Votre santé et vous
Cet article a été rédigé en collaboration avec l'Agence de santé publique du Canada.
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Les troubles anxieux sont les problèmes de santé mentale les plus répandus. On estime qu'un Canadien sur dix en souffrirait. Ces troubles peuvent être traités avec succès, il est donc important de reconnaître la différence entre un sentiment d'anxiété légitime et un trouble anxieux qui s'accompagne de crainte ou de détresse disproportionnée.
Il arrive à tout le monde de se sentir anxieux. Le stress au travail, la planification d'un événement important ou le fait de subir un examen peuvent susciter un sentiment d'inquiétude ou de crainte. Ces situations déplaisantes peuvent s'aggraver chez les personnes souffrant de trouble anxieux.
Ces personnes connaissent de longues périodes de crainte ou de détresse intense démesurée par rapport aux événements réels. Leur cerveau interprète les événements réels ou imaginaires comme s'ils étaient plus risqués ou dangereux qu'ils le sont réellement. Leur vie est caractérisée par l'inquiétude et la crainte, ce qui nuit à leurs relations personnelles et professionnelles.
Les troubles anxieux touchent les enfants et les adultes. Trop souvent, les gens assimilent ces troubles à de la faiblesse ou de l'instabilité mentale. Le stigmate social associé à la maladie mentale empêche souvent ceux qui souffrent de troubles anxieux de demander de l'aide.
Les troubles anxieux affectent le comportement, la pensée, les émotions et la santé physique. On croit qu'un ensemble de facteurs biologiques, de fonctions intellectuelles, de circonstances personnelles combinées aux facteurs socio-économiques causent les troubles anxieux, tout comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète qui résultent aussi d'une combinaison de facteurs.
Les personnes atteintes éprouvent souvent plus d'un trouble anxieux ; elles souffrent souvent de dépression, de troubles de l'alimentation ou abusent d'alcool et de drogues. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut traiter avec succès les troubles anxieux diagnostiqués.
Les personnes ressentant ce trouble ont des crises de panique qui les laissent soudainement terrifiées sans avertissement. Elles peuvent aussi souffrir :
Lorsque la personne évite les situations qui peuvent engendrer une crise panique, c'est ce qu'on appelle le trouble panique avec agoraphobie.
Les phobies sont considérées comme des troubles uniquement si elles empêchent la personne atteinte de mener une vie normale. Par exemple, la personne qui a la phobie (ou crainte) de se trouver dans des lieux ou situations qu'il ne pourrait fuir (ou qui lui causeraient de l'embarras) pourrait avoir peur de quitter la maison. C'est ce qu'on appelle l'agoraphobie.
Il existe deux catégories de phobies :
Phobie sociale
La personne souffrant de phobie sociale craint toute situation sociale. Le fait d'être avec d'autres personnes peut la paralyser et la rendre anormalement empruntée. Elle craint d'être jugée ou de poser un geste déplacé devant d'autres personnes. Parce que ses sentiments sont très intenses, elle a tendance à éviter les situations qui pourraient déclencher ses craintes. Cela limite radicalement sa capacité de mener une vie normale ou d'interagir avec les autres.
Phobie particulière
La personne atteinte d'une phobie particulière éprouve une crainte démesurée et irrationnelle dans un milieu ou devant un objet particulier. Ce peut être la peur de prendre l'avion, des insectes, des serpents, des hauteurs ou des espaces ouverts. Elle est incapable de maîtriser sa terreur même si elle la sait sans fondement. L'exposition à la situation redoutée lui cause une anxiété et une panique extrêmes.
Ce syndrome est déclenché lorsqu'une victime se remémore une expérience terrifiante où elle risquait de subir ou a subi un préjudice physique, mental ou émotionnel. Les survivants de viol, de catastrophe naturelle, de mauvais traitements pendant l'enfance ou la guerre peuvent tous souffrir du syndrome de stress post-traumatique. Les symptômes les plus communs sont :
La personne atteinte de ce trouble souffre de pensées indésirées persistantes (obsessions) ou d'habitudes comportementales (compulsions) qu'elle ne peut maîtriser. Voici quelques exemples d'obsession typique :
La compulsion peut aussi se manifester par l'envie constante :
La personne atteinte de ce trouble éprouve une inquiétude excessive face à des situations et à des événements ordinaires et quotidiens. Le trouble dure habituellement au moins six mois. Pendant cette période, la personne atteinte s'attend au pire, même en l'absence de preuve du contraire. Voici quelques symptômes physiques de ce trouble :
On peut traiter avec succès les troubles anxieux. Le traitement le plus commun mise sur une combinaison de pharmacothérapie et de thérapie cognitivo-comportementale (TCC).
Parce que la majorité des troubles anxieux ont certaines causes biologiques, les drogues les plus fréquemment prescrites sont les antidépresseurs et les médicaments anxiolytiques.
La TCC aide la personne à transformer ses pensées et sentiments anxieux en pensées et sentiments plus rationnels. Parfois, la personne bénéficiera, en milieu contrôlé, d'une exposition à l'objet et à la situation qu'elle craint. Certaines techniques de TCC ont été conçues pour des troubles précis. Par exemple, la personne atteinte de trouble panique peut apprendre de nouvelles techniques de respiration et de méditation pour surmonter son anxiété.
Les groupes de soutien et le fait de mieux connaître le trouble anxieux dont elle souffre peut aider la personne à le gérer. La participation des proches que le trouble affecte peut aussi aider la personne atteinte à se rétablir ou à apprendre à gérer son trouble.
Le diagnostic approprié par un spécialiste en troubles anxieux constitue la première étape du traitement et la plus importance. De nombreuses personnes souffrent pendant dix ans ou plus avant de recevoir un traitement approprié.
Si vous soupçonnez que vous-même ou une connaissance souffre de trouble anxieux, parlez-en à un professionnel de la santé qui peut recommander un spécialiste des troubles anxieux ou vous aiguiller vers une clinique spécialisée dans le traitement de ces troubles. Les techniques suivantes peuvent aussi être bénéfiques :
Le gouvernement du Canada s'efforce d'aider les Canadiens à améliorer et à maintenir leur santé mentale, y compris à s'adapter aux troubles anxieux. Dans les limites de ses compétences, le gouvernement du Canada s'efforce :
En 2007, le gouvernement fédéral a consenti des fonds pour établir et soutenir la Commission de la santé mentale du Canada. Cette Commission dirige notamment la mise au point d'une stratégie nationale de santé mentale et s'efforce de réduire le stigmate associé à la maladie mentale.
Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la
Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.
Pour obtenir un complément d'information sur les troubles anxieux, communiquez avec les organismes suivants :
Santé Canada, section de la santé mentale
L'Association canadienne pour la santé mentale ou la section locale de l'ACSM dans votre collectivité, dont vous trouverez le numéro dans l'annulaire téléphonique.
L'Association des psychiatres du Canada
Le Réseau national pour la santé mentale
La Société canadienne de psychologie
L'Association canadienne des troubles anxieux
Le gouvernement fédéral a publié en 2006 le rapport
Aspect humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada
Pour obtenir un complément d'information sur les
techniques de respiration profonde et de relaxation musculaire (en anglais seulement)
Vous trouverez des articles complémentaires sur la santé et la sécurité dans le portail Votre santé et vous.
Vous pouvez aussi composer, sans frais, le 1 866 225-0709 ou le 1 800 267-1245* pour les malentendants.
Original: juilet 2009
© Sa Majesté la reine du Chef du Canada, représentée par le Ministre de la Santé, 2009.