Votre santé et vous
Cet article a été rédigé en collaboration avec l'Agence de santé publique du Canada.
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Chaque année, environ 3 700 Canadiens meurent par suicide. Dans bon nombre de cas, ces décès auraient pu être évités par la reconnaissance hâtive des signes de pensées suicidaires et une intervention pertinente, ainsi que par le dépistage précoce et le traitement efficace des mentales.
Selon un rapport publié par l'Agence de la santé publique du Canada en 2006, le suicide représente 1,7 % de tous les décès au Canada. Toutefois, cette statistique ne tient pas compte des suicides indûment déclarés comme morts accidentelles ni des cas où il est difficile d'évaluer si la mort était intentionnelle ou pas. En fait, entre 2000 et 2003, le nombre annuel de décès par suicide déclarés était plus élevé que le nombre de décès attribuables aux accidents de la route.
Le taux de suicide chez les hommes est près de quatre fois supérieur à celui des femmes. Cependant, les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de faire une tentative de suicide. La différence semble découler du fait que les hommes ont plus souvent recours à des méthodes plus létales, telles les armes à feu ou la pendaison, pour s'enlever la vie. Les femmes sont plus portées à choisir un moyen à action lente, comme la surconsommation de médicaments, qui augmente la possibilité d'une intervention qui leur sauvera la vie. De plus, les hommes sont généralement plus réticents que les femmes à obtenir de l'aide pour des problèmes de santé mentale.
Parmi les adultes de 15 ans ou plus, plus de 3 % ont tenté de se suicider au cours de leur vie. Plus d'un décès sur cinq chez les adultes âgés entre 15 et 24 ans est attribuable au suicide. Les taux de suicide sont beaucoup plus élevés dans certaines collectivités autochtones.
Même si presque tous les Canadiens sont touchés par le suicide, la stigmatisation associée au suicide et à la maladie mentale en général perdure. C'est une question complexe qui fait intervenir de nombreux facteurs, notamment les pratiques religieuses qui interdisent d'enterrer une personne suicidée dans un lieu sacré. La stigmatisation peut empêcher une personne aux idées suicidaires de demander de l'aide.
Il y a quatre catégories de facteurs associés au comportement suicidaire.
Facteurs de prédisposition
Les facteurs suivants rendent une personne vulnérable au comportement suicidaire :
Presque toutes les personnes qui se tuent souffrent d'une forme de maladie mentale, comme une dépression profonde, un trouble bipolaire, la schizophrénie ou un trouble de personnalité limite. Ce sont souvent des toxicomanes ou des alcooliques. Bien que les gens qui se suicident soient généralement dépressifs, seule une minorité de personnes dépressives sont suicidaires.
Les tentatives de suicide antérieures sont courantes parmi les personnes qui finissent par mettre fin à leurs jours.
Facteurs de déclenchement
Ce sont les facteurs qui déclenchent une crise. Les plus courants sont les pertes : perte d'un emploi, décès d'un être cher, fin d'une relation, divorce ou perte de position sociale.
D'autres facteurs peuvent aussi engendrer une crise :
Dans toutes ces situations, la personne se sent impuissante et vit une douleur psychologique insupportable dont elle n'entrevoit pas la fin.
Facteurs déterminants
Ces facteurs rendent la personne encore plus vulnérable au comportement suicidaire :
Facteurs de protection
Les facteurs suivants aident à réduire le risque de suicide :
On pourrait prévenir plus de suicides en étant à l'affût des signes avertisseurs. Une personne suicidaire manifeste souvent un ou plusieurs signes de détresse. En voici quelques-uns :
Si vous présentez des signes avertisseurs de suicide ou si vous connaissez quelqu'un à risque de se suicider, voici des mesures utiles à prendre :
Le gouvernement du Canada aide les Canadiens à maintenir et à améliorer leur santé mentale, notamment à prévenir les comportements suicidaires. Dans les domaines de sa compétence :
• il élabore et il diffuse les connaissances sur la promotion de la santé mentale et la prévention de la maladie mentale;
En 2007, le gouvernement fédéral a fourni le financement nécessaire à l'établissement et au soutien de la Commission de la santé mentale du Canada, chargée de diriger l'élaboration d'une stratégie nationale relative à la santé mentale.
Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la
Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.
Vous trouverez plus de renseignements sur le comportement suicidaire dans les sites suivants :
L'Association canadienne pour la prévention du suicide
Surveillance des maladies mentales , Agence de la santé publique du Canada
Aspect humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada 2006
L'Unité de la promotion de la santé mentale , Agence de la santé publique du Canada
La section Santé mentale de Santé Canada
La Commission de la santé mentale du Canada
Ou communiquez avec la section locale de l'Association canadienne pour la santé mentale de votre collectivité, inscrite dans l'annuaire téléphonique
La Société pour les troubles de l'humeur du Canada
Le Centre for Suicide Prevention (en anglais seulement)
L'Association des psychiatres du Canada
Le Réseau national pour la santé mentale
La Société canadienne de psychologie
Des articles complémentaires sur les questions de santé et de sécurité se retrouvent sur le section de Votre santé et vous
Vous pouvez aussi téléphoner sans frais au 1 866 225-0709 ou au 1 800 267-1245* pour les malentendants.
Original: Mars 2009
© Sa Majesté la reine du Chef du Canada, représentée par le Ministre de la Santé, 2009.