Votre santé et vous
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Pendant de nombreuses années, on a prescrit aux femmes un traitement hormonal substitutif (THS) composé d'oestrogène avec ou sans progestatif, pour alléger certains des symptômes de la ménopause. Toutefois, des études scientifiques récentes ont révélé qu'il existe des risques importants associés à ce genre de traitement.
Santé Canada a approuvé les produits de THS pour traiter des symptômes de la ménopause tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale et, dans certains cas, pour prévenir l'ostéoporose. Bien que les femmes aient accès à d'autres formes de traitement comme le timbre, le gel et l'anneau vaginal, le THS sous forme de pilule est le choix le plus commun, dont il existe deux principaux types :
Le progestatif est ajouté pour prévenir le cancer de l'utérus chez les femmes n'ayant pas subi d'hystérectomie (ablation de l'utérus).
Certaines études antérieures laissaient croire que l'utilisation des produits de THS pourrait aider à prévenir les maladies cardiaques chez les femmes postménopausiques. Toutefois, on croit maintenant que l'incidence peu élevée de maladies cardiaques chez ces femmes est attribuable à d'autres facteurs tels que le régime alimentaire et le mode de vie. Les étiquettes que Santé Canada a approuvées pour les produits de THS indiquent clairement que ces derniers n'ont pas été approuvés pour la prévention de crises cardiaques, d'accidents cérébrovasculaires ou de tout autre trouble cardiovasculaire.
En 1991, le U.S. National Institutes of Health (NIH) a lancé la Women's Health Initiative (WHI) [l'initiative de santé des femmes] qui consistait en un ensemble d'études menées dans 40 centres aux É.-U. et portant sur des femmes postménopausiques en santé. La WHI comportait un essai clinique visant à évaluer les risques et les avantages des deux types de THS (administrés sous forme de pilules) et à examiner l'incidence de ces derniers sur la fréquence de maladies cardiaques, de cancer du sein, de cancer colorectal et de fractures chez les femmes postménopausiques. Les essais cliniques ont été répartis en deux volets.
En juillet 2002, après une moyenne de 5,2 ans de suivis périodiques, le NIH a mis fin prématurément au volet de THS combiné (oestrogène et progestatif) de l'essai clinique. Un conseil de surveillance indépendant, chargé d'examiner régulièrement les résultats, a conclu qu'il y avait plus de risques que d'avantages chez le groupe qui utilisait le THS combiné par rapport au groupe qui prenait des placebos. L'étude a permis de constater des fluctuations de la fréquence des maladies par 10 000 femmes qui suivaient un THS combiné sur une période d'un an, notamment :
Bien que ces chiffres semblent peu élevés, ils sont très significatifs. Puisque des millions de femmes suivent un THS combiné, le nombre de femmes touchées sur un grand nombre d'années constitue une importante question de santé publique.
Depuis juillet 2002, on a publié d'autres résultats des essais réalisés dans le cadre de la Women's Health Initiative qui révèlent, notamment :
À la lumière de ces résultats, l'oestrogène et le progestatif combinés ne sont pas recommandés pour l'utilisation à long terme chez les femmes postménopausiques, sauf dans des circonstances limitées lorsque d'autres traitements s'avèrent inadéquats. Les risques de cancer du sein, de caillots de sang, d'accidents cérébrovasculaires, de maladies coronariennes et de démence (chez les femmes de 65 ans et plus) sont jugés supérieurs aux avantages de diminution de fractures et de risques réduits de cancer colorectal lorsque l'on considère le THS à long terme.
En mars 2004, l'oestrogène -le volet THS combiné seulement a été supprimé. Après presque sept ans de suivi, le U.S. National Institutes of Health (NIH) a fait part de ce qui suit concernant le traitement hormonal à l'oestrogène :
Chez un sous-groupe de femmes âgées de 65 ans et plus, l'oestrogène a démontré une tendance à l'augmentation du risque de démence et d'une légère déficience intellectuelle probable. Ces renseignements seront mis à jour lorsque plus de données deviendront disponibles.
Veuillez noter que les autres niveaux de dosage du THS (oestrogène avec ou sans progestatif) et d'autres formes, comme les timbres, le gel et l'anneau vaginal, n'ont pas été examinés lors de cette étude.
Vous devriez fonder votre décision de suivre un THS sur vos besoins précis et votre état de santé, et ce, après avoir passé une évaluation médicale complète. Si vous suivez un THS ou songez à en suivre un, vous devriez :
Santé Canada continue de surveiller les avantages et les risques liés au THS au moyen d'examens avant la mise en marché et de surveillance après la mise en marché. Santé Canada se charge de tenir les médecins et les consommateurs au courant des nouveaux résultats dès qu'ils sont signalés. Santé Canada fait également la mise à jour d'un document détaillé sur la ménopause. Ce dernier sera publié sur le site Web de Santé Canada aussitôt qu'il sera prêt.
Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la
Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.
Pour en savoir plus sur la ménopause et le THS, communiquez avec :
Pour en savoir plus sur l'étude des NIH, communiquez avec :
Pour des renseignements supplémentaires sur le cancer du sein, consultez l'article de Votre santé et vous : Réduire les risques du cancer du sein.
Pour des articles complémentaires sur le sujet et pour d'autres sujets, consultez le site Web de Votre Santé et Vous. Vous pouvez également téléphoner au (613) 957-2991.
© Sa Majesté du chef du Canada,
représentée par le ministre de la Santé, 2004
Dernière mise à jour : mai 2004
Version initiale : janvier 2003