellement sur la réflexion et l'aspiration et, en se tournant vers l'avenir, les participants ont exprimé un désir de dialoguer de façon plus approfondie et ont conclu que les prochaines conférences devraient mettre l'accent sur l'action et la réussite dans les efforts de renouvellement des soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 473 865 $
Personne ressource
Barbara Wasilewski
Directrice, Soins de santé primaires, Santé Manitoba
Téléphone : 204-786-7176
Courriel : bwasilewsk@gov.mb.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Saskatchewan Health; avec Alberta Health and Wellness; Santé Manitoba; le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick; le Department of Health and Community Services de Terre-Neuve-et-Labrador; le ministère de la Santé et des Services sociaux des Territoires du Nord-Ouest; le ministère de la santé de la Nouvelle-Écosse; le ministère de la Santé et des Services sociaux du Nunavut; le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario; le ministère de la Santé et des Services sociaux de l'Île-du-Prince-Édouard; le ministère de la Santé et des Services sociaux du Yukon
Contexte et objectifs
Reconnaître le besoin de sensibiliser davantage le public à l'importance des soins de santé primaires (SSP) et à leur capacité d'accroître l'efficacité des soins de santé au Canada, le principal objectif de la stratégie nationale de sensibilisation aux soins de santé primaires consistait à sensibiliser le public au rôle des soins de santé primaires dans le système de prestation de soins de santé, à propos des soins de santé primaires en soi et à propos des avantages globaux de leur amélioration.
Activités
La stratégie nationale de sensibilisation du public, lancée en septembre 2004, a été entreprise en deux étapes. La première étape s'est terminée à la fin du mois de mars 2005 et comprenait l'élaboration de l'orientation stratégique, la recherche pour faire connaître cette dernière, la détermination d'une manière de procéder (par les médias et des produits, entre autres) et de groupes cibles, des réunions avec des intervenants ainsi que l'élaboration d'un plan de mise en oeuvre et d'objectifs pour mesurer l'efficacité. On a conclu la deuxième étape à la fin du mois de septembre 2006. Elle comprenait l'élaboration de produits, la mise à l'essai de messages ainsi que la mise en oeuvre suscitant un placement média et une évaluation. Voici quelques-unes des activités particulières qui se sont déroulées :
Ressources
Apprentissages clés
Dans l'ensemble, la stratégie de collaboration élaborée par la stratégie nationale de sensibilisation aux soins de santé primaires a permis aux provinces et aux territoires d'avoir une plus grande incidence qu'elles ou ils pourraient avoir eue par leurs propres moyens en raison de l'échelle et de la qualité de la publicité. La télévision, le principal véhicule médiatique de la campagne de sensibilisation, a grandement permis de sensibiliser la population canadienne, d'un océan à l'autre, tandis que les journaux, les magazines et les médias non traditionnels (comme Canadian Health and Lifestyle) étaient des véhicules secondaires. Les partenariats avec des organismes ayant un profil élevé ont été efficaces dans la sensibilisation du public aux soins de santé primaires.
En mars 2006, on a mené un sondage national afin de déterminer à quel point la sensibilisation, les connaissances et les opinions quant à l'importance des soins de santé primaires avaient changé au cours de la stratégie nationale de sensibilisation aux soins de santé primaires. Les résultats ont démontré que 70,7 p. 100 des Canadiennes et des Canadiens interrogés avaient vu ou entendu le terme « soins de santé primaires », soit 10,2 p. 100 de plus que dans l'enquête de référence entreprise en décembre 2004. Voici d'autres constatations :
L'initiative a permis aux plus petites provinces de mener une campagne de sensibilisation et de retirer des avantages de cette collaboration. Il est probable qu'elles n'auraient pas pu entreprendre les projets de recherche et de promotion si elles avaient dû le faire séparément.
De plus, l'initiat ive a permis de donner à chaque province et territoire qui y ont participé les outils nécessaires pour assurer la sensibilisation aux soins de santé primaires dans leur propre région du pays. Les conséquences potentielles à long terme de la stratégie nationale de sensibilisation aux soins de santé primaires est un changement de l'attitude du public, qui pour sa part peut donner lieu à un changement dans la façon d'interagir du public avec le système et les fournisseurs de soins de santé.
Contribution approuvée : 9 592 000 $
Personne ressource
Donna Magnusson
Directrice exécutive
Services de soins de santé primaires
Saskatchewan Health
Téléphone : 306-787-0889
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
La Stratégie nationale d'évaluation (SNE) a été mise sur pied pour répondre au besoin, exprimé par les premiers ministre à leurs réunions de 2000, 2003 et 2004 sur le renouvellement du système de santé, d'une meilleure information dans l'ensemble du système de santé.
L'objectif de la SNE était de produire des preuves sur les soins de santé primaires. Plus précisément, elle permettrait :
La Stratégie comprend trois initiatives. Ce sont :
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Division des soins de santé primaires et continus, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
Contexte et objectifs
Afin de mieux comprendre et d'améliorer le renouvellement des soins de santé primaires, Santé Canada a établi la Stratégie nationale d'évaluation du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP). La Stratégie nationale d'évaluation avait deux objectifs : faciliter un processus afin de générer des éléments de preuve concernant les diverses approches en matière de soins de santé primaires et l'incidence du renouvellement des soins de santé primaires et accroître la capacité nationale d'évaluer les soins de santé primaires. La Stratégie nationale d'évaluation comprend trois initiatives (les questions d'évaluation, l'élaboration d'indicateurs et la trousse d'instruments d'évaluation) desquelles Évaluation des soins de santé primaires au Canada : Les bonnes questions à poser est la première. L'objectif de cette initiative consistait à élaborer un ensemble de questions d'évaluation liées au secteur des soins de santé primaires; ces questions serviraient ensuite de fondement pour élaborer un ensemble d'indicateurs et d'outils d'évaluation. Les cinq objectifs communs du FASSP ont servi de cadre organisationnel initial pour classifier ces questions.
Activité s
En octobre 2004, Santé Canada a entamé un processus visant à déterminer un ensemble de questions d'évaluation. Diverses stratégies ont servi à générer ces questions, y compris les suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
La liste de questions d'évaluation élaborée grâce à cette initiative présente un aperçu du rendement du système de soins de santé primaires dans son ensemble, pas seulement des initiatives du FASSP. Cet ensemble de questions a permis aux deux initiatives subséquents de la Stratégie nationale d'évaluation de combiner des branches connexes. On a noté que les objectifs généraux d'un système efficient, efficace et équitable étaient implicites dans le cadre des objectifs du FASSP. Aussi, les documents de politiques et les évaluateurs qui ont participé à l'initiative ont constamment soulevé les questions de productivité, de la qualité des soins de santé et de la réceptivité des fournisseurs envers les patients. Ces attributs de soins représentent une étape intermédiaire pour réaliser l'efficience, l'efficacité et l'équité du système. Bien qu'ils soient en grande partie sous le contrôle direct des fournisseurs de soins de santé primaires, on a senti qu'ils devraient être intégrés aux objectifs du FASSP. À la lumière de ces observations et d'autres, les spécialistes présents à l'atelier national ont mentionné que la formulation des objectifs du FASSP était ambiguë et qu'elle n'abordait pas toutes les questions d'intérêt en matière de politiques dans l'évaluation du rendement du FASSP. Par conséquent, le nombre original de cinq objectifs en matière de soins de santé primaires a été porté à sept.
Contribution approuvée : 49 838 $
Personne ressource
Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires
Téléphone : 613-954-5163
Courriel : phctf-fassp@hc-sc.gc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organis me directeur et organisme(s) partenaire(s)
Institut canadien d'information sur la santé
Contexte et objectifs
Afin de mieux comprendre et d'améliorer le renouvellement des soins de santé primaires, Santé Canada a établi la Stratégie nationale d'évaluation du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP). La Stratégie nationale d'évaluation avait deux objectifs : faciliter un processus afin de générer des éléments de preuve concernant les diverses approches en matière de soins de santé primaires et l'incidence du renouvellement des soins de santé primaires et accroître la capacité nationale d'évaluer les soins de santé primaires. La Stratégie nationale d'évaluation compte trois initiatives (des questions d'évaluation, l'élaboration d'indicateurs et la trousse d'instruments d'évaluation) et l'Initiative d'élaboration d'indicateurs pancanadiens de soins de santé primaires en est la deuxième. Cette initiative, dirigée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) avait deux objectifs : élaborer un ensemble d'indicateurs de soins de santé primaires convenus avec lesquels comparer et mesurer les soins de santé primaires à plusieurs niveaux au sein et dans l'ensemble des administrations; prodiguer des conseils sur l'infrastructure de la collecte de données qui pourrait aider à acquérir les données nécessaires pour faire rapport sur ces indicateurs dans l'ensemble du Canada.
Activités
Au début de 2005, l'ICIS a entrepris l'élaboration d'une liste d'indicateurs pancanadiens de soins de santé primaires convenus. Les questions d'évaluation de la Stratégie nationale d'évaluation (une composante précédente de la Stratégie nationale d'évaluation intitulée Evaluating Primary Health Care in Canada : the Right Questions to Ask [évaluation des soins de santé primaires au Canada : les bonnes questions à poser]) ont servi de fondement à ce processus d'élaboration. On a eu recours à une variété de stratégies pour engendrer des données et pour en arriver à un accord, y compris ce qui suit :
Ressources
Apprentissages clés
Au moyen d'une approche Delphi et de vastes consultations, l'initiative a pu mettre en oeuvre un processus participatif et fondé sur les preuves pour l'élaboration d'indicateurs. L'ICIS a relevé les données pancanadiennes de soins de santé primaires actuelles, les lacunes dans les sources de données, les occasions immédiates et à court terme d'élargir les sources de données ainsi que des options relatives à l'amélioration de l'infrastructure de collecte de données sur les soins de santé primaires, au fil du temps. L'établissement d'un consensus et une communication bilatérale régulière étaient des éléments essentiels au succès de cette initiative. On a dressé la liste finale des 105 indicateurs pancanadiens de soins de santé primaires convenus, et même si seulement quelques-uns d'entre eux ont actuellement une source de données pertinente, ils ont été activement diffusés partout au Canada. On a déjà distribué plus de 500 listes à des intervenants clés . L'ICIS tient des discussions avec des parrains du Sondage national auprès des médecins et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (les deux sont en cours de réalisation à l'échelle nationale) pour déterminer la possibilité d'en modifier certains éléments et ce, dans le but d'incorporer des questions liées aux indicateurs pancanadiens de soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 1 814 753 $
Personne ressource
Greg Webster
Directeur, Recherche et développement des indicateurs
Institut canadien d'information sur la santé
Téléphone : 416-481-2002
Courriel : gwebster@cihi.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Division des soins de santé primaires et continus, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
Contexte et objectifs
Afin de mieux comprendre et d'améliorer le renouvellement des soins de santé primaires, Santé Canada a établi la Stratégie nationale d'évaluation du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP). La Stratégie nationale d'évaluation avait deux objectifs : faciliter un processus afin de générer des éléments de preuve concernant les diverses approches en matière de soins de santé primaires et l'incidence du renouvellement des soins de santé primaires et accroître la capacité nationale d'évaluer les soins de santé primaires. La Stratégie nationale d'évaluation comprend trois initiatives (les questions d'évaluation, l'établissement d 'indicateurs et la trousse d'instruments d'évaluation) desquelles la Trousse d'instruments d'évaluation des soins de santé primaires est la troisième. Le contenu de la trousse a contribué à l'atteinte des objectifs généraux de la Stratégie nationale d'évaluation en renforçant la capacité d'évaluation des soins de santé primaires et en servant de ressource (p. ex. aux gouvernements, aux autorités en matière de santé, aux organismes locaux de soins de santé primaires, aux intervenants, etc.) dans l'évaluation de différentes composantes des soins de santé primaires et de leur renouvellement au Canada. Elle visait à déterminer quels instruments d'évaluation des soins de santé primaires pouvaient être utilisés et quels nouveaux instruments devraient être élaborés en vue de faciliter la collecte des données qui permettront de suivre et de mesurer l'incidence du renouvellement des soins de santé primaires au Canada.
Activités
À l'hiver 2005, un contrat a été attribué à Howard Research & Management Consulting Inc. afin d'élaborer la trousse d'évaluation en matière de soins de santé primaires à l'intention de Santé Canada. L'entreprise a mené les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
La trousse sera offerte en anglais et en français sur le site Web de Santé Canada. Elle contient une base de données consultable, qui comprend le résumé des citations liées à la trousse ainsi qu'à chacun des sept nouveaux instruments. Une fois disponible, la trousse :
Bien que les provinces et les territoires n'en soient pas au même point dans le renouvellement des soins de santé primaires et que, conséquemment, ils ne partagent pas les mêmes priorités et plans, on compte un grand nombre d'obstacles et de facteurs de préoccupations communs sur lesquels on peut se pencher conjointement en élaborant des outils ou des instruments d'évaluation valides. Les incidences de la trousse en matière de politiques et de pratique dépendra des priorités des gouvernements provinciaux et territoriaux. En fournissant des outils pour appuyer la collecte d'éléments probants et de renseignements, la trousse pourrait contribuer à améliorer la qualité des soins, la satisfaction des patients et la gestion des maladies chroniques, à promouvoir la prise de décision plus éclairée, à valider les diverses approches en matière de soins de santé primaires et à stimuler leur rentabilité.
Contribution approuvée : 489 871 $
Personne ressource
Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires
Téléphone : 613-954-5163
Courriel : phctf-fassp@hc-sc.gc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Faculté de médecine de l'Université Memorial et Bureau des soins de santé primaires du ministère de la Santé et des services communautaires du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador; avec le ministère de la Santé du gouvernement de la Colombie-Britannique; la Direction générale des services de soins de santé primaires du ministère de la Santé de la Saskatchewan; le ministère de la Santé du gouvernement du Manitoba; le ministère de la Santé et des soins de longue durée du gouvernement de l'Ontario; la Faculté de médecine familiale de l'Université d'Ottawa; la Faculté de médecine de l'Université de la Saskatchewan
Contexte et objectifs
Cette initiative découle d'une reconnaissance partagée entre les provinces partenaires où les facilitateurs sont efficaces en ce qui concerne le soutien des processus de renouvellement des soins de santé primaires. Les facilitateurs font participer les intervenants aux processus de changement et renforcent les capacités requises pour faire avancer le changement. S'appuyant sur leur expérience internationale précédente, plusieurs administrations canadiennes avaient intégré des facilitateurs à leurs stratégies de renouvellement en matière de soins de santé primaires et avaient découvert que leur expertise et que l'intérêt qu'ils portaient au changement contribuaient à renforcer les capacités requises pour soutenir le changement au fil du temps. Plus particulièrement, les provinces avaient intégré des facilitateurs dans le cadre d'un modèle visant à soutenir la constitution d'équipes et le développement communautaire et à améliorer l'intégration d'activités de prévention à la pratique des médecins. Voici quels étaient les objectifs particuliers de l'initiative de facilitation :
Activités
L'initiative a été en vigueur d'avril 2005 à septembre 2006 et était axée sur la conception d'un guide de facilitation canadien par l'entremise d'un processus de collaboration entre différentes sphères de compétence. Les activités comprenaient :
Ressources
Apprentissages clés
La principale contribution de l'initiative constitue l'élaboration d'un modèle de changement fondé sur des éléments probants et la pratique. Le modèle de facilitation s'est avéré une importante méthode centrale afin de soutenir les processus de changement continu en matière de soins de santé primaires. La contribution la plus concrète de l'initiative est le guide de facilitation en soi, qui reflète les apprentissages, les pratiques et les expériences de professionnels de la santé à la grandeur du Canada. Le guide est un outil pratique, applicable à de nombreux milieux et utile à ceux qui dirigent le changement en matière de soins de santé primaires. Toutefois, il nécessitera une mise à jour continue afin de demeurer actuel.
Lors des consultations, les participants ont exprimé le besoin de recevoir une formation supplémentaire sur la facilitation et l'utilisation des outils. Ils croient également que le perfectionnement professionnel continu sera essentiel au renforcement des capacités des facilitateurs actuels et à venir. Des facilitateurs de partout au pays pourront continuer de collaborer entre eux grâce à des occasions de réseautage et à la création d'une collectivité de pratique virtuelle.
L'initiative a également démontré l'efficacité de la collaboration entre les multiples sphères de compétence en atteignant des objectifs importants tout en respectant des délais serrés et en s'appuyant sur le travail des uns et des autres. La structure de gestion du projet a favorisé la bonne communication, le partage de renseignements en temps opportun et l'établissement de processus décisionnels efficaces. Le partage des ressources entre les provinces et les administrations a permis de créer des occasions qui, autrement, n'auraient peut-être pas été possibles, compte tenu du budget limité et des délais serrés. La suggestion consistant à former un groupe de travail national qui toucherait toutes les administrations et qui serait soutenu à l'échelle provinciale et territoriale provient de cette initiative. Ce groupe de travail pourrait continuer à soutenir le réseau et la collaboration des facilitateurs.
Contribution approuvée : 445 600 $
Personne ressource
Sheila Miller
Directrice, Planification et évaluation
Ministère de la Santé et des services communautaires
Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador
Téléphone : 709-729-7075
Courriel : millers@gov.nl.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santeca nada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement du Nunavut; avec le ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement du Yukon; le ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
Contexte et objectifs
Afin d'être efficaces dans la restauration et le maintien de la santé, les services doivent refléter la culture des gens à qui ils s'adressent. Cette réalité est particulièrement vraie dans les collectivités nordiques et éloignées où il y a une solide culture autochtone et divers besoins en santé. Les fournisseurs de services de santé et de services sociaux doivent consulter les collectivités et les faire participer à la détermination des besoins et des priorités de la population. Cette initiative panterritoriale visait à fournir aux fournisseurs de services de santé et de services sociaux une meilleure connaissance de l'histoire, de la culture, des pratiques en santé et des techniques de guérison traditionnelles des Autochtones du Nord de manière à ce qu'ils soient davantage en mesure de démontrer une compétence culturelle lorsqu'ils fournissent des services aux habitants du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.
Activités
L'initiative a été en vigueur entre 2005 et 2006. La principale activité consistait en la production et en la diffusion d'un DVD aux fins d'orientation et de perfectionnement continu des fournisseurs de services de santé et de services sociaux, ce qui a été accompli grâce aux activités suivantes :
Une évaluation interne du DVD a été effectuée, comprenant des réunions de groupes de discussion dans chaque territoire et un examen de la part de chaque groupe de travail territorial.
Ressources
Apprentissages clés
On a men é cette initiative tout en faisant preuve de respect à l'égard des connaissances traditionnelles et des expériences des peuples autochtones et des collectivités du Yukon, des Territoires du Nord Ouest et du Nunavut. Les commentaires reçus laissaient entendre que le DVD était perçu comme une ressource très utile qui devrait servir à l'orientation de nouveaux fournisseurs de services de santé et de services sociaux. Les personnes qui ont été consultées ont jugé le contenu approprié et ont apprécié qu'on emploie des sous-titres, plutôt que des doublures, parce qu'ils donnent la chance aux nouveaux employés d'entendre une langue autochtone.
Dans le cadre de l'initiative, on a été en mesure de relever plusieurs défis relatifs aux processus. Le fait de travailler dans trois territoires a présenté quelques difficultés : l'établissement d'une administration responsable était important et a empêché le processus d'aboutir à une impasse aux points de décision critiques. Bien que chaque collectivité du Nord ait sa propre culture particulière et des traditions, il a été impossible de faire ressortir chaque collectivité en raison de contraintes géographiques et logistiques. La réunion en personne s'est révélée inutile à la compréhension commune du point de vue particulier de chaque territoire. Le recours à des groupes consultatifs locaux a contribué à fournir un soutien et des conseils tout au long de l'initiative.
Avant le début de cette initiative, peu d'outils existaient afin d'aider à préparer les fournisseurs de services de santé et de services sociaux à travailler dans des régions nordiques ou éloignées. Le DVD produit dans le cadre de cette initiative est l'un de ces outils. Il améliorera la compétence culturelle des personnes qui fournissent des services de soins de santé primaires à la population des trois territoires et sera particulièrement utile aux employés nouveaux ou potentiels des domaines de la santé et des services sociaux.
Contribution approuvée : 494 761 $
Personne ressource
Barbara Harvey
Spécialiste des soins infirmiers communautaires
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement du Nunavut
Téléphone : 867-982-7655
Courriel : bharvey@gov.nu.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.sant ecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Unité des soins de santé primaires de Santé Manitoba; avec Télésanté Manitoba; l'Office régional de la santé de Winnipeg
Contexte et objectifs
Les efforts visant à réformer le système de soins de santé ont mis l'accent sur les soins de santé primaires et la télésanté. Bien que la télésanté ait le potentiel d'améliorer et de renforcer les programmes de soins de santé primaires, d'améliorer l'accès à des services et leur intégration et de permettre des contacts meilleurs et élargis entre les praticiens et le public, les liens entre les soins de santé primaires et la télésanté n'ont fait l'objet que de peu d'examens jusqu'ici. L'atelier Établissons les liens visait à établir des liens efficaces, pratiques et possibles entre les initiative de soins de santé primaires et celles de télésanté au niveau des administrations. L'intention était de renforcer les processus et les structures déjà en place pour passer aux prochaines étapes et d'en tirer profit. L'atelier visait donc les objectifs suivants : servir de forum pour l'échange d'information et la planification créative; permettre aux réseaux de télésanté de déterminer les structures opérationnelles et technologiques nécessaires pour appuyer les initiatives de soins de santé primaires et de planifier leur gestion; permettre aux participants de déterminer comment la télésanté pourrait appuyer leurs objectifs; faire participer des décideurs clés dans la planification conjointe pour cerner des occasions d'appuyer les investissements actuels dans les soins de santé primaires et la télésanté au niveau des administrations en renforçant la capacité, l'infrastructure et l'expertise actuelles; définir des priorités concrètes pour chaque administration.
Activités
L'atelier national Les soins de santé primaires et la télésanté : Établissons les liens a eu lieu à Winnipeg les 22 et 23 septembre 2005.
La premiè re journée était axée sur ce qu'il fallait pour établir des liens réussis entre les soins de santé primaires et la télésanté, et les participants ont examiné de nouvelles façons d'envisager et de mettre en pratique les solutions et les idées qu'offre la technologie pour créer un système de soins de santé viable. Les participants ont présenté des études de cas de l'Ontario, du Manitoba ainsi que de Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont également défini les 10 points clés prioritaires qui doivent faire l'objet d'un examen et/ou dont il faut tenir compte pour établir des liens efficaces entre les soins de santé primaires et la télésanté. Les voici :
1) restructurer le système pour utiliser la technologie à de nouvelles fins, comme permettre la prestation de diagnostics et de soins appropriés;
2) insister sur l'importance du rassemblement de personnel clinique;
3) s'attaquer aux problèmes que présentait l'isolement géographique pour ce qui est d'établir une connexion pour les communautés rurales et isolées;
4) élaborer un modèle de financement durable de manière à ce que les initiatives de télésanté et de soins de santé primaires soient non seulement fondées sur des projets, mais qu'elles soient également intégrées à la prestation des services;
5) composer avec des facteurs de coût dans la fourniture de liens aux communautés rurales et isolées;
6) utiliser la technologie pour améliorer les tendances en matière d'aiguillage;
7) aborder les problèmes de sécurité et de responsabilité;
8) créer des occasions d'éducation officielle pour les professionnels de la santé de manière à ce que la technologie devienne une composante acceptée de la pratique clinique;
9) faire participer et habiliter la communauté à tous les niveaux lors de la planification des approches à la prestations des services (y compris la télésanté) et faire participer les fournisseurs de services sociaux et d'autres services;
10) tenir compte des changements démographiques lors de la planification des services.
La deuxième journée était axée sur les prochaines étapes. Les participants ont travaillé en groupes juridictionnels pour trouver des idées et des priorités concrètes relativement à des liens pour leur province/ territoire, y compris :
Ressources
Le
site Web de l'initiative, www.makingthelinks. mbtelehealth.ca, contient des documents liés à l'atelier, y compris une analyse de l'environnement et un aperçu juridictionnel.
Apprentissages clés
L'atelier a permis à 54 représentants des soins de santé primaires et de la télésanté de toutes les administrations du Canada de partager de l'information et de déterminer les façons dont on pourrait utiliser l'infrastructure de télésanté actuelle de chaque administration pour appuyer la réforme des soins de santé primaires et soutenir le système de soins de santé. L'atelier a aidé à ouvrir les yeux des participants aux possibilités des services de télésanté : ils peuvent servir à éduquer les fournisseurs et le public sur les initiatives liées à la promotion de la santé et à la prévention des maladies et des blessures; ils peuvent appuyer les professionnels qui travaillent dans les communautés rurales et isolées; et ils peuvent améliorer l'accès à des services spécialisés.
L'atelier a donné l'occasion de sensibiliser à l'égard des outils déjà établis, en mettant l'accent sur les nouvelles utilisations et applications dans le contexte de la télésanté dans les soins de santé primaires. Les participants en ont appris davantage sur la façon dont les technologies de communication de l'information pourraient fondamentalement changer les modèles de pratique des fournisseurs de soins de santé, accroissant leur capacité à appuyer les populations distribuées et à établir plus facilement une connexion avec des collègues éloignés. L'atelier a été conçu pour encourager l'établissement de liens entre et parmi les initiatives de soins de santé primaires et de télésanté au niveau des administrations et pour servir de catalyseur à l'intégration de la télésanté en vue d'appuyer le renouvellement des soins de santé primaires. Somme toute, l'atelier a aidé les participants à se rendre compte que la télésanté, c'est bien plus que son rôle traditionnel qui consiste à la prestation de services de soins actifs aux communautés éloignées.
Contribution approuvée : 249 500 $
Personne ressource
Liz Loewen
Directrice, Télésanté Manitoba
Office régional de la santé de Winnipeg
Téléphone : 204-975-7738
Courriel : lloewen@mbtelehealth.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Coalition canadienne des aidantes et des aidants naturels; avec la Fondation de la famille J.W. McConnell; la Fondation Max Bell; les Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada (VON Canada); le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) C avendish
Contexte et objectifs
Comme les soins passent du milieu institutionnel à la collectivité et à la maison, les rôles et les responsabilités des aidants naturels sont de plus en plus importants. Certains des principaux rapports fédéraux ont permis de déterminer l'importance des soins par les aidants naturels et de plaider en faveur de l'intégration de ce rôle dans le cadre des soins de santé à l'échelle nationale, ce qui n'a toutefois pas été fait. Le défi consiste à reconnaître les différents besoins des aidants et à déterminer la façon de les intégrer à la réforme des soins de santé primaires. La Coalition canadienne des aidantes et des aidants naturels et ses partenaires ont créé un cadre stratégique qui soutient les aidants naturels dans le cadre du renouvellement des soins de santé primaires et elle les intègre en tant que partenaires en matière de soins. Cette initiative visait à susciter la sensibilisation et la compréhension parmi les fournisseurs de soins de santé primaires concernant les obstacles auxquels sont confrontés les aidants, à élaborer des approches visant à intégrer les aidants aux soins de santé primaires, à créer des liens entre les intervenants, à solliciter des commentaires sur le cadre stratégique de la Coalition et à présenter des outils qui modifient les connaissances, l'attitude et la pratique des fournisseurs de soins de santé. L'équipe de l'initiative espérait que les intervenants en viennent à voir les aidants naturels comme des membres intégraux de l'équipe soignante, et qu'ils tiennent compte de l'importance d'évaluer les besoins des aidants et ceux des patients.
Activités
La seule activité relative à l'initiative consistait en un symposium national d'une durée de deux jours tenu à Ottawa les 16 et 17 novembre 2005. Des représentants de plus de 30 organismes d'intervenants ont participé à l'événement, y compris des organismes nationaux de santé, des organismes de soutien aux prestataires de services de soins de santé primaires et aux aidants ainsi que des chercheurs universitaires. Le symposium était conçu pour créer un dialogue entre les organismes aidants et les organismes nationaux de fournisseurs de soins de santé concernant des stratégies visant à faire en sorte que les aidants naturels et les prestataires de services deviennent de véritables partenaires en matière de soins. L'ordre du jour comprenait des séances sur les obstacles auxquels sont confrontés les aidants naturels et les fournisseurs de soins, les outils pour guider la pratique, les stratégies pour faire progresser les initiatives de fournisseurs de soins à l'échelle nationale et les outils de marketing social po ur contribuer à ce processus. L'évaluation comprenait un questionnaire à l'intention des participants et une réunion de bilan après l'événement. Des commentaires obtenus à la suite du symposium ont servi à redéfinir le cadre stratégique de la Coalition canadienne des aidantes et des aidants naturels.
Ressources
Apprentissages clés
Le symposium a constitué une excellente première étape afin d'améliorer la compréhension parmi les intervenants concernant les défis auxquels sont confrontées les collectivités d'aidants et de fournisseurs de services. Cette initiative a facilité le partage des connaissances, l'établissement de liens et a créé un potentiel en vue d'une collaboration parmi les intervenants. De nombreux participants ont exprimé le désir de continuer le réseautage après le symposium, et certains ont affirmé avoir obtenu des idées et des renseignements nouveaux qui pourraient être intégrés à des propositions futures et à des activités de promotion. Les participants ont appris par quels moyens d'autres groupes avaient élaboré des stratégies nationales et ont obtenu des renseignements utiles des gouvernements fédéral et provinciaux en ce qui concerne la planification des prochaines étapes.
On a convenu que le cadre de la stratégie canadienne de prestation de soins constituait un outil opportun et qu'il devrait être financé. De nombreux intervenants ont accordé de l'importante à la possibilité de contribuer à l'élaboration du cadre et à la vision de la stratégie. L'initiative a également offert un soutien pratique et concret à ceux qui participent au renouvellement des soins de santé primaires. Les participants ont trouvé qu'un grand nombre d'outils présentés lors de l'événement étaient extrêmement utiles, dont la vidéo du Dr Mark Nowacyznski, intitulée House Calls [Visites à domicile], portant sur la pratique familiale et les personnes âgées de Toronto confinées à la maison, des présentations des membres du projet de renouvellement des soins, la présentation sur le marketing social d e Jane Petricic ainsi que l'outil d'évaluation pour les aidants. Les participants ont indiqué que ces outils allaient être utiles afin de mettre la politique en pratique au moment où une stratégie nationale de prestation de soins commence à prendre forme.
La durabilité de ce projet dépend des ressources, de l'intérêt soutenu et de la collaboration active de ceux qui ont participé au symposium. L'événement a donné un bon élan et, grâce à un soutien adéquat, la Coalition prévoit que la création d'une stratégie canadienne de prestation de soins s'ensuivra.
Contribution approuvée : 23 135 $
Personne ressource
Linda Lysne
Directrice exécutive
Coalition canadienne des aidantes et des aidants naturels
Téléphone : 613-233-5694
Courriel : llysne@sympatico.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé (RCACCS); avec l'Association des centres de santé de l'Ontario (ACSO); l'Université de Toronto
Contexte et objectifs
Malgré l'existence au Canada de plusieurs modèles de prestation de services de soins de santé primaires (SSP), le pays ne dispose pas de méthodes qui permettraient de comparer systématiquement leur rentabilité ou les répercu ssions qu'ils exercent sur les effets sur la santé. La portée des initiatives antérieures d'examen de l'efficacité économique des SSP est extrêmement limitée (elles étaient souvent axées sur la rentabilité d'une seule intervention). C'est pourquoi elles sont peu utiles pour les décideurs. De façon semblable, les examens visant à déterminer l'efficacité, dont la rentabilité, de modèles particuliers de SSP posent une multitude de défis. Parmi ceux-ci, citons : l'importance accordée aux soins primaires plutôt qu'aux SSP; la difficulté d'établir des liens clairs entre les SSP et les intrants, les extrants et les résultats; une mise en évidence marquée sur les personnes plutôt que sur les familles et la santé communautaire; la difficulté de déterminer et de comparer les modèles de SSP; les problèmes qui découlent de l'évaluation du rendement de quelques modèles ainsi que de la formulation de comparaisons hors contexte; et l'utilisation de méthodologies de recherche économique qui ne sont pas perfectionnées de façon à aborder des questions de recherche propres aux systèmes et aux modèles de SSP.
La présente initiative nationale a jeté les bases d'un programme exhaustif en vue de l'analyse de l'efficacité économique [rentabilité] des SSP. Un programme de ce genre fournira aux décideurs une preuve et des outils qui favoriseront des investissements plus rentables dans le système de soins de santé. Le programme a été conçu au moyen de vastes consultations auprès de plus de 80 chercheurs, administrateurs, bailleurs de fonds et décideurs du domaine des SSP, à l'occasion de deux réunions de « groupes de réflexion » qui se sont déroulées en 2006.
Activités
Les principales activités entreprises dans le cadre de l'initiative ont englobé :
Ressources
L'initiative a débouché sur la production de ressources, dont les suivantes :
Apprentissages clés
Il existe de nombreux modèles de SSP au Canada. Cependant, aucun d'entre eux ne constitue le modèle « idéal ». Au contraire, les données semblent indiquer que l'approche optimale consiste à créer un système de SSP en s'inspirant de la meilleure combinaison de modèles de SSP de manière à répondre aux besoins des communautés et des familles, étant donné leurs caractéristiques. L'initiative a entraîné l'établissement de partenariats en milieu universitaire de même qu'au sein des communautés de recherche et de SSP au Canada. En outre, en exploitant les compétences et connaissances collectives de ces intervenants, l'initiative a permis de mettre au point un programme de recherche qui privilégie la description des systèmes de SSP dans les différentes administrations, ainsi que la mesure de leur rendement. Ce programme de recherche a été conçu en fonction des principes suivants :
La compréhension des systèmes de SSP-et des facteurs qui influencent leur rendement-devrait renforcer la capacité des gouvernements et des régies régionales de la santé (RRS) de prendre des décisions éclairées en vue de la gestion et de la réforme de leurs systèmes de SSP.
Contribution approuvée : 351 174 $
Personne ressource
Ken Hoffman
Cogestionnaire de projet
Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé
Téléphone : 613-729-0308
Courriel : khoffman@web.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse; avec les District Health Authorities de Nouvelle-Écosse; l'IWK Health Centre; l'organisme Doctors Nova Scotia
Contexte et objectifs
Les défis auxquels fait actuellement face le renouvellement des soins de santé primaires (SSP) comprennent un manque d'attention et d'infrastructures à l'appui de la promotion de la santé et de la prévention des maladies. Le renouvellement des SSP est également rendu difficile par les options actuelles de rémunération des médecins du système, qui sont axées sur le volume de patients examinés. L'objectif d'ensemble de la présente initiative était d'acquérir une meilleure compréhension des modèles de rémunération des médecins de famille dans le contexte du renouvellement des SSP, et ce, tant du point de vue du fournisseur de soins que du bailleur de fonds. L'initiative visait également à faciliter le transfert des connaissances au Canada.
Activités
Cette initiative d'une année a pris fin le 31 mars 2006. Au cours de cette période, les responsa bles de l'initiative ont :
Ressources
Apprentissages clés
L'analyse documentaire et l'inventaire des modèles de rémunération démontrent que la question de la rémunération des médecins de famille demande des solutions diverses et adaptables. Il n'y a pas de solution unique. On trouve peu de preuves pour démontrer qu'un système donné (p. ex. capitation, à salaire, à contrat) est plus efficace et efficient que le système de rémunération à l'acte et qu'il offre une meilleure optimisation des ressources ou des soins de qualité accrue. En fait, la preuve concernant les liens entre les méthodes de paiement et les modèles de pratiques est faible et provient surtout des États-Unis, un pays dont l'environnement politique est très différent de celui du Canada. Les conclusions des quelques études qui se sont penchées sur les résultats cliniques ne permettent pas de se prononcer à ce sujet. L'analyse de la documentation théorique et empirique indique que les décideurs voudront peut-être envisager un modèle de rémunération hybride s'inscrivant dans un ensemble complet de conditions. Selon les participants à la conférence, les incitatifs financiers ne sont pas le plus important déterminant du comportement des médecins, mais figurent tout de même parmi les moyens d'influencer les comportements au sein du système de soins de santé.
D'un point de vue général, les modèles de rémunération semblent avoir un effet favorable sur la prestation des services de santé. En se tournant vers l'avenir, on constate la nécessité d'investir suffisamment dans de nouveaux modèles de prestation ainsi que dans le système de rémunération utilisé et dans les résultats qu'il produit. On note l'absence d'études concrètes concernant l'effet de la rémunération des médecins sur le renouvellement des SSP. Il est à espérer que les leçons apprises au cours de cette initiative influenceront les prochains travaux entrepris dans ce domaine par tous les gouvernements, car elle a clairement démontré le besoin d'une politique cohérente concernant la rémunération des médecins.
Contribution approuvée : 506 000 $
Personne ressource
Ian Bower
Directeur, Services des médecins
Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse
Téléphone : 902-424-2738
Courriel : bowerib@gov.ns.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Assemblée des Premières Nations (APN) : Direction des soins de santé; avec l'Association des infirmières et infirmiers autochtone s du Canada (AIIAC); l'Aboriginal Telehealth Knowledge Circle (ATKC); l'Inforoute Santé du Canada (ISC); la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada; l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK); l'Organisation nationale de santé autochtone (ONSA); les directeurs provinciaux de télésanté
Contribution approuvée : 500 000 $
Résumé : Cette initiative mettait l'accent sur la télésanté à l'intention des Autochtones. Elle visait la tenue d'un sommet national qui rassemblerait les intervenants fédéraux, provinciaux, territoriaux et communautaires du domaine de la télésanté afin de partager les connaissances apprises dans ce domaine et qui aurait comme objectif de se concentrer sur les pratiques et les leçons apprises. Le sommet a eu lieu à Winnipeg, les 23 et 24 septembre 2005; il a attiré 197 participants de partout au pays. Il y a eu des séances portant sur la façon :
Lors du sommet, les participants ont également élaboré des stratégies destinées à favoriser le développement des ressources humaines afin d'encourager les jeunes et les membres de la communauté à comprendre et à utiliser les technologies. Les parrains de l'initiative souhaitent que le sommet mènera à une utilisation plus efficace des services communautaires et à de plus amples occasions en ce qui concerne la vie communautaire et le nombre d'emplois locaux durables.
Le feuillet d'information et le rapport complet sont offerts dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé (RCACCS); avec l'Association des centres de santé de l'Ontario (ACSO)
Contexte et objectifs
Les centres de santé communautaire (CSC) des quatre coins du pays fournissent des soins de santé primaires par l'entremise d'équipes interdisciplinaires depuis plus de trente ans. Malgré cette vaste expérience, il existe peu de documentation ou de recherche sur les méthodes utilisées et l'efficacité des équipes interdisciplinaires qui travaillent dans ces centres. Notons toutefois une exception, soit la recherche exécutée par l'Association des centres de santé de l'Ontario (ACSO) et intitulée Best Practices in the Evaluation of Interdisciplinary Primary Health Care Teams [Pratiques exemplaires dans l'évaluation des équipes interdisciplinaires de soins de santé primaires]. Cette recherche a permis d'établir des pratiques exemplaires et de mettre au point une formation et des ressources en vue de la création et de l'évaluation de bonnes équipes de soins de santé primaires (SSP) dans les CSC de l'Ontario. Ce projet de l'ACSO a entraîné la conception d'une trousse documentaire qui résume les travaux de recherche pertinents dans le cadre du travail des équipes interdisciplinaires. Également, cette trousse renferme un outil d'autoévaluation, des études de cas ainsi qu'un guide d'intervention qui comprend des renseignements sur la façon de surmonter les obstacles liés aux soins prodigués par les équipes interdisciplinaires.
Dirigée par le Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé (RCACCS), la présente initiative nationale visait à adapter et à diffuser les ressources produites en Ontario, d'abord pour le personnel des CSC de l'ensemble du Canada, puis pour les fournisseurs de SSP à l'extérieur des CSC. De façon précise, l'initiative avait comme objectif : de distribuer à l'échelon pancanadien la trousse documentaire, élaborée en Ontario; de faire traduire les documents connexes pour répondre aux besoins des communautés francophones du Canada; et d'appliquer une stratégie de maintien à long terme de l'offre des ressources didactiques auprès des CSC et des autres fournisseurs de SSP.
Activités
Les activités privilégiaient la diffusion des travaux de recherche et de la trousse documentaire, et englobaient :
Ressources
Les ressources diffusées dans le cadre de l'initiative sont présentées sur le site Web de
l'ACSO, à www.aohc. org, ou celui du
RCACCS, à www.cachca.ca. Elles renferment :
Apprentissages clés
Les CSC ont démontré un vif intérêt à l'égard des ressources qui pourraient les aider à évaluer leurs équipes disciplinaires et à renforcer leur travail. Les recherches exhaustives qui ont été menées par l'ACSO ont confirmé une grande majorité des connaissances déjà acquises à propos des équipes, en général, et des équipes interdisciplinaires, en particulier. L'établissement d'une vision commune et d'un seul et même objectif, l'assurance d'une bonne communication, la reconnaissance et le respect des connaissances et des compétences de chaque membre de l'équipe, et l'apport d'un soutien organisationnel, comme les délais à respecter et les mécanismes de résolution des conflits, ont été jugés essentiels à la mise sur pied d'équipes interdisciplinaires compétentes. La trousse documentaire, qui a été conçue et distribuée grâce à l'initiative, était axée sur ces compétences et processus de premier plan.
Lors de la diffusion de la trousse documentaire, les responsables de l'initiative nationale ont dû surmonter plusieurs difficultés. Par contre, ils se sont inspirés des suggestions et commentaires formulés par les participants aux premiers ateliers pilotes pour améliorer la trousse et les ateliers suivants. Parmi les mesures prises, citons la réorientation du contenu pour les personnes qui avaient déjà une expérience du travail au sein d'équipes interdisciplinaires, ainsi qu'une plus grande importance accordée à la façon dont les CSC envisagent les défis liés au travail en équipe. Ajoutons que la majeure partie de la documentation existante étudiée portait sur la collaboration entre les médecins et les infirmières et infirmiers. De plus, on a constaté que les références au travail en équipe étaient fondées sur les recherches collectives, qui n'avaient qu'une application limitée aux CSC. Enfin, la reconnaissance notable des soins communautaires dispensés au Québec a obligé les dirigeants de l'initiative à réexaminer le moment et l'approche pour la distribution de la trousse documentaire dans cette province.
Dix formateurs et 229 employés de CSC de six provinces ont reçu une formation sur la trousse documentaire et ont participé à des ateliers. L'initiative a permis d'attirer des personnes compétentes des régions en vue de la coanimation d'ateliers régionaux de formation dans l'ensemble du pays. On a proposé la création d'un réseau d'animateurs afin de favoriser le partage de leur expérience quant à l'utilisation de la trousse et à la présentation d'ateliers au pays.
Le renforcement des capacités représente une valeur fondamentale des CSC. L'initiative a permis de perfectionner les compétences dans les régions du Canada tout en continuant de former des professionnels de la santé et de les appuyer dans l'exercice de leurs activités interdisciplinaires. Le travail accompli dans le cadre de l'initiative a été rendu conforme à la nouvelle priorité, qui consistait à préparer et à former les professionnels de la santé en vue de la réalisation de travaux interdisciplinaires. La trousse documentaire constituera un outil fondamental pour les nombreux étudiants qui se consacreront au travail en équipe sur le plan interdisciplinaire à l'occasion de leur placement communautaire dans les CSC. Le RCACCS et l'ACSO s'engagent à évaluer diverses méthodes d'assurance de la validité des documents élaborés et à faciliter leur distribution. En outre, ils manifestent un vif intérêt pour une collaboration avec les autres fournisseurs de SSP afin d'adapter ces documents de manière à satisfaire à leurs besoins particuliers.
Les efforts déployés récemment par rapport au renouvellement des soins de santé primaires ont été axés sur la formation des équipes interdisciplinaires de SSP ainsi que le soutien à leur endroit. La trousse et l'atelier conçus dans le cadre de l'initiative figurent parmi les ressources les plus exhaustives mises en valeur pour favoriser la mobilisation de ces efforts sur le plan opérationnel.
Contribution approuvée : 299 374 $
Personne ressource
Ken Hoffman
Cogestionnaire de projet
Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé
Téléphone : 613-729-0308
Courriel : khoffman@web.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Le Collège des médecins de famille du Canada
Contexte et objectifs
La réforme des soins de santé primaires au Canada a nécessité l'élaboration de nouveaux modèles de soins de santé primaires, ce qui a eu une incidence sur la pratique des médecins de famille et a provoqué une certaine incertitude quant aux rôles actuels et à venir des modèles de prestation de soins de santé primaires. Par conséquent, il faut trouver des moyens d'appuyer adéquatement les médecins de famille en ce qui concerne la gestion des changements découlant de la réforme des soins de santé primaires et leur fournir des outils pour les aider à répondre aux exigences nouvelles et évolutives de leur pratique quotidienne. Par cette initiative, on cherchait à répondre au besoin de fournir des milieux de travail propres et sains dans lesquels les médecins de famille se sentiraient appuyés et valorisés en tant que contributeurs importants en ce qui concerne la santé de leurs patients et de leurs collectivités. Les médecins de famille doivent prendre en considération et comprendre le transfert des connaissances et les questions relatives à la gestion du changement en ce qui concerne la réforme des soins de santé primaires. L'initiative comprenait les objectifs particuliers suivants :
Activités
L'initiative a commencé au début de l'année 2005 et se poursuivra jusqu'au mois de mars 2007, avec l'aide de la division de la Stratégie relative aux ressources humaines en santé de Santé Canada. Voici quelques-unes des activités qui ont eu lieu ou qui auront lieu d'ici la fin de l'initiative :
Ressources
Apprentissages clés
En janvier 2007, la trousse de soins de santé primaires sur le Web a été lancée publiquement. Le travail avec le groupe dirigeant sur la gestion du changement se poursuivra et comprendra l'éventuel établissement d'un groupe dirigeant de médecins de famille en soins de santé primaires au Collège. Ensemble, la trousse et le groupe dirigeant aideront les médecins de famille à accéder aux outils de transition actuels et pratiques et à obtenir des conseils de la part de collègues expérimentés en matière de renouvellement des soins de santé primaires. On s'attend à ce que la trousse favorise l'intérêt et la participation des médecins de famille en milieu de pratique familiale et qu'elle contribue ainsi à la durabilité du renouvellement des soins de santé primaires. Parmi les premiers avantages de l'initiative, on compte la possibilité de partager des expériences uniques et d'attirer l'attention sur les apprentissages provenant des provinces, en particulier de celles dont la réforme de soins de santé primaires est plus avancée. Le CMFC s'est engagé à appuyer un comité consultatif de soins de santé constitué de médecins de famille et à maintenir et à mettre à jour la trousse au-delà du projet financé par Santé Canada. Le CMFC croit que cette initiative représente une première étape importante en vue d'augmenter le soutien aux médecins de famille dans le domaine des soins de santé primaires et qu'elle impose le rythme afin d'apporter des changements.
Contribution approuvée : 232 900 $
Personne ressource
Dr John Maxted
Directeur exécutif associé, Health and Public Policy
Le Collège des médecins de famille du Canada
Téléphone : 905-629-0900
Courriel : jmaxted@cfpc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Division des soins de santé primaires et continus, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada
Contexte et objectifs
Les initiatives de renouvellement des soins de santé primaires dépendent beaucoup de l'utilisation d'outils de gestion de l'information tels que des dossiers médicaux électroniques (DME). Cette technologie a le potentiel de soutenir le partage de renseignements entre les membres de l'équipe, d'améliorer la qualité et la continuité des soins (surtout en matière de gestion des maladies chroniques), de soutenir la planification et les activités de responsabilisation et d'offrir un soutien relativement au processus décisionnel. Toutefois, la mise en pratique au Canada a été plutôt lente. La mise en oeuvre de DME nécessite une gestion du changement et une orientation dans les milieux d'exercice professionnel, ce qui, selon la tradition, a fait défaut. Dans le cadre de cette initiative, Santé Canada a cherché à aborder ce manque à gagner en élaborant et en diffusant une trousse visant à soutenir la mise en oeuvre de DME, tout en ayant comme objectif principal de soutenir le renouvellement des soins de santé primaires en encourageant l'utilisation de technologies de l'information dans les milieux d'exercice professionnel.
Activités
L'initiative a débuté en janvier 2005 et se terminera en mars 2007. On a établi un comité directeur constitué de représentants clés et on a mandaté Greymartin Consulting Inc. pour diriger ces activités, qui comprenaient :
Ressources
Apprentissages clés
L'étape de consultation de l'initiative a bel et bien confirmé le besoin d'un outil visant à soutenir la mise en oeuvre de DME. Les ressources canadiennes actuelles relatives à l'adoption de DME tendent à se concentrer sur la prestation des connaissances, des outils, des modèles et des méthodologies visant à soutenir la première sélection et la mise en oeuvre de DME. Les ressources de gestion du changement, telles que la formation, le soutien et les outils pour les personnes et les processus, n'ont pas été aussi bien documentées, ou ont été sous-utilisées, si elles existent. Les personnes qui se sont déjà investies ont également besoin d'aide afin de passer à l'étape suivante de l'utilisation efficace des DME lorsque, par exemple, elles utiliseront des outils de soutien à la décision clinique ou d'amélioration de la qualité. Bien que diverses ressources relatives aux DME existent actuellement, la trousse les consolide et les rend disponibles à l'échelle nationale.
La trousse devait présenter des histoires à succès, soit des exemples tangibles d'initiatives réussies de mise en oeuvre de DME et d'intégration de technologies de l'information provenant de partout au Canada. Les premiers résultats découlant de l'initiative indiquaient que les histoires à succès sont quelque peu vagues, ce qui reflète l'état limité de la mise en oeuvre de DME à l'échelle du pays.
Les personnes qui ont élaboré la trousse devaient veiller à ce que la portée du projet soit toujours claire. Il était également difficile d'aborder les caractéristiques de la trousse telles que la facilité d'utilisation, le niveau approprié de renseignements et le traitement des besoins multidisciplinaires. Le contenu était disposé de façon à ce que les intervenants puissent choisir le niveau approprié de détails selon leurs besoins et était axé sur la convivialité et la facilité de navigation.
On espère que la trousse s'avérera une ressource utile pour les planificateurs et les fournisseurs de soins de santé primaires qui veulent mettre en oeuvre un DME et qu'elle soutiendra l'amélioration de l'accès et de la qualité en matière de soins de santé primaires.
Contribution approuvée : 455 000 $
Personne ressource
Fonds pour l'adaptation des services de santé primaires
Téléphone : 613-954-5163
Courriel : phctf-fassp@hc-sc.gc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Regional Cancer Centre-Thunder Bay Regional Health Sciences Centre; avec l'Association canadienne des organismes provinciaux de lutte contre le cancer; la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer
Contribution approuvée : 75 000 $
Résumé : Au cours des dernières années, on a tenu au Canada cinq séances nationales pour discuter de questions liées à la lutte communautaire ou non institutionnelle contre le cancer à l'extérieur du système officiel de lutte contre le cancer. Cette initiative a permis de planifier, de mettre en oeuvre et de résumer le sixième sommet national sur la lutte contre le cancer. Le sommet était axé sur la lutte contre le cancer dans les communautés nordiques, rurales et éloignées ainsi que les communautés autochtones. Sous la direction d'un comité directeur national, cette initiative visait à formuler des recommandations et à élaborer des plans de mise en oeuvre par l'entremise de partenariats actifs à tous les niveaux, dans le but d'améliorer la lutte communautaire contre le cancer dans les régions rurales et nordiques (dont la prévention, la surveillance, le dépistage précoce, les traitements, les soins de soutien, la réadaptation et les soins palliatifs). Cette initiative visait plus particulièrement les buts suivants : 1) préciser les défis et les obstacles liés à la lutte contre le cancer dans les collectivités nordiques, rurales et éloignées ainsi que les communautés autochtones, et en dresser l'ordre de priorité; 2) formuler des stratégies et mécanismes d'amélioration de la lutte contre le cancer dans les régions prioritaires et à tous les niveaux, ce qui comprend des initiatives novatrices; et 3) recommander des stratégies et des mécanismes précis à l'intention d'un large éventail de groupes et d'organismes, y compris des organismes communautaires, régionaux, provinciaux, territoriaux et nationaux, en plus de groupes de lutte contre le cancer et la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer et ses affiliés. Ce sommet-tenu à Thunder Bay (Ontario)-a réuni 220 délégués provenant d'un vaste éventail de groupes d'intervenants pour discuter de questions touchant les ressources humaines en santé, l'établissement de communautés en santé par l'entremise de la participation communautaire, l'amélioration de l'accès, et les dossiers électroniques de santé. Une analyse documentaire, un sondage auprès des délégués et des réunions virtuelles de groupe ont permis de déterminer ces secteurs comme étant prioritaires. Pour les représentants de lutte contre le cancer de partout au Canada, cette initiative a constitué un forum leur permettant de déterminer les mesures et les stratégies à adopter dans ces secteurs en vue d'améliorer la lutte contre le cancer dans ces communautés. Les recommandations et les plans d'action émanant du sommet ont été présentés lors de conférences internationales et éclairent les décideurs canadiens. Pour consulter ces documents, prière de
visiter le site Web www.communitycancercontrol.ca.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Réseau Santé familiale de l'Ontario; avec l'école d'étude des politiques de l'Université Queen's; le Centre for Health Services and Policy Research; le Centre for Studies in Primary Care
Contribution approuvée : 75 000 $
Résumé : Depuis plusieurs années, l'Ontario exécute la réforme des soins de santé primaires. La présente initiative constituait un volet des efforts continus déployés par la province pour appliquer la réforme. De plus, elle était dirigée par le Réseau Santé familiale de l'Ontario (RSFO), un organisme indépendant créé en 2001 et chargé de mettre en oeuvre le modèle de réforme des soins de santé primaires dans toute la province. Le RSFO fournit aux médecins de famille de l'information, un soutien administratif et un financement de la technologie pour favoriser la création volontaire de réseaux et de groupes santé-famille dans leur collectivité. En collaboration avec leurs partenaires, les responsables du RSFO ont tenu en novembre 2003 une conférence nationale de trois jours qui a attiré une centaine de participants des quatre coins du pays et de l'étranger. On a alors abordé la complexité de la mise en place de la réforme des soins de santé primaires, en plus d'étudier des thèmes comme : la création d'équipes cliniques interdisciplinaires efficaces; les structures de leadership; la manifestation et la nature de l'opposition aux réformes; les approches de financement; et les stratégies et processus d'évaluation. Un forum a permis aux représentants provinciaux, territoriaux et internationaux de partager leurs réussites, les défis rencontrés et les stratégies efficaces pour surmonter les obstacles à la mise en oeuvre. En outre, les participants ont assisté à des réunions d'experts qui ont porté sur les grandes questions, de même qu'à une série d'ateliers sur un thème unique. On prévoit que les participants provinciaux et territoriaux à la conférence se serviront des connaissances qu'ils y ont acquises pour améliorer le programme de la réforme des soins de santé primaires dans leurs instances respectives. L'école d'étude des politiques de l'Université Queen's a publié un livre s'inspirant des présentations. Intitulé Implementing Primary Care Reform-Barriers and Facilitators [Obstacles et facilitateurs à la réforme des soins de santé primaires], il est disponible aux Presses des Universités McGill et Queen's. Cet ouvrage est en quelque sorte la mémoire des présentations. Quiconque s'intéresse à la réforme des soins de santé primaires peut le consulter et tirer profit des apprentissages qui ont ressorti des expériences.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Labrador East Primary Health Care Project, Labrador-Grenfell Regional Integrated Health Authority; avec la ministère de la Santé et des Services communautaires; ministère de l'Éducation; ministère de la Justice; Commission des services de santé des Inuits du Labrador; conseils de bandes des Innus; Dr Ted Rosales (pédiatre/généticien); groupe de travail régional sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale; comité de gestion sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale
Contribution approuvée : 58 660 $
Résumé : Cette brève initiative s'est déroulée de janvier à juin 2005; elle mettait l'accent sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale (ETCAF) à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette initiative a vu le jour lorsque des professionnels de la santé, des travailleurs communautaires, des professeurs et du personnel des services correctionnels, soupçonnant qu'une grande partie de leur clientèle souffrait de troubles causés par l'alcoolisation foetale (TCAF), ont voulu apprendre à diagnostiquer ces troubles et à aider leurs patients. Dans le cadre de l'initiative, le pédiatre et généticien Ted Rosales a été invité à : évaluer/diagnostiquer un grand nombre d'individus hautement susceptibles de souffrir de TCAF; d'apprendre aux médecins à diagnostiquer correctement les TCAF; apprendre à d'autres professionnels de la santé et à des intervenants de première ligne à reconnaître et à réagir correctement aux TCAF; aider à mettre sur pied une équipe diagnostique interdisciplinaire en matière de TCAF; élaborer des outils d'évaluation et un système de collecte des données, ainsi qu'un cadre en matière de TCAF. L'initiative avait également pour but de sensibiliser le public à l'ETCAF et à l'importance de les prévenir. Dans le cadre de cette initiative, on a diagnostiqué 125 cas de TCAF. Trois médecins locaux, un résident, un étudiant en médecine et des travailleurs de première ligne ont reçu une formation axée sur le diagnostic de ces troubles; on a conçu des outils pour évaluer les TCAF; on a mis en place un système de données qui clarifiait l'information provenant de sources multiples; enfin, on a mis sur pied des équipes interdisciplinaires à l'échelle régionale et communautaire. La création de ces équipes a renforcé des partenariats qui seront essentiels à la poursuite du travail amorcé dans le cadre de l'initiative. Les outils conçus et les compétences acquises continueront à faciliter le diagnostic des TCAF à Terre-Neuve-et-Labrador.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Collège des infirmières et infirmiers autorisés de la Nouvelle-Écosse; avec le bureau régional de l'Atlantique de Santé Canada; le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse (soins primaires); le Collège canadien des directeurs de services de santé (sections de la Nouvelle-Écosse et de l'Ïle-du-Prince-Édouard); les Médecins de la Nouvelle-Écosse; le Collège des médecins de famille de la Nouvelle-Écosse
Contribution approuvée : 19 000 $ pour Façonner l'avenir des soins de santé primaires en Nouvelle-Écosse; 49 500 $ pour Établir des soins de santé primaires durables
Résumé : Le Collège des infirmières et infirmiers autorisés de la Nouvelle-Écosse a parrainé deux conférences sur la réforme des soins de santé primaires (SSP). La conférence Façonner l'avenir des soins de santé primaires en Nouvelle-Écosse, qui a eu lieu en mai 2003, a attiré quelque 250 participants des domaines de la santé, de la collectivité et du gouvernement. Les sujets qui y ont été abordés sont les suivants : renseignements de base sur l'incitation au changement; volets d'un modèle de SSP produisant de bons résultats; orientations et cibles stratégiques; impératifs de la conception de systèmes (systèmes de technologie de l'information, modèles de financement, compétences et ententes de collaboration); et changements quant à la culture, aux comportements et aux attitudes. La conférence Sur l'élan de 2005 : Se lancer dans la bonne direction, qui, elle, s'est déroulée du 26 au 28 octobre 2005 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, avait été planifiée de façon à constituer une conférence de suivi à la conférence Façonner l'avenir des soins de santé primaires en Nouvelle-Écosse. Son programme était axé sur quatre thèmes, à savoir la réactivité, la collaboration interprofessionnelle, les outils et la technologie, et l'intégration. Il visait la présentation de stratégies et d'outils pratiques aux 142 participants du milieu de la santé de sorte que ceux-ci les adoptent ensuite dans leur propre cadre de travail. Les deux conférences ont permis aux participants de :
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Université de la Colombie-Britannique
Contribution approuvée : 30 000 $
Résumé : Les soins axés sur les patients sont devenus une importante tendance dans les soins de santé primaires. Bien que de nombreux développements ont accru la participation des patients et de la collectivité à la planification et à la prestation de soins de santé, la participation des patients à la formation des professionnels de la santé n'a pas suivi cette tendance. En novembre 2005, on a tenu à Vancouver une conférence internationale innovante intitulée « Qui s'inquiète de l'opinion des patients dans l'éducation professionnelle de la santé? » dont l'objet était de combler cette lacune. Y étaient réunis des patients, des universitaires, des étudiants et des décideurs pour partager des idées sur l'innovation et la théorie pédagogiques conçues pour inclure l'opinion des patients dans la formation des professionnels de la santé. La conférence favorisait une nouvelle vision quant à la façon dont le patient pourrait devenir une partie intégrante du processus pédagogique. Le
site Web de la Division de la communication dans les soins de santé de l'Université de la Colombie-Britannique, lequel se trouve à l'adresse http://www.health-disciplines.ubc.ca/DHCC/, héberge des produits élaborés lors de la conférence, y compris les documents de la conférence, une bibliographie complète des publications pertinentes et une sélection d'études de cas novatrices. Cette initiative a permis de mettre sur pied un groupe de travail international qui continue de promouvoir la participation des patients à la formation des professionnels de la santé. On a publié un rapport d'examen et d'appel à l'action. De plus, on planifie d'autres conférences et publications pour mettre au point des innovations dans ce domaine et pour que les personnes qui influencent les changements pédagogiques tiennent compte de l'opinion des patients.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s) : Ministère de la santé de la Colombie-Britannique; avec l'Association médiale de la Colombie-Britannique
Contribution approuvée : 75 000 $
Résumé : Environ un Britanno-Colombien sur quatre a reçu un diagnostic de maladie chronique, et des statistiques indiquent que bien que de nombreux praticiens fournissent des soins optimaux, le système de prestation de soins de santé dans son ensemble n'est pas structuré de façon à promouvoir et à soutenir de manière exemplaire une bonne gestion des maladies chroniques. De bons soins aux malades chroniques nécessitent généralement des changements en ce qui concerne le bureau de soins privés et les processus cliniques qui comprennent les visites prévues, le suivi auprès du patient et les soins proactifs. En 2004-2005, le ministère de la santé de la Colombie-Britannique a financé plusieurs organismes de spécialistes de la santé afin de concevoir et de mettre en oeuvre bon nombre d'initiatives d'amélioration de la qualité de la gestion des maladies chroniques pour aider les médecins de famille à modifier leur pratique clinique et, en 2005, des consultations provinciales ont été effectuées auprès de praticiens généraux de la Colombie-Britannique. Selon les recommandations découlant de ces initiatives et de ces consultations, le ministère de la santé de la Colombie-Britannique, en collaboration avec l'Association médicale de la Colombie-Britannique, a entrepris cette initiative consistant à élaborer des outils appelés « services de soutien », soit des renseignements/modules détaillés qui décrivent clairement les changements qui doivent être apportés à la pratique de bureau du praticien général pour que les recommandations des lignes directrices cliniques soient intégrées efficacement à la gestion des maladies chroniques, la façon de remanier la marche du travail dans le bureau ainsi que les façons de maximiser les compétences et les rôles de tous les praticiens (secrétaire médical(e), infirmières/infirmiers, etc.) pour que les patients obtiennent des soins optimaux. Cette initiative a permis d'élaborer neuf services de soutien : Passer à la médecine de groupe, Améliorer l'efficacité de la pratique : accès avancé, Travailler en équipes, Partager les soins aux patients avec des spécialistes, Gérer les maladies chroniques au bureau, Permettre l'autogestion des patients, Investir dans la prévention et le diagnostic précoce, Intégrer des visites de groupe et Élaborer un registre des patients. Les services de soutien sans des outils autonomes qui seront disponibles sur le
site Web du ministère de la santé de la Colombie-Britannique : www.healthservices. gov.bc.ca/cdm/.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction, Faculté des sciences de la santé, Université Simon Fraser (l'ancien MHECCU de l'Université de la Colombie-Britannique); avec l'Association canadienne pour la santé mentale; Mental Health Consultation and Evaluation in Primary-care Psychiatry (MHCEP); Institut national de santé publique du Québec (INSPQ); Groupe de recherche sur l'intégration sociale; l'organisation des services et l'évaluation en santé mentale (GRIOSE-SM); Université de Calgary; Université de la Saskatchewan; Université de Toronto; Université Western Ontario
Contexte et objectifs
La plupart des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale sont examinées dans un contexte de soins de santé primaires (SSP). Or, on note la présence d'un écart entre ce qui se produit en pratique et les mesures qu'on sait actuellement efficaces. En l'absence de systèmes d'évaluation cohérents, il sera difficile de mesurer l'efficacité des initiatives visant à améliorer la qualité des SSP (par l'entremise, par exemple, d'ententes en matière de soins concertés). Dans le but d'aider à combler cet écart, la présente initiative a entrepris :
Activités
L'initiative s'est déroulée en trois temps : 1) sondage sur les domaines; 2) sondage auprès des spécialistes; 3) sondage sur les mesures de qualité.
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative a permis à des décideurs, à des cliniciens, à des défenseurs et à des utilisateurs des soins de santé mentale ainsi qu'à des universitaires de l'ensemble du Canada de s'entendre sur des domaines ou des secteurs prioritaires pour la mise en place de mesures de qualité se rapportant aux soins de santé mentale primaires. Elle a fourni un aperçu des meilleures pratiques en matière de soins de santé mentale primaires et lancé un réseau de transfert et d'échange de connaissances axé sur l'évaluation des soins de santé mentale primaires. Enfin, elle a favorisé une culture de qualité commune en matière de SSP.
Les conclusions donnent le feu vert aux décideurs pour la mise en place de politiques. L'initiative les a dotés d'un petit ensemble de mesures très précises sur lesquelles ils peuvent axer une réforme des soins de santé mentale primaires. Ces mesures aideront à l'amélioration des SSP sur le plan pratique, car elles permettent aux travailleurs de première ligne d'évaluer leur rendement, de repérer les lacunes et les moyens de combler ces dernières. Les lacunes repérées en matière de soins qui échappent au contrôle des fournisseurs de soins de première ligne, des consommateurs ou des gestionnaires peuvent ensuite être ciblées pour faire l'objet de nouvelles politiques et initiatives.
L'initiative met en lumière la nécessité du renforcement des capacités et des infrastructures en matière d'amélioration de la qualité, car on note encore un écart entre l'établissement des mesures nécessaires et la mise en oeuvre de ces dernières. De l'initiative a découlé une recommandation voulant que toute prochaine étape comprenne la mise sur pied de projets pilotes régionaux interreliés qui examineraient la pertinence de l'amélioration continue des mesures de qualité en milieu pratique.
Contribution approuvée : 2 000 000 $
Personne ressource
Renée Sarojini Saklikar
Conseillère nationale en transmission et en échange de connaissances
Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction
Université Simon Fraser
Téléphone : 604-540-1105
Courriel : rsaklikar@shaw.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Association des facultés de médecine du Canada
Contexte et objectifs
L'état de santé des communautés francophones minoritaires (CFM) est généralement plus faible que celui de leurs concitoyens anglophones. En plus, il y a une plus faible accessibilité aux soins et services de santé pour ces populations. Le Comité consultatif des communautés francophones en situation minoritaire dans son rapport au Ministre de la santé de septembre 2001 a confirmé ces faits et identifié la formation des professionnels de la santé, le réseautage et l'amélioration des lieux d'accueil et d'offre de services comme des leviers majeurs pour améliorer cette situation. Les principaux éléments de réponse à cet égard ont inclus : une augmentation du nombre de professionnels francophones, une augmentation de la qualité de leur formation en regard des besoins des communautés francophones et de leur capacité à intervenir en français auprès de ces populations, une amélioration de la qualité des modalités de services dans les CFM.
Par cette initiative, les 17 facultés de médecine du Canada ont visé à augmenter la possibilité pour les étudiants de faire des stages dans les communautés francophones minoritaires et à créer un réseautage entre les étudiants/résidents en médecine. Pour optimiser la qualité pédagogique des milieux d'apprentissage, des forums d'échanges entre les milieux de formation provenant des CFM ont été mis sur pied. Les objectifs de cette initiative étaient :
Activités
Cette initiative, qui a eu lieu de novembre 2003 à juin 2006, a accompli les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
Malgré quelques difficultés (le retard dans le démarrage du projet; la difficulté de rejoindre les étudiants en médecine, la non rémunération des stages d'été), les stages ont été organisés. Pour ces stages, 84 pour cent des étudiants ont dit qu'ils étaient assez satisfaits par rapport à la communauté où ils ont fait leur stage ; et 70 pour cent ont dit qu'ils étaient tout à fait satisfaits des opportunités de stages qui leur ont été offerts.
Grâce aux activités de formation, les professionnels de santé parlant français ont eu la chance de se connaître et de mieux saisir quelle pourrait être la complémentarité de leurs interventions. L'initiative a développé de multiples partenariats et plusieurs outils de travail pour atteindre les différents objectifs ainsi que des outils d'évaluation. Ce réseautage de professionnels de la santé a représenté pour plusieurs des milieux l'étape initiale à une plus grande collaboration interdisciplinaire.
Certains éléments reliés à la formation de médecins pour les CFM ont été mis en place dans les dernières années, et ces éléments ont été influencé par le projet en cours :
Suite à la présente initiative, l'Association des facultés de médecine du Canada a créé officiellement en 2006 un groupe ressource pour les communautés francophones minoritaires du Canada qui a le mandat de recommander à l'AFMC et aux 17 facultés de médecine du Canada des pistes d'action pour améliorer l'offre de services médicaux et l'état de santé de la population des CFM.
Contribution approuvée : 888 972 $
Personne ressource
Dr Paul Grand'Maison
Coordonnateur national du projet
Madame Dorothée Ouellette
Soutien professionnel et administratif
Téléphone : 819-564-5203
Courriel : dorothee.ouellette@usherbrooke.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Association canadienne de soins et services à domicile; avec la région sanitaire de Calgary; les Centres d'accès aux soins communautaires de l'Ontario (Halton et Peel); les fournisseurs de soins de santé primaires; le Workflow Integrity Network; IBM Business Consulting Services
Contexte et objectifs
Cette initiative découlait du fait que l'Association canadienne de soins et services à domicile croit que les soins à domicile ont un rôle important à jouer dans le renouvellement des soins de santé primaires. L'initiative visait à démontrer l'effet d'un rôle accru de la gestion de cas en matière de soins à domicile en collaboration avec le médecin de famille en ce qui concerne les soins aux personnes atteintes d'une maladie chronique. Elle visait également les personnes atteintes de diabète. En règle générale, les gestionnaires de cas et les médecins travaillent séparément. Le but de l'initiative consistait à promouvoir une meilleure collaboration entre les deux afin d'offrir des soins plus proactifs aux patients en mettant l'accent sur la prévention et l'habilitation du patient, des interventions plus prévisibles et constantes, ainsi que l'utilisation plus efficace du personnel pertinent de soins de santé. La capacité améliorée à évaluer les résultats en santé, la meilleure utilisation des services de soins de santé et la plus grande satisfaction du patient/client constituaient d'autres objectifs. L'initiative a également encouragé et permis d'examiner la plus grande utilisation de systèmes de technologie de l'information pour appuyer les communications, les soins et la tenue de registres.
Activités
L'initiative a eu lieu entre novembre 2003 et mars 2006, et a permis d'entreprendre les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
Les organisateurs de l'initiative ont signalé que les médecins et les gestionnaires de cas ont créé des relations de travail efficaces et fondées sur la confiance, et qu'ils voyaient d'un meilleur oeil leur vie au travail et leur contribution professionnelle. Ils ont adopté avec succès les principes de gestion des maladies chroniques (y compris l'utilisation d'outils normalisés, d'algorithmes et de lignes directrices fondées sur des preuves) et ont mis en oeuvre des changements en matière de technologie de l'information à la suite d'un difficile processus d'élaboration. Les patients ont constaté des améliorations sur le plan des résultats cliniques et des niveaux de satisfaction relativement aux soins offerts aux diabétiques. De manière significative, les patients sont également devenus des contributeurs plus actifs par rapport à ces soins et nécessitent moins de services institutionnels.
Plus particulièrement, l'initiative a permis de constater que :
Une évaluation menée par IBM Business Consulting a permis de constater que l'état de santé signalé par les clients était plus élevé que prévu en ce qui concerne le groupe cible, et, au cours de cette initiative, les clients et les fournisseurs ont manifesté des degrés de satisfaction plus élevés à l'égard de ce modèle de soins.
Les deux sites vont de l'avant, et toutes les personnes concernées conviennent que les partenariats et les modèles de soins chroniques expérimentés au cours de l'initiative se sont avérés une réussite. Les liens du site Web de l'initiative fournissent au visiteur une connexion à une série de recommandations destinées à trois groupes d'intervenants importants (les décideurs, les responsables des soins à domicile et les médecins) et à une série d'outils pratiques d'intervention directe utilisés ou élaborés durant l'initiative. Les organisateurs de l'initiative ont cité peu d'obstacles, malgré que la technologie de l'information se soit avérée plus difficile et qu'elle ait exigé plus de temps que ce qui avait été initialement prévu. Les organisateurs croient que le soutien de ce projet nécessite une volonté de changer et que deux stratégies prédominantes doivent être mises en place : l'harmonisation des gestionnaires de cas en matière de soins à domicile et des médecins de famille au moyen d'un partenariat formalisé et structuré, et l'expansion du rôle des soins à domicile en matière de gestion des maladies chroniques.
Contribution approuvée : 2 682 100 $
Personne ressource
Nadine Henningsen
Directrice exécutive
Association canadienne de soins et services à domicile
Téléphone : 613-569-1585
Courriel : nhenningsen@cdnhomecare.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Société d'arthrite; avec l'Unité de recherche et d'évaluation communautaire sur l'arthrite, l'Arthritis Health Professions Association; le Regroupement canadien des associations de centres communautaires de santé; l'Association des infirmières et infirmiers du Canada; la Société canadienne de rhumatologie; le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario; le Programme Patient-partenaires contre l'arthrite; le Sunnybrook Health Sciences Centre
Contexte et objectifs
L'arthrite est une grave maladie chronique qui touche plus de quatre millions de Canadiennes et Canadiens. Elle représente la cause la plus commune d'incapacité physique à long terme et, conjointement avec d'autres maladies squeletto-musculaires, entraîne des coûts annuels évalués à 17,8 milliards de dollars. Pourtant, au niveau des soins de santé primaires, les soins contre l'arthrite sont aux prises avec d'importants défis : la difficulté à diagnostiquer l'arthrite rhumatoïde, le retard pour ce qui est de diriger des personnes souffrant d'arthrite vers des spécialistes, les longues listes d'attente pour l'arthroplastie du genou et de la hanche (dont ont besoin la majorité des personnes touchées par l'arthrite) et le manque d'information à l'intention des patients en ce qui concerne l'exercice, les ressources communautaires, les médicaments et la façon de composer avec l'arthrite et la douleur. S'appuyant sur les réalisations et les conclusions d'un projet mené par l'Arthritis Strategic Action Group en Ontario, cette initiative nationale visait à relever efficacement ces défis en augmentant la capacité des fournisseurs de soins de santé primaires et des personnes touchées par l'arthrite à gérer la maladie de manière concertée. L'initiative avait comme objectifs d'appuyer la prestation de soins contre l'arthrite et de mettre l'accent sur la prévention, le dépistage précoce, les soins complets, l'accès plus approprié et opportun à des soins spécialisés et l'autogestion. Elle visait plus particulièrement à :
Activités
La mise en oeuvre de cette initiative s'est échelonnée sur 29 mois, soit de novembre 2003 à mars 2006. On a organisé des activités dans quatre domaines : l'évaluation des besoins, l'élaboration de matériel pédagogique à l'intention des fournisseurs et des patients, la facilitation d'ateliers interprofessionnels sur l'arthrose et l'arthrite rhumatoïde ainsi que des activités après les ateliers pour renforcer l'apprentissage. Dans le même ordre d'idées, l'initiative :
En outre, l'initiative a procédé à une évaluation incluant la mesure des processus et des résultats. On a évalué l'incidence du programme à l'échelle individuelle, organisationnelle, communautaire, provinciale et nationale.
Ressources
Apprentissages clés
Cette initiative a réuni des professionnels de la santé de nombreuses disciplines qui travaillent dans la communauté, les hôpitaux avoisinants, les programmes de soins à domicile, les cliniques privées et les centres de réadaptation, et les a mis en contact avec des spécialistes de l'arthrite, ce qui permet de renforcer les partenariats communautaires et d'améliorer les soins en matière d'arthrite. Elle a utilisé l'apprentissage interdisciplinaire et les modèles de soins pour accroître la confiance des professionnels de la santé à dépister et à traiter l'arthrite et a permis d'approfondir leur compréhension des rôles qu'ils jouent dans les soins interdisciplinaires. Dans la cadre d'une évaluation après intervention, les patients/clients ont signalé recevoir de leurs fournisseurs de soins de santé primaires beaucoup plus de recommandations relatives aux meilleures pratiques en matière d'arthrite (p. ex. de l'information sur l'arthrite, les ressources communautaires, la façon de faire face à la douleur, les traitements possibles, l'exercice). La participation des personnes touchées par l'arthrite aux ateliers, l'occasion de perfectionnement professionnel pratique et les liens aux ressources locales ont été bénéfiques pour les professionnels de la santé. Selon une enquête de suivi menée auprès des fournisseurs de soins, les soins concertés contre l'arthrite (85 p. 100) et l'autogestion des patients (83 p. 100) sont les secteurs où l'initiative a eu la plus grande incidence. De plus, on estimait qu'elle accroissait le dépistage précoce de l'arthrite (75 p. 100), l'accès à des soins spécialisés (68 p. 100) et la prévention de l'arthrite (62 p. 100).
Ce modèle pourrait être adapté avec succès pour former les professionnels de la santé dans les soins d'autres maladies chroniques nécessitant l'autogestion, la collaboration interdisciplinaire et l'appui de la communauté. On pourrait adapter le contenu à d'autres auditoires (p. ex. les fournisseurs de soins qui travaillent dans les communautés autochtones ou des enfants qui souffrent d'arthrite). Les relations qui ont été établies et à la capacité créée dans les communautés canadiennes permettront de maintenir les progrès réalisés par cette initiative dans le domaine des soins primaires contre l'arthrite seront maintenus. Par exemple, cette initiative a donné lieu à l'établissement de cliniques de l'arthrite au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique.
Contribution approuvée : 3 876 685 $
Personne ressource
Sydney Lineker
Directrice, Mainmise sur l'arthrite, La Société d'arthrite
Téléphone : 416-979-3353
Courriel : slineker@arthritis.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Access Alliance Multicultural Community Health Centre; avec l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal; le Critical Link Canada; le Healthcare Interpretation Network; le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration de l'Ontario; le Provincial Language Service; l'Autorité en matière de services de santé de la Colombie-Britannique; l'Université du Québec en Outaouais
Contexte et objectifs
Cette initiative a été établie selon le principe qu'une communication efficace est primordiale pour assurer la qualité des soins de santé primaires et l'accès à ceux-ci, et que des services d'interprétation adéquats sont nécessaires à la prestation des soins de santé. Sans ces conditions, l'accès équitable à des services de soins de santé de qualité est difficile, et la santé des personnes incapables de s'exprimer convenablement en anglais ou en français peut être compromise. Un soutien linguistique inadéquat et le recours à des services d'interprétation non professionnels peuvent accroître les chances d'établissement d'un mauvais diagnostic ou d'imposition d'un traitement inutile ou inapproprié, ce qui pourrait engendrer une hausse des coûts liés aux soins de santé. Finalement, l'initiative visait à favoriser l'égalité d'accès aux services de soins de santé primaires pour les patients dont les connaissances en anglais ou en français étaient limitées, en encourageant l'élaboration de services d'interprétation de haute qualité en soins de santé. L'objectif était de déterminer les approches les plus convenables qui exploiteraient la prestation de services de soins de santé primaires à Montréal, à Toronto et à Vancouver (là où demeurent la plupart des immigrants). L'objectif consistait également à créer et à mettre à l'essai, dans le cadre d'un projet pilote, des modèles et des outils qui pourraient servir au pays et améliorer l'utilisation et l'intégration des services professionnels d'interprétation en soins de santé primaires.
Activités
Pendant la période de novembre 2003 à juin 2006, les responsables de l'initiative ont exécuté les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
La présente initiative a mis en évidence l'importance des services d'interprétation et entraîné l'élaboration d'un outil en vue d'aider les organismes de soins de santé à prendre des décisions sur l'accès linguistique. Selon les résultats du questionnaire fourni à Toronto dans le cadre du projet pilote de prestation de services d'interprétation, les services offerts par un interprète professionnel ont amélioré la qualité de la rencontre entre le patient et le fournisseur de services, et accru la satisfaction de ceux-ci. L'outil d'évaluation de la gestion des risques a été mis à l'essai à l'occasion d'un projet pilote dans deux centres du Lower Mainland en Colombie-Britannique, et a reçu un accueil favorable.
Non seulement la proportion de la population incapable de s'exprimer convenablement en anglais ou en français a-t-elle désormais un meilleur accès aux services des organismes de soins de santé primaires des trois plus grandes régions métropolitaines (où l'initiative a été exécutée), mais l'initiative a également contribué à coordonner la prestation intégrée de services d'interprétation dans les centres de soins de santé primaires et à stimuler les conditions de promotion de la réforme. On a trouvé des solutions et partagé des renseignements qui ont favorisé la discussion et la synergie relatives à la prestation de ces services. En outre, l'initiative a renforcé les voies de communication et permis de poursuivre sur la lancée de l'établissement d'un consensus et de la défense de droits. Elle a contribué à la création et à la réalisation d'un programme national d'amélioration des services d'interprétation dans le secteur des soins de santé primaires. Plusieurs recommandations ont été formulées en vue d'orienter le travail à effectuer sur le plan de la prestation de services, de la formation, des normes et des politiques.
Malgré les nombreuses réussites de l'initiative, il reste des défis à relever. En effet, la politique gouvernementale, les priorités politiques et le financement influencent l'état des services d'interprétation en soins de santé, ce qui aura des répercussions très évidentes sur la durabilité des résultats de l'initiative. On devra s'assurer de l'engagement continu de plusieurs ordres interdépendants de gouvernement et voir à ce que les recommandations formulées dans le cadre de l'initiative soient examinées et à ce que le dossier continue de progresser.
Contribution approuvée : 471 900 $
Personne ressource
Axelle Janczur
Directrice exécutive
Access Alliance Multicultural Community Health Centre
Téléphone : 416-324-8677, poste 230
Courriel : ajanczur@accessalliance.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Association des facultés de médecine du Canada (AFMC); avec le programme de perfectionnement professionnel continu et de l'application des connaissances de l'Université de la Colombie-Britannique; l'Université de l'Alberta; l'Université de Calgary; l'Université de la Saskatchewan; l'Université du Manitoba; l'Université de Toronto; l'Université McMaster; l'Université Queen's; l'Université de Western Ontario; la Northern Ontario School of Medicine; l'Université d'Ottawa; l'Université Laval; l'Université de Montréal; l'Université de Sherbrooke; l'Université Dalhousie; l'Université Memorial; l'Université McGill
Contexte et objectifs
L'Organisation mondiale de la santé demande aux écoles de médecine d'être socialement responsables dans toutes leurs activités, ce qui a incité les écoles de médecine canadiennes à se pencher davantage sur leur responsabilité à l'égard des gens et des patients des régions qu'elles servent. L'Association des facultés de médecine du Canada et toutes les écoles de médecine au pays ont donc entrepris d'étudier et de créer des initiatives de perfectionnement professionnel continu et de perfectionnement du corps professoral adaptées aux priorités de la société dans le domaine de la santé, fondées dans le renouvellement des soins de santé primaires, en coopération (grâce à un apprentissage interdisciplinaire en équipe) et synchronisées avec les changements nationaux en matière de responsabilité sociale. Plus précisément, cette initiative visait trois objectifs :
Activités
Pour y parvenir, au cours d'une période de trois ans qui a pris fin en juin 2006, les organismes concernés ont entrepris les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
Dix-sept projets ont été entrepris dans le cadre de cette initiative afin de mieux comprendre la responsabilité sociale en matière de soins de santé. Dans bon nombre de projets, des écoles de médecine ont collaboré avec d'autres ministères des sciences de la santé et, de ce fait, des partenariats avec des collectivités ou des populations précises ont vu le jour. Le modèle de partenariat en matière de perfectionnement professionnel continu, grâce à son approche de discussion et de consultation fondée sur les problèmes, a été efficace sur le plan de la participation, de la détermination d'objectifs communs et de l'élaboration d'une approche collaboratrice de résolution de problèmes. Les projets ont relaté une compréhension accrue de la responsabilité sociale en soins de santé et, plus précisément, de la façon selon laquelle la responsabilité sociale peut être promue grâce à l'utilisation de programmes de perfectionnement professionnel continu axés sur l'équipe. Certaines écoles de médecine ont signalé avoir changé le climat scolaire global en prévoyant des événements réguliers portant sur des questions de diversité.
Plusieurs des projets scolaires étaient axés sur la collaboration interprofessionnelle en équipe et sur la façon de valoriser cette culture parmi les fournisseurs, favorisant ainsi une meilleure compréhension des perceptions des médecins de famille et des professionnels de la santé à propos du rôle des médecins au sein des équipes interdisciplinaires. En élaborant de nouveaux moyens pour mieux répondre aux besoins des patients, les fournisseurs ont été en mesure d'évaluer si ces nouveaux moyens étaient plus efficaces. Ce processus d'apprentissage a entraîné des changements dans la façon d'enseigner et dans la pratique des soins de santé.
Cette initiative présentait ses défis; le plus important consistait à maintenir le rythme parmi les 17 projets. Le recours à des champions dans chaque école afin de faire avancer le programme de la responsabilité sociale a allégé ce défi. Les courriels, les téléconférences et les réunions nationales ont également contribué à l'effort de communication et à une bonne utilisation du temps. Le fort réseautage qui a eu lieu à la suite de l'initiative s'est révélé un résultat imprévu. Ce réseau s'étend d'un océan à l'autre et est constitué de personnes qui ont à coeur le renouvellement des soins de santé primaires et qui mettent l'accent sur la responsabilité sociale. Dans l'ensemble, il s'ensuivit une compréhension accrue de la responsabilité sociale et on cherchera de nouvelles possibilités pour intégrer ce concept à la formation et à la pratique se rapportant aux soins de santé.
Contribution approuvée : 985 000 $
Personne ressource
Susan Maskill
Directrice d'Administration
Association des facultés de médecine du Canada
Téléphone : 613-730-0687
Courriel : smaskill@afmc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Alberta Cancer Board (Medical Affairs and Community Oncology); avec les associations et organismes nationaux de soins palliatifs et les autorités participantes (huit universités canadiennes, régies régionales de la santé et sept provinces et territoires)
Contexte et objectifs
Le projet Pallium initial a été conçu en 2001 et visait à améliorer les soins donnés aux Canadiens aux prises avec une maladie mortelle par la création de ressources pédagogiques novatrices à l'intention des professionnels des soins primaires en région rurale ou éloignée. De 2004 à 2006, l'initiative de la phase II du projet Pallium, financée par le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires (FASSP), a abouti sur la création d'une communauté de pratique. Celle-ci était désignée par un groupe de collaboration composé de personnes des quatre coins du Canada, qui ont partagé des pratiques et des intérêts communs afin de faire progresser les compétences et les connaissances en soins palliatifs. Les objectifs primordiaux de la phase II du projet Pallium étaient d'améliorer l'accès aux soins palliatifs, d'en accroître la qualité et de renforcer la capacité d'en offrir à long terme. Par l'intermédiaire d'une vaste gamme de sous-projets parrainés à l'échelon local, l'initiative a favorisé : la sensibilisation du public; le perfectionnement professionnel continu; la gestion du savoir et l'apprentissage en milieu de travail; et l'élaboration de services et la mise en place de modes novateurs de collaboration. L'initiative a privilégié l'amélioration du soutien aux régies régionales de la santé ainsi qu'aux partenaires communautaires du secteur bénévole.
Activités
L'initiative a débouché sur la mise en place de 71 sous-projets axés sur divers thèmes. Les activités ont été exécutées pendant la période de 2004 à 2006. En voici un échantillonnage :
Les autres activités de renouvellement des SSP comprenaient l'harmonisation des ressources et des activités en vue de l'exploitation de projets parallèles, comme l'intégration du secteur bénévole à titre de partenaire des SSP. Les activités de communication et de diffusion, de grande envergure, ont englobé plusieurs publications et exposés. Enfin, on a procédé à une évaluation externe de l'initiative, intitulée A View from the Canopy.
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative de la phase II du projet Pallium est devenue l'une des expressions les plus visibles et les plus vivantes de la communauté de pratique intersectorielle du Canada. En effet, elle a mis en évidence des réalisations au sein de plusieurs autorités ainsi que des secteurs clés visés par le renforcement de la capacité d'offrir des soins palliatifs à plus long terme. Dans le cadre de l'initiative, on a réussi à faire connaître rapidement une méthode d'innovation locale auprès de plusieurs autorités.
Les activités de sensibilisation du public et de perfectionnement professionnel continu de l'initiative ont entraîné la mise en place en temps opportun d'activités pertinentes et accessibles d'enseignement et d'apprentissage, ainsi que la conception d'outils pratiques communs à l'intention des fournisseurs de soins. De l'avis des participants à l'initiative, la qualité, la convivialité et l'application des produits et des outils pédagogiques qui ont été élaborés ont grandement simplifié la réalisation de leurs propres programmes d'éducation. Également, dans le cadre de l'initiative, on a prévu des moyens de faciliter la collaboration et de tirer parti de l'énergie, des idées, des relations, de l'expertise et des ressources d'employés compétents. Cet esprit de collaboration a favorisé la concrétisation des 71 sous-projets, de même que la présentation de nouvelles perspectives. Par exemple, le Modèle de guide des soins palliatifs fondé sur les principes et les normes de pratique nationaux, qui a été publié en 2002 par l'ACSP et qui a constitué le tout premier modèle fondé sur un consensus national en tant que guide des soins palliatifs, a été adopté et défendu à grande échelle à titre d'outil favorable aux investissements stratégiques dans les systèmes où les soins palliatifs sont donnés.
L'initiative offre plusieurs moyens d'action essentiels pour donner des SSP palliatifs durables. Ces moyens sont les suivants : le recours à des méthodes pour faire participer les professionnels des SSP aux processus de gestion du changement qui se rattachent aux soins de qualité prodigués à une population vieillissante; l'utilisation de la technologie et l'établissement de partenariats entre les fournisseurs et les organismes; une attention portée sur les soins holistiques qui tient compte de l'unité familiale; la compréhension à l'égard de l'aide à apporter aux fournisseurs de services communautaires qui doivent gérer des problèmes complexes de prestation de soins dans un milieu caractérisé par une demande élevée en matière de services et des pénuries de ressources humaines; et un moyen pratique de favoriser l'élaboration d'outils et de ressources pour les médecins. L'initiative a donné un aperçu des stratégies que le gouvernement fédéral pourrait mettre en oeuvre afin d'assurer un leadership et de promouvoir l'engagement dans les secteurs ciblés de prestation des services, tout en continuant de respecter l'intention des autorités locales et régionales des provinces et territoires et de s'y conformer.
Contribution approuvée : 4 317 000 $
Personne ressource
Michael Aherne
Directeur, Projet Pallium-Phase II
Téléphone : 780-413-8195
Courriel : michael.aherne@pallium.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe nationale
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Coalition Santé Arc-en-ciel Canada; avec les Gay and Lesbian Health Services of Saskatoon; le Nova Scotia Rainbow Action Program; Gris Québec; la Coalition d'aide aux lesbiennes, gais et bisexuels-les de l'Abitibi-Témiscamingue; 2-Spirited People of the 1st Nation; le Rainbow Health Network/Coalition for Lesbian and Gay Rights in Ontario; les Gay and Lesbian Health Services of Saskatoon (le Avenue Community Centre for Gender and Sexual Diversity); le Centre Vancouver; et le Transcend Transgender Support and Education Society/Transgender Health Program
Contexte et objectifs
Cette initiative a été créée pour éliminer les inégalités historiques en matière de santé et d'accès au système de soins de santé primaires avec lesquelles les gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (GLBT) canadiens sont aux prises. La recherche indique que les gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (GLBT) sont en bien moins bonne santé que le Canadien moyen. En effet, on retrouve chez ces groupes un taux de suicide, de dépression, de maladie mentale, de toxicomanie et de VIH/sida plus élevé. Les GLBT hésitent peut-être à consulter un fournisseur de soins de santé tant que leur problème n'est pas aigu. L'initiative visait donc :
Elle visait également à faciliter la coordination et l'intégration avec d'autres services de santé.
Activités
Dans le cadre de cette initiative, d'une durée de 29 mois, on a entrepris deux principales activités : l'éducation et l'établissement de partenariats. On a réalisé treize activités particulières :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative a mis en évidence les besoins particuliers en matière de santé des GLBT. Les deux conférences nationales tenues dans le cadre de l'initiative ont réuni des centaines de professionnels de la santé, d'étudiants en soins de la santé et de membres de la communauté pour discuter de questions et partager de l'information et des ressources pertinentes en matière de soins de santé. L'initiative a trouvé des ressources pertinentes en soins de la santé, en a augmenté le nombre, les rendant plus accessibles en les recueillant et les organisant dans un site Web contenant le plus important volume de renseignements, d'outils pédagogiques, d'études de recherche et d'autres documents liés à la santé et au mieux-être des GLBT.
Les parrains de l'initiative croient qu'elle aura une incidence à long terme sur la santé et le mieux-être des GLBT. Ils croient également que le manque de politiques, de stratégies et de financement destinés à la santé et au mieux-être des GLBT constituent la grande difficulté pour ce qui est d'appuyer le travail de l'initiative. Toutefois, ceux qui ont un intérêt et une volonté à ce que des changements soient apportés appuieront les travaux.
Contribution approuvée : 2 307 000 $
Personne ressource
Gens Hellquist
Directeur exécutif, Coalition Santé Arc-en-ciel Canada
Téléphone : 306-955-5130
Courriel : gens@rainbowhealth.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
L'Enveloppe Autochtones appuyait l'accès des populations autochtones aux soins de santé primaires intégrés, en favorisant la réalisation de changements durables et à grande échelle dans le système de soins primaires des Premières nations et des Inuits et dans les systèmes de soins primaires territoriaux et provinciaux qui soutiennent la santé des Autochtones.
Les objectifs de l'Enveloppe Autochtones étaient les suivants :
L'Enveloppe Autochtones accordait son soutien en fonction de deux principaux volets :
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Bigstone Health Commission; avec l'Aspen Regional Health Authority; le Municipal District of Opportunity, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits-région de l'Alberta; l'Alberta Health and Wellness; le programme ACADRE de l'Université de l'Alberta
Contexte et objectifs
La bande autochtone Bigstone Cree Nation regroupe plusieurs collectivités relevant de l'Aspen Regional Health Authority [régie régionale de la santé d'Aspen] en Alberta. En raison de la géographie du territoire et des caractéristiques démographiques de cette collectivité des Premières Nations, il est difficile d'y recruter et d'y maintenir en poste des professionnels de la santé et, donc, d'offrir à la population un accès équitable aux services de soins de santé. Pour toutes ces raisons, le territoire de Bigstone ne jouissait pas d'un éventail complet de services de soins de santé. Il y avait également un désir de concentrer les services autour de deux points d'intérêt particulier : la promotion de la santé et la prévention, ainsi que la gestion des maladies chroniques comme le diabète (courantes dans la collectivité). L'Initiative de soins partagés de Bigstone-Aspen (BASIC) a permis d'établir trois objectifs pour s'attaquer à ces problèmes : l'intégration des services de santé et la collaboration, le partage d'information entre secteurs de compétence et la mise au point d'un modèle de remboursement des médecins reposant sur un plan de relation différent (« Alternate Relationship Plan »).
Activités
De mars 2004 à juin 2006, l'initiative a permis d'effectuer les activités suivantes :
Ressources
Apprentissages clés
La collaboration est possible entre les différents secteurs de compétence, malgré l'importance des défis et des obstacles. Le modèle de prestation partagée des soins à domicile mis au point pour cette communauté offre toute une gamme de services. Le modèle de prestations des services selon un plan de relation différent fournit quant à lui un nouveau modèle de remboursement des médecins. On a construit une installation multi-usages pour une collectivité éloignée accessible seulement par voie aérienne. La nouvelle installation offre des services locaux de santé, d'aide à l'enfance et sociaux en utilisant une approche multidisciplinaire. Les données sur le rendement fondées sur des indicateurs permettront la production de rapports comparatifs et le repérage des tendances dans la collectivité.
Les artisans de l'initiative ont trouvé difficile d'établir une relation de confiance entre les partenaires de l'initiative. Par contre, la force du leadership assuré par les dirigeants politiques et administratifs a facilité le processus. Tant Bigstone qu'Aspen ont réorienté des fonds pour couvrir les coûts permanents de ces nouveaux services.
Contribution approuvée : 1 995 000 $
Personne ressource
Lyle R. McLeod
Président-directeur général
Bigstone Health Commission
Téléphone : 780-891-2000
Courriel : lyle.mcleod@bigstonehealth.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada; avec les collectivités et les organismes des Premières nations de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du Manitoba, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick; un organisme inuit du Nunavut; les ministères de la Santé de six provinces et d'un territoire de même que les régies régionales de la santé connexes; les villes de Norway House (Manitoba), de Sioux Lookout et de Moosonee (Ontario); collèges professionnels de soins infirmiers en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick; des professionnels de la santé et des évaluateurs des soins de santé
Contexte et objectifs
Les Premières nations et les Inuits reçoivent des services de soins de santé par le biais des services offerts par le système de santé fédéral aux collectivités ainsi que des systèmes de santé provinciaux et territoriaux. Divers rapports, dont ceux de Kirby et Romanow et celui de la Commission royale sur les peuples autochtones, ont souligné la nécessité de mieux coordonner les services de santé. Afin de répondre à ce besoin, on a créé l'Initiative d'intégration de la santé pour :
Les objectifs de cette initiative étaient les suivants : améliorer l'accès aux services de santé et leur qualité; tirer parti de la capacité existante; créer des économies d'échelle; combler les besoins prioritaires des collectivités; et concevoir des solutions gagnant-gagnant pour l'ensemble des partenaires.
Activités
Au cours des trois années d'exécution de l'Initiative d'intégration de la santé (2003-2006), on a entrepris des activités de recherche appliquée, d'élaboration de politiques et de financement de huit projets d'intégration. Ces projets visaient : à transmettre des renseignements sur les aspects pratiques de l'intégration des systèmes de santé financés par le gouvernement fédéral pour les Premières nations et les Inuits, et des systèmes provinciaux et territoriaux de santé; à éliminer le chevauchement des efforts; à déceler les lacunes liées aux services; à créer des économies d'échelle potentielles; et à cerner les points à améliorer (rapidité de diffusion de l'information, accès aux services de traitement et de réadaptation, et qualité de ces services).
Voici les huit projets :
Également, dans le cadre de l'initiative, on a entrepris des travaux de recherche et d'analyse afin de contribuer à l'avancement des connaissances et de la compréhension de l'intégration du système de santé sur la scène nationale et internationale. En outre, on a étudié les services provinciaux et territoriaux destinés aux Premières nations et aux Inuits. L'initiative a privilégié les échanges entre les intervenants, en particulier lors de trois ateliers nationaux qui ont eu lieu à Moncton, à Vancouver et à Gatineau. Un autre volet de l'initiative a porté sur la conception d'un cadre stratégique en vue de l'orientation de l'intégration. On a alors exécuté des projets de recherche régionaux et des analyses de la conjoncture en plus d'évaluer des projets d'intégration.
Ressources
On a produit plusieurs documents afin de promouvoir l'intégration à l'échelon des collectivités :
Apprentissages clés
L'initiative a confirmé que l'intégration constitue encore une méthode importante d'amélioration de la prestation des services de santé aux Premières nations et aux Inuits, et qu'il est primordial d'atteindre les objectifs en matière de politiques du gouvernement fédéral. Selon les promoteurs, l'Initiative d'intégration de la santé a établi une base pour l'intégration de la santé communautaire. De plus, les partenaires des projets semblent fortement déterminés à continuer d'exploiter les succès réalisés jusqu'à présent. La réussite de l'initiative s'explique par le fait que celle-ci ciblait des secteurs précis des soins de santé qui constituaient des priorités collectives et qui bénéficieraient d'une plus grande intégration. L'évaluation a permis de constater que la souplesse manifestée par les partenaires des projets, qui avaient prévu l'établissement des structures les plus avantageuses, avait contribué à l'obtention de résultats pour les projets, tout comme l'attention particulière accordée à la communication. Les projets financés ont tous été mis en oeuvre avec succès. La plupart des premiers résultats semblent démontrer que les projets ont contribué à une évolution vers l'établissement de partenariats en collaboration qui faciliteront la mise en place du fonds pour l'adaptation des services de santé aux Autochtones. Des ressources, des outils et des modèles de prestation des soins de santé (comme des cartes de soins, des directives et des politiques) ont été conçus et continueront certes d'inspirer la prestation des services de santé dans les collectivités ciblées et avec les autres partenaires qui donnent des services de santé aux Premières nations et aux Inuits.
Contribution approuvée : 10 800 000 $
Personne ressource
Catherine Adam
Directrice exécutive
Élaboration des systèmes de santé, Santé Canada
Téléphone : 613-954-5019
Courriel : Catherine_Adam@hc-sc.gc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Bande indienne Membertou**; avec les cinq collectivités des Premières nations du cap Breton (Membertou, Potlotek [Chapel Island], Eskasoni, Wagmatcook et We'koqma'q) en collaboration avec Santé Canada; le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse; la Cape Breton District Health Authority; la Guysborough Antigonish District Health Authority; l'Université Dalhousie
**Il s'agissait d'une initiative de collaboration des cinq bandes des Premières nations énuméré ci-dessus. L'accord technique a été présenté par la bande indienne Membertou au nom des partenaires communautaires.
Contexte et objectifs
Les cinq bandes des Premières nations du cap Breton (Nouvelle-Écosse), présentent quelques-uns des taux les plus élevés de morbidité et de décès prématurés au pays ainsi que des taux de diabète quasi épidémiques. Comme cette situation soulève de grandes préoccupations, l'initiative Tui'kn (qui signifie « passage » en Mi'kmaq) a vu le jour afin d'intégrer une nouvelle façon de penser en matière de santé et de prestation de soins de santé dans les cinq collectivités. L'initiative visait les quatre buts suivants : supprimer les obstacles à un modèle de soins de santé primaires intégré, holistique, culturellement pertinent et multidisciplinaire, créer le mécanisme de planification concertée et des partenariats dans chaque collectivité, entre les cinq collectivités et parmi les administrations locale, de district, provinciale et fédérale, créer la capacité de recueillir, gérer et interpréter l'information sur la santé à l'échelon local et concrétiser le modèle renouvelé de soins de santé primaires.
Activités
Au cours des trois années de son existence (de 2003 à 2006), l'initiative a permis d'entreprendre quatre stratégies et de déterminer quatre piliers de mesures à prendre en priorité afin de concrétiser le modèle renouvelé de soins de santé primaires. Voici en quoi consistaient les quatre stratégies :
Voici quels étaient les quatre piliers de mesures collectives :
Ressources
Apprentissages clés
Grâce à l'initiative Tui'kn, les cinq collectivités ont appris à collaborer dans tous les aspects du système de soins de santé (entre les collectivités, au sein des équipes de pratique, au sein des populations de patients et parmi les ordres de gouvernement). Deuxièmement, elles ont également appris à renforcer la capacité de la collection, de l'interprétation et de la manipulation des renseignements sur la santé à l'échelle communautaire. Troisièmement, les cinq collectivités ont trouvé une solution à l'un des plus grands défis de la prestation de services de soins de santé primaires en milieu rural, soit de recruter et de maintenir en poste un effectif complet de médecins de famille. Finalement, le SIS, qui a été conçu dans le cadre de l'initiative, permet aux collectivités de suivre les tendances, l'utilisation et les résultats et de recourir à des analyses afin d'appuyer des décisions cliniques, politiques et de financement. Les promoteurs de l'initiative croient que le SIS, qui comprend des données provenant du dossier électronique du patient et qui lie toute une gamme de sources locales, provinciales et nationales, offre l'un des ensembles de données les plus solides pour la planification et l'évaluation de la santé au pays.
La durabilité réside dans les postes de soins de santé qui ont été créés et pourvus, les relations qui se sont forgées, la preuve de réussite de la présentation de nouveaux modèles, la capacité de déterminer les besoins en santé et finalement, comme le mentionnent les promoteurs de l'initiative, le choix des décideurs de prendre des décisions fondées sur la preuve de ce qui fonctionne.
Contribution approuvée : 2 946 380 $
Personne ressource
Sharon Rudderham
Présidente, Équipe de gestion de l'initiative Tui'kn
Téléphone : 902-379-3200
Courriel : srudderham@eskasonihealth.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Manitoba Keewatinook Ininew Okimowin; avec la régie régionale de la santé de Burntwood
Contexte et objectifs
Le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute [Institut de santé et de mieux-être des populations du Nord et autochtones] a été créé en réponse aux préoccupations croissantes à propos à l'état de santé en déclin des peuples autochtones vivant dans le nord du Manitoba. Des problèmes et des obstacles gouvernementaux ont été désignés comme des facteurs qui empêchent la mise en oeuvre de solutions plus efficaces à ce problème. Afin d'aborder ces préoccupations, le Manitoba Keewatinook Ininew Okimowin (MKIO) et la régie régionale de la santé de Burntwood se sont associés dans le cadre de cette initiative pour créer le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute. L'objectif était de favoriser la prestation de services de soins de santé primaires de façon plus productive et plus économique et d'améliorer l'accès aux services de santé primaires dispensés aux peuples autochtones ainsi que la qualité et la pertinence de ces services par une intégration et une coordination accrues des ressources et des services actuels. On espérait que le travail de collaboration des partenaires de l'initiative contribuerait à accroître la capacité des peuples et des collectivités autochtones et du Nord à planifier et à gérer leurs problèmes et leurs services en matière de santé. On visait aussi d'autres objectifs :
Activités
L'initiative a commencé en juin 2004 et s'est terminée en juin 2006. Les activités étaient axées sur le diabète, le suicide chez les jeunes et les méthodes curatives traditionnelles. Elles comprenaient :
Ressources
Apprentissages clés
Cette initiative a renforcé la participation des collectivités des Premières nations du Nord à leur processus décisionnel en santé et en soins de santé. Notamment, le forum sur le diabète a servi de véhicule pour que les membres de la collectivité et les prestataires de services collaborent dans le cadre d'un problème de santé très pressant. On a soulevé des préoccupations à propos du manque de ressources attribuées aux mesures préventives et de promotion de la santé et d'un manque de modèles autochtones quant à la promotion de modes de vie sains. Devant ces préoccupations, on a établi des plans d'action en collaboration, y compris l'élaboration de documents sur le diabète à l'intention des collectivités, la prestation de services réguliers en diététique et la formation d'employés en santé communautaire. L'initiative a confirmé que les services de lutte contre le suicide chez les jeunes dans le nord du Manitoba créent de la confusion et ne sont pas coordonnés et le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute, en collaboration avec ses partenaires gouvernementaux, s'affaire à corriger la situation. Elle a aussi mis en évidence la complexité des problèmes liés aux méthodes curatives traditionnelles. Lors des consultations, on a soulevé des questions au sujet des compensations et des frais de déplacement ainsi qu'à propos des méthodes appropriées pour mesurer et valider les méthodes curatives traditionnelles. Dans le cadre du travail de l'initiative, le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute et ses partenaires ont élaboré un cadre de collaboration permanente concernant le recours à des méthodes curatives traditionnelles dans le domaine des soins de santé primaires. Le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute a également été invité à se joindre au groupe de travail sur la tuberculose dans le Nord et a défendu avec succès la participation communautaire significative aux efforts visant à contenir une épidémie de cette maladie. Le succès de ce groupe a démontré à quel point des partenaires intergouvernementaux peuvent aborder efficacement des questions précises dans le domaine de la santé. Le Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute est également devenu partenaire et signataire de la charte sur l'initiative pour la prévention des maladies chroniques, selon laquelle les collectivités autochtones doivent jouer un rôle plus actif dans le cadre des activités de prévention des maladies chroniques de la région.
Les partenaires et le conseil du Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute sont déterminés à travailler ensemble pour tirer parti des réalisations de l'initiative afin d'assurer un meilleur état de santé et du mieux-être aux peuples des collectivités autochtones et du Nord.
Contribution approuvée : 2 925 150 $
Personne ressource
Duke Beardy
Président
Northern and Aboriginal Population Health and Wellness Institute
Téléphone : 204-677-0240
Courriel : dukebeardy@ktc.mb.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Bureau des services infirmiers, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada
Contexte et objectifs
Le Bureau des services infirmiers (BSI) de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) de Santé Canada offre des soins de santé communautaires dans des collectivités de sept régions de la DGSPNI réparties dans 10 provinces. Souvent, l'infirmière est la seule professionnelle de la santé dans ces collectivités, assumant généralement un rôle élargi dans des milieux éloignés et isolés et se fiant sur des consultations avec des services provinciaux de soins tertiaires et des aiguillages de ces derniers. Le BSI fournit un leadership stratégique professionnel pour les infirmières oeuvrant dans les collectivités des Premières nations et des Inuits tout en mettant l'accent sur le recrutement et le maintien en poste ainsi que sur l'assurance de la qualité et des normes en matière de pratique des soins infirmiers. Plus particulièrement, le BSI vise ce qui suit : accroître le soutien professionnel et clinique pour les infirmières, améliorer la communication entre les dirigeants des soins infirmiers et le personnel de première ligne, accroître la sensibilisation relativement aux soins infirmiers et à leur étendue dans les collectivités des Premières nations et des Inuits, améliorer et normaliser l'orientation dispensée aux infirmières oeuvrant dans ces collectivités, améliorer les compétences cliniques des infirmières oeuvrant dans les régions rurales et accroître le nombre de personnes de descendance autochtone qui choisissent les soins infirmiers comme profession.
Activités
Les activités entreprises dans le cadre de cette initiative comprenaient la conception de soutiens et de ressources cliniques et professionnels, y compris :
Les activités d'évaluation comprenaient : un sondage réalisé en 2006 par EKOS auprès des infirmières en vue de déterminer les caractéristiques de l'effectif infirmier de la DGSPNI, une évaluation en deux étapes de la mise en oeuvre de spécialistes infirmiers cliniciens ainsi qu'une évaluation formative du CD-ROM.
Ressources
. Le portail INF-Fusion, une passerelle nationale et bilingue d'information sur le Web permettant aux professionnels de la santé d'accéder à des ressources dans tous les domaines de pratique (soins directs, éducation, administration et recherche). Il appuit et améliore leur carrière clinique et professionnelle et leur offre l'accès à des bibliothèques numériques, à des experts cliniciens et à des lignes directrices cliniques
Apprentissages clés
Selon le sondage réalisé par EKOS en 2006 auprès de l'effectif infirmier de la DGSPNI, 36 p. 100 des infirmières ont envisagé de changer d'emploi au cours des trois prochaines années, en partie en raison d'un manque de soutien. Les personnes concernées par cette initiative croient que d'offrir une infrastructure cruciale pour ces infirmières-comme celle élaborée dans le cadre du présent projet-appuie le recrutement et le maintien en poste de ces professionnels. Les ressources et l'information élaborées par cette initiative ont été distribuées à grande échelle dans les infirmeries et les centres de santé des provinces; les CD-ROM ont été mis à la disposition des partenaires territoriaux selon un système de recouvrement des coûts. L'élaboration de lignes directrices normalisées sur la pratique clinique du personnel infirmier de la DGSPNI et de ressources pédagogiques fondées sur la recherche et les protocoles relatifs aux meilleures pratiques a fourni des normes pour les infirmières oeuvrant dans des milieux de pratique similaires. Toutes les infirmières membres de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada ont accès à INF-Fusion. Toutes les installations de la DGSPNI utiliseront l'outil d'orientation destiné au personnel infirmier, lequel sera disponible à d'autres établissements de santé ruraux et éloignés.
Le rôle de spécialiste infirmier clinicien est nouveau pour le personnel infirmier de la DGSPNI et comporte un changement au niveau des rôles et des responsabilités du soutien clinique dans ces régions. Le travail des spécialistes infirmiers cliniciens est axé dans trois secteurs clés : la santé maternelle et infantile, la santé mentale et les maladies chroniques/le diabète. On a déterminé qu'il y avait un bassin limité de spécialistes infirmiers cliniciens pour combler ces postes communautaires.
Les réunions de réflexion ont permis au personnel infirmier de la DGSPNI d'établir le profil de la pratique des soins infirmiers des Premières nations et des Inuits. Elles ont également offert aux infirmières oeuvrant dans l'éducation, en plus de celles qui appuient les infirmières rurales et éloignées, des occasions de réseautage pour collaborer à des politiques, à de l'éducation et à de la recherche sur les soins infirmiers dans les régions rurales et éloignées. Cette initiative a facilité le dialogue sur les forces et les défis liés à la prestation de services de santé dans les régions rurales et éloignées.
Traditionnellement, la gamme complète de soins de santé primaires et les programmes de santé communautaire ont adopté une approche philosophique et pratique de la prestation des services dans les collectivités des Premières nations et des Inuits. Les activités entreprises dans le cadre de cette initiative ont appuyé la DGSPNI pour faire progresser ce système de soins essentiel.
Contribution approuvée : 4 200 000 $
Personne ressource
Brenda Canitz
Bureau des services infirmiers
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada
Téléphone : 613-948-8072
Courriel : brenda_canitz@hc-sc.gc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Mamawetan Churchill River Regional Health Authority; avec la régie de la santé d'Athabasca; la régie régionale de la santé de Keewatin Yatthé; Northern Inter-Tribal Health Authority; Prince Albert Grand Council; Meadow Lake Tribal Council; Lac La Ronge Indian Band; Peter Ballantyne Cree Nation; Population Health Unit, Northern Health Authorities; Santé Canada, la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, région de la Saskatchewan; Saskatchewan Health, District Management Services, région du Nord; Northern Medical Services, Université de la Saskatchewan, Collège de médecine
Contexte et objectifs
Quatre-vingt-quatre pour cent de la population du nord de la Saskatchewan se compose principalement de Cris, de Dénés et de Métis, soit une proportion qui augmente rapidement (près de la moitié de cette population est âgée de moins de 18 ans). Des services de soins de santé primaires sont fournis par des cliniques communautaires, des centres de santé ou des postes de soins infirmiers. Parmi les défis à relever dans le Nord, mentionnons le mauvais état de santé, les problèmes gouvernementaux complexes, les déséconomies d'échelle, les pénuries de ressources humaines et les problèmes liés à l'éloignement et à l'isolement. De plus, dans cette région, les taux de maladies chroniques, de caries et de blessures sont élevés. Le Northern Health Strategy Working Group (NHSWG) [Groupe de travail de la Stratégie de santé du Nord] a été formé en 2001 et officialisé en 2002. Parmi ses membres, on compte des représentants de services de santé régionaux/provinciaux, de services de santé des Premières nations et de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada. Ensemble, ces partenaires fournissent des services de santé à une région dont la superficie équivaut environ à la moitié de la province.
Les intervenants de l'initiative visaient à profiter de la relation de travail des partenaires afin de renforcer leur approche collective en matière de soins de santé primaires. Dans le nord de la Saskatchewan, on estime que les soins de santé primaires sont complets (axés sur la promotion et la prévention, curatifs, favorables et rééducateurs), accessibles (sur les plans culturel, fiscal et temporel), coordonnés (afin d'améliorer l'intégration, l'efficacité et l'efficience), fiables (grâce à une collaboration en matière d'information), durables et de bonne qualité.
Voici quels étaient les trois objectifs précis de l'initiative :
Activités
Les partenaires du Groupe de travail de la Stratégie de santé du Nord ont déterminé dix priorités, soit la santé mentale et la toxicomanie, la gestion des maladies chroniques (en mettant l'accent sur l'autogestion), la santé périnatale, la santé orale, les ressources humaines, la technologie de l'information, la gestion des renseignements sur la santé, les communications, le développement communautaire ainsi que la prise de décisions entre les divers ordres de gouvernement.
On a formé des comités consultatifs techniques. On a ensuite élaboré des plans de travail, selon des étapes constantes établies pour chacun de ces domaines. Les étapes consistaient à préciser l'état actuel du domaine prioritaire déterminé, à établir des normes de pratique, à analyser les écarts entre l'état actuel et les normes, à formuler des recommandations afin de resserrer l'écart, à les présenter au Groupe de travail de la Stratégie de santé du Nord aux fins de discussion, à les modifier selon ses commentaires, à en venir à une entente à propos des recommandations parmi les partenaires, à présenter les recommandations aux conseils des organismes partenaires, à obtenir l'approbation des conseils et à mettre en oeuvre les mesures approuvées.
L'évaluation du projet a été effectuée par la Saskatchewan Population Health Evaluation Research Unit (SPHERU), une institution commune de l'Université de Regina et de l'Université de la Saskatchewan. Le rapport d'évaluation décrit bien l'expérience acquise et les défis à relever et formule des recommandations aux membres du Groupe de travail de la Stratégie de santé du Nord; ce rapport sera offert sur le site Web des Shared Paths [Sentiers communs].
Ressources
L'initiative a permis de formuler plusieurs recommandations en ce qui concerne :
Site Web : http://paths.sasktelwebsite.net/ spnh.html
Apprentissages clés
Les personnes qui ont participé à l'initiative ont mentionné que celle-ci avait permis de promouvoir la sensibilisation collective et de créer des partenariats. Par exemple, un partenariat, préoccupé par la mise en place de ressources humaines en santé dans le Nord, a tenu une séance axée sur les cheminements de carrière, a étudié les questions liées à la rémunération, a établi un lien avec le comité du marché du travail dans le Nord et a fait la promotion des carrières en santé. L'initiative a permis de présenter la technologie et d'en faire la promotion en ayant accès à CNET (un simulateur de réseau), en créant un site Web et en intégrant la vidéoconférence. Les partenaires ont également partagé leur formation (p. ex. sur l'autogestion des patients et les entrevues sur la motivation), ont fait la promotion de la communication, ont fait avancer les ressources de promotion/prévention de la santé et ont élaboré des stratégies pour apporter des améliorations en matière de soins aux malades chroniques, de santé orale, d'allaitement et de santé sexuelle.
Les organisateurs croient que cette initiative a permis aux intervenants en santé de réaffirmer leur engagement envers la Stratégie de santé du Nord de la Saskatchewan et de soutenir leurs efforts collectifs afin de transformer des aspects importants du système de soins de santé du nord de la Saskatchewan pour veiller à ce que le système soit aussi homogène et équitable que possible. Ils croient que cette initiative est un modèle de pratiques exemplaires au Canada. La communication et la coordination ont fait des progrès et, bien que des améliorations soient encore nécessaires, les relations établies et les travaux effectués à ce jour seront reconnus grâce au personnel et aux services des organismes membres. Les organisateurs de l'initiative ont indiqué qu'un financement de coordination permanente sera nécessaire, mais ils sont convaincus que la mission, les objectifs et les activités se poursuivront au-delà de l'initiative.
Contribution approuvée : 3 272 536 $
Personne ressource
Nap Gardiner
Coordonnateur de la Stratégie de santé du Nord
Téléphone : 306-765-1262
Courriel : gardn@sasktel.net
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Le Keewaytinook Okimakanak (Northern Chiefs Council); avec le Réseau NORTH (Northern Ontario Remote Telecommunications Health) (qui fait maintenant partie du réseau de télémédecine de l'Ontario)
Contexte et objectifs
En règle générale, les collectivités géographiquement isolées et culturellement distinctes ont un accès limité aux services de santé. Après des années de projets pilotes à la grandeur du pays, la télésanté fait maintenant sa place à titre de norme de pratique en matière de prestation de services de santé de qualité à des collectivités éloignées. Télésanté Keewaytinook Okimakanak (KO) constitue un programme autochtone de télésanté qui dessert environ 23 000 membres des Premières nations qui vivent dans 25 des collectivités ontariennes les plus éloignées. C'est par l'entremise d'un partenariat entre Keewaytinook Okimakanak et le Réseau NORTH que l'on a créé Télésanté KO en janvier 2000, qui utilise une technologie de télécommunications telle que des stéthoscopes numériques et des caméras d'examen des patients pour améliorer les rencontres cliniques et soutenir les séances communautaires de formation en santé dans les milieux éloignés. Ce modèle de service comprend la prestation quotidienne de consultations cliniques ainsi que des séances régulières de formation. Compte tenu du succès initial de ce modèle, un plan d'expansion a été proposé pour offrir le service à 19 collectivités de la région de Sioux Lookout, et a ensuite été financé par le Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires.
Voici en quoi consistaient les buts de l'initiative d'expansion de Télésanté KO et du Réseau NORTH :
Activités
L'initiative a commencé en octobre 2003 et le financement a pris fin en mars 2006. Les activités étaient conçues pour offrir le service de télésanté aux autres collectivités et, ainsi, renforcer la capacité en intégrant le leadership et la gestion des Premières nations à la planification et à la prestation d'un système coordonné de prestation de soins de santé. Voici ce que les activités comprenaient :
Ressources
Apprentissages clés
Télésanté KO a permis de créer un cadre pratique qui peut aider d'autres collectivités des Premières nations, du Nord et éloignées qui veulent intégrer ce service. Le cadre fournit une méthodologie afin de coordonner et d'intégrer un accès provincial et fédéral au programme. Grâce au travail effectué dans le cadre de l'initiative, les collectivités ontariennes les plus au nord et les plus isolées ont vu leur accès à des services de soins de santé primaires être considérablement amélioré. Les résultats d'évaluation ont démontré que le service virtuel avait été très bien accueilli, autant parmi les patients que parmi les fournisseurs, et ont souligné l'importance du rôle des coordonnateurs communautaires en télésanté. À l'origine, le maintien en poste des coordonnateurs communautaires en télésanté représentait un défi, mais il a été relevé grâce à une restructuration du poste. En définitive, les postes de coordonnateur communautaire en télésanté ont facilité la croissance accrue de l'utilisation et de l'acceptation communautaire de la nouvelle technologie. Télésanté KO a permis d'utiliser de façon plus efficace les ressources humaines de plus en plus difficiles à trouver et a démontré un certain potentiel pour que les collectivités se fient moins aux services de transport des malades. Dans l'ensemble, Télésanté KO a présenté et a géré des changements fondamentaux dans la manière de coordonner et de soutenir les services de santé dans les réserves et a permis aux Premières nations de comprendre, de diffuser et de mettre en oeuvre les services et les méthodologies de télésanté. L'initiative est actuellement soutenue par un financement de projet à court terme. Des stratégies provinciales et une politique régionale ou nationale doivent être présentées afin de traiter les exigences opérationnelles permanentes de ces services.
Contribution approuvée : 3 441 495 $
Personne ressource
Kevin Houghton
Gestionnaire de programme
Télésanté Keewaytinook Okimakanak
Téléphone : 1-800-387-3740, poste 53
Courriel : kevinhoughton@knet.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Régie régionale de la Santé et des Services sociaux Nunavik; avec Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM); les Centres de santé du Nunavik; le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS)
Contexte et objectifs
Cette initiative a été conçue afin de rendre disponible en tout temps et rapidement les services d'un radiologue pour la population du Nunavik, une région isolée et majoritairement inuite située au Nord du Québec. Les services de santé primaires de la région étaient dépendants sur l'utilisation d'appareils radiologiques traditionnels qui créèrent des délais de lecture et de réponse aux besoins de la clientèle. Le projet visait à remédier ces difficultés par le biais de l'implantation d'un système de radiologie numérique et de téléradiologie.
Activités
L'initiative a commencé en 2004, et elle était suffisamment avancée pour que les activités cliniques puissent débuter en mai 2006. Les activités de l'initiative ont été axées sur l'acquisition d'équipement et la préparation du personnel quant à son utilisation. En ce qui concerne l'acquisition d'équipement, l'initiative a entrepris plusieurs activités, y compris :
Ressources
Apprentissages clés
L'initiative a réussi à augmenter la disponibilité des ressources matérielles nécessaires pour le fonctionnement efficace du système de santé dans la région de Nunavik. Par cette initiative, de nombreux avantages ont survenus pour la population du Nunavik. L'initiative a augmenté la qualité des images ainsi que la précision des analyses, notamment parce que la numérisation permet une plus grande flexibilité dans la manipulation des images. Depuis le début des activités clinique (mai 2006), 500 radiographies étaient transmises par mois.
L'accès aux spécialistes est plus facile qu'auparavant, et la main-d'oeuvre en santé a acquérit des nouvelles compétences. Vingt-huit intervenants (14 à chaque site) ont reçu la formation, renforçant les ressources humaines.
L'accessibilité du film a augmenté et les problèmes liés au transport et au stockage du film ont été éliminés. En plus, les transactions sont maintenant retraçables sur le serveur en tout temps.
En plus, la population du Nunavik a une meilleure intégration des services de santé, un mécanisme de coordination adapté à la région, et une meilleure gestion dans l'identification et dans la réponse des besoins thérapeutiques à offrir. La réduction des délais accomplis par l'initiative résulte dans une amélioration des services d'urgence. Le délai d'attente est passé de quelques semaines à quatre jours en moyenne. L'impact de l'initiative sur les soins de santé est aussi évident dans la satisfaction accrue des professionnels de la santé. Les technologues en radiologie se montrent très satisfaits de l'avance technologique, qui leur permet de diminuer les manipulations et qui rend leur travail plus stimulant. Finalement, cette initiative a permis la mise en valeur des services de santé pour la population du Nunavik qui ont maintenant accès à des services en radiologie compatibles à tout citoyen québécois.
Ces développements n'ont pas survenus sans difficultés. Un grand défi pour l'initiative était de travailler avec des intervenants de niveaux et d'endroits divers, représentant des intérêts variés, par exemple lorsqu'il était question d'établir un consensus par rapport aux scénarios d'achat des appareils. En raison de l'envergure du projet, l'initiative a engagé un consultant pour représenter les intérêts du Nunavik. Le projet a aussi rencontré des difficultés techniques liées au transfert d'images au CUSM et l'interopérabilité entre les systèmes radiologiques au Nunavik et à McGill. Une somme additionnelle versée par le MSSS a permis l'acquisition d'un serveur. Des changements d'ordre technique ont ralentit le déploiement de l'initiative et le processus d'évaluation.
En fin de compte, l'initiative a réussi à établir des outils qui permettront la dispensation de services de radiologie pour plusieurs années. Les avantages acquis par le biais de l'initiative ne sont pas limités dans le temps dans la mesure ou l'équipement et la formation sont maintenant des atouts permanents du système de santé au Nunavik. On prévoit également de nouveaux développements qui continueront dans la même veine pour compléter l'initiative. Par exemple, un nouveau projet, présenté à Inforoute Santé Canada, prévoit l'amélioration de l'interopérabilité entre les systèmes Nunavik et McGill avec l'acquisition d'un système d'information en radiologie au CUSM. On prévoit aussi l'acquisition de deux appareils radiologiques numériques pour remplacer les systèmes traditionnels actuels aux villages de Salluit et d'Inukjuak.
Contribution approuvée : 801 900 $
Personne ressource
Gilles Boulet
Directeur général par intérim
Régie régionale de la santé et des services sociaux Nunavik
Téléphone : 819-964-2222
Courriel: gilles.boulet@ssss.gouv.qc.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Ministère de la Santé et des Services sociaux du Nunavut
Contexte et objectifs
Le Nunavut est confronté à des défis incomparables en matière de prestation de soins de santé. Ses 25 collectivités comptent de 148 à 7 000 habitants et ne sont liées que par la mer, les airs et la communication satellite. Le Réseau Ikajuruti Inungnik Ungasiktumi (IIU) de télésanté du Nunavut, qui signifie « outil pour aider les peuples isolés », est essentiel afin de relier des clients de collectivités éloignées et isolées à des fournisseurs de services médicaux, sociaux et éducationnels, améliorant ainsi l'accès à une plus grande gamme de services à l'intention des résidents du Nunavut. La population, qui se compose de 85 p. 100 d'Inuits, affiche des taux disproportionnellement élevés de mortalité infantile, de suicide, d'agressions sexuelles, de maladies transmises sexuellement et de tuberculose de même qu'un taux de natalité supérieur à la moyenne et une espérance de vie moins élevée, ce qui explique le besoin de services de santé et de services sociaux. Le réseau existe depuis 1999 et a apporté la vidéoconférence et une technologie d'enregistrement et de retransmission à 15 collectivités (le stockage temporaire d'un message en vue de le transmettre plus tard, qui permet l'acheminement à des réseaux qui ne sont pas accessibles en tout temps, comme ceux des régions éloignées). Toutefois, 10 collectivités, dont la population est de 150 à 800 habitants, sont demeurées isolées et non reliées. Cette initiative a permis de soutenir l'expansion de la télésanté vers sept de ces collectivités et le gouvernement du Nunavut a tiré parti de cet investissement pour encourager les dons privés et relier les trois collectivités restantes. Voici quels étaient les objectifs du Réseau IIU :
Activités
En offrant les services de télésanté aux sept collectivités, les activités suivantes ont été entreprises durant l'initiative, de septembre 2003 à mars 2006 :
Ressources
Apprentissages clés
Cette initiative a permis au Nunavut de fournir une programmation et des services complets à tous les Nunavummiut (résidents du Nunavut), et de faire de la plus récente administration du Canada la première à relier toutes ses collectivités à des technologies de télésanté. Elle a aidé le ministère de la Santé et des Services sociaux à s'adapter aux défis de la géographie, du climat et de la température de manière à ce que plus de clients reçoivent des soins plus près de la maison. Bien que le Réseau IIU ne visait pas à économiser de l'argent mais plutôt à améliorer la gamme de services médicaux, sociaux et éducationnels offerts dans la collectivité et à prodiguer des soins d'une manière nouvelle et pratique, des avantages économiques estimés sans exagération à 1 631 644 $ sont générés (en grande partie à cause des coûts de déplacement réduits pour des raisons médicales et éducationnelles et des réunions). L'évaluation d'impact signale que la télésanté a eu, et continue d'avoir, une incidence positive sur la santé à l'échelle communautaire. Sur le plan de la durabilité, les ministères de la Santé et des Services sociaux et des Services communautaires et gouvernementaux ont intégré des activités de télésanté et des télécommunications à leur budget en tant qu'éléments réguliers. Chaque ministère a désigné les membres du personnel qui participent à la prestation de services de télésanté. Le Nunavut n'a peut-être pas été en mesure de combler l'écart entre les services offerts à l'échelle communautaire dans le Nord comparativement à ceux du Sud, mais grâce au Réseau IIU de télésanté du Nunavut, il l'a certainement resserré.
Contribution approuvée : 2 700 041 $
Personne ressource
Tina McKinnon
Gestionnaire du programme télésanté
Gouvernement du Nunavut
Téléphone : 867-975-5902
Courriel : tmckinnon@gov.nu.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe Autochtones
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Santé Manitoba; avec Enseignement postsecondaire et Formation professionnelle Manitoba; le University College of the North [collège universitaire du Nord]; la régie régionale de la santé de Burntwood; l'Office régional de la santé NOR-MAN; Santé Canada, la Direction régionale de la santé des Premières nations et des Inuits; la nation crie de Norway House; le College of Midwives of Manitoba [collège des sages-femmes du Manitoba]; le Kagike Danikobidan
Contexte et objectifs
Bon nombre de collectivités autochtones ont un accès limité aux services à la mère/au nouveau-né. Les femmes obtiennent les moins bons résultats, et n'ont aucune chance d'accoucher dans la collectivité. En raison de la pénurie de fournisseurs de soins dans le nord du Manitoba, la plupart des femmes enceintes qui habitent au nord du 53e parallèle doivent quitter leur collectivité et leur famille plusieurs semaines avant la date prévue de leur accouchement. La naissance, au lieu d'être un événement joyeux pour la mère, est souvent une expérience triste, vécue dans l'isolement. Retirer les femmes de leur collectivité constitue une pratique coûteuse, qui a des conséquences négatives sur les familles, prive la collectivité d'une raison de célébrer, fait abstraction des connaissances traditionnelles en matière de naissance et, par conséquent, en précipite la perte. Santé Manitoba croit que la réglementation de la profession de sage-femme constitue une stratégie importante pour aborder la pénurie de fournisseurs de soins de maternité qualifiés dans sa province et ailleurs. La profession de sage-femme peut contribuer à améliorer la santé maternelle et infantile, permettre de ramener les connaissances traditionnelles et l'amour-propre au sein des collectivités et, finalement, contribuer à ramener l'expérience de la naissance dans la collectivité. Ainsi, on a créé le Programme d'enseignement de la profession de sage-femme à l'intention des Autochtones, dont l'objectif général consistait à « établir un programme complet et durable de la profession de sage-femme au Manitoba qui reflète un mélange de méthodes de pratique traditionnelles autochtones et de l'Ouest, et les systèmes de soutien nécessaires, à l'intention des personnes d'ascendance autochtone ». Après avoir terminé un programme de baccalauréat de quatre ans en profession de sage-femme avec une spécialisation en profession de sage-femme à l'intention des Autochtones, ces sages-femmes permettront aux femmes d'accoucher plus près de la maison et de recevoir des soins appropriés sur le plan culturel, réduisant le stress, les risques et les coûts associés à une évacuation de routine pour accoucher. Elles seront également formées pour déterminer les problèmes sociaux qui peuvent nuire à la santé et au mieux-être des clients et travailleront avec d'autres fournisseurs de services afin de coordonner les soins.
Activités
Le Programme d'enseignement de la profession de sage-femme à l'intention des Autochtones était une initiative à multiples facettes à laquelle a participé un grand nombre de partenaires et d'intervenants importants. Au cours des deux années de l'initiative (de décembre 2004 à septembre 2006), l'équipe du Programme d'enseignement de la profession de sage-femme à l'intention des Autochtones a adopté une approche sur deux fronts pour élaborer le programme.
D'abord et avant tout, elle a entrepris de longues consultations auprès de collectivités autochtones, dont une table ronde sur l'enseignement autochtone, qui a eu lieu à Winnipeg en avril 2005. Les consultations visaient à :
Ensuite, elle a consulté des experts en enseignement et en apprentissage à l'intention des Autochtones quant au meilleur moyen d'examiner et d'adapter les modèles de programmes réussis existants afin de refléter une vision autochtone. L'équipe du Programme d'enseignement de la profession de sage-femme à l'intention des Autochtones a acheté le programme de la profession de sage-femme de l'Ontario Midwifery Education Consortium (le McMaster Consortium) et de l'Otago Polytechnic University School of Midwifery de Dunedin (Nouvelle-Zélande). Dans certaines situations, le matériel didactique de ces deux programmes était ajouté sans avoir fait l'objet d'une révision appréciable; dans la majorité des cas, une adaptation considérable était nécessaire afin d'atteindre les objectifs généraux du nouveau programme. De nouveaux cours ont été élaborés afin d'intégrer le contenu à l'intention des Autochtones, unique au programme.
Ressources
Apprentissages clés
Il s'agissait d'une initiative difficile à de nombreux égards. Premièrement, on s'est penché sur la sage-femmerie, une profession très peu commune, ou acceptée conditionnellement, en Amérique du Nord. Deuxièmement, on a cherché à élaborer un programme qui mélange connaissances et pratiques traditionnelles avec ce qui est considéré comme des soins de qualité selon les normes de l'Ouest. Pour y parvenir, on a dû gérer les attentes de nombreuses collectivités et respecter les normes universitaires. Troisièmement, l'initiative a dû se vendre elle-même aux étudiantes et aux usagères potentielles. Pour les premières, on a cherché à créer un programme souple qui offre mentorat et soutien, qui permet différents points d'entrée et de sortie et qui prépare très bien les étudiantes au travail difficile auquel elles seront confrontées en tant que sages-femmes dans les collectivités nordiques isolées. Pour les dernières, l'initiative leur permettait de surmonter les peurs de recevoir des soins inférieurs ou inadéquats.
Certaines connaissances clés découlent de cette initiative. Premièrement, il est extrêmement important que tous les intervenants clés y participent dès le début (Santé Manitoba a laissé l'initiative sur la glace jusqu'à ce que les intervenants les plus appropriés des collectivités, des universités, des associations professionnelles et des gouvernements y participent). Une fois les intervenants en place et motivés, un changement peut survenir assez rapidement. Deuxièmement, des consultations sont nécessaires lorsqu'on essaie de mettre en vigueur un changement important qui aura des répercussions sur les individus et les collectivités, tel que le lieu de naissance et les moyens employés. Troisièmement, même des difficultés importantes peuvent être surmontées si on a la volonté de le faire à différents degrés. Bref, on peut apprendre comment évoluer dans deux mondes différents.
Contribution approuvée : 1 690 927 $
Personne ressource
Yvonne Peters, gestionnaire de projet
Programme d'enseignement de la profession de sage-femme à l'intention des Autochtones
Téléphone : 204-832-0681
Courriel : yvonne.peters@shaw.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Le but de l'Enveloppe des communautés minoritaires de langue officielle (CMLO) était d'appuyer des activités de transition qui amélioraient l'accès à des services de soins de santé primaires dans les communautés minoritaires francophones et anglophones partout au pays.
En plus des cinq objectifs communs du Fonds pour l'adaptation des soins de santé primaires, les objectifs particuliers de l'Enveloppe des CMLO étaient les suivants :
Deux organismes cadres ont coordonné ces activités en facilitant des changements structuraux, de transition et durables venant compléter les efforts de renouvellement des provinces et des territoires.
Le Réseau communautaire de services de santé et de services sociaux a appuyé le développement des communautés minoritaires anglophones au Québec et la Société santé en français a appuyé le développement de communautés minoritaires francophones à l'extérieur du Québec, partout au Canada.
Enveloppe des communautés minoritaires de langue officielle
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Réseau communautaire de santé et de services sociaux (RCSSS); avec Saint-Brigid's Home Inc.
Contexte et objectifs
Cette initiative s'inscrit dans le contexte d'une vaste réorganisation des services de santé au Québec. Elle cherchait à appuyer les orientations de cette réorganisation en visant l'amélioration de l'accès, en anglais, aux services de santé primaires pour la communauté anglophone du Québec. Quoique les réalités démographiques et l'accès aux services en anglais varient beaucoup selon la région de la province, des barrières linguistiques peuvent compromettre l'accès aux services et mener à des taux de satisfaction plus faibles parmi la clientèle anglophone. L'initiative cherchait à améliorer pour la population d'expression anglaise l'accès en anglais aux services et soins primaires, aux services médicaux et généraux. Elle cherchait également à favoriser les liens entre la communauté et les établissements responsables de fournir les services de santé et les services sociaux. L'initiative s'est engagé à financer des projets qui pourraient répondre à ces objectifs, sous trois volets spécifiques, soit : le volet Info-Santé pour la population anglophone; le volet des services adaptés, pour offrir des services de santé et des services sociaux de qualité en anglais; et, le volet milieux de vie adaptés, qui visait l'offre des services appropriés aux anglophones en Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).
Activités
L'initiative a été lancé le 1er août 2004 et a officiellement pris fin le 31 mars 2006. Les activités de l'initiative étaient organisées autour de la sélection de 37 projets qui ont été financés dans 14 régions administratives du Québec. L'initiative a été réalisé par un comité directeur, un chargé de projet, trois coordonnateurs et un personnel administratif et technique. Elle s'est engagé dans une gamme d'activités, dont :
Ressources
Apprentissages clés
Les 37 projets de l'initiative ont permis de répondre à certains besoins des personnes d'expression anglaise. Ils ont permis d'augmenter et d'adapter l'offre de services chez la communauté anglophone, et d'améliorer la qualité des services, en particulier dans les milieux de vie adaptés. Les projets financés ont également appuyé la réorganisation majeure des services d'Info-Santé afin de les préparer à mieux répondre aux besoins de la population anglophone au Québec. L'initiative a aussi permis de mettre à jour les données concernant Info-Santé et de réaliser des sondages à son égard. On a aussi organisé des activités de formation de l'information en vue d'améliorer les services. En général, les 37 projets ont réussi à créer une dynamique nouvelle au sein du réseau de la santé et des services sociaux.
Dès le départ, l'initiative manifestait un désir d'assurer la pérennité des activités et des résultats. Plusieurs avenues sont possibles pour assurer la durabilité des changements positifs. On envisage que la réorganisation des services d'Info-Santé se découlera sur une période de trois ans. Le développement des projets cliniques par le biais d'une planification clinique adapté pour les populations des territoires desservis par les Centres de santé et de services sociaux est aussi envisagé. La révision des programmes régionaux d'accès aux services de santé et aux services en langue anglaise est une autre avenue de futures activités à entreprendre. Finalement, l'initiative et son évaluation serviront comme point de départ pour la préparation d'un avis du comité provincial pour la prestation des services de santé et des services sociaux en langue anglaise qui sera bientôt remis au ministre de la santé et des services sociaux du Québec.
Contribution approuvée : 10 000 000 $
Personne ressource
Jennifer Johnson
Réseau communautaire de santé et de services sociaux
Directrice exécutive
Téléphone: 418-684-2289
Courriel : johnson@chssn.org
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe des communautés minoritaires de langue officielle
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Société Santé en français; avec gestionnaires d'établissements de santé; professionnels de la santé; représentants d'établissements d'enseignement; et fonctionnaires
Contexte et objectifs
À travers le pays, il y a une grande diversité des communautés francophones en situation minoritaire. Offrir les services de santé en français est un défi-un défi qui requiert une stratégie. Pour le Comité consultatif des communautés francophones en situation minoritaire, le réseautage constitue la pierre angulaire des stratégies mises en oeuvre dans les provinces et territoires désireux d'améliorer les services de santé en français à leur population francophone. Mais, en 2002, quand le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 1,9 $ millions à la transition vers une phase de plein déploiement du réseautage, on ne comptait qu'un réseau : le Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario. L'augmentation de ce nombre était le but de cette initiative, et la méthode choisie pour atteindre ce but était de travailler avec des groupes à travers le pays.
Activités
L'initiative, qui a duré un an (2002-03), comportait deux niveaux distincts mais néanmoins complémentaires de réseaux : le niveau provincial-territorial et le niveau national. Les groupes de promoteurs ont entrepris des démarches telles que :
Chaque province et territoire a choisi une manière différente de poursuivre ses objectifs.
Au niveau national, la Société Santé en français a consolidé son organisation, appuyé les comités promoteurs des réseaux dans les différentes régions du pays, amorcé la définition d'un cadre de financement à long terme pour les réseaux et entrepris les démarches en vue d'appuyer des mesures visant l'organisation de services de santé en français.
Ressources
Apprentissages clés
Même si plusieurs réseaux n'ont pas encore entièrement complété les démarches nécessaires à leur implantation-des démarches restent encore à être complétées pour doter certains réseaux d'une structure formelle-l'initiative a succédé à mettre en place 17 réseaux dans toutes les provinces et territoires. Ces réseaux sont à des niveaux différents de développement, mais il est clair que dans chaque région le réseautage des partenaires a été amorcé et qu'il est maintenant possible aux intervenants de se concerter pour la planification et la mise en oeuvre de services de santé en français. Les réseaux vont compléter leur mis en oeuvre par l'embauche de personnel et la finalisation pour certains, de leur structure de gouvernance, en adoptant leurs règlements pour encadrer leurs actions. Les promoteurs prévoient des difficultés à venir pour le recrutement de personnel qualifié et l'encadrement de ce personnel. Au niveau de la Société Santé en français, ils ont élaboré un programme leur permettant de venir en aide aux réseaux à ce chapitre. Le réseautage est devenu une réalité. Les promoteurs pensent que les réseaux sont maintenant l'instrument incontournable pour le développement des services de santé en français pour les communautés francophones en situation minoritaire du pays.
Contribution approuvée : 1 900 000 $
Personne ressource
Paul-André Baril
Adjoint aux réseaux, Société Santé en français
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Tél. : 613-244-1889
Courriel : pa.baril@forumsante.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.
Enveloppe des communautés minoritaires de langue officielle
Organisme directeur et organisme(s) partenaire(s)
Société Santé en français (SSF); avec 17 réseaux provinciaux et territoriaux affiliés à la SSF
Contexte et objectifs
Hors du Québec, l'accès aux ressources et services de santé dans leur langue n'est pas le même pour les communautés francophones minoritaires que pour les populations anglophones majoritaires. Le fait que les populations francophones soient dispersées représente un défi dans l'offre de services de santé en français au même niveau que pour les plus nombreux anglophones. Cette initiative, qui a généré 70 projets variés, avait pour but d'améliorer cette situation. Sous l'égide de la Société Santé en français, les projets ont poursuivi des objectifs variés tels que, par exemple :
Malgré des objectifs variés, tous les projets visaient à améliorer l'accès général aux services de santé primaires dans les communautés francophones minoritaires.
Activités
Voici un aperçu des activités de cette initiative qui s'est déroulé à travers le pays pendant la période 2004-06 :
Les activités de la SSF ont consisté à coordonner des appels de propositions et effecteur l'analyse des projets; offrir un soutien aux promoteurs et aux partenaires; assurer la gestion globale de l'enveloppe et la reddition des comptes financiers; et réaliser une évaluation globale de tous les projets financés et la diffusion des résultats des projets.
Ressources
Voici quelques-unes des ressources créées par les projets réalisées dans le cadre de cette initiative :
Apprentissages clés
Pour les francophones à travers le pays, il sera plus facile d'identifier et de recourir à des professionnels de la santé grâce à cette initiative. Les sites Web, la traduction et diffusion de documents, les ateliers et les cours qui furent développés ont certainement aidé à informer et conscientiser le public francophone aux services de santé en français existants afin de leur faciliter de meilleurs choix de santé. En plus, les francophones ont un meilleur accès à des lignes de santé téléphonique. Grâce au travail d'information de la province de la Colombie-Britannique, on a pu constaté une légère augmentation de l'utilisation du BC NurseLine par les francophones.
Quelques projets ont offert une sensibilisation et une formation à des professionnels afin de leur aider à offrir des services en français et à être en mesure d'intervenir dans des situations telles la prestation de soins à des victimes de violence et de guerre.
Dans presque toutes les provinces et territoires, on peut noter une augmentation des partenariats entre la communauté francophone et les agences gouvernementales provinciales. Ces meilleures relations vont faciliter les améliorations et les ajustements aux composantes des programmes offerts dans les systèmes de santé.
Contribution approuvée : 18 050 000 $
Personne ressource
Hubert Gauthier
Président et directeur général, Société Santé en français
Téléphone : 613-244-1889
Courriel: h.gauthier@forumsante.ca
Le rapport complet est offert dans la langue de l'auteur sur le site Web du FASSP : www.santecanada.gc.ca/fassp.