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Vie saine

Vers de nouveaux sommets - Rapport de la conseillère en santé des enfants et des jeunes

2007
№ de catalogue : H21-296/2007F (papier)
ISBN : 978-0-662-09768-6 (papier)
№ de catalogue : H21-296/2007F-PDF (PDF)
ISBN : 978-0-662-09769-3 (PDF)
SC Pub. : 4553

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Table des matières

Erratum

À la page 219 du document PDF et à la section intitulée Registre des intervenants consultés du document HTML, prière de noter que :

"Wane Junek, President, Academy of Child and Adolescent Psychology, Dalhousie University"

devrait se lire :

"Dr Wade Junek, Président élu, Académie canadienne de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent"

Lettre au Ministre de la Santé

Schulich logo Childern's Hospital logo

Rapport de la conseillère en santé des enfants et des jeunes
K. Kellie Leitch, M.D., M.B.A., FRCS (C)
Présidente et chef, Division de la chirurgie pédiatrique
Chirurgienne en orthopédie infantile
Courriel : kellie.leitch@lhsc.on.ca
Téléphone : 519-685-8500 poste 52132
Télécopieur : 519-685-8038
Pièce E2-620D

Monsieur le Ministre,

Nous, Canadiens, sommes très privilégiés, et ce, à maints égards. Nous avons de formidables occasions de nous réaliser pleinement dans ce pays libre, accueillant et ambitieux. Ceux d'entre nous qui sont nés ici se sont souvent fait dire qu'ils étaient parmi les gens les plus chanceux du monde, et c'est tout à fait vrai.

Pourtant, quand il s'agit d'offrir à nos enfants et à nos jeunes les meilleurs environnements concernant la santé, nous devons - et nous pouvons - faire mieux en tant que pays.

Au cours de mes consultations et de mon travail à titre de conseillère en santé des enfants et des jeunes, j'ai eu l'occasion de rencontrer plus de 750 personnes et d'examiner plus de 500 rapports et documents. Il s'agit d'une expérience éminemment enrichissante dont je me souviendrai toujours.

De ce travail, j'ai tiré trois conclusions fondamentales.

Premièrement, nous faisons vraiment piètre figure comparativement aux autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour ce qui est des mesures de la santé et du bien-être des enfants et des jeunes. Parmi les 29 pays membres de l'OCDE, le Canada se classe :

  • au 22e rang quant aux blessures et aux décès infantiles évitables;
  • au 27e rang quant à l'obésité infantile;
  • au 21e rang quant au bien-être des enfants, y compris la santé mentale.

Deuxièmement, en raison d'une concurrence de plus en plus vive sur les marchés mondiaux, nous devons investir dans la santé et le bien-être de nos enfants et de nos jeunes au même titre que nous investissons dans les infrastructures ou dans les sciences et les technologies. En effet, nos enfants et nos jeunes représentent notre avenir et ils jouent un rôle essentiel dans le succès économique de notre nation au sein d'un monde de plus en plus compétitif.

Troisièmement, le Canada a le potentiel - ainsi que la capacité - de constituer, du point de vue de la santé, le meilleur milieu du monde pour la croissance des enfants. Notre nation s'est affermie grâce à des objectifs d'envergure et à des plans audacieux et bien qu'il y ait fort à faire pour aider nos jeunes gens à être et à rester en meilleure santé, nous pouvons et nous devons faire preuve d'optimisme. Pour réussir, nous devons nous fixer des balises et mesurer les résultats obtenus. Pour devenir les meilleurs, nous devons nous mesurer aux meilleurs du monde contemporain.

En gardant ces conclusions à l'esprit, j'ai formulé dans mon rapport cinq recommandations principales :

  1. Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie nationale de prévention des blessures chez les enfants et les jeunes;
  2. Créer un centre d'excellence sur l'obésité infantile;
  3. Améliorer les services de santé mentale offerts aux enfants et aux jeunes du Canada;
  4. Réaliser une étude longitudinale des cohortes afin d'amasser des données sur la santé des enfants et des jeunes du Canada pour mieux comprendre les facteurs environnementaux qui se répercutent sur la santé des enfants;
  5. Créer un bureau national de la santé des enfants et un poste de conseiller fédéral permanent.

J'aimerais saluer et remercier les Canadiens qui ont pris le temps de me parler et de me donner leurs points de vue par l'entremise de l'enquête en ligne. Même si tous les gens que j'ai rencontrés avaient des opinions et des points de vue différents, ils avaient tous en commun une passion ainsi qu'un engagement envers l'amélioration de la santé et du bien-être des enfants et des jeunes de notre pays. Cette passion est un atout en soi.

Monsieur le ministre, je vous soumets 95 recommandations figurant à la conclusion de ce rapport. Il ne s'agit pas d'une critique des mesures en place, mais d'une occasion d'améliorer le système de santé et de préserver la santé et le bien-être des enfants et des jeunes.

Je suis consciente de la latitude dont j'ai disposé pour étudier les questions outrepassant le mandat de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada et je la reconnais. Cette latitude m'a permis d'adopter une approche plus globale qui, je crois, produira de meilleurs résultats pour les enfants canadiens.

Je crois vraiment que ces recommandations contribueront à améliorer l'orientation des programmes actuels et futurs du gouvernement fédéral en matière de santé et de bien-être des enfants et des jeunes, ce qui rapportera énormément en ce qui concerne l'amélioration des résultats de santé.

Je vous remercie de m'avoir offert l'occasion de prendre part à ces travaux à la fois importants et passionnants.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, mes sincères salutations.

Docteure K. Kellie Leitch, M.D., M.B.A., FRCS (C)

Présidente et chef, Division de la chirurgie pédiatrique, Children's Hospital, London (Ontario)

Vice-doyenne (externe) et professeure adjointe, Schulich School of Medicine and Dentistry, University of Western Ontario, London (Ontario)

Codirectrice, Programme de maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) du secteur de la santé, Ivey School of Business, University of Western Ontario, London (Ontario)

Nous, Canadiens, sommes très privilégiés, et ce, à maints égards. Nous avons de formidables occasions de nous réaliser pleinement dans ce pays libre, accueillant et ambitieux. Ceux d'entre nous qui sont nés ici se sont souvent fait dire qu'ils étaient parmi les gens les plus chanceux du monde, et c'est tout à fait vrai.

Sommaire

Contexte

Quand vous travaillez dans un hôpital auprès d'enfants malades ou blessés, vous cherchez avec passion à améliorer la vie de ces enfants ainsi que celle de leur famille. La recherche de moyens de prévenir les blessures et les maladies s'avère cependant une meilleure avenue, car elle permet de réduire le nombre d'enfants qui ont besoin d'être hospitalisés et de recevoir des soins actifs.

Voilà l'essentiel du présent rapport : aider les enfants à être en meilleure santé afin qu'ils jouissent d'une meilleure qualité de vie et d'une existence heureuse et productive. Il s'agit de donner à chaque enfant une possibilité d'obtenir les mêmes résultats en santé - peu importe d'où il vient. Chacune des conclusions et des recommandations contenues dans le rapport est importante en soi, mais prises ensemble, elles permettraient d'améliorer quantitativement la santé et le bien-être des enfants et des jeunes du Canada.

Voilà ce qui est important pour les enfants, qui pourront alors passer plus de temps à jouer et à apprendre.

Voilà ce qui est important pour les parents, qui doivent assumer un lourd fardeau personnel et financier quand l'un de leurs enfants a une blessure ou une maladie débilitante et qui ne veulent que le bonheur et le bien-être de leurs enfants.

Voilà ce qui est aussi important pour la société canadienne, parce que des enfants en meilleure santé deviendront des adultes heureux et accomplis. Du point de vue de la politique publique, investir dans la santé de nos enfants est aussi important pour la croissance de notre nation que d'investir dans l'infrastructure.

Le ministre de la Santé du Canada, l'honorable Tony Clement, a commandé le présent rapport afin d'obtenir des recommandations permettant d'améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes du Canada. Le rapport contient des conseils concernant les programmes actuels du gouvernement fédéral, la nécessité de créer de nouveaux programmes et de nouvelles orientations stratégiques et le concept de la création d'un bureau pour la santé et le bien-être des enfants et des jeunes.

Les enjeux relatifs à la santé des enfants et les facteurs qui déterminent leur santé et leur bien-être sont multidimensionnels et complexes. Voilà pourquoi le présent rapport est exhaustif et l'analyse sur laquelle il se fonde est rigoureuse. Il est également appuyé par une consultation pancanadienne avec des parents, des enfants et des jeunes et une analyse documentaire approfondie au sujet de la santé et du bien-être des enfants et des jeunes.

Principales conclusions et recommandations

Le Canada compte parmi les nations les plus prospères du monde. Nous sommes fiers de notre système de soins de santé universel et de l'éventail de généreux programmes sociaux offerts, dont beaucoup ont été conçus pour aider les enfants et les jeunes à rester en santé.

Cependant, le Canada fait vraiment piètre figure en matière de santé et de bien-être des enfants et des jeunes. Parmi les 29 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada se classe :

  • au 22e rang quant aux blessures et aux décès infantiles évitables;
  • au 27e rang quant à l'obésité infantile;
  • au 21e rang quant au bien-être des enfants, y compris la santé mentale.Référence 1

En général, le Canada s'est classé 12e parmi les 21 pays riches figurant au classement du bien-être des enfants de l'Organisation des Nations Unies (ONU).Référence 2

Nous pouvons - et nous devons - faire mieux. Tout commence par l'établissement d'objectifs audacieux empreints de vision. Le Canada a le potentiel et la capacité de constituer, du point de vue de la santé, le meilleur milieu du monde pour la croissance des enfants. Les recommandations et les suggestions qui suivent sont conçues de manière à aider le Canada à atteindre cet objectif.

L'établissement de balises et la mesure des résultats constituent un thème important dans le présent rapport. Nous devons nous mesurer aux meilleurs du monde contemporain pour pouvoir devenir les meilleurs au monde.

Le rapport contient beaucoup de recommandations qui abordent une vaste gamme d'enjeux. Par contre, les cinq éléments qui suivent méritent une mise en évidence et une attention particulière :

  1. L'élaboration d'une stratégie nationale de prévention des blessures;
  2. La réduction de l'obésité chez les enfants par l'établissement d'un Centre d'excellence sur l'obésité juvénile;
  3. L'amélioration des services de santé mentale offerts aux enfants et aux jeunes du Canada;
  4. La réalisation d'une étude longitudinale de cohortes afin d'amasser des données sur la santé des enfants et des jeunes du Canada pour mieux comprendre les facteurs environnementaux qui ont un impact sur la santé des enfants;
  5. La création d'un bureau national de la santé des enfants et d'un poste de conseiller permanent.

Cinq mesures prioritaires

1. Une stratégie nationale de prévention des blessures

Les blessures accidentelles demeurent la principale cause de décès chez les enfants âgés de un à quatorze ans. En fait, les blessures causent plus de décès chez les enfants et les jeunes que toutes les autres causes de mortalité réunies.

Nous pouvons prendre des mesures pour réduire les risques de blessures graves chez les enfants canadiens, soit en empêchant que des blessures surviennent, soit en réduisant de beaucoup leurs effets.

Voici, entre autres, quelques-unes des principales recommandations dans ce domaine :

  • Création d'un plan stratégique pour la prévention des blessures pour les enfants et les jeunes. Le gouvernement du Canada devrait diriger l'élaboration et la mise en oeuvre de ce plan stratégique national quinquennal qui doit être établi au cours des douze prochains mois.
  • Appuyer l'utilisation du casque. Élargir le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants de manière à inclure l'achat de casques protecteurs utilisés dans le cadre d'activités physiques qui remplissent les conditions des lignes directrices du crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.
  • Élimination des jouets toxiques. Le gouvernement du Canada devrait promulguer des lois prévoyant des restrictions quant aux substances dangereuses, comme le plomb et le mercure, que peuvent contenir les produits destinés aux enfants et aux jeunes.
  • Faire la promotion des sièges d'appoint et de l'équipement protecteur. Encourager les provinces à faire montre de leadership et rendre obligatoire l'utilisation de sièges d'appoint pour les enfants âgés de quatre à huit ans jusqu'à ce que ceux-ci atteignent un poids de 36 à 45 kg (de 80 à 100 lb) ou une taille de 132 à 145 cm (de 52 à 57 pouces).

2. Réduction de l'obésité infantile

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'embonpoint causé par une mauvaise alimentation et un manque d'activité physique est l'un des plus grands défis de santé et l'un des principaux facteurs de risque pour les maladies chroniques du 21e siècle. La surconsommation d'aliments malsains a été désignée sous le nom de « nouveau tabac » à cause de ses répercussions de plus en plus négatives sur la santé des gens.

Beaucoup de maladies chroniques s'installent pendant l'enfance. Étant donné la prévalence de l'obésité infantile et le rôle qu'elle joue dans de nombreuses maladies, les enfants de la génération actuelle pourraient bien être les premiers à ne pas vivre aussi longtemps que leurs parents. L'obésité a maintenant un effet important en ce qui concerne l'espérance de vie, effet qui n'avait pas été prévu il y a dix ans.

Il est possible de prendre des mesures pour aider les enfants et les jeunes à vivre une vie qui soit longue, saine et productive.

Voici, entre autres, quelques-unes des principales recommandations dans ce domaine :

  • Cibler des objectifs quant à l'obésité. Le gouvernement du Canada devrait chercher à réduire le taux d'obésité infantile de 8 % à 5 % d'ici 2015.
  • Promouvoir les activités parascolaires. Le gouvernement fédéral devrait faire preuve de leadership en tant qu'élément moteur qui appuie des organismes qui offrent d'excellents programmes d'activités parascolaires pour les enfants handicapés et les enfants non handicapés.
  • Créer un Centre d'excellence sur l'obésité. Il faudrait polariser l'attention d'experts multidisciplinaires sur cet enjeu exigeant.
  • Encourager l'augmentation de l'activité physique. Il faudrait augmenter de 20 % le nombre d'enfants et de jeunes au Canada qui font de l'activité physique, qui mangent sainement et qui ont un poids santé d'ici 2015.
  • Interdire des publicités de malbouffe destinées aux enfants. Le CRTC devrait envisager l'option d'interdire les publicités de malbouffe ciblant les enfants âgés de moins de douze ans pendant la programmation s'adressant aux enfants d'ici 2010.

3. Amélioration des services de santé mentale offerts aux enfants et aux jeunes du Canada

Les troubles mentaux, dont 80 % apparaissent à l'adolescence, représentent le plus important groupe de maladies à survenir chez les adolescents. Malheureusement, seul un enfant sur cinq parmi ceux qui ont besoin de services de santé mentale au Canada les reçoit.

La stratégie nationale sur la santé mentale, élaborée par la Commission de la santé mentale du Canada, comprend un volet axé sur les enjeux de santé mentale chez les enfants et les jeunes, car les problèmes de santé mentale dans ce groupe d'âge devraient augmenter de 50 % d'ici 2020.

Voici, entre autres, quelques-unes des principales recommandations dans ce domaine :

  • Amélioration de l'accès aux services pédiatriques de santé mentale. Il s'agit d'un enjeu complexe pour lequel il n'y a pas de solution simple. Afin d'explorer la meilleure avenue pour approfondir la question, il faudrait créer un groupe d'experts sur l'accès aux services pédiatriques de santé mentale et le charger expressément de se pencher sur les enjeux en matière de ressources humaines en santé dans la mesure où elles touchent les enfants et les jeunes.
  • Mise en place d'une stratégie relative aux temps d'attente en santé mentale pédiatrique. Il faudrait élaborer une stratégie nationale relative aux temps d'attente pour les services de santé mentale destinés aux enfants et aux jeunes au cours des douze prochains mois.
  • Formation pour traiter des contraintes liées aux ressources humaines en santé. Les gouvernements devraient collaborer avec des organisations non gouvernementales (ONG), des établissements universitaires et des établissements de santé afin d'augmenter la capacité de formation pour l'ensemble des professionnels de la santé mentale et pour s'assurer que la formation comprend un volet clinique axé sur les enjeux de santé mentale des enfants et des jeunes.

4. Étude longitudinale des cohortes

Des données et des renseignements de grande qualité sont nécessaires pour déterminer le succès des programmes et des politiques qui contribuent à l'amélioration de la santé et du bien-être des enfants et des jeunes du Canada et pour ensuite les modifier afin de les rendre encore meilleurs.

À l'heure actuelle, le Canada n'a pas d'enquête de suivi en place pour mesurer efficacement les changements apportés à l'environnement qui ont des répercussions sur l'état de santé des enfants et des jeunes.

Voici la principale recommandation dans ce domaine :

Établir une étude longitudinale des cohortes. Il faudrait mettre en oeuvre une étude de cohortes qui fournirait des données longitudinales sur la santé des enfants du Canada, des nouveau-nés aux enfants âgés de huit ans, afin de surveiller leur état de santé et les effets des changements sur leur santé pendant une période de dix ans.

5. Bureau national de la santé des enfants et des jeunes

À l'heure actuelle, il n'existe aucun prisme à travers lequel examiner les répercussions qu'ont les politiques, les programmes et les enjeux législatifs sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes. Le présent rapport recommande donc ce qui suit :

Création d'un bureau national de la santé des enfants et d'un poste de conseiller permanent. Ce bureau et ce conseiller relèveraient du ministre de la Santé sur la question de l'état de santé des enfants et des jeunes du Canada.

Approche quant à l'analyse intégrée au rapport

Le présent rapport résulte des composantes suivantes :

  • un processus consultatif comprenant des tables rondes et des rencontres avec les parents, les enfants, les jeunes, les principaux intervenants et les représentants des provinces et des organismes d'intervenants;
  • une vaste analyse des politiques et des programmes offerts par Santé Canada et par l'Agence de la santé publique du Canada;
  • un examen détaillé de rapports, d'études et d'articles en provenance du Canada et du monde entier sur la santé des enfants et des jeunes;
  • une enquête en ligne à laquelle des milliers de personnes ont répondu.

Un certain nombre de défis touchant la santé des enfants et des jeunes sont ressortis de ces travaux. Il n'est cependant pas impossible pour le Canada d'être le meilleur pays au monde où vivre et grandir, du point de vue des enfants. Sous le leadership du gouvernement fédéral et au moyen d'un engagement collectif de la part des gouvernements provinciaux et territoriaux, des organismes, des parents et des enfants eux-mêmes, nous pouvons atteindre cet objectif.

Rôle du gouvernement fédéral

En plus de son rôle en matière de prestation de services de santé aux enfants et aux jeunes des populations des Premières nations vivant dans les réserves et des populations inuites, le gouvernement fédéral assume notamment six rôles précis qui, de l'avis des parents et d'organismes d'enfants et de jeunes du Canada, lui permettront d'améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes du Canada, soit :

  • assurer le leadership;
  • établir des normes nationales;
  • favoriser la collaboration et le réseautage entre les ONG, l'industrie, les gouvernements et les parents;
  • recueillir et diffuser des données;
  • encourager la recherche, et surtout promouvoir la recherche translationnelle et le transfert des connaissances, de concert avec des ONG et l'industrie; et,
  • entreprendre et appuyer des activités de marketing social pour communiquer et promouvoir des activités et des comportements sains.

Évaluation des programmes actuels

L'un des aspects essentiels du mandat rattaché au présent rapport est l'analyse des programmes actuellement offerts par Santé Canada et par l'Agence de la santé publique du Canada qui ciblent les enfants et les jeunes.

Voici, entre autres, quelques-unes des principales recommandations du rapport concernant les programmes actuels :

  1. Une gestion et une surveillance des données adéquates;
  2. L'expansion du Programme d'aide préscolaire aux Autochtones;
  3. La réorientation des centres d'excellence pour le bien-être des enfants en vue de s'assurer qu'ils sont axés sur ces principales priorités, y compris la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale.

1. Gestion et surveillance des données

La gestion des données et de l'information est fondamentale. La collecte, la gestion et la surveillance des données sont les composantes de base de la recherche. Des données concrètes, comparables et « épurées » sont inestimables dans le contexte de l'élaboration d'une politique publique et de programmes qui peuvent avoir des retombées importantes sur la santé des enfants et des jeunes. La prise de décisions fondée sur des données probantes ne peut se prendre que sur des données pertinentes et concrètes.

Il faut instaurer une meilleure coordination entre les organismes nationaux de collecte de données et les projets de recherche d'envergure sur la santé des enfants et des jeunes. Les participants de l'ensemble des consultations ont soulevé trois principaux enjeux quant aux données, soit :

  1. l'accès aux données est fastidieux et souvent impossible
  2. les ensembles de données ne sont pas liés; et
  3. les ensembles de données sont souvent incomparables.

Une collecte et une diffusion adéquates des données engendrent une meilleure prise de décisions. Il est possible d'obtenir de meilleurs résultats en première ligne en présence de données fiables de haute qualité. Il faut améliorer l'accès aux données recueillies aux fins d'évaluation, de recherche ou de surveillance.

Voici l'une des principales recommandations dans ce domaine :

  • Normaliser les ensembles de données. Il faudrait mettre en place des mécanismes de coordination et d'accès amélioré entre Statistique Canada, l'Institut canadien d'information sur la santé, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada afin de créer des ensembles de données comparables auxquels les cliniciens, les chercheurs et les organismes qui prennent part à l'élaboration de programmes et de
    politiques sur les enfants et les jeunes pourraient avoir accès facilement.

2.  Programme d'aide préscolaire aux autochtones

Les avantages qui proviennent de l'investissement dans le développement des jeunes enfants sont attestés par une quantité croissante de données. Les programmes actuels d'aide préscolaire conçus pour aider les enfants autochtones ont porté fruit.Référence 3

Voici donc l'une des recommandations principales dans ce domaine :

Expansion des programmes d'aide préscolaire aux Autochtones de manière à inclure 25% des enfants admissibles vivant dans et hors des réserves.

3.  Centres d'excellence pour le bien-être des enfants

Le gouvernement fédéral finance actuellement quatre centres d'excellence pour le bien-être des enfants. D'excellentes activités y ont lieu, mais les centres doivent réaliser des travaux vraiment novateurs à l'échelle internationale et être davantage axés sur les enjeux qui sont essentiels pour les parents, les enfants et les jeunes du Canada.

Voici donc l'une des recommandations principales dans ce domaine :

Affinage de l'orientation des centres d'excellence. Les centres d'excellence devraient en particulier présenter des résultats et faire valoir des pratiques exemplaires relatives à la prévention des blessures et la sécurité, à l'obésité et les modes de vie sains et à la santé mentale.

Recommandations additionnelles

Les commentaires reçus et l'analyse réalisée dans le contexte du présent rapport ont permis de déterminer un certain nombre d'occasions qui peuvent avoir d'importantes retombées sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.

En plus des principales recommandations susmentionnées, le rapport comprend des recommandations additionnelles qui visent non seulement à permettre au Canada de devenir un chef de file mondial en santé des jeunes gens, mais également de faire une contribution utile dans la vie des enfants... un enfant à la fois.

Handicaps

  • Augmenter le nombre d'occasions pour les enfants et les jeunes handicapés de s'adonner à des activités physiques, et en particulier :

    • fournir un soutien à l'infrastructure pour la création d'installations de développement des capacités et de loisirs afin de permettre aux enfants handicapés de profiter pleinement des activités récréatives et sportives;

    • instaurer une mesure incitative pour pousser les ONG à offrir des activités auxquelles les enfants handicapés peuvent participer.

  • Instaurer le fractionnement du revenu pour les parents qui ont un enfant ou un jeune handicapé afin de diminuer leur fardeau fiscal.

Maladie chronique

  • Inciter les parents à immuniser leurs enfants en établissant un lien entre la Prestation nationale pour enfants et les immunisations.
  • S'inspirer de l'approche adoptée par la province de l'Ontario pour veiller à ce que tous les enfants puissent avoir accès et prendre en classe, les médicaments don't ils ont besoin, comme des épipens, de l'insuline et des aérosols-doseurs.
  • Intégrer du soutien à l'obtention de pompes à insuline dans la Stratégie canadienne du diabète.
  • Prolonger la durée de l'accessibilité aux prestations d'assurance-emploi (AE) dans le cas des congés pour soins prodigués avec compassion pris par des parents qui ont un enfant atteint d'une maladie fatale.
  • Élaborer un modèle pour la Protection civile en cas d'urgences nationales (p. ex. le SRAS auxquelles auront accès toutes les écoles, les ONG et les hôpitaux pédiatriques.

Enfants et jeunes autochtones

  • Assurer la surveillance de la tuberculose dans le nord du Canada et instaurer des interventions en santé publique adéquates pour contrôler cette épidémie étonnante et potentiellement catastrophique.
  • Appliquer le principe de Jordan, selon lequel les besoins en soins de santé des enfants autochtones sont comblés peu importe la compétence dans laquelle se trouve l'organisation du fournisseur de soins de santé. L'une des approches de l'application de ce principe consisterait, pour le gouvernement fédéral, à acquitter les coûts initiaux, puis à les recouvrer au moyen de paiements de transfert aux provinces, paiements que l'on pourrait raisonnablement s'attendre à voir les gouvernements provinciaux effectuer.

En bref

Dans le présent rapport, on formule des recommandations audacieuses parce que les jeunes Canadiens sont audacieux. Ils veulent être en santé. Ils veulent réussir. Ils désirent un meilleur avenir pour eux-mêmes, pour leurs familles, ainsi que pour le pays qui est fièrement le leur. Bon nombre de ces recommandations sont substantielles étant donné que nous devons réaliser des progrès substantiels - et nous ne nous situons pas où nous pourrions ou devrions nous situer sur le plan des programmes, des systèmes et des structures actuels. C'est la raison pour laquelle des changements s'imposent.

Ce pays peut et devrait constituer le foyer d'un avenir plus prospère et plus positif pour notre prochaine génération.

Cet avenir doit débuter aujourd'hui même.

2 Contexte : Une possibilité de s'améliorer et d'exceller

Mandat de la conseillère

Le 8 mars 2007, le ministre de la Santé du Canada demandait à Dre K. Kellie Leitch d'occuper le poste de conseillère en santé des enfants et des jeunes. C'est à ce titre que Dre Leitch a consulté les Canadiens et a élaboré les recommandations contenues dans le présent rapport.

Dans le cadre du présent rapport, le ministre a demandé Dre Leitch :

  1. d'évaluer les programmes actuels de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada qui ont un impact sur la santé des enfants et des jeunes;
  2. de donner une orientation stratégique aux enjeux et aux défis auxquels font face les enfants et les jeunes du Canada (y compris les défis et les priorités auxquels les provinces et les territoires sont confrontés);
  3. de donner des conseils sur la possibilité d'instituer un mécanisme afin que le ministre de la Santé du Canada puisse recevoir des conseils indépendants et transparents sur la façon de préserver et d'améliorer la santé des enfants et des jeunes.

D'après les commentaires reçus des experts et des parents d'enfants et de jeunes dans l'ensemble du Canada, un certain nombre de préoccupations et de recommandations du présent rapport allaient au-delà du champ d'activités limité de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada. S'inspirant des questions soulevées par les Canadiens, le présent rapport adopte une approche plus globale qui, en définitive, donnera de meilleurs résultats pour les enfants et les jeunes canadiens.

Une possibilité de s'améliorer et d'exceller

Nous, Canadiens, croyons que notre société est une société dans laquelle nos enfants et nos jeunes devraient mener une vie heureuse et saine. Au moment de la rédaction de ce rapport, le Canada se classait 13e sur les 21 pays de l'OCDE quant à la santé et à la sécurité de ses enfants et de ses jeunes, ce qui montre que la situation pourrait s'améliorer considérablement.Référence 4 Nous avons envers nos enfants le devoir de faire mieux.

Tout commence par l'établissement d'objectifs audacieux empreints de vision. Le Canada a le potentiel et la capacité de constituer, du point de vue de la santé, le meilleur milieu du monde pour la croissance des enfants. Les recommandations et les suggestions qui suivent sont conçues de manière à permettre au Canada d'atteindre cet objectif.

Les enfants et les jeunes de tous les milieux socioéconomiques du Canada sont vulnérables. La vulnérabilité se mesure au moyen de tests clés de comportement et de connaissances qui permettent d'évaluer le vocabulaire, les mathématiques, la santé émotionnelle et les tendances aux comportements empreints de violence.

Ce qu'il y a de positif, c'est que la vulnérabilité chez les enfants et les jeunes n'est pas un état permanent. L'enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes révélait que de nombreux enfants vulnérables ne demeuraient pas les mêmes d'un cycle à l'autre. Le pourcentage des enfants vulnérables (28 %) était inchangé, mais au deuxième cycle, 16 % n'étaient plus considérés vulnérables, tandis qu'une nouvelle tranche de 15 % des enfants le devenaient. Tandis que 13 % demeuraient vulnérables au cours des deux cycles, les résultats révèlent que 87 % des enfants peuvent être vulnérables, mais ce n'est pas une situation permanente.Référence 5

Nouvelle recherche : La vulnérabilité n'est pas permanenteRéférence 6

Graphique indiquant le pourcentage d'enfants éprouvant des niveaux de vulnérabilité de 1994 à 1996
Source : Développement des ressources humaines Canada - Direction générale de la recherche appliquée (2000).

Ce sont d'excellentes nouvelles! Elles signifient que les investissements dans les services fondés sur des pratiques exemplaires et dans des initiatives ciblées peuvent avoir un impact direct sur l'amélioration et l'orientation de la vie des enfants et des jeunes. Les investissements doivent cependant, pour porter fruit, être faits dans les bons programmes et dans les politiques appropriées. Ces politiques et ces programmes doivent reposer sur des recherches fondées sur des données probantes et sur des techniques qui s'appuient sur le rendement. Ils doivent également être appliqués avec professionnalisme en vue d'obtenir des résultats.

Normes et comparaisons internationales : ce que nous révèlent les comparaisons internationales

Les comparaisons avec des pays semblables

Comment le Canada se compare-t-il à des pays semblables? Le bilan du Centre de recherches UNICEF Innocenti évalue de manière détaillée la vie et le bien-être des enfants et des jeunes dans 21 nations industrialisées. Le bilan a pour objet de favoriser le suivi, de permettre les comparaisons et de stimuler la discussion et l'élaboration de politiques pour améliorer la vie des enfants. Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Finlande et l'Espagne occupent les rangs les plus élevés concernant l'appui aux enjeux qui touchent les enfants et les jeunes. Le Canada se classe dans la moitié inférieure des nations de l'OCDE dans ce bilan, soit au 12e rang sur 21.Référence 7

La position du Canada concernant la santé et le bien-être des enfants et des jeunes est particulièrement mauvaise. Parmi les 29 pays membres de l'OCDE, le Canada se classe :

  • au 22e rang quant aux blessures et aux décès infantiles évitables;
  • au 27e rang quant à l'obésité infantile;
  • au 21e rang quant au bien-être des enfants, y compris la santé mentale.Référence 8

La mortalité infantile est reconnue à l'échelle internationale comme l'une des mesures les plus importantes de la santé d'une nation et de ses enfants. Il s'agit en plus d'un indicateur important de la santé des femmes enceintes. L'Islande a été en mesure d'abaisser son taux à 2,4 de décès par 1 000 naissances vivantes, et en a fait ainsi le point de repère mondial. Tandis que le taux de mortalité infantile du Canada a considérablement diminué au cours de la dernière décennie, passant de 6,8 décès par 1 000 naissances vivantes en 1990 à 5,3 en 2003, d'autres pays de l'OCDE ont été en mesure de réaliser des réductions plus rapides des taux de mortalité infantile. Le Canada se classe 21e sur 30 nations de l'OCDE au plan de la mortalité infantile. Tandis que le taux de mortalité infantile chez les membres des Premières nations a diminué de façon spectaculaire entre 1979 et 1994 (de 28 décès par 1 000 naissances vivantes à 12 décès par 1 000), les taux ont stagné depuis lors. Toutefois, la mortalité infantile demeure deux fois plus élevée au sein des Premières nations que dans l'ensemble de la population canadienne.Référence 9

D'après les rapports internationaux, le Canada se classe dans le tiers inférieur des 21 nations de l'OCDE du point de vue des rapports familiaux et entre pairs (18e), du comportement et des risques (17e), et du bien-être subjectif global (15e).Référence 10 La dernière catégorie, le bien-être subjectif, couvre l'auto-évaluation par les jeunes eux-mêmes du point de vue de leur perception de leur propre état de santé, de leurs études et, globalement, de leurs vies. Bien qu'il s'agisse d'une tendance qui dérange, compte tenu du caractère exceptionnel des professionnels et des organismes de soins de santé du Canada, des solutions liées aux pratiques exemplaires et de l'engagement en faveur de l'excellence, il n'existe aucune raison de croire que ces indicateurs ne pourraient pas connaître d'amélioration remarquable.

Au sujet de la santé des enfants canadiens, ces classements nous révèlent que nous avons un long chemin à parcourir pour devenir le chef de file mondial des mesures importantes de la santé. Nous devons tout simplement faire mieux. Pour ce faire, nous devons nous concentrer de nouveau sur les enjeux qui influent sur le bien-être des enfants et des jeunes de manière à ce que des initiatives puissent être mises en oeuvre pour améliorer leur santé globale.

Les enfants et les jeunes du Canada comme une source d'avantage mondial concurrentiel

Le Canada doit participer à un monde de plus en plus concurrentiel. Des pays comme l'Inde et la Chine investissent énormément dans les soins de santé et l'éducation, en particulier dans la formation des médecins, des scientifiques et des ingénieurs.

Ces pays ont compris que la source principale d'avantage concurrentiel durable à long terme de leur nation est leurs jeunes gens. Ils investissent donc beaucoup dans la santé, l'éducation et la formation de leurs enfants et de leurs jeunes.

Au Canada, nous devons adopter une approche semblable. Non seulement parce qu'investir dans la santé et l'éducation des enfants est une bonne politique sociale, mais également parce que c'est une bonne politique économique. Nous devons modifier le paradigme de notre façon de voir l'investissement dans la santé des enfants et des jeunes. Ce ne sont pas des coûts - ce sont des investissements qui rapporteront sur le plan de notre qualité de vie globale et de notre niveau de vie.

Le Canada doit adopter une perspective à long terme. Une planification soignée et l'utilisation de méthodes de pratique fondées sur des données probantes afin de jeter les bases d'assises solides font en sorte que nous ouvrons maintenant la voie à une durée et à une productivité accrues de notre infrastructure « humaine ». Cette infrastructure humaine nécessitera des coûts de « réparation » moindres à l'avenir et rapportera financièrement, en comparaison avec d'autres investissements du gouvernement.

Il a été établi à maintes reprises que les investissements dans les enfants et les jeunes les aident tout au long de leur vie. Chaque dollar investi au cours de l'enfance permet de réaliser des économies de 3 à 18 dollars plus tard dans leur vie.Référence 11

Ces données véhiculent un message simple : soit nous payons peu maintenant, soit nous payons beaucoup plus tard.

Toutefois, le fait d'investir dans la santé des enfants et des jeunes s'accompagne de certains défis. Il faut disposer de données comparables pour que les résultats et les indicateurs soient les mêmes pour chaque province et territoire - de même qu'à l'échelle internationale - et ce afin que toutes les initiatives et tous les programmes qui ont un impact sur les enfants et les jeunes du Canada visent à obtenir les mêmes résultats et à atteindre les mêmes objectifs. Nous ne devrions pas relever la barre pour quelques enfants dans une région en particulier, mais plutôt pour tous les enfants canadiens.

Enfin, il doit y avoir un lien entre les données recueillies et les indicateurs significatifs. Les indicateurs et l'information importante peuvent orienter une prise de décisions sur les politiques et les programmes pouvant avoir un impact positif sur les résultats en santé pour les enfants et les jeunes partout au pays.

Faire du Canada, du point de vue de la santé, le meilleur milieu du monde pour la vie et la croissance des enfants

Le Canada peut devenir un chef de file à l'échelle internationale en santé des enfants et des jeunes mais le succès de cet objectif n'est réalisable que si tous les gouvernements collaborent à des objectifs nationaux ayant des indicateurs de santé communs.

En ce qui concerne la santé des enfants et des jeunes, notre potentiel de réussite est immense. De fait, des organismes canadiens du domaine de la santé comme l'Association médicale canadienne, la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins de famille du Canada ont déjà énoncé un objectif quinquennal : faire du Canada l'une des cinq nations dont les enfants sont les plus en santé.Référence 12

Cet objectif est tout à fait réalisable. Cependant, les professionnels des soins de santé, les ONG, les parents ainsi que les provinces et les territoires doivent tous se concentrer et s'engager en faveur de la réalisation de l'objectif qui consiste à améliorer la santé des enfants et des jeunes.

Il s'agit de se concentrer sur les résultats plutôt que sur le processus.

En d'autres termes, nous devons travailler ensemble. Tous les ordres de gouvernement au Canada doivent s'employer à réaliser les mêmes objectifs en santé des enfants et des jeunes éprouvés sur le plan empirique à l'aide d'indicateurs communs. Ces objectifs et ces indicateurs devraient être liés aux assises que sont la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques. Les gouvernements, les organismes et les industries du Canada doivent travailler collectivement - et se concentrer sur les mêmes indicateurs de santé précis - pour améliorer directement les résultats en santé de nos enfants et de nos jeunes. Ce n'est que de cette manière que le Canada pourra devenir le meilleur pays au monde, celui que les autres pays voudront imiter.

Collaboration fédérale-provinciale-territoriale (FPT) concernant les indicateurs nationaux

En 2000, les gouvernements FPT ont reconnu qu'il importe de fournir de manière uniforme et comparable de l'information sur la santé et le système de santé dans tout le Canada au moyen de données recueillies à l'échelle nationale. En septembre 2002, les 14 gouvernements ont publié des rapports portant sur 67 indicateurs de la santé comparables.

L'Accord de février 2003 des premiers ministres sur le renouvellement des soins de santé (l'Accord) demandait aux ministres de la Santé d'élaborer davantage les indicateurs pour compléter les travaux liés aux rapports sur les indicateurs comparables. L'Accord a permis d'orienter l'élaboration d'indicateurs et les activités de production de rapports vers plusieurs secteurs de programmes et de services précis, notamment les soins primaires et les soins à domicile. Chaque gouvernements a rendu son rapport public en novembre 2004.

Le tableau suivant donne les liens menant au site Web sur lequel se trouve le rapport de chacun des gouvernements :

La liste des indicateurs devient plus complète avec chaque version des rapports produits par les différentes compétences. Cependant, il n'existe pas de mandat visant à s'assurer en particulier de l'existence d'indicateurs précis qui se rapportent à la santé des enfants et des jeunes, quoique un certain nombre d'entre eux puissent être considérés comme tels.

Il est recommandé que tous les ordres de gouvernement et les organismes dégagent, d'ici décembre 2009, un consensus sur une section distincte d'indicateurs nationaux pour la santé des enfants et des jeunes qui corresponde aux indicateurs nationaux comparables déclarés. Il sera ainsi possible d'élaborer et de mesurer les objectifs pancanadiens concernant la santé des enfants et des jeunes.

Sommaire des recommandations

Il est recommandé que tous les ordres de gouvernement et les organismes dégagent un consensus sur une section distincte d'indicateurs nationaux pour la santé des enfants et des jeunes qui corresponde aux indicateurs nationaux comparables déclarés d'ici décembre 2009. Il sera ainsi possible d'élaborer et de mesurer les objectifs pancanadiens en santé des enfants et des jeunes.

3 Méthodologie : Consultation à l'échelle du pays et examen de la documentation

De mars 2007 au 31 juillet 2007, des parents, des enfants, des organismes, des experts du domaine de la pédiatrie, des experts travaillant auprès des adolescents, de même que des chercheurs de l'industrie de renommée mondiale ont été sollicités pour donner leur point de vue sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes du Canada. Leurs contributions ont été recueillies dans le cadre de tours de table des provinces et des territoires, de rencontres avec des experts et des représentants d'organismes et de l'industrie, d'un sondage quantitatif en ligne, ainsi que d'un examen à grande échelle de la documentation visant à établir les connaissances actuelles dans le contexte canadien de même que les balises et les pratiques exemplaires à l'échelle internationale.

Tours de table des provinces et des territoires

La consultation pancanadienne à grande échelle à la base du présent rapport a comporté des rencontres avec plus de 750 groupes et personnes réparties sur une période de cinq mois pour comprendre ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et quels sont les nouveaux programmes et les nouvelles politiques qui pourraient être élaborés pour améliorer la santé des enfants et des jeunes au Canada. Des tours de table ont eu lieu dans chaque province et territoire; des représentants des organismes intéressés se sont alors réunis pour discuter des questions relatives à la santé des enfants et des jeunes. Des discussions avec des parents, des enfants, des jeunes, des chercheurs, des représentants d'organisations non gouvernementales, des professionnels et des établissements de soins de santé en pédiatrie, et des gouvernements des provinces et des territoires ont été organisées. Plus de cinq cents mémoires écrits ont ainsi été reçus, et ces documents ont attiré l'attention sur toutes les facettes de la santé et des soins de santé en ce qui concerne les enfants et les jeunes.

Sondage quantitatif en ligne

Un mécanisme de consultation publique en ligne donnait aux gens qui n'ont pu participer aux tours de table et aux autres Canadiens intéressés l'occasion d'exprimer leurs points de vue. Le site Web de Santé CanadaRéférence 13 affichait le questionnaire en ligne. Celui-ci, disponible en français et en anglais, a été en ligne du 19 au 29 juin 2007 et 7 270 personnes l'ont rempli.

Réunions avec des experts et des représentants d'organismes et de l'industrie

D'autres rencontres ont eu lieu en personne et par téléconference avec les groupes qui n'ont pu prendre part aux tours de table. De plus, des organismes ont présenté des mémoires qui ont été étudiés et qui ont servi dans le cadre de l'élaboration du présent rapport.

Examen de la documentation

Une recherche documentaire a été effectuée dans le cadre d'un examen détaillé, ayant porté sur plus de cinq cents documents concernant les enjeux relatifs à la santé des enfants et des jeunes. Parmi les documents examinés, mentionnons :

  • des rapports parlementaires et législatifs canadiens;
  • des rapports de la vérificatrice générale du Canada;
  • les pratiques exemplaires à l'échelle internationale;
  • le budget des dépenses de Santé Canada;
  • des documents publiés portant sur le domaine de la santé des enfants et des jeunes;
  • des mémoires d'organismes de soins de santé, d'ONG, de groupes communautaires et du grand public;
  • des documents d'information fournis par Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada, notamment des rapports d'évaluation sur la majorité des programmes.

Principes fondamentaux

Quatre principes ont été élaborés pour orienter les recommandations du présent rapport et pour contribuer à façonner la prise de décisions et les mesures éventuelles concernant l'amélioration de la santé de nos enfants et de nos jeunes. Voici ces quatre principes fondamentaux :

  1. Les parents constituent les principaux agents d'influence de la santé des enfants et des jeunes et il faut trouver des façons de les aider et de les inciter à agir au nom de leurs enfants
  2. L'élément primordial demeure la prévention.
  3. Nous devons nous servir de ce qui existe déjà; il n'est pas nécessaire de réinventer la roue ni de refaire ce qui a déjà été fait.
  4. Nous sommes en situation d'extrême urgence - il faut agir maintenant!

Les assises du domaine des soins de santé

Un certain nombre de politiques, d'initiatives et de programmes ont été recommandés dans le présent rapport pour améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes du Canada. Le fondement de ces recommandations repose sur trois assises fondamentales :

  • la prévention des blessures et la sécurité;
  • l'obésité et les modes de vie sains;
  • la santé mentale et les maladies chroniques.

Ces assises et ces principes devraient être au coeur de l'élaboration de politiques et de programmes du gouvernement fédéral en santé des enfants et des jeunes. Les évaluations de rendement à venir devraient indiquer dans quelle mesure les politiques et les programmes consolident ces assises et renforcent l'application de ces principes pour les enfants et les jeunes.

Toutes les initiatives actuelles de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada ont été examinées et évaluées d'après les structures d'évaluation déjà existantes. Malheureusement, les évaluations économiques et les évaluations de rendement, de même que les analyses de l'optimisation des ressources, n'étaient pas disponibles pour de nombreux programmes. Les restrictions applicables à l'échéancier de ces travaux n'ont pas permis la réalisation d'évaluations indépendantes.

4 À l'écoute des Canadiens : ce qu'ont dit les Canadiens de la santé de nos enfants et de nos jeunes

Contexte

Tout au long de cette consultation, certaines questions ont constamment été soulevées par des parents, des enfants, de jeunes gens, des professionnels de la santé, des représentants de l'industrie et des ONG. C'est leur contribution directe qui a permis de classer au rang de priorités les trois enjeux que sont la santé des enfants et des jeunes, la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques. De plus, c'est leur quête de solutions innovatrices qui a entraîné la recommandation de stratégies nationales à cet égard.Référence 14

Ce qu'ont dit les Canadiens

L'importance fondamentale de la prévention des blessures, l'obésité et la santé mentale

Au fil des consultations tenues en préparation du présent rapport, les parents de toutes origines ethniques et de tous milieux culturels et socio-économiques se sont résolument exprimés avec grande constance. Ils ont demandé instamment que les éléments qu'ils considéraient comme les trois principaux enjeux en santé des enfants et des jeunes, à savoir la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques soient au coeur des préoccupations et des mesures à prendre.

Pour ce motif, bon nombre de recommandations formulées dans le présent rapport sont conçues pour traiter directement de ces trois questions.

Deux autres questions importantes et dignes de mention recoupaient ces trois assises et ont occupé un rôle important dans les travaux effectués par Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada. Ce sont :

  • les questions de santé des Autochtones;
  • la recherche et la surveillance pédiatriques.

Dans chacun de ces domaines sont formulées des recommandations qui, si elles sont mises en oeuvre, pourraient améliorer considérablement la possibilité qu'ont les enfants et les jeunes du Canada de mener des vies plus saines et d'être exposés à moins de risques de maladies et de blessures évitables.

Défis et enjeux

Le portefeuille de la Santé est constitué de Santé Canada, de l'Agence de la santé publique du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada, de Procréation assistée Canada, du Conseil de contrôle des renseignements relatifs aux matières dangereuses et du Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés. Le présent rapport se concentre sur les secteurs de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada qui touchent la santé des enfants et des jeunes. Il inclut également des commentaires sur les activités des Instituts de recherche en santé du Canada ayant trait à la santé des enfants et des jeunes.

Dans le présent rapport, on s'est essentiellement attardé à cinq directions générales et à trois organismes de Santé Canada. Qu'il s'agisse de sécurité du consommateur relativement à des produits de santé au sein de la Direction générale des produits de santé et des aliments, de la Stratégie de réduction des temps d'attente en chirurgie pédiatrique à la Direction générale de la politique de la santé, du Programme dentaire canadien relevant du dentiste en chef ou des nombreux programmes offerts par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, l'étendue et l'ampleur des enjeux relatifs à la santé des enfants et des jeunes revêtent de l'importance.

L'Agence de la santé publique du Canada offre de nombreux programmes axés sur la prévention et sur les programmes destinés aux enfants et aux jeunes des Premières nations et des Inuits vivant à l'extérieur de réserves qui ont des répercussions sur la santé des enfants.

Alors que de nombreuses directions générales de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada ont des composantes sur les enfants et les jeunes, il existe quelques programmes qui sont axés de manière particulière sur l'obtention de résultats pour la santé auxquels les parents, les enfants et les jeunes ont accordé la priorité au cours du processus de consultation. De plus, la population canadienne connaît très peu les programmes mis en oeuvre par Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada. C'est ce qu'ont permis de démontrer les commentaires et les recommandations reçus au cours du processus de consultation, dont un certain nombre figurent dans le présent rapport.

Enfin, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont un institut unique qui se consacre particulièrement à la recherche sur les enfants et les jeunes. De plus, il existe un certain nombre d'autres projets répartis dans les divers instituts de recherche qui touchent la vie des enfants et des jeunes.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

En ce qui concerne les programmes actuels à Santé Canada et à l'Agence de la santé publique du Canada, de nombreuses questions ont été soulevées au cours des consultations publiques et dans l'enquête en ligne. Les questions de fond sont résumées dans les six points qui suivent :

  1. La nécessité d'une approche pangouvernementale
  2. Les chevauchements
  3. La diffusion des pratiques exemplaires
  4. Le financement pluriannuel stable
  5. Le processus d'évaluation
  6. Les processus du Conseil du Trésor du Canada

1. La nécessité d'une approche pangouvernementale

Les enjeux relatifs aux enfants et aux jeunes touchent de nombreux ministères des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Il est stimulant de traiter des enjeux de santé des enfants de manière compartimentée. Il est impossible de traiter efficacement des enfants sans tenir compte de l'ensemble des facteurs qui les influencent. À cet égard, il est impossible de satisfaire à tous les résultats nécessaires pour améliorer la santé des enfants et des jeunes dans un système fragmenté et non intégré.

Le gouvernement du Manitoba offre une pratique exemplaire, à l'aide d'une approche pangouvernementale à l'égard des enjeux qui touchent les enfants et les jeunes. Au Manitoba, un comité du Cabinet et un comité des sous-ministres ont été constitués en puisant dans le personnel de plusieurs ministères. Ces comités s'occupent exclusivement de questions de santé qui touchent les enfants et les jeunes. Ces comités ont eu un impact important et positif en exerçant une influence sur les politiques et les programmes mis en oeuvre par le gouvernement du Manitoba.Référence 15

Il faut disposer d'un mode d'accès plus simple à du financement interministériel fédéral. À l'heure actuelle, le système est beaucoup trop complexe et fragmentaire, même si l'on considère seulement les programmes, les subventions et les contributions de niveau fédéral. Les ministères doivent appliquer une approche coordonnée, ce qui permettrait aux gens qui offrent des programmes pour les enfants de se concentrer davantage sur l'exécution des programmes et de consacrer moins de temps à l'administration. De plus, il y aurait moins de chevauchements, ce qui libérerait des ressources humaines pour offrir des services plus vigoureux pour les enfants et les jeunes.

2. Chevauchements

Actuellement, les dépenses de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada concernant les programmes et les services pour les enfants et les jeunes ciblent essentiellement les populations à risque plutôt que l'ensemble de la population des enfants et des jeunes. Alors qu'il y a une certaine interaction et des dédoublements entre les programmes, ils sont essentiellement indépendants et disposent de mécanismes de financement, de membres du personnel et d'objectifs de mesure du rendement distincts. Cette situation se traduit par des dédoublements de programme tant à l'interne qu'entre ministères et engendre de la confusion chez les groupes d'intervenants, qui ne savent pas clairement quel ministère peut prendre les décisions et autoriser des mesures.

Plusieurs programmes se chevauchent entre les différentes directions générales et organismes de Santé Canada, de l'Agence de la santé publique du Canada et d'autres ministères et organismes du gouvernement fédéral.

La création de chacun des programmes actuels part des meilleures intentions. Cependant, au fil du temps s'est développé un ensemble de programmes inefficaces et dédoublés qui ne fait pas l'usage le plus efficace possible des rares dollars disponibles. Par conséquent, les programmes fédéraux n'ont pas l'impact sur la santé et le bien-être des enfants canadiens qu'ils devraient avoir.

Ne faites pas ce que d'autres font déjà bien

Les programmes, qui ne couvrent pas particulièrement les priorités en santé des enfants et des jeunes, mis en relief par les parents et les experts - à savoir la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques - ne devraient pas se poursuivre; les fonds qui étaient affectés à ces programmes devraient être réinvestis dans l'élargissement des programmes sur la santé des enfants et des jeunes qui atteignent ces objectifs en santé. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient s'abstenir de créer de nouveaux programmes où des programmes PT et des programmes d'ONG existent déjà et où les pratiques exemplaires pourraient être mis en oeuvre à l'échelle nationale.

Il existe de nombreux exemples de chevauchements de programmes entre Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada et d'autres ministères du gouvernement fédéral portant sur des programmes axés sur la santé des enfants et des jeunes. Il est possible de consolider la gestion de ces programmes et donc d'abaisser les coûts de gestion, ce qui libérerait davantage de fonds qui pourraient être réinvestis directement dans des programmes relatifs à la santé des enfants et des jeunes et permettrait au gouvernement d'aider plus d'enfants.

Alors que le gouvernement fédéral peut jouer des rôles importants en contribuant à un meilleur état de santé des enfants et des jeunes, il existe également des programmes et des secteurs auxquels le gouvernement fédéral ne devrait tout simplement pas prendre part.

Par conséquent, il est recommandé que, dans le portefeuille de la Santé, soit effectuée une évaluation des programmes de santé actuels qui servent les enfants et les jeunes afin de déterminer les programmes dédoublés et de consolider leur gestion. Dans le cas des quelques nouveaux programmes qui sont interministériels, il conviendrait de consolider l'administration centrale en un seul ministère.

3. Diffusion des pratiques exemplaires

À l'heure actuelle, la diffusion des pratiques exemplaires dans l'ensemble du pays n'est ni ciblée ni disciplinée. Nous avons besoin de mécanismes plus efficaces et efficients pour communiquer avec succès et transférer les pratiques exemplaires. Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans la mise en place de ce réseau de collaboration et dans la production et la diffusion des pratiques exemplaires.

4. Financement pluriannuel stable

L'une des frustrations entendues à maintes reprises au cours des consultations tenues en vue du présent rapport avait trait à l'inefficacité des fonds dépensés par le gouvernement au titre des programmes. Il est arrivé fréquemment que des fonds accordés dans un budget printanier n'aient pas été accessibles aux responsables de la mise en oeuvre des programmes locaux avant novembre ou décembre de la même année, tous les fonds devant être dépensés seulement quelques mois plus tard, soit d'ici le 31 mars, qui marque la fin de l'exercice. Les problèmes liés à cette « situation financière difficile » sont bien documentés dans le rapport présenté par le Groupe d'experts indépendant sur les programmes de subventions et de contributions du gouvernement fédéral. Ils incluent :

  1. la difficulté de préserver des ressources humaines et des ressources en capital;
  2. une incapacité de planifier des programmes pluriannuels;
  3. une incapacité de contribuer efficacement à la viabilité et à la croissance de la capacité d'une collectivité.

Il est clair que le système actuel ne fonctionne pour personne. Il est fondamental que les organismes qui reçoivent un soutien gouvernemental soient financées de façon plus opportune, dès le début du cycle financier. Des ajustements doivent être apportés aux mécanismes actuels de budgétisation et d'approbation gouvernementales pour s'assurer que cela se produit. Le modèle actuel de financement pour un an dans le cadre duquel les fonds sont dégagés plus de six mois après le début de l'année est inacceptable. En ce qui a trait à la distribution des fonds, il est recommandé qu'un calendrier annuel spécifique soit produit et mis en application concernant la distribution de subventions aux programmes et aux initiatives sur la santé des enfants et des jeunes.

Les programmes qui ont fait la preuve d'une diligence raisonnable et d'une planification appropriées devraient se voir attribuer une enveloppe de financement triennal, ce qui leur permettrait d'élaborer et de mettre en oeuvre des programmes durables - à la condition qu'il soit établi que ces programmes et ces initiatives sont responsables. De plus, ces fonds devraient commencer à être distribués dans le mois qui suit l'approbation du budget.

5. Processus d'évaluation

Au cours du processus de consultation, des préoccupations ont été soulevées à plusieurs reprises quant aux évaluations de programme.

Premièrement, il faut faire preuve d'un degré accru de rigueur axée sur des résultats adéquats pour la santé dans l'évaluation des programmes actuels à Santé Canada et à l'Agence de la santé publique du Canada.

Deuxièmement, les processus d'évaluation actuels ne sont pas toujours pertinents ni ne conviennent toujours pas au programme évalué.

Troisièmement, les personnes chargées d'exécuter les évaluations de rendement de leurs programmes à l'échelle locale jugent cette démarche très chronophage. Certaines d'entre elles ont mentionné qu'elles ont consacré jusqu'à 20 % de leur temps à l'évaluation et à l'administration des formulaires et que ce temps aurait pu servir à offrir des services directs aux enfants.

Il faut disposer d'évaluations appropriées pour atteindre les points de repère mondiaux reliés aux résultats pour la santé. Toutefois, le processus d'évaluation lui-même doit être efficient et efficace et doit permettre de mesurer les bonnes choses.

6. Processus du Conseil du Treésor du Canada

Pour évaluer tous les ministères du gouvernement, le Conseil du Trésor du Canada utilise des mesures du rendement qui lui permettent d'évaluer les progrès réalisés par les programmes et les initiatives du gouvernement. Dans les programmes sur la santé des enfants et des jeunes, les mesures du rendement actueles sont les résultats de processus. Par exemple, des mesures du rendement particulières pour les programmes en santé des enfants comprennent le nombre de participants des programmes par types de programme et le pourcentage des collectivités qui disposent de programmes.Référence 16 Ces mesures ne garantissent pas que l'état de santé de nos enfants et de nos jeunes s'améliorera au fil du temps, alors que tel est l'objectif fondamental de ces programmes.

Si nous voulons obtenir certains résultats pour la santé pour les enfants et les jeunes, tous les mécanismes gouvernementaux doivent mesurer les mêmes éléments à l'aide de méthodes uniformes. Par conséquent, au même titre que les processus d'évaluation de chaque programme doivent être axés sur les résultats pour la santé en se servant d'indicateurs de santé particuliers, le Conseil du Trésor du Canada devrait se concentrer sur des mesures liées aux résultats, et non au processus.

Il est recommandé que pour le prochain cycle de planification opérationnelle, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada présentent au Conseil du Trésor des résultats pour la santé précis qui doivent être utilisés comme mesures du rendement des programmes pour les enfants et les jeunes plutôt que des résultats fondés sur les processus. Ces résultats pour la santé peuvent comprendre, sans y être limités, une politique de « tolérance zéro » concernant les blessures subies par des enfants, une diminution du taux d'obésité chez les enfants et les jeunes de 5 % d'ici 2015, une réduction de 50 % du taux de suicide chez les jeunes d'ici 2015, et une diminution du taux de mortalité infantile de 2 décès par 1 000 naissances vivantes d'ici 2015.

Conclusion

Les commentaires obtenus à la suite des consultations nationales étaient clairs : les parents canadiens désirent que soient exécutés de façon efficace et efficiente les programmes de santé destinés à leurs enfants et à leurs jeunes - et ce, peu importe qui est chargé de la prestation des services. En s'assurant que les programmes et services de santé pour les enfants et les jeunes qui sont offerts par le gouvernement fédéral couvrent effectivement les domaines prioritaires énoncés par les parents canadiens, en garantissant que ces programmes obtiennent le soutien du gouvernement de façon opportune et efficace, et en s'assurant que les mesures du rendement adéquates et appropriées en place sont mises en application, le gouvernement du Canada peut veiller à ce que nos enfants et nos jeunes aient davantage de possibilité de mener une vie saine.

Sommaire des recommandations

  • Il est recommandé que, dans le portefeuille de la Santé, soit effectuée une évaluation des programmes de santé actuels qui servent les enfants et les jeunes afin de relever les programmes dédoublés et de consolider leur gestion. Dans le cas des quelques nouveaux programmes qui sont interministériels, il conviendrait de consolider l'administration centrale au sein d'un seul ministère.
  • Il est recommandé qu'un calendrier annuel précis soit produit et mis en application concernant la distribution de subventions aux programmes et aux initiatives sur la santé des enfants et des jeunes à la condition qu'il soit établi que ces programmes et ces initiatives sont responsables.
  • Les programmes qui ont fait la preuve d'une diligence raisonnable et d'une planification appropriées devraient se voir attribuer une enveloppe de financement triennal, ce qui leur permettrait d'élaborer et de mettre en oeuvre des programmes durables. De plus, ces fonds devraient commencer à être distribués dans le mois qui suit l'approbation du budget.
  • Il est recommandé que pour le prochain cycle de planification opérationnelle, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada présentent au Conseil du Trésor des résultats pour la santé particuliers qui doivent être utilisés comme mesures du rendement des programmes pour les enfants et les jeunes plutôt que des résultats fondés sur les processus.
    • Ces résultats pour la santé peuvent comprendre notamment une politique de « tolérance zéro » concernant les blessures subies par des enfants, une diminution du taux d'obésité des enfants et des jeunes le ramenant à 5 % d'ici 2015, une réduction de 50 % du taux de suicide des jeunes d'ici 2015, et une diminution du taux de mortalité infantile le ramenant à 2 décès par 1 000 naissances vivantes d'ici 2015.

5 Le rôle du gouvernement fédéral dans la santé des enfants et des jeunes : le fonctionnement de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada dans un contexte élargi qui influe sur la santé des enfants et des jeunes

Contexte

Pour l'essentiel, les programmes fédéraux qui ont un impact et qui exercent un suivi sur la santé des enfants et des jeunes du Canada sont offerts par Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada. Aucune direction générale en particulier de Santé Canada ou de l'Agence de la santé publique du Canada n'est particulièrement responsable des enjeux de santé des enfants et des jeunes; ce sont plutôt des enjeux qui sont traités par des programmes plus généraux, dont bon nombre servent principalement les adultes. Alors que des programmes d'autres ministères exercent une influence sur la santé des enfants et des jeunes, dont le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Ressources humaines et Développement social Canada, le ministère du Patrimoine canadien (Sport Canada), le ministère de la Justice, Environnement Canada, le ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux (entre autres), l'examen des programmes du gouvernement fédéral qui font l'objet du présent rapport inclut seulement, sauf indication expresse à l'effet contraire, les ministères qui relèvent du ministre fédéral de la Santé.

Tout au long du présent rapport, il est fait référence aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), à l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) et à Statistique Canada (StatCan), car les trois institutions collaborent avec Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada et des organismes tierces à des programmes de recherche, de collecte de données et de surveillance liés à la santé des enfants et des jeunes.

Le budget fédéral de 2007 recommandait des examens stratégiques de tous les ministères au cours des quatre prochaines années. En ce qui concerne le portefeuille, le ministre de la Santé, l'honorable Tony Clement, a mis en branle des changements aux processus de planification stratégique de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada, y compris le lancement d'un plan stratégique par l'Agence de la santé publique du Canada et un examen interportefeuilles des processus ministériels et de politiques. Compte tenu de la suggestion d'effectuer des examens stratégiques formulée dans le budget de 2007, le présent rapport devrait être intégré et utilisé dans le contexte de ce processus.

Comment nous en sommes arrivés où nous en sommes

Pendant des décennies, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) se sont employés - chacun à leur propre manière - à faciliter la prestation de services de prévention et de soins de santé d'excellente qualité pour les enfants et les jeunes. Chaque compétence a son propre rôle à jouer, mais il y a beaucoup de collaboration en ce qui a trait aux programmes entre les gouvernements FPT dans les domaines prioritaires.

À l'heure actuelle, le rôle du gouvernement fédéral dans le domaine des soins de santé consiste surtout à verser des paiements de transfert aux gouvernements des provinces et des territoires, ce qui leur permet de fournir des services de santé. Toutefois, le gouvernement fédéral participe aussi directement à :

  • la prestation directe de soins de santé à certains groupes de Canadiens;
  • la recherche en santé;
  • des programmes de prévention en santé;
  • la sécurité des consommateurs et du public.

Ces programmes et services sont offerts par Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, des instituts fédéraux de recherche, et un nombre croissant d'organismes nationaux constitués pour exécuter certaines tâches en vue d'orienter la réforme du système de santé (dont l'ICIS et l'Institut canadien de la sécurité du patient (ICSP).

Ce qu'ont dit les Canadiens

Au cours des consultations nationales tenues en vue du présent rapport, des gouvernements, des représentations d'organismes et des parents nous ont dit que le gouvernement du Canada a un rôle significatif à jouer pour aider les enfants et les jeunes du Canada à devenir plus sains. Alors que les provinces et les territoires ont la principale responsabilité de l'exécution des programmes et de la prestation des services de santé, les Canadiens estiment que le gouvernement du Canada a l'occasion de fournir du leadership national, de favoriser une collaboration nationale et d'assurer l'application de normes nationales. Seules cette collaboration et cette coopération nationales entre tous les ordres de gouvernement nous permettront de croire avec confiance que nos enfants et nos jeunes recevront des soins de santé exceptionnels, et ce peu importe l'endroit où ils vivent au Canada.

Les Canadiens nous ont dit qu'ils aimeraient que le gouvernement fédéral se concentre sur les huit secteurs suivants.

  1. Leadership
  2. Marketing social et sensibilisation du public pour communiquer des comportements et des gestes sains
  3. Habiliter et encourager les parents
  4. Favoriser la collaboration et le réseautage
  5. Élaborer des normes, des indicateurs et des points de repère nationaux
  6. Effectuer et soutenir la recherche - Passer ensuite « du laboratoire au chevet du patient »
  7. Prendre des mesures et se concentrer sur les résultats

1. Leadership

Les parents, les enfants et les jeunes nous ont dit qu'il incombe au gouvernement fédéral d'assurer un leadership national et d'établir l'orientation et les objectifs stratégiques pour la santé de nos enfants et de nos jeunes. Le gouvernement du Canada devrait se concentrer tout particulièrement sur la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques qui touchent les enfants et les jeunes.

2. Marketing social et sensibilisation du public pour communiquer des comportements et des gestes sains

Le marketing social a joué un rôle important pour favoriser des comportements sains. Des parents et des organismes oeuvrant surtout auprès des enfants ont admis l'impact considérable qu'ont eu de grandes campagnes de marketing social et de sensibilisation du public en exerçant de l'influence sur le comportement et les attitudes des enfants et des jeunes et en éduquant ces derniers. Ils ont mentionné de nombreux exemples, dont le tabagisme et l'abandon de détritus, pour lesquels le marketing social a eu un impact véritable sur le comportement des enfants et des jeunes.

Les parents croient qu'il appartient au gouvernement fédéral, de concert avec les provinces et les territoires, l'industrie et les ONG, de mener des campagnes de marketing social significatives et ciblées. Des recommandations au sujet du marketing et de la sensibilisation du public, notamment concernant la prévention des blessures et l'obésité, ont été présentées au cours des consultations.

3. Habiliter et encourager les parents

Donner aux parents les outils pour aider leurs enfants, et inciter les parents et leurs enfants à adopter des comportements plus sains, tels étaient des thèmes importants.

Les parents savent qu'ils sont les meilleures personnes pour conseiller et guider leurs enfants au sujet d'activités saines. Toutefois, ils ont besoin d'outils pour aider leurs enfants à adopter des comportements sains et sécuritaires.

4. Favoriser la collaboration et le réseautage

Au Canada, nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des chercheurs de renommée mondiale, sur des ONG qui sont des chefs de file mondiaux dans les programmes destinés aux enfants, sur des gouvernements provinciaux et territoriaux qui fixent des normes sur les pratiques exemplaires à l'échelle internationale, et sur des parents qui s'impliquent dans la vie de leurs enfants. Des changements importants pourraient découler de la création de possibilités pour ces groupes de collaborer.

La quête de nouvelles possibilités de faire participer l'industrie et les ONG de manière plus significative a été mentionnée au cours des consultations publiques tenues dans toutes les provinces et les territoires. Une occasion exceptionnelle s'offre à Santé Canada et à l'Agence de la santé publique du Canada de miser sur les connaissances, l'infrastructure et la base de ressources humaines des chefs de file de l'industrie et de grandes ONG comme le YMCA, les Clubs Garçons & Filles du Canada et Centraide. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada doivent être plus proactifs et démontrer du leadership en encourageant et en facilitant la participation de l'industrie et des ONG dans les secteurs prioritaires clés de la santé pour les enfants et les jeunes.

À l'heure actuelle, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada ne disposent pas d'un mécanisme qui leur permettrait d'intégrer les initiatives et les idées de l'industrie et des ONG qui appuient la santé des enfants et des jeunes dans les politiques et les pratiques exemplaires menées par le gouvernement du Canada. Il est recommandé qu'un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONG soit constitué dans les 6 mois suivant la production du présent rapport à Santé Canada et à l'Agence de la santé publique du Canada. Ce groupe consultatif conseillerait et guiderait le ministre de la Santé, le sous-ministre de la Santé et l'administrateur en chef de la santé publique sur les meilleures façons d'intégrer l'industrie, les entreprises privées et les ONG aux initiatives du gouvernement fédéral conçues pour influer sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.

5. Élaborer des normes, des indicateurs et des points de repère nationaux

En adoptant une approche de gestion de la santé des enfants et des jeunes fondée sur « les indicateurs et les résultats », nous pouvons cibler les ressources utilisées et notre attention de manière plus stratégique. Le Canada doit chercher à atteindre et à dépasser les normes mondiales actuelles. En plaçant la barre très haut et en cherchant à être les meilleurs, nous parviendrons bien mieux, en tant que société, à améliorer la santé des enfants et des jeunes.

Dans le domaine de la santé des enfants et des jeunes, il faut assurer un suivi constant d'indicateurs spécifiques liés à la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi qu'à la santé mentale et aux maladies chroniques. Un suivi approprié des indicateurs dans ces domaines contribuera à façonner les orientations stratégiques et permettra d'améliorer de manière continue l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes.

Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent montrer la voie en contribuant à l'établissement de normes nationales, en élaborant des indicateurs communs, et en établissant des points de repère à atteindre dans les secteurs prioritaires de la santé des enfants et des jeunes.

6. Effectuer et soutenir la recherche - Passer ensuite « du laboratoire au chevet du patient »

La réalisation de grands projets de recherche réussis et significatifs constitue un défi qui exige beaucoup de temps, d'efforts et de ressources. Des chefs de file d'établissements de soins pédiatriques, des parents et des ONG de l'ensemble du pays ont déclaré que les grands projets de recherche devraient obtenir l'appui du gouvernement fédéral. De plus, ils se sont montrés assez particuliers quant à la recherche qui devrait être ciblée : elle devrait être essentiellement axée sur le transfert de connaissances et la recherche translationnelle. La recherche qui s'applique directement aux « enfants sur le terrain de jeu » aura au bout du compte le plus important impact sur l'amélioration des résultats pour la santé.

Les gens qui ont contribué au processus de consultations ont signalé que les personnes qui donnent des soins ou qui prennent part à la prestation de services de fond pour les enfants et les jeunes ont besoin de renseignements fondés sur des données probantes qui peuvent produire des améliorations concrètes aux programmes et aux politiques qui touchent les enfants et les jeunes de nos jours!

Les pratiques exemplaires fondées sur des données probantes peuvent être utilisées et mises en commun pour améliorer la vie des enfants; toutefois, des recherches de fond d'excellente qualité sont nécessaires pour documenter ces pratiques exemplaires. À l'heure actuelle, Statistique Canada collabore avec la DGSESC pour faire progresser la recherche sur les pratiques exemplaires, notamment les études de suivi biologique de Canadiens âgés de 6 à 75 ans dans le contexte de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé. Le Canada dispose des talents professionnels pour être un chef de file mondial dans ce genre de recherche.

7. Collecte et diffusion de données

Des parents, des chercheurs et des organismes ont déclaré que le gouvernement fédéral devrait jouer un rôle significatif dans la collecte de données et en être responsable et, plus important encore, dans la diffusion opportune des données reliées à la santé. Des chercheurs, des cliniciens et des ONG cherchent désespérément des données claires et comparables qui auront, lorsqu'il y sera donné suite, un impact positif sur la vie quotidienne des enfants et des jeunes.

8. Prendre des mesures et se concentrer sur les résultats

Tout au long du processus de consultation, les personnes qui ont pris part à la mise en oeuvre locale des programmes ont commenté le besoin de mettre plus d'accent sur l'« action » plutôt que sur l'étude et la nouvelle étude de certains enjeux sans mettre en oeuvre des solutions ou appliquer des connaissances translationnelles qui amélioreront les résultats pour la santé chez les enfants et les jeunes. À partir de maintenant, la mise en oeuvre et la prestation de services doivent constituer des priorités.

L'enquête en ligne menée pour documenter le présent rapport suggérait que les Canadiens désirent que le gouvernement fédéral contribue activement à améliorer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes. Les répondants estiment généralement (à 82 %) que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient instituer des façons de mieux coordonner et régler les enjeux touchant la santé des enfants et des jeunes.

L'orientation dans son ensemble de ces initiatives destinées aux enfants et aux jeunes doit évoluer de manière à ce que les programmes de promotion et de protection de la santé qui sont offerts comportent des composantes précises de résultats en regard de la santé des enfants et des jeunes. Ces programmes devraient être particulièrement conçus pour les populations d'enfants et de jeunes, reposer sur des données probantes et comprendre des outils de mesure qui assurent qu'ils peuvent être évalués de façon appropriée. Enfin, ils doivent être mesurés et capable de répondre de façon à ce que les résultats pour la santé soient fondés sur le rendement plutôt que sur les processus. Par conséquent, il est donc recommandé que des indicateurs rigoureux et des mesures des résultats axés sur le rendement soient institués dans toutes les évaluations des programmes pour les enfants et les jeunes au cours du prochain cycle de planification opérationnelle, y compris des rapports opportuns sur la mesure dans laquelle les programmes et les services de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada parviennent à améliorer les résultats pour la santé dans leurs populations cibles. Il est également recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada s'abstiennent de créer des programmes dans les cas où il existe des programmes PT et des programmes d'ONG et de faciliter plutôt l'application des pratiques exemplaires de PT et d'ONG qui pourraient être mis en oeuvre à l'échelle nationale.

Nous devons désormais cesser de mesurer les efforts et les processus pour plutôt mesurer les résultats que produisent nos efforts.

I. Santé CanadaRéférence 17

i. Direction générale de la politique de la santé (DGPS)

La Direction générale de la politique de la santé de Santé Canada est responsable d'élaborer et de mettre en oeuvre les nouvelles politiques dans les domaines clés des initiatives gouvernementales. Elle joue un rôle significatif dans deux secteurs de politique qui peuvent avoir un impact substantiel sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes : les temps d'attente pour la chirurgie pédiatrique et les ressources humaines en santé.

A. Temps d'attente pour la chirurgie pédiatrique

L'une des principales initiatives de plateforme stratégique du gouvernement du Canada en 2006 était l'établissement de garanties des délais d'attente. On a établi un projet pilote sur les temps d'attente écourtés en chirurgie pédiatrique. Ce programme national, annoncé le 11 janvier 2007, est un projet pilote d'une durée de quinze mois qui comporte une collecte de données à l'échelle nationale et une mesure du fardeau des temps d'attente pour les enfants et les jeunes qui ont besoin de chirurgie.

Certaines initiatives sur les temps d'attente chez les Premières nations et les Inuits ont également été annoncées, notamment des garanties de délais d'attente en dépistage prénatal et en dépistage du diabète dans plusieurs régions du Canada.

Il a été reconnu par des parents et des experts pédiatriques du Canada lors de tours de table que l'orientation de ces initiatives était importante pour combler le besoin d'un accès plus rapide à des soins. Ils ont mis l'accent sur le besoin de se concentrer dans ce domaine. Le gouvernement du Canada mérite des félicitations pour avoir axé sa première initiative pancanadienne vers les besoins en santé des enfants et des jeunes, et pour avoir reconnu qu'il faut régler les problèmes de santé des enfants et des jeunes dans le cadre de la stratégie de réduction des temps d'attente.

B. Ressources humaines en santé

La Direction générale de la politique de la santé a également la responsabilité d'élaborer des politiques sur les ressources humaines futures dans le domaine des soins de santé.

Santé Canada a déjà appuyé un certain nombre d'initiatives visant à apaiser les préoccupations croissantes qui ont trait à l'accès aux professionnels des soins de santé. Cependant, les participants de nos consultations nationales ont fait ressortir à maintes reprises la rareté des ressources professionnelles consacrées aux enfants et aux jeunes dans de nombreux domaines cliniques. Ces besoins ont été reconnus non seulement chez les fournisseurs de soins de santé pédiatrique sous-spécialisés, mais également dans les domaines de la recherche et des programmes communautaires. Dans l'ensemble du pays, les besoins en ressources humaines en santé dans les domaines suivants ont constamment et expressément été soulignés :

  • les psychiatres, les psychologues et les services auxiliaires en santé mentale pour les enfants et les jeunes;
  • les cliniciens et les chercheurs spécialisés en obésité;
  • les cliniciens et les chercheurs spécialisés en prévention des blessures.

Les consultations ont également permis de constater qu'il faut des responsables de programmes de loisirs et des entraîneurs pour les enfants non handicapés et handicapés qui seraient chargés de diriger des programmes de sports et loisirs communautaires.

Il s'agit d'un problème de fond. Comme l'ont dit directement des représentants d'organismes, des parents et les enfants eux-mêmes, le Canada ne dispose pas des ressources humaines requises pour offrir aux enfants des services de soutien, de dépistage, de diagnostic et de traitement à toutes les étapes du continuum de ces problèmes de santé.

Par conséquent, il est recommandé que la Division des ressources humaines en santé :

  • recueille des données pour évaluer immédiatement les personnes qui possèdent une formation dans les domaines prioritaires;
  • collabore notamment avec le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, la Société canadienne de pédiatrie et les ONG pour déterminer si des ressources sont disponibles pour la formation d'un nombre accru de personnes dans ces domaines.

Une fois cette collecte de données terminée et évaluée, la Division des ressources humaines en santé devrait collaborer avec les ONG et les associations professionnelles pour stimuler l'inscription dans ces domaines. Il pourrait être nécessaire de mettre en place des programmes de sous-spécialité ou d'autres éléments incitatifs afin d'encourager les gens à se diriger vers ces domaines.

C. Troubles du spectre autistique

Le gouvernement fédéral a élargi ses activités actuelles dans un certain nombre d'autres domaines primordiaux pour avoir davantage d'impact sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes du Canada, dont les troubles du spectre autistique.

Le 21 novembre 2006, le gouvernement fédéral a annoncé un ensemble de cinq initiatives fédérales visant à améliorer la surveillance des connaissances et la recherche dans le domaine des troubles du spectre autistique (TSA).

Des travaux sur les TSA sont également effectués par le Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, qui se penche sur de meilleures façons d'appuyer les personnes atteintes de TSA et leurs familles. Il conviendrait de féliciter le gouvernement d'avoir pris ces premières mesures quant à la gestion thérapeutique de cette maladie chronique. Toutefois, il faut agir selon ces recommandations pour aider les familles.

« Les troubles du spectre autistique (TSA) touchent des personnes de tous les milieux, de même que leur famille, leurs amis et soignants. Ces troubles se définissent par certains comportements multiformes qui varient d'un enfant et d'un adulte à l'autre. Les symptômes comprennent souvent des problèmes d'interaction sociale, des troubles de la communication et des comportements inhabituels. Des études internationales révèlent que six enfants sur 1 000 en sont atteints »Référence 18

ii. Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs (DGSESC)

A. Tabac et programme de la lutte au tabagisme

Santé Canada dispose de mécanismes de surveillance et de rapports au public pour tenir les Canadiens au courant de la diminution de la prévalence du tabagisme chez nos jeunes. L'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) représente un excellent outil de surveillance comportant des indicateurs précis et des mécanismes de rapport au public sur les taux de tabagisme chez les jeunes. Référence 19, Référence 20 Son étude la plus récente a conclu à une diminution significative du taux de tabagisme chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans au cours des 12 derniers mois. En effet, 15 % des jeunes (soit environ 320 000 d'entre eux) disaient fumer en 2006, soit 3 % de moins que les 18 % au cours de la même période l'année précédente.Référence 21

Ces statistiques révèlent que des progrès sont réalisés. Toutefois, pendant nos consultations, des participants se sont souvent dit préoccupés au sujet des enfants de moins de 15 ans qui fument et qui ont accès au tabac. Il faut disposer de plus de renseignements sur ce groupe d'âge pour le cibler plus efficacement. Il est recommandé que Santé Canada continue d'appuyer la Stratégie nationale de lutte contre le tabagisme chez les jeunes et élargisse ses activités afin de recueillir des données sur les enfants et les jeunes âgés de 11 à 15 ans.

B. Alcool

Selon les estimations de Santé Canada, 4 ou 5 millions de Canadiens se livrent à une consommation d'alcool à risque élevé, laquelle est associée aux collisions de véhicules automobiles, aux troubles causés par l'alcoolisation foetale et autres affections physiques, aux problèmes familiaux, au crime et à la violence.Référence 22 Il existe d'excellents programmes et d'excellentes campagnes d'information qui ont été élaborés par des instituts de recherche universitaire et des ONG relativement à l'alcoolisme chez les jeunes.

Le gouvernement fédéral n'a pas à dédoubler ces efforts. Cependant, Santé Canada peut jouer un rôle en faisant la promotion des pratiques exemplaires nationales et en facilitant la collaboration. Par exemple, le Centre de toxicomanie et de santé mentale en Ontario a créé une série de brochures ayant pour but d'aider les enfants et les jeunes à parler à des parents qui consomment trop d'alcool.Référence 23 La Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission (AADAC) a créé « Substance Use Prevention in the Classroom », un document de programme proposé comportant des lignes directrices à l'intention des professeurs et des recommandations de solutions pour chaque niveau (de la maternelle à la douzième année). Les solutions recommandées par la AADAC comportent des lignes directrices concrètes à l'intention des professeurs sur l'information et les stratégies efficaces de prévention des problèmes liés à l'alcool, au tabac, à d'autres drogues et au jeu. La AADAC a également mis en place un examen des pratiques exemplaires de traitement de la toxicomanie des adolescents.Référence 24 Ce sont tous d'excellents outils qui pourraient être adaptés pour devenir des pratiques exemplaires nationales. En facilitant le réseautage et la collaboration, Santé Canada peut mieux veiller à ce que l'ensemble des enfants et des jeunes du Canada profitent de ces documents.

C. Dépendances

Le domaine des dépendances (tabac, alcool, drogues) concerne directement l'assise du mode de vie sain. Un certain nombre de provinces exercent déjà des activités de surveillance à grande échelle dans ce domaine, comme la Alberta Youth Experience Survey (TAYES)Référence 25 et le BC Pilot Alcohol and Other Drug Monitoring Project.Référence 26

Du point de vue du traitement, tandis que Santé Canada ne devrait prendre part à aucune prestation directe de services, le Ministère devrait poursuivre ses travaux avec les gouvernements des provinces et des territoires ainsi qu'avec les ONG et les organismes professionnels pour faciliter la collaboration des pratiques exemplaires nationales dans ce domaine.

Il convient de noter que de nombreux programmes locaux sont présentement subventionnés dans le cadre de la Stratégie de lutte contre le tabagisme ainsi que du Programme de la stratégie antidrogue et des substances contrôlées. Toutefois, il est très difficile de déterminer si ces programmes ont un impact en raison des processus d'évaluation qui sont utilisés. L'impact de ces programmes doit être évalué en fonction d'objectifs particuliers. Ainsi, Santé Canada peut déterminer dans lesquels de ces programmes il devrait investir afin que de meilleurs résultats pour la santé soient obtenus. De plus, les normes et les objectifs nationaux de ces programmes doivent être déterminés, afin que tous les programmes s'efforcent d'atteindre des normes optimales.

iii. Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits : la santé des Premières nations, des Métis et des Inuits

Nous sommes toujours confrontés au défi de fournir aux enfants et aux jeunes du groupe des Premières nations, des Métis et des Inuits des soins de santé accessibles, rapides et d'excellente qualité. Taux incroyable, 84 % des jeunes des Premières nations et des jeunes Inuits font de l'embonpoint ou sont obèses. En comparaison, la moyenne canadienne s'établit à 26 %. Le taux de suicide chez les jeunes Inuits compte parmi les plus élevés au monde. La prévalence des blessures évitables est trois fois plus élevée chez les enfants qui vivent dans des réserves et hors des réserves. Si on n'agit pas maintenant, tous ces problèmes entraîneront, pour ces enfants, des maladies chroniques graves à l'âge adulte s'ils ne sont pas réglés.

En 1962, Santé Canada offrait directement des services de santé aux membres des Premières nations dans les réserves et aux Inuits dans le Nord. Au milieu des années 1980, Santé Canada a commencé à collaborer avec les communautés des Premières nations et des Inuits pour élaborer des régimes de prestation de services de santé plus localisés qui faisaient l'objet d'un contrôle exercé localement.

Plus récemment, Santé Canada a pris deux mesures importantes dans le domaine de la santé des Premières nations et des Inuits. Premièrement, l'accord tripartite conclu par le gouvernement fédéral avec le British Columbia First Nations Leadership Council (FNLC) et la province de la Colombie-Britannique donne au gouvernement de la Colombie-Britannique le contrat de fournir aux populations des Premières nations, au nom du gouvernement fédéral des services de soins de santé. Deuxièmement, l'honorable Tony Clement, ministre de la Santé, ainsi que Phil Fontaine, chef national de l'Assemblée des Premières Nations, ont signé un plan de travail conjoint élaboré par un groupe de travail nouvellement constitué. Ce plan a pour but d'améliorer l'efficacité du système de santé des Premières nations à court et à long terme. Ces deux initiatives témoignent d'une nouvelle orientation dans les rapports entre les Premières nations et les gouvernements provinciaux et fédéral. Ces rapports contribueront à l'amélioration des résultats pour la santé des enfants et des jeunes des Premières nations.

Ce qu'ont dit les Canadiens

La vérité, qu'il est pénible de constater, c'est que les résultats pour la santé chez les enfants et les jeunes des Premières nations et du groupe des Inuits du Canada sont effroyables. En comparaison avec la moyenne canadienne, ces enfants accusent un retard dans la presque totalité des indicateurs de santé.

Aux fins du présent rapport, sauf indication à l'effet contraire, les enfants et les jeunes Autochtones englobent tous les enfants et les jeunes des Premières nations des Inuits et des Métis.

Ainsi, les questions principales qui ont été présentées au cours de ce processus d'évaluation et de consultation ne réservaient pas de surprises :

  • les déterminants sociaux de la santé jouent un rôle considérable dans la santé globale des enfants et des jeunes Autochtones;
  • le taux de suicide chez les jeunes des Premières nations et des Inuits compte parmi les plus élevés au monde;
  • l'obésité et le diabète de type 2 prennent des proportions épidémiques chez les enfants et les jeunes des Premières nations et des Inuits.

Plusieurs de ces questions sont actuellement traitées par le gouvernement du Canada, et plus précisément par Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, Affaires indiennes et du Nord, et RHDSC. Mais il est essentiel d'agir rapidement pour traiter ces graves problèmes de santé.

Les indicateurs

Nous ne pouvons pas placer nos enfants et nos jeunes à des niveaux différents; en effet, ils doivent atteindre les mêmes résultats pour la santé. Toutefois, l'écart entre les résultats que nous atteignons aujourd'hui et les résultats pour la santé souhaités est beaucoup plus grand pour les enfants et les jeunes des Premières nations, des Métis et des Inuits.

Les indicateurs révèlent des statistiques troublantes :

  • le taux de suicide chez les jeunes autochtones atteint de 2 à 6 fois celui de l'ensemble de la population canadienne;Référence 27
  • les blessures sont le facteur qui contribue le plus aux décès prématurés chez les enfants des Premières nations dans les réserves; le taux de décès causés par des blessures est quatre fois plus élevé que chez les nouveau-nés autochtones. Dans le cas des enfants d'âge préscolaire, le taux est cinq fois celui de la moyenne canadienne;Référence 28
  • 91 % des enfants autochtones ont des caries dentaires et les enfants ont en moyenne 7,8 caries lorsqu'ils atteignent l'âge de six ans;Référence 29
  • plus de la moitié (soit 55,2 %) des enfants des Premières nations vivant dans une réserve soit ont un excès de poids (22,3 %) soit sont obèses (36,2 %);Référence 30
  • certains des premiers cas de diabète de type 2 chez les enfants qui ont été observés ont été constatés dans des communautés autochtones;Référence 31
  • le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) est la cause principale de décès chez les bébés autochtones au Canada; le taux est 2,5 fois plus élevé que celui de la moyenne nationale.Référence 32

Compte tenu des écarts dans les résultats actuels pour la santé entre les enfants et les jeunes autochtones et le reste de la population canadienne, les indicateurs de rendement de la santé qui devraient faire l'objet d'un suivi spécifique chez ces enfants sont :

  • les taux de mortalité des nouveau-nés;
  • les taux de diabète de type 1 et 2;
  • les taux de tuberculose;
  • les taux de suicide chez les jeunes des Premières nations et des Inuits;
  • les enfants des Premières nations et des Inuits âgés de moins de six ans (vivant dans et hors des réserves) qui bénéficient d'un dépistage audiologique, dentaire et visuel.

L'Enquête longitudinale régionale sur la santé (ERS) des Premières nationsRéférence 33 est une enquête sur la santé des Premières nations réalisée à l'échelle nationale. Elle recueille des données fondées à la fois sur la conception occidentale et sur la conception autochtone traditionnelle de la santé et du bien-être. Il s'agit d'un excellent exemple de pratique exemplaire d'un outil de surveillance spécifique à une population en particulier, qui assure un suivi au sujet, entre autres domaines de concentration, de l'information sur les résultats de la santé des enfants et des jeunes. Les indicateurs de la santé énumérés précédemment devraient être intégrés dans les enquêtes futures de type ERS et dans les enquêtes comparables s'ils ne sont pas déjà recueillis.

Il existe un certain nombre de déterminants sociaux de la santé, dont la pauvreté, le logement et l'éducation, qui ont de sérieuses répercussions sur la santé des enfants et des jeunes des Premières nations, des Inuits et des Métis. Ce sont des questions chroniques et difficiles à régler, mais elles débordent du cadre du présent rapport.

Les programmes actuels

1. Dédoublements et confusion dans le modèle de prestation pluriministériel

À l'heure actuelle, les programmes sur la santé et autres programmes connexes, destinés aux enfants et aux jeunes des Premières nations et des Inuits, sont appliqués par trois ministères fédéraux, soit Santé Canada, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et Ressources humaines et Développement social Canada - ainsi que par un organisme fédéral - l'Agence de la santé publique du Canada. Ce qui rend les processus plus complexes, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada exécute les programmes dans la réserve, tandis que l'Agence de la santé publique du Canada a la responsabilité des programmes de santé hors de la réserve. Certains, mais non la totalité des programmes et des services, sont accessibles à la fois dans les réserves et hors des réserves, ce qui donne lieu soit à des dédoublements, soit à une pénurie de ressources.

Par conséquent, il est recommandé qu'un seul ministère ou qu'un seul organisme soit responsable des programmes de santé des enfants et des jeunes des Premières nations et des Inuits. Une stratégie à guichet unique devrait être élaborée immédiatement de concert avec les groupes des Premières nations et des Inuits afin de consolider la gestion des programmes fédéraux. Les économies découlant d'une gestion rationalisée doivent être réinvesties dans les programmes eux-mêmes afin d'augmenter le nombre d'enfants et de jeunes qui bénéficient de ces programmes.

2. Tuberculose

Le Canada vit actuellement une épidémie de tuberculose dans ses communautés autochtones du Nord. Cette situation est presque un précédent mondial en ce quart de siècle. Les taux de tuberculose dans les communautés du Nord correspondent à quatre fois ceux de la moyenne nationale et le nombre d'infections augmente. La propagation de la tuberculose est exacerbée par de mauvaises conditions de vie, une mauvaise nutrition et la pauvreté.

Alors que cette maladie a été en dormance pendant un certain nombre d'années, de nombreux enfants des communautés du Nord reçoivent maintenant le diagnostic de tuberculose active, la maladie atteignant des proportions épidémiques dans certaines communautés. Comme la tuberculose active est contagieuse, il est recommandé que des programmes de surveillance et de traitement soient subventionnés et mis en oeuvre afin que tous les enfants et les jeunes du Canada qui risquent d'être exposés à la tuberculose soient testés et traités par des infirmières en santé publique, de façon à ce que cette épidémie de tuberculose soit stoppée avant de se propager davantage.

Nouveaux cas actifs et cas de rechute de tuberculose signalés et taux d'incidence pour 100 000 - Canada et provinces/territoires : 1995-2005 Référence 34
Année du diagnostic Canada Province/territoire

Notes de bas de page du Tableau 1

Tableau 1 note de bas de page 1

Les données relatives aux cas et aux taux pour l'année 2005 sont provisoires tant que le rapport annuel La tuberculose au Canada - 2005 n'aura pas été publié.

Retour à la première référence 1 de la note de bas de page du tableau 1

TNL IPE NB QC ON MB SK AB CB Yukon TNO Nunavut
1995 Cas 1,964 11 1 13 8 380 800 108 155 126 308 2 52 -
Taux 6.7 1.9 0.7 1.4 1.1 5.3 7.3 9.6 15.3 4.6 8.2 6.6 78.3 -
1996 Cas 1,877 24 3 15 15 332 780 97 113 140 316 6 36 -
Taux 6.3 4.3 2.2 1.6 2.0 4.6 7.0 8.6 11.1 5.0 8.2 19.1 53.4 -
1997 Cas 1,995 15 5 7 7 360 780 96 121 166 405 2 31 -
Taux 6.7 2.7 3.7 0.8 0.9 4.9 6.9 8.4 11.9 5.9 10.3 6.3 45.9 -
1998 Cas 1,809 8 2 18 9 289 742 116 98 158 329 2 38 -
Taux 6.0 1.5 1.5 1.9 1.2 4.0 6.5 10.2 9.6 5.4 8.3 6.4 56.6 -
1999 Cas 1,820 12 2 15 15 314 698 132 116 149 328 1 23 15
Taux 6.0 2.2 1.5 1.6 2.0 4.3 6.1 11.6 11.4 5.0 8.2 3.2 56.6 55.9
2000 Cas 1,723 10 2 3 10 318 700 98 104 133 285 3 10 47
Taux 5.6 1.9 1.5 0.3 1.3 4.3 6.0 8.5 10.3 4.4 7.1 9.9 24.7 174.5
2001 Cas 1,770 19 3 8 10 259 699 115 114 116 379 - 8 40
Taux 5.7 3.6 2.2 0.9 1.3 3.5 5.9 10.0 11.4 3.8 9.3 - 19.6 142.2
2002 Cas 1,664 9 1 9 11 282 716 98 89 128 290 - 4 27
Taux 5.3 1.7 0.7 1.0 1.5 3.8 5.9 8.5 8.9 4.1 7.0 - 9.8 93.4
2003 Cas 1,628 6 3 6 12 255 693 127 91 110 305 1 12 7
Taux 5.1 1.2 2.2 0.6 1.6 3.4 5.7 10.9 9.2 3.5 7.3 3.3 28.4 24.0
2004 CasTableau 1 note de bas de page 1 1,613 7 1 8 10 219 700 144 70 109 299 4 10 32
Taux 5.0 1.4 0.7 0.9 1.3 2.9 5.6 12.3 7.0 3.4 7.1 13.0 23.3 107.8
2005 CasTableau 1 note de bas de page 1 1,616 6 1 6 5 256 623 114 139 146 264 3 8 45
Taux 5.0 1.2 0.7 0.6 0.7 3.4 5.0 9.7 14.0 4.5 6.2 9.7 18.6 150.0
3. Programme d'aide préscolaire aux Autochtones

Le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones (PAPA) dans les communautés urbaines et du Nord est un programme de développement du jeune enfant qui s'adresse aux enfants des Premières nations et des groupes des Inuits et des Métis de même qu'à leurs familles. Le programme, dirigé par Santé Canada dans le cas des enfants qui vivent dans une réserve, sert quelque 9 173 enfants vivant dans une réserve dans 398 communautés dans tout le Canada. L'Agence de la santé publique du Canada applique le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones pour les enfants et les jeunes à l'extérieur des réserves, desservant 4 500 enfants sur 130 sites, ce qui représente environ 10 % des enfants autochtones de 3 à 5 ans vivant dans des centres urbains.

Les projets du PAPA consistent en des expériences préscolaires d'une demi-journée qui préparent les enfants autochtones à l'école en répondant à leurs besoins spirituels, émotifs, intellectuels et physiques. Tous les projets comportent des programmes dans six secteurs de base :

  1. la préparation aux études et à l'école;

  2. la culture et la langue autochtones;

  3. la participation des parents;

  4. la promotion de la santé;

  5. la nutrition;

  6. le soutien social.

Le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones constitue un excellent exemple d'un programme ayant un impact significatif sur le développement de la petite enfance. Le programme s'accompagne d'un nombre établi d'objectifs et d'un mandat clair. Il atteint ces objectifs et respecte son mandat.Référence 35 De plus, par ses volets d'éducation et de santé, il joue un rôle important dans le traitement des maladies chroniques, dans la promotion de modes de vie sains et dans la réduction de la prévention des blessures pour les enfants et les jeunes des Premières nations et des Inuits.

Pratique exemplaire
Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les Territoires du Nord-Ouest

Le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones (pratique exemplaire) est offert de concert avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Présentement, huit sites sont établis et ont adopté un principe d'amélioration continue. Au moyen d'indicateurs réels et mesurables, ils se comparent à d'autres programmes internationaux d'aide préscolaire à rendement élevé. Par conséquent, les enfants qui prennent part à ces programmes obtiennent de meilleures notes en première année et de meilleures notes de la troisième à la cinquième année lors des tests. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, dans son rapport annuel sur le développement de la petite enfance, a fait état de ces réussites en éducation de la petite enfance par rapport aux indicateurs établis précédemment. Ces rapports annuels sont excellents et devraient être utilisés comme documents cadres pour les autres compétences. De plus, leur méthode d'évaluation solide devrait être adoptée par d'autres programmes d'aide préscolaire aux Autochtones.

La réussite des programmes d'aide préscolaire aux Autochtones s'est avérée à maintes reprises.Référence 36 Les enfants qui ont pris part à des programmes d'aide préscolaire aux Autochtones ont eu un taux de reprise de 11,6 % comparativement à un taux de 18,7 % pour les enfants qui ne l'ont pas fait, entre autres avantages positifs.Référence 37 Ces programmes doivent toucher encore plus d'enfants si nous voulons avoir un effet sur les résultats pour la santé. À l'heure actuelle, le programme atteint 18 % des enfants et des jeunes des Premières nations et du groupe des Inuits. Il est recommandé que le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones soit élargi dans le but de donner, d'ici cinq ans, accès au programme à 25 % des enfants vivant dans et hors des réserves.

Comme il a été mentionné précédemment dans le présent rapport, le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones est l'un des programmes qui est appliqué par plusieurs ministères et organismes. L'accès à des subventions pour des programmes de développement de la petite enfance est difficile pour un certain nombre d'organismes. Comme l'a recommandé le document intitulé « Many Voices, Common Cause: A Report on the Aboriginal Leadership Forum on Early Childhood Development », le processus d'accès à des subventions pour le DPE devrait être rationalisé à ce qu'un « guichet unique » de sources de financement soit facilement accessible et clairement défini.Référence 38 Ces sources de financement devraient être accessibles auprès d'un seul ministère de sorte que les intéressés passent moins de temps à remplir des documents de proposition et davantage à la prestation directe de services.

4. Santé des Inuits

En avril 2007, le ministre de la Santé du Canada, l'honorable Tony Clement, et Mary Simon, présidente de Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), ont convenu d'un plan de travail conjoint élaboré par un groupe de travail de Santé Canada/ITK nouvellement constitué qui a pour but d'améliorer la santé des Inuits. Le groupe de travail étudiera et élaborera des approches dans des domaines d'intérêt mutuel en vue d'améliorer la santé des Inuits, y compris :

  • instituer un Bureau de la santé des Inuits à Santé Canada pour mieux aborder certains problèmes de santé des Inuits;
  • rehausser la collaboration entre les compétences;
  • améliorer la qualité des services de santé et l'accès à ceux-ci;
  • examiner les méthodes de consolidation du partage des données sur les Inuits ainsi que l'infrastructure, l'information et la recherche au moyen de partenariats aux niveaux régional et national.

Il s'agissait d'une mesure positive et dynamique favorisant l'établissement et la réalisation conjoints d'objectifs clairs dans des domaines prioritaires qui peuvent améliorer la santé des Inuits, notamment celle des enfants et des jeunes Inuits.

5. Suicides chez les Premières Nations et les Inuits

Le suicide et l'autodestruction étaient les causes principales de décès chez les jeunes et les adultes jusqu'à l'âge de 24 ans au sein du groupe des Premières nations et des Inuits. En 2000, le suicide représentait 22 % de tous les décès des jeunes (âgés de 10 à 19 ans) et 16 % de tous les décès chez les jeunes adultes (âgés de 20 à 44 ans). Plus stupéfiant encore, 83 % des décès des jeunes Inuits résultent d'un suicide.

À l'heure actuelle, il n'existe pas de données claires qui comporteraient des indications importantes sur les types des programmes qui feraient diminuer le suicide chez les jeunes. De nombreux suicides sont commis en raison de maladies chroniques, tandis que d'autres découlent de modes de vie malsains. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent jouer des rôles importants en recueillant des données, en établissant une surveillance des comportements et en exerçant des influences sur l'environnement, ainsi qu'en facilitant les collaborations et l'application des connaissances dans ce domaine afin d'augmenter le corpus de connaissances qui peuvent être utilisées pour aborder ces questions.

Le cadre national de prévention du suicide chez les jeunes autochtones à Santé Canada a pris les premières mesures en faveur d'une stratégie détaillée. Mais il faut faire davantage pour trouver des façons d'aider les jeunes Inuits à faire face aux problèmes qui les conduisent au suicide. Il est recommandé que Santé Canada s'associe à des organismes inuits de premier plan, comme le Embrace Life Council, et leur fournissent des outils pour élaborer des solutions locales innovatrices qui soient mieux adaptées pour aider les jeunes Inuits.

Comme il était mentionné dans la section sur la santé mentale du présent rapport, il est nécessaire d'effectuer de la recherche dans le domaine de la prévention du suicide chez les jeunes et d'évaluer les programmes actuels dans ce domaine.

6. Ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale (ETCAF)

L'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale (ETCAF - autrefois appelé syndrome d'alcoolisme foetal (SAF) et effets de l'alcool sur le foetus (EAF) est une constellation d'anomalies congénitales constatées chez des nouveau-nés qui sont causées par la consommation d'alcool des mères pendant la grossesse. L'ETCAF est une préoccupation de santé nationale. Il ne fait pas de distinction fondée sur la race, le statut socio-économique ou le sexe. En raison de l'absence de reconnaissance et de diagnostic, il est difficile de savoir avec certitude combien de personnes sont touchées par l'ETCAF. D'après les statistiques actuelles, un bébé sur de 500 à 3 000 naissances vivantes annuelles a l'ETCAF. L'incidence de l'ETCAF est plus grande que l'incidence du syndrome de Down ou du spina bifida.

L'incidence des EAF est de 5 à 10 fois plus élevée que celle du SAF. Ainsi, chaque année au Canada, de 123 à 740 bébés naissent avec le SAF et environ 1 000 bébés naissent avec les EAF (sur 370 000 naissances par année). Dans l'ensemble, la prévalence de l'ETCAF dans les communautés des Premières nations et dans les communautés inuites peut atteindre une proportion aussi élevée que un cas sur cinq.Référence 39

La composante des Premières nations et des Inuits de l'initiative sur l'ETCAF portait essentiellement sur l'appui aux programmes locaux d'éducation et de promotion ainsi que sur la formation des travailleurs de première ligne.Référence 40 Un rapport sur ce programme a été publié et les recommandations sont mises en oeuvre.

De nombreux groupes communautaires locaux ont déjà établi d'excellentes pratiques exemplaires. L'incidence et la prévalence de la maladie témoignent de l'impact considérable de la maladie sur les communautés des Premières nations et des Inuits. Il est recommandé qu'à partir de maintenant, ces programmes soient évalués à l'aide de résultats rigoureux pour la santé pour que l'efficacité soit contrôlée. Ces indicateurs devraient inclure l'incidence de l'ETCAF chez les nouveau-nés au moment de la naissance, l'incidence de l'ETCAF chez les enfants identifiés lors de l'inscription à l'école et une corrélation de l'incidence de ces enfants qui s'appuie sur les programmes de l'ETCAF offerts dans leur région. Les modifications au programme devraient alors être mises en oeuvre sur la base des pratiques exemplaires qui reposent sur des données probantes.

7. Programme Grandir ensemble

L'objet du programme Grandir ensemble est multiple. Ce programme a notamment pour but d'améliorer la qualité des services communautaires holistiques adéquats du point de vue culturel qui sont axés sur la santé mentale, le développement de l'enfant et la prévention des blessures, ainsi que l'accès à ces services. Grandir ensemble est un programme universel qui touche toutes les communautés des Premières nations et des Inuits au Canada, à des degrés divers. Au cours du processus de consultation tenu en vue du présent rapport, de nombreuses similitudes ont été constatées entre ce programme et d'autres programmes de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada. De plus, les participants ont constaté un manque de cohérence dans l'objet, dans les programmes. Par conséquent, il est recommandé que le programme Grandir ensemble soit regroupé avec les autres programmes existants, l'accent devrait être mis sur la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques. Ainsi on éliminerait les dédoublements et rationaliserait le financement pour ces organismes locaux désireux de bâtir leurs organismes et d'atteindre davantage d'enfants dans leurs communautés locales.

8. Prévention des blessures

Le Programme de prévention des blessures a pour objet de promouvoir et de soutenir les initiatives communautaires adaptées à la culture qui préviennent les blessures et font la promotion d'environnements sans danger pour les enfants des Premières nations et des Inuits. Les blessures évitables surviennent cinq fois plus souvent dans les réserves que dans la moyenne de la population canadienne des enfants et des jeunes. Ces statistiques sont stupéfiantes et préoccupantes.

Il est recommandé que ce programme soit fondu dans une Initiative nationale de prévention des blessures pour les enfants et les jeunes du Canada. Plus précisément, cette initiative nationale doit avoir comme élément central un volet sur les Premières nations et les Inuits. L'on doit procéder à une collecte de données rigoureuse et à une évaluation du programme précédent de prévention des blessures afin que les pratiques exemplaires et les politiques de cette initiative puissent être mises en oeuvre dans les régions nordiques et éloignées sur-le-champ.

Nouvelles initiatives

En plus des programmes actuels de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada qui sont axés sur les enfants et les jeunes des Premières nations et du groupe des Inuits, trois autres initiatives auront, si elles sont adoptées, un impact positif sur leurs résultats pour la santé.

1. Stratégie sur les enfants et les jeunes autochtones

De concert avec les communautés autochtones, les provinces et les territoires, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient commencer à élaborer une Stratégie sur les enfants et les jeunes autochtones précise comme l'ont recommandé l'Association médicale canadienne, la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins et chirurgiens du Canada.

Cette stratégie permettrait de reconnaître les difficultés culturelles et géographiques auxquelles sont confrontés ces enfants et ces jeunes et reposerait sur ces principes interdépendants et tous aussi importants les uns que les autresRéférence 41 :

  • autodétermination : permettre aux communautés de définir les enjeux et d'élaborer des solutions adaptées à la culture;
  • orientation intergénérationnelle : se pencher sur le passé et sur l'avenir, en faisant participer les aînés et les jeunes aux solutions;
  • absence de discrimination : assurer un accès équitable;
  • le respect de la culture, de la langue et de l'identité;
  • l'holisme : intégrer les besoins émotifs, physiques, cognitifs et spirituels des enfants et des jeunes;
  • responsabilité partagée : relier ce qu'il y a de mieux dans les systèmes autochtones et non autochtones pour obtenir de meilleurs résultats pour la santé.

Cette tâche devrait compter parmi les priorités principales de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada.

2. Principe de Jordan

On ne peut discuter d'améliorations et d'ajouts aux services de santé pour les enfants et les jeunes des Premières nations et le groupe des Inuits sans commenter la question du principe de Jordan.

Jordan était un enfant des Premières nations né avec des besoins médicaux complexes. Sa famille n'avait pas accès au soutien dont elle avait besoin pour qu'il reçoive des soins à leur résidence dans la réserve. Jordan est demeuré à l'hôpital au cours des deux premières années de sa vie et son état de santé s'est stabilisé.

Peu après le deuxième anniversaire de Jordan, les médecins ont dit qu'il pouvait désormais habiter la résidence familiale. Cependant, les gouvernements fédéral et provincial ne pouvaient s'entendre sur le ministère (et l'ordre de gouvernement) qui devrait payer les soins à domicile de Jordan. Le différend a duré plus de deux ans, au cours desquels Jordan est demeuré à l'hôpital sans raison. Il a été réglé peu après le quatrième anniversaire de Jordan. Toutefois, Jordan est décédé avant de pouvoir vivre dans une résidence familiale.

Il est recommandé que les gouvernements des provinces et des territoires adoptent un principe de l'« enfant d'abord » pour régler les conflits de compétence qui portent sur les soins des enfants et des jeunes des Premières nations qui vivent dans une réserve.Référence 42

Lorsque survient un conflit de compétence entre deux ordres de gouvernement relativement au paiement de services de soins de santé pour un enfant possédant le statut d'Indien qui sont par ailleurs offerts à tous les autres enfants du Canada, le gouvernement fédéral paierait d'abord, puis recouvrerait l'année suivante, auprès des provinces, les coûts adéquats au moyen de rajustements aux paiements de transfert en santé. Le recours à cette méthode permettrait de dispenser d'abord les soins aux enfants et aux jeunes et de régler ensuite le conflit de compétences, ce qui ne nuirait pas à la prestation de services de soins de santé aux enfants lorsque de tels soins sont nécessaires.

3. Services de santé auxiliaires

Le fait de s'assurer que les enfants handicapés des Premières nations et des Inuits qui vivent dans une réserve ont accès à des services de santé auxiliaires adéquats, comme des services d'ergothérapie, de physiothérapie et d'orthophonie pose certaines difficultés. À l'heure actuelle, l'approche préconisée par le gouvernement du Canada à l'égard de la prestation de ces services est fragmentée. Santé Canada appuie des programmes regroupés dans la catégorie générale des programmes de santé pour des enfants de la naissance à six ans, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien s'emploie davantage à fournir du soutien aux enfants dont l'âge varie entre six et dix-huit ans.

Comme le décrit la section sur les handicaps du présent rapport, le maintien et le renforcement des capacités physiques et intellectuelles par le recours à des services d'ergothérapie, de physiothérapie et d'orthophonie peut augmenter considérablement le niveau d'indépendance de ces enfants à long terme. Santé Canada devrait s'efforcer d'offrir, à proximité de leur domicile, ces services auxiliaires aux enfants des Premières nations et des Inuits qui sont âgés de moins de 6 ans et qui vivent dans une réserve.

Parmi les possibilités :

  • Fournir de l'assistance supplémentaire au « Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits », afin d'inclure des services de santé auxiliaires pour les enfants de moins de six ans ayant des besoins spéciaux et qui vivent dans une réserve. Le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits offre déjà des services à 1 300 personnes vivant dans une réserve. Un programme pilote à être mis en oeuvre dans les 12 prochains mois est recommandé. Ce programme serait essentiellement axé sur la prestation de services auxiliaires, notamment en ergothérapie, en physiothérapie et en orthophonie, qui permettraient aux enfants de moins de six ans qui ont des besoins médicaux à vie complexes, de recevoir les services médicaux dont ils ont besoin à la maison plutôt que dans un foyer qui prodigue des soins médicaux ou dans des établissements médicaux.Référence 43
  • Fournir des services cliniques et des services de santé en pédiatrie dans le Nord semblable au programme australien dans le cadre duquel des pédiatres, des infirmières, des orthophonistes et d'autres fournisseurs de soins de santé auxiliaires offrent des services cliniques et des services auxiliaires dans des endroits éloignés sur la base d'une clinique communautaire. Ce programme - offert de manière opportune - serait profitable aux enfants des Premières nations et des Inuits, ainsi qu'à tous les enfants qui vivent dans des régions nordiques éloignées du pays. Ce programme nécessiterait la constitution d'une équipe qui se consacrerait à servir ces communautés dans le nord du Canada. Elle aiderait Santé Canada à offrir moins de services essentiels et institutionnalisés, qui seraient remplacés par des soins plus opportuns et adéquats pour les enfants et les jeunes.

II. Agence de la santé publique du CanadaRéférence 44

Contexte

L'Agence de la santé publique du Canada a été créée en 2004 et a été investie du mandat précis de protéger la santé et la sécurité des Canadiens de tous âges. L'Agence de la santé publique du Canada, dirigée par l'administrateur en chef de la santé publique, qui relève directement du ministre fédéral de la Santé, a pour mandat de collaborer étroitement avec les provinces et les territoires pour garder les Canadiens en santé et de contribuer à atténuer les pressions exercées sur le système de soins de santé.

L'Agence de la santé publique du Canada réalise un certain nombre de programmes centrés sur les enfants et les jeunes, dont :

  • le Réseau canadien de la santé - Enfants;
  • les Centres d'excellence pour le bien-être des enfants;
  • le Programme d'action communautaire pour les enfants;
  • la Prévention de la maltraitance, de l'abus et de la négligence chez les enfants;
  • le programme de grossesse et d'enfance en santé (dont le Programme canadien de nutrition prénatale et l'Ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale);
  • le programme de prévention des blessures;
  • les immunisations, dont la Stratégie nationale d'immunisation;
  • la santé mentale;
  • les guides d'activité physique pour les enfants et les jeunes.

De nombreux programmes de l'Agence de la santé publique du Canada sont appuyés par certains programmes et certaines études sur la surveillance des enfants et des jeunes, dont :

  • Étude canadienne sur l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - Constatations principales - 2003;
  • Programme canadien de surveillance et de lutte contre le cancer chez les enfants (PCSLCE);
  • Système canadien de surveillance périnatale (SCSP);
  • Réseau canadien de surveillance des anomalies congénitales (RCSAC);
  • Surveillance des blessures en direct;
  • La base de données du SCHIRPT (1999);
  • Le Centre de promotion de la santé - Division de la surveillance de la santé et de l'épidémiologie : Section de la santé maternelle et infantile.
i. Centres d'excellence pour le bien-être des enfants

La vision des Centres d'excellence pour le bien-être des enfants (CE) consiste à améliorer la compréhension et la réaction des Canadiens aux besoins en santé physique et en santé mentale des enfants et les facteurs cruciaux du développement sain de l'enfant. À l'heure actuelle, il existe des CE pour :

  • le développement des jeunes enfants;
  • les enfants et les adolescents qui ont des besoins spéciaux;
  • l'engagement des jeunes;
  • le bien-être des enfants.

Des activités excellentes sont exercées dans ces CE. Toutefois, les CE actuels doivent, pour être de véritables Centres d'excellence, se révéler innovateurs sur la scène internationale. Il était préoccupant de constater que tout au long du processus de consultation, très peu de chercheurs, de cliniciens et, plus important encore, de parents connaissaient l'existence de ces Centres d'excellence. Ils doivent produire du matériel et des travaux de recherche de renommée mondiale et, surtout, combler les besoins des parents, des enfants et des jeunes du Canada.

Pour combler et répondre à ces attentes, les CE actuels doivent subir une transformation appropriée.

Transformer les Centres d'excellence

  • Mettre l'accent sur les questions prioritaires
  • Solidifier les relations avec les organisations non gouvernementales (OGN) et les partenaires industriels
  • Mettre l'accent sur les modèles étrangers
  • Effectuer du marketing social
  • Déterminer des indicateurs de santé
  • Renommer les Centres d'excellence pour la santé des enfants et des jeunes

Premièrement, les CE doivent être orientés de manière plus adéquate vers des questions prioritaires que les parents, les organismes, les enfants et les jeunes ont déterminé au moyen de consultations, dont :

  • la prévention des blessures et la sécurité;
  • l'obésité et les modes de vie sains;
  • la santé mentale.

La transition vers ces secteurs clés devrait avoir lieu pendant qu'une transition s'exerce à partir des CE actuels. Les membres du Comité consultatif national d'experts du CE devraient modifier leur orientation de manière à refléter ces nouvelles priorités.

Deuxièmement, les Centres d'excellence doivent tisser des liens plus solides avec les ONG et des partenaires de l'industrie pour miser sur la recherche et sur les connaissances qu'ils ont établies et sur les connaissances acquises par d'autres organismes. Le partage et la diffusion de connaissances constituent la clé. Les ONG et les partenaires de l'industrie apporteront également leur contribution en déterminant si les idées formulées peuvent effectivement être mises en oeuvre sur le terrain.

Troisièmement, les CE devraient concentrer leurs efforts sur la réalisation d'objectifs mondiaux afin que le Canada devienne le chef de file mondial.

Quatrièmement, le Comité consultatif national d'experts des CE devrait obtenir la responsabilité des communications, de la sensibilisation du public, de la participation des jeunes, de la publicité et de la conscientisation pour tous les CE. Une stratégie centralisée de marketing social constitue un besoin criant. L'une des leçons clés retenues de la mise en oeuvre de la Stratégie nationale sur le tabac était que les communications, la publicité, l'éducation et la promotion sont des volets très importants de la diffusion des connaissances et de l'amélioration des résultats pour la santé. Il importe d'éduquer les enfants et les parents.

Cinquièmement, les CE devraient être étroitement associés à l'établissement d'indicateurs de santé dans leurs domaines. À titre d'experts en recherche et en application des connaissances, ils seront tout à fait en mesure de donner une orientation aux indicateurs de santé appropriés qui fourniront des données en vue d'améliorer les résultats pour la santé chez les enfants et les jeunes du Canada.

Sixièmement, les CE devraient être renommés « Centres d'excellence pour la santé des enfants et des jeunes ». Il s'agit d'une mesure importante pour recentrer les CE. Ces organismes doivent faire ressortir les différences importantes entre les divers stades de développement, chacun mettant l'accent sur des questions distinctes et spécifiques de santé des enfants et des jeunes.

ii. Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP)

Le PCNP vise à réduire l'incidence des poids à la naissance nuisibles pour la santé et à améliorer la santé du nouveau-né et de la mère, ce qui fait diminuer la possibilité de mortalité infantile. Ce programme inclut des services comme la supplémentation alimentaire, des conseils de nutrition, le soutien, l'éducation, les aiguillages et le counseling sur des questions de santé et de mode de vie. Les services du PCNP sont élaborés et dispensés de concert avec les provinces et les territoires, ainsi que dans le cadre d'accords de gestion conjoints intervenus avec les communautés des Premières nations et des Inuits. À l'heure actuelle, 50 000 femmes et nouveau-nés de plus de 2 000 communautés du Canada obtiennent du soutien du PCNP exécuté par l'Agence de la santé publique du Canada, tandis que 9 000 autres femmes des Premières nations et des Inuits de plus de 600 communautés participent dans le cadre de projets du PCNP établis par l'entremise de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada.

Pratique exemplaire
Programmes

Le Dispensaire diététique de Montréal a élaboré un certain nombre de programmes exceptionnels qui constituent un exemple de pratique exemplaire d'un programme du PCNP. Ses programmes incluent un panier d'aliments recommandé en fonction du contenu du Guide alimentaire canadien, qui donne des suggestions sur l'établissement d'un budget pour combler les besoins fondamentaux (dont des exemples précis pour des familles de différentes tailles, de différentes compositions et de niveaux de revenus différents) et le Programme d'intervention en nutrition de Higgins, dans le cadre duquel l'intervention en nutrition est individualisée et très économique. Il a un fort impact en aidant les mères à avoir des bébés de poids normal et de meilleurs résultats pour la santé pour les nouveau-nés et les enfants. De plus amples renseignements se trouvent sur ce site :

Le PCNP joue un rôle clé en aidant de nombreuses femmes ainsi que leurs enfants à mener une vie saine. Toutefois, des obstacles se dressent fréquemment devant les gens qui veulent mettre en oeuvre les programmes du PCNP à l'échelle locale. Il est donc recommandé que les exigences administratives auxquelles doivent satisfaire les organismes qui demandent des fonds au titre du PCNP soient rationalisées et coordonnées de sorte que les organismes qui demandent des fonds auprès de plusieurs organismes gouvernementaux n'aient pas à fournir les mêmes renseignements sous plusieurs formes, ce qui constituerait un gaspillage de temps et d'énergie qui devraient être consacrés à la prestation directe de services. Il devrait y avoir une collaboration entre les gouvernements FPT pour créer des modèles uniformisés qui pourraient être utilisés entre les compétences.

En raison de l'impact important de ce programme sur le développement de l'enfant, il est recommandé que l'Agence de la santé publique du Canada veille à ce que les programmes communautaires choisis et exécutés par l'entremise du PCNP appuient son mandat spécifique et comportent des objectifs et des produits en santé précis à réaliser. Alors que la mesure du rendement est une exigence de l'entente sur le financement, on soumet rarement les programmes du PCNP à une vérification pour s'assurer que les mesures donnent effectivement des résultats pour la santé. Par conséquent, il est recommandé que l'Agence de la santé publique du Canada révise toutes les mesures du rendement des ententes sur le PCNP pour s'assurer qu'elles atteignent les résultats pour la santé énoncés dans leur mandat.

De plus, il est recommandé qu'un seul ministère ou organisme offre ce programme de concert avec le Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE). La prestation de services combinée de ces programmes permettra à davantage d'enfants d'en bénéficier, et ce, plus efficacement. Il est recommandé que le programme combiné soit mis en oeuvre par l'Agence de la santé publique du Canada compte tenu de son expérience dans ces programmes. L'efficacité de ces programmes devrait être revue par l'Agence de la santé publique du Canada dans le contexte de cette restructuration.

Tout au long du processus d'évaluation, on a constaté que les programmes du PCNP offerts par Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada étaient appliqués à des degrés différents d'efficacité. Pour ce motif, il est recommandé que les pratiques exemplaires de chaque programme soient revues de manière à ce que les pratiques administratives les plus efficaces et efficientes soient mises en oeuvres, pour que plus d'enfants reçoivent des services.

iii. Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE)

Avec le Programme canadien de nutrition prénatale, le PACE est l'un des principaux programmes de l'Agence de la santé publique du Canada qui est conçu pour améliorer les résultats pour la santé et le bien-être des enfants et des jeunes vulnérables. Le PACE et le PCNP sont tous deux des organismes qui attribuent des fonds à des groupes communautaires ou à des coalitions pour réaliser des programmes qui traitent de la santé et du développement des enfants vulnérables âgés d'au plus six ans. Quelque 450 projets communautaires sont actuellement financés dans l'ensemble du pays dans le cadre de ces deux programmes.

Au cours du processus public de consultation, les personnes, des organismes qui ont mis le PACE en oeuvre de même que les bénéficiaires des programmes du PACE ont soulevé plusieurs questions. De nombreux parents ont déclaré qu'ils ne connaissaient pas l'objectif principal des programmes du PACE, puisqu'il n'y a pas d'orientation cohérente au programme dans l'ensemble du pays : le programme n'a ni objectifs ni mandat pancanadiens cohérents. Les évaluations sont donc difficiles à réaliser et les évaluations que l'on demande aux organisateurs locaux d'effectuer s'appliquent rarement de façon pertinente au programme mis en oeuvre. Plus important encore, il arrive souvent que les programmes locaux du PACE ne soient pas axés sur les priorités énoncées par les parents et les jeunes du Canada. D'après une évaluation faite en 2001, les parents ont exposé clairement leurs priorités pour le groupe formé des nouveau-nés aux enfants de cinq ans :

  • la nutrition;
  • les accidents et les blessures;
  • la sécurité des produits.

Ils ont aussi exposé clairement ce qu'étaient selon eux les problèmes principaux affectant les enfants âgés de 6 à 12 ans :

  • le manque d'activité physique;
  • l'obésité;
  • les blessures.

Ces questions devraient être au coeur du programme PACE.

Il est recommandé que les programmes du PACE s'emploient à améliorer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes qui représentent des priorités fondamentales pour les parents canadiens. Les programmes actuels du PACE devraient offrir la possibilité de passer à ces trois secteurs de santé prioritaires et établir des points de repère du rendement dans ces secteurs. Ceci devrait être fait d'ici les trois prochaines années. Si les programmes ne peuvent le faire, ils devraient prendre fin après la période de transition.

Comme il a été mentionné précédemment, le programme PACE devrait être combiné au PCNP. Les bénéficiaires actuels des fonds accordés dans le cadre des deux programmes en viendraient à la conclusion que leur regroupement en un programme produit un programme plus complet. De plus, il serait plus facile de gérer le programme, car il y aurait regroupement des évaluations requises pour ces programmes. Ainsi, le fardeau administratif qui reposerait sur les fournisseurs serait considérablement allégé, une gamme accrue de services seraient offerts à chaque parent et enfant, et le programme rejoindrait un plus grand nombre d'enfants.

Enfin, les programmes du PACE et du PCNP doivent bâtir des partenariats industriels pour doter ce programme national d'un pouvoir d'achat centralisé et d'un plus grand pouvoir de négociation. Les partenariats avec l'industrie permettront à ces programmes d'atteindre un plus grand nombre d'enfants.

Pratique exemplaire
d'intégration à l'administration du programme PACE

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a des modèles d'ententes bilatérales et un processus qui permet de déterminer « qui fait quoi » afin d'éliminer le dédoublement. Il faudrait imiter cette pratique partout au pays.
iv. Consortium conjoint pour les écoles en santé

Le Consortium conjoint pour les écoles en santéRéférence 45 fait la promotion d'une approche globale de la santé en milieu scolaire en collaborant avec les secteurs de la santé et de l'éducation pour créer des outils qui contribuent à l'élaboration de programmes, de politiques et de pratiques qui peuvent améliorer la santé générale des enfants et des jeunes pendant qu'ils fréquentent l'école.

Comme cet organisme a été constitué seulement en 2006, il n'en est qu'à ses premières années. Ce programme, qui pourrait fournir une possibilité de synergies avec les programmes des Centres d'excellence, présente un potentiel important.

Il est recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé concentre ses efforts initiaux sur les activités physiques et la nutrition en milieu scolaire. Ils sont incités à travailler de concert avec l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse pour déterminer et évaluer les pratiques exemplaires qui peuvent contribuer à réduire l'obésité.

v. Direction générale de la promotion de la santé et de la prévention des maladies chroniques

De nombreux programmes de l'Agence de la santé publique du Canada sont axés sur l'activité physique. Qu'il s'agisse de Aller-retour actif et sécuritaire pour l'école, du Verdissement des terrains d'école, de En mouvement!, ou du Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes, tous ces programmes font de l'excellent travail pour déterminer et établir les pratiques exemplaires qui peuvent être mises en oeuvre au profit des enfants et des jeunes partout au pays.

Toutefois, il est préoccupant de constater que ces activités ne sont pas traitées de façon coordonnée. Ces nombreux programmes devraient être regroupés sous l'égide du Centre d'excellence sur l'obésité (si un tel Centre d'excellence est établi) afin que les programmes puissent être coordonnés et exploités de façon synergique pour procurer les meilleurs avantages possibles aux enfants et aux jeunes partout au pays.

vi. Maltraitance, abus et négligence chez les enfants

D'après le rapport de l'Agence de la santé publique du Canada intitulé « L'Initiative de lutte contre la violence familiale - Rapport sur le rendement pour la période 2002-2003 et 2003-2004 » :

  • 8 460 enfants et jeunes ont été victimes d'agressions, y compris les agressions sexuelles, en 2002;
  • 76 % des enfants ont été agressés par une personne qu'ils connaissaient;
  • 25 % ont été agressés par un membre de leur famille.Référence 46

L'Agence de la santé publique du Canada exerce d'excellentes activités de surveillance et de recherche dans ce domaine. Des rapports, comme l'Étude canadienne sur l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants (ECI), se penchent sur l'incidence des signalements de maltraitance d'enfants et sur les caractéristiques des enfants et des familles ayant fait l'objet d'enquêtes par les services canadiens d'aide à l'enfanceRéférence 47. Il s'agit d'une étude nationale menée en milieu scolaire de concert avec l'Organisation mondiale de la Santé sur les attitudes et les comportements des jeunes, notamment des jeunes d'âge scolaire, en santé. Ce rapport a recommandé que les indicateurs qui y sont mesurés soient utilisés comme mesures de la surveillance et du rendement dans l'ensemble du Canada. Les données recueillies constituent une très bonne base d'orientation des politiques et des programmes.

L'Agence de la santé publique du Canada met en oeuvre quelques programmes solides dans les domaines de la maltraitance, de la violence et de la négligence à l'égard des enfants et des jeunes. Le Centre national d'information sur la violence dans la famille (CNIVF) est un exemple d'initiative réussie qui est menée par l'Agence de la santé publique du Canada, à laquelle participent 15 ministères fédéraux et qui comporte un mandat à gestion horizontale.Référence 48 Le CNIVF tient lieu de centre de ressources canadien qui offre des renseignements sur la violence au sein de relations entre parents, d'intimité, de dépendance ou de confiance; ces services sont gratuits et disponibles dans les deux langues officielles.

Malheureusement, les taux d'agressions ayant un lien avec la famille qui sont commises contre les enfants et les jeunes ont augmenté depuis 1998. Afin de contribuer au renversement de cette tendance, l'Agence de la santé publique du Canada doit mieux cibler son approche d'élaboration de politiques et de programmes dans ce domaine en se servant des données excellentes que recueille l'ECI. Elle doit également veiller à ce que tous les programmes soient mesurables par rapport à des indicateurs de soins de santé déterminés.

vii. Réseau canadien de la santé

Le Réseau canadien de la santé, un partenariat entre l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada et d'autres organismes du domaine de la santé, est un programme national bilingue de promotion de la santé que l'on trouve sur Internet à l'adresse [www.reseau-canadien-sante.ca]. Alors que l'on y trouve des renseignements utiles sur la santé des enfants et des jeunes ainsi que des liens avec des ressources canadiennes et internationales importantes, il est relativement peu consulté parce qu'il est peu visible.

Afin de mieux faire connaître les renseignements sur la santé des enfants et des jeunes, il est recommandé que les renseignements fournis par le Réseau canadien de la santé soient regroupés à un endroit, le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada, pour que ces deux sites deviennent plus efficaces et qu'il soit plus pratique pour les visiteurs d'extraire des renseignements. De plus, le contenu devrait être revu et mis à jour tous les mois, car de nombreux parents et intervenants se fient à cette ressource pour trouver du matériel mis à jour.

III. Recherche

Tout au long des consultations qui ont été à la base de ce rapport, plusieurs questions concernant la recherche, la surveillance et la gestion des données ont été soulevées.

De nombreuses recherches sur les soins de santé sont actuellement effectuées au Canada. Cependant, elles doivent être davantage orientées vers les enfants et les jeunes.

Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)

Beaucoup de recherches sur les questions de santé des enfants et des jeunes au Canada sont faites par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC a un certain nombre de projets de recherche en cours qui auront un impact direct sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes canadiens. Il conviendrait de féliciter les IRSC de leur appui à certains programmes ciblés qui répondent à des besoins établis non seulement par des experts de la pédiatrie, mais également par des parents de tout le pays. Ces programmes comprennent des initiatives stratégiques sur les temps d'attente en santé mentale, sur les indicateurs de santé des enfants et des jeunes et sur la prévention des blessures, qui revêtent toutes une importance considérable pour les parents canadiens.

De plus, d'autres Instituts des IRSC ont des projets axés sur la santé des enfants et des jeunes, dont les Instituts de la santé des Autochtones, de l'appareil locomoteur et de l'arthrite et de la nutrition, du métabolisme et du diabète.

Pratique exemplaire
Recherche pédiatrique

L'Université de l'Île-du-Prince-Édouard accueille l'équipe de recherche sur l'approche globale de la santé en milieu scolaire. Cette équipe de recherche multidisciplinaire comprend des représentants du Canada atlantique qui ont des liens dans tout le Canada. Sa vision consiste à promouvoir la santé et l'activité chez les jeunes, ce qui contribue à la santé et au bien-être des insulaires et des Canadiens tout en établissant une capacité de formation et de perfectionnement en recherche. Des programmes de meilleures pratiques comme celui-ci doivent être liés au Consortium conjoint pour les écoles en santé pour pouvoir fonctionner en partenariat et pour partager des données.

Les nombreux projets des IRSC démontrent l'engagement à la recherche sur la santé des enfants. Toutefois, des améliorations pourraient être apportées. Si nous croyons en l'hypothèse selon laquelle le fait d'investir tôt dans la prévention fait diminuer la maladie aux stades ultérieurs de la vie et se répercute sur les coûts en soins de santé qui y sont associés, il nous appartient d'investir davantage en recherche pédiatrique. Cette recherche permettra d'établir une orientation fondée sur des données probantes pour les initiatives de santé et de soins de santé qui ont impact positif et direct sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes.

Cela ne signifie pas nécessairement qu'il faille continuer de subventionner les mêmes genres de programmes et d'initiatives de recherche en soins de santé. Il faut mener davantage de recherches scientifiques que celles de base dans ce domaine; il est urgent de soutenir la recherche clinique et communautaire.

De plus, il est impératif qu'il y ait des liens plus forts entre les IRSC et les ONG partout au Canada.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Des pédiatres, des ONG, des chercheurs et des parents ont relevé un certain nombre de questions clés dans le cadre du processus de consultation, dont :

  • la nécessité d'une étude longitudinale des cohortes sur les enfants et les jeunes;
  • l'existence et l'importance des lacunes en recherche pédiatrique;
  • l'importance de l'intégration des ONG et des organismes communautaires dans la recherche sur l'application des connaissances concernant les enfants et les jeunes.

Approche de la recherche future

Tout au long du processus de consultation, les Canadiens ont mis l'accent sur le besoin d'une approche cohérente de recherche en ce qui a trait à la recherche sur la santé des enfants et des jeunes. Les éléments de cette approche étaient les suivants :

  • une surveillance continue;
  • fondée sur des données probantes;
  • une approche multidisciplinaire qui doit inclure les chercheurs, les ONG et l'industrie;
  • l'application des connaissances;
  • le réseautage et la connectivité.

En veillant à ce que ces éléments soient intégrés dans chaque projet de recherche, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent s'assurer que la recherche menée sur la santé des enfants et des jeunes non seulement est conforme à des normes de recherche rigoureuses, mais s'applique également à l'ensemble de la collectivité de recherche sur la santé des enfants et des jeunes.

Le Canada doit commencer à investir dans des activités ciblées de surveillance et de collecte de données dans les domaines pertinents aux obstacles courants auxquels font face les enfants et les jeunes. Il faut aussi diffuser les données recueillies aux chercheurs, aux professionnels des soins de santé, aux ONG, et au grand public de manière plus opportune et efficace. Tant que ces deux objectifs ne seront pas atteints, le gouvernement du Canada ne pourra jamais établir de corrélation entre les investissements dans des programmes de santé et des résultats de santé réussis chez les enfants, les jeunes ou les adultes.

Cela signifie plus particulièrement qu'il faudra intensifier ou faire de la surveillance et de la cueillette de données dans les domaines de la prévention des blessures et la sécurité, de l'obésité et des modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

i. Étude longitudinale des cohortes sur les enfants et les jeunes

Tel qu'il est mentionné dans la section sur l'environnement du présent rapport, il est fortement recommandé que le gouvernement du Canada appuie une étude longitudinale de cohortes sur dix ans qui commencerait au moment de la conception du foetus et qui s'étendrait jusqu'à ce que les enfants soient âgés de 8 ans. Cette étude devrait être entreprise dans les 12 prochains mois. Un nombre minimal de dix mille enfants seraient suivis pendant cette étude qui recueillerait des données en vue d'évaluations cliniques et environnementales multiples. Cette étude fournirait des données nécessaires pour établir des orientations cliniques et de programmes à venir relativement à la santé des enfants et des jeunes. Il est impossible de cibler et d'élaborer des programmes de manière adéquate si des données ne sont pas disponibles. Ces renseignements sont essentiels pour mieux déterminer une affectation optimale de ressources, une élaboration de politiques ainsi que des orientations stratégiques.

Les IRSC, qui travaillent de concert avec Statistique Canada à recueillir des données, seraient le principal organisme chargé de réaliser cette étude, compte tenu de leur capacité et de leur compétence pour mener une étude de cette ampleur. Un Groupe consultatif d'experts en recherche et en collecte de données devrait être constitué pour donner une orientation à cette étude. Ces personnes devraient oeuvrer dans le domaine de la santé des enfants et des jeunes, avec des représentants ayant des compétences dans le milieu, et plus précisément dans les allergies et les maladies immunitaires, ainsi que dans les maladies chroniques chez les enfants. De plus, des représentants des ONG qui ont un impact sur la santé des enfants et des jeunes devraient être invités à faire partie du Groupe consultatif d'experts. Ce Groupe consultatif d'experts devrait veiller à ce que des données et des résultats appropriés qui portent sur la recherche en application des connaissances ne soient pas accessibles seulement aux chercheurs en science fondamentale. Les données et les résultats devraient être disponibles en temps opportun aux cliniciens et aux ONG du Canada, entre autres, qui ont un impact sur la santé des enfants et des jeunes du Canada de façon quotidienne.

De plus, ce Groupe consultatif d'experts devrait donner à Statistique Canada des conseils et une orientation relativement aux enquêtes de recherche et à la collecte de données en général sur la santé des enfants et des jeunes. Les conseils du Groupe consultatif iraient au-delà de l'étude longitudinale des cohortes, et comporteraient des conseils et une orientation sur d'autres enquêtes que fera Statistique Canada pour recueillir des données sur les enfants et les jeunes.

ii. Lacunes dans la recherche ciblée

Les recherches continues en santé des enfants et des jeunes devraient contribuer aux assises fondamentales que sont la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques.

À l'heure actuelle, il existe, selon l'IRSC, des lacunes dans les domaines de recherche qui touchent les enfants et les jeunes, dont le milieu physique, le milieu social, l'épidémie d'obésité et d'inactivité physique, et les blessures non intentionnelles et intentionnelles.Référence 49 Les parents et les professionnels des soins de santé ont relevé certaines questions de santé des enfants et des jeunes, par ailleurs mises en relief dans des sections antérieures du présent document, qui doivent faire l'objet d'autres recherches. Les deux recommandations suivantes sont formulées pour bien combler ces lacunes en recherche et en personnel expérimenté :

  • Les Centres d'excellence pour le bien-être des enfants actuels de l'Agence de la santé publique du Canada devraient opérer une transition pour se concentrer sur les priorités des parents canadiens : la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques. Les nouveaux Centres d'excellence auront la capacité de contribuer à l'application des connaissances et devraient collaborer avec les IRSC pour accroître cette capacité.

  • Des chaires de recherche du Canada devraient être établies pour certaines recherches touchant les enfants et les jeunes dans les domaines de la prévention des blessures et la sécurité, de l'obésité et les modes de vie sains ainsi que de la santé mentale et les maladies chroniques.
iii. Intégration des ONG et des organismes communautaires à la recherche sur l'application des connaissances

L'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents et les autres Instituts de l'IRSC qui effectuent de la recherche et des évaluations fondées sur des données probantes sur des applications cliniques et de programmation qui affectent les résultats pour la santé des enfants et des jeunes doivent être félicités pour ces travaux. Ces recherches translationnelles sont essentielles. Toutefois, il doit y avoir davantage d'interaction entre les chercheurs, les ONG et les cliniciens. Il doit y avoir application des connaissances entre les personnes qui font la recherche et celles qui mettent en oeuvre les programmes et les traitements qui touchent directement les enfants et les jeunes. Seule cette interaction nous permettra de miser davantage sur tout le talent présent dans de nombreux secteurs afin que ce soit profitable aux enfants canadiens.

Plus particulièrement, les IRSC devraient subventionner la recherche participative avec les ONG et les organismes communautaires dans les domaines de la prévention des blessures et de la sécurité, de l'obésité et des modes de vie sains ainsi que de la santé mentale et des maladies chroniques.

IV. Surveillance, collecte de données, gestion et diffusion

i. Programmes de surveillance

Le Centre pour la promotion de la santé, qui fait partie de l'Agence de la santé publique du Canada, effectue actuellement de la surveillance dans quatre domaines :

  • la santé périnatale (la santé de la mère, du foetus et du nouveau-né, y compris les anomalies congénitales) par l'entremise du Système canadien de surveillance périnataleRéférence 50 et du Réseau canadien de surveillance des anomalies congénitales;Référence 51
  • le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT)Référence 52 et les travaux nationaux et internationaux connexes, dont
    la collaboration concernant la classification des blessures et traumatismes avec l'OMS et les CDC;
  • la maltraitance des enfants au moyen de l'Étude canadienne sur l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants (ÉIS)Référence 53, qui
    est une étude périodique (réalisée tous les 5 ans) portant sur un échantillon représentatif des organismes de protection de l'enfance à travers le pays;
  • les maladies de l'enfance relativement rares qui revêtent de l'importance pour la santé publique (comme le syndrome de la ceinture de sécurité, la paralysie flasque aiguë, l'infection materno-foetale à CMV) dans le cadre du Programme canadien de surveillance pédiatrique,Référence 54 un partenariat entre le gouvernement fédéral et la Société canadienne de pédiatrie.

De plus, on élabore un plan d'activités de surveillance des troubles du spectre autistique.

D'autres directions générales de l'Agence de la santé publique du Canada exercent des activités de surveillance, dont la surveillance des maladies applicable aux virus et aux infections chez les enfants.

Cette surveillance représente une bonne base; cependant, il est recommandé que du soutien soit accordé pour augmenter la quantité et l'ampleur des activités de surveillance pédiatrique dans l'ensemble du pays dans des secteurs clés, à savoir la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques, notamment chez les populations rurales et ethniques.

ii. Collecte de données, gestion et diffusion

La collecte de données et la surveillance sont des éléments clés pour établir des tendances et tenir lieu d'éléments constitutifs de base de la recherche. Si les données sont des données de fond, comparables et « propres », elles seront précieuses pour l'élaboration de politiques et de programmes gouvernementaux appropriés qui peuvent avoir un impact significatif sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes. Seules des données adéquates et substantielles permettront que des décisions fondées sur des données probantes soient prises.

L'amélioration de la recherche pédiatrique, de la surveillance et de la gestion de données revêt une importance fondamentale pour les décideurs et ceux qui participent à l'élaboration de programmes. Il est possible de prendre des décisions adéquates sur l'élaboration de politiques et de programmes au moyen de données solides et fiables sur le plan des sources. On identifiera les programmes et les organismes qui peuvent le mieux mettre en oeuvre des programmes efficaces permettant d'obtenir les résultats pour la santé que désirent les parents canadiens.

iii. Surveillance et collecte de données par Statistique Canada

Un certain nombre d'outils de collecte de données ont été établis par Statistique Canada pour assurer le suivi des résultats de la santé des enfants et des jeunes, dont :

  • l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ), qui est une étude à long terme sur les enfants canadiens qui permet de suivre leur bien-être et les facteurs qui affectent leur développement de la naissance au début de l'âge adulte;Référence 55
  • l'Enquête sur les enfants autochtones (EEA), qui vise à dresser un portrait du développement de la petite enfance chez les membres des Premières nations, ainsi que chez les Inuits et les Métis de moins de six ans;Référence 56
  • l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités (EPLA), qui collecte des données sur les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes handicapées, notamment les enfants et les jeunes, à domicile, à l'école, sur le marché du travail et au sein de la collectivité.Référence 57

De plus, en 2010, la Division des statistiques sur la santé de Statistique Canada prévoit effectuer une enquête à grande échelle sur la santé des enfants dans le cadre d'un cycle thématique de son Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC). L'ESCC est une enquête ponctuelle qui recueille de l'information concernant l'état de santé, l'utilisation des soins de santé et les déterminants de la santé pour la population canadienne. Ces renseignements seront accessibles pour la prise de décisions futures concernant les politiques et les programmes sur la santé des enfants et des jeunes.

Toutefois, pour maximiser la valeur de ces données, un Groupe consultatif d'experts sur la collecte de données et la recherche pédiatriques est nécessaire. Tel qu'il a été mentionné précédemment, ce groupe intégrerait une orientation clinique et communautaire importante à la collecte et à l'utilisation de données.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Tout au long du processus de consultation, plusieurs questions ont été soulevées relativement à la collecte, à la gestion et à la diffusion de données.

Il doit y avoir une meilleure coordination entre les organismes nationaux de collecte de données et les grands projets de recherche associés à la santé des enfants et des jeunes. Quatre questions sur les données qui revêtent de l'importance ont été soulevées pendant les consultations :

  1. l'accès aux données est pénible et souvent irréalisable;
  2. les ensembles de données ne sont pas liés et, souvent, ne sont pas comparables;
  3. les organismes du gouvernement du Canada ne facilitent pas l'accès à leurs données (Statistique Canada);
  4. la collaboration est nécessaire et les données recueillies ne répondent pas toujours aux besoins des chercheurs et des ONG.

En définitive, de meilleurs résultats de collecte et de diffusion de données donnent lieu à une prise de décisions plus éclairée. Lorsque des données plus fiables et de haute qualité sont disponibles, il est possible d'obtenir de meilleurs résultats en première ligne.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées
1. Accessibilité aux donnée

Des chercheurs et des chefs de file des ONG ont souvent commenté les difficultés auxquelles ils étaient confrontés au niveau de l'accès à des données pouvant améliorer de beaucoup leurs recherches ou leurs programmes qui pourraient avoir un impact direct sur la santé des enfants et des jeunes du Canada. Il faut, pour les aider, améliorer l'accessibilité à de grands ensembles de données.

Les données recueillies pour combler des besoins d'évaluation, de recherche ou de surveillance doivent devenir plus accessibles. Quoique l'on reconnaisse que la confidentialité doit être bien assurée, il faut mettre en place un mécanisme qui permet le partage de données avec les chercheurs légitimes. Bon nombre d'autres pays, dont la Suède, le Royaume-Uni et les États-unis, ont mis de tels mécanismes en place il y a de cela des décennies. Il est préoccupant de constater qu'à cause de difficultés d'accès à des données de qualité - même si le Canada dispose d'excellentes sources - les chercheurs canadiens estiment qu'il est plus fructueux de consulter des données fournies par d'autres pays et de travailler avec celles-ci plutôt qu'avec les leurs. Cette situation doit changer pour que les chercheurs et les ONG du Canada puissent consulter les données canadiennes au profit des enfants et des jeunes du Canada. Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec Statistique Canada et d'autres organismes gouvernementaux de collecte de données pour créer, dans les 12 prochains mois, un mécanisme facilitant la consultation de données qui serait semblable à la base de données de la National Highway Traffic Safety Administration aux États-Unis.

2. Ensemble de données comparables et liées

Des ensembles de données comparables sont essentiels pour favoriser l'excellence en recherche. Des participants à notre consultation ont suggéré que des ensembles de données similaires de ministères et d'organismes gouvernementaux différents n'étaient pas comparables et ne pouvaient donc pas être reliés. Il en découle deux préoccupations :

  1. le fardeau des chercheurs concernant l'exploration et le nettoyage de données augmente;
  2. il pourrait y avoir des comparaisons inexactes à la source de prises de décisions non éclairées.

Statistique Canada, l'Institut canadien d'information sur la santé, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada doivent, ensemble, mettre en place des mécanismes de création d'une base de comparaison et de liens entre les données qui soient appropriés. À cette fin, il faut tout simplement élaborer une plateforme commune.

Cette plateforme devrait reconnaître la nécessité de consulter plus facilement les données, de faciliter la mise en commun des données, et d'accéder plus aisément à des ensembles de données à des fins de recherches multiples.

3. Collaboration à des programmes de surveillance

Alors qu'il est fondamental d'augmenter le nombre de programmes de surveillance actuels pour s'assurer de l'existence d'une orientation vers les enfants et les jeunes, il faudrait instituer une collaboration entre les projets de surveillance pour maximiser les leçons retenues des pratiques exemplaires et tirer vraiment le maximum du financement des programmes. Au fur et à mesure que des organismes comme Statistique Canada et les IRSC présentent des études longitudinales nationales centrées sur des questions de santé des enfants et des jeunes, ces organismes devraient s'associer avec d'autres chercheurs des milieux universitaires et des ONG qui se préoccupent tout autant de la santé des enfants et des jeunes. Ainsi, il sera possible d'exercer une surveillance additionnelle dans l'échantillon de données à recueillir, ce qui permettra d'éviter les dédoublements de processus.

Les programmes de surveillance et la gestion de données doivent être souples, car les obstacles et les problèmes auxquels seront confrontés les enfants évolueront. Les programmes de surveillance de l'Agence de la santé publique du Canada, de même que les organismes de collecte de données du gouvernement du Canada, doivent être suffisamment souples pour réorganiser les priorités afin de mieux intégrer les enjeux qui ont un impact considérable sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes du Canada. Il est possible d'en arriver à ce résultat en ayant recours au Comité consultatif d'experts mentionné précédemment pour l'étude longitudinale des cohortes.

Les cliniciens, les chercheurs en milieu universitaire et les ONG possèdent beaucoup d'expérience avec les enfants et les jeunes. Une équipe unifiée peut, en fournissant à ces personnes et à ces organismes des données détaillées et comparables, de même que l'excellente analyse que peuvent produire les organismes fédéraux, mettre à la disposition des intéressés de solides renseignements permettant d'orienter les modifications à apporter aux politiques et aux programmes dans les secteurs de programmes concernant les enfants et les jeunes. Il incombe au gouvernement fédéral de faciliter cette collaboration et d'inciter tous les « intervenants » de ce domaine à contribuer à améliorer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes du Canada.

En ce qui concerne la surveillance, la collecte de données, la gestion et la diffusion à l'Agence de la santé publique du Canada, plusieurs questions ont été soulevées au cours des consultations pancanadiennes tenues en vue du présent rapport. Plus particulièrement, une culture des services doit être élaborée par les personnes qui prennent part aux programmes de surveillance. Elles doivent considérer leurs rôles comme ceux de personnes qui facilitent les travaux de recherche qui ont lieu « sur le terrain » et non comme gardiennes des clés menant aux données.

Enfin, les programmes de surveillance de l'Agence de la santé publique du Canada et de Santé Canada doivent chercher à devenir des sources de données faisant autorité dans leurs domaines. S'ils ne sont pas à même de le faire, ils devraient « être éliminés ». Les organismes gouvernementaux ne devraient pas chercher à correspondre à ce que tous les gens veulent, mais plutôt à fournir ce qu'il y a de mieux au monde ou à appuyer les meilleurs au monde ou ceux qui cherchent à atteindre cet objectif.

Pratique exemplaire
Programmes de surveillance mis en relief

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'organismes qui ne sont pas assujettis à la  Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

La Le lien suivant vous amène à une autre site Web McCreary Centre Society - disponible en anglais seulement, de concert avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et le système de santé publique, gère et analyse l'enquête sur la santé des adolescents. Ce questionnaire est conçu pour recueillir de l'information sur la santé des jeunes. Le document renferme des questions sur la santé physique et émotive et sur les facteurs qui peuvent influer sur la santé pendant l'adolescence. L'enquête permet de fournir des données exactes et à jour sur ce que savent, pensent et font les jeunes de la C.-B. au sujet de leur propre santé et évalue l'effet des grands déterminants de la santé sur les jeunes. Le Centre mène aussi des enquêtes spéciales de moindre envergure visant les populations qui ne fréquentent pas l'école (p. ex. les jeunes de la rue). On ne demande pas à tous les étudiants de la C.-B. de participer; les écoles sont choisies au hasard et l'enquête est faite par des infirmières en santé publique et des administrateurs chevronnés auprès de plus de 1 500 élèves de la septième à la douzième année. Dans l'enquête la plus récente, les jeunes de la C.-B. ont dit que leurs quatre problèmes principaux sont la consommation d'alcool et de drogues, la santé mentale et le suicide, le racisme et la discrimination, ainsi que la santé sexuelle.

Dans l'ensemble, les ministères et organismes gouvernementaux, les entités de recherche, les organismes et les particuliers qui se livrent à des activités de cueillette de données et de surveillance doivent collaborer pour s'assurer :

  • qu'il y a le moins possible de doubles emplois de ressources;
  • que le partage et l'accessibilité des données sont complets;
  • que des données comparables sont recueillies dans les différentes compétences;
  • que sont recueillies les bonnes données et les données pertinentes au moyen d'un modèle de plateforme de collecte de données;
  • que des ensembles de données peuvent être liés pour optimiser les avantages dont profitent les organismes de collecte de données.

Ce n'est qu'au moyen de la diffusion élargie et opportune des renseignements qu'il pourra y avoir application des connaissances, ce qui mènera à de meilleurs résultats pour la santé des enfants et des jeunes, non seulement au Canada, mais dans le monde entier.

Conclusion

Il est clair que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada prennent part à l'exécution de plusieurs programmes de santé et soutiennent de tels programmes dans l'ensemble du pays. Dans un certain nombre de domaines, comme la santé des Autochtones et la recherche, ils ont un rôle direct à jouer; dans d'autres, ils doivent agir comme organisateurs, qui emmènent d'autres partenaires à la table pour mettre en commun des pratiques exemplaires et qui contribuent à leur adoption à l'échelle nationale.

Tel qu'il était indiqué dans la présente section, cela signifie que des changements structurels doivent être apportés pour mieux s'assurer que les enfants et les jeunes du Canada ont accès à des services de santé efficaces et de haute qualité. Il est possible de réaliser des gains en ce qui concerne les programmes dans un certain nombre de domaines de sorte que les rares fonds puissent être réinvestis afin de s'assurer que davantage d'enfants reçoivent l'aide dont ils ont besoin et qu'ils méritent. Il faut insuffler de la rigueur universitaire aux travaux de recherche qui sont exécutés pour s'assurer que nous procédons à la saisie de données sur les enfants et les jeunes qui sont le plus de base possible afin que nous puissions mieux régler ces problèmes. Le gouvernement du Canada doit s'assurer que des normes de mesure du rendement appropriées et pertinentes sont en place afin que l'argent que nous dépensons fasse effectivement une différence dans les résultats pour la santé des enfants et des jeunes du Canada.

Seul ce processus d'amélioration continuelle permettra à Santé Canada et à l'Agence de la santé publique du Canada d'atteindre le statut de chef de file mondial dans le domaine de la santé des enfants et des jeunes.

Sommaire des recommandations

  • Pour mieux favoriser la collaboration et le réseautage, il est recommandé qu'un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONG soit constitué dans les 6 mois suivant la production du présent rapport. Ce groupe consultatif conseillerait et guiderait le ministre de la Santé, le sous-ministre de la Santé et l'administrateur en chef de la santé publique sur les meilleures façons d'intégrer l'industrie, les entreprises privées et les ONG aux initiatives du gouvernement fédéral conçues pour influer sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.

  • Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent montrer la voie en contribuant à l'établissement de normes nationales, en élaborant des indicateurs communs, et en établissant des points de repère à atteindre.

  • Il est recommandé que des indicateurs rigoureux et des mesures des résultats axés sur le rendement soient institués dans toutes les évaluations des programmes pour les enfants et les jeunes au cours du prochain cycle de planification opérationnelle, y compris des rapports opportuns sur la mesure dans laquelle les programmes et les services de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada parviennent à améliorer les résultats pour la santé dans leurs populations cibles. Il est également recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada s'abstiennent de créer des programmes dans les cas où il existe des programmes PT et des programmes d'ONG et de faciliter plutôt l'application des pratiques exemplaires de PT et d'ONG qui pourraient être mis en oeuvre à l'échelle nationale.

  • Compte tenu des écarts dans les résultats actuels pour la santé entre les enfants et les jeunes Autochtones et le reste de la population canadienne, les indicateurs de rendement de la santé qui devraient faire l'objet d'un suivi particulier chez les enfants et les jeunes autochtones sont :

    • les taux de mortalité des nouveau-nés;

    • les taux de diabète de type 1 et 2;

    • les taux de tuberculose;

    • les taux de suicide chez les jeunes des Premières nations et des Inuits;

    • les enfants des Premières nations et des Inuits âgés de moins de six ans (vivant dans et hors des réserves) qui bénéficient d'un dépistage audiologique, dentaire et visuel.

  • À l'heure actuelle, les programmes sur la santé et autres programmes connexes destinés aux enfants et aux jeunes des Premières nations et des Inuits sont appliqués par trois ministères fédéraux, soit Santé Canada, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et Ressources humaines et Développement social Canada - ainsi que par un organisme fédéral - l'Agence de la santé publique du Canada. Il est recommandé qu'un seul ministère soit responsable des programmes de santé des enfants et des jeunes des Premières nations et des Inuits.

  • Le Canada vit actuellement une épidémie de tuberculose dans ses communautés autochtones du Nord. Cette situation est presque un précédent mondial en ce quart de siècle. Les taux de tuberculose dans les communautés du Nord correspondent à quatre fois ceux de la moyenne nationale et le nombre d'infections augmente. Comme la tuberculose active est contagieuse, il est recommandé que des programmes de surveillance et de traitement soient subventionnés et mis en oeuvre afin que tous les enfants et les jeunes du Canada qui risquent d'être exposés à la tuberculose soient testés et traités par des infirmières en santé publique de manière à ce que cette épidémie de tuberculose soit stoppée avant de se propager davantage.

  • Il est recommandé que le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones soit élargi dans le but de donner, d'ici cinq ans, accès au programme à 25 % des enfants et des jeunes autochtones.

  • Grandir ensemble est un programme universel qui touche toutes les communautés des Premières nations et des Inuits au Canada. De nombreuses similitudes ont été constatées entre ce programme et d'autres programmes de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada. Il est recommandé que le programme Grandir ensemble soit fondu dans les programmes actuels qui se concentrent expressément sur la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques.

  • Il est recommandé que le programme sur les blessures évitables qui vise les enfants et les jeunes des Premières nations et des Inuits soit fondu dans une Initiative nationale de prévention des blessures pour les enfants et les jeunes du Canada.

  • De concert avec les communautés autochtones, les provinces et les territoires, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient commencer à élaborer une Stratégie sur les enfants et les jeunes autochtones précise comme l'ont recommandé l'Association médicale canadienne, la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins et chirurgiens du Canada.

  • Conformément au principe de Jordan, Il est recommandé que les gouvernements des provinces et des territoires adoptent un principe de l'« enfant d'abord » pour régler les conflits de compétence qui portent sur les soins de santé des enfants et des jeunes des Premières nations qui vivent dans une réserve. Pour accélérer l'application de cette recommandation dans les cas de conflit de compétence entre deux ordres de gouvernement, il est recommandé que le gouvernement fédéral paie d'abord, puis recouvre l'année suivante auprès des provinces, les coûts adéquats au moyen de rajustements aux paiements de transfert.

  • Le fait de s'assurer que les enfants handicapés des Premières nations et des Inuits qui vivent dans une réserve ont accès à des services de santé auxiliaires adéquats, comme des services d'ergothérapie, de physiothérapie et d'orthophonie pose certaines difficultés.

    • Un programme pilote est recommandé. Ce programme serait essentiellement axé sur la prestation de services auxiliaires, notamment en ergothérapie, en physiothérapie et en orthophonie, qui permettraient aux enfants de moins de six ans qui ont des besoins médicaux à vie complexes, de recevoir les services médicaux dont ils ont besoin à la maison plutôt que dans un foyer qui prodigue des soins médicaux ou dans des établissements médicaux.

  • Pour que les Centres d'excellence pour le bien-être des enfants de l'Agence de la santé publique du Canada soient vraiment des pionniers, il est recommandé :

    • qu'ils soient recentrés sur la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques;

    • qu'ils tissent des liens plus solides avec les ONG et des partenaires de l'industrie;

    • qu'ils concentrent leurs efforts sur la réalisation d'objectifs mondiaux afin que le Canada devienne le chef de file mondial;

    • que leur Comité consultatif national d'experts doive obtenir la responsabilité des communications, de la sensibilisation du public, de la participation des jeunes, de la publicité et de la conscientisation pour tous les CE;

    • que les CE soient étroitement associés à l'établissement d'indicateurs de santé
      dans leurs domaines;
    • qu'ils soient rebaptisés « Centres d'excellence pour la santé des enfants et des jeunes.

  • En ce qui concerne le Programme canadien de nutrition prénatale et le Programme d'action communautaire pour les enfants, il est recommandé qu'un seul ministère offre ces programmes. Il est également recommandé que le programme combiné soit mis en oeuvre par l'Agence de la santé publique du Canada compte tenu de son expérience d'exécution de programme.

  • Il est recommandé que les programmes du PACE s'emploient à améliorer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes qui représentent des priorités fondamentales pour les parents canadiens. Les programmes actuels du PACE devraient offrir la possibilité de passer à ces secteurs de santé de base une fois que des priorités et des normes de rendement auront été établies, ce qui devrait être fait d'ici les trois prochaines années. Si les programmes ne peuvent le faire, ils devraient prendre fin après la période de transition.

  • Il est recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé concentre ses efforts initiaux sur les activités physiques et la nutrition en milieu scolaire. Ils sont incités à travailler de concert avec l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse pour déterminer et évaluer les pratiques exemplaires qui peuvent contribuer à réduire l'obésité.

  • De nombreux programmes de l'Agence de la santé publique du Canada sont axés sur l'activité physique. Ces nombreux programmes devraient être regroupés sous l'égide du Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes (si un tel Centre d'excellence est établi) afin que les programmes puissent être coordonnés et exploités de façon synergique pour procurer les meilleurs avantages possibles aux enfants et aux jeunes de tout le pays.

  • Il est recommandé que les renseignements fournis par le Réseau canadien de la santé soient regroupés à un endroit, le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada, pour que ces deux sites deviennent plus efficaces et qu'il soit plus pratique pour les visiteurs de sites Web d'extraire des renseignements. Le contenu devrait être revu et mis à jour à tous les mois, car de nombreux parents et intervenants se fient à cette ressource pour du matériel mis à jour.

  • Pour mieux comprendre les répercussions environnementales sur la santé des enfants, il est fortement recommandé que le gouvernement du Canada appuie une étude longitudinale de cohortes sur dix ans qui commencerait au moment de la conception du foetus et qui s'étendrait jusqu'à ce que les enfants soient âgés de 8 ans. Cette étude devrait être entreprise dans les 12 prochains mois.

  • Des chaires de recherche du Canada devraient être établies pour certaines recherches touchant les enfants et les jeunes dans les domaines de la prévention des blessures et la sécurité, de l'obésité et les modes de vie sains ainsi que de la santé mentale et les maladies chroniques.

  • Il est recommandé que du soutien soit accordé pour augmenter considérablement la quantité et l'ampleur des activités de surveillance pédiatrique dans l'ensemble du pays dans des secteurs clés, à savoir la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques, notamment chez les populations rurales et ethniques.

  • Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec Statistique Canada et d'autres organismes gouvernementaux de collecte de données pour instituer un mécanisme facilitant la consultation de données qui serait semblable à la base de données du National Highway Traffic Safety Administration aux États-Unis dans les 12 prochains mois.

  • Une culture des services doit être élaborée par les personnes qui prennent part aux programmes de surveillance. Elles doivent considérer leurs rôles comme ceux de personnes qui facilitent les travaux de recherche qui ont lieu « sur le terrain » et non comme gardiennes des clés menant aux données.

  • Dans l'ensemble, les ministères et organismes gouvernementaux, les entités de recherche, les organismes et les particuliers qui se livrent à des activités de cueillette de données et de surveillance doivent collaborer pour s'assurer :

    • qu'il y a le moins possible de doubles emplois de ressources;

    • que le partage et l'accessibilité des données sont complets;

    • que des données comparables sont recueillies dans les différentes compétences;

    • que sont recueillies les bonnes données et les données pertinentes au moyen d'un modèle de plateforme de collecte de données;

    • que des ensembles de données peuvent être liés pour optimiser les avantages dont profitent les organismes de collecte de données.

6 Prévention des blessures et sécurité

La prévention des blessures
Le premier thème principal du présent rapport est la réduction des blessures non intentionnelles chez les enfants et les jeunes. En tant que société, nous avons parcouru beaucoup de chemin en contribuant à abaisser la fréquence et la gravité des blessures. Cependant, comme l'indique le présent chapitre, on peut et on doit faire bien davantage.Référence 58

Les enfants, les jeunes et l'environnement
L'environnement - et son impact possible sur la santé des enfants et des jeunes - fait actuellement l'objet de nombreuses discussions des gouvernements, des chercheurs, des ONG et des membres du grand public. Ce domaine continue de faire l'objet de découvertes scientifiques de plus en plus nombreuses. Cependant, il y a un manque dans les recherches qui portent expressément sur les impacts environnementaux sur les personnes, ou sur les impacts environnementaux cumulatifs sur les enfants et les jeunes. Plus loin dans le présent chapitre, cette question importante sera examinée de façon détaillée.

I.  La prévention des blessures

Au Canada, les blessures accidentelles demeurent la principale cause de décès chez les enfants âgés de un à quatorze ans. En fait, les blessures causent plus de décès chez les enfants et les jeunes que toutes les autres causes de mortalité réunies.Référence 59 Le Canada se classe 22e sur 29 pays de l'OCDE pour ce qui est des blessures et des décès évitables d'enfants.

Taux de décès consécutif à des blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans, entre 1994 et 2003Référence 60

Graphe indiquant les taux de décès consécutifs à des blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens de 1994 à 2003

Source : Statistique Canada
[Le nombre de décès a été estimé pour 2003, à partir des tendances constatées de 1994 à 2002].

Cette statistique est stupéfiante si l'on tient compte du fait que les blessures sont en grande partie évitables et imposent un fardeau économique important aux employeurs et aux gouvernements. Les blessures non intentionnelles représentent pour le système de soins de santé du Canada environ 4,2 milliards de dollars en coûts directs annuels, et 4,5 milliards de dollars supplémentaires en coûts secondaires.Référence 61 Une somme supplémentaire de 4 milliards de dollars en coûts de soins de santé directs et indirects est expressément reliée aux blessures non intentionnelles subies par les enfants et les jeunes.Référence 62

Taux d'hospitalisation à la suite de blesures non intentionelles chez les enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans , entre 1994 et 2003Référence 63

Taux d'hospitalisation à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans, entre 1994 et 2003

Source : Institut canadien d'information sur la santé

Des mesures peuvent être prises pour réduire les risques de blessures graves chez les enfants et les jeunes du Canada, empêchant d'abord que des blessures surviennent, ou tout au moins réduisant de beaucoup leurs effets. La Suède, l'Italie, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas sont des chefs de file de l'OCDE concernant la sécurité des enfants et disposent tous de stratégies nationales de prévention des blessures chez les enfants et les jeunes. Dans chacun de ces pays, moins de 10 enfants sur 100 000 subissent de graves blessures évitables, chaque année, tandis qu'aux États-Unis et au Canada, qui n'ont pas mis en place de telles initiatives nationales, les taux annuels sont de quatre à sept fois plus élevés.Référence 64

Ce qu'ont dit les Canadiens

Les parents ne peuvent être avec leurs enfants en tout temps. Ils ont affirmé d'une seule voix dans l'ensemble du pays qu'ils veulent être le plus certains possible que lorsque leurs enfants sont à l'école, jouent à l'extérieur ou se trouvent dans un milieu de soins de santé, toutes les précautions ont été prises pour garantir leur sécurité. Alors que le Canada a parcouru beaucoup de chemin sur le plan de l'adoption et de la promotion de méthodes de sécurité et de lignes directrices, nous pouvons faire bien davantage.

Les indicateurs de prévention des blessures et de sécurité

De nombreux indicateurs des blessures subies par les enfants sont disponibles. Le Canada doit choisir un ensemble d'indicateurs de suivi dans ce domaine qui peuvent être comparés entre institutions et organismes. Par exemple :

  • l'observation de règles par les enfants et la famille (p. ex. le tabagisme, la consommation d'alcool, l'utilisation appropriée de sièges d'appoint);
  • l'accès aux services d'urgence dans des cas de blessures, comme les visites à l'urgence, l'hospitalisation et les services de traumatismes pédiatriques;
  • les taux d'erreurs médicales dans les établissements de soins de santé;
  • l'utilisation de casques de sécurité et de matériel de sécurité.

Défis et enjeux

Malheureusement, le système de soins de santé du Canada continue essentiellement de traiter la maladie plutôt que de tenter de la prévenir. Un enfant canadien sur 230 est hospitalisé chaque année après avoir subi un traumatisme grave; de ce nombre, un enfant sur cinq a subi un grave traumatisme crânien. Cela signifie que chaque année, environ 6 000 enfants canadiens subissent un traumatisme crânien majeur, qui résulte en un handicap qui perdure la vie durant. Et ce ne sont que les cas déclarés. On croit que de cinq à dix fois ce nombre d'enfants et de jeunes subissent effectivement de graves traumatismes et des blessures évitables à chaque année.

Ces statistiques sont effroyables et inacceptables et le Canada doit commencer à rectifier la situation.

Les blessures qui tuent le plus d'enfants

Le Canada pourrait améliorer la situation de nombreuses blessures évitables par la promotion de la santé, la collaboration et la recherche translationnelle. De fait, les 15 types de blessure les plus fatales sont à la fois étonnantes et très évitables : les accidents de voiture, l'étouffement, la noyade, les blessures aux piétons, les chutes, les empoisonnements, les incendies et brûlures, les blessures à bicyclette, les morsures de chien, la suffocation, les marchettes pour bébé, les blessures liées à un sport, les armes à feu, les glaces à commande électrique, la chute d'un téléviseur.Référence 65

Principales causes de décès à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans, entre 1994 et 2003Référence 66

Principales causes de décès à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans, entre 1994 et 2003

Source : Statistique Canada
[Le nombre de décès a été estimé pour 2003, à partir des tendances constatées de 1994 à 2002.]

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

Le gouvernement du Canada, par l'entremise de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada, offre et appuie déjà des programmes qui ont pour but de diminuer les blessures et de promouvoir la sécurité des aliments que mangent les enfants, des jouets avec lesquels ils jouent et de l'environnement dans lequel ils habitent. Ces travaux sont effectués par la Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs et la Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada et divers programmes de l'Agence de la santé publique du Canada. De plus, les consultations nationales fournissaient des exemples de pratiques exemplaires de programmes que réalisent les provinces, les territoires et d'autres organismes pour que nos enfants demeurent en santé et ne subissent pas de blessures.

Nouvelles initiatives

Les consultations tenues dans le cadre du présent rapport ont donné lieu à la formulation d'un certain nombre de nouvelles idées excellentes que le gouvernement du Canada devrait envisager d'adopter pour diminuer l'incidence des blessures des enfants et des jeunes.

Stratégie nationale de prévention des blessures

Le Canada ne dispose pas actuellement d'une stratégie nationale de prévention des blessures pour les enfants et les jeunes. Des organismes comme Sauve-qui-pense, SécuriJeunes Canada, et la Coalition canadienne pour la santé des enfants et des jeunes ont recommandé l'établissement d'une telle stratégie. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient collaborer avec les gouvernements des provinces et des territoires ainsi qu'avec des experts des soins de santé, des ONG et des organismes communautaires pour élaborer et financer une stratégie nationale quinquennalle sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes qui serait fondé sur des données probantes.

Voici les éléments clés qui devraient être envisagés en vue de la stratégie nationale :

  1. Le leadership et la coordination, y compris l'établissement d'indicateurs particuliers, de cibles, de points de repère et de normes nationales.
  2. Le marketing social, la promotion auprès du public, la publicité et l'éducation pour modifier le comportement des parents et pour éduquer les parents, les enfants et les jeunes.
  3. La recherche sur l'application des connaissances sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes, qui donne aux parents et aux organismes les outils requis pour créer des environnements sans danger pour leurs enfants.
  4. Des normes nationales sur l'utilisation des produits de consommation et d'équipement.
  5. La collecte de données, la surveillance et la diffusion de renseignements efficaces.
  6. La collaboration entre les principaux intervenants.
  7. Des avantages et du soutien pour les parents.

Des progrès ont été réalisés dans chacun de ces domaines. Cependant, le Canada devra faire davantage pour devenir un chef de file mondial en sécurité et en prévention des blessures chez les enfants et les jeunes. Voici des recommandations dans chacun de ces domaines.

1. Chef de file et coordination

Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle fondamental en étant un chef de file sur le plan des efforts déployés en vue d'améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes. En ce qui concerne plus précisément l'élaboration de la stratégie nationale de prévention des blessures, le gouvernement fédéral peut :

  • Établir l'énoncé de mission d'une stratégie nationale de prévention des blessures qui s'emploie essentiellement à accorder une importance internationale à l'« absence » de blessures chez les enfants, c'est-à-dire qui vise à ce qu'aucun enfant ou jeune du Canada ne meure d'une blessure évitable.
  • Établir un cadre en vue de déterminer où et comment mettre l'accent le plus efficacement sur les efforts de prévention des blessures.
  • Établir des indicateurs, des points de référence et des objectifs pour mesurer les progrès effectués à l'égard de la réalisation de la mission stratégique sur une période de cinq ans.

2. Marketing social - Éducation et sensibilisation à la sécurité

La responsabilité de veiller à ce que nos enfants et nos jeunes soient informés des activités relatives à la sécurité et à la prévention des blessures incombe à tous et chacun. Malheureusement, les parents n'ont pas de renseignements, ou se servent de renseignements désuets, pour parler de sécurité à leurs enfants. Les parents doivent être mieux informés des ressources qui sont mises à leur disposition.

De nombreuses initiatives d'éducation sur la sécurité des produits de consommation ont été lancées par la DGSESC. Ces initiatives comprennent la sensibilisation aux produits de recouvrement de fenêtres, la stratégie de réduction des risques liés au plomb et la sécurité des jouets. De plus, des programmes de sensibilisation, des programmes de sécurité des produits et des programmes sur la sécurité des produits chimiques domestiques ont été élaborés. Des programmes éducatifs ainsi que des bulletins éducatifs et des liens de sites Web sont à la disposition des consommateurs pour les renseigner. Ce sont toutes d'excellentes initiatives; toutefois, peu de parents connaissent ces outils et savent comment s'en servir. Il importe de disposer de programmes d'éducation et de promotion du public, qui sont en cours d'élaboration, mais il est nécessaire de mettre en place une meilleure stratégie visant à sensibiliser les parents, les enfants et les jeunes. Il est recommandé d'élaborer et de mettre en oeuvre une stratégie nationale de prévention des blessures qui intègre ces initiatives à du marketing social amélioré, afin que les enfants et les jeunes du Canada puissent tirer profit des travaux déjà réalisés à l'Agence de la santé publique du Canada et à Santé Canada.

D'autres initiatives d'éducation et de sensibilisation à succès pourraient être établies, dont :

a. « Safety Villages » [ou villages de la sécurité] pour enseigner la sécurité

Les villages de la sécurité sont l'un des mécanismes d'éducation des parents et des enfants. Nombreux sont ces villages de la sécurité créés partout au pays dans le but d'éduquer les enfants dans un milieu réel. En situation de simulation de milieux dangereux auxquels les enfants doivent réagir, ceux-ci apprennent quels sont les comportements les meilleurs et les plus sûrs advenant un véritable danger.

Le village de la sécurité pour enfants établi par le YMCA de London, en Ontario, constitue un exemple exceptionnel de ce genre d'éducation en matière de sécurité.

Pratique exemplaire
en éducation à la sécurité des enfants

Le Children's Safety Village of London est une ville miniature, avec une trentaine d'édices, des routes, des feux de circulation et des panneaux, un passage à niveau et un autobus scolaire. Après avoir suivi des cours donnés par des policiers, des pompiers et d'autres membres du personnel de sécurité, les enfants peuvent montrer leur connaissance de la sécurité en se servant de voitures électriques et de bicyclettes et en marchant. Ce programme, qui bénéficie du soutien de nombreux commanditaires et du YMCA de London, est offert gratuitement aux élèves de la première à la quatrième année de la région de London, et est conçu pour illustrer que la prévention est la méthode la plus abordable pour créer des milieux sûrs et sains. Pour plus de renseignements : Le lien suivant vous amène à une autre site Web http://www.safetyvillage.ca - disponible en anglais seulement

De concert avec les ONG et les organismes communautaires, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient soutenir la création de villages de la sécurité dans tous les grands centres urbains du Canada et faire l'essai d'une ferme de la sécurité dans un centre rural.

b. Sièges d'appoint

Les parents canadiens doivent être beaucoup mieux renseignés au sujet du bon siège de voiture ou siège d'appoint pour leur enfant, et de la bonne manière de l'installer. Chaque année, des enfants canadiens subissent des blessures très débilitantes ou meurent à la suite d'accidents de voiture. Comme dans le cas d'adultes qui portent une ceinture de sécurité, bon nombre de ces traumatismes graves et de ces décès pourraient être évités par l'utilisation d'un siège d'appoint pour enfants. Toutefois, seulement 28 % des enfants qui devraient être restreints en raison de leur poids et de leur taille sont effectivement bien attachés lorsqu'ils sont dans une voiture. Les parents ignorent tout simplement les règles de sécurité qu'ils devraient appliquer pour protéger leurs enfants.Référence 67

Le programme « Mon enfant et moi ça fait clic » est une initiative conjointe de SécuriJeunes Canada et de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Cet excellent programme comprend des renseignements écrits et en ligne (y compris un DVD) sur la façon de bien installer des sièges de voiture et des sièges d'appoint. Il conviendrait de favoriser de tels programmes afin que chaque parent canadien soit informé lorsqu'il quitte l'hôpital avec son nouveau-né.

c. Obtention d'un permis de conduire par étapes progressives

Les collisions de véhicule à moteur constituent la cause principale de décès et l'une des causes principales de blessures chez les jeunes.Référence 68 Toutefois, il a été établi que le nombre d'accidents de véhicule - ainsi que les blessures et les décès qui y sont associés - diminuent en raison de l'obtention d'un permis de conduire par étapes progressives.

L'obtention d'un permis de conduire par étapes progressives a été instituée dans certaines provinces et dans certains territoires comme stratégie de prévention permettant d'atténuer le grave problème de santé publique que représentent les blessures et les décès qui découlent de collisions survenues sur la route. Des pratiques exemplaires tirées des recommandations contenues dans l'étude intitulée « Best Practices for Graduated Licensing in Canada »Référence 69 devraient être adoptées dans les provinces et les territoires.

Les programmes canadiens d'obtention d'un permis de conduire par étapes progressives devraient exiger :

  • Une pratique certifiée d'au moins 50 heures au cours de l'étape d'apprentissage. Dix heures additionnelles de pratique dans des conditions routières hivernales.
  • Une restriction à la conduite nocturne non supervisée de 21 h à 6 h dans le cas des détenteurs d'un permis de conduire probatoire. Des exceptions pourraient être faites dans le cas des déplacements de la maison au travail ou à l'école ou l'inverse.
  • Une alcoolémie de zéro pour tous les conducteurs de moins de 21 ans.
  • Une interdiction applicable aux détenteurs d'un permis de conduire probatoire âgés de moins de 20 ans de transporter des passagers adolescents lorsqu'ils conduisent sans supervision pendant les 6 à 12 premiers mois de la période d'obtention du permis. Des exceptions pourraient être faites dans le cas des membres de la famille immédiate.

Un modèle uniforme de pratique exemplaire en matière d'obtention graduelle du permis de conduire au Canada fera diminuer le nombre et la gravité des accidents impliquant de nouveaux conducteurs.

3. Recherche sur l'application des connaissances

Il sera primordial de faire davantage de recherches auprès des enfants et des jeunes aussi longtemps que les blessures non intentionnelles et intentionnelles demeureront la cause principale de décès dans ce groupe d'âge. À l'heure actuelle, le Canada accuse du retard sur les autres pays de l'OCDE dans les domaines des compétences et de la recherche cliniques consacrées à la prévention des traumatismes et des blessures chez les enfants et les jeunes.

Proportion de blessures mortelles non intentionnelles et d'hospitalisations chez les enfants canadiens par groupe d'âge (taux adaptés en fonction de l'âge), entre 1994 et 2003Référence 70

Graphique indiquant la proportion de blessures mortelles non intentionnelles et d'hospitalisations chez les enfants canadiens, entre 1994 et 2003

Sources : Institut canadien d'information sur la santé;
Statistique Canada [Le nombre de décès a été estimé pour 2003, à partir des tendances constatées de 1994 à 2002.]

Taux d'hospitalisation à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens selon leur âge, entre 1994 et 2003Référence 71

Graphique à bandes indiquant les taux d'hospitalisation à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants canadiens, entre 1994 et 2003

Source : Institut canadien d'information sur la santé

Pour régler ce problème important, le processus de consultation a été à l'origine de deux recommandations clés :

  • Que la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada établisse des éléments ciblés d'incitation à l'éducation pour encourager d'autres spécialistes en recherche clinique à travailler dans ce domaine.
  • Que l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents de l' IRSC soit encouragé à promouvoir un appel de propositions sur la recherche en matière d'application des connaissances sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes au cours des deux prochaines années.

4. Établissement de normes nationales

Dans plusieurs domaines, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada jouent ou pourraient jouer un rôle dans l'établissement de normes nationales. Dans certains cas, la loi peut constituer un outil adéquat pour établir et mettre en application ces normes.

Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs (DGSESC)

La DGSESC constitue un bon exemple d'une direction générale de Santé Canada qui remplit directement le double rôle qui consiste à promouvoir un mode de vie sain et à protéger la santé des enfants et des jeunes. Les activités de cette direction générale comprennent :

  • l'appui à l'élaboration de normes et de lignes directrices en matière de sécurité;
  • l'application de lois en effectuant des enquêtes, des inspections, des saisies, des rappels et des poursuites;
  • la réalisation d'essais et de recherches sur des produits de consommation;
  • les renseignements sur les dangers et les renseignements techniques à fournir aux importateurs, aux fabricants et aux distributeurs;
  • la publication d'avis, de mises en garde et de rappels;
  • la promotion d'une utilisation sûre et responsable de produits.

La DGSESC concentre fortement ses activités sur les normes nationales, la recherche et la promotion de la sécurité, ce qui est excellent. Toutefois,elle devrait renforcer ses exigences particulières d'essai de produits qui seront en contact avec les enfants et les jeunes. À l'heure actuelle, ce domaine suscite beaucoup d'intérêt en raison des jouets non conformes et des matériaux dangereux qui sont disponibles sur le marché canadien. Il est nécessaire de disposer de règlements plus rigoureux qui appliquent la responsabilité de l'industrie relativement à l'évaluation de ces produits avant leur entrée au Canada et avant la vente à des parents et à des enfants canadiens. Une évaluation de la chaîne d'acheminement du produit pourrait se révéler utile pour identifier des moments appropriés pour évaluer les jouets des enfants et d'autres produits avant qu'ils entrent sur le marché canadien.

Produits de consommation
a. Sièges d'appoint

Alors qu'il existe plusieurs domaines dans lesquels Santé Canada devrait améliorer les mesures de contrôle législatif et réglementaire pour réduire le risque de traumatismes chez les enfants et les jeunes, les accidents de voiture tuent plus d'enfants que toute autre cause.Référence 72 Cette situation est particulièrement problématique chez les enfants qui sont d'âge à fréquenter l'école primaire et qui doivent utiliser des sièges d'appoint. La Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Ontario doivent être félicitées, car elles ont présenté récemment des lois sur les sièges d'appoint qui sauveront des vies. Toutes les autres provinces et les territoires sont encouragés à mettre en oeuvre une loi semblable au cours des douze prochains mois, qui rendrait obligatoire l'utilisation de sièges d'appoint pour les enfants âgés de quatre à huit ans jusqu'à ce que ceux-ci atteignent un poids de 36 à 45 kg (de 80 à 100 lb) ou une taille de 132 à 145 cm (de 52 à 57 pouces).

b. Nomes sur les casques

L'Association canadienne de normalisation (CSA) a établi des normes régissant les casques de vélo. Ces casques ont sauvé la vie d'enfants et ont fait diminuer le nombre de traumatismes crâniens subis par des enfants et, par conséquent, le nombre de handicaps résultant de tels traumatismes. Des casques doivent être utilisés pour pratiquer des sports d'hiver - notamment la planche à neige, le ski - et il faut adopter des normes sur ces casques. Il est recommandé que Santé Canada collabore avec la CSA pour élaborer d'ici décembre 2008 ces normes sur les casques qui sauveront la vie d'enfants.

c. Sécurité sur le terrain de jeu et dans l'arrière-cour

Alors que les enfants et les jeunes du Canada ont besoin d'un plus grand nombre de terrains de jeux, il faudrait évaluer davantage le matériel de terrains de jeux actuel et veiller à ce qu'il soit d'usage sécuritaire, tant du point de vue de sa conception que du matériel utilisé pour sa construction. Plus particulièrement, les trampolines constituent une menace importante. Au Canada, la norme de la CSA a été élaborée pour favoriser et encourager la réalisation et l'utilisation d'espaces de jeux qui sont bien conçus, bien tenus, innovateurs et stimulants. Elle fournit des renseignements détaillés au sujet des matériaux, de l'installation, de l'intégrité structurelle, de la surface, de l'inspection, de l'entretien, des exigences relatives au rendement, de l'accès au terrain de jeu, de la configuration de l'espace de jeu, et des spécifications de chaque genre d'équipement. Elle est complexe, volontaire, non rétroactive, et il n'y a pas d'organe d'exécution. Quelques provinces ont adopté des lois qui exigent que tous les établissements d'aide à l'enfant possédant un permis (à l'exclusion des établissements de soins pour enfants) fassent inspecter leurs terrains de jeux afin qu'il soit établi qu'ils sont conformes à la norme de la CSA et élaborent un plan pour atténuer le risque de blessure, mais bon nombre d'entre elles ne l'ont pas fait. L'Ontario a été la première province à mettre en oeuvre ce genre de mesure législative et dispose actuellement de la meilleure protection pour les enfants. Nous incitons d'autres provinces et territoires à emboîter le pas.

d. Sécurité des jouets et des produits de consommation

Plus tôt cette année, le ministre de la Santé du Canada a accepté la recommandation de la Commission d'examen chargée d'étudier la nature et les caractéristiques des marchettes pour bébés de maintenir l'interdiction qui s'applique actuellement à la publicité, à la vente et à l'importation de marchettes pour bébés. Il faut louer cette initiative, car il a été établi que l'utilisation de marchettes pour bébés cause des accidents inutiles chez les nouveau-nés.Référence 73

Tous les Canadiens devraient se préoccuper de l'aspect sécuritaire des produits de consommation pour les enfants et les jeunes. Pour mieux les protéger, le gouvernement du Canada devrait adopter, d'ici décembre 2008, une loi sur les exigences générales en ce qui a trait à la sécurité qui comprendrait des normes de diligence raisonnable et des normes mises à jour de sécurité des produits, en particulier les jouets et les produits nationaux et importés qui sont conçus principalement pour les enfants et les jeunes. Cette loi devrait englober des restrictions environnementales applicables aux substances dangereuses contenues dans des produits conçus pour les enfants et les jeunes, dont le plomb et le mercure.

Le site Web de Santé Canada comprend des renseignements complets sur les dispositions de sécurité qui s'appliquent aux produits pour enfants et fournit des renseignements à jour sur les rappels de produits pour enfants.Référence 74 Toutefois, les parents canadiens sont de plus en plus préoccupés. En effet, ils veulent s'assurer que les jouets et l'équipement de sports et de loisirs dont leurs enfants se servent sont sans danger. Par conséquent, il est recommandé que des règlements généraux sur la mise à l'essai de produits soient pris d'ici décembre 2008 pour tous les jouets d'enfants, de sport et d'équipement récréatif comme le propose SécuriJeunes Canada.

Les dispositions législatives actualisées qui portent sur la sécurité devraient également viser un certain nombre de questions clés qui sont au coeur de la sécurité et de la prévention des blessures pour les enfants et les jeunes. Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention des blessures, un Groupe consultatif devrait être chargé de procéder à un examen et de formuler des recommandations sur les questions suivantes dans les 12 mois suivant la présentation du présent rapport.

  • Les exigences obligatoires d'utilisation d'un casque de vélo pour tous les enfants et les jeunes du Canada;
  • Les normes sur les véhicules récréatifs, don't les tout-terrain, les motos hors route, les motoneiges et les mini-motocyclettes, et plus spécifiquement l'examen de l'obtention de permis en fonction de l'âge et la surveillance des adultes pour les enfants et les jeunes qui veulent obtenir un permis d'utilisation;
  • Les normes sur la sécurité des véhicules en hiver, y compris l'utilisation d'un casque et d'équipement pour des activités hivernales comme la motoneige, le ski et la planche à neige;
  • Les normes de sécurité des immeubles y compris des moustiquaires à l'épreuve des enfants, des fenêtres, des stores à enroulement automatique et des robinets à eau chaude appropriés;
  • Le renforcement des normes de sécurité domestique applicables aux produits destinés aux nouveau-nés, aux enfants et aux jeunes, dont les lits superposés, les balançoires pour bébés et les exerciseurs;
  • Les normes de sécurité plus rigoureuses des produits de loisirs pour les enfants et les jeunes, dont les terrains de jeux, les aires de pratique de la planche à roulettes, les parcs, et plus particulièrement les trampolines;
  • La sécurité des nouveaux jouets, dont les jouets aimantés et motorisés;
  • Les normes de sécurité nautique, notamment celles qui régissent les vêtements de flottaison individuels pour nouveau-nés et les véhicules d'été motorisés (comme les bateaux et les motomarines);
  • Une norme nationale uniforme sur l'obtention d'un permis de conduire par étapes progressives pour les conducteurs adolescents, qui couvre notamment les risques pour la sécurité associés à l'utilisation du téléphone cellulaire et à la production de messages textes.
La Direction générale des produits de santé et des aliments

La Direction générale des produits de santé et des aliments a pour mandat de donner à Santé Canada une approche intégrée à une gamme de questions de santé et de sécurité qui touchent les enfants et les jeunes, des aliments et de la nutrition à l'innocuité des médicaments, et des vaccins aux aspects sécuritaires des autres produits thérapeutiques et de santé.

a. Bureau des initiatives pédiatriques (BIP)

Le Bureau des initiatives pédiatriques (BIP) de Santé Canada effectue de l'excellent travail qui vise à améliorer la santé et la sécurité des enfants et des jeunes. Le BIP fait fonction de centre de coordination de la Direction générale des produits de santé et des aliments relativement à tout un éventail de questions de santé et de sécurité qui touchent les enfants.

Il a pour mandat :

  • la coordination de l'élaboration de renseignements pédiatriques (par l'entremise du système de réglementation ou d'autres moyens);
  • la coordination de la façon dont ces renseignements sont rendus disponibles et accessibles;
  • l'accroissement de la sensibilisation aux questions de sécurité des enfants et des jeunes associées aux produits de santé et aux aliments;
  • la promotion de conditions visant à permettre aux Canadiens de prendre des décisions éclairées sur la santé et la nutrition de leurs enfants et de leurs jeunes.Référence 75

Afin de faciliter l'excellente collaboration du BIP, la création du Comité consultatif d'experts sur les initiatives pédiatriques (CCEIP) sur les produits de santé et l'alimentation est recommandée. Ce comité consultatif d'experts donnerait une orientation et des conseils d'expert indépendant au BIP. En plus de ses responsabilités précédemment établies, le mandat du CCEIP devrait être élargi de manière à inclure :

  • l'élaboration d'un formulaire Web national;
  • la nécessité d'un étiquetage approprié des médicaments pédiatriques;
  • l'évaluation des produits de santé, en plus des produits pharmaceutiques, qui ont un impact important sur la santé des enfants et des jeunes (les implants médicaux).

Ce mandat élargi pourrait nécessiter un examen des personnes dont la nomination au CCEIP a été envisagée. Le CCEIP ne devrait pas compter plus de 12 membres.

La sécurité dans les établissements et la sécurité des produits pharmaceutiques

La sécurité des enfants et des jeunes dans nos établissements de soins de santé est un sujet de discussion important. La plupart des événements nuisibles pour la santé des enfants et des jeunes qui surviennent dans des hôpitaux ont trait à des erreurs au niveau des médicaments prescrits et administrés. Au cours du processus de consultation, de nombreux parents et fournisseurs de soins de santé ont mentionné qu'il faudrait établir et mettre en oeuvre des pratiques exemplaires et des normes nationales pour créer des milieux hospitaliers sans danger pour les enfants et les jeunes qui ont besoin de soins.

Améliorer la sécurité des patients en milieu hospitalier

La sécurité des patients en milieu hospitalier suscite de plus en plus d'intérêt auprès des médias et du public. Les professionnels de la santé font tout ce qu'ils peuvent pour offrir des soins de santé de haute qualité, mais il survient des événements indésirables dans les établissements de soins de santé de tout le pays. Les gouvernements canadiens ont maintenant l'occasion de faire une différence plutôt que de permettre que davantage d'accidents se produisent.

b. Direction des produits thérapeutiques

La Direction des produits thérapeutiques favorise l'étude de l'étiquetage adéquat des produits médicaux dans la population pédiatrique. À l'heure actuelle, 75% des médicaments pour enfants ne sont pas accompagnés d'un étiquetage pédiatrique approprié (désignés sous le vocable « à usage non étiqueté »).Référence 76,Référence 77 Cette situation résulte notamment du manque de recherche concernant le dosage approprié et l'avantage thérapeutique pour la population pédiatrique.

Consommation de médicaments chez les enfants canadiens de plus d'un anRéférence 78

Nombre d'ordonnances par enfant, par année
3.9
Nombre de médicaments prescrits
1,300
Pourcentage de médicaments pour lesquels il n'existe aucune donnée relative à l'innocuité et à l'efficacité chez les enfants (parmi les monographies de produits approuvées par Santé Canada)
75%
Consommation en 2000Tableau 2 note de bas de page 1 de médicaments récemment approuvés chez les enfants et les adultes
Médicament Consommation du médicament par 1 000 enfants Consommation du médicament par 1 000 adultes

Notes de bas de page du Tableau 2

Tableau 2 note de bas de page 1

Le montélukast sodique et le fumarate de formotérol sont les seuls, parmi les médicaments susmentionnés, pour lesquels il existe des données relatives à l'innocuité et à l'efficacité chez les enfants. Ces données sont inscrites dans la monographie du produit.

Retour à la référence 1 de la note de bas de page du tableau 2

Source : Société canadienne de pédiatrie. Prescription Drug Use by One Million Canadian Children. Paediatrics and Child Health, avril 2003, vol. 8, supp. A.

Célécoxib 27 210
Citalopam 59 93
Rofecoxib 17 207
Bupropion 85 162
Montélukast sodique 49 45
Fumarate de formotérol 4 19
Lévofloxacine 1 10
Tazarotène 6 10
Zarfirlukast 2 14

L'industrie pharmaceutique pourrait avoir besoin d'éléments incitatifs (comme une période de six mois additionnels de protection de données) pour bien étiqueter les médicaments en y indiquant des paramètres adéquats de dosage pour les enfants. Ces éléments incitatifs pourraient être établis au moyen de modifications à la réglementation canadienne actuelle sur les aliments et drogues et sur la protection accordée par les brevets. Il est recommandé que ce changement soit effectué dès que possible.

c. Effets indésirables des médicaments et point de déclenchement

Des effets indésirables des médicaments (EIM) surviennent tous les jours dans les écoles, les hôpitaux pédiatriques et à la maison. L'Association canadienne des centres de santé pédiatriques (ACCSP) est un chef de file depuis longtemps en mettant au point des outils et en préconisant des changements à la politique gouvernementale conçus pour améliorer la sécurité des patients enfants et jeunes. L'Association s'est essentiellement employée à créer des points de déclenchement applicables aux événements indésirables. La Direction générale de la recherche sur la sécurité des aliments de Santé Canada a évalué ces points et leur corrélation avec les effets indésirables des médicaments dans les hôpitaux pour enfants.

Une étude menée par la Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada sur la faisabilité du système de surveillance ACT devait être achevée au plus tard à l'été 2007. Cette étude a établi la base nécessaire pour déterminer les politiques et les pratiques des EIM requises pour les enfants et les jeunes. Santé Canada s'est acquitté de son rôle qui consiste à évaluer le système de déclenchement et à en déterminer l'efficacité. Dans le but d'améliorer la sécurité des enfants et des jeunes, et tel qu'il est recommandé par la Coalition canadienne pour la santé des enfants et des jeunes et l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques, tous les hôpitaux pédiatriques devraient mettre en place le système de déclenchement applicable aux effets indésirables de sorte que les événements indésirables puissent être évités ou atténués dans l'avenir.

d. Élaboration de normes nationales pour rédure le nombre d'erreures médicales

Dans le domaine des soins de santé, le recours à l'identification automatique de produit - au moyen de techniques faciles à utiliser comme le codage par code à barres ou les étiquettes d'identification par radio-fréquence - peut faire diminuer les erreurs de médication en faisant correspondre les données sur les produits aux données sur le patient, avec l'autorisation de celui-ci. La population canadienne est de plus en plus consciente de l'existence des effets indésirables des médicaments et des produits de soins de santé contrefaits. Des mécanismes automatiques sont nécessaires pour que le système de soins de santé puisse assurer l'authenticité des produits pharmaceutiques et de biotechnologie et des appareils médicaux, et puisse procéder au rappel et au retrait efficace et rapide de produits médicaux au besoin. L'automatisation réduit également le risque d'erreur humaine commise par mégarde et par conséquent accroît la sécurité du patient. Des organismes comme GS1 Canada créent des solutions en matière de normes électroniques qui pourraient être adoptées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux afin d'élaborer un programme synergique qui relie tout le système de soins de santé.Référence 79 Ces normes nationales, appuyées par l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques, sont nécessaires parce qu'elles sauveront des vies d'enfants, tout simplement.Référence 80

Par conséquent, des normes nationales pour le suivi des médicaments dans les établissements pédiatriques canadiens de soins de santé devraient être élaborées afin d'éviter que ne surviennent des EIM.

e. Rondes de visite

Les établissements de soins de santé doivent créer une culture de sécurité du patient en faisant consciencieusement la promotion et la mise en oeuvre de rondes de visite par des membres de la haute direction. En plus de rendre les membres de la haute direction plus accessibles aux patients, aux employés et à la famille, cette activité leur permet de constater de visu ce que vivent les patients de l'hôpital. Les rondes de visite devraient être obligatoires dans tous les hôpitaux pédiatriques et fortement recommandées dans tous les établissements de soins pédiatriques du Canada.

5. Collecte de données, surveillance et diffusion de renseignements

Le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT) recueille et analyse des données sur les cas de traumatisme et d'empoisonnement et en fait rapport, dans le but de diminuer la prévalence des traumatismes et blessures chez les enfants et les jeunes au Canada. La recherche est effectuée par la saisie de données dans les salles d'urgence de dix hôpitaux pédiatriques et de quatre hôpitaux généraux au Canada. Il s'agit d'une très bonne initiative de surveillance; cependant, sa portée doit être élargie pour combler les besoins des enfants et des jeunes du Canada. En particulier, la surveillance du SCHIRPT doit combler ses lacunes de nature géographique dans les régions rurales et nordiques du Canada. Les enfants âgés de 0 à 14 ans représentent globalement 13,6 % de tous les décès consécutifs à des traumatismes agricoles et 12,6 % des cas d'hospitalisation recensés au Canada.Référence 81 Il est recommandé que l'Agence de la santé publique du Canada consacre expressément des ressources à l'intensification des activités de surveillance de la sécurité des enfants et des jeunes en milieu rural, notamment les traumatismes agricoles, et à l'accroissement des activités de surveillance de la sécurité des enfants et des jeunes du Nord.

Le SCHIRPT constitue un bon outil pour circonscrire ce que sont les besoins contemporains des enfants et ce qui leur arrive vraiment. Toutefois, il doit être complété au moyen des données nationales sur les soins ambulatoires et d'autres ensembles de données qui fournissent des données fondées sur la population donnant un portrait plus global de ce qui se passe au pays. Le SCHIRPT peut indiquer où, dans le système de santé, se situent les problèmes, et de quelle manière les décrire, mais il faut réaliser une intégration avec d'autres bases de données pour établir l'étendue des problèmes et déterminer s'ils sont traités efficacement.

Au Canada, il faut mettre bien davantage l'accent sur la surveillance efficace des tendances en matière de blessures subies par les enfants et les jeunes. Bien qu'un certain nombre d'organismes prennent part à la surveillance pédiatrique, dont le Programme canadien de surveillance pédiatrique, il reste encore énormément à faire dans le domaine des blessures non intentionnelles ou intentionnelles. Il est fondamental d'intensifier la surveillance, car une telle mesure peut permettre à la fois d'évaluer les interventions visant à prévenir la répétition de ces problèmes et d'élaborer des pratiques exemplaires et des politiques en santé. C'est particulièrement important dans les domaines dans lesquels il serait possible de prévenir, pour l'essentiel, les troubles de santé. Le transfert de connaissances auquel donneront lieu ces données et ces recherches joue un rôle primordial pour continuer à abaisser le nombre d'enfants et de jeunes du Canada qui se rendent dans des salles d'urgence d'hôpitaux après avoir subi des blessures évitables.

Il est recommandé que le SCHIRPT augmente sa surveillance de manière à y inclure d'autres hôpitaux communautaires : deux dans les banlieues du Canada et deux dans les régions rurales, dont un dans le Nord canadien. Ainsi, les données seront plus représentatives des enfants canadiens et de leurs besoins.

Ces initiatives permettraient au SCHIRPT de procéder à la saisie de données importantes qui pourraient être communiquées à la grande communauté des intervenants. La communication des grandes conclusions de recherche sur les blessures et traumatismes consolidera la collaboration pancanadienne et accroîtra considérablement le transfert actuel des connaissances.

6. Collaboration des principaux intervenants - Diffusion de renseignements

Le Réseau canadien d'étude et de recherche en traumatisme (RÉCERT) réunit des chercheurs, des chargés de programmes et des décideurs multidisciplinaires dans le domaine des traumatismes dont les travaux seront concentrés sur les traumatismes que subissent les Canadiens de tous âges. Bien qu'il s'agisse d'une étape positive compte tenu de la concentration élevée de traumatismes subis par les enfants et les jeunes, les recherches réalisées devraient être polarisées vers les jeunes. De plus, les travaux de recherche menés et réunis par les organismes doivent être rendus accessibles beaucoup plus rapidement et de manière plus opportune. Le gouvernement fédéral devrait assumer un rôle de chef de file et coordonner la diffusion de ces données et des principaux rapports de l'industrie afin de veiller à ce qu'ils soient portés à l'attention de la grande communauté de la recherche et de la population en général.

Pratique exemplaire
en diffusion de la recherche

La Le lien suivant vous amène à une autre site Web National Highway Traffic Safety Administration (disponible en anglais seulement) des États-Unis communique très rapidement le résultat de ses recherches en ligne aux fins de téléchargement par le public. Il est possible d'en prendre connaissance au www.nhtsa.dot.gov.

7. Éléments incitatifs et soutien aux parents

L'usage d'équipement de protection est primordial pour exercer un certain nombre d'activités pour enfants et pour jeunes.

Il arrive beaucoup trop fréquemment que des enfants prennent part à des activités sportives ou récréatives sans porter l'équipement de protection adéquat. Il se peut que leurs parents n'aient pas les moyens d'acheter de l'équipement nouveau ou récent ou qu'ils ignorent les normes auxquelles l'équipement doit satisfaire. Parmi les pièces d'équipement de sécurité les plus importantes qui permettent d'éviter un handicap permanent important dans le cadre de nombreuses activités, mentionnons un casque adéquat. L'usage de casques pour empêcher des traumatismes crâniens et médullaires dans des activités comme la bicyclette, le ski et la planche à roulettes est primordial. On reconnaît cependant que certaines familles dont la situation socioéconomique est mauvaise pourraient éprouver de la difficulté à payer l'équipement adéquat.

Pour inciter les parents à acheter des casques appropriés pour leurs enfants et leurs adolescents, il est recommandé que le gouvernement du Canada élargisse le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants de manière à inclure l'achat de casques protecteurs pour l'activité physique. Les parents pourraient ainsi s'assurer que leurs enfants sont protégés lorsqu'ils participent à des activités sportives et récréatives. Il est également recommandé que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux aident des organismes comme la fondation Pensez d'abord du Canada avec son programme « Give-a-Kid-a-Helmet », afin que la situation économique ne constitue pas un obstacle à la sécurité du cerveau et de la colonne vertébrale.Référence 82

Conclusion

L'élaboration d'une stratégie nationale de prévention des blessures comporte de nombreuses facettes. Cependant, sa complexité ne devrait aucunement nuire à son élaboration. Il est urgent d'adopter une approche stratégique de prévention des blessures pédiatriques au Canada. Chaque volet de la solution nous rapprochera d'une diminution significative des blessures évitables et des décès que subissent les enfants et les jeunes du Canada. En ce faisant, nous libérons de rares ressources en santé pour traiter plus enfants et garder plus d'enfants vivants.

II. Les enfants, les jeunes et l'environnement

Des organismes comme le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l'environnementRéférence 83 ont regroupé d'excellents documents qui contribuent à renseigner les parents canadiens au sujet des facteurs de risque environnementaux. Leur guide, intitulé « Ce qu'il faut savoir sur la santé des enfants et l'environnement », présente certains faits intéressants :Référence 84

  • Il existe des différences physiologiques importantes entre les adultes et les enfants qui rendent les enfants plus vulnérables aux substances dangereuses. Par exemple,

    • le système digestif d'un enfant absorbe souvent les aliments et les contaminants associés à ceux-ci plus efficacement que celui d'un adulte;

    • au cours de la petite enfance, la peau est plus perméable qu'aux stades ultérieurs de la vie, ce qui fait que plusieurs substances peuvent passer à travers la peau et s'intégrer à la circulation sanguine.

  • Kilogramme pour kilogramme de poids corporel, un enfant mange davantage de nourriture, boit davantage d'eau, et respire davantage d'air que ne le fait un adulte, ce qui augmente son degré d'exposition à des toxines éventuelles.

  • Les enfants inhalent de l'air en étant plus près de la terre et du sol en comparaison avec les adultes. Des études ont révélé que certains contaminants de la pollution atmosphérique (p. ex. des vapeurs denses) et des particules de poussière s'établissent dans un gradient vertical, ce qui signifie que leur concentration est plus élevée et qu'elles se trouvent donc davantage dans la zone de respiration d'un enfant.

Comme l'illustre la figure suivante, l'exposition aux contaminants environnementaux peut se produire par de nombreuses voies. Il faut bien garder à l'esprit ce facteur extrêmement important lorsque nous évaluons les substances ayant une incidence environnementale sur les enfants. Souvent, plus d'une voie d'exposition peut influer sur l'enfant.

Principales voies d'exposition des humains aux contaminants présents dans l'environnementRéférence 85

Graphique indiquant les principales voies d'exposition des humains aux contaminants présents dans l'environnement
Source : Adaptation à partir d'un document de Santé Canada, 1998.

De plus, de nouveaux renseignements deviennent disponibles et, dans ce domaine, la science continue d'évoluer. Comme le document « Ce qu'il faut savoir sur la santé des enfants et l'environnement » l'indique, « il ne se passe pas une journée sans que sortent de nouvelles informations sur la santé environnementale des enfants ».Référence 86

Tant Santé Canada qu'Environnement Canada sont responsables de la protection de la santé et de l'environnement. À l'heure actuelle, aucun organisme n'est responsable de la salubrité de l'environnement des enfants et par conséquent, les activités sont réparties dans ces deux ministères et dans plusieurs autres. Le gouvernement du Canada a lancé un certain nombre d'initiatives dans ce domaine, notamment un examen de la législation fédérale sur la protection de la santé et une évaluation de l'impact que pourraient avoir les produits chimiques sur la santé des enfants. Une collaboration et une coordination complémentaires entre ministères sont requises pour aborder ces problèmes de salubrité de l'environnement.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Au cours du processus de consultation, il a été dit très clairement que les enfants réagissent différemment des adultes à leur milieu naturel.

Leur physiologie diffère de celle des adultes et ils sont plus susceptibles de subir des effets indésirables sur la santé. Toutefois, peu de tests dans le milieu environnant seraient réalisés pour déterminer les répercussions possibles sur la santé, en particulier sur les populations d'enfants et de jeunes.

Tout au long du processus de consultation, de nombreuses questions relatives aux enfants et au milieu ont été soulevées. Toutefois, les trois questions suivantes ont été soulevées le plus souvent et avec le plus d'insistance :

  1. Les besoins de recherche et de surveillance : une étude longitudinale des cohortes sur les répercussions environnementales sur les enfants et les jeunes;
  2. Les dangers de l'environnement : le besoin de protéger les enfants et les jeunes;
  3. Favoriser une attitude écologique chez les enfants et les jeunes.

Les indicateurs de santé environnementaux

La première étape vers l'établissement d'un cadre environnemental qui protège les enfants et les jeunes consiste à instituer des indicateurs significatifs de la maladie qui pourraient être liés à la salubrité de l'environnement. Voici un ensemble d'indicateurs à envisager :

  • l'hospitalisation des enfants et des jeunes en raison de l'asthme ou d'une maladie respiratoire;
  • les niveaux de plomb dans le sang chez les enfants et les jeunes;
  • la proportion d'enfants et de jeunes exposés à de la fumée secondaire dans les résidences canadiennes;
  • la proportion d'enfants et de jeunes canadiens exposés à de la pollution atmosphérique (intérieure et extérieure);
  • la proportion d'enfants et de jeunes canadiens ayant accès à de l'eau potable sans danger.

Pour améliorer le milieu auquel les enfants et les jeunes du Canada sont exposés, nous devons recueillir des données de suivi biologique sur les indicateurs relativement aux substances qui pourraient avoir un impact important sur les résultats pour la santé. Ces indicateurs permettront au Canada de commencer à se comparer aux meilleurs du monde, afin que le Canada puisse devenir le chef de file mondial.

Défis et enjeux

Les enfants sont différents. Leur physiologie et leur corps en développement font en sorte qu'ils sont fondamentalement différents des adultes, et leur corps réagit différemment au milieu qui les entoure.

Les traits de développement distinctifs des enfants signifient qu'ils courent souvent plus de risques face aux dangers de l'environnement pour un certain nombre de raisons :

  • La croissance et le développement de l'organisme des enfants les rendent plus sensibles aux contaminants de l'environnement.

  • Les enfants sont physiquement plus petits que les adultes, ce qui fait que des dosages moindres peuvent avoir un effet préjudiciable.

  • Les gestes et la curiosité des enfants

    • en particulier chez les nouveau-nés

    • les rapprochent de substances potentiellement toxiques parce qu'ils

  • rampent, mettent des objets dans leur bouche et avalent des objets.

  • Les enfants respirent plus rapidement et font circuler l'air plus souvent que les adultes.

Considérons les facteurs suivants :

  • De très petites doses de toxines provenant de la pollution atmosphérique ou environnementale peuvent avoir un effet minuscule sur la grande masse corporelle d'un adulte, mais pourraient avoir un impact considérable sur le corps en développement d'un enfant.
  • En proportion, le cerveau d'un enfant est plus gros et reçoit le double de circulation sanguine que celui d'un adulte, ce qui fait courir davantage de risque à son développement mental lorsque le cerveau est exposé à une toxine.Référence 87

Par conséquent, les substances qui ne sont pas dangereuses pour les adultes peuvent être dangereuses pour des enfants. Toutefois, nos connaissances de l'impact de ces facteurs environnementaux sur les enfants et les jeunes sont beaucoup moindres qu'elles devraient être.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

Tel que mentionné, les recherches cliniques sur l'impact du milieu naturel sur la santé des enfants et des jeunes sont largement insuffisantes. Il faudra s'employer à regrouper des chercheurs, des ONG et des représentants de l'industrie pour créer des indicateurs nationaux clés uniformisés sur la santé des enfants. Cette collaboration est recommandée, et le gouvernement fédéral, par l'entremise de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique, peut faire preuve de leadership en prenant la direction du processus.

a. Programme de la sécurité des milieux

Le Bureau des populations vulnérables (appelé formellement le Bureau de la salubrité de l'environnement pour les enfants, de Santé Canada) exerce toute une gamme d'activités en vue de protéger la santé des enfants et des jeunes des dangers des milieux physiques.

Il vise essentiellement à atteindre trois résultats :

  1. renforcer la base des connaissances des chercheurs entre le milieu physique et la santé des enfants et des jeunes du Canada;
  2. gérer les risques environnementaux pour la santé des enfants et des jeunes;
  3. améliorer la capacité du Canada de prendre des mesures pour protéger les enfants et les jeunes des risques environnementaux.

Le milieu physique - air, eau, sol - a un impact important sur la santé des enfants et des jeunes du Canada. Les parents nous ont constamment dit au cours du processus de consultation qu'ils s'inquiètent des effets à long terme potentiellement négatifs du milieu naturel sur leurs enfants.

Par conséquent, il est recommandé de réorienter le Bureau des populations vulnérables de manière à tenir compte des trois enjeux soulevés par des parents partout au pays. Le Bureau doit également être habilité à prendre des mesures pour protéger les enfants des risques environnementaux; il ne doit pas se limiter à déclarer qu'il faut protéger les enfants contre ces risques.

Nouvelles initiatives

Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada ont un rôle de chef de file à jouer pour aborder les trois principaux problèmes environnementaux pour la santé, soulevés par les parents, les experts et les enfants au cours du processus de consultation. Le Bureau des populations vulnérables et d'autres organismes ministériels travaillent à traiter certaines des préoccupations, mais il faut prendre davantage de mesures.

Leadership Environnemental

  1. Recherche et surveillance : étude longitudinale des cohortes
  2. Risques environnementaux
  3. Promotion de la « pensée écologique » auprès des enfants et des jeunes
1. Recherche et surveillance : étude longitudinale des cohortes

Il est indubitable qu'il est fondamental pour le gouvernement du Canada et pour les gouvernements provinciaux et territoriaux, de protéger la santé de nos enfants et de nos jeunes contre l'exposition aux substances, aux objets et aux milieux dangereux. Toutefois, il est également clair que l'on doit effectuer ou entreprendre d'autres recherches - revues par des pairs - qui porteraient sur les effets que des produits chimiques comme le plomb et le mercure peuvent avoir sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes afin que des tendances puissent être établies.

Ces recherches doivent être ciblées et traiter de deux questions clés :

  1. L'identification d'indicateurs biologiques de substances environnementales qui ont ou qui pourraient avoir un impact sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes.
  2. L'identification de substances potentiellement dangereuses qui pourraient avoir un impact sur la santé des enfants et des jeunes.

De nouvelles recherches doivent être exécutées dans ce domaine afin que nous puissions cibler des substances, des objets et des milieux en particulier. Il s'agira ensuite de poursuivre la surveillance et le suivi de ces facteurs liés au milieu pour déterminer leur impact à long terme.

Plus particulièrement, on devrait effectuer une étude longitudinale des cohortes sur dix ans qui commencerait au moment de la conception du foetus et qui s'étendrait jusqu'à ce que les enfants soient âgés de 8 ans et qui assurerait le suivi de leur état de santé et de leurs résultats pour la santé.

De nombreux facteurs liés à l'environnement et aux maladies chroniques feraient l'objet de cette étude longitudinale et bon nombre d'experts et d'organismes au Canada devraient être consultés relativement à l'élaboration de l'étude. Celles-ci comprennent l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC, le réseau des experts dans les domaines des allergies et des troubles immunitaires (connu sous le nom de AllerGen), et de nombreux autres centres nationaux qui excellent dans ce domaine.

L'étude longitudinale non seulement fournira des données précieuses, mais abordera aussi le manque de ressources humaines en recherche sur la santé environnementale touchant les enfants et les adolescents. L'étude permettra au milieu scientifique de se concentrer sur des questions de santé environnementale touchant les enfants. On incitera les chercheurs à réaliser des travaux dans ce domaine.

Cette étude est plus que nécessaire. Les allergies se sont multipliées au cours des dernières années. Les taux d'asthme ont monté en flèche et les taux de maladie chronique ont augmenté. De nombreux facteurs contribuent à cette escalade des maladies chroniques chez les enfants. Le milieu constitue un facteur essentiel qui, après d'autres recherches, pourrait mener à des changements cliniques et environnementaux adéquats qui auront un impact positif sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.

Prévalence des cas déclarés d'asthme, 0 à 19 ans, Canada, 1978-1996.Référence 88
L'enquête de 1984 porte uniquement sur le groupe des 0 à 14 ans. Les pourcentages sont des estimations pondérées.

Graphique indiquant la prévalence des cas déclarés d'asthme, de 0 à 19 ans, au Canada, de 1978 à 1996

Source : Santé Canada, 1999.

2. Risques environnementaux

L'environnement auquel un enfant est exposé comporte de nombreuses facettes. L'air, l'eau, le sol, les aliments et les produits de consommation font tous partie de cet environnement et peuvent avoir un impact sur la santé d'un enfant. Peu importe où l'enfant vit, il y a de nombreux facteurs environnementaux que nous ne pouvons pas contrôler. Toutefois, les parents, les ONG et les gouvernements peuvent faire de nombreuses choses pour avoir un impact important sur les facteurs environnementaux qui contribuent à la santé des enfants et des jeunes du Canada.

Les substances toxiques devraient être interdites dans les jouets pour enfants et il faudrait mettre en place un mécanisme proactif d'évaluation assorti d'une véritable mise en application. À l'heure actuelle, lorsqu'une entreprise ou le gouvernement demande un rappel de produits, seul un faible porcentage de Canadiens s'y conforment. Il nous faut faire mieux. Les produits ou les jouets dangereux ne doivent pas se retrouver tout simplement dans le grenier ou dans le garage pour qu'une nouvelle génération y soit également exposée dans l'avenir.

Risques d'exposition au plomb dans les foyers canadiens.Référence 89

Graphique sur les risques d'exposition au plomb dans les foyers canadiens

Une forte proportion (environ 25 %) des enfants au Canada vivent dans des habitations construites avant 1960. Cette figure donne également les pourcentages selon les données des recensements nationaux de 1991, 1996 et 2001. Les peintures fabriquées avant 1976 peuvent contenir des concentrations de plomb dangereuses. Avant 1960, la teneur en plomb dans la peinture était souvent très élevée - parfois jusqu'à 50 % par poids. Toute vieille peinture doit être considérée comme un risque d'exposition au plomb quand elle s'use normalement (à cause des éclats et autres poussières domestiques qui s'en dégagent) et surtout pendant les travaux de rénovation (ou quand on remet de vieux meubles à neuf).

Source : Statistiques Canada. Recensement de la population, 1991, 1996 et 2001.

De fait, un certain nombre de substances dangereuses que l'on peut encore trouver dans l'environnement immédiat d'un enfant pourraient causer un effet préjudiciable durable. Par exemple, des données animales et humaines bien établies portent sur les effets nuisibles des expositions au plomb sur le développement prénatal et de l'enfant. L'empoisonnement au plomb est un trouble chronique qui peut entraîner des effets chroniques irréversibles, dont des déficits intellectuels et des maladies progressives du rein. Chez un jeune enfant, l'apparition de symptômes cliniques est généralement abrupte : apparition entre un et cinq jours de vomissements persistants et vigoureux, attaques, crises et pertes de conscience. Les victimes peuvent avoir des crises incurables et tomber dans le coma. Les effets à long terme sont dévastateurs; les déficits intellectuels sont présents la vie durant.

Il est donc recommandé qu'un certain nombre de mesures soient prises pour mieux protéger la santé des enfants et des jeunes contre ces substances, notamment :

  1. L'élaboration d'un programme d'étiquetage des produits pour enfants au titre des pratiques exemplaires. Il identifierait les produits qui ne renferment pas de produits chimiques nocifs et pourrait être implanté graduellement sur une période de deux ans.

  2. Comme le plomb est présent partout dans l'environnement en quantités infimes, et ne peut donc être complètement éliminé - limiter l'usage du plomb dans les jouets d'enfants au Canada :

    • à une quantité totale de plomb de 90 mg/kg dans tous les jouets destinés aux enfants âgés de moins de 3 ans;

    • à une quantité totale de plomb de 600 mg/kg et à une quantité de 90 mg/kg de plomb lixiviable dans tous les produits pour enfants;

    • pour s'assurer que les jouets importés font l'objet de tests rigoureux pour veiller à ce qu'ils ne dépassent pas ces niveaux de plomb.

  3. Créer un cadre de réglementation dans lequel l'évaluation de l'impact sur la santé de l'exposition à des produits chimiques comme le mercure et le plomb est expressément revue dans le contexte des enfants et des jeunes, et non seulement comme sous-ensemble des populations vulnérables. Un cadre de réglementation contribuerait à l'établissement de produits chimiques prioritaires à évaluer et à contrôler. Des mesures doivent être prises une fois qu'un matériau dangereux est découvert au cours du processus d'évaluation. Il faut mettre l'accent sur les mesures pour que les enfants et les jeunes soient protégés.

  4. Renforcer la protection et le contrôle des eaux souterraines pour réduire l'exposition possible à des produits chimiques dangereux comme le mercure, le plomb, les BPC, les dioxines, et l'éther diphénylique polybromé.

  5. Moderniser la loi afin de mieux protéger les enfants contre les dangers pour la santé et la sécurité qui sont associés aux produits de consommation :

    1. En actualisant la Loi sur les produits dangereux pour protéger plus efficacement les enfants et les jeunes des dangers pour la santé et la sécurité associés aux produits de consommation. Le gouvernement fédéral devrait posséder les compétences légales de réagir rapidement et adéquatement aux risques détectés ou identifiés.

    2. En réformant et en mettant à jour la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) pour contrôler les substances toxiques dans les produits de consommation au moyen de mesures comme une amélioration de l'étiquetage, des pouvoirs de rappeler des produits, ainsi que des interdictions et des substitutions.

    3. Comme la Californie l'a fait avec succès, mettre en oeuvre une interdiction immédiate de tous les usages non essentiels du mercure dans les produits de consommation.

3. Promotion de la « pensée écologique » auprès des enfants et des jeunes

En plus de protéger les enfants et les adolescents des toxines et des dangers qui les entourent, les Canadiens doivent assumer de façon dynamique leur rôle qui consiste à protéger notre milieu naturel.

Des organismes comme Vert l'actionRéférence 90 travaillent de concert avec des organismes communautaires, des sociétés canadiennes et des gouvernements et compétences de tous les niveaux pour appuyer des initiatives visant à améliorer la santé personnelle et la salubrité de l'environnement. Leur excellent Pédi-tour canadien permet aux étudiants de tenir le compte du nombre de kilomètres qu'ils marchent chaque jour et de constater de visu la distance qu'ils ont parcouru au Canada. Ce programme assure la promotion de la salubrité de l'environnement, mais constitue également une excellente manière de promouvoir l'activité physique, et pourrait être réalisé de concert avec un commanditaire du secteur privé. Il conviendrait d'encourager les activités associées au Mois international marchons vers l'école (octobre), dans le cadre duquel les étudiants canadiens sont incités à marcher pour se rendre à l'école pour promouvoir l'activité physique et moins utiliser le transport par véhicule. Toutes les écoles canadiennes devraient être incitées à participer, ne serait-ce qu'au Jour international marchons vers l'école à chaque année.

Conclusion

L'intérêt manifesté par les Canadiens à l'égard des répercussions à long terme de notre milieu naturel sur la santé continue au fur et à mesure qu'ils se renseignent davantage sur les répercussions possibles de l'environnement. Les enfants sont davantage exposés aux toxines possibles - dans les jouets, les aliments et le milieu naturel - et, souvent, ne sont ni éduqués ni informés au sujet de ce qu'est un danger possible. Il arrive fréquemment que le danger environnemental soit déguisé ou ne soit pas divulgué clairement. Il est important de faire davantage de recherche dans ce domaine pour que nous puissions tous prendre des décisions éclairées qui reposent sur des preuves scientifiques sur la façon de nous protéger et, ce qui importe encore plus, de protéger nos enfants et nos jeunes.

Sommaire des recommandations

Prévention des blessures et sécurité

  • Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient collaborer avec les gouvernements des provinces et des territoires ainsi qu'avec des experts des soins de santé, des ONG et des organismes communautaires pour élaborer et financer une stratégie nationale quinquennalle sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes qui serait fondée sur des données probantes.

  • De concert avec les ONG et les organismes communautaires, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient soutenir la création de villages de sécurité (Safety Villages) dans tous les grands centres urbains du Canada et faire l'essai d'une ferme de la sécurité dans un centre rural.

  • Que la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada établisse des éléments ciblés d'incitation à l'éducation pour encourager d'autres spécialistes en recherche clinique à travailler dans ce domaine.

  • Que l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents de l' IRSC soit encouragé à promouvoir un appel de propositions sur la recherche en matière d'application des connaissances sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes au cours des deux prochaines années.

  • Il est nécessaire de disposer de règlements plus rigoureux qui appliquent la responsabilité de l'industrie relativement à l'évaluation des jouets des enfants et d'autres produits avant leur entrée au Canada et avant la vente à des parents et des enfants canadiens. Une évaluation de la chaîne d'acheminement du produit pourrait se révéler utile pour identifier des moments appropriés pour évaluer les jouets des enfants et d'autres produits avant qu'ils entrent sur le marché canadien.

  • La Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Ontario doivent être félicitées, car elles ont présenté récemment des lois sur les sièges d'appoint qui sauveront des vies. Toutes les autres provinces et les territoires sont encouragés à mettre en oeuvre une loi semblable au cours des douze prochains mois, qui rendrait obligatoire l'utilisation de sièges d'appoint pour les enfants âgés de quatre à huit ans jusqu'à ce que ceux-ci atteignent un poids de 36 à 45 kg (de 80 à 100 lb) ou une taille de 132 à 145 cm (de 52 à 57 pouces).

  • Il est recommandé que Santé Canada collabore avec la CSA pour élaborer d'ici décembre 2008 ces normes sur les casques qui sauveront la vie d'enfants.

  • Le gouvernement du Canada devrait adopter une loi sur les exigences générales en matière de sécurité d'ici décembre 2008 qui comprendrait des normes de diligence raisonnable et des normes mises à jour de sécurité des produits, portant expressément sur les jouets et les produits nationaux et importés qui sont essentiellement conçus pour les enfants et les jeunes.

  • Un Groupe consultatif devrait être chargé de procéder à un examen et de formuler des recommandations sur les questions de sécurité et de prévention relevées dans le présent rapport dans les 12 mois.

  • Des normes nationales pour le suivi des médicaments dans les établissements pédiatriques canadiens de soins de santé devraient être élaborées.

  • Le SCHIRPT est une très bonne initiative de surveillance; cependant, sa portée doit être élargie pour combler les besoins des enfants et des jeunes du Canada, en particulier dans les communautés rurales et nordiques.

  • Il est recommandé que le SCHIRPT augmente sa surveillance de manière à y inclure d'autres hôpitaux communautaires : deux dans les banlieues du Canada et deux dans les régions rurales, dont un dans le Nord du Canada.

  • Le gouvernement du Canada devrait élargir le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants de manière à ce qu'il englobe l'achat de casques protecteurs pour les activités exercées par les enfants et les jeunes.

Les enfants, les jeunes et l'environnement

  • L'on doit effectuer ou entreprendre d'autres recherches - revues par des pairs - qui porteraient sur les effets que des produits chimiques comme le plomb et le mercure peuvent avoir sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes afin que des tendances puissent être établies. Ces recherches devraient :

    • identifier les indicateurs biologiques de substances environnementales qui ont ou qui pourraient avoir un impact sur les résultats pour la santé des enfants et des jeunes;

    • identifier des substances potentiellement dangereuses qui pourraient avoir un impact sur la santé des enfants et des jeunes.

  • On devrait effectuer une étude longitudinale des cohortes sur dix ans qui commencerait au moment de la conception du foetus et qui s'étendrait jusqu'à ce que les enfants soient âgés de 8 ans et qui assurerait le suivi de leur état de santé et de leurs résultats pour la santé.

  • Les substances toxiques devraient être interdites sur les jouets pour enfants et il faudrait mettre en place un mécanisme proactif d'évaluation assorti d'une véritable mise en application.

  • Un programme d'étiquetage des produits pour enfants au titre de pratiques exemplaires devrait être élaboré. Il identifierait les produits qui ne renferment pas de produits chimiques nocifs (comme des produits ne renfermant pas de plomb)et pourrait être implanté graduellement sur une période de deux ans.

  • Limiter l'usage du plomb dans les jouets d'enfants au Canada :

    • à une quantité totale de plomb de 90 mg/kg dans tous les jouets destinés aux enfants âgés de moins de 3 ans;

    • à une quantité totale de plomb de 600 mg/kg et à une quantité de 90 mg/kg de plomb lixiviable dans tous les produits pour enfants;

    • pour s'assurer que les jouets importés font l'objet de tests rigoureux pour veiller à ce qu'ils ne dépassent pas ces niveaux de plomb.

  • Créer un cadre de réglementation dans lequel l'évaluation de l'impact sur la santé de l'exposition à des produits chimiques comme le mercure et le plomb est expressément revue dans le contexte des enfants et des jeunes, et non seulement comme sous-ensemble des populations vulnérables.

  • Renforcer la protection et le contrôle des eaux souterraines pour réduire l'exposition possible à des produits chimiques dangereux comme le mercure, le plomb, les BPC, les dioxines, et l'éther diphénylique polybromé.

  • Moderniser la loi afin de mieux protéger les enfants contre les dangers pour la santé et la sécurité qui sont associés aux produits de consommation :

    • En actualisant la Loi sur les produits dangereux pour protéger plus efficacement les enfants et les jeunes des dangers pour la santé et la sécurité associés aux produits de consommation;

    • En réformant et mettre à jour la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE);

    • En mettant en oeuvre une interdiction immédiate de tous les usages non essentiels du mercure dans les produits de consommation.

7 Obésité et modes de vie sains

I. Obésité

Contexte

Les statistiques et les rapports concernant l'obésité et le manque d'activité physique révèlent un problème de santé publique très grave dans notre société. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le surplus de poids causé par la mauvaise alimentation et le manque d'activité physique est l'un des plus grands problèmes de santé et l'un des principaux facteurs de risque pour les maladies chroniques du 21e siècle.Référence 91

Au cours de la dernière décennie, ce problème mondial est devenu de plus en plus connu. De fait, certains ont affirmé que l'obésité est maintenant un problème de santé publique si grave qu'on l'appelle le « nouveau tabac ».

La raison est fort simple : les Canadiens mangent trop (ils mangent notamment beaucoup d'aliments transformés et de repas-minute) et ne font pas suffisamment d'activité physique. De nombreux facteurs contribuent à l'épidémie d'obésité et les solutions sont complexes. Cependant, comme l'indique l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada (APMCC), il ne faut pas se contenter de dire aux Canadiens de bien manger et de faire de l'exercice; d'autres facteurs importants entrent en ligne de compte, comme l'évolution de la famille traditionnelle vers la famille dans laquelle les deux parents travaillent, et l'augmentation du temps passé devant un écran.Référence 92

À ce jour, 26 % des jeunes canadiens âgés de 2 à 17 ans ont un excès de poids ou sont obèses, et 55 % des enfants des Premières nations qui vivent dans une réserve et 41 % des enfants autochtones vivant à l'extérieur d'une réserve souffrent d'embonpoint ou sont obèses.Référence 93 Le Canada se classe 19e dans les pays de l'OCDE en ce qui concerne la portion de sa population adolescente qui est obèse ou qui a un surpoids (19,3 %).

Les jeunes obèses du CanadaRéférence 94

  • En 2004, 26 % des enfants et des adolescents canadiens âgés de 2 à 17 ans faisaient de l'embonpoint ou étaient obèses (8 % étaient obèses).
  • Le taux d'embonpoint des enfants de 12 à 17 ans a plus que doublé, alors que leur taux d'obésité a triplé.
  • En 2004, le taux d'embonpoint des garçons de 12 à 17 ans était de 32,3 %, alors que leur taux d'obésité était de 11,1 %.
  • En 2004, le taux d'embonpoint des filles de 12 à 17 ans était de 25,8 %, alors que leur taux d'obésité était de 7,4 %.

L'obésité a des répercussions économiques importantes. En 2000-2001, l'obésité coûtait au système de soins de santé du Canada environ 4,3 milliards de dollars, soit 1,6 milliard de dollars en coûts directs comme les soins hospitaliers, les médicaments et les services de médecin, et 2,7 milliards de dollars en coûts indirects, comme les gains perdus en raison de maladies et de décès prématurés liés à l'obésité.Référence 95

Les jeunes, l'obésité et l'espérance de vieRéférence 96
(New England Journal of Medicine)

  • « Si la situation ne s'améliore pas, les jeunes d'aujourd'hui vivront moins longtemps que leurs parents ».
  • Au cours des 40 prochaines années, l'espérance de vie risque de diminuer de 3 à 5 ans en raison de l'obésité.
  • Ces données équivalent au nombre d'années potentielles de vie perdues en raison du cancer (3,5 ans).

Source : Tjepkema M. et M. Shields. Obésité mesurée : L'embonpoint chez les enfants et les adolescents au Canada. Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Statistique Canada, № 1, juillet 2005.

Décès prévus selon les causes, tous les âges - Canada, 2005Référence 97

Décès prévus selon les causes, tous les âges - Canada, 2005

Source : Organisation mondiale de la Santé (OMS). Prévention des maladies chroniques : un investissement vital. Octobre 2005

D'autres rapports présentent des statistiques tout aussi alarmantes. L'ancien médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, Dre Basrur, formulait les commentaires suivants dans son rapport de 2004 intitulé « Poids santé, vie saine » : « [...] entre 1981 et 1996 au Canada, on a vu tripler le nombre d'enfants de 7 à 13 ans qui sont obèses. Cette situation contribue à l'augmentation draconienne de maladies comme le diabète de type 2, les maladies du coeur, les accidents vasculaires cérébraux, l'hypertension et certains cancers ».Référence 98

Ce qu'ont dit les Canadiens

Tout au long du processus de consultation, les parents, les enfants et les jeunes de toutes les régions du pays se sont constamment dits préoccupés par la question de l'obésité. Plusieurs questions spécifiques ont été soulevées lors des tables rondes :

  • la nécessité que les enfants, les jeunes et les parents soient informés des risques à long terme de l'obésité;
  • la nécessité d'effectuer de la recherche sur l'application des connaissances dans le domaine de l'obésité;
  • la nécessité d'une collaboration accrue dans tous les secteurs de la société pour apporter des changements dans ce domaine.
Indicateurs de poids santé

Notre capacité de régler le problème de l'obésité chez les enfants augmentera de façon spectaculaire grâce à l'établissement d'indicateurs pancanadiens uniformisés. Un certain nombre d'organismes - dont Les diététistes du Canada, la Société canadienne de pédiatrie, le Collège des médecins de famille du Canada, et l'Association canadienne des infirmières et infirmiers en santé communautaire, croient que les graphiques US CDC BMI-4-age devraient être utilisés comme norme.

Par conséquent, les indicateurs dont l'utilisation est recommandée aux fins de la collecte de données nationales comparables comprennent, entre autres :

  • la proportion des enfants (de 6 à 11 ans) et des adolescents (de 12 à 17 ans) qui font de l'embonpoint et qui sont obèses (sur la base de l'IMC mesuré, de la ceinture abdominale ou du rapport taille-hanches);
  • les graphiques US CDC BMI-4-age comme outil de mesure.

L'utilisation d'outils cohérents de mesure de la croissance permettra de dépister l'obésité chez les enfants plus tôt et plus facilement de même que les problèmes de santé à court et à long terme qui peuvent l'accompagner.

Défis et enjeux

L'obésité chez les enfants constitue un problème qui a des répercussions à long terme sur notre population. De nombreuses maladies qui affligent la personne la vie durant, comme le diabète de type 2 et la pression sanguine élevée, commencent maintenant pendant l'enfance. L'obésité a maintenant un impact considérable sur l'espérance de vie, ce que l'on n'avait pas prévu il y a dix ans. Etant donné la prévalence de l'obésité infantile et le rôle qu'elle joue dans de nombreuses maladies, les enfants de la génération actuelle pourraient bien être les premiers à ne pas vivre aussi longtemps que leurs parents.

L'obésité est un problème complexe qui requiert un ensemble de solutions comportant de nombreuses facettes. Alors que de nombreux aspects des soins de santé sont de compétence provinciale et territoriale, le gouvernement fédéral devrait agir comme organisateur et faire office de chef de file de niveau national pour la coordination de la solution de ce problème de santé.

Les problèmes complexes doivent souvent faire l'objet de solutions multiples auxquelles prennent part de nombreux ordres de gouvernement et secteurs de la société. Au Canada, tous les secteurs doivent participer davantage qu'en ce moment à la lutte contre l'obésité. Nous devons nous efforcer d'abord et avant tout d'aider les gens, en particulier nos enfants et nos jeunes, à faire des choix sains sur le plan de la nutrition et de l'activité physique.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

Le gouvernement fédéral peut faire preuve de leadership de nombreuses manières - qui visent toutes à contribuer à régler le problème des modes de vie des enfants et des jeunes du Canada - au moyen :

  1. de normes et d'objectifs nationaux : une stratégie pancanadienne de modes de vie sains qui visent d'abord et avant tout à faire du Canada un chef de file mondial des domaines de la santé et de la condition physique de nos enfants et de nos jeunes;

  2. d'un Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes :
    • campagnes de marketing social et de sensibilisation du public qui devraient être menées de manière dynamique pour aider les jeunes à adopter des modes de vie plus actifs. Les enfants et les jeunes du Canada doivent être éduqués pour comprendre l'importance d'avoir des modes de vie sains. Ils éduqueront ensuite leurs parents sur l'importance de cette question;

    • innovations et de recherches translationnelles qui visent à élaborer des pratiques et des produits utiles dont les enfants et les jeunes pourront se servir;

  3. de soutien et d'encouragements offerts aux parents et bénévoles afin d'aider les enfants et les jeunes;

  4. de la collaboration : l'appui aux ONG et aux organismes privés. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent réunir les ONG, le secteur privé et les organismes gouvernementaux pour s'assurer que l'établissement et l'implantation d'aliments sains et d'activités ciblant les enfants et les jeunes sont efficaces et efficients.

Il faut s'attaquer à deux domaines importants pour réaliser des progrès dans la lutte contre l'obésité chez nos enfants et nos jeunes : l'activité physique et la nutrition.

I. L'activité physique

Contexte

Il est estimé que les coûts de l'inactivité physique pour le système de soins de santé du Canada sont d'au moins 2,1 milliards de dollars par année en frais de soins de santé directs et représentent un fardeau économique annuel d'environ 5,3 milliards de dollars pour les contribuables canadiens.Référence 98

Les enfants et les jeunes qui sont actifs régulièrement dans le cadre d'activités physiques organisées et non organisées courent moins de risques de faire de l'embonpoint. Des organismes comme PlayWorks en Ontario ont évalué les coûts de nos systèmes sociaux si des enfants ne sont pas en mesure de jouer et de participer à des activités physiques. Ils ont découvert que le défaut de réaliser des investissements dans ces domaines a de fortes répercussions financières, dont le manque d'attention et le développement de maladies.Référence 99 De plus, les enfants actifs sont moins susceptibles de commettre des actes criminels et sont plus susceptibles de rester à l'école et de connaître du succès plus tard dans la vie. Cela fait diminuer les coûts à long terme pour le système social et le système de soutien des soins de santé du Canada.

Nous devons ajouter un quatrième élément aux trois éléments traditionnels enseignés à l'école; en effet, il faut se concentrer sur la lecture, l'écriture, l'arithmétique et la course.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Tout au long du processus de consultation, les parents, les enfants et les jeunes de toutes les régions du pays se sont constamment dits préoccupés par la question de l'activité physique. Plusieurs questions spécifiques ont été soulevées lors des tables rondes :

  • l'impact des changements sur la société : les deux parents qui travaillent et l'absence de programmation postscolaire abordable;
  • la nécessité d'outils permettant aux parents d'aider leurs enfants;
  • le manque d'accès aux installations d'activités récréatives et sportives.
Les indicateurs de l'activité physique

Pour atteindre des objectifs nationaux de réduction de poids et d'augmentation de l'activité physique, il faudra prendre des mesures qui auront de l'impact relativement à cette épidémie. Des indicateurs nationaux clairs doivent être établis pour réaliser le suivi des progrès dans ce domaine. Certains indicateurs qui pourraient être suivis sont :

  • le nombre d'enfants et de jeunes qui satisfont au niveau d'activité physique énoncé dans le Guide d'activité physique canadien pour les jeunes et les enfants (de 60 à 90 minutes par jour selon l'âge);
  • le temps passé devant un écran chaque jour;
  • les perceptions et les rôles de la famille au sujet de l'activité physique;
  • les programmes d'activité physique à l'école (heures par semaine);
  • la formation de personnel de l'école pour dispenser des programmes d'activité physique appropriés;
  • l'accès et l'utilisation des établissements communautaires, des espaces extérieurs et des programmes;
  • l'investissement sectoriel dans la recherche, dans l'industrie et dans les fondations;
  • la transformation des activités après l'école à du temps actif au lieu de temps passé devant un écran.

Chacun de ces indicateurs se concentre sur un domaine qui a des répercussions importantes sur les niveaux d'activités des enfants et des jeunes. Les données qui portent sur ces indicateurs et sur d'autres pourraient être utilisées pour orienter l'élaboration de programmes et de politiques vers la lutte contre cette épidémie d'obésité.

Il existe déjà plusieurs rapports qui analysent les activités des enfants; il est possible de les consulter pour établir des indicateurs appropriés. Il n'est pas nécessaire de réinventer la roue.

Rôle du gouvernement f édéral : Mesures recommandées

Tous autant que nous sommes - parents, pédiatres, fournisseurs de soins de santé, organisations non gouvernementales et gouvernements - avons la responsabilité de favoriser l'activité physique chez les enfants et les jeunes. Pour le gouvernement fédéral, cela signifie assurer un leadership national centré sur la prévention et établir des objectifs et des normes de modes de vie sains pour les enfants et les jeunes. Cela signifie également disposer de méthodes uniformes et éprouvées de suivi des réalisations par rapport aux objectifs d'activité physique.

1. Normes et objectifs nationaux : établissement d'une stratégie pancanadienne en matière de modes de vie sains

En 2003, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) ont convenu d'une stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains assortie d'objectifs stratégiques visant à améliorer l'ensemble des résultats pour la santé et à atténuer les écarts en santé.Référence 100 Cette stratégie renferme des objectifs spécifiques sur les modes de vie sains sur l'alimentation saine, l'activité physique et le poids santé. Il est recommandé que les gouvernements FPT s'emploient à obtenir une augmentation de 20 % de la proportion de Canadiens qui sont actifs physiquement, qui mangent sainement et dont le poids corporel correspond au poids santé.Référence 101

À ce jour, le taux d'obésité chez les enfants est de 8 %. Pour lutter contre ce taux élevé, il est recommandé que l'on se donne comme objectif additionnel d'atteindre expressément les objectifs de nutrition à long terme des enfants et des jeunes, des niveaux d'activité physique et de poids sains. Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec les parents, les ONG et le secteur privé du Canada pour abaisser le taux d'obésité chez les enfants de 8 % à 5 % d'ici 2015 en mettant l'accent sur une alimentation saine et sur l'activité physique. Cet objectif peut sembler de taille; cependant, nous devons garder à l'esprit que d'ici 2015, les nouveau-nés d'aujourd'hui auront seulement huit ans et que les jeunes qui ont maintenant huit ans auront seize ans. Il n'y a pas de raisons de ne pas atteindre ces objectifs.

En plus d'établir les objectifs nationaux et les indicateurs sur les poids santé et les niveaux d'activité, et en vue de les atteindre, le gouvernement fédéral pourrait faire preuve de leadership à l'échelle internationale en adoptant une approche pangouvernementale pour régler cette question. Tous les portefeuilles, y compris l'agriculture, les transports et les finances, entre autres, doivent être encouragés à saisir comment ils peuvent contribuer à créer et à maintenir des milieux sains. Une approche pangouvernementale pourrait accélerer le rythme des véritables changements. Aucun nouvel investissement n'est nécessaire; il faut seulement faire preuve de leadership et d'une ouverture d'esprit pour adopter une nouvelle façon d'exercer des activités.

Pratique exemplaire
Bilan sur l'activité physique

Jeunes en forme Canada produit un bilan annuel sur les niveaux d'activité physique des enfants et des jeunes du Canada. Cet organisme surveille les indicateurs qui touchent l'évaluation des niveaux d'activité physique, ainsi que les questions de santé et de bien-être associées à leurs niveaux d'activité physique. Le bilan se penche sur le rôle que jouent les influences de la société qui peuvent faciliter l'activité physique ou lui nuire, dont la famille, l'école, la communauté, le gouvernement et d'autres intervenants. En 2007, ces indicateurs démontraient que les niveaux d'activité physique des enfants et des jeunes ne vont pas en s'améliorant, tandis que les niveaux de soutien de l'activité physique dans les écoles et les progrès réalisés en matière de stratégies gouvernementales et d'investissement s'améliorent légèrement.
2. Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes

Pour devenir un chef de file mondial en ce qui conerne la santé et le bien-être des enfants et des jeunes, le Canada doit établir une base d'excellence dans la recherche translationnelle fondée sur des données probantes - qui, à son tour, donne lieu à des pratiques exemplaires, à des produits et services innovateurs et à des programmes de première qualité.

Les Centres d'excellence pour le bien-être des enfants, de l'Agence de la santé publique du Canada, mettent l'accent sur l'application des connaissances et la recherche. Le présent rapport recommande que l'on délaisse un domaine pouvant être de valeur minime pour l'intérêt national afin de concentrer les efforts sur un centre d'excellence qui s'intéresse surtout à la réduction de l'obésité chez les enfants, l'une des trois grandes préoccupations des parents canadiens.

Sans exiger de ressources additionnelles, l'Agence de la santé publique du Canada peut consolider et intégrer un certain nombre d'activités actuellement exécutées pour étudier l'obésité, et les incorporer dans le nouveau Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes.

Les principaux domaines d'intérêt du Centre d'excellence sur l'obésité devraient comprendre :

  1. l'établissement de normes, d'indicateurs et d'objectifs nationaux;
  2. la recherche sur l'application des connaissances;
  3. la collaboration et l'intégration des gouvernements, des universitaires, des ONG, et des chercheurs du secteur privé;
  4. de nouvelles initiatives de pratiques exemplaires - l'introduction de nouveaux produits, programmes et services dans le marché;
  5. l'élaboration des pratiques exemplaires en marketing social qui visent à déterminer quels messages parviennent à avoir un impact sur les comportements des enfants et des jeunes;
  6. la diffusion de l'information pour aider les organismes qui offrent des programmes aux enfants et aux jeunes à être plus efficaces.
i  .Normes, indicateurs et objectifs nationaux

Les défis que posent la saisie et la diffusion de données, la recherche ainsi que la surveillance sont relevées dans tout le pays. Pour faciliter la prise de décisions de principes par les organismes, les fournisseurs de soins et les gouvernements, il faut disposer de données plus exactes et comparables. Ces données doivent porter sur les niveaux d'activités ainsi que sur les aliments sains et l'accessibilité. Elles doivent être diversifiées des points de vue ethnoculturels et socioéconomiques et inclure les Premières nations et les Inuits.

Le fait de disposer de données et de les diffuser constitue seulement une étape de la chaîne de transmission des connaissances. En plus de mettre des données comparables à la disposition des intéressés, il faudrait mettre en oeuvre un mécanisme d'échange de connaissances sur le poids santé des enfants et des jeunes.

ii.  Recherche sur l'application des connaissances

Le Centre d'excellence sur l'obésité serait créé à partir du programme des Centres d'excellence pour le bien-être des enfants. Toutefois, il devra y avoir une collaboration additionnelle avec les IRSC, les ONG, les organismes communautaires, ainsi que les établissements de soins et de recherches en pédiatrie.

Un investissement fait par le gouvernement du Canada dans le Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes accélérerait la mise au point d'outils et de plateformes afin de faciliter la recherche et l'application des connaissances, et, de façon plus importante, aiderait des organismes à déterminer les pratiques exemplaires en vue d'une mise en oeuvre nationale. Il existe actuellement quelques programmes « pratiques exemplaires », y compris :

  1. Système SHAPES
    Il est manifestement nécessaire que soient faites une évaluation et une surveillance des poids santé des enfants et des jeunes basées sur des recherches. Le système School Health Action, Planning and Evaluation System (SHAPES) qui est actuellement utilisé en Ontario par le ministère de la Promotion de la santé constitue un exemple de pratique exemplaire. Le système SHAPES, appuyé par des organismes comme l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse, examine les habitudes d'activité physique et de saine nutrition chez les enfants et les jeunes, et a la capacité de recueillir, d'analyser et d'interpréter les données locales et d'y donner suite, ce qui est essentiel pour relier la recherche, les politiques et la pratique concernant la prévention basée sur la population.

    Le système SHAPES a été mis au point par des chercheurs subventionnés par les IRSC à l'Université de Waterloo. La demande en augmentation rapide de cet outil montre qu'il est nécessaire de continuer à investir dans des solutions structurelles qui permettront de recueillir des données réelles pour faciliter l'évaluation de l'impact de nos gestes.

  2. Enquête canadienne sur les mesures de la santé
    L'Enquête canadienne sur les mesures de la santé fournira d'excellentes données pour déterminer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes. Il devrait y avoir davantage de collaboration afin que les questions des décideurs obtiennent des réponses suite à la collecte de données nationales.

iii.  Collaboration

Il existe des possibilités de collaboration dans de nombreux domaines qui peuvent avoir un impact important sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.

De nombreux réseaux importants, qui obtiennent parfois l'appui du gouvernement fédéral, ont contribué à la collaboration de manière inestimable. Ces réseaux comprennent l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada (APMCC), le Réseau canadien en obésité (RCO), la Coalition pour la vie active (CVA), et le groupe En mouvement de communautés, de chercheurs, d'ONG et du gouvernement. L'investissement du gouvernement dans le maintien de réseaux efficaces contribuera largement à faciliter cette collaboration. Les investissements dans ces réseaux et dans leur mise en place devraient se poursuivre par l'entremise d'un Centre d'excellence centré sur l'obésité.

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'organismes qui ne sont pas assujettis à la  Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Pratique exemplaire
En mouvement

L'initiative Le lien suivant vous amène à un autre site Web « En mouvement » (disponible en anglais seulement) est un bon exemple de la façon de former et de faire croître des Centres d'excellence qui établissent des partenariats multisectoriels. Les IRSC offrent une importante subvention par le biais de l'Alliance communautaire pour la recherche en santé à un groupe de chercheurs de l'Université de la Saskatchewan. Cet investissement de 1 million de dollars par année a été décuplé au cours des dernières années, pour devenir un programme maintenant mis en oeuvre dans plusieurs villes au Canada. Ce projet nous aidera à comprendre ce qui fonctionne, pour qui et dans quelles circonstances.

Un Centre d'excellence sur l'obésité constituerait un mécanisme idéal de collecte et de diffusion des recherches appropriées fondées sur des données probantes et des évaluations de certains programmes et de certaines pratiques exemplaires dans ce domaine. Le Canada doit devenir le chef de file mondial de la lutte contre l'obésité. La mise en commun de connaissances représente une excellente manière d'atteindre cet objectif.

iv.  Nouvelles initiatives de pratiques exemplaires

a.  Initiative nationale parascolaire

D'après un rapport conjoint sur la période intermédiaire de l'enfance (enfants âgés de 6 à 12 ans) produit récemment par Centraide et l'Université de la Colombie-Britannique, 80 % des mères qui ont des enfants d'âge scolaire font partie de la main-d'oeuvre. Au cours des deux dernières décennies, ce pourcentage a augmenté de 42 %, la majeure partie de l'augmentation étant survenue durant les années 1980.Référence 102 Le rapport a également conclu qu'une évolution importante de la composition de la famille, de la mobilité et de l'emploi des parents a mené à une diminution du soutien familial et communautaire. Ces changements ont de fortes répercussions sur les tendances qui marquent les activités des enfants et des jeunes.

Comme 80 % des parents travaillent dans notre société contemporaine, il s'est créé une « heure fatidique » entre l'heure à laquelle de nombreux enfants et adolescents quittent l'école et l'heure de l'arrivée à la maison des parents - soit à peu près entre 15 h et 18 h. Il s'agit d'une période au cours de laquelle les enfants combinent les aliments malsains aux activités sédentaires, comme regarder la télévision et jouer à des jeux d'ordinateur. C'est également au cours de cette période que des enfants se mettent dans le pétrin, soit en commettant des actes criminels, soit en consommant des stupéfiants et de l'alcool.

Les parents se préoccupent de leurs enfants pendant cette période après les heures de classe. Au cours du processus de consultation, les parents ont maintes fois affirmé la nécessité d'augmenter le nombre de programmes post scolaires. De plus, les enfants et les jeunes souhaitent avoir des choses à faire pendant cette période. De fait, au cours d'une enquête récente, 80 % des enfants disaient vouloir des activités à faire, mais n'y avaient pas accès ou ignoraient où s'adresser pour exercer des activités.

Le gouvernement fédéral dispose d'une occasion en or pour afficher son leadership et encourager la pratique d'activités saines pendant la période post scolaire, en particulier par les enfants et les adolescents dont les familles ont des revenus de faibles à moyens.

La recherche révèle qu'au cours de la période entre la fin des heures d'école officielles et l'heure du retour des parents après leur travail, les programmes post scolaires peuvent avoir un impact positif sur la vie des jeunes.

Pratique exemplaire
Programmes d'activités avant et après l'école

Les Clubs Garçons & Filles du Canada ont conclu un partenariat avec Sears Canada, qui accorde des subventions aux clubs de l'ensemble du pays pour améliorer leurs programmes d'activités après l'école. Le document intitulé « L'excellence en Action : Un guide des pratiques exemplaires dans les programmes après l'école » est un guide qui fournit des renseignements et des conseils sur les programmes à l'intention des organisateurs professionnels de programmes et qui est accessible aux organisations qui servent les jeunes partout au Canada.

Il existe déjà de nombreux programmes et services exceptionnels. Le gouvernement a un rôle important à jouer dans la recherche et dans la quête des pratiques exemplaires; cependant, il n'a pas à prendre part à l'exécution de programme. Le présent rapport recommande que le gouvernement du Canada assume son leadership dans les initiatives parascolaires après l'école en s'acquittant des tâches suivantes :

  • Assurer du leadership et élaborer un plan d'action dans ce domaine important pour alléger les inquiétudes des parents et amener les enfants à être en meilleure santé.
  • Promouvoir des activités parascolaires saines et axées sur l'action en établissant des objectifs nationaux relativement aux niveaux d'activité physique et au poids santé des enfants et des jeunes. Cela inclut le financement d'organismes qui offrent d'excellents programmes de soutien aux enfants non handicapés et handicapés.
  • Établir des normes nationales de programmation conçues pour aider les enfants canadiens à atteindre les normes internationales quant à la santé et à la condition physique.
  • Contribuer à la promotion et au marketing d'activités de qualité après l'école - par un soutien obtenu des tiers et par le partage des pratiques exemplaires en marketing social. Les campagnes de promotion devraient être évaluées une fois qu'elles ont été exécutées afin de déterminer si leurs objectifs sont atteints.
  • Recueillir des données et évaluer les pratiques exemplaires des programmes après l'école.
  • Favoriser la collaboration entre les ministères provinciaux de la Santé et de l'Éducation, les ONG et d'autres organismes qui offrent des programmes d'activités après l'école.
  • Miser sur l'infrastructure existante : faciliter l'accès aux écoles et aux établissements communautaires de loisirs après l'école.
Pratique exemplaire
en matière d'agrément

Le programme Le lien suivant vous amène à un autre site Web High Five (disponible en anglais seulement), dirigé par Parks and Recreation Ontario (PRO), a élaboré des normes d'assurance de la qualité conçues pour appuyer la sécurité, le bien-être et le développement sain des enfants dans tous les programmes de loisirs et de sports de l'Ontario. Il fournit des outils, de la formation et des ressources aux parents et aux instructeurs d'activité physique pour leur permettre de veiller à ce que les enfants aient un développement sain par une participation de qualité à des activités de sports et loisirs.

b.  Accès à l'infrastructure concernant la collectivité

L'insuffisance de salles communautaires qui pourraient être utilisées pour l'activité physique après l'école représente un obstacle important à l'exercice de telles activités. Bien qu'il existe de telles installations dans tout le Canada, il arrive fréquemment que des questions de responsabilité ne permettent pas que ces installations soient utilisées comme salles de loisirs après les heures d'école.Référence 103 Comme le suggéraient Centraide Canada, la Coalition pour la vie active et PlayWorks, il est recommandé que soient élaborées des ententes d'utilisation conjointe réciproques régissant l'utilisation conjointe des écoles et des installations municipales afin que les écoles puissent se servir des installations municipales et que les services des sports et loisirs puissent utiliser des locaux d'écoles après les heures de classe.

De plus, il faudra améliorer les infrastructures auxquelles les enfants et les jeunes ont accès pour se livrer à de l'activité physique. Les communautés, les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral devraient tous prendre part à la création et au soutien d'un nombre accru de terrains de jeux et d'installations récréatives par l'établissement de fonds d'infrastructure particuliers.

c. Défi « Marche Canada »

Les enfants désirent disposer de mécanismes avec lesquels ils peuvent effectuer le suivi de leur succès, que ce soit par rapport à leurs propres objectifs préalablement établis ou l'un par rapport à l'autre. Dans le cadre de ce défi en ligne, les enfants « livrent concurrence » à des enfants de tout le Canada dans un milieu contrôlé afin de déterminer qui pourrait continuer à marcher dans les 60 prochains jours. Dans ce concours, on incite les enfants à marcher ou à courir pendant « 60 minutes tous les jours pendant 60 jours ». Les enfants et leurs parents consigneraient la distance qu'ils ont parcourue à la marche ou à la course chaque jour dans le cadre du défi et inscriraient leurs résultats dans un site Web parrainé par Santé Canada. Tous les enfants qui terminent le défi recevront un courriel du ministre de la Santé qui reconnaîtrait officiellement leur réalisation. Ce site Web donnerait la possibilité de diffuser d'autres messages de marketing social et d'autres promotions et renforcerait positivement l'activité physique.

v. Marketing social et sensibilisation du public

Des campagnes exceptionnelles de marketing social ont déjà été créées par des ONG et leurs partenaires des médias pour informer les parents et les enfants sur l'obésité. Par exemple, les Clubs Garçons & Filles du Canada, de concert avec Corus Entertainment, ont créé un message conjoint d'intérêt public intitulé « Get Your Rear in Gear ». Cette publicité s'adresse directement aux enfants et aux jeunes et met en vedette un personnage populaire de YTV qui incite les enfants et les jeunes à être actifs en se joignant à un Club garçons et filles de leur communauté, qui leur permettrait de participer à tout un éventail d'activités saines et amusantes.Référence 104 Il s'agit d'un excellent exemple de la façon dont les gouvernements n'ont pas à élaborer de programmes de marketing social eux-mêmes; ils peuvent cependant, grâce à leur leadership, aider les ONG à collaborer avec l'industrie en prenant le travail qu'ils font déjà et en contribuant à le diffuser auprès de plus vastes audiences nationales.

Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada ont une occasion de sensibiliser encore davantage le public au moyen de ces programmes existants.

vi. Diffusion de l'information

Alors que d'excellents produits ont été élaborés pour informer les enfants et les jeunes et les inciter à adopter des modes de vie sains et actifs, il arrive beaucoup trop souvent qu'ils ne soient pas suffisamment diffusés à leur public cible.

a.  Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes

Le Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes du gouvernement du Canada est un excellent guide de ressources pour les professeurs, les parents et les enfants, et fournit des renseignements précieux dans divers formats.Référence 105 Toutefois, peu de parents savent que ces documents sont disponibles. Tout comme le Guide alimentaire canadien, ce document doit devenir un « favori du frigo » pour les parents et les enfants. Il est recommandé d'effectuer pour ce document un marketing social et une sensibilisation du public comparables à ce qui est fait pour le Guide alimentaire canadien.

Principales recommandations des Guides d'activité physique canadiens pour les enfants et les jeunesRéférence 106

  • Augmenter de 30 minutes le temps actuellement consacré à l'activité physique quotidienne et progresser, au cours d'une période approximative de cinq mois, à environ 90 minutes d'activité physique par jour.
  • La quantité de temps consacré à l'activité physique peut être répartie au cours de la journée en périodes d'au moins cinq à dix minutes.
  • Les 90 minutes d'activité physique devraient comprendre 60 minutes d'activité à intensité modérée (p. ex. marche rapide, patin, bicyclette) et 30 minutes d'activité à intensité élevée (p. ex. course, basket-ball, soccer).
  • Participer à différents types d'activité pour être le plus en forme possible, notamment des activités qui visent à améliorer l'endurance, la flexibilité et la force.
  • Réduire le temps consacré aux activités passives, telles que regarder la télévision et des films, jouer à des jeux sur ordinateur ou se balader sur Internet; réduire ces activités de 30 minutes par jour jusqu'à progressivement atteindre, sur une période de 5 mois, une réduction de 90 minutes par jour.
3. Fournir des éléments incitatifs et du soutien aux parents et aux bénévoles désireux d'aider les enfants et les jeunes

L'augmentation du temps passé devant un écran par les enfants et les jeunes contribue à l'épidémie d'embonpoint et d'obésité.Référence 107 Le temps passé devant un écran est défini comme le temps passé à regarder la télévision, à jouer à des jeux vidéos et à utiliser l'ordinateur; pour l'essentiel, il s'agit de périodes d'inactivité physique. Nous devons amener les enfants à se lever du sofa et à utiliser la piscine. Des initiatives comme la « Semaine sans télé » et des camps d'été sans accès à un téléviseur incitent les enfants (et le reste de leur famille) à délaisser la télévision, les ordinateurs et les jeux vidéos en faveur de jeux et d'activités physiques.Référence 108

Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer en donnant des incitatifs aux parents. Il a fait preuve de leadership dans ce domaine en adoptant le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants. Des parents ont déclaré au cours du processus de consultation qu'ils souhaitent disposer de plus d'outils comme celui-là pour pouvoir aider plus facilement leurs enfants.

  1. Crédit d'impôt pour la condition physique des enfantsRéférence 109

    Le gouvernement du Canada a pris une initiative novatrice en 2007 en instaurant son crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.Référence 110 Ce crédit d'impôt est un crédit non remboursable qui s'applique aux montants admissibles de plus de 500 $ payés par les parents pour inscrire un enfant à un programme admissible d'activité physique. Le succès de cette initiative montre bien que de tels outils fiscaux incitent les parents à aider leurs enfants à devenir actifs physiquement. Au cours des deux prochaines années, le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants devrait être évalué sur le plan de son efficacité à améliorer les niveaux d'activité des enfants et des jeunes du Canada, comme l'a recommandé le Groupe d'experts sur le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.Référence 111

  2. Crédit d'impôt pour les entraineurs pour les enfants

    Il est recommandé qu'un crédit d'impôt non remboursable pour la participation des Canadiens à des programmes d'entraînement certifiés soit institué. Cette initiative développera la capacité d'aider les enfants à participer à des sports. Les entraîneurs représentent un élément important des activités des enfants et des jeunes. Ils motivent, éduquent et inspirent les enfants à atteindre de nouveaux objectifs. Un crédit d'impôt pour les entraîneurs pour enfants incitera davantage de Canadiens à acquérir les aptitudes importantes qui sont requises pour devenir entraîneur afin que davantage de bénévoles compétents puissent motiver nos enfants et nos jeunes. Cet incitatif devrait être restreint aux programmes offerts aux enfants âgés de moins de 16 ans et aux programmes qui satisfont aux critères d'admissibilité du crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.

4. Collaboration : appuyer les ONG et les organismes privés

L'étude « When the Bough Breaks » subventionnée par les IRSC et réalisée par l'Université McMaster, établissait le lien entre le bien-être économique et l'activité physique des enfants. L'étude « When the Bough Breaks » suivait quatre mères célibataires et se penchait sur un certain nombre de facteurs sociaux pour déterminer leur corrélation avec la santé et le bien-être. L'étude examinait la situation d'emploi et la mettait en corrélation avec la fréquence à laquelle ces mères utilisaient les services d'urgence, le rendement de leurs enfants à l'école, ainsi que d'autres facteurs. Elle a notamment conclu que :

  • le recours à l'aide sociale diminuait avec l'utilisation de services de garde et de loisirs (15 % des gens ont quitté l'aide sociale en un an);
  • l'utilisation de services de loisirs s'est payée d'elle-même grâce à la diminution des coûts de probation et des coûts rattachés aux services de psychiatrie et de psychologie infantiles ainsi qu'aux services sociaux utilisés.Référence 112

Cette étude montre clairement que les loisirs constituent un élément clé de l'aide aux familles, et en particulier de la santé des enfants.

Une étude de 2001 montrait que 279 750 adolescents du Canada étaient exclus de la possibilité de pratiquer des sports parce qu'ils ne pouvaient pas se le permettre. Compte tenu des statistiques selon lesquelles les niveaux d'obésité ont triplé ces 10 dernières années et selon lesquelles plus de 20 % des enfants et des jeunes du Canada font de l'embonpoint ou sont obèses, il conviendrait d'éviter d'exclure plus d'un quart de million d'adolescents de l'exercice complet d'une activité.

De nombreux organismes dont SportJeunesseMC, la Jump Start Foundation de Canadian Tire et les fondations communautaires du Canada consacrent essentiellement leur temps et leurs efforts à aider les enfants à participer à des activités sportives et récréatives. Le fait de collaborer dans des communautés a fourni à de nombreux enfants d'excellentes occasions d'être actifs.

SportJeunesseMC, Jump StartTM et plusieurs autres programmes offrent des possibilités prometteuses, mais ne disposent pas des ressources ou des compétences nécessaires pour apprendre de leurs succès et de leurs difficultés, et pour conserver et améliorer leurs programmes dans l'avenir.

Santé Canada peut assumer un rôle de chef de file en facilitant la collaboration et le réseautage entre ces excellents ONG et organismes privés ayant des liens avec les chercheurs des IRSC et d'autres experts du gouvernement du Canada. Ces collaborations donneront lieu à des politiques et des programmes plus vigoureux pour les enfants qui, nous le savons, auront un impact sur l'amélioration de leurs résultats pour la santé.

Conclusion

La Stratégie pancanadienne en matière de modes de vie sains constitue un bon cadre permettant de commencer à améliorer les résultats globaux pour la santé et de réduire les disparités au niveau de la santé. Toutefois, les comportements sains doivent être intégrés dès que possible. Seules une éducation continue et la poursuite dynamique de possibilités pour tous les enfants et les jeunes de participer à des activités physiques régulières permettra à nos enfants d'adopter des comportements de vie active pour le reste de leur vie.

Pratique exemplaire
Aider les enfants à participer à des activités physiques

SportJeunesseMC est un programme national de bienfaisance pour enfants qui aide les enfants défavorisés à surmonter les obstacles empêchant ou limitant leur participation à des sports organisés. Son mandat est simple : lutter contre les frais en hausse, faciliter l'accès à des outils clés de développement de la croissance inhérents au sport, habiliter les leaders de la communauté et les éducateurs à établir un processus confidentiel qui vise à aider les enfants à participer à des activités sportives, et ramener le plaisir dans le sport. À ce jour, le programme national SportJeunesseMC a aidé plus de 50 000 enfants.

Les gouvernements du Canada, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l'Ontario appuient tous le programme de la Jump Start Foundation [Place au sport] de Canadian Tire. Il s'agit d'un programme national, centré sur des programmes locaux d'aide aux enfants qui ont des besoins financiers à participer à des sports et loisirs organisés comme le hockey, la danse, le soccer et la natation. Pour plus de renseignements sur ces programmes, prière de consulter :

Le « programme de qualité pour l'éducation physique » élaboré par l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse (ACSEPLD) est un excellent exemple de pratique exemplaire qui démontre le type de programmes dont on a besoin pour faire bouger les enfants. Les enfants et les jeunes du Canada n'ont pas besoin de plus de programmes mais bien de programmes de qualité pour l'activité physique.Référence 113

II. La Nutrition

Contexte

Le défi que représente une bonne nutrition pour les enfants et les jeunes du Canada est axé sur deux pôles :

  • certains de nos enfants mangent trop;
  • certains de nos enfants ne mangent pas assez.

Compte tenu de tous les renseignements contradictoires qui tentent d'attirer l'attention de la population, les parents ne savent plus ce qu'est un bon repas pour leurs enfants. Ils veulent faire ce qui convient sur le plan de la nutrition, mais estiment que l'étiquetage promotionnel est trompeur et porte à confusion.

Pratique exemplaire
Outils pour aider les parents à planifier et à budgéter des repas nutritifs pour leurs enfants

Guide alimentaire canadien
Les ressources du programme de nutrition de Déjeuner aident les familles à gérer leurs programmes de nutrition.Référence 114

Le profilAN des Diététistes du Canada permet d'évaluer les choix d'aliments et d'activités de la journée puis de les comparer aux recommandations établies par Santé Canada.Référence 115
Les indicateurs de la nutrition

Pour atteindre les objectifs nationaux relatifs à la perte de poids et à l'amélioration de l'alimentation, des mesures doivent être prises en ce qui concerne l'établissement d'indicateurs nationaux clairs pour surveiller les progrès dans ce domaine. Voici certains indicateurs qui pourraient être suivis :

  • nombre d'enfants et de jeunes qui satisfont aux exigences du Guide alimentaire canadien par jour;
  • accès aux fruits et aux légumes;
  • accès aux besoins quotidiens en matière de lait et de produits laitiers.

De nombreux autres indicateurs pourraient être observés, afin d'évaluer l'état nutritionnel des enfants canadiens. Comme pour l'activité physique, il existe déjà plusieurs rapports axés sur l'alimentation des enfants, qui pourraient être examinés en vue d'établir et de fixer des indicateurs appropriés. Il n'est pas nécessaire de réinventer la roue.

Défis et enjeux

L'une des composantes principales d'un mode de vie sain réside dans une nutrition adéquate. Il est devenu beaucoup trop facile de s'en remettre à des aliments transformés et prêts à manger ou de sauter complètement des repas. Cela se produit même si les risques que présente une mauvaise nutrition sont bien documentés. La mauvaise nutrition est liée à l'augmentation de l'obésité, à la baisse des espérances de vie et à tous les problèmes physiques et émotionnels connexes, dont une augmentation du diabète de type 2, des maladies du coeur, du cancer et de la dépression.Référence 116

Vingt-cinq pour cent (25 %) des enfants ne prennent pas de petit déjeuner le matin et ces statistiques empirent lorsque les enfants vieillissent. L'enquête sur la santé des adolescents de la McCreary Centre Society a conclu que 45 % des adolescents de 14 ans en Colombie-Britannique ne prennent pas de petit déjeuner; ce pourcentage augmente à 57 % lorsque le jeune atteint l'âge de 17 ans.Référence 117 Le Canada doit se fixer des objectifs plus dynamiques pour améliorer les tendances nutritionnelles constatées chez les enfants et les jeunes pour qu'il soit possible de passer de la jeunesse à l'âge adulte en ayant adopté des comportements sains sur les plans de la nutrition et de l'activité physique.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

Avec l'activité physique, les habitudes alimentaires saines et les aliments sains constituent le deuxième élément clé d'un mode de vie sain. Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada ont une occasion, au moyen du Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes, de faire preuve de leadership en favorisant la collaboration avec l'industrie et les ONG, en encourageant les pratiques exemplaires et en investissant dans le marketing social dans ce domaine. De plus, un certain nombre de mesures devraient être prises pour promouvoir des habitudes nutritionnelles saines chez nos enfants et nos jeunes.

1. Innovation et partenariat avec l'industrie

À l'heure actuelle, il n'existe pas de mécanisme pour établir des liens entre les entreprises canadiennes, qui désirent améliorer les résultats nutritionnels, et les ONG qui cherchent à obtenir de l'aide pour promouvoir leurs programmes.

Il est recommandé que l'on crée un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONGdans les 6 mois suivant la production du présent rapport afin de favoriser la collaboration entre l'industrie, les ONG et le gouvernement. Entre autres tâches, ce Groupe devrait agir comme facilitateur auprès des Centres d'excellence, afin d'aider les partenaires du secteur privé à établir des liens avec les programmes des ONG, de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada dans le but de promouvoir des habitudes saines de nutrition et d'activité physique.

Ces partenariats peuvent présenter de nombreux avantages, de la promotion d'innovations à la création de synergies qui élargissent le champ d'application des programmes.

2. Taille des portions

La recherche sur nos comportements alimentaires est à l'origine d'idées d'innovations comme les « goûters de 100 calories » et l'assiette-portion (qui visent à aider les personnes qui doivent être plus conscientes de la quantité de nourriture qu'elles mangent). Des investissements dans la recherche faite en collaboration dans le cadre de programmes comme les Projets de recherche concertée sur la santé IRSC/CRSNG réunissent des chercheurs avec des ingénieurs, des informaticiens et d'autres spécialistes des sciences de la nature pour favoriser l'innovation qui vise à aider les Canadiens à faire quotidiennement des choix plus sains.

L'alimentation excessive, en particulier la taille des portions, contribue de façon importante au problème de l'obésité. Des objectifs de vie sains devraient également être appliqués aux portions de produits servies. Il est recommandé que Santé Canada collabore avec l'industrie pour rendre obligatoires des portions plus petites de contenants de malbouffe, comme les cannettes de boisson gazeuse, la taille des tablettes de chocolat et les sacs de croustilles sur une période de mise en oeuvre de deux ans.

3. Transparence concernant l'étiquetage nutritionnel et les renseignements sur la nutrition

L'étiquetage des emballages d'aliments continue d'évoluer en réaction à la demande des consommateurs qui désirent plus de transparence et davantage de renseignements d'ordre nutritionnel. D'après les estimations, l'étiquetage obligatoire que l'on trouve présentement sur les aliments emballés fera diminuer les maladies liées à l'alimentation de 4 % et pourrait donner lieu à des avantages économiques de 5 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années.Référence 118

Au Canada, il est possible de modifier les exigences actuelles concernant l'étiquetage de manière à ce que l'emballage comprennent des renseignements sur le contenu nutritif des produits alimentaires et des pictogrammes d'emballage plus clairs pour montrer le contenu extrême (p. ex. une salière, une brosse à dents dans le cas de friandises).

Le rapport du Comité permanent de la santé du gouvernement fédéral, intitulé « Des enfants en santé : une question de poids » comprenait un certain nombre de recommandations sur l'étiquetage des aliments qui pourraient être mises en oeuvre, dont l'étiquetage obligatoire des aliments sur le devant des emballages d'aliments. En l'absence d'un système pancanadien, des compagnies alimentaires et des organismes de santé ont créé leurs systèmes distincts d'étiquetage, ce qui porte à confusion pour les consommateurs. L'uniformité est nécessaire et requise. Il est recommandé que l'étiquetage soit clair du point de vue visuel, facile à interpréter et sur le devant de l'emballage. L'étiquetage révisé devrait d'abord s'appliquer aux aliments qui sont surtout pour les enfants. Il est recommandé d'instaurer un processus d'implantation graduelle sur deux ans des exigences d'observation qui s'appliqueraient à l'industrie.

De plus, si l'on tient compte de la recommandation de l'ancienne médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, il est recommandé que les grandes chaînes d'alimentation et les fabricants d'aliments minute indiquent, d'une façon qui est facilement accessible au public, des données de base sur la nutrition concernant la nourriture servie, sur les emballages et sur le tableau d'affichage public (indication du nombre de calories).Référence 119 La ville de New York a lancé une initiative semblable en 2006; elle a adopté des règlements afin de contraindre les chaînes de restaurant à afficher des renseignements sur le contenu calorique sur leurs menus et leurs tableaux de menu. Par conséquent, les consommateurs peuvent faire des choix alimentaires éclairés et disposent d'un moyen d'infléchir la courbe du surpoids et de l'obésité, de même que les problèmes de santé liés à la consommation de calories en trop.

4. Marketing social et publicité

De plus en plus tôt, nos enfants et nos jeunes sont bombardés de messages sur leurs choix alimentaires dans les médias. Ils se font présenter des messages contradictoires sur ce que sont des choix alimentaires sains et sont attirés par des campagnes tape-à-l'oeil conçues pour rendre « attrayants » les aliments vides.

Au Royaume-Uni, des restrictions ont été mises en place pour empêcher les émissions de télévision destinées à de jeunes enfants âgés de quatre à neuf ans de mettre en ondes des publicités de produits alimentaires malsains. En date du 1er janvier 2008, les mêmes limites s'appliqueront aux émissions pour enfants dont l'âge peut atteindre 15 ans, de même qu'aux émissions destinées aux adultes mais que des enfants regardent fréquemment. Des canaux spécialisés pour enfants se sont vu accorder une période d'implantation graduelle pour modifier leurs contrats de publicité, ce qui signifie qu'ils ont jusqu'en 2009 pour mettre complètement en oeuvre les mesures.

L'Union européenne a proposé d'interdire la publicité de produits au cours des émissions télévisées pour enfants. La proposition est en attente de ratification par le Parlement européen et par les gouvernements de toutes les nations membres.

À l'heure actuelle, au Canada, seule la province de Québec a adopté des restrictions sur la publicité des produits pendant les émissions pour enfants.

Plus tôt cette année, le gouvernement du Canada s'est joint à Annonceurs Responsables en Publicité pour Enfants, à Produits alimentaires et de consommation du Canada et à Normes canadiennes de la publicité pour traiter des questions d'obésité chez les enfants.Référence 120 Les sociétés membres ont convenu d'axer désormais leur publicité et leur marketing qui s'adressent aux enfants sur des messages relatifs à la vie active saine ou sur des aliments et des boissons qui s'harmonisent avec une vie saine. Cet exemple de collaboration devrait être suivi avec d'autres ONG et d'autres membres de l'industrie.

Publicité pour les enfants

Nous savons tous que la publicité exerce une influence sur le comportement et les attitudes des enfants. En ce qui concerne la publicité pour enfants, deux choses doivent changer si nous voulons que les enfants canadiens fassent par eux-mêmes des choix alimentaires sains :

  • Il doit y avoir davantage de publicité sur les aliments sains dans les émissions pour enfants.
  • Il doit y avoir une interdiction de la publicité de la malbouffe dans les émissions pour enfants qui s'adressent aux enfants de moins de 12 ans.

Des progrès ont déjà été réalisés dans ces domaines. Les Annonceurs responsables en publicité pour enfants comprennent bon nombre des plus gros fabricants d'aliments du Canada et des responsables des émissions pour enfants.Référence 121 Des campagnes comme « Long Live Kids » sont conçues pour éduquer de manière amusante les enfants à vivre et à manger sainement pendant qu'ils regardent des émissions populaires pour enfants.

Les Annonceurs responsables en publicité pour enfants reconnaissent qu'il est nécessaire d'effectuer de la recherche centrée sur les résultats pour la santé et non seulement sur la reconnaissance d'une marque pour mieux comprendre les avantages véritables de leur travail. D'après leur travail actuel, 97 % des enfants interrogés affirment qu'ils ont vu les campagnes. Toutefois, ces messages publicitaires doivent pouvoir être présentés pendant toutes les émissions pour enfants. Il est encourageant de constater que les organismes qui font de la publicité destinée aux enfants travaillent de concert avec des agences publicitaires et des médias pour donner du soutien additionnel à ces messages d'intérêt public importants.

5. Pratiques exemplaires quant à la promotion d'une alimentation saine dans les écoles

Les recherches effectuées révèlent que des enfants sous-alimentés sont généralement fatigués et se désintéressent de leur milieu comparativement à leurs pairs qui sont bien alimentés. Les enfants qui prennent leur petit déjeuner ont une meilleure mémoire, des capacités de résolution de problèmes et des aptitudes créatrices accrues. Malheureusement, les enfants sautent de plus en plus de repas, n'ont pas accès à des choix alimentaires sains ou ne disposent pas de suffisamment de temps pour manger leur repas du midi.

Il existe de nombreux programmes des pratiques exemplaires liés à la nutrition dans les écoles. En Colombie-Britannique, un programme conjoint de la BC Dairy Foundation, du gouvernement de la Colombie-Britannique et du Knowledge Network offre un excellent outil d'évaluation de l'alimentation saine en milieu scolaire. Il porte sur les connaissances, les compétences et le soutien dont les enfants ont besoin pour adopter des comportements alimentaires sains, combler leurs besoins alimentaires et offrir un meilleur rendement scolaire.Référence 122

Un autre excellent programme de pratiques exemplaires est le BC School Fruit and Vegetable Snack Program.Référence 123 Des fruits et des légumes sont fournis par des producteurs locaux et les étudiants reçoivent un fruit ou un légume comme collation deux fois la semaine, toutes les deux semaines. Les étudiants mangent leur collation pendant les cours, et non à la pause ou à l'heure du midi, car la collation n'est pas censée remplacer les aliments qu'ils mangent habituellement à l'école.

Les Producteurs laitiers du Canada (Ontario), qui travaillent en collaboration avec les écoles primaires de l'Ontario à l'exécution d'un programme de livraison du lait dans les écoles primaires, offrent un programme semblable.Référence 124 Ce programme met quotidiennement à la disposition des étudiants dans les écoles du lait frais et froid pour accompagner leur repas du midi et fournit du matériel pour aider les professeurs à renseigner leurs étudiants sur les avantages du lait et des produits laitiers dans un régime sain.

Les gouvernements des provinces et des territoires devraient être incités à s'associer avec leurs fédérations locales de l'agriculture et des producteurs de lait pour élaborer des programmes semblables dans leur compétence, programmes qui s'adresseraient initialement aux communautés nordiques et isolées.

Il est également recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé forme un groupe de travail avec des ONG et des industries oeuvrant dans le domaine alimentaire pour faciliter l'implantation de ces programmes, et d'autres, dans les écoles de tout le Canada.

6. Pénurie d'aliments

Alors que l'on accorde constamment de l'attention internationale aux pénuries de vivres autour du monde, les Canadiens apprennent avec étonnement que certaines régions du Canada vivent une telle situation de pénurie alimentaire. Nous sommes un pays qui est un exportateur agricole net. Cependant, sur le plan géographique, nous nous butons à certaines difficultés pour nous assurer que des produits frais sont disponibles et abordables dans toutes les régions du pays. La pénurie d'aliments constitue une préoccupation particulière dans les communautés éloignées du Nord, notamment chez les communautés des Premières nations et des Inuits. Il faudrait s'assurer que ces communautés ont accès à un approvisionnement en aliments sains et abordables.

Pratique exemplaire
Lutte contre la pénurie d'aliments

Le ministère de la Promotion de la santé de l'Ontario a piloté un programme sur les fruits et légumes dans le nord qui fournit à environ 12 000 enfants et jeunes des services de santé de Porcupine et d'Algoma de deux à trois portions de fruits et de légumes chaque semaine, et qui renseigne sur les avantages de consommer des fruits et des légumes.

Les problèmes occasionnés par la pénurie d'aliments sont considérables. L'accès à des fruits et à des légumes frais, à du lait et à d'autres produits consommés de façon régulière sont des choses que de nombreux Canadiens tiennent pour acquis. Pour les Canadiens qui vivent dans des communautés éloignées du Nord, notamment chez les Premières nations et les Inuits des territoires canadiens, il n'est pas banal de faire face à ces nécessités de la vie.

Pratique exemplaire
Éduquer au sujet de la pénurie d'aliments

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a élaboré un guide de discussion exceptionnel sur ce sujet qui s'intitule « Thought About Food », qui comprend des méthodes pour susciter cette discussion.

Par conséquent, il est recommandé qu'une évaluation soit effectuée, avec des organisations des Premières nations et des Inuits, relativement aux méthodes utilisées pour donner aux communautés éloignées un accès à des aliments nutritifs à un coût raisonnable, dont le programme alimentaire et l'utilisation d'aliments traditionnels. Cette recommandation est semblable à celle qui est formulée dans « Des enfants en santé : Une question de poids » au gouvernement du Canada. Toutefois, en plus de cela, il est recommandé que cette évaluation soit également appuyée par un groupe de travail qui comprend des gens des communautés des Premières nations et des Inuits, et des personnes qui vivent dans des communautés éloignées du Nord du Canada, pour donner une orientation locale et communautaire relativement à ce programme intéressant.

Conclusion

Comme l'activité physique, une alimentation adéquate constitue une nécessité pour que nos enfants et nos jeunes mènent une vie saine. Les parents sont l'agent qui exerce le plus d'influence sur les habitudes alimentaires des enfants et il nous incombe à tous de trouver le temps de veiller à ce que nos enfants obtiennent des aliments sains et nutritifs qui ont été bien préparés. Nous devons également éduquer sans cesse nos enfants aux avantages de choix alimentaires sains, et ce dès leur plus jeune âge. Il est impossible de le faire sans le soutien des fabricants d'aliments et de boissons, des publicitaires, des gouvernements, des éducateurs et des parents. Nous devons tous commencer aujourd'hui à faire de cette question une priorité permanente, et ce en faveur des résultats pour la santé de nos enfants et de nos jeunes toute leur vie durant.

III. Les enfants et les jeunes handicapés

Contexte

De l'aide pour se lever, un esprit ouvert et un bras solide auquel se raccrocher sont des éléments clés pour les personnes handicapées.Référence 125 Quatre pour cent, soit plus de 140 000 enfants et jeunes du Canada ont un handicap physique ou intellectuel - 77 % de ces enfants ont trois handicaps ou plus.

Ces statistiques revêtent de l'importance. Par conséquent, le présent rapport cerne un certain nombre de domaines dans lesquels les gouvernements peuvent - et devraient - collaborer avec des ONG, des bénévoles et des parents pour faciliter de meilleurs résultats pour la santé pour les enfants et les jeunes handicapés.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Il est apparu dès la tenue des consultations nationales que les parents et les fournisseurs de soins assument une large partie des soins à dispenser et s'assurent que les enfants et les jeunes handicapés ont accès à des services de santé.

Il arrive souvent que ces besoins en santé soient intensifs et requièrent beaucoup de temps. Les services ne sont pas toujours facilement accessibles, ce qui contraint les parents à conduire sur de longues distances plusieurs fois par semaine (ou plus) pendant des années. On nous a dit qu'il n'y a pas suffisamment d'installations récréatives adaptées aux besoins uniques de ces enfants et de ces jeunes handicapés. On nous a dit qu'il y a des listes d'attente pour bénéficier des services et que tous n'ont pas un accès égal aux professionnels des soins de santé qui possèdent une formation spécifique avec les enfants et les jeunes. On nous a dit que l'on n'accorde pas assez d'importance au fait de donner aux enfants et aux jeunes handicapés l'occasion de mener une vie normale.

Les indicateurs relatifs au handicap

De nombreux indicateurs peuvent être utilisés et évalués comme indicateurs supplétifs pour la santé des enfants et des jeunes handicapés. Les recommandations suivantes sont quatre recommandations d'indicateurs qui pourraient être utilisés comme mesures des résultats pour la santé des enfants et des jeunes qui ont un handicap physique ou mental :

  • Le nombre de programmes accessibles aux enfants et aux jeunes handicapés.
  • Le nombre de programmes par année auxquels les enfants et les jeunes handicapés ont accès et participent.
  • Le pourcentage des enfants handicapés qui sont en mesure de fréquenter l'école.
  • Le temps requis pour accéder à des programmes pour les familles ayant des enfants et des jeunes handicapés.

Défis et enjeux

Les enfants et les jeunes handicapés et leurs familles sont confrontés à des défis uniques et exceptionnels. Tout au long du processus de consultation, de nombreuses questions concernant les enfants handicapés ont été soulevées, dont les risques de blessure plus grands, leurs difficultés à participer à des activités physiques et le risque important pour la santé que représente leur inactivité.

Type d'incapacité chez les enfants avec incapacité de 0 à 14 ans, selon l'âge, Canada, 2001Référence 126, Tableau 3 note de bas de page 1
Type d'incapacitéTableau 3 note de bas de page 2 Groupes d'âge
0 à 4 ans 5 à 14 ans Total
Total du nombre d'enfants Pourcentage d'enfants Total du nombre d'enfants Pourcentage d'enfants Total du nombre d'enfants Pourcentage d'enfants

Notes de bas de page du Tableau 3

Tableau 3 note de bas de page 1

Le total pour le Canada exclut le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. La somme peut ne pas correspondre aux totaux en raison de l'arrondissement.

Retour à la première référence 1 de la note de bas de page du tableau 3

Tableau 3 note de bas de page 2

La somme des catégories est supérieure à la population totale avec incapacités parce que les répondants pouvaient déclarer plus d'un type d'incapacité.

Retour à la première référence 2 de la note de bas de page du tableau 3

Tableau 3 note de bas de page 3

S'applique à tous les enfants âgés de moins de 15 ans.

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Tableau 3 note de bas de page 4

S'applique aux enfants de 5 à 14 ans.

Retour à la première référence 4 de la note de bas de page du tableau 3

Tableau 3 note de bas de page 5

S'applique aux enfants de moins 5 ans.

Retour à la première référence 5 de la note de bas de page du tableau 3

Tableau 3 note de bas de page 6

À utiliser avec prudence

Retour à la première référence 6 de la note de bas de page du tableau 3

Source : Statistique Canada, Enquête sur la participation et les limitations d'activités de 2001.

OuïeTableau 3 note de bas de page 3 3,160Tableau 3 note de bas de page 6 12.1 20,590 13.3 23,750 13.1
VisionTableau 3 note de bas de page 3 2,090Tableau 3 note de bas de page 6 8.0 14,510 9.4 16,600 9.2
ParoleTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 66,940 43.3 66,940 43.3
MobilitéTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 21,150 13.7 21,150 13.7
DexteritéTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 31,410 20.3 31,410 20.3
Retard de développementTableau 3 note de bas de page 5 17,820 68.0 sans objet sans objet 17,820 68.0
Déficience intellectuelleTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 46,180 29.8 46,180 29.8
ApprentissageTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 100,360 64.9 100,360 64.9
PsychologiqueTableau 3 note de bas de page 4 sans objet sans objet 49,140 31.8 49,140 31.8
Problème de santé chroniqueTableau 3 note de bas de page 3 16,400 62.6 101,110 65.3 117,510 64.9
InconnuTableau 3 note de bas de page 3 2,340Tableau 3 note de bas de page 6 8.9 4,950 3.2 7,280 4.0

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

Le gouvernement du Canada a une occasion d'assumer un rôle de chef de file dans la promotion des pratiques exemplaires en vue d'aider les enfants et les jeunes handicapés. Il s'agit de travailler non seulement avec ces enfants, mais aussi avec leurs fournisseurs de soins - qui sont souvent leurs parents - pour veiller à ce qu'ils obtiennent le soutien dont ils ont besoin.

Il existe cinq domaines clés de recommandations sur lesquels il vaut la peine d'insister :

  1. Donner davantage de possibilités aux enfants et aux jeunes handicapés d'être actifs et valides.
  2. Aider les parents en fournissant du soutien aux soignants.
  3. Soutenir les professionnels des soins de santé, le personnel des soins cliniques et de la recherche.
  4. Permettre aux jeunes handicapés de se préparer à leur transition à l'âge adulte, notamment à leurs débouchés professionnels, ainsi qu'à leurs possibilités de loisirs, de mener une vie autonome et de participer pleinement comme citoyens de la communauté.
  5. Aider à prévenir les handicaps par la prévention des blessures.
1. Donner davantage de possibilités aux enfants et aux jeunes handicapés d'être actifs et valides

Il a été établi à maintes reprises que le fait d'être actif physiquement aide à atténuer les troubles médicaux secondaires chez les enfants handicapés. Lorsque ces enfants ont la possibilité de participer à des activités physiques, ils sont plus aptes physiquement et mentalement.Référence 127L'activité physique a de véritables vertus thérapeutiques pour ces enfants. Elle leur fournit une occasion d'interagir socialement, peut-être une possibilité de marcher pour la première fois ou d'attraper une balle pour la première fois ou d'exercer un sport facile pour autrui.

Il y a quatre domaines dans lesquels le gouvernement fédéral devrait faire preuve de leadership pour améliorer la qualité du mode de vie de ces enfants :

a. Élaborer un Guide d'activité physique canadian pour les enfants et les jeunes handicapés

Le Guide d'activité physique a constitué un outil important pour les professeurs, les parents et les enfants pour l'amélioration de leur état de santé. Il établit les normes minimales pour inciter les enfants et les jeunes de tous âges à se lever et à être actifs.

Un outil semblable est requis pour les enfants handicapés, et bien davantage que pour les enfants non handicapés. Les soignants, les parents et les directeurs de programme ont besoin d'une orientation et de directives sur les façons d'amener les enfants et les jeunes handicapés physiquement et mentalement à être actifs dès leur jeune âge.

Par conséquent, il est recommandé que soit élaboré par l'Agence de la santé publique du Canada, un Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes handicapés comprenant des recommandations de programmes d'activités spécifiques pour ces enfants. Ce Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes handicapés devrait être élaboré de concert avec des organismes comme Jeux olympiques spéciaux du Canada et les installations de réadaptation pour enfants qui sont établies dans l'ensemble du pays (p. ex. Bloorview Kids Rehab). Ces organisations non gouvernementales et les organismes communautaires ont des compétences dans le travail avec les enfants qui ont des handicaps physiques et intellectuels. Il conviendrait de faire appel à leurs compétences pour élaborer ce guide important.

Le lien suivant vous amène à un autre site Web YMCA

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Olympiques spéciaux

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Centraide

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Bloorview Rehab (disponible en anglais seulement)

b. Donner des incitatifs aux ONG et aux organismes communautaires

Un certain nombre d'organismes, dont Jeux olympiques spéciaux du Canada, divers parcs et groupes de loisirs, et des centres de réadaptation pour enfants, parmi de nombreux autres, accomplissent un travail exceptionnel sur le plan de la prestation de services et d'activités pour les enfants et les jeunes atteints de handicaps physiques et intellectuels. Toutefois, ils ont besoin d'aide pour élargir la portée et l'étendue de leurs programmes d'activité physique. Ils doivent obtenir du soutien pour augmenter la capacité des programmes et former des gens plus compétents qui offriront ces programmes. Par conséquent, il est recommandé que le gouvernement fédéral :

  • fournisse un fonds incitatif aux groupes communautaires, aux ONG et aux centres de réadaptation pour enfants comme Jeux olympiques spéciaux du Canada, Bloorview Kids Rehab et le YMCA, pour constituer et exploiter des programmes d'activité physique ciblant les enfants et les jeunes handicapés. Ces programmes devraient satisfaire aux normes minimales relatives à l'admissibilité au crédit d'impôt pour la condition physique des enfants;
  • établisse et facilite un milieu concerté entre les ONG et les communautés pour travailler avec les Jeux olympiques spéciaux du Canada et d'autres programmes communautaires pour les enfants et les jeunes handicapés afin d'offrir des programmes des pratiques exemplaires pour ces enfants;
  • institue un crédit d'impôt pour entraîneur, afin d'appuyer l'entraînement et la formation de personnel clé qui entraîne les enfants et les jeunes handicapés.
c. Infrastructure

Les enfants qui ont un handicap physique et mental ont des besoins spéciaux qui doivent être comblés pour qu'ils participent le plus possible à des activités physiques. Ils ont souvent besoin de soutien individuel, d'équipement spécial, ou d'infrastructures supplémentaires pour prendre part de façon significative à des sports et à d'autres activités physiques. Un enfant qui utilise une chaise roulante ne peut jouer au basketball en chaise roulante s'il ne peut avoir accès à l'immeuble ni si les lignes de côté du gymnase sont tellement étroites qu'il lui est impossible de sortir du terrain. Un enfant aveugle ne peut participer à un match de soccer intérieur si l'aire de jeu est tellement bruyante que les cloches et les signaux directionnels sont mal entendus en raison de bruits importants.

Plusieurs grandes installations récréatives ont été modifiées pour répondre aux besoins de ces enfants. Toutefois, l'infrastructure doit être élargie pour que plus de 140 000 enfants ayant un handicap puissent participer à des activités sportives et récréatives.

Il est recommandé qu'il y ait une expansion des centres de conditionnement physique et de dynamique de la vie - et du soutien à la rénovation des installations et de l'infrastructure existantes - de manière à ce qu'ils soient présents dans toutes les régions du pays. Des modèles intégrés de programmes de sports, de loisirs et de dynamique de vie, combinés à des programmes de recherche appliquée et d'apprentissage, pourraient être offerts aux enfants et aux jeunes de tout le Canada au moyen de ces installations. De plus, ces centres offrent aux enfants et aux jeunes non handicapés d'être intégrés aux enfants handicapés. Cette expérience d'apprentissage serait profitable pour les deux groupes.

d. Crédit d'impôt pour la condition physiques des enfants

Le gouvernement du Canada a déjà démontré son appui à l'activité physique chez les enfants et les jeunes par l'instauration du crédit d'impôt pour la condition physique des enfants en 2007.

Le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants constitue un excellent exemple d'élément incitatif fourni aux parents pour inciter leurs enfants à devenir actifs physiquement.

Le Groupe d'experts sur le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants a recommandé l'élargissement de la définition de l'admissibilité des enfants et des jeunes ayant un handicap physique de façon à inclure les frais de transport, l'équipement et les soins prodigués par le soignant. De plus, le Groupe d'experts a recommandé explicitement de doubler le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants en le portant à 1 000 $ pour tous les enfants handicapés.Référence 128

2. Aider les parents en fournissant du soutien aux soignants

D'après une étude réalisée par l'Association canadienne pour l'intégration communautaire, de 80 % à 90 % des soignants sont des membres de la famille et/ou des amis qui ne sont pas rémunérés officiellement. Parmi les enfants handicapés dont les parents avaient besoin d'aide, près de 26 % des enfants avaient des parents qui recevaient de l'aide mais à qui il fallait en donner davantage. De plus, 40 % des parents n'obtiennent pas d'aide du tout mais ont besoin de soutien. Au total, 71 % des familles ont reconnu que les coûts étaient la raison pour laquelle ils ne pouvaient répondre aux besoins de leur enfant handicapé.Référence 129

En moyenne, le revenu familial des parents d'enfants ou de jeunes handicapés s'établit aux deux tiers de celui de la famille canadienne moyenne qui n'a pas d'enfant handicapé. Le revenu du ménage d'une famille diminue du tiers lorsqu'un enfant de la famille devient handicapé.Référence 130 Ces pressions économiques et sociales ont de profondes répercussions sur les familles, notamment des restrictions professionnelles pour les parents et davantage d'éclatements de la famille en raison des tensions associées à ces difficultés. Au Canada, plus de 140 000 familles - parents, frères et soeurs, grands-parents - doivent faire face chaque jour non seulement aux problèmes de soins de santé, mais également aux difficultés financières de leur enfant handicapé, de leurs frères et soeurs ou des grands-parents.

Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle important en aidant ces enfants et leurs familles des façons suivantes :

a. Mettre en oeuvre le fractionnement du revenu pour les parents d'enfants et de jeunes handicapés

Il est recommandé d'autoriser le fractionnement du revenu pour les parents d'enfants ou de jeunes de moins de 18 ans, handicapés physiquement ou intellectuellement (au sens où l'entend la Loi de l'impôt sur le revenu). Cette initiative allégerait considérablement le fardeau économique qui repose sur les familles et leur permettrait de se concentrer sur la santé de leurs enfants handicapés et sur leur famille.

b. Produire des « technologies de meilleur accès »

En plus d'accorder du soutien financier aux parents, il est très important de donner à leurs enfants plus de possibilités de prendre part à des activités de la vie quotidienne. L'une des composantes principales de la possibilité pour les enfants handicapés de mieux participer aux activités consiste à miser sur de nouvelles technologies qui améliorent les capacités dont ces enfants disposent et augmenter leur niveau d'indépendance. Par conséquent, il est recommandé que l'on crée un incitatif fiscal « à l'innovation » afin d'encourager l'industrie à innover et à développer des technologies qui améliorent le fonctionnement quotidien des enfants handicapés (p. ex. des chaises roulantes plus ergonomiques qui amélioreraient le fonctionnement quotidien).

3. Soutenir les professionnels des soins de santé, le personnel des soins cliniques et de la recherche

Un certain nombre de gouvernements et d'organismes offrent des services et des activités aux enfants et aux jeunes handicapés. Cependant, il n'existe pas de base de données centrale que pourraient consulter les personnes qui ont des besoins spéciaux, leurs parents, les professionnels des soins de santé et le public.

Le Canada doit être en mesure d'offrir aux organismes et aux particuliers une façon d'accéder plus facilement aux programmes gouvernementaux. À l'heure actuelle, le système est beaucoup trop complexe, même si l'on considère uniquement les programmes du gouvernement fédéral. Pour simplifier l'accès aux services, il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada appuient l'élaboration d'une « ligne directe de réconfort à l'intention des personnes handicapées » et d'un site Web pour le public qui, en fournissant un numéro et un lien unique, aideraient les parents et les enfants et les jeunes à se mettre en lien avec les activités et les programmes dont ils ont besoin. Cette « ligne de réconfort » et le lien Web devraient être conçus de concert avec des organismes d'intervenants et comprendre des renseignements sur les services offerts à l'intention des parents.

En donnant aux parents un accès plus facile et de l'aide en ce qui concerne l'orientation, les périodes d'attente avant d'accéder aux services diminueront grâce à une utilisation plus efficiente et efficace des services.

Comme dans un certain nombre d'autres domaines, tous les gouvernements devraient établir des incitatifs pour inciter les personnes à travailler avec les enfants et les jeunes handicapés. Ce domaine est très enrichissant; cependant, on y constate également un niveau élevé de cas d'épuisement professionnel. Il faudrait s'efforcer de maintenir les personnes qui exercent actuellement dans le domaine, tout en attirant des recrues.

4. Permettre aux jeunes handicapés de se préparer à leur transition à l'âge adulte

Les enfants et les jeunes qui ont un handicap physique ou mental désirent participer pleinement en tant que citoyens de la communauté. Ils veulent être traités de la même façon que les enfants non handicapés et prendre une part active à notre société comme les enfants non handicapés. En ce sens, ils pourraient notamment occuper un emploi à temps partiel et participer à d'autres activités régulières comme les autres adolescents.

L'apprentissage de ces aptitudes à la vie quotidienne revêt de l'importance pour la santé mentale de ces enfants. Plus les enfants et les jeunes handicapés sont intégrés aux activités courantes des autres enfants, plus ils seront susceptibles d'acquérir ces aptitudes de vie qui leur permettront d'être plus autonomes.

Cette autonomie a des ramifications importantes sur leur santé et sur celle de leur famille. Leur indépendance accrue donne à leurs parents un certain répit. De plus, ils acquièrent davantage de confiance et sont en mesure d'assumer des tâches supplémentaires qui leur permettent d'être plus actifs physiquement et aptes mentalement.

Par conséquent, il est recommandé que des bourses d'été soient mises à la disposition de tous les propriétaires de petites entreprises et d'organisations non gouvernementales pour favoriser l'emploi de jeunes handicapés physiques et mentaux, de sorte que ces enfants pourront occuper des emplois à temps partiel et des emplois d'été.

5. Aider à prévenir les handicaps par la prévention des blessures

De nombreux enfants naissent avec un handicap physique ou mental. Toutefois, de trop nombreux enfants et jeunes deviennent handicapés intellectuellement et physiquement, ce qu'il aurait été possible de prévenir. Ces enfants ont pu être impliqués dans des accidents de voiture sans porter leur ceinture ou alors qu'ils n'étaient pas assis dans un siège d'appoint adéquat. Ils ont pu tomber dans une piscine et passer à un cheveu de la noyade. Ils ont pu faire du ski sans porter de casque protecteur adéquat. L'impact de ces blessures évitables sur leur vie et celle de leurs parents est marqué. Ces enfants et ces jeunes ont désormais un handicap intellectuel ou physique permanent qui a un effet dévastateur sur toutes les personnes concernées.

De nombreuses choses échappent au contrôle des parents, des ONG, des groupes communautaires, des gouvernements, des cliniciens experts en pédiatrie et des chercheurs. Toutefois, nous avons tous la responsabilité et la capacité de contribuer à la réduction du nombre de blessures évitables qui causent des handicaps permanents chez les enfants. Les initiatives dans lesquelles Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent prendre des mesures pour réduire ces blessures ont été précédemment mises en évidence dans le présent rapport.

Conclusion

À l'heure actuelle, il manque beaucoup de services et de programmes pour les enfants et les jeunes handicapés qui leur permettraient de mener une vie active normale. Un certain nombre de bons programmes sont offerts dans des provinces et territoires du Canada; cependant, il faudrait vraiment regrouper les pratiques exemplaires et renseigner les patients, les soignants, les professionnels des soins de santé, les ONG et les gouvernements sur celles-ci afin qu'elles soient utilisées dans plus de compétences. Comme nous l'avons énoncé précédemment, l'éducation constitue également un besoin véritable, afin que les soignants connaissent les options qui s'offrent à eux.

Il faut adopter une approche globale de l'élaboration de programmes pour ces enfants et ces jeunes, qui tient compte non seulement des besoins de l'enfant en santé, mais également des exigences des soignants et des professionnels des soins de santé qui offrent les services cliniques. C'est cette approche collective, grâce à laquelle tous les partenaires disposent des outils dont ils ont besoin pour connaître du succès, qui pourra permettre d'améliorer les résultats.

Sommaire des recommandations

Obésité et modes de vie sains
  • Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec les parents, les ONG et le secteur privé du Canada pour abaisser le taux d'obésité chez les enfants de 8 % à 5 % d'ici 2015 en mettant l'accent sur une alimentation saine et sur l'activité physique. Pour contribuer à la mise en oeuvre de la stratégie sur l'obésité, un Centre d'excellence sur l'obésité devrait se concentrer sur les activités suivantes :

    • l'introduction de nouveaux produits, programmes et services dans le marché qui correspondent à des pratiques exemplaires;

    • l'élaboration des pratiques exemplaires en marketing social qui visent à déterminer quels messages parviennent à avoir un impact sur les comportements des enfants et des jeunes.

  • Il est recommandé que les gouvernements FPT s'emploient à obtenir une augmentation de 20 % de la proportion de Canadiens qui sont actifs physiquement, qui mangent sainement et dont le poids corporel correspond au poids santé.

  • Le gouvernement du Canada devrait jouer le rôle suivant dans les initiatives après les heures de classe :

    • Assurer du leadership et élaborer un plan d'action dans ce domaine important pour alléger les inquiétudes des parents et amener les enfants à être en meilleure santé.

    • Faire preuve de leadership en assurant la promotion des activités parascolaires saines et axées sur l'action en établissant des objectifs nationaux relativement aux niveaux d'activité physique et au poids santé des enfants et des jeunes.

    • Contribuer à la promotion et au marketing d'activités de qualité après l'école.

    • Établir des normes nationales de programmation conçues pour aider les enfants canadiens à atteindre les points de repère internationaux quant à la santé et à la condition physique.

    • Recueillir des données et évaluer les pratiques exemplaires des programmes après l'école.

    • Favoriser la collaboration entre les ministères provinciaux de la Santé et de l'Éducation, les ONG et d'autres organismes qui offrent des programmes d'activités après l'école.

    • Miser sur l'infrastructure existante : faciliter l'accès aux écoles et aux établissements communautaires de loisirs après l'école.

  • Il est recommandé que soient élaborées des ententes d'utilisation conjointe réciproques régissant l'utilisation conjointe des écoles et des installations municipales afin que les écoles puissent se servir des installations municipales et que les services des sports et loisirs puissent utiliser des locaux d'écoles après les heures scolaires.

  • Tout comme le Guide alimentaire canadien, le Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes doit devenir un « favori du frigo » pour les parents et les enfants. Il est recommandé de soumettre ce document au marketing social et à la sensibilisation du public, et le document devrait s'inspirer des Guides alimentaires canadiens.

  • Au cours des deux prochaines années, le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants devrait être évalué sur le plan de son efficacité à améliorer les niveaux d'activité des enfants et des jeunes du Canada, comme l'a recommandé le Groupe d'experts sur le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.

  • Il est recommandé qu'un crédit d'impôt non remboursable pour la participation de Canadiens à des programmes d'entraînement certifiés soit institué.

  • Il est recommandé que l'on crée un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONG dans les 6 mois suivant la production du présent rapport afin de favoriser la collaboration entre l'industrie, les ONG et le gouvernement. Entre autres tâches, ce Groupe devrait agir comme facilitateur auprès des Centres d'excellence, afin d'aider les partenaires du secteur privé à établir des liens avec les programmes des ONG, de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada dans le but de promouvoir des habitudes saines de nutrition et d'activité physique.

  • Il est recommandé que l'étiquetage soit clair du point de vue visuel, facile à interpréter et sur la partie avant de l'emballage. L'étiquetage révisé devrait d'abord s'appliquer aux aliments qui sont surtout pour les enfants. Il est recommandé d'instaurer un processus d'implantation graduelle sur deux ans des exigences d'observation applicables à l'industrie.

  • Il est recommandé que les grandes chaînes d'alimentation et les restaurants-minute divulguent, d'une façon qui est facilement accessible au public, des données de base sur la nutrition concernant la nourriture servie sur les emballages et sur le tableau d'affichage public.

  • Il est recommandé :

    • qu'il y ait davantage de publicité sur les aliments sains dans les émissions pour enfants;

    • d'interdire les publicités de malbouffe ciblant les enfants âgés de moins de douze ans pendant la programmation s'adressant aux enfants.

  • Il est recommandé que les organismes qui font de la publicité destinée aux enfants travaillent de concert avec des agences publicitaires et des médias pour donner du soutien additionnel à ces messages d'intérêt public pour enfants qui sont importants.

  • Il est recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé forme un groupe de travail avec des ONG et des industries oeuvrant dans le domaine alimentaire pour faciliter l'implantation de leurs programmes dans les écoles partout au Canada.

  • Il est recommandé qu'une évaluation soit effectuée, avec des organisations des Premières nations et des Inuits, relativement aux méthodes utilisées pour donner aux communautés éloignées un accès à des aliments nutritifs à un coût raisonnable, dont un programme alimentaire et l'utilisation d'aliments traditionnels. Il est recommandé que cette évaluation soit appuyée par un groupe de travail.

Les enfants et les jeunes handicapés
  • Il est recommandé que soit élaboré par l'Agence de la santé publique du Canada un Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes handicapés comprenant des recommandations de programmes d'activités spécifiques pour ces enfants. Ce Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes handicapés devrait être élaboré de concert avec des organismes tels que Jeux olympiques spéciaux du Canada et les installations de réadaptation pour enfants qui sont établies dans l'ensemble du pays (p. ex. Bloorview Kids Rehab).

  • Un fonds incitatif devrait être fourni aux groupes communautaires, aux ONG et aux centres de réadaptation pour enfants comme Jeux olympiques spéciaux du Canada, Bloorview Kids Rehab et le YMCA, pour constituer et exploiter des programmes d'activité physique ciblant les enfants et les jeunes handicapés.

  • Il est recommandé que Finances Canada envisage d'instituer un crédit d'impôt pour entraîneur, afin d'appuyer l'entraînement et la formation de personnel clé qui entraîne les enfants et les jeunes handicapés.

  • Il est recommandé qu'il y ait une expansion des centres de conditionnement physique et de dynamique de la vie - et du soutien à la rénovation des installations et de l'infrastructure existantes - de manière à ce qu'ils soient présents dans toutes les régions du pays.

  • Il est recommandé d'autoriser le fractionnement du revenu pour les parents d'enfants ou de jeunes de moins de 18 ans, handicapés physiquement ou intellectuellement (au sens où l'entend la Loi de l'impôt sur le revenu).

  • Il est recommandé que l'on crée un incitatif fiscal « à l'innovation » afin d'encourager l'industrie à innover et à développer des technologies qui améliorent le fonctionnement quotidien des enfants handicapés (p. ex. des chaises roulantes plus ergonomiques qui amélioreraient le fonctionnement quotidien).

  • Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada appuient l'élaboration d'une « ligne directe de réconfort à l'intention des personnes handicapées » et d'un site Web pour le public qui, en fournissant un numéro et un lien unique, aideraient les parents ainsi que les enfants et les jeunes à se mettre en lien avec les activités et les programmes dont ils ont besoin.

  • Tous les gouvernements devraient établir des incitatifs pour inciter les gens à travailler avec les enfants et les jeunes handicapés. Des bourses d'été devraient être mises à la disposition de tous les propriétaires de petites entreprises et d'organisations non gouvernementales pour favoriser l'emploi de jeunes handicapés physiques et mentaux, de sorte que ces enfants puissent occuper des emplois à temps partiel et des emplois d'été.

8 Santé mentale et maladies chroniques

I. La santé mentale

Le rapport dressé en 2006 par le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, intitulé « De l'ombre à la lumière - La transformation des services concernant la santé mentale, la maladie mentale et la toxicomanie au Canada » (le Rapport Kirby sur la santé mentale) est un rapport sur la santé mentale et les toxicomanies qui a fait date au Canada. L'une des recommandations principales du rapport de ce Comité permanent était l'établissement d'une commission de la santé mentale. Le budget fédéral de 2007 du Canada constituait la Commission de la santé mentale du Canada, qui est présidée par l'honorable Michael Kirby. Investie d'un mandat de dix ans, cette commission a été chargée de formuler des recommandations sur les questions de santé mentale au gouvernement du Canada.

En raison du mandat substantiel et exhaustif de la Commission de la santé mentale du Canada et de la nécessité d'adopter une approche intégrée portant sur la santé mentale des enfants et des jeunes, les recommandations comprises dans la présente section constitueront un mémoire officiel présenté à la nouvelle Commission. Ces recommandations devraient tenir lieu de contexte utile pour la Commission et devraient être examinées dans le contexte des travaux sur la santé mentale des enfants et des jeunes qu'elle fait ou qu'elle fera.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Le rapport de 2002 intitulé « Rapport sur les maladies mentales au Canada » décrit les maladies mentales comme « [...] des altérations de la pensée, de l'humeur ou du comportement (ou une combinaison des trois) associées à une importante détresse et à un dysfonctionnement. Les symptômes de la maladie mentale varient de légers à graves, selon le type de maladie mentale, la personne, la famille et l'environnement socio-économique. »Référence 131

Les enfants et les jeunes du Canada subissent d'importantes répercussions de la maladie mentale. Au cours des consultations, on nous a dit que les questions de santé mentale qui ont un impact sur eux sont des questions de fond. Ces questions peuvent aller de l'impact de l'intimidation, de la tension mentale aux examens et de l'entrée dans de bonnes écoles à des maladies psychiatriques comme la schizophrénie et les troubles bipolaires qui nécessitent l'intervention de services de soins de santé.

Les indicateurs de la santé mentale et de la toxicomanie

Pour mieux évaluer la situation de la santé mentale et de la toxicomanie chez les enfants et les jeunes, il faut déterminer les indicateurs adéquats qui sont utilisés dans l'ensemble des compétences gouvernementales et des ONG et en faire la mesure uniforme parmi les fournisseurs. Les indicateurs de la santé mentale des enfants et des jeunes énumérés ci-dessous constituent un point de départ :

  • la prévalence du tabagisme chez les enfants et les jeunes âgés de 12 à 18 ans;
  • la proportion des enfants et des jeunes âgés de 12 à 18 ans qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois;
  • la prévalence de la toxicomanie chez les enfants et les jeunes âgés de 12 à 18 ans;
  • le taux de suicide chez les enfants et les jeunes, notamment chez les Autochtones
    du Canada;
  • les indicateurs applicables aux enfants ayant des troubles du développement (comme l'autisme et d'autres troubles envahissants du développement);
  • le pourcentage de jeunes enfants :
    • qui montrent des comportements associés à un problème émotionnel-anxiété/ hyperactivité-inattention/agression physique et à des problèmes de comportement;
    • qui montrent un problème de comportement social et personnel adapté à l'âge.

L'évaluation et la mesure cohérentes des indicateurs de la santé mentale et de la toxicomanie se révéleront précieuses pour déterminer quelles sont les interventions qui fonctionnent.

Défis et enjeux

Questions de santé mentale chez les enfants et les jeunesRéférence 132

Anxiété

  • Prévalence d'enfants et de jeunes canadiens atteints d'une maladie mentale : 15 % ou 1,2 million
  • Pourcentage d'adolescents (âgés de 15 à 24 ans) qui déclarent être atteints d'une maladie mentale : 18 %

Dépression

  • Problème le plus courant chez les enfants et les jeunes - prévalence : 6,5 %
  • Groupe d'âge qui présente le plus grand nombre de symptômes de l'anxiété : les personnes de 20 à 29 ans

Schizophrénie

  • Schizophrénie - âge de début : de 15 à 25 ans - prévalence : 1 %
  • Risque de développer la maladie si un membre de la famille (frère, soeur, parents) est schizophrénique : de 10 à 15 %
  • Risque de développer la maladie si les deux parents sont schizophréniques : 50 %
  • Risque de développer la maladie si le jumeau homozygote est schizophrénique : 50 %
  • Pourcentage des schizophrènes qui font des tentatives de suicide : de 40 à 60 %
  • Le taux de décès causé par un suicide est de 15 à 20 fois supérieur chez les schizophrènes que dans la population générale
  • Pourcentage de schizophrènes décédés d'un suicide : 10 %

Troubles bipolaires

  • Période de début : adolescence - prévalence : 1 % de la population
  • Les troubles bipolaires ne sont pas toujours diagnostiqués au cours de l'adolescence
  • Le taux de mortalité, y compris les cas de suicide, est de 2 à 3 fois plus élevé chez les personnes atteintes de troubles bipolaires que dans la population générale.

Suicide

  • Pourcentage des décès survenus chez les Canadiens âgés de 15 à 24 ans qui ont été causés par le suicide : 24 %
  • Groupe d'âge qui présente le plus grand nombre de symptômes de la dépression : les moins de 20 ans
  • Période de début de la dépression : adolescence

Trouble de l'alimentation

  • Groupe d'âge qui présente le taux d'hospitalisation le plus élevé : les personnes âgées de 15 à 19 ans
  • Pourcentage des personnes qui souffrent de troubles alimentaires : 3 % de sexe féminin et 0,3 % de sexe masculin
  • Trouble qui détient le taux de mortalité le plus élevé parmi toutes les maladies mentales - de 10 à 20 % des personnes atteintes meurent des effets de la maladie
  • Taux de Canadiennes âgées de moins de 15 ans qui ont été hospitalisées depuis 1987 : 34 %
  • Taux de Canadiennes âgées de 15 à 24 ans qui ont été hospitalisées depuis 1987 : 29 %

Toxicomanie

  • Problème le moins courant - prévalence : 0,8 %
  • Pourcentage des jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans qui sont toxicomanes ou atteints d'une maladie mentale : 18 %
    Pourcentage des jeunes prostitués qui ne consomment ni drogues ni alcool : 8 %
  • Pourcentage des jeunes prostitués qui font la rue pour se payer de la drogue : 44 %

Quatre-vingt pour cent (80%) de tous les troubles psychiatriques prennent naissance à l'adolescence; ils représentent la maladie la plus fréquente qui apparaît dans le groupe d'âge des adolescents.Référence 133 Les recherches effectuées révèlent qu'à tout moment, environ un enfant ou un jeune canadien âgé de moins 19 ans sur sept (soit 15 %) est susceptible d'avoir un trouble mental grave qui se répercute sur son développement et sa capacité de participer à des activités d'adolescent communes.Référence 134 Malheureusement, seul un enfant canadien sur cinq qui a besoin de services en santé mentale les reçoit effectivement.Référence 135

Des pressions accrues à un plus jeune âge

Des niveaux de plus en plus élevés de pression et de tension sont exercés sur nos enfants et nos jeunes à un âge de moins en moins avancé. Au Canada, un nombre accru d'enfants et de jeunes montrent des signes de détresse mentale causée par l'anxiété, l'intimidation à l'école et à l'extérieur de celle-ci, une faible estime de soi et de l'insécurité. Ils sont distincts des enfants qui ont des troubles de santé mentale plus graves, comme par exemple les troubles déficitaires de l'attention et de l'hyperactivité, la toxicomanie et l'autisme. Les enfants et les jeunes atteints de détresse mentale et de troubles mentaux sont souvent identifiés et aiguillés dans le système trop tard. Leurs problèmes empirent avec le temps. Heureusement, grâce à des investissements appropriés et à l'accès aux traitements, on estime que 70 % des cas de problèmes de santé mentale chez les enfants peuvent être réglés au moyen d'un diagnostic et d'interventions rapides. Les interventions rapides peuvent aider les enfants et les jeunes à mener une vie normale, productive et saine et épargnent les coûts qui seraient par ailleurs engagés dans la prestation de services sociaux tout au long de leur vie adulte.

Peu d'uniformité dans l'ensemble du Canada

La prestation des services et l'exécution des programmes pédiatriques de santé mentale au Canada sont peu uniformes. En fait, la majorité des provinces et des territoires ne disposent pas de régimes de santé mentale pour les enfants et les jeunes.Référence 136 Ces écarts au niveau du service sont exacerbés par une pénurie de fournisseurs de services de santé mentale pour les enfants et les jeunes. Il en résulte des situations dans lesquelles les enfants et les jeunes ne sont pas en mesure d'obtenir les services de santé mentale dont ils ont désespérément besoin. Les maladies mentales non traitées chez les enfants et les jeunes finissent par coûter aux Canadiens beaucoup plus d'argent en soins de santé de longue durée et en services sociaux qu'ils ne l'auraient fait si des services d'intervention rapide avaient été appliqués à des fins de dépistage et de diagnostic lorsque les problèmes ont été reconnus au départ.

D'après l'Institut canadien d'information sur la santé, « [l]es différences dans les taux de sortie des provinces et des territoires se rapprochent des différences systémiques observées dans la prestation des services de santé mentale en milieu hospitalier d'un point de vue pancanadien. Les données régionales liées à ces mêmes indicateurs démontrent bien les variations provinciales et territoriales dans les services de santé mentale en milieu hospitalier. »Référence 137

Ces variations provinciales et territoriales existent non seulement au niveau des services hospitaliers, mais également au niveau des services communautaires. Cette variabilité et l'accès insuffisant contribuent substantiellement à la complexité et aux difficultés d'accès au système de santé mentale au Canada.

Stratégie nationale en santé mentale

Il est particulièrement important d'assurer le suivi de la situation de la santé mentale et de la toxicomanie chez les enfants et les jeunes du Canada. Le bien-être mental et intellectuel de nos enfants est extrêmement important pour les assises sociales et l'économie de notre pays.

Le Canada est le seul pays du G8 qui n'a pas officiellement adopté de stratégie nationale en santé mentale, quoique la responsabilité d'élaborer une telle stratégie s'inscrive dans le mandat de la Commission de la santé mentale du Canada. Cette stratégie nationale en santé mentale doit être axée sur les questions de santé mentale des enfants et des jeunes, car on prévoit que les problèmes de santé mentale chez les enfants et les jeunes augmenteront de 50 % d'ici l'année 2020.Référence 138

Rôle du gouvernement f édéral : Mesures recommandées

De nombreux groupes et comités parlementaires sur les questions de santé mentale ont discuté des services pédiatriques de santé mentale. Il est maintenant temps de prendre des mesures et de mettre en oeuvre dans tout le pays et de façon coordonnée des solutions reposant sur des pratiques exemplaires pour que tous les enfants et adolescents canadiens aient accès à des services de santé mentale professionnels de haute qualité.

Tel qu'il a déjà été mentionné, il faut d'abord élaborer de toute urgence une stratégie nationale en santé mentale axée sur les questions de santé mentale des enfants et des jeunes.

Les consultations publiques effectuées dans le contexte de ce rapport ont révélé six domaines six secteurs clés dans lesquels il faut agir immédiatement pour consolider l'approche déjà prise pour traiter des questions de santé mentale des enfants et des jeunes :

  1. donner une orientation nationale aux questions de santé mentale des enfants et des jeunes;
  2. assurer un accès adéquat aux soins à de nombreux niveaux;
  3. établir une capacité de ressources humaines en santé mentale pédiatrique;
  4. donner une orientation de recherche à la santé mentale pédiatrique;
  5. informer le public pour augmenter le degré de sensibilisation et réduire les stigmates;
  6. nécessité d'intervenir efficacement et d'abaisser les taux de suicides chez les jeunes du Canada.
1. Donner une orientation nationale aux questions de santé mentale des enfants et des jeunes

Pour aborder les questions de santé mentale auxquelles sont confrontés les enfants et les jeunes du Canada, il est recommandé que le Programme des Centres d'excellence pour le bien-être des enfants de l'Agence de la santé publique du Canada comprenne désormais un Centre national d'excellence sur la santé mentale et la toxicomanie des enfants et des jeunes. Les six secteurs clés décrits précédemment relèveront au premier chef de ce Centre. Il devrait s'employer essentiellement à accroître l'application des connaissances, à faciliter la collaboration, à élaborer un programme de publicité et de communications, et à assurer la mise en oeuvre d'initiatives spécifiques qui auront un impact substantiel sur les résultats pour la santé mentale des enfants et des jeunes du Canada. Compte tenu des progrès qui ont déjà été réalisés dans ces secteurs au Centre d'excellence provincial en santé mentale des enfants et des ados de l'Ontario, des progrès seraient très rapidement réalisés en faisant de ce Centre le Centre national d'excellence sur la santé mentale et la toxicomanie des enfants et des jeunes.

2. Assurer un accès adéquat aux soins

Au Canada, l'accès à des services pédiatriques de santé mentale est complexe, engendre de la confusion et des frustrations pour les parents et les patients qui reçoivent les services ainsi que pour les professionnels des soins de santé qui donnent les services. Les parents ignorent où s'adresser pour obtenir de l'aide pour leurs enfants et leurs adolescents. Il ne s'agit pas d'un processus linéaire; n'importe qui peut aiguillonner un enfant vers divers fournisseurs de services en santé mentale (p. ex., un psychiatre, un travailleur social, un psychologue) qui peuvent être ou ne pas être la personne adéquate pour offrir ce niveau de soins. Les enfants et les jeunes peuvent également être aiguillonnés par le secteur privé vers des entités communautaires ou vers des hôpitaux, auquel cas les fonds de diverses sources sont utilisés pour payer des services en santé mentale.

Même au sein des gouvernements, les services en santé mentale offerts aux enfants et aux jeunes relèvent de divers ministères dont la Santé, les Services sociaux et communautaires, les Services aux enfants et aux jeunes et l'Éducation, selon les provinces ou les territoires.

a. Groupe d'experts sur l'accès à des services en santé mentale

Pour faciliter immédiatement l'élaboration d'une Stratégie nationale en matière d'accès à la santé mentale pédiatrique, il est recommandé que le Comité consultatif sur les jeunes et les enfants de la Commission de la santé mentale du Canada forme un groupe d'experts chargé essentiellement de l'accès à des services en santé mentale pour les enfants et les jeunes au cours des six premiers mois de son mandat. Le groupe d'experts devrait comprendre au plus cinq personnes, dont au moins un représentant d'une ONG. Le groupe d'experts formulerait des recommandations spécifiques au ministre de la Santé du Canada, à la Commission de la santé mentale du Canada, et aux chefs des provinces et des territoires relativement à la stratégie sur un meilleur accès, à son contenu, à la façon de la mettre en oeuvre et aux systèmes qui devraient être créés pour que le Canada soit considéré à l'échelle internationale comme un pays de référence sur le plan des pratiques exemplaires d'accès à des services de soins en santé mentale pour les enfants.

b. Stratégie de réduction des temps d'attente

Des stratégies de réduction des temps d'attente ont été élaborées et mises en oeuvre avec succès dans de nombreux secteurs de la santé. Elles ont constitué un outil utile de changements au système canadien de soins de santé.

L'élaboration d'une stratégie de réduction des temps d'attente en santé mentale pédiatrique engendrera une synergie et une transparence dans le système. Il est recommandé d'élaborer au cours des douze prochains mois une Stratégie de réduction des temps d'attente en services de santé mentale pour enfants et jeunes semblable à la Stratégie de réduction des temps d'attente en chirurgie pédiatrique. Les pratiques exemplaires des autres stratégies relatives aux temps d'attente peuvent être utilisées dans le cadre de l'élaboration de processus appropriés de gestion de programmes et de collecte de données en vue de la stratégie de réduction des temps d'attente en services de santé mentale pour enfants et jeunes. L'élaboration de cette stratégie devrait constituer la première tâche du Groupe d'experts.

c. Ressources humaines en santé mentale

Il est reconnu depuis longtemps qu'il existe des problèmes importants sur le plan des ressources humaines dans le système de santé mentale, et que des lacunes sont particulièrement présentes dans les régions éloignées et rurales. Le Rapport Kirby sur la santé mentale formule d'excellentes recommandations, notamment celles qui consistent à s'assurer d'une transition en douceur entre les services de santé mentale pour les jeunes et les mêmes services pour adultes, le recours intensifié à des services de télépsychiatrie, et l'utilisation de thérapies de groupe uniformisées et fondées sur des données probantes, lorsqu'il est approprié de le faire sur le plan clinique, pour écourter les listes d'attente actuelles établies en vue de l'obtention de services.

En ce qui a trait à l'amélioration de l'accès à des services en santé mentale pour enfants et pour jeunes, des consultants en services de télépsychiatrie et de télétravail social de toutes les disciplines de la santé mentale pourraient mettre en place un mécanisme permettant de joindre les personnes qui se trouvent dans des régions rurales et éloignées de façon régulière et significative.

En raison du manque de spécialistes et d'autres fournisseurs de soins de santé auxiliaires dans le domaine de la santé mentale dans les régions éloignées du Nord, il est recommandé qu'un groupe d'employés en santé mentale « volants » soit constitué. Ce groupe, qui fonctionnerait comme un programme de suppléants spécialisés, devrait inclure des travailleurs sociaux, des thérapeutes, des médecins et des psychiatres qui possèdent une formation expresse en pratiques de santé mentale pour les enfants et les jeunes et qui sont prêts à réaliser des évaluations et à contribuer à la formation de praticiens locaux dans le domaine des pratiques exemplaires. Ce service sera particulièrement profitable aux communautés des Territoires du Nord-Ouest et aux communautés autochtones éloignées.

d. La santé mentale dans la collectivité

Le Rapport Kirby sur la santé mentale a également bien cerné la nécessité - à tous les niveaux - pour les ministères de la Santé, de l'Éducation, des Services sociaux et de la Justice de collaborer à l'application de modèles intégrés de prestation de services et d'accès à des services en santé mentale.

Un certain nombre de provinces et de territoires collaborent dans le but d'utiliser un modèle intégré de prestation de services en vue de la prestation de services en santé mentale pour les jeunes.Référence 139 Davantage de provinces et territoires doivent intégrer la prestation de services. Ce modèle intégré tire profit des écoles comme sites ou centres des programmes et des services et a recours aux compétences de divers secteurs pour offrir les services à l'école. Par conséquent, les services seraient localisés à l'endroit où les enfants et les jeunes passent déjà leur temps et l'infrastructure existante est utilisée en dehors des heures de cours.

De plus, des ressources communautaires appropriées en santé mentale doivent être mises en place pour les enfants et les jeunes. La brochure de 2004 de l'Association canadienne pour la santé mentale, intitulée « À manipuler avec soin : des stratégies pour promouvoir la santé mentale des jeunes enfants fréquentant des services de garde communautaires », rédigée de concert avec le Hincks-Dellcrest Centre et le Gail Appel Institute, reconnaissait que les enfants canadiens sont placés plus jeunes dans des lieux de garde. Ils ont bien identifié ces lieux comme de bons endroits pour exercer des activités de promotion des pratiques exemplaires en santé mentale, compte tenu de la population pédiatrique importante qui est inscrite.Référence 140 La brochure présente un ensemble des pratiques exemplaires et recommande que l'on adopte une approche nationale afin de s'assurer d'une disponibilité uniforme des ressources partout au Canada.

Comme nous l'avons mentionné précédemment, les parents peuvent difficilement avoir accès à la recherche et aux pratiques exemplaires en santé mentale et, plus précisément, savoir quels services en santé mentale sont offerts à leurs enfants et à leurs jeunes. Des listes de ressources en santé mentale font le portrait actuel de la recherche et des services en santé mentale. Malheureusement, cependant, il n'existe pas d'approche uniforme à l'égard de ces listes au Canada. Le Le lien suivant vous amène à un autre site Web site Web sur la santé mentale du Dr Michael Cheng (Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario) et de Mme Amy Martin (Crossroads Children's Centre) constitue un bon point de départ à cet égard. Il est recommandé que cette pratique exemplaire canadienne obtienne des crédits pour élargir ce service de portail partout au Canada.

Les patients et les parents seront en mesure de mieux identifier les services dont ils ont besoin par un meilleur accès à un service de renseignements en santé mentale et à des renseignements sur la recherche de qualité. Des cliniciens, tels que des psychiatres, des travailleurs sociaux, des psychologues et d'autres fournisseurs de soins de santé, pourront en plus mieux déterminer la prise en charge et les traitements appropriés.

e. Enfants réfugiés

Il incombe au gouvernement fédéral d'offrir des services de soins de santé aux enfants réfugiés pour une période de 90 jours à un an après leur arrivée au Canada. Ces enfants ont souvent subi un traumatisme important. En plus d'avoir des besoins fondamentaux à combler comme le logement, l'alimentation et l'éducation, de nombreux enfants subiront un stress post-traumatique du fait d'avoir quitté un pays déchiré par la guerre ou une pauvreté frisant le dénuement. Les services en santé mentale offerts à ces enfants doivent faire l'objet d'un niveau d'attention et de soins particuliers.

Des ministères et organismes gouvernementaux comme Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, et Citoyenneté et Immigration Canada doivent travailler en collaboration pour trouver des solutions créatives qui empêcheront ces enfants de « se faufiler dans le système ». Il est recommandé que chaque enfant réfugié âgé d'au plus 16 ans obtienne une évaluation de sa santé mentale avec son évaluation physique lorsqu'il entre au Canada, pour pouvoir avoir accès immédiatement à des services en santé mentale au besoin.

3. Établir une capacité de ressources humaines en santé mentale pédiatrique

Le Canada vit une pénurie de spécialistes en santé mentale et de fournisseurs de soins de santé qui sont formés pour offrir tout un éventail de services. Tous les gouvernements au Canada doivent collaborer immédiatement avec les ONG, les universitaires et les établissements de soins de santé pour augmenter la capacité de formation de tout le spectre des professionnels en santé mentale et s'assurer que cette formation comprend un enseignement clinique spécifique sur les questions de santé mentale qui touchent les enfants et les jeunes. L'établissement de cette capacité additionnelle devrait débuter dès que possible; cependant il importe de reconnaître qu'il s'agit d'une solution à long terme.

De plus, il conviendrait d'envisager d'élaborer des initiatives de formation novatrices qui peuvent rehausser la capacité de tous les fournisseurs (professionnels et non professionnels) d'offrir des services en santé mentale adéquats qui soient cohérents avec leur rôle dans le système de soins de santé. Ces modèles fondés sur les compétences professionnelles et axés sur les besoins peuvent améliorer considérablement la capacité de prestation de services en santé mentale offerts aux enfants et aux jeunes tout en favorisant la prestation de soins en santé mentale dans le cadre du système de soins de santé plutôt que dans le cadre des modèles verticaux actuels du système de soins en santé mentale.

Il faut augmenter cette capacité dans les milieux de soins de santé primaires. Par conséquent, il est recommandé que le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, l'Ordre des infirmières et infirmiers et le Collège des médecins de famille du Canada, entre autres, créent des sections d'enseignement spécifiques sur la santé mentale des enfants et des jeunes. Avec la Direction générale de la politique de la santé de Santé Canada, ils devraient être incités à élaborer et à réaliser des programmes de formation novateurs au moyen d'une approche axée sur les besoins et fondée sur les compétences professionnelles qui pourrait être mise à la disposition des fournisseurs officiels et officieux.

En plus du fait que davantage de fournisseurs de services de santé mentale pédiatrique sont nécessaires, il se pose d'autres difficultés en matière d'affectation de ressources. De nombreux experts en santé mentale pédiatrique ne sont pas en mesure de réaliser tout leur potentiel, tandis que d'autres sont beaucoup trop qualifiés pour le travail qu'ils accomplissent. Cette situation donne lieu à des injustices sur le plan de la gestion des ressources; des patients ont de la difficulté à avoir accès au professionnel de soins de santé du niveau approprié. Nous devons mettre en place un système qui utilise efficacement la contribution de tous les fournisseurs de soins de santé dans ce domaine.Référence 141

Le Canada a la chance de pouvoir compter sur toute une variété de personnes qui sont tout juste à l'extérieur du système de soins de santé mais qui interagissent quotidiennement avec les enfants. Il est recommandé que soit élaboré un programme national des pratiques exemplaires identifiant les enfants en détresse qui vise à renseigner les gens qui ont des contacts réguliers avec les enfants. Par exemple, un formateur, un enseignant ou un fournisseur de soins aux enfants d'une ONG pourrait être formé pour identifier les enfants en détresse et travailler en collaboration avec des professionnels des soins de santé conventionnels tels un travailleur social ou un psychiatre. L'objectif consiste à amener les gens à se concentrer sur leur niveau de compétence et de formation afin de maximiser l'accès à tous les professionnels des soins de santé.

4. Donner une orientation de recherche à la santé mentale pédiatrique

La surveillance et la recherche en matière de pratiques canadiennes en santé mentale pédiatriques sont insuffisantes. Il faut favoriser l'établissement de partenariats élargis entre les gouvernements, les universités et les instituts de recherche, les fondations privées, les groupes communautaires et le secteur privé pour établir et soutenir une capacité de recherche. La Norlien Foundation située à Calgary, en Alberta, représente un exemple de pratique exemplaire. On y travaille avec des partenaires universitaires et gouvernementaux pour trouver des fonds de démarrage afin d'appuyer l'élaboration d'un programme de chaire de recherche en santé mentale. Idéalement, d'autres partenariats de ce genre seront mis en place, ce qui aidera davantage d'enfants à obtenir de l'aide.

5. Informer le public pour augmenter le degré de sensibilisation et réduire les stigmates

Au Canada, des stigmates sociaux demeurent rattachés à la maladie mentale, notamment en ce qui touche les enfants et les jeunes. Malheureusement, nous avons tous été témoins de commentaires inappropriés et mesquins faits par des enfants sur le terrain de jeux à l'endroit d'un ou d'une camarade de classe ayant une déficience intellectuelle ou une maladie mentale.

D'après l'Association canadienne pour la santé mentale, « C'est à cause de ce stigmate qu'un grand nombre de personnes hésitent à obtenir de l'aide pour un problème de santé mentale, par crainte de mépris. Ce sentiment est malheureux car la plupart des maladies mentales peuvent être efficacement traitées. Pire encore, le stigmate qu'éprouvent les personnes atteintes d'une maladie mentale peut être encore plus nuisible que la maladie elle-même ».Référence 142 Pendant des années, les personnes atteintes de détresse mentale et de troubles mentaux demeuraient à l'arrière-plan du système de soins de santé du Canada et du discours public. Récemment, l'attention consacrée à la question à l'échelle nationale au moyen d'outils comme le Rapport Kirby sur la santé mentale et des commentaires d'éminents Canadiens contribue à favoriser le dialogue au sein du public. Toutefois, la maladie mentale demeure dans une large mesure un domaine où beaucoup de renseignements erronés circulent et où il n'existe pas de volonté, en tant que société, de tenir une discussion franche et honnête sur les améliorations à apporter.

Par conséquent, il est recommandé d'élaborer et de mettre en oeuvre des plans de communications créatifs pour informer les parents et le public et pour modifier les comportements des Canadiens à l'égard des enfants et des jeunes qui ont des maladies mentales. La communication devrait traiter expressément de la question des stigmates et de la nécessité que la société soit tolérante à l'égard des troubles de santé mentale et des questions qui les entourent. Comme dans le cas de la stratégie pluriannuelle de lutte contre le tabac, des programmes des pratiques exemplaires pourraient être élaborés pour informer les gens concernant :

  • l'identification des enfants et des jeunes qui ont des maladies mentales;
  • les dénominateurs communs de l'adaptation;
  • les façons de les intégrer à leurs groupes de pairs et à des systèmes d'éducation.

Ce programme de communications devrait être évalué avec rigueur afin d'apprécier l'impact de la modification des comportements et de l'amélioration de l'intégration de ces enfants au système d'éducation. Comme la Commission de la santé mentale entend lancer des programmes pluriannuels qui visent à lutter contre les stigmates, il faudrait envisager d'accorder des fonds additionnels à la Commission pour lui permettre de concentrer davantage ses activités sur les programmes de lutte contre les stigmates qui visent les enfants et les jeunes.

6. Question du suicide chez les jeunes

Le suicide chez les jeunes est l'une des causes principales de décès chez les adolescents canadiens et constitue une préoccupation de santé publique. Les tentatives de suicide sont plus nombreuses que les suicides réels dans une proportion d'environ 4 contre 1.

Taux de Suicide par groupes d'âge Population canadienne et des Premières nations, 1989-1993Référence 143

Graphique indiquant les taux de suicide chez la population canadienne et chez les Premières nations, de 1989 à 1993

Source : Institut canadien de la santé infantile, 2000

Bien qu'il existe toute une gamme de programmes de prévention du suicide et de programmes de formation, l'efficacité de la plupart d'entre eux est peu documentée. Compte tenu des données actuelles, l'identification rapide et le traitement efficace des jeunes qui ont des troubles mentaux forment l'approche la mieux établie pour lutter contre le suicide chez les jeunes, mais il vaut la peine d'envisager d'autres approches comme un programme de formation d'observateurs, un accès restreint à des méthodes mortelles et la formation des principaux fournisseurs de soins de santé en détection et traitement de la dépression chez les jeunes. Malheureusement, de nombreuses compétences appliquent actuellement des initiatives de prévention du suicide chez les jeunes qui ne sont ni éprouvées ni efficaces, alors que l'élargissement de la prestation des soins en santé mentale pour les jeunes ayant des troubles mentaux fait défaut. Certaines initiatives de recherche dans ce domaine ont été lancées. Cependant, il reste beaucoup à faire pour rendre plus efficaces la conception, l'élaboration, l'exécution et l'évaluation des programmes de prévention du suicide chez les jeunes. Il est recommandé que le gouvernement fédéral accorde des fonds de recherche spécifiques par l'entremise de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) pour que soient réalisées des recherches immédiates afin d'évaluer l'efficacité des programmes actuels de prévention du suicide chez les jeunes.

Conclusion

Le Canada a un urgent besoin d'une Stratégie nationale en santé mentale qui intègre une structure de services en santé mentale pour les enfants et les jeunes. Nous savons que les enfants qui souffrent de maladie mentale et qui ne sont pas traités sont beaucoup plus susceptibles de subir des répercussions négatives du fait de problèmes de santé et de problèmes sociaux lorsqu'ils deviennent adultes. C'est en discutant ouvertement des difficultés et des solutions que nous commencerons à abattre les stigmates liés à la maladie mentale au Canada. Ce sont la planification faite par toutes les compétences, par les intervenants et par les praticiens en soins de santé ainsi que leur collaboration en vue de réaliser un objectif commun qui permettront à nos enfants et à nos jeunes d'avoir accès rapidement aux services et aux programmes professionnels en santé mentale dont ils ont désespérément besoin.

II. Les maladies chroniques

Au Canada, 1 300 enfants et jeunes développent un cancer à chaque année,Référence 144 16 % souffrent d'asthme, et un incroyable 33 % des enfants canadiens qui naissent aujourd'hui développeront le diabète. Dans l'ensemble du Canada, jusqu'à 20 % des enfants et des jeunes, incluant les membres de leur famille, sont touchés par une maladie chronique contre laquelle ils luttent toute leur vie.Référence 145 Ils ont continuellement besoin du soutien physique et émotionnel de leurs parents ou de leurs soignants ainsi que du soutien et des soins du système de santé.

De nombreux enfants canadiens sont affectés par des maladies chroniques qui ont un impact majeur sur leur santé et leur développement. Tout au long du processus de consultation, les participants ont mentionné que bon nombre de ces maladies et problèmes de santé comptent parmi les principaux éléments qui ont un impact sur la santé des enfants et des jeunes du Canada. Ils ont inclus des problèmes épidémiques comme l'asthme, des problèmes de santé publique comme les infections transmises sexuellement, des maladies pour lesquelles il n'existe pas de cure comme le diabète et le cancer, ainsi que celles que les immunisations, les produits pharmaceutiques et la chirurgie peuvent parvenir à prévenir et à traiter efficacement.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Les consultations tenues dans toutes les provinces et tous les territoires ont révélé clairement que les parents sont de plus en plus inquiets au sujet de l'incidence croissante des maladies chroniques qui peuvent avoir un impact à la fois sur la santé d'un enfant et sur sa socialisation. Les parents sont reconnaissants du diagnostic plus rapide qu'ils peuvent obtenir relativement au problème de santé de leur enfant grâce à des techniques et outils de dépistage améliorés. Cependant, ils ont souvent de la difficulté à avoir accès à des services de suivi appropriés.

Indicateurs des maladies chroniques

Pour pouvoir être comparés aux meilleurs du monde, les indicateurs communs de maladies chroniques chez les enfants et les adolescents devraient faire l'objet d'un suivi.

Ces indicateurs pourraient inclure :

  • l'accès à des soins ou les temps d'attente pour obtenir des soins;
  • les enfants qui reçoivent un diagnostic d'asthme (moins de 5 ans, de 5 à 18 ans);
  • l'hospitalisation en raison de l'asthme ou d'une maladie respiratoire (moins de 5 ans, de 5 à 18 ans);
  • la proportion d'enfants vaccinés d'après les lignes directrices du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI);
  • l'incidence et la prévalence du cancer chez les enfants;
  • l'incidence et la prévalence du diabète de type 1 et de type 2 chez les enfants;
  • le taux de diagnostics d'infections transmises sexuellement et de VIH (de 12 à 18 ans);
  • le taux de grossesse chez les adolescentes (de 12 à 18 ans);
  • la prévalence du tabagisme chez les jeunes (de 12 à 18 ans);
  • la proportion d'enfants âgés entre 6 et 12 ans qui n'ont pas de caries dentaires.

Des données sur bon nombre de ces indicateurs ou sur des indicateurs similaires sont déjà en cours de collecte. Toutefois, des indicateurs comparables sont nécessaires. Il est extrêmement important de recueillir et de diffuser des données comparables qui sont équitables du point de vue géographique pour élaborer des politiques et des programmes nationaux.

Défis et enjeux

Les méthodes de traitement et de soins pour plusieurs maladies chroniques qui touchent les enfants sont bien établies. Les professionnels des soins de santé du Canada sont considérés comme les meilleurs au monde - notamment dans le traitement de l'asthme, du diabète de type 1 et de type 2, et des cancers chez les enfants. Toutefois, il faut à ces enfants et leurs familles davantage que des médicaments et de la chirurgie pour faire face à leurs maladies chroniques. Ils dépendent souvent de technologies médicales et ont besoin de soutien émotionnel, physique et financier. Les statistiques relatives à ces enfants, similaires à celles qui portent sur les enfants handicapés, montrent qu'en moyenne, le revenu familial est inférieur du tiers à celui d'une famille de taille équivalente dans laquelle les enfants sont en santé.Référence 146

Bon nombre de ces parents doivent également porter le fardeau de maladies à long terme et du décès possible de leur enfant en bas âge. Les professionnels des soins de santé peuvent souvent, au mieux de leurs capacités, parler aux parents et à la famille du décès de leur enfant de trois à six mois avant la mort. Pour que ces parents consacrent du temps à leur enfant au cours des derniers jours de leur existence, il est recommandé que la prestation de soignant que prévoit actuellement RHDSC, d'un maximum de six semaines, soit portée à un maximum de 12 semaines pour le soignant principal des enfants et des jeunes qui ont une maladie chronique.

Rôle du gouvernement f édéral : Mesures recommandées

Dans un certain nombre de catégories de maladies, le gouvernement fédéral devrait collaborer proactivement avec les gouvernements des provinces et des territoires, et participer de façon dynamique à l'élaboration de normes et de pratiques exemplaires nationales. Dans certains cas, il s'agit de favoriser l'adoption rapide de nouvelles technologies et dans d'autres, de s'assurer que les enfants et les jeunes peuvent continuer à suivre leurs traitements. Dans tous les cas, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada doivent collaborer avec les gouvernements des provinces et des territoires pour veiller à ce que les enfants et les jeunes qui ont une maladie chronique disposent de soutien en matière de santé dont ils ont besoin pour mener la vie la plus normale et la plus saine possible.

Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada sont encouragés à jouer un rôle dans les domaines suivants :

Initiatives concernant les maladies chroniques

  1. Asthme et allergies
  2. Diabète
  3. Immunisation
  4. Recherche pharmaceutique, surveillance et étiquetage
  5. Dépistage médicalTransition des soins
1. Asthme et allergies

L'asthme est une maladie inflammatoire chronique qui fait que les enfants souffrent de divers degrés d'inflammation et de constriction du muscle des voies respiratoires du poumon.Référence 147 Résultat, la personne a le souffle court et sent qu'elle suffoque. Les enfants qui ne peuvent respirer ne peuvent jouer ni profiter des nombreuses choses que la plupart d'entre nous tenions pour acquis en tant qu'enfants.

Le Canada affiche l'une des incidences les plus élevées d'asthme au monde et c'est la raison principale des visites en salle d'urgence pédiatrique dans notre pays.Référence 148 L'asthme demeure une cause majeure d'hospitalisation des enfants. Les enfants canadiens souffrent d'asthme dans une proportion de 16 %, et l'incidence de l'asthme chez les enfants de moins de 14 ans est en hausse de 400 % au cours des 15 dernières années.Référence 149 Les enfants et les jeunes asthmatiques se rendent dans une salle d'urgence à peu près quatre fois l'an. Les coûts cumulatifs de cette situation pour le système de soins de santé s'élèvent chaque année à un milliard de dollars.

Chaque année, l'asthme cause 20 décès d'enfants.Référence 150 D'après la Société de l'asthme du Canada, il est possible d'éviter de nombreuses crises d'asthme aiguës chez les enfants. Selon un sondage réalisé auprès des ménages canadiens, la moitié des enfants asthmatiques d'âge scolaire ont déclaré que les animaux domestiques déclenchent ou aggravent leur maladie; néanmoins, 41 % d'entre eux avaient un chien et 36 % avaient un chat à la maison. De même, 54 % des enfants asthmatiques étaient exposés à de la fumée secondaire, même s'il a été établi que la fumée aggrave leur asthme.Référence 151 Il faudra prendre des mesures pour sensibiliser les parents, les enfants et les jeunes à ce qui peut prévenir l'asthme et les réactions allergiques.

Compte tenu qu'environ trois enfants par classe souffrent d'asthme et étant donné l'impact de ces nombreux facteurs environnementaux sur leur capacité de fonctionner, nous devons veiller à ce que nos enfants et nos jeunes disposent, lorsqu'ils sont en milieu scolaire, de tous les outils et de toute l'aide dont ils ont besoin.

Il est recommandé d'inciter les gouvernements provinciaux et territoriaux à inscrire dans la loi le droit des enfants et des jeunes de se servir de leur aérosol-doseur dans la salle de cours. Ce simple changement peut sauver directement des vies d'enfants.

La même loi devrait s'étendre aux ÉpiPens dans le cas des enfants atteints d'allergies graves. Les enfants qui ont de graves allergies qui pourraient entraîner une réaction anaphylactique sont également en situation de risque dans les milieux scolaires. De nombreux travaux ont été faits dans ce domaine pour protéger nos enfants et nos jeunes. L'Ontario ouvre la voie sur le plan des pratiques exemplaires avec sa Loi Sabrina;Référence 152 celle-ci exige que tous les conseils scolaires élaborent des politiques de traitement des réactions allergiques qui pourraient menacer la vie et forment les membres du personnel afin qu'ils soient en mesure d'appliquer les ÉpiPens, qui sauvent des vies. Il est recommandé qu'une loi similaire à la Loi Sabrina soit mise en oeuvre partout au pays afin qu'aucun enfant ne meure dans une école canadienne des suites d'une réaction allergique.

2. Diabète
a. Utilisation de l'insuline

Il existe deux genres de diabète. Dans le diabète de type 1, le pancréas est incapable de sécréter de l'insuline. Dans le cas du diabète de type 2, le pancréas ne sécrète pas suffisamment d'insuline ou l'organisme n'utilise pas efficacement l'insuline sécrétée. Par conséquent, il s'accumule du glucose dans la circulation sanguine, ce qui pourrait occasionner de graves problèmes de santé. Il y a un troisième type de diabète - le diabète gestationnel - qui est un état temporaire parfois présent au cours de la grossesse.

Un enfant canadien sur trois qui naît aujourd'hui développera le diabète, en particulier s'il fait partie d'une population à risque élevé.Référence 153 Il est rare que des enfants âgés de moins de cinq ans développent le diabète; cependant, le diabète de type 1 peut être présent chez des bébés qui ont seulement quelques mois. On voit maintenant de façon inquiétante le diabète de type 2 chez des enfants âgés de moins de cinq ans.Référence 144

b. Stratégie nationale sur le diabète

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 prennent rapidement de l'ampleur chez les enfants et les jeunes du Canada. Les statistiques sont stupéfiantes :

  • environ 176 500 Canadiens âgés de moins de 20 ans ont le diabète;
  • 1 enfant/adolescent canadien sur 400 à 600 a le diabète de type 1;
  • dans certaines communautés autochtones, de 8 % à 10 % des enfants ont le diabète de type 2.Référence 155

Cette maladie grave a des répercussions au niveau des maladies chroniques et de la santé à long terme et un impact économique pour le Canada.

Le contrôle exercé sur la glycémie d'un enfant est le meilleur moyen d'éviter des problèmes médicaux éventuels comme une insuffisance rénale nécessitant de la dialyse rénale, des cataractes et une rétinopathie occasionnant la cécité, ainsi qu'une neuropathie, qui peut mener à des infections et à des amputations de membres.

Il est recommandé qu'un volet important de la Stratégie nationale sur le diabète se concentre sur les enfants et les jeunes. En procédant à du dépistage et en identifiant les enfants rapidement, ainsi qu'en les éduquant et en les formant à bien contrôler leur diabète, bon nombre de ces problèmes médicaux chroniques substantiels pourront être atténués à l'âge adulte.

Comme nous l'avons mentionné dans la section sur le mode de vie sain du présent rapport, la corrélation entre le diabète de type 2 et l'obésité est désormais bien établie. Ces statistiques et le taux de croissance de l'incidence du diabète de type 2 sont stupéfiants. L'établissement d'une maladie d'adulte comme le diabète de type 2 pendant la petite enfance est alarmant et nous amène à nous rendre compte que nous devons prévenir une maladie d'adulte pendant le développement du foetus et l'enfance.

De nombreux médicaments sont utilisés pour traiter le diabète. Cependant, l'un des plus répandus est l'injection d'insuline, essentiellement utilisée pour les diabétiques de type 1. Tout comme les enfants asthmatiques qui doivent avoir continuellement accès à leur aérosol-doseur, les enfants diabétiques doivent avoir constamment accès à leurs traitements, qu'ils s'administrent souvent au moyen de seringues. Il est recommandé d'inciter les provinces et les territoires à adopter une loi permettant aux enfants et aux jeunes diabétiques de conserver leur insuline et le mécanisme par lequel ils s'injectent leur insuline ainsi que leur appareil de contrôle du glucose à leur portée en tout temps dans la salle de cours.

c. Pompes à Insuline

Les pompes à insuline existent depuis plus de 20 ans. Cependant, ce n'est qu'au cours de la dernière décennie qu'elles sont devenues un outil plus efficace pour aider les diabétiques à mieux contrôler leur niveau de glucose dans le sang. Les pompes aident à maintenir le niveau de constance de la glycémie, la diminution des fluctuations étant particulièrement profitable aux personnes qui ont le diabète de type 1. De fait, de nombreuses études longitudinales ont révélé que le fait d'exercer un contrôle plus serré du taux de sucre dans le sang en s'assurant qu'il se rapproche des niveaux normaux mène à moins de complications à long terme comme les maladies du rein, les amputations et la perte de la vue.

À l'heure actuelle, la Loi de l'impôt sur le revenu permet de déduire partiellement les pompes à insuline à titre d'appareil médical. Il est recommandé que Santé Canada, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le diabète, appuie davantage l'utilisation des pompes à insuline en :

  • renseignant les enfants diabétiques au sujet des pompes à insuline et des autres méthodes de prévention et de traitement qui peuvent améliorer leur qualité de vie;
  • élaborant des programmes d'éducation et de communications ciblés pour enseigner aux enfants ce qu'est le diabète, notamment le diabète de type 2.
3. Immunisations
a. Stratégie nationale d'immunisation
Programmes de vaccination financés par le gouvernementRéférence 156
Province ou territoire Situation en 2005 Situation en 2007 Commentaires
Colombie-Britannique Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Alberta Excellente Excellente Le programme inclut les cinq vaccins recommandés conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Saskatchewan Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Manitoba Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais les vaccins contre le méningocoque et le pneumocoque ne sont pas administrés conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Ontario Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Québec Passable Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais les vaccins contre le méningocoque et le pneumocoque ne sont pas administrés conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Nouveau-Brunswick Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Nouvelle-Écosse Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Île-du-Prince-Édouard Bonne Passable Le programme inclut quatre des cinq vaccins recommandés.
Le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI. Des frais sont exigibles pour l'administration du vaccin contre l'influenza aux bébés de six à 23 mois.
Terre-Neuve-et-Labrador Bonne Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Yukon Passable Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais les vaccins contre le méningocoque et le pneumocoque ne sont pas administrés conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Territoires du Nord-Ouest Passable Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.
Nunavut Passable Bonne Le programme inclut les cinq vaccins recommandés, mais le vaccin contre le méningocoque n'est pas administré conformément aux recommandations de la SCP et du CCNI.

En reconnaissance des avantages nationaux importants sur le plan de la santé publique qui sont associés à l'immunisation - notamment au sein des populations d'enfants et d'adultes - le Comité consultatif FPT sur la santé de la population et la sécurité de la santé (CCSPSS) a élaboré une Stratégie nationale d'immunisation (SNI) au nom des sous-ministres canadiens de la Santé.Référence 157

La SNI était considérée par les gouvernements FPT comme un moyen de travailler en partenariat pour rehausser l'efficacité et l'efficience des programmes d'immunisation au Canada. En juin 2003, la Conférence des sous-ministres FPT de la Santé a accepté le conseil de la SNI de mettre de l'avant les questions d'immunisation au Canada. Alors qu'une collaboration nationale est nécessaire dans ce domaine, les provinces et les territoires demeurent responsables de la planification, du financement et de l'exécution des programmes d'immunisation pour leurs populations respectives. Il leur incombe également de contribuer aux activités concertées qui appuient une stratégie nationale d'immunisation. Le gouvernement fédéral a démontré son engagement à l'égard de cette stratégie, en versant 10 millions de dollars en financement annuel pour permettre le renforcement de la collaboration avec les provinces, les territoires et les principaux intervenants afin d'améliorer l'efficacité et l'efficience des programmes d'immunisation au Canada.

Malgré l'investissement du gouvernement fédéral, tous les enfants et les jeunes du Canada n'ont pas un accès égal aux vaccins, ce qui donne lieu à des écarts importants au niveau de la santé publique. Par exemple, seulement 76,8 % des enfants canadiens ont reçu le vaccin DTC (combinaison de 3 vaccins pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche), ce qui situe le Canada au 26e rang sur 27 nations de l'OCDE.Référence 158

Le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer en appuyant les nouveaux vaccins pour les enfants et les jeunes. La Stratégie nationale d'immunisationRéférence 159 contribue à faciliter une approche pancanadienne des pratiques exemplaires en matière d'immunisation. Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) formule des recommandations concernant l'utilisation de vaccins humains au Canada, y compris l'identification des groupes à risque de contracter des maladies évitables au moyen d'un vaccin, que des programmes de vaccin devraient cibler. Tous les gouvernements provinciaux et territoriaux financent à divers degrés l'administration d'au moins neuf vaccins à des enfants (diphtérie, polio, tétanos, coqueluche, Hib, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B). Il est recommandé que le gouvernement fédéral continue d'appuyer les travaux du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) en vue de transmettre des renseignements précieux aux fournisseurs de soins de santé et aux parents.Référence 160 Pour faciliter cette démarche, il est recommandé que des versions actualisées du Guide canadien d'immunisationRéférence 161 soient publiées tous les deux ans, plutôt qu'aux quatre ans comme en ce moment. Toutefois, il importe de veiller à ce que le CCNI dispose de ressources appropriées pour accomplir cette tâche. Le CCNI est un comité formé de bénévoles et ces personnes ont besoin de soutien.

Pratique exemplaire
Immunisation

Les gouvernements des provinces et des territoires ont recours à des méthodes innovatrices pour favoriser la prévention par l'immunisation. Des pratiques exemplaires comme des efforts d'immunisation (Saskatchewan) et des immunisations de porte à porte (Nunavut) garantissent une couverture maximale.
b. Établir un lien entre la presentation nationale pour enfants et l'immunisation

En plus de rendre les immunisations disponibles, il est dans l'intérêt national d'inciter les parents à faire immuniser leurs enfants. Dans le but de motiver les parents à protéger leurs enfants, il est recommandé que la distribution de la prestation nationale pour enfants soit liée à l'immunisation des enfants. Comme dans le cas de l'Australie, les parents ne recevraient pas leur chèque de prestation nationale pour enfants s'ils ne fournissent pas de preuve d'immunisation ou s'ils ont sciemment refusé l'immunisation de leurs enfants. Les immunisations sauvent des vies et sont économiques. Nous avons tous la responsabilité de faire immuniser tous les enfants canadiens.

c. Virus du Papillome Humain (VPH)

D'autres vaccins, devenus récemment disponibles, pourraient avoir un impact direct sur la santé des enfants et des jeunes. Dernièrement, le gouvernement fédéral a versé 300 millions de dollars aux provinces et aux territoires aux fins de l'immunisation contre le virus du papillome humain (VPH), la cause principale du cancer du col utérin.

Comme de nombreux nouveaux vaccins qui deviennent disponibles auront un impact substantiel sur la santé des enfants et des jeunes, la sensibilisation du public, l'éducation et la publicité sont nécessaires pour informer non seulement les parents, mais aussi les enfants et les jeunes de ces avantages possibles. Il est recommandé que Santé Canada, par l'entremise du nouveau Bureau de liaison entre l'industrie et les ONG, collabore avec l'industrie pour mettre au point des campagnes de sensibilisation du public sur ces vaccins importants.

4. Recherche pharmaceutique, surveillance et étiquetage

À l'heure actuelle, les médecins ne sont pas prêts à prescrire un certain nombre de nouveaux produits pharmaceutiques innovateurs parce que souvent, il y a peu de renseignements d'ordre clinique sur leur effet possible sur la physiologie des enfants. Dans d'autres cas, comme il n'y a pas d'autres options disponibles, des produits pharmaceutiques n'ayant pas fait l'objet de recherches détaillées sur leur impact possible sur les enfants et les jeunes sont prescrits. Bien que l'on reconnaisse les difficultés d'effectuer des essais cliniques sur des enfants, les chercheurs, l'industrie et les cliniciens doivent trouver des façons de s'assurer que l'impact des produits dont l'utilisation est approuvée au Canada sur les populations d'enfants et de jeunes a été bien évalué.

De nombreux produits pharmaceutiques n'indiquent pas sur leur étiquette de directives concernant la dose pour les enfants et les jeunes, ce qui crée des situations dans lesquelles les médecins prescrivent le produit aux enfants et aux jeunes « à des fins autres que l'usage approuvé ». Cette pratique est dangereuse, car il n'existe aucune façon de déterminer s'il peut y avoir une réaction préjudiciable pour la santé basée sur la dose. En Europe, l'Agence européenne du médicament a chargé un groupe d'experts en pédiatrie (GEP) d'étudier la question de la prescription à des fins autres que l'usage approuvé. Le GEP étudie la formulation pharmaceutique pour l'usage par des enfants avec d'autres indicateurs. Aux États-Unis, la Best Pharmaceuticals for Children's Act (1998) et la Paediatric Research Equity Act (2003) ont créé des normes législatives régissant l'utilisation par des enfants de médicaments, dont une restriction applicable aux enfants qui ont des médicaments à des fins autres que l'usage approuvé.

Il est recommandé que Santé Canada prenne les mesures suivantes pour mieux informer les Canadiens des effets cliniques des produits pharmaceutiques sur les enfants et les jeunes :

  • établir un réseau canadien de pharmacologie clinique pédiatrique;
  • s'engager dans un concours de recherche spécialisée sur les médicaments pour enfants;
  • élaborer un formulaire national pour les enfants canadiens comme ressource sur le Web;
  • donner à l'industrie pharmaceutique six mois additionnels de protection de brevets de produits pharmaceutiques si les sociétés pharmaceutiques peuvent établir qu'elles font de la recherche sur des produits qui ont un impact sur les enfants et les jeunes;
  • prendre des mesures pour favoriser des modifications à l'étiquetage de produits pharmaceutiques afin que ceux-ci indiquent des doses pour enfants pour les usages prévus. Les résultats des essais cliniques devraient être indiqués sur les étiquettes de produits dans les six mois de la réalisation de l'essai.

Ces travaux doivent être exécutés par le Bureau des initiatives pédiatriques (BIP) de la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) de Santé Canada. Le Comité consultatif d'experts sur les initiatives pédiatriques en produits de santé et aliments (CCEIP-PSA) sera en mesure de donner une excellente orientation relativement à ces questions. La recherche proposée dans ce domaine devrait être envisagée et complétée de concert avec les IRSC.

5. Dépistage médical

L'une des choses les plus importantes que nous pouvons faire pour contribuer à améliorer la santé des enfants et des jeunes consiste à collaborer pour s'assurer que nos enfants ont un départ sain dans la vie et que tout risque pour la santé soit identifié et traité dès que possible. Une partie de ce processus réside dans la surveillance de la santé qui, lorsque c'est possible, devrait être faite tout au long de l'enfance.

Pratique exemplaire
« Foires sur la santé »

Un exemple de pratique exemplaire recommandée par l'Agence de la santé publique pour enfants (ASPE) est le concept des « foires sur la santé ». À la foire sur la santé, on offre des services sous forme de guichet unique en soins de santé pour les enfants et les jeunes deux fois l'an. Ces foires sur la santé dépistent et identifient avec efficacité et rapidité les problèmes présents au cours de l'enfance - ce qui a un effet direct sur les résultats pour la santé.
a. Dépistage au cours de la première année de la vie

À partir de la naissance, un effort concerté doit être déployé pour s'assurer que les enfants font l'objet d'un dépistage et de traitements appropriés pour des états qui affectent des organes à entité unique, les yeux, les oreilles et la bouche faisant l'objet d'une orientation particulière. De nombreux programmes de dépistage sont en place dans l'ensemble du pays. Cependant, il n'y a pas de lignes directrices sur les pratiques exemplaires nationales qui assurent que tous les enfants bénéficient d'une surveillance adéquate. Il est recommandé que l'Agence de la santé publique du Canada élabore des lignes directrices sur le dépistage pour les nouveau-nés et des normes de dépistage applicables durant la première année de vie. Ce devrait être fait de concert avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que des organisations non gouvernementales.

En association avec des lignes directrices nationales sur le dépistage, un bilan national d'examen pour enfants qui décrit clairement aux parents les étapes principales que leurs enfants devraient franchir et les examens qu'ils doivent passer sont essentiels. Par conséquent, les parents pourront et seront incités à faire passer à leurs enfants les examens clés de dépistage. Les professionnels des soins de santé, les ONG et les gouvernements ont un rôle fondamental à jouer dans l'élaboration de ce bilan et dans l'implantation de ces outils d'examen. Il est recommandé qu'un bilan national sur le dépistage des « cinq sens » des enfants, soit élaboré en pratique exemplaire, de concert avec les provinces, les territoires et les ONG. Ce bilan fournira aux parents le dossier physique des dépistages et des traitements audiologiques, optométriques et dentaires, de leurs enfants de même que les immunisations et les examens qui sont faits lors des étapes critiques du développement.

Un certain nombre de programmes et de dossiers d'information sur les pratiques exemplaires ont déjà été créés par les provinces et territoires et par d'autres compétences internationales. Ils devraient être revus par l'Agence de la santé publique du Canada quant à leurs pratiques exemplaires.

Au Canada, à l'heure actuelle, deux des cinq éléments de l'examen comprennent des programmes et des méthodes de mise en oeuvre. Dans le cadre de la Stratégie nationale d'immunisation, on tente de s'assurer que tous les enfants canadiens sont immunisés, alors que les pédiatres, les médecins de famille et le personnel infirmier effectuent des évaluations de développement quotidiennement. Cependant, les stratégies relatives à l'audiologie, aux soins de la vue et aux soins dentaires ne sont pas accessibles universellement, mais sont pourtant essentielles. Les ONG, le secteur privé, les organismes professionnels, les gouvernements et les patients doivent collaborer afin d'élaborer ce plan et de le mettre en oeuvre.

 Pratique exemplaire
Programmes d'examen et de dépistage
  • Le programme Plunket en Nouvelle-Zélande offre dans l'ensemble du pays des cliniques de santé sur place et mobiles où les parents emmènent leurs enfants à certains stades importants de leur développement. L'infirmière Plunket évalue la croissance et le développement du bébé, ses capacités auditives et visuelles et son bien-être général à chaque visite. Les visites comprennent également des soins et du soutien pour toute la famille qui s'adapte aux besoins d'un nouveau bébé.
  • Un guide de ressources produit par l'Institut national de santé publique du Québec (gouvernement du Québec) intitulé « Mieux vivre avec notre enfant : de la naissance à deux ans » a été élaboré par des professionnels de la santé et est un guide de ressources à l'intention des nouveaux parents. Il comprend quatre parties : le développement de l'enfant, grandir en famille, l'allaitement maternel et la diète, et la santé de l'enfant (y compris la prévention des maladies et les premiers soins).
  • Le relevé postnatal Rourke est un exemple d'outil clinique sur le développement de l'enfant qui peut être considéré comme une pratique exemplaire; toutefois, il est trop technique pour être utilisé par les parents mais devrait être utilisé par l'ensemble des médecins de famille et des pédiatres du Canada. Les parents pourraient obtenir une version écourtée et adaptée du relevé pour, au moins, assurer un suivi particulier de la croissance de leur enfant et de leur développement auditif, dentaire et visuel.
b. Audiologie

Selon la Fondation canadienne de l'ouïe, 2 233 bébés nés au Canada ont une perte auditive et certains sont atteints de surdité profonde.Référence 162 Il est fondamental de détecter rapidement les problèmes auditifs pour empêcher tout impact sur le développement de la parole et du langage et sur le développement social d'un enfant. Malheureusement, le Canada accuse un certain retard par rapport à l'Europe et aux États-Unis, où 86,5 % de l'ensemble des nouveau-nés subissent actuellement un test de dépistage de la perte auditive, contre seulement 41 % au Canada. Malgré le fait que la perte auditive compte parmi les anomalies congénitales les plus répandues, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick, l'Î.-P.-É., le Territoire du Yukon et récemment la Colombie-Britannique sont les seuls à avoir instauré des programmes universels de dépistage des problèmes auditifs chez le nouveau-né et l'Alberta a implanté un projet pilote dans plusieurs communautés. Le dépistage audiologique auprès du nouveau-né est essentiel pour que les enfants aient un excellent départ dans la vie. Toutes les provinces et tous les territoires devraient mettre en oeuvre ce processus d'examen essentiel.

Pratique exemplaire
Audiologie auprès des jeunes

Le programme Oui à l'ouïe de la Fondation canadienne de l'ouïe est un programme éducatif offert par les professeurs dans leurs salles de cours pour aider les préadolescents à reconnaître le danger croissant que représente la surexposition à de la musique forte, qui peut mener à une perte auditive occasionnée par le bruit. Cet outil peut faire l'objet d'une diffusion complémentaire par le réseau du Consortium conjoint pour les écoles en santé. Une facilitation grâce à la collaboration qui fait la promotion de la santé à l'école pourrait constituer un mécanisme de distribution de cet outil de sensibilisation.
c. Soins dentaires

Les caries dentaires sont la maladie chronique la plus répandue chez les enfants.Référence 163 La santé dentaire a longtemps été considérée distinctement des services de soins de santé primaires et n'est pas comprise dans la protection qu'offrent la plupart des régimes provinciaux et territoriaux de soins de santé; pour l'essentiel, elle est couverte par des régimes d'assurance privés et d'assurance de tiers. Il n'est donc pas étonnant que l'on retrouve la maladie dentaire surtout au sein des groupes défavorisés qui n'ont pas accès à ces polices d'assurance de tiers.

Le Canada traite les programmes de santé dentaire différemment de plusieurs autres pays sur la scène internationale. L'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont tous des programmes nationaux universels de santé dentaire pour enfants financés par les deniers publics. Au Canada, le degré de protection de la santé dentaire des enfants et des jeunes varie selon les provinces et les territoires; certaines provinces n'offrent absolument aucune protection.

Les gouvernements de la Saskatchewan, de l'Ontario et du Canada ont des pratiques exemplaires en santé dentaire. La Saskatchewan a un programme provincial de soins dentaires aux termes duquel au plus tard à l'âge de six ans, chaque enfant a subi un examen dentaire, a les dents recouvertes de couronnes ou d'une couche de protection. L'Ontario offre une protection dans le cadre d'un programme dentaire pour les enfants du grand Nord, qui fait en sorte que tous les enfants ayant besoin de services dentaires peuvent avoir accès à de tels services. Santé Canada a mis en place l'Initiative en santé bucco-dentaire pour les enfants (ISBDE) comme moyen d'aborder les écarts entre la santé dentaire des Premières nations et des Inuits et celle du grand public. Cette initiative s'est révélée très réussie et efficace.

Nous devons tous collaborer pour veiller à ce que les enfants et les jeunes du Canada désireux d'avoir accès à des services dentaires ne se butent pas à des obstacles de nature économique. Les services dentaires devraient faire partie d'un volet nécessaire des programmes d'examen pour enfants et du bilan de surveillance recommandé.

d. Soins optométriques

Environ 80 % de tous les bébés naissent hypermétropes. Environ 5 % naissent myopes ou ne sont pas en mesure de distinguer tôt des objets à une certaine distance. Seul 15 % des bébés n'ont aucun problème avec la partie réfractive de leurs yeux à la naissance. L'hypermétropie diminue habituellement lorsqu'un enfant vieillit et se normalise habituellement à une valeur négligeable vers l'âge de 7 à 8 ans.Référence 164

Les examens de la vision représentent un volet important des programmes d'examen du développement des nouveau-nés et des enfants. Il est recommandé que les gouvernements FPT veillent à offrir un soutien adéquat aux examens optométriques de la vision pour les enfants et les jeunes dans leur compétence respective et en fassent un volet nécessaire de la surveillance du développement, de sorte qu'un enfant ne se bute pas à un obstacle de nature économique lorsque vient le temps de passer un examen.

e. Infections transmisses sexuellement (ITS)

Les ITS ont un impact à vie sur les enfants et les jeunes infectés. Ces enfants peuvent contracter des ITS à la suite de comportements à risque ou tout simplement par un parent infecté. Il convient de mieux informer les parents, les enfants et les jeunes au sujet des comportements à risque, des répercussions à long terme et des options de traitement de ces infections.

Il doit exister des liens plus solides entre les organismes et les programmes des gouvernements FPT dans ce domaine pour faciliter :

  • la recherche dans ce domaine (p. ex. le rapport McCreary sur les jeunes de la rue en C.-B.Référence 165);
  • l'exécution par les ONG et les éducateurs de programmes de prévention des maladies (p. ex. la CANFAR);
  • le soutien que pourraient donner des organismes bénévoles, des organismes du secteur privé et des fondations à ces programmes.

Par conséquent, il est recommandé que les gouvernements s'associent avec des ONG, des organismes communautaires et des entreprises privées pour soumettre le message qui porte sur les risques et les options de traitement des ITS à une vaste diffusion. Ces organismes connaissent très bien les problèmes, et la meilleure manière de communiquer avec ceux qui en souffrent. Les gouvernements devraient « les soutenir et laisser la voie libre » à ces organismes, afin qu'ils puissent atteindre davantage de personnes.

Comme nous l'avons mentionné précédemment, il conviendrait de féliciter le gouvernement du Canada pour les mesures de financement des vaccins qu'il a prises afin de contribuer à prévenir l'infection dans le cas de certains types de virus du papillome humain (VPH), offrant ainsi une protection contre les types de VPH qui sont responsables d'environ 70 % des cancers du col utérin. Il faudrait maintenant informer les jeunes femmes qu'elles peuvent se protéger elles-mêmes. La clé de la réalisation de cet objectif consistera à établir une collaboration avec des ONG, des organismes communautaires et l'industrie.

6. Transition des soins

Il reste difficile d'assurer des soins adéquats lorsque des adolescents, atteints de ce que l'on considère comme des maladies « infantiles », deviennent adultes et n'ont plus accès à des spécialistes de la pédiatrie qui possèdent les compétences requises pour traiter leurs maladies. À titre d'exemple, un neuroblastome est un cancer présent chez les enfants que diagnostiquent et traitent surtout des pédiatres. Les médecins qui traitent surtout des patients adultes ont peu d'expérience dans le traitement de cette maladie et peuvent ne pas reconnaître les symptômes lorsque des personnes se présentent pour obtenir un diagnostic.

Les enfants qui ont des maladies chroniques qui subsistent à l'âge adulte se butent à des difficultés uniques. La transition à l'âge adulte dans le système de soins de santé ainsi que l'accès à des ressources adéquates peuvent se révéler frustrants. Il doit exister un meilleur processus établi en vue de la transition des soins de la jeunesse à l'âge adulte, notamment dans le cas des personnes qui ont des maladies pédiatriques spécifiques.

Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle de premier plan dans ce domaine. Il est recommandé qu'une stratégie de transition des soins et des pratiques exemplaires soit élaborée par la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada de concert avec le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et l'Ordre des infirmières et infirmiers. Ils devraient être incités à élaborer de nouvelles possibilités de bourses et d'études destinées aux étudiants de premier, deuxième et troisième cycles dans le domaine de la transition des soins pour ces patients adolescents.

Conclusion

Tous les enfants et les jeunes qui ont reçu un diagnostic de maladie chronique devraient avoir accès à des services de santé rapides et professionnels, peu importe l'endroit où ils vivent au Canada. Il sera plus facile d'atteindre cet objectif en implantant des outils de dépistage et d'examen qui permettront de détecter la maladie dès que possible et en s'assurant que les programmes d'immunisation sont universellement accessibles pour mieux prévenir les maladies d'enfance répandues. Grâce à l'élaboration de normes nationales uniformes et mesurables de dépistage et à l'élaboration d'un bilan d'examen des cinq sens pour enfants, le Canada commencera à prendre des mesures pour devenir un chef de file mondial dans le dépistage et le traitement des maladies chroniques des enfants; toutefois, il reste beaucoup à faire à cet égard.

Sommaire des recommandations

Santé mentale

  • Pour aborder les questions de santé mentale auxquelles sont confrontés les enfants et les jeunes du Canada, il conviendrait de constituer un Centre national d'excellence sur la santé mentale et la toxicomanie des enfants et des jeunes.
  • Pour faciliter immédiatement l'élaboration d'une Stratégie nationale en matière d'accès à des services de santé mentale pédiatrique, il est recommandé que le Comité consultatif sur les jeunes et les enfants de la Commission de la santé mentale du Canada forme un groupe d'experts chargé essentiellement de cette question au cours des six premiers mois de son mandat.
  • Il est recommandé d'élaborer au cours des douze prochains mois une Stratégie de réduction des temps d'attente en services de santé mentale pour enfants et jeunes.
  • En raison du manque de spécialistes et d'autres fournisseurs de soins de santé auxiliaires dans le domaine de la santé mentale dans les régions éloignées du Nord, il est recommandé qu'un groupe d'employés en santé mentale « volants » soit constitué.
  • Chaque enfant réfugié âgé d'au plus 16 ans devrait obtenir une évaluation de sa santé mentale lorsqu'il entre au Canada.
  • Il est recommandé que le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, l'Ordre des infirmières et infirmiers et le Collège des médecins de famille du Canada, entre autres, créent des sections d'enseignement spécifiques sur la santé mentale des enfants et des jeunes. Avec la Direction générale de la politique de la santé de Santé Canada, ils devraient être incités à élaborer et réaliser des programmes de formation novateurs au moyen d'une approche axée sur les besoins et basée sur les compétences professionnelles qui pourrait être mise à la disposition des fournisseurs formels et informels.
  • Il est recommandé que soit élaboré un programme national des pratiques exemplaires identifiant les enfants en détresse qui vise à renseigner les gens qui ont des contacts réguliers avec les enfants.
  • Le gouvernement fédéral devrait accorder des fonds de recherche particuliers par l'entremise de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) pour que soient réalisées des recherches immédiates afin d'évaluer l'efficacité des programmes actuels de prévention du suicide chez les jeunes.

Maladies chroniques

  • Pour que les parents consacrent du temps à leur enfant au cours des derniers jours de leur existence, la prestation de soignant que prévoit actuellement RHDSC, d'un maximum de six semaines, devrait être portée à un maximum de 12 semaines pour le soignant principal des enfants et des jeunes qui ont une maladie chronique.
  • Il est recommandé qu'une loi similaire à la Loi Sabrina soit mise en oeuvre à la grandeur du pays afin qu'aucun enfant ne meure dans une école canadienne des suites d'une réaction allergique. Il est également recommandé d'adopter une loi permettant aux enfants et aux jeunes diabétiques de conserver leur insuline et le mécanisme par lequel ils s'injectent leur insuline ainsi que leur appareil de contrôle du glucose à leur portée en tout temps dans la salle de cours.
  • À l'heure actuelle, la Loi de l'impôt sur le revenu permet de déduire partiellement les pompes à insuline à titre d'appareil médical. Il est recommandé que Santé Canada, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le diabète, appuie davantage l'utilisation des pompes à insuline en :
    • renseignant les enfants diabétiques au sujet des pompes à insuline et des autres méthodes de prévention et de traitement qui peuvent améliorer leur qualité de vie;
    • élaborant des programmes d'éducation et de communications ciblés pour
      enseigner aux enfants ce qu'est le diabète, notamment le diabète de type 2.
  • Dans le but de motiver les parents à protéger leurs enfants, la distribution de la prestation nationale pour enfants devrait être liée à l'immunisation des enfants, comme c'est le cas en Australie.
  • Il est recommandé que soient prises les mesures suivantes pour mieux informer les Canadiens des effets cliniques des produits pharmaceutiques sur les enfants et les jeunes :
    • établir un réseau canadien de pharmacologie clinique pédiatrique;
    • s'engager dans un concours de recherche spécialisée sur les médicaments pour enfants;
    • élaborer un formulaire national pour les enfants canadiens comme ressource sur le Web;
    • donner à l'industrie pharmaceutique six mois additionnels de protection de brevets de produits pharmaceutiques si les sociétés pharmaceutiques peuvent établir qu'elles font de la recherche sur des produits qui ont un impact sur les enfants et les jeunes.
  • Des mesures devraient être prises pour favoriser des modifications à l'étiquetage de produits pharmaceutiques afin que ceux-ci indiquent des doses pour enfants pour les usages prévus. Les résultats des essais cliniques devraient être indiqués sur les étiquettes de produits dans les six mois de la réalisation de l'essai.
  • Il est recommandé que soient élaborées des lignes directrices sur le dépistage pour les nouveau-nés et des normes de dépistage applicables durant la première année de vie.
  • Il est recommandé qu'un bilan national des pratiques exemplaires d'examen des « cinq sens » pour enfants soit élaboré de concert avec les provinces, les territoires et les ONG. Ce bilan fournira aux parents le dossier physique des examens et des traitements audiologiques, optométriques et dentaires de leurs enfants de même que le résultats des examens d'immunisation et de développement.
  • Il est recommandé que nous nous assurions tous que les enfants et les jeunes du Canada désireux d'avoir accès à des services dentaires ne se butent pas à des obstacles de nature économique. Les services dentaires devraient faire partie d'un volet nécessaire des programmes d'examen pour enfants et du bilan national de surveillance des enfants recommandé.
  • Il est recommandé que les gouvernements Il doit exister des liens plus solides entre les organismes et les programmes des gouvernements FPT veillent à offrir un soutien adéquat aux examens optométriques de la vision pour les enfants et les jeunes dans leur compétence respective et en fassent un volet nécessaire de la surveillance du développement, de sorte qu'un enfant ne se bute pas à un obstacle de nature économique lorsque vient le temps de passer un examen.
  • Il est recommandé qu'une stratégie de transition des soins et des pratiques exemplaires soit élaborée par la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada de concert avec le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et l'Ordre des infirmières et infirmiers. Ils devraient être incités à élaborer de nouvelles possibilités de bourses et d'études destinées aux étudiants de premier, deuxième et troisième cycles dans le domaine de la transition des soins pour ces patients adolescents.

9 Création d'un bureau national de la santé des enfants et des jeunes

La troisième et dernière demande formulée dans le cadre du mandat du présent rapport était de conseiller le ministre de la Santé sur la possibilité de mettre en place un mécanisme permettant de s'assurer que le ministre de la Santé reçoit des conseils indépendants et transparents sur la façon de préserver et d'améliorer la santé des enfants et des jeunes.

Ce qu'ont dit les Canadiens

Des mécanismes indépendants ayant trait à des questions qui touchent les enfants et les jeunes ont été institués dans un certain nombre de pays (dont la Norvège, la Suède, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre). Un certain nombre d'organismes canadiens, comme l'Association médicale canadienne, la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins de famille du Canada, appuient la création d'un poste de commissaire national à l'enfance indépendant ou d'un bureau de la santé des enfants qui protégeraient et mettraient en relief les questions de santé et de droits de la personne de tous les enfants canadiens.Référence 166 De plus, le Comité sénatorial permanent des droits de la personne a proposé dernièrement la création d'un poste de commissaire des enfants et des jeunes à l'échelon fédéral; le titulaire de ce poste serait chargé d'assurer la protection des droits des enfants.Référence 167

Les parents, les enfants et les jeunes du Canada ont déclaré qu'ils souhaitent pouvoir compter sur un défenseur des droits et sur un expert en santé des enfants et des jeunes qui se concentrerait sur les priorités, soit la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques.

Défis et enjeux

Les enfants et les jeunes d'ici ne jouissent pas de la santé dont le Canada pourrait leur faire bénéficier. Des statistiques qui établissent des comparaisons à l'échelle internationale laissent croire que la santé des enfants et des jeunes pourrait faire l'objet d'améliorations considérables. L'épidémie d'obésité chez les enfants, la persistance de besoins non comblés en santé mentale, l'état de santé déplorable des enfants autochtones, ainsi que la nécessité d'adopter des mesures dynamiques de prévention des blessures sont tous des secteurs dans lesquels le Canada peut - et doit - s'améliorer.

Rôle du gouvernement fédéral : Mesures recommandées

De nombreux modèles ont été étudiés. Cependant, il est fortement recommandé que Santé Canada et le gouvernement du Canada créent un Bureau national de la santé des enfants et des jeunes. Ce bureau se trouverait dans les locaux de Santé Canada, serait exploité à un niveau supérieur et serait dirigé par un éminent Canadien provenant de l'extérieur du gouvernement qui relèverait - par l'entremise du sous-ministre - du ministre de la Santé. Le bureau comprendrait de 6 à 12 personnes et aurait un mandat clair et un budget.

Voici des propositions détaillées concernant des façons de rendre ce bureau plus efficace au moyen d'une collaboration avec des gouvernements et de l'établissement de liens solides avec les associations professionnelles de soins de santé, les ONG et les organismes communautaires.

Mandat

Le mandat de ce bureau, qui serait dirigé par un conseiller principal de la santé des enfants et des jeunes, pourrait être le suivant :

  1. Rehausser la sensibilisation
    • Rehausser la sensibilisation du public aux questions de santé des enfants et des jeunes auprès de tous les Canadiens.
    • Publier des rapports sur des questions clés.
    • Produire un bilan annuel sur la santé des enfants et des jeunes au ministre de la Santé.
  2. Élaborer une politique
    • Par l'entremise du sous-ministre de la Santé, conseiller le ministre de la Santé sur l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne sur la santé des enfants et des jeunes.
    • Conseiller le ministre de la Santé sur la façon dont la politique et la loi proposées affecteront la santé des enfants et des jeunes.
  3. Collaborer et coordonner
    • Exercer la responsabilité principale d'un comité interministériel de coordination sur la santé des enfants et des jeunes.
    • Idéalement, appuyer un comité fédéral-provincial-territorial sur la santé des enfants et des jeunes qui fera rapport à la Conférence des ministres de la Santé.
    • Tenir lieu d'agent de liaison entre le gouvernement fédéral et les secteurs des organismes sans but lucratif, à but lucratif et bénévoles quant aux questions de santé des enfants et des jeunes.
  4. Effectuer et parrainer de la recherche et de la surveillance
    • Collaborer avec l'Institut canadien d'information sur la santé et Statistique Canada pour obtenir l'information appropriée sur l'état de santé des enfants et des jeunes du Canada, en mettant l'accent sur le développement d'indicateurs de santé comparables et les résultats.
    • Parrainer de la recherche de façon indépendante ou de concert avec les Instituts de recherche en santé du Canada pour corriger les lacunes sur le plan des connaissances sur la santé et les services de santé des enfants et des jeunes du Canada.

La concentration, l'attitude et la philosophie de ce bureau ainsi que de sa direction sont importantes. Elles doivent être tournées vers l'avenir. Elles devraient lancer aux Canadiens le défi de respecter des normes plus elevées et de tenter de faire véritablement du Canada le meilleur endroit au monde pour la croissance des enfants du point de vue de la santé. Elles doivent être tournées vers les résultats et non vers les processus et les niveaux de financement. Il faut que le Canada devienne la référence sur le plan international et non simplement tenter d'atteindre ce statut.

Structure

Le bureau serait situé dans les locaux de Santé Canada et relèverait - par l'entremise du sous-ministre - du ministre de la Santé. Le bureau doit disposer de crédits quinquennaux adéquats pour son personnel et ses locaux afin de s'acquitter de son mandat. Le bureau devrait avoir un mandat bien défini et travailler à un niveau élevé sous l'autorité générale du sous-ministre. Il devrait être accessible, coopératif et responsable.

Le bureau devrait être dirigé par un défenseur des droits des enfants et des jeunes du Canada en santé qui soit respecté par le gouvernement, les ONG et les professionnels. La personne qui remplira ce rôle devrait défendre les droits des enfants, posséder de solides capacités d'analyse, d'excellents états de service et être très respectée dans le milieu de la santé des enfants et des jeunes. Elle devrait être nommée haut fonctionnaire de niveau sous-ministre adjoint dans le cadre d'un accord sur les échanges d'une durée minimale de cinq ans.

Table ronde du Conseil Consultatif et des Jeunes Canadiens

Le bureau et son chef devraient être assistés d'un conseil consultatif qui représentera des organismes de professionels et des ONG qui se préoccupent de la santé des enfants et des jeunes. Le conseil consultatif devrait être formé d'au plus 12 personnes qui donnent des conseils sur les questions pertinentes de santé des enfants et des jeunes et qui supervisent la réalisation du mandat sur la santé des enfants et des jeunes donné au bureau par le ministre de la Santé. Ces organismes pourraient comprendre, sans toutefois s'y limiter :

  • l'Association médicale canadienne;
  • la Société canadienne de pédiatrie;
  • l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques;
  • le YMCA du Canada;
  • Centraide du Canada.

Des membres pertinents d'institutions gouvernementales pourraient comprendre des représentants de l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC. On devrait envisager d'inclure des représentants des directions des politiques et des programmes de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada qui ont un impact sur la santé des enfants et des jeunes, comme la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, la Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, la Direction générale de la politique de la santé et la Direction générale des produits de santé et des aliments qui agiraient à titre de membres d'office.

Le conseil devrait appuyer le mandat du bureau national de la santé des enfants et des jeunes et collaborer à la mise en oeuvre de ses activités. Alors que le conseil comprendra des organismes d'intervenants, il devrait également communiquer avec d'autres intervenants tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du gouvernement afin de s'adapter aux priorités qui sont vues par les Canadiens dans le domaine de la santé des enfants et des jeunes.

Parler aux enfants et aux jeunes

Il est fondamental que le conseiller principal amène directement les enfants, les jeunes et les parents du Canada à en apprendre davantage au sujet des priorités principales en santé, des lacunes existantes, des approches qui fonctionnent et de celles qui ne fonctionnent pas.

Afin d'exposer les points de vue à la fois uniques et fondamentaux des enfants et des jeunes sur leur propre santé, et de veiller à ce que ces points de vue éclairent les politiques et les programmes, une table ronde des jeunes canadiens sur la santé devrait tenir lieu d'organe de consultation du bureau et du ministre de la Santé.

Bilan Annuel National sur les enfants et les jeunes

Le conseiller principal élaborera et fournira un bilan annuel national sur la santé des enfants et des jeunes du Canada au ministre de la Santé. Ce bilan inclurait les indicateurs de santé et ferait état des progrès réalisés au niveau du classement du Canada à l'échelle internationale. Le bilan initial devrait se concentrer sur trois grandes questions qui préoccupent les parents, tel qu'il est énoncé dans le présent rapport :

  1. la prévention des blessures et la sécurité;
  2. l'obésité et les modes de vie sains;
  3. la santé mentale et les maladies chroniques.
Plan de travail projeté
a) À court terme (deux premières années)

Le mandat du bureau lui permettra à court terme de s'occuper des questions suivantes :

  • élaborer une Stratégie nationale sur la santé des enfants et des jeunes;
  • se concentrer sur la prévention des blessures (intentionnelles et non intentionnelles;
  • se concentrer sur une stratégie intégrée de lutte contre l'obésité chez les enfants et les jeunes du Canada;
  • collaborer avec le Comité consultatif de la Commission de la santé mentale sur les enfants et les jeunes pour aborder les questions liées à la santé mentale;
  • assurer l'inclusion et le respect des besoins et points de vue des enfants et des jeunes des Premières nations, des Inuits et des Métis tout au long du calendrier de développement stratégique.
b) À moyen terme (de la troisième à la cinquième année)

À moyen terme, le bureau se concentrera à :

  • exercer de l'influence sur la législation et la politique gouvernementale et formuler des recommandations pour que les changements nécessaires soient apportés;
  • veiller à ce que les voix et les opinions des enfants et des jeunes soient entendues et à ce que leurs besoins en santé soient comblés;
  • promouvoir la sensibilisation à la nécessité d'atteindre certains objectifs en santé des enfants et des jeunes qui font partie de l'ensemble des Canadiens.
c) Évaluation (cinquième année)

Une évaluation indépendante et complète du bureau national de la santé des enfants et des jeunes devrait être effectuée après les cinq premières années, et les résultats devraient être communiqués au ministre de la Santé.

Conclusion

Les Canadiens ont clairement affirmé qu'ils sont en faveur que le ministre de la Santé reçoive des conseils indépendants qui sont dans l'intérêt des enfants et des jeunes en santé. Le bureau national de la santé des enfants et des jeunes maintiendra l'amélioration des résultats pour la santé de nos enfants et de nos jeunes au rang de priorité nationale. Des experts, des intervenants du domaine de la santé et les enfants eux-mêmes prendront part aux discussions et aux travaux de ce Bureau. L'obligation de rendre des comptes au public en regard des points de repère mesurables sera protégée au moyen du bilan national sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes.

Par l'entremise du bureau national de la santé des enfants et des jeunes, le gouvernement du Canada garantira à nos enfants et à nos jeunes, une des ressources nationales les plus précieuses, une solide voix en ce qui concerne le processus d'élaboration de politiques.

Sommaire des recommandations

  • Il est fortement recommandé que Santé Canada et le gouvernement du Canada créent un bureau national de la santé des enfants et des jeunes qui relève - par l'entremise du sous-ministre - du ministre de la Santé.
  • Le mandat du bureau consisterait à :
    • rehausser la sensibilisation;
    • élaborer une politique;
    • collaborer et coordonner;
    • effectuer et parrainer de la recherche et de la surveillance.
  • Le bureau doit disposer de crédits quinquennaux adéquats pour son personnel et ses locaux afin de s'acquitter de son mandat.
  • Le bureau devrait être dirigé par un défenseur des droits des enfants et des jeunes du Canada dans le domaine de la santé qui est respecté par le gouvernement, les ONG et les professionnels.
  • Le bureau et le conseiller principal devraient être assistés d'un conseil consultatif qui représentera des organismes de professionnels et des ONG qui se préoccupent de la santé des enfants et des jeunes.
  • Une table ronde des jeunes canadiens sur la santé devrait tenir lieu d'organe de consultation du bureau et du ministre de la Santé.
  • Le conseiller principal rédigera annuellement un rapport national sur la santé des enfants et des jeunes canadiens et le soumettra au ministre de la Santé.
  • Une évaluation indépendante et complète du bureau national de la santé des enfants et des jeunes devrait être effectuée après les cinq premières années, et les résultats devraient être communiqués au ministre de la Santé.

10 Conclusion

Le présent rapport renferme un certain nombre de recommandations audacieuses.

Les Canadiens, de par leur nature même, sont audacieux et optimistes. Les consultations tenues en vue du présent rapport nous mettaient au défi de faire preuve d'audace, de sortir des sentiers battus, de prendre part à des processus nouveaux et innovateurs et de n'accepter rien de moins que nos meilleurs efforts consacrés à la santé de nos enfants et de nos jeunes. Si nous poursuivons sur la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, en ne changeant pas nos façons de faire, nous ne serons pas en mesure de faire du Canada un chef de file mondial dans le domaine de la santé des enfants et des jeunes. Bon nombre de ces recommandations sont avant-gardistes parce que devons nous montrer ambitieux sur le plan de nos objectifs et parce que nous devons nous pousser à faire mieux.

Voici un résumé des recommandations contenues dans le présent rapport.

Recommandations qui relèvent entiérement de Santé Canada et de l'Agence de la Santé Publique du Canada

Dans son ensemble

  • Pour mieux favoriser la collaboration et le réseautage, il est recommandé qu'un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONG soit constitué dans les 6 mois suivant la production du présent rapport. Ce groupe consultatif conseillerait et guiderait le ministre de la Santé et le sous-ministre de la Santé sur les meilleures façons d'intégrer l'industrie, les entreprises privées et les ONG aux initiatives du gouvernement fédéral conçues pour influer sur la santé des enfants et des jeunes du Canada.
  • Pour que les Centres d'excellence pour le bien-être des enfants du Canada soient vraiment des pionniers, il est recommandé :
    • qu'ils soient recentrés sur la prévention des blessures, l'obésité et la santé mentale;
    • qu'ils tissent des liens plus solides avec les ONG et des partenaires de l'industrie;
    • qu'ils cherchent à réaliser des objectifs mondiaux afin que le Canada devienne le chef de file mondial;
    • que leur Comité consultatif national d'experts doive obtenir la responsabilité des communications, de la sensibilisation du public, de la participation des jeunes, de la publicité et de la conscientisation pour tous les CE;
    • que les CE soient étroitement associés à l'établissement d'indicateurs de santé appropriés dans leurs domaines;
    • qu'ils soient renommés « Centres d'excellence pour la santé des enfants et des jeunes ».
  • En ce qui concerne le Programme canadien de nutrition prénatale et le Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE), il est recommandé qu'un seul ministère offre ces programmes. Il est également recommandé que le programme combiné soit mis en oeuvre par l'Agence de la santé publique du Canada compte tenu de son expérience d'exécution de programme.
  • Il est recommandé que les programmes du PACE s'emploient à améliorer les résultats pour la santé des enfants et des jeunes qui représentent des priorités fondamentales pour les parents canadiens. Les programmes actuels du PACE devraient offrir la possibilité de passer à ces secteurs de santé de base une fois que des priorités et des normes de rendement auront été établies, ce qui devrait être fait d'ici les trois prochaines années. Si les programmes ne peuvent le faire, ils devraient prendre fin après la période de transition.
  • Il est recommandé que les renseignements fournis par le Réseau canadien de la santé soient regroupés à un endroit, le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada, pour que ces deux sites deviennent plus efficaces et qu'il soit plus pratique pour les visiteurs de sites Web d'extraire des renseignements. Le contenu devrait être revu et mis à jour tous les mois, car de nombreux parents et intervenants se fient à cette ressource pour du matériel mis à jour.
  • Des chaires de recherche du Canada devraient être établies pour certaines recherches touchant les enfants et les jeunes dans les domaines de la prévention des blessures et la sécurité, de l'obésité et les modes de vie sains ainsi que de la santé mentale et les maladies chroniques.
  • Il est recommandé que des indicateurs rigoureux et des mesures des résultats axés sur le rendement soient institués dans toutes les évaluations des programmes pour les enfants et les jeunes au cours du prochain cycle de planification opérationnelle, y compris des rapports opportuns sur la mesure dans laquelle les programmes et les services de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada parviennent à améliorer les résultats pour la santé dans leurs populations cibles. Il est également recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada s'abstiennent de créer des programmes dans les cas où il existe des programmes PT et des programmes d'ONG et de faciliter plutôt l'application des pratiques exemplaires de PT et d'ONG qui pourraient être mises en oeuvre à l'échelle nationale.
  • Compte tenu des écarts dans les résultats actuels pour la santé entre les enfants et les jeunes autochtones et le reste de la population canadienne, les indicateurs de rendement de la santé qui devraient faire l'objet d'un suivi spécifique chez ces enfants grâce à l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sont :
    • l'espérance de vie à la naissance;
    • les taux de mortalité des nouveau-nés;
    • les taux de diabète de types 1 et 2;
    • les taux de tuberculose;
    • les taux de suicide chez les jeunes des Premières nations et des Inuits,
    • les enfants des Premières nations et des Inuits âgés de moins de six ans (vivant dans et hors des réserves) qui bénéficient d'un dépistage audiologique, dentaire et visuel.
  • Il est recommandé que le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones soit élargi dans le but de donner, d'ici cinq ans, accès au programme à 25 % des enfants et des jeunes autochtones.
  • De concert avec les communautés autochtones, les provinces et les territoires, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient commencer à élaborer une Stratégie sur les enfants et les jeunes autochtones précise comme l'ont recommandé l'Association médicale canadienne, la Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins et chirurgiens du Canada.
  • Le fait de s'assurer que les enfants handicapés des Premières nations et des Inuits qui vivent dans une réserve ont accès à des services de santé auxiliaires adéquats, comme des services d'ergothérapie, de physiothérapie et d'orthophonie pose certaines difficultés.
    • Un programme pilote est recommandé. Ce programme serait essentiellement axé sur la prestation de services auxiliaires, notamment en ergothérapie, en physiothérapie et en orthophonie, qui permettraient aux enfants de moins de six ans qui ont des besoins médicaux à vie complexes, de recevoir les services médicaux dont ils ont besoin à la maison plutôt que dans un foyer qui prodigue des soins médicaux ou dans des établissements médicaux.
  • Grandir ensemble est un programme universel qui touche toutes les communautés des Premières nations et des Inuits au Canada. De nombreuses similitudes ont été constatées entre ce programme et d'autres programmes de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada. Il est recommandé que le programme Grandir ensemble soit fondu dans les programmes existants qui se concentrent expressément sur la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques.
  • Une culture des services doit être élaborée par les personnes qui prennent part aux programmes de surveillance. Elles doivent considérer leurs rôles comme ceux de personnes qui facilitent les travaux de recherche qui ont lieu « sur le terrain » et non comme gardiennes des clés menant aux données.
  • Dans l'ensemble, les ministères et organismes gouvernementaux, les entités de recherche, les organismes et les particuliers qui se livrent à des activités de cueillette de données et de surveillance doivent collaborer pour s'assurer :
    • qu'il y a le moins possible de doubles emplois de ressources;
    • que le partage et l'accessibilité des données sont complets;
    • que des données comparables sont recueillies dans les différentes compétences;
    • que sont recueillies les bonnes données et les données pertinentes au moyen d'un modèle de plateforme de collecte de données;
    • que des ensembles de données peuvent être liés pour optimiser les avantages dont profitent les organismes de collecte de données.

Prévention des blessures et sécurité

  • Un Groupe consultatif devrait être chargé de procéder à un examen et de formuler des recommandations sur les questions de sécurité et de prévention relevées dans le présent rapport dans les 12 mois.
  • Le SCHIRPT est une très bonne initiative; cependant, sa portée doit être élargie pour combler les besoins des enfants et des jeunes du Canada, en particulier dans les communautés rurales et nordiques. Il est recommandé que le SCHIRPT augmente sa surveillance de manière à y inclure d'autres hôpitaux communautaires : deux dans les banlieues du Canada et deux dans les régions rurales, dont un dans le Nord canadien.
  • Il est recommandé que le programme sur les blessures évitables qui vise les enfants et les jeunes des Premières nations et des Inuits soit fondu dans une Initiative nationale de prévention des blessures pour les enfants et les jeunes du Canada.
  • Que la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada établisse des éléments ciblés d'incitation à l'éducation pour encourager d'autres spécialistes en recherche clinique à travailler dans ce domaine.
  • Que l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents de l'IRSC soit encouragé à promouvoir un appel de propositions sur la recherche en matière d'application des connaissances sur la prévention des blessures chez les enfants et les jeunes au cours des deux prochaines années.

Les enfants, les jeunes et l'environnement

  • Les substances toxiques devraient être interdites dans les jouets pour enfants et il faudrait mettre en place un mécanisme proactif d'évaluation assorti d'une véritable mise en application.
  • Créer un cadre de réglementation dans lequel l'évaluation de l'impact sur la santé de l'exposition à des produits chimiques comme le mercure et le plomb est expressément revue dans le contexte des enfants et des jeunes, et non seulement comme sous-ensemble des populations vulnérables.

Maladies chroniques

  • À l'heure actuelle, la Loi de l'impôt sur le revenu permet de déduire partiellement les pompes à insuline à titre d'appareil médical. Il est recommandé que Santé Canada, dans le cadre de la Stratégie nationale sur le diabète, appuie davantage l'utilisation des pompes à insuline en :
    • renseignant les enfants diabétiques au sujet des pompes à insuline et des autres méthodes de prévention et de traitement qui peuvent améliorer leur qualité de vie;
    • élaborant des programmes d'éducation et de communications ciblés pour enseigner aux enfants ce qu'est le diabète, notamment le diabète de type 2.

Réduction de l'obésité chez les enfants

  • De nombreux programmes de l'Agence de la santé publique du Canada sont axés sur l'activité physique. Ces nombreux programmes devraient être regroupés sous l'égide du Centre d'excellence sur l'obésité des enfants et des jeunes (si un tel Centre d'excellence est établi) afin que les programmes puissent être coordonnés et exploités de façon synergique pour procurer les meilleurs avantages possibles aux enfants et aux jeunes partout au pays.
  • Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec les parents, les ONG et le secteur privé du Canada pour abaisser le taux d'obésité chez les enfants de 8 % à 5 % d'ici 2015 en mettant l'accent sur une alimentation saine et l'activité physique. Pour contribuer à la mise en oeuvre de la stratégie sur l'obésité, un Centre d'excellence sur l'obésité devrait se concentrer sur les activités suivantes :
    • l'introduction de nouveaux produits, programmes et services dans le marché qui correspondent à des pratiques exemplaires;
    • l'élaboration des pratiques exemplaires en marketing social qui visent à déterminer quels messages parviennent à avoir un impact sur les comportements des enfants et des jeunes.
  • Tout comme le Guide alimentaire canadien, le Guide d'activité physique canadien pour les enfants et les jeunes doit devenir un « favori du frigo » pour les parents et les enfants. Il est recommandé de soumettre ce document au marketing social et à la sensibilisation du public, et le document devrait s'inspirer des Guides alimentaires canadiens.
  • Il est recommandé qu'une évaluation soit effectuée, avec des organisations des Premières nations et des Inuits, relativement aux méthodes utilisées pour donner aux communautés éloignées un accès à des aliments nutritifs à un coût raisonnable, dont le programme alimentaire et l'utilisation d'aliments traditionnels. Il est recommandé que cette évaluation soit appuyée par un groupe de travail.

Amélioration des services de santé mentale aux enfants et aux jeunes du Canada

  • Pour aborder les questions de santé mentale auxquelles sont confrontés les enfants et les jeunes du Canada, il conviendrait de constituer un Centre national d'excellence sur la santé mentale et la toxicomanie des enfants et des jeunes.
  • Pour faciliter immédiatement l'élaboration d'une Stratégie nationale en matière d'accès à des services de santé mentale pédiatrique, il est recommandé que le Comité consultatif sur les jeunes et les enfants de la Commission de la santé mentale du Canada forme un groupe d'experts chargé essentiellement de cette question au cours des six premiers mois de son mandat.
  • Il faudrait élaborer un programme national des pratiques exemplaires identifiant les enfants en détresse qui vise à renseigner les gens qui ont des contacts réguliers avec les enfants.
  • Il faudrait élaborer une stratégie nationale relative aux temps d'attente pour les services de santé mentale destinés aux enfants et aux jeunes au cours des douze prochains mois.
  • En raison du manque de spécialistes et d'autres fournisseurs de soins de santé auxiliaires dans le domaine de la santé mentale dans les régions éloignées du Nord, il est recommandé qu'un groupe d'employés en santé mentale « volants » soit constitué.
  • Le gouvernement fédéral devrait accorder des fonds de recherche particuliers par l'entremise de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) pour que soient réalisées des recherches immédiates afin d'évaluer l'efficacité des programmes actuels de prévention du suicide chez les jeunes.

Bureau national de la santé des enfants et des jeunes

  • Il est fortement recommandé que Santé Canada et le gouvernement du Canada créent un Bureau national de la santé des enfants et des jeunes qui relève - par l'entremise du sous-ministre - du ministre de la Santé.
  • Le mandat du bureau consisterait à :
    • rehausser la sensibilisation;
    • élaborer une politique;
    • collaborer et coordonner;
    • effectuer et parrainer de la recherche et de la surveillance.
  • Le bureau doit disposer de crédits quinquennaux adéquats pour son personnel et ses locaux afin de s'acquitter de son mandat.
  • Le bureau devrait être dirigé par un défenseur des droits des enfants et des jeunes du Canada dans le domaine de la santé qui est respecté par le gouvernement, les organisations non gouvernementales et les professionnels.
  • Le bureau et le conseiller principal devraient être assistés d'un conseil consultatif qui représentera des organismes de professionnels et des ONG qui se préoccupent de la santé des enfants et des jeunes.
  • Une table ronde des jeunes canadiens sur la santé devrait tenir lieu d'organe de consultation du bureau et du ministre de la Santé.
  • Le conseiller principal rédigera annuellement un rapport national sur la santé des enfants et des jeunes canadiens et le soumettra au ministre de la Santé.
  • Une évaluation indépendante et complète du bureau national de la santé des enfants et des jeunes devrait être effectuée après les cinq premières années, et les résultats devraient être communiqués au ministre de la Santé.

Recommandations exigent que Santé Canada et l'Agence de la Santé Publique du Canada montrent du leadership et fassent participer d'autre gouvernements ou secteurs

Dans son ensemble

  • Il est recommandé que le Collège royal des médecins et chirurgiens, l'Ordre des infirmières et infirmiers et le Collège des médecins de famille, entre autres, créent des sections d'enseignement spécialement axées sur la santé mentale des enfants et des jeunes. Il faudrait les encourager, de concert avec la Direction générale de la politique de la santé de Santé Canada, à mettre sur pied et à offrir des programmes de formation novateurs fondés sur les besoins et les compétences, qui pourraient s'adresser aux fournisseurs officiels et officieux.
  • Il est recommandé qu'une stratégie de transition des soins et des pratiques exemplaires soit élaborée par la Division des ressources humaines en santé de Santé Canada de concert avec le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et l'Ordre des infirmières et infirmiers. Ils devraient être incités à élaborer de nouvelles possibilités de bourses et d'études destinées aux étudiants de premier, deuxième et troisième cycles dans le domaine de la transition des soins pour ces patients adolescents.
  • Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada peuvent montrer la voie en contribuant à l'établissement de normes nationales, en élaborant des indicateurs communs et en fixant des points de repère à atteindre.

Maladies chroniques

  • Des mesures devraient être prises pour favoriser des modifications à l'étiquetage de produits pharmaceutiques afin que ceux-ci indiquent des doses pour enfants pour les usages prévus. Les résultats des essais cliniques devraient être indiqués sur les étiquettes de produits dans les six mois suivant la fin de l'essai.
  • Un programme d'étiquetage des produits pour enfants au titre des pratiques exemplaires devrait être élaboré. Il identifierait les produits qui ne renferment pas de substances chimiques nocives (sans plomb, par exemple) et pourrait être implanté graduellement sur une période de deux ans.
  • Dans le but de motiver les parents à protéger leurs enfants, il est recommandé que la distribution du supplément de revenu « Prestation nationale pour enfants » soit liée à l'immunisation des enfants, comme c'est le cas en Australie.

Les enfants, les jeunes et l'environnement

  • Limiter l'usage du plomb dans les jouets d'enfants au Canada :
    • à 90 mg/kg de plomb total dans tous les jouets destinés aux enfants âgés de moins de 3 ans;
    • à 600 mg/kg de plomb total et 90 mg/kg de plomb lixiviable dans tous les produits pour enfants.
    • S'assurer que les jouets importés font l'objet de tests rigoureux pour veiller à ce qu'ils ne dépassent pas ces niveaux de plomb.
  • L'on doit effectuer ou entreprendre d'autres recherches - revues par des pairs - qui porteraient sur les effets que des produits chimiques comme le plomb et le mercure peuvent avoir sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes afin que des tendances puissent être établies. Ces recherches devraient :
    • identifier les indicateurs biologiques de substances environnementales qui ont ou qui pourraient avoir un impact sur la santé des enfants et des jeunes;
    • identifier des substances potentiellement dangereuses qui pourraient avoir un impact sur la santé des enfants et des jeunes.
  • Moderniser la loi afin de mieux protéger les enfants contre les dangers pour la santé et la sécurité qui sont associés aux produits de consommation en :
    • actualisant la Loi sur les produits dangereux pour protéger plus efficacement les enfants et les jeunes des dangers pour la santé et la sécurité associés aux produits de consommation;
    • en réformant et en mettant à jour la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE);
    • mettant en oeuvre une interdiction immédiate de tous les usages non essentiels du mercure dans les produits de consommation.

Prévention des blessures et sécurité

  • Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada devraient collaborer avec les gouvernements des provinces et des territoires ainsi qu'avec des experts des soins de santé, des ONG et des organismes communautaires pour élaborer et financer une stratégie nationale quinquennale de prévention des blessures chez les enfants et les jeunes qui serait fondée sur des données probantes.
  • De concert avec les ONG, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient soutenir la création de villages de la sécurité dans tous les grands centres urbains au Canada et faire l'essai d'une ferme de la sécurité dans un centre rural.
  • Il est recommandé que Santé Canada collabore avec la CSA pour élaborer d'ici décembre 2008 ces normes sur les casques qui sauveront la vie d'enfants.
  • Il est nécessaire de disposer de règlements plus rigoureux qui appliquent la responsabilité de l'industrie relativement à l'évaluation des jouets des enfants et d'autres produits avant leur entrée au Canada et avant la vente à des parents et des enfants canadiens. Une évaluation de la chaîne d'acheminement du produit pourrait se révéler utile pour identifier des moments appropriés pour évaluer les jouets des enfants et d'autres produits avant qu'ils entrent sur le marché canadien.

Réduction de l'obésité chez les enfants

  • Il est recommandé que l'on crée un Groupe consultatif de liaison entre l'industrie et les ONG dans les 6 mois suivant la production du présent rapport afin de favoriser la collaboration entre l'industrie, les ONG et le gouvernement. Entre autres tâches, ce Groupe devrait agir comme facilitateur auprès des Centres d'excellence, afin d'aider les partenaires du secteur privé à établir des liens avec les programmes des ONG, de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada dans le but de promouvoir des habitudes saines de nutrition et d'activité physique.
  • Il est recommandé :
    • qu'il y ait davantage de publicité sur les aliments sains dans les émissions pour enfants;
    • qu'il y ait une interdietion de la publicité de la malbouffe dans les émissions qui s'adressent aux enfants de moins de douze ans.
  • Le gouvernement fédéral devrait jouer le rôle suivant dans les initiatives après les heures de classe :
    • Jouer un rôle de chef de file et fournir un plan d'action dans ce domaine important afin de rassurer les parents et d'améliorer la santé des enfants;
    • Faire preuve de leadership dans la promotion d'activités parascolaires saines qui incitent à bouger, en établissant des objectifs nationaux relativement aux niveaux d'activité physique et au poids santé des enfants et des jeunes;
    • Contribuer à la promotion et au marketing d'activités de qualité après l'école;
    • Établir des normes nationales concernant les programmes qui visent à aider les enfants canadiens à atteindre les normes internationales de santé et de condition physique;
    • Recueillir des données et évaluer les pratiques exemplaires des programmes parascolaires;
    • Favoriser la collaboration entre les ministères provinciaux de la Santé et de l'Éducation, les ONG et d'autres organismes qui offrent des programmes d'activités après l'école.
    • Miser sur l'infrastructure existante : faciliter l'accès aux écoles et aux établissements communautaires de loisirs après l'école.
  • Il est recommandé que l'étiquetage des aliments soit clair du point de vue visuel, facile à interpréter et placé sur le devant de l'emballage. L'étiquetage révisé devrait d'abord s'appliquer aux aliments principalement destinés aux enfants. Il est recommandé d'instaurer un processus d'implantation graduelle sur deux ans des exigences d'observation applicables à l'industrie.
  • Il est recommandé que les grandes chaînes d'alimentation et les fabricants d'aliments minute indiquent, d'une façon qui est facilement accessible au public, des données de base sur la nutrition concernant la nourriture servie, sur les emballages et sur le tableau d'affichage public.

Maladies chroniques

Dans le but de motiver les parents à protéger leurs enfants, il est recommandé que la distribution du supplément de revenu « Prestation nationale pour enfants » soit liée à l'immunisation des enfants, comme c'est le cas en Australie.

Recommandations touchant d'autres Ministères du Gouvernement du Canada

  • Il est recommandé que, dans tout le portefeuille de la Santé, soit effectuée une évaluation des programmes de santé actuels qui servent les enfants et les jeunes afin de déterminier les programmes dédoublés et de consolider leur gestion. Dans le cas des quelques nouveaux programmes qui sont interministériels, il conviendrait de consolider l'administration centrale en un seul ministère.
  • Le modèle actuel de financement pour un an dans le cadre duquel les fonds sont dégagés plus de six mois après le début de l'année est inacceptable pour les organismes qui s'efforcent d'offrir des programmes en vue d'aider les enfants et les jeunes. Il est recommandé de produire et de mettre en application un calendrier annuel spécifique pour la répartition des subventions de financement entre les programmes et les initiatives qui s'adressent aux enfants et aux jeunes, à la condition que ces programmes et initiatives soient reconnus responsables. Les programmes qui ont fait preuve d'une diligence raisonnable et d'une planification appropriées devraient obtenir une enveloppe de financement de trois ans, ce qui leur permettrait d'élaborer et de mettre en oeuvre des programmes durables. De plus, ces fonds devraient commencer à être distribués dans le mois qui suit l'approbation du budget.
  • Il est recommandé que pour le prochain cycle de planification opérationnelle, Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada présentent au Conseil du Trésor des résultats pour la santé précis qui doivent être utilisés comme mesures du rendement des programmes pour les enfants et les jeunes plutôt que des résultats fondés sur les processus.
    • Ces résultats pour la santé peuvent comprendre sans y être limités, une politique de « tolérance zéro » concernant les blessures subies par des enfants, une diminution du taux d'obésité chez les enfants et les jeunes de 5 % d'ici 2015, une réduction de 50 % du taux de suicide chez les jeunes d'ici 2015 et une diminution du taux de mortalité infantile de 2 décès par 1 000 naissances vivantes d'ici 2015.
    • À l'heure actuelle, les programmes de santé et programmes connexes, destinés aux enfants et aux jeunes des Premières nations et des Inuits, sont appliqués par trois ministères fédéraux, soit Santé Canada, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et Ressources humaines et Développement social Canada - ainsi que par un organisme fédéral - l'Agence de la santé publique du Canada. Il est recommandé qu'un seul ministère soit responsable des programmes de santé des enfants et des jeunes des Premières nations et des Inuits.
    • Conformément au principe de Jordan, Il est recommandé que les gouvernements des provinces et des territoires adoptent un principe de l'« enfant d'abord » pour régler les conflits de compétence qui portent sur les soins des enfants et des jeunes des Premières nations qui vivent dans une réserve. Pour accélérer l'application de cette recommandation en cas de conflit de compétence éventuel entre des ordres de gouvernement, il est recommandé que le gouvernement fédéral paie d'abord, puis recouvre les coûts par le biais de paiements de transfert des dépenses qu'il serait raisonnable de faire assumer par les provinces.

Prévention des blessures et sécurité

  • Il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada collaborent avec Statistique Canada et d'autres organismes gouvernementaux de collecte de données pour créer, dans les 12 prochains mois, un mécanisme facilitant la consultation de données qui serait semblable à la base de données de la National Highway Traffic Safety Administration aux États-Unis.
  • Le gouvernement du Canada devrait adopter, d'ici décembre 2008, une loi sur les exigences générales en ce qui a trait à la sécurité qui comprendrait des normes de diligence raisonnable et des normes mises à jour de sécurité des produits, en particulier les jouets et les produits nationaux et importés qui sont conçus principalement pour les enfants et les jeunes.
  • Le gouvernement du Canada devrait élargir le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants de manière à inclure l'achat de casques protecteurs pour les activités exercées par les enfants et les jeunes.

Maladies chroniques

  • Il est recommandé que soient prises les mesures suivantes pour mieux informer les Canadiens des effets cliniques des produits pharmaceutiques sur les enfants et les jeunes :
    • établir un réseau canadien de pharmacologie clinique pédiatrique;
    • s'engager à lancer un concours de recherche spécialisée sur les médicaments pour enfants;
    • élaborer un formulaire national canadien pour les enfants comme ressource sur le Web;
    • donner à l'industrie pharmaceutique six mois additionnels de protection par brevet de produits pharmaceutiques si les sociétés pharmaceutiques peuvent établir qu'elles font de la recherche sur des produits qui aura un impact sur les enfants et les jeunes.
  • Renforcer la protection et le contrôle des eaux souterraines pour réduire l'exposition possible à des produits chimiques dangereux comme le mercure, le plomb, les BPC, les dioxines et l'éther diphénylique polybromé.
  • Pour mieux comprendre les impacts environnementaux sur la santé des enfants, il est fortement recommandé que le gouvernement du Canada appuie une étude longitudinale des cohortes sur dix ans qui commencerait au moment de la conception du foetus et qui s'étendrait jusqu'à ce que les enfants soient âgés de 8 ans.

Réduction de l'obésité chez les enfants

  • Au cours des deux prochaines années, le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants devrait être évalué sur le plan de son efficacité à améliorer les niveaux d'activité des enfants et des jeunes au Canada, comme l'a recommandé le Groupe d'experts sur le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.
  • Il est recommandé qu'un crédit d'impôt non remboursable pour la participation de Canadiens à des programmes d'entraînement certifiés soit institué.

Handicaps

  • L'Agence de la santé publique du Canada doit produire un Guide d'activité physique pour les enfants et les jeunes handicapés, de concert avec des organismes comme Jeux olympiques spéciaux Canada et les installations de réadaptation pour enfants établies partout au pays (p. ex., Bloorview Kids Rehab).
  • Il faudrait instituer un fonds d'incitation pour que des groupes communautaires, des ONG et les centres de réadaptation pour enfants comme Jeux olympiques spéciaux Canada, Bloorview Kids Rehab et le YMCA puissent créer et exploiter des programmes d'activité physique conçus pour les enfants et les jeunes handicapés.
  • Il est recommandé que Finances Canada envisage d'instituer un crédit d'impôt pour entraîneur, afin d'appuyer l'entraînement et la formation de personnel clé qui entraîne des enfants et des jeunes handicapés.
  • Il est recommandé d'élargir les centres de conditionnement physique et de dynamique de la vie - et d'appuyer les installations et les infrastructures existantes - de manière à ce qu'il y en ait dans toutes les régions du pays.
  • Il est recommandé d'autoriser le fractionnement du revenu pour les parents d'enfants ou de jeunes handicapés physiquement ou intellectuellement (au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu).
  • Il est recommandé que l'industrie profite d'un incitatif fiscal pour innover et mettre au point des technologies qui amélioreraient le fonctionnement quotidien des enfants et des jeunes handicapés (p. ex., des fauteuils roulants plus ergonomiques).
  • Pour simplifier l'accès aux services, il est recommandé que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada financent la mise en place d'une ligne d'aide aux personnes handicapées et d'un site Web public qui, grâce à un numéro et un seul lien, aideraient parents et enfants à se mettre en rapport avec les activités et les programmes dont ils ont besoin.
  • Il faudrait que tous les gouvernements trouvent des moyens d'inciter les personnes à travailler avec des enfants et des jeunes handicapés. Des bourses d'été devraient être offertes aux propriétaires de petites entreprises et aux organisations non gouvernementales pour favoriser l'emploi de jeunes ayant une incapacité physique ou mentale, de sorte que ces enfants puissent occuper des emplois à temps partiel ou des emplois d'été.

Maladies chroniques

  • Une épidémie de tuberculose sévit actuellement dans les communautés autochtones du Nord canadien. Cette situation est presque un précédent mondial en ce quart de siècle. Les taux de tuberculose dans les communautés du Nord sont quatre fois plus élevés que la moyenne nationale et les cas d'infection augmentent. Comme la tuberculose active est contagieuse, il est recommandé de mettre en oeuvre et de financer de vastes programmes de surveillance et de traitement pour que tous les enfants et jeunes canadiens susceptibles d'être exposés à la tuberculose soient testés et soignés par des infirmières en santé publique et que l'épidémie soit enrayée avant de se propager davantage.
  • La prestation de compassion actuellement versée pendant un maximum de six semaines par RHDSC aux aidants principaux d'enfants ou de jeunes ayant une maladie chronique devrait durer jusqu'à 12 semaines pour que ces parents passent du temps avec leurs enfants durant les derniers jours de leur existence.

Recommandations qui exigent la participation des gouvernements fédéral, provinciaux, et territoriaux

Dans son ensemble

  • Il est recommandé que du soutien soit accordé pour augmenter la quantité et l'ampleur des activités de surveillance pédiatrique dans l'ensemble du pays dans des secteurs clés, à savoir la prévention des blessures et la sécurité, l'obésité et les modes de vie sains ainsi que la santé mentale et les maladies chroniques, notamment chez les populations rurales et ethniques.
  • Toutes les compétences élaborent des indicateurs dans le but de créer des indicateurs comparables dont elles feront rapport. Il est recommandé que tous les ordres de gouvernement et les organismes qui s'intéressent particulièrement à la santé des enfants et des jeunes dégagent un consensus d'ici décembre 2009, sur une section distincte des indicateurs nationaux pour les enfants et les jeunes, qui puisse faire l'objet d'un rapport du Canada sur les indicateurs nationaux comparables. Il sera ainsi possible d'élaborer et de mesurer les objectifs pancanadiens concernant la santé des enfants et des jeunes.

Prévention des blessures et sécurité

  • La Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Ontario doivent être félicitées, car elles ont présenté récemment des lois sur les sièges d'appoint qui sauveront des vies. Les autres provinces et les territoires sont encouragés à adopter des lois semblables au cours des douze prochains mois, qui rendraient obligatoire l'utilisation de sièges d'appoint pour les enfants âgés de quatre à huit ans jusqu'à ce que ceux-ci atteignent un poids de 36 à 45 kg (80 à 100 livres) ou une taille de 132 à 145 cm (52 à 57 pouces).
  • Des normes nationales pour le suivi des médicaments dans les établissements pédiatriques canadiens de soins de santé devraient être élaborées.

Réduction de l'obésité chez les enfants

  • Il est recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé concentre ses efforts initiaux sur l'activité physique et la nutrition en milieu scolaire. Il est encouragé à travailler de concert avec l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse pour déterminer et évaluer les pratiques exemplaires propices à la réduction de l'obésité.
  • Il est recommandé que soient élaborées des ententes réciproques régissant l'utilisation conjointe des installations scolaires et des installations municipales afin que les écoles puissent se servir des installations municipales et que les services de sport et de loisirs puissent utiliser les installations d'écoles après les heures de classe.
  • Il est recommandé que le Consortium conjoint pour les écoles en santé forme un groupe de travail avec des ONG et des industries oeuvrant dans le domaine de la nutrition pour faciliter l'implantation de leurs programmes dans les écoles partout au Canada.
  • Il est recommandé que les gouvernements FPT s'emploient à obtenir une augmentation de 20 % de la proportion de Canadiens qui sont actifs physiquement, qui mangent sainement et qui ont un poids santé.

Amélioration des services de santé mentale aux enfants et aux jeunes du Canada

Chaque enfant réfugié âgé d'au plus 16 ans devrait obtenir une évaluation de sa santé mentale lorsqu'il entre au Canada.

Maladies chroniques

  • Il est recommandé que soient élaborées des lignes directrices sur le dépistage pour les nouveau-nés et des normes de dépistage applicables durant la première année de vie.
  • Il est recommandé qu'un bilan national sur le dépistage des « cinq sens » des enfants, soit élaboré en pratique exemplaire, de concert avec les provinces, les territoires et les ONG. Ce bilan fournira aux parents le dossier physique des dépistages et des traitements audiologiques, optométriques et dentaires, de leurs enfants de même que les immunisations et les examens qui sont faits lors des étapes critiques du développement.
  • Il est recommandé qu'une loi similaire à la Loi Sabrina soit mise en oeuvre à la grandeur du pays afin qu'aucun enfant ne meure dans une école canadienne des suites d'une réaction allergique. Il est également recommandé d'adopter une loi permettant aux enfants et aux jeunes diabétiques de conserver leur insuline, le mécanisme par lequel ils s'injectent leur insuline ainsi que leur appareil de contrôle du glucose dans la classe.
  • Il est recommandé que nous veillions tous à ce qu'aucun obstacle d'ordre économique n'empêche les enfants et les jeunes du Canada d'obtenir des services dentaires. Les services dentaires devraient être un élément essentiel des programmes de dépistage pour enfants et du bilan national recommandé de surveillance de la santé des enfants.
  • Il est recommandé que les gouvernements FPT veillent à bien soutenir les examens optométriques pour les enfants et les jeunes dans leur compétence respective et qu'ils en fassent un volet essentiel de la surveillance du développement, de sorte qu'aucun obstacle d'ordre économique n'empêche un enfant de subir un examen de dépistage.

En Terminant

Le présent rapport présente des statistiques qui font réfléchir, mais également de nombreuses bonnes nouvelles. Les statistiques qui nous ramènent à la réalité indiquent que la santé et le bien-être à long terme de trop nombreux enfants sont en péril. C'est mauvais pour eux et c'est mauvais pour le Canada. Les problèmes auxquels nos enfants et nos jeunes sont confrontés ne sont ni simples ni faciles à régler. Cependant, il y a de bonnes nouvelles.

Les bonnes nouvelles, c'est que tous les ordres de gouvernements, les ONG, les organismes et nous-mêmes, en tant que personnes, pouvons faire beaucoup pour exercer un impact positif sur nos enfants.

Aucun autre pays au monde n'a les ressources, le talent et le potentiel dont le Canada dispose. Il faudra faire preuve de vision. Il faudra planifier. Il faudra avoir la volonté de modifier des systèmes établis de longue date. Mais plus important encore, il faudra s'engager.

Le présent rapport nous offre cette occasion. Il tient lieu de voix pour les milliers de personnes qui ont pris part au processus et indique de quelle façon le Canada doit devenir le pays que tous les autres pays de notre collectivité mondiale chercheront à imiter dans le domaine des résultats pour la santé des enfants et des jeunes.

Il nous incombe tous d'améliorer la santé de l'ensemble des enfants et des jeunes du Canada. Nous pouvons tous contribuer à leur faciliter la vie. Nous pouvons tous aider des enfants en santé et actifs à devenir des adultes en santé et actifs. Et nous devons prendre des mesures pour aider notre pays - et nos enfants - à réaliser ces objectifs importants.

Appendices

I. Déterminants sociaux de la santé des enfants et des jeunes

L'examen de la situation dans l'optique des déterminants sociaux de la santé nous en dit beaucoup sur nos enfants et sur les nombreux problèmes qui ont un impact et des répercussions sur les enfants et les jeunes du Canada. Les populations les plus en santé sont celles des sociétés - essentiellement de pays de l'OCDE - qui sont prospères et dans lesquelles la répartition des richesses est équitable.

Il existe différentes façons de classer les déterminants sociaux de la santé; de plus, chaque déterminant fait également l'objet de nombreuses discussions - et de désaccords - sur la manière de le mesurer. L'Organisation mondiale de la Santé se penche sur 12 déterminants sociaux de la santé. Un grand nombre d'autres rapports et études examinent de façon détaillée d'autres déterminants sociaux de la santé au Canada. Le mandat du présent rapport ne ratisse pas aussi large. Cependant, il importe de mentionner les trois déterminants sociaux qui affectent la santé des enfants et des jeunes et qui ont été mentionnés à maintes reprises au cours des tours de table : la pauvreté, le logement et l'éducation.

Déterminants de la santéRéférence 168

Hospitalisation par 10000
Organisation mondiale de la Santé, document sans date

I. La pauvreté

La pauvreté est un important déterminant social de la santé. Une longue liste des problèmes liés à la santé que vivent les enfants ont un rapport avec la pauvreté, dont les taux plus élevés de blessures non intentionnelles, les problèmes de santé mentale, les mauvaises habitudes alimentaires et l'activité physique moins répandue. Les Canadiens à faible revenu sont plus susceptibles de mourir plus jeunes et de subir davantage de maladies que les Canadiens dont les revenus sont plus élevés, sans égard à l'âge, au sexe, à la race et au lieu de résidence.Référence 169

Les niveaux de pauvreté des enfants et des jeunes peuvent être mesurés de nombreuses façons. Le bilan du Centre de recherches UNICEF Innocenti formule le commentaire suivant : « La pauvreté des enfants peut être mesurée dans un sens absolu, à savoir l'absence d'un ensemble minimum donné de biens et de services. Elle peut aussi être mesurée dans un sens relatif, à savoir le fait d'avoir un niveau de vie inférieur, de plus d'un certain degré, au niveau de vie moyen de la société dans laquelle ils vivent.Référence 170 » Bien que Statistique Canada prenne bien soin de ne pas faire référence aux seuils de faible revenu (SFR) comme « limite de la pauvreté », le SFR est la mesure la plus utilisée pour établir les taux de pauvreté des enfants. Le Canada occupe un respectable 6e rang sur 21 nations de l'OCDE sur le plan du bien-être matériel des enfants et des jeunes mesuré par l'UNICEF,Référence 171 un enfant ou jeune sur six au Canada - soit environ 1 071 000 d'entre eux - vit dans la pauvreté; de ce nombre, 778 000 enfants canadiens vivent dans des familles à faible revenu.

Et même si des niveaux de pauvreté sont en baisse dans certaines parties du Canada, d'autres ne le sont pas.

Pour le Canada, l'une des meilleures façons de lutter contre la pauvreté consiste à faire participer davantage de personnes à l'économie, ce qui commence par une bonne santé et une bonne éducation de nos enfants et nos jeunes. Les enfants et les jeunes qui ont eu un départ sain dans la vie en ayant accès à des aliments abordables et sains, à des programmes d'éducation et à des programmes communautaires abordables d'éducation physique, sont plus susceptibles d'avoir du succès à l'école et de maintenir leur succès, d'entrer dans le marché du travail et de connaître du succès dans la profession qu'ils choisiront plus tard dans leur vie. Des rapports parents-enfants positifs, des soins de santé de haute qualité dispensés aux enfants et un voisinage attentionné peuvent également contribuer à atténuer les effets d'une mauvaise situation socio-économique.Référence 172

II. Le logement

En 1986, la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé reconnaissait que le logement est un prérequis de base à la santé.Référence 173 Les recherches effectuées ont montré que le fait de vivre dans un logement insalubre et dans un mauvais voisinage a un impact à la fois direct et indirect sur la santé des enfants et des jeunes. Par exemple, les enfants qui vivent dans un logement surpeuplé sont plus susceptibles d'avoir une maladie infectieuse.Référence 174 Des études ont révélé l'effet négatif d'un chauffage et d'une humidité inadéquats sur la santé, en particulier sur la santé des enfants et des personnes âgées, qui ont une incidence accrue d'infection dans ces circonstances.Référence 175

L'absence de logement adéquat et abordable peut aggraver d'autres problèmes associés à un faible revenu. Les individus et les familles qui sont contraints de consacrer une partie disproportionnée de leur revenu à leur loyer font souvent face à de l'insécurité alimentaire et donc à de la malnutrition, et ne sont pas en mesure de prendre part à des activités communautaires saines, comme des programmes de loisirs et des programmes sociaux pour enfants actifs. Les familles doivent exercer des choix difficiles : consacrer de l'argent au transport pour se rendre au travail, aux vêtements, aux fournitures scolaires et souvent à la nourriture. Ces difficultés sont souvent exacerbées dans des endroits éloignés (comme le Nord), où les produits - notamment la nourriture - ont tendance à être plus chers.

Il faut également se pencher sur la question du logement dans le contexte du voisinage. Si la violence de gangs ou d'autres types de violence représentent une tendance plus marquée dans le voisinage, les parents seront moins susceptibles de laisser leurs enfants s'amuser à l'extérieur, et les enfants eux-mêmes seront moins susceptibles de vouloir le faire. Il en résulte moins d'activité physique extérieure ce qui mène à un mode de vie moins sain et à de plus mauvais résultats pour la santé. En raison de ces phénomènes, les centres urbains du Canada courent le risque de se retrouver dans une « spirale descendante ». De nombreux sociologues nord-américains ont fait valoir qu'une fois que 40 % de la population du voisinage se retrouve sous le seuil de la pauvreté, tout le voisinage se retrouve en détresse, ce qui met en péril la santé de la communauté au complet.Référence 176

La question du logement au Canada présente également des disparités régionales et sociales. D'après le Sommet sur la santé des enfants de 2007, « [l]es conditions de vie des peuples des Premières nations viennent au 63e rang dans le monde - ce qui se compare aux pays en développement - et sont les causes profondes d'un mauvais état de santé. Les logements surpeuplés, les moisissures et l'eau non potable contribuent à propager les maladies transmissibles à un taux de 10 à 12 fois plus élevé que la moyenne nationale. Plus de 40 % des logements sont considérés comme insalubres ».Référence 177 Si l'on accepte l'hypothèse selon laquelle le logement affecte à la fois directement et indirectement les résultats pour la santé, nous devons, en tant que société, trouver de meilleures façons de nous assurer que le manque de logements convenables ne constitue pas un obstacle à notre réussite.

III. L'éducation

Tous les jours, plus de 1 000 enfants naissent au Canada. Ils sont chanceux. Il y a peu de meilleurs endroits - s'il y en a - pour naître et bénéficier d'une bonne éducation.

L'éducation est étroitement liée à la situation socio-économique et une éducation efficace des enfants ainsi que l'éducation permanente pour les adultes constituent des éléments qui contribuent au premier chef à la santé et à la prospérité des individus et du pays. Les gens qui ont un niveau de scolarité élevé ont un meilleur accès à des milieux physiques plus sains et sont mieux en mesure de préparer leurs enfants à l'école. Ils ont également tendance à fumer moins, à être plus actifs physiquement et à avoir accès à des aliments plus sains.

Les enfants qui ont eu la chance de profiter de programmes d'éducation de la prime enfance tirent partie d'avantages qui demeurent aux stades ultérieurs de leur vie. Ces avantages incluent un meilleur rendement scolaire et des taux de délinquance juvénile plus bas. Il est extrêmement important d'offrir une éducation de qualité ayant fait l'objet de tests cliniques au cours des années de formation d'un enfant. Plus particulièrement, les expériences vécues de la conception à l'âge de six ans exercent l'influence la plus importante de toutes dans le cycle de vie sur la connexion et le façonnage des neurones du cerveau.Référence 178 Une stimulation positive dès les premiers instants de la vie améliore l'apprentissage, le comportement et la santé à l'âge adulte. Le programme national 'Apprendre en jouant' du YMCA est un exemple merveilleux d'un programme qui identifie l'importance de commencer la stimulation positive tôt.

Le Canada a la chance de pouvoir compter sur des experts de renommée internationale en développement du jeune enfant (DJE) pour éclairer la discussion sur la politique gouvernementale. En mars 2007, le Council for Early Child Development a publié le rapport de suivi très attendu de l'Étude sur la petite enfance qui s'intitule « Deuxième étude sur la petite enfance : mettre la science en pratique ».Référence 179

L'Étude sur la petite enfance a démontré clairement de quelle façon les expériences vécues par les enfants au cours de leur petite enfance ont un impact direct sur leur développement neurobiologique et sur la formation de connexions cortico-corticales; une fois que ces connexions synaptiques sont formées, elles sont difficiles à modifier ultérieurement dans la vie, ce qui fait qu'il est difficile de modifier la trajectoire de développement d'un enfant. La Deuxième étude sur la petite enfance s'inspire de celle qui l'a précédée, mais fait état de huit années de plus de recherches neuroscientifiques qui établissent la corrélation positive entre le DJE et le développement neurologique d'un enfant. Les deux études sont claires : si nous voulons que les enfants canadiens connaissent du succès et soient compétitifs plus tard dans leur vie, nous devons faire tout notre possible pour stimuler leur développement au stade précoce.

Investir tôt rapporte beaucoup ultérieurement

Il a été établi à maintes reprises que les investissements dans l'éducation de la prime enfance procurent une vie meilleure et de meilleurs résultats pour la santé plus tard dans la vie. La recherche sur l'DJE évalue que chaque dollar investi en développement de la petite enfance vaut de 3 $ à 18 $ plus tard dans la vie.Référence 180

Les avantages du DJE ont été établis clairement dans des recherches fondées sur des données probantes et incluent :

  • de meilleurs résultats au niveau de l'intelligence;
  • un plus grand nombre d'élèves inscrits et des inscriptions plus rapides;
  • moins de redoublements et des taux de décrochage moindres;
  • des taux plus élevés d'achèvement des études;
  • une meilleure alimentation et un meilleur état de santé;
  • un meilleur comportement social et émotionnel;
  • un potentiel de gains et une indépendance économique accrus à l'âge adulte;
  • une participation accrue des femmes à la main-d'oeuvre.Référence 181

Les avantages économiques et sociaux du DJE se traduisent par des économies au niveau des services sociaux et par une productivité économique accrue. Les individus qui terminent leur école secondaire, puis qui poursuivent leurs études ont la possibilité d'apporter une contribution plus significative à l'économie du Canada et de faire progresser l'intérêt national. Les rapports entre une meilleure alimentation et un meilleur état de santé, d'une part, et un recours moindre aux services de soins de santé et aux services sociaux, d'autre part, sont bien connus.

Alphabétisation

Dans l'ensemble, les jeunes d'aujourd'hui ont un niveau de scolarité plus avancé que ceux de la génération précédente. L'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes a conclu que près du tiers des jeunes canadiens font partie de ceux qui ont les capacités de lecture et d'écriture les plus avancées de l'ensemble des pays participants.Référence 182 Les taux de décrochage scolaire constatés par le Canada sont également beaucoup moins élevés qu'ils ne l'étaient dans les années 1990, ce qui laisse croire que les programmes qui ont été mis en place pour améliorer le niveau d'alphabétisation fonctionnent.Référence 183

L'orientation du présent rapport : la santé comme telle

Les déterminants sociaux de la santé jouent un rôle fondamental dans les difficultés auxquelles les enfants et les jeunes font face relativement à leur santé. Tel qu'il a été mentionné précédemment, le Canada a la possibilité et la capacité d'être, pour un enfant, le meilleur endroit au monde où grandir, mais nous avons du travail à accomplir pour réaliser cet objectif. Les trois déterminants mentionnés précédemment font état de certains des défis auxquels les enfants et les jeunes font face. Ces déterminants tiennent lieu de rappels importants qui établissent que la santé des enfants et des jeunes ne peut être évaluée uniquement sous l'angle de la santé ni sous l'angle de la pauvreté. Il faut tenir compte des nombreux facteurs qui ont un impact sur le développement et l'environnement d'un enfant pour évaluer son état de santé.

II. Autres indicateurs de la santé

D'innombrables rapports, groupes d'experts et organismes ont formulé des recommandations concernant les indicateurs de santé qui devraient être utilisés pour mieux mesurer et améliorer les résultats de la santé des enfants et des jeunes. Dans son rapport, intitulé « Améliorer la santé des jeunes canadiens : l'Initiative sur la santé de la population canadienne », l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) a mesuré cinq acquis pour les enfants et les jeunes : la valorisation parentale, la surveillance parentale, le bénévolat, les relations avec les pairs (participation dans la communauté) et l'engagement scolaire.Référence 184 L'ICIS collabore également avec la Coalition canadienne pour la santé des enfants et des jeunes (CCSEJ) pour jeter les bases du programme sur les indicateurs de santé de la Coalition.Référence 185 Ce programme a pour objectifs d'identifier les indicateurs actuels et d'élaborer de nouveaux indicateurs qui seront utilisés pour analyser et évaluer la santé des nouveau-nés, des enfants, des jeunes et de leur famille ainsi que les services de santé qui leur sont offerts. Le cadre conceptuel des indicateurs de la santé de l'ICIS a été adopté comme base de ce projet.

De plus, l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC a demandé des propositions de recherche dans le domaine des indicateurs de la santé des enfants. Cette demande suit un colloque de l'ACCSP sur ce sujet tenu en 2006.

D'autres indicateurs de la santé des enfants et des jeunes qui portent sur des résultats pour la santé spécifiques ont été recommandés par des organismes comme la Société canadienne de pédiatrie, Déjeuner pour apprendre (alimentation)Référence 186 et Jeunes en forme Canada (activité physique).Référence 187

Autres indicateurs de santé à prendre en compte

Un certain nombre d'autres indicateurs devraient être considérés à des fins de mesure à l'échelle nationale et par chaque compétence. Ces indicateurs incluent :

  • la mortalité périnatale
  • le niveau de plomb dans le sang chez les enfants et les jeunes
  • la prévalence des diabètes de type 1 et de type 2
  • la prévalence de l'asthme
  • l'hospitalisation causée par l'asthme ou une autre maladie respiratoire (moins de 5 ans, de 5 à 18 ans)
  • les taux d'IST et le diagnostic de VIH (de 15 à 18 ans)
  • le suicide chez les enfants et les jeunes
  • les taux d'alcoolisme chez les jeunes
  • la santé auto-évaluée
  • le genre de tabagisme (occasionnel, quotidien)
  • l'initiation à la cigarette
  • l'exposition à la fumée secondaire à la maison, dans les véhicules et dans des lieux publics
  • la fréquence de la consommation d'alcool
  • l'activité physique consacrée à des loisirs
  • l'indice de masse corporelle
  • l'immunisation
  • la leucémie (survie de 5 ans)
  • la sécurité lors du transport de l'enfant
  • l'exposition à des bruits dangereux.

Ce n'est qu'en considérant spécifiquement un éventail d'indicateurs de santé mesurables dans le contexte de la santé des enfants et des jeunes que nous pourrons, en tant que société, comparer adéquatement les résultats de santé des enfants et des jeunes avec ceux de pays similaires et commencer, dès que possible dans la vie, à nous attaquer aux causes fondamentales des effets nocifs pour la santé.

Références

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'organismes qui ne sont pas assujettis à la  Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Référence 1

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Référence 2

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Référence 3

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Référence 4

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Référence 5

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Référence 6

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Référence 7

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Référence 8

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Référence 9

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Référence 10

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Référence 13

Santé Canada http://www.hc-sc.gc.ca

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Référence 14

Elles comprennent notamment l'élaboration d'une stratégie nationale sur la santé mentale, une stratégie nationale de prévention des blessures en pédiatrie, et une planification nationale des ressources humaines pour les pédiatres.

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Référence 15

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Référence 16

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Référence 18

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Référence 20

L'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes (ETJ) permet également d'assurer une surveillance opportune et exacte de la consommation de tabac par les enfants d'âge scolaire (de la cinquième à la neuvième année).

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Référence 21

http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/tobac-tabac/research-recherche/stat/ctums-esutc/2006/ann_summary-sommaire_f.html

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Référence 22

Alcool http://www.hc-sc.gc.ca/hc-ps/alc/index-fra.php

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YMCA, « Plus Forts Ensemble: Rapport annuel de YMCA Canada », 2006.

Registre des intervenants consultés

Ruth Adamchick, Coordinator, Yellowknife Family Centre

John Adams, Canadian Organization for Rare Disorders

Terry Albert, Assistant Secretary General, Canadian Medical Association

Marie Albertson, Institut Pacific (Montreal)

Dennise Albrecht, Director of Outreach and Community Development, Children's Hospital of Eastern Ontario

Jordan Alderman, Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières nations du Canada

Maggie Allan, Director of Early Learning and Child Development, Ministry of Children and Youth Services, Ontario Government

Ray Allard, Vice-président aux sports, Olympiques spéciaux Canada

Dr Benjamin Alman, Division Head, Orthopaedic Surgery, Hospital for Sick Children

Michele Amero, Healthy Eating Coordinator, Ministry of Health Promotion and Protection, Government of Nova Scotia

Dallas Anderson, analyste des politiques, Fédération canadienne des municipalités

Gayle Anderson, Assistant Secretary, Department of Health and Ageing, Government of Australia

Barry Andres, Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission

Dre Gail Andrew, Glenrose Rehabilitation Hospital

Senator Raynell Andreychuck, Sénat du Canada

Heather Angnatok, St. John's Native Friendship Centre

Melanie Angus, Regional Coordinator, Northwest Coalition K'ant Friendship Centre Society

Elio Antunes, directeur général, Jeunes en forme Canada

Dre Laura Arbour, Clinical Geneticist, University of British Columbia

Claire Archibald, Executive Director, Moncton Head Start Inc.

Jane Arkell, Executive Director, Active Living Alliance for Canadians with a Disability

Dr Robert Armstrong, Head, Paediatric Medicine, University of British Columbia

Sandra Athom, Director of Health Initiatives, New Brunswick Lung Association

Dr Leslie Atkinson, chef adjoint de pédopsychiatrie, Centre de toxicomanie et de santé mentale

Linda Atkinson, Director, Nova Scotia Youth Secretariat

Dre Jane Aubin, directrice scientifique, Institut d'appareil locomoteur et de l'arthrite, Instituts de recherche en santé du Canada

Claire Avison, Executive Director, Joint Consortium for School Health

Ed Bader, Project Co-ordinator, Focus on Fathers Program, Catholic Community Services of York Region

Corrine Baggley, gestionnaire principale en politiques, Direction de la réforme des programmes sociaux, Affaires indiennes et du Nord Canada

Tom Bailey, Président sortant, Le Collège des médecins de famille du Canada

Mary Baker, Associate Program Director, Children's and Women's Health, Eastern Regional Health Authority

Wendy Baker, Director of Patient Services, Stanton Territorial Health Authority

Dr Geoff Ball, Director, Paediatric Centre for Weight and Health, University of Alberta

Dre Jessica Ball, Professor, Early Childhood Development Intercultural Partnership

Winnie Banfield, Fetal Alcohol Spectrum Disorder Coordinator, Department of Health and Social Services, Government of Nunavut

Yvonne Banks, directrice, Conseil Scolaire Acadien Provincial

Linda Barber, directrice exécutive, Produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Roxann Barker, Consultant, RB Consulting

Cathie Barker-Pinsent, Regional Director, Child, Youth and Family Services, Eastern Regional Health Authority

Louis Barre, Gestion de l'information sur la santé, Santé Manitoba, gouvernement du Manitoba

L.J Bartle, Manager, High Five Program, Parks and Recreation Ontario

Dr Adam Baxter-Jones, Professor, College of Kinesiology, University of Saskatchewan

Janet Beauvais, directrice générale, Direction des aliments, Direction générale des produits de santé et des aliments Santé Canada

Dr Allan Becker, Professor, Allergy and Clinical Immunology, Department of Paediatrics and Children's Health, University of Manitoba

Arleta Beckett, Executive Director, Parkgate Community Services

Annie Beda, Conseil Communauté en santé du Manitoba

Sheri Benson, Director of community Service, United Way of Saskatoon and Area

Dr Glenn Berall, Chief of Paediatrics, North York General Hospital

Pierre Bérubé, Executive Director, Psychologist's Association of Alberta

Sylvie Bérubé, directrice générale, Agence de la santé publique du Canada

Lori Berndt, Coordinator, Surrey Children Matter Coalition

Pamela Bielak, Crafting for a Cure

Dre Katherine Bigsby, Paediatrician, Queen Elizabeth Hospital

Michel Bilodeau, President and Chief Executive Officer, Children's Hospital of Eastern Ontario

Dawn Binns, Executive Director, Canadian Cancer Society of Prince Edward Island

Nancy Birnbaum, CEO, Invest in Kids

Margaret Birrell, Executive Director, BC Coalition of People with Disabilities

Jeffrey Bisanz, Community-University Partnership for the Study of Children, Youth and Families

Cindy Blackstock, Executive Director, First Nations Child and Family Caring Society

Diane Blain-Lamoureux, chef d'équipe, Fondation Lucie et André Chagnon

Dr Geoffrey Blair, Chair of Surgery, BC Children's Hospital

Tabitha Blake, St. John's Native Friendship Centre

Dr F.J. Blatherwick, Chief Medical Health Officer, Vancouver Coastal Health

Ray Block, President and CEO, Alberta Mental Health Board

Heather Bock, Manitoba CAPC Coalition

Dr Michel Boivin, directeur, Division de la promotion de la santé, Fondation Lucie et André Chagnon

Margaret Boone, Chief Operating Officer, Centre of Excellence for Children and Adolescents with Special Needs; Lakehead University

Marilyn Booth, Executive Director, Provincial Council for Children's Health, Hospital for Sick Children

Emma Borden, St. John's Native Friendship Centre

Karen Botting, Social Planning Council of Winnipeg Summer Learning Enrolment Program

Caroline M. Boucher, nutritioniste et consultante de programmes, Dispensaire diététique de Montréal

Carolyn Bourque, directrice des programmes nationaux, Vert l'action

Michelle Boutcher, Executive Director, AIDS Committee of Newfoundland and Labrador

Leanne Boyd, Manager, Enfants en santé Manitoba, Gouvernement du Manitoba

Laurie Brand, Fetal Alcohol Spectrum Disorder Educator, Saskatchewan Prevention Institute

Deborah Bright, présidente et chef de la direction, Olympiques spéciaux Canada

Dr Ivan Brown, Faculty of Social Work, Centre of Excellence for Child Welfare; University of Toronto

Jason Brown, Chief Executive Officer, YMCA-YWCA of Northeast Avalon

Lynda Brown, Manager, Pauktuutit Inuit Women of Canada

Rachel Brown, Services à la petite enfance et en milieu scolaire / Famille et Services communautaires, Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Ruby Brown, Alberta Mental Health Board

Dre Gina Browne, Professor, Faculty of Health Sciences, Mc Master University

Dale Brownlee, Child and Maternal Health, Santé et Vie Saine, Gouvernement du Manitoba

Sue Burley, Manager of Recreation, Municipality of Colchester

Lana Burchett, Executive Director, Family Resource Centre, Society for the North Okanagan

Kathy Kovacs Burns, Director, Faculty of Nursing, University of Alberta

Leslie Burrows, 4-H Leader, Colchester County 4-H Council

Ivy Burt, Director Children & Youth Services, Department of Health & Community Services, Government of Newfoundland and Labrador

Mary Bush, directrice générale, Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Dr David Butler-Jones, administrateur en chef de la santé publique, Agence de la santé publique du Canada

Denise Canuel, Manager, Policy and Intergovernmental Affairs Manager, Government of the Northwest Territories

Marie Carlson, Capital Health

Brenda Carroll, Manager of Maternal Child Services, Stanton Territorial Health Authority

Linda Carter, Health Promotion Consultant, Health and Community Services, Government of Newfoundland and Labrador

Amy Caughey, Territorial Nutritionist, Department of Health and Social Services, Government of Nunavut

Barbara Caverhill, Education, Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien

André Chagnon, fondateur, Fondation Lucie et André Chagnon

Claire Chamberland, professeur titulaire, Université de Montréal

Monica Chaperlin, directrice exécutive, Saint John Anti-Poverty Initiative

Brigitte Chassé, Association de parents fransaskoise

Geoff Chaulk, Executive Director, Canadian Mental Health Association Newfoundland and Labrador

Pat Chisholm, President, British Columbia Association of Pregnancy Outreach Programs

Tim Civil, VP and General Counsel, Frito-Lay Canada

Beverly Clarke, Chief Operating Officer, Children, Mental Health and Addiction Services for Eastern Regional Health Authority

Debbie Clark, Executive Director, Candora Society of Edmonton

Connie Clement, Meilleur départ

Rachel Clow, Executive Director, Tasiuqtigiit Society

Graham Clyne, Director, United Way of Calgary and Area

Kevin Coady, The Alliance for Tobacco Control

Suzanne Cole, Youth and Family Services Team Leader, Burnside George Community Association

Chris Coleman, Kainai Board of Education on Blood Reserve

Mary McCully Collier, Co-Chair of the Board of Directors, Maggie's Place

Dr Jean Paul Collet, Centre for Health Care Innovation and Improvement Research, Institute for Children's and Women's Health

Dre Ruth Collins-Nakai, ancienne présidente, Association médicale canadienne

Dr Robert Conn, President and Chief Executive Officer, SmartRisk

Helen Connealy, Manager, Public Relations, The Children's Hospital of Sydney

Rebecca Cook, Regional Desk Coordinator, Urban Multicultural Aboriginal Youth Centre, Manitoba Association of Friendship Centres

Margaret Coombes, Registered Dietitian, Eastern Regional Health Authority

Kathleen Cooper, chercheur principal, Association canadienne du droit de l'environnement

Dr A. R. Cooper, Chair of Paediatrics, Faculty of Medicine, Memorial University of Newfoundland

Soraya Côté, directrice exécutive, Réseau santé en français

Dre Thérèse Côté-Boileau, présidente, Association des pédiatres du Québec

Fran Coulter, Population and Public Health Program, Regional Health Authority

Cora Lynn Craig, présidente et présidente-directrice générale, Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie

Patrick Craig, Chair, Bell Island Health & wellness Advisory Committee

Scott Crawford, coordinateur, Centre de ressources pour adolescents

Terry Creagh, Public Health Nursing Consultant, Department of Health and Social Services, Government of Nunavut

Lana Crossman, Fédération canadienne des services de garde à l'enfance

Greg Cummings, Assistant Deputy Minister of Health and Social Services, Government of the Northwest Territories

Bill Cummings, directeur, Administration financière, Direction générale du contrôleur ministériel, Santé Canada

Dr Dennis Daneman, Paediatrician-in-Chief, Hospital for Sick Children

Lisa Danyluk, Chairperson, Early Childhood Intervention Program Saskatchewan Inc.

Hélène d'Auteuil, Coalition francophone

Lucille Daudet-Mitchell, coordonnatrice du projet CPE

Libby Davies, députée de Vancouver East, Chambre des communes

Dr Simon Davidson, Executive Director, Planning and Development, Centre d'excellence provincial en santé mentale des enfants et des ados

Sheila Davidson, Chair, First Call Early Childhood Development Roundtable

Marie-Adele Davis, Executive Director, Société canadienne de pédiatrie

Carole Deavey, coordonnatrice de programme, Conseil canadien de la sécurité

Art Dedam, gestionnaire de programmes, Affaires autochtones, Ressources humaines et Développement social Canada

Kenton Delisle, B.C. Dairy Foundation

Dr Judah Denburg, Primary Investigator, AllerGen

Carolyn d'Etremont, Executive Director, Maggie's Place (Cumberland)

Elena DiBattista, Program Director, United Way of Peel Region

Cindy Dickie, Conseillère, Ministère du Miex-être, Culture et Sport, Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Jennifer Dickson, Executive Director, Pauktuutit Inuit Women of Canada

Randy Dickinson, Conseil du Premier ministre sur la condition des personnes handicapées, Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Christine DiGiamberardine, United Way of the Lower Mainland

Peter Dinsdale, directeur exécutif, Association nationale des centres d'amitié

Tony Dittenhoffer, Directeur, Suivi et Production de rapports stratégiques, Ressources humaines et Développement social Canada

Gary Dobbin, Executive Director, Frog Hollow Neighbourhood House

Erin Docherty, Youth Liaison Officer, Prince Edward Island Population Secretariat

Dre Linda Dodds, Epidemiologist, Obstétrique et Gynécologie, Dalhousie University

Leslie Doering, Gestionnaire, Direction générale des politiques stratégiques, des communications et des services généraux, Agence de la santé publique du Canada

Dr John Doherty, Council for Early Child Development

Yvette Doiron-Brun, Director, Services aux enfants et aux adolescents, Ministère de la Santé et du Mieux-être, Government of New Brunswick

Paul Donovan, Community Outreach Coordinator, Community Youth Network

Monique Doolittle-Romas, directrice générale de la Société canadienne du sida

Eileen Dooley, vice-présidente, Services communautaires, Centraide Ottawa

Adele Dorey, Director, Kidsafe Connection, Stollery Children's Hospital

Kim Dowds, directrice associée des programmes nationaux à La Marche des dix sous du Canada

Judith Down, Director, Alberta Healthy Living Network

David Doyle, Consultant, Ministère du Tourisme, de la Culture et des Loisirs, Government of Newfoundland and Labrador

Dre Laurette Dubé, McGill University

Louise Dubé, Directrice principale, Bureau du Vérificateur général du Canada

Ron Duffel, Executive Director, Ministry of Tourism, Sports and the Arts, British Columbia Ministry of Health

Peter Dudding, Directeur général, Ligue pour le bien-être de l'enfance du Canada

Joan Duhig, Emploi, Immigration et Industrie, Government of Alberta

Lori Duncan, directrice de la Santé et Affaires sociales, Conseil des Premières nations du Yukon

Willow Dunlop, Program Coordinator, Sexual Health Program Coordinator, YouthCO Aids Society

Jim Elliot, Al Ritchie Community Association

Shaun Elliott, Chief Executive Officer, YMCA London

Qajaaq Ellsworth, Inuusiqatsiarniq Project Coordinator, National Inuit Youth Council

Diane English, Communications Officer, Parks and Recreation Ontario

Maria English, YMCA du Grand Montréal

Reanna Erasmus, Western Arctic Aboriginal Head Start Council

Dr Rhodi Evans, Director of CAIRN and the Offord Centre for Child Studies, McMaster University

Robert Eyahpaise, Directeur des Services sociaux et de la justice, Affaires inuites et du Nord, MAINC.

Hanne Fair, Executive Manager, Family and Community Services, James Bay Community Project

Joanne Fairlie, Assistant Deputy Minister, Ministère de la Santé et des Services sociaux du Yukon, Government of Yukon

Sylvia Fanjoy, Directrice, Association canadienne de santé publique

Trish Fanjoy, Policy Advisor, Health Policy, Planning and Legislation, Government of New Brunswick

Roger Farley, Directeur exécutif, Développement des communautés des langues officielles, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada

Marie Fast, responsable clinique, Service de santé mentale, ministère de la Santé et des Affaires sociales, gouvernement du Yukon

Dre Margaret Fast, Professeur agrégé, Faculté de médecine, Université du Manitoba

Steve Feldgaier, Enfants en santé Manitoba, gouvernement du Manitoba

Gaye Ferguson, Coordinator, CAPC Coalition of the Downtown Eastside Vancouver

Heather Ferguson, Présidente, La fondation canadienne de l'ouïe

Ro Fife, Family Programs Coordinator, Family Community Association

Jeanne Fike, Executive Director, Burnaby Family Life

Dr Guido Filler, Provincial Council for Children's Health, Hospital for Sick Children

Dre Diane Finegood, Simon Fraser University

Kathy Firth, Country Roads Community Health Centre

Nigel Fisher, Président et chef de la direction, UNICEF Canada

Christine Fitzgerald, Vice-présidente exécutive, Instituts de recherche en santé du Canada

Jamilee Fitzpatrick, Regional Partnership Planner, Newfoundland Rural Secretariat, Government of Newfoundland and Labrador

Annette Flaherty, Ministry of Health and Wellness, Government of Alberta

Louise Fleming, Directrice générale, Société canadienne de l'autisme

Judy Fletcher, Infant Consultant, Boundary Infant Development Program

Stephen Fletcher, Secrétaire parlementaire au ministre de la Santé, Santé Canada

Gordon Floyd, Directeur générale et président-directeur général, Santé Mentale pour Enfants Ontario

Nelson Fok, Associate Director, Environmental Public Health Services, Capital Health

Dre Isabelle Fontaine, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

Valérie Fontaine, Ministère de la Santé et des Services sociaux, gouvernement du Québec

Isabelle Forcier, Coordonnatrice, Réseau Santé N.-É.

Gideon Foreman, directeur exécutif, Association canadienne des médecins pour l'environnement

Natalie Fost, St. John's Native Friendship Centre

Dawn Fougère, Psychologist, Colchester Regional Hospital

Tanya Fournel, Conseillère, Patrimoine canadien

Genevieve Fox, coordonnatrice de l'éducation spécialisée, Centre du savoir sur l'apprentissage chez les Autochtones

Natalie Frank, Directrice, Participation jeunesse, Patrimoine canadien

Dr Lawrence Frank, Associate Professor, Community and Regional Planning Department, University of British Columbia

Randy Fransoo, Centre d'élaboration et d'évaluation de la politique des soins de santé du Manitoba

Tatianna Fraser, directrice exécutive, Power Camp National/Filles d'action

Dr Timothy Frewen, Academic General Paediatrics, Department of Paediatrics, University of Western Ontario

Eric Friesen, gestionnaire des programmes pour les jeunes, United Way of Winnipeg/Winnipeg Centraide

Laura Fulmer, Coordinator of Educational Support Services, Braemar School

Marian Fushell, Assistant Deputy Minister of Primary, Secondary and Tertiary Education, Department of Education, Government of Newfoundland and Labrador

Natalie Gagne, Coalition francophone de la petite enfance du Manitoba

Murielle Gagné-Ouellette, Directrice générale, Commission nationale des parents francophones

Yvonne Gallant, Coalition Action pour enfants

Sarah Henry Gallant, Healthy Child Development Coordinator, Department of Social Services and Seniors, Government of Prince Edward Island

Denise Galley-Homacastle, analyste des politiques, Politique et relations fédérales-provinciales, Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Cathy Garabb-Read, directrice, Politiques et affaires législatives, Ministère de l'éducation, Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Jane Garbutt, sous-ministre adjoint, Ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport, Gouverenment du Nouveau-Brunswick

Ellen Garvie, Coordinator, Capital Children Coalition

Hubert Gauthier, président, Société santé en francais

Roger Gauthier, directeur général, Association des parents fransaskois

Alfred Gay, analyste des politiques, Association nationale des centres d'amitié

Larry Gemmel, directeur exécutif, Alliance nationale pour les enfants

Claire Gascon Giard, coordonnatrice générale, Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants

Dr William Gibb, professeur, Obstétrique et Gynécologie, Université d'Ottawa

Dre Valerie Gideon, directrice principale, Assemblée des Premières nations

James Gilbert, directeur général, Direction générale des politiques stratégiques, des communications et des services généraux, Agence de la santé publique du Canada

Nathan Gilbert, Directeur général, Fondation Laidlaw

Rick Gilbert, Director of Active Healthy Living, Ministry of Health Promotion and Protection, Government of Nova Scotia

Joanne Gilmore, ancienne présidente du Comité canadien pour l'allaitement

inda Girard, Amitié - Soleil

Michael Gittens, directeur général, Association de la communauté noire de Côte-des-Neiges

Aryeh Gitterman, sous-ministre adjoint, Division de l'élaboration des politiques et de la conception des programmes, Ministère des services à l'enfance et à la jeunesse, gouvernement de l'Ontario

Kathy Gladwin, Alberta Centre for Injury Control and Research, University of Alberta

Rory Glesson, analyste principal de la politique, Association ontarienne des sociétés de l'aide à l'enfance

Paul Glover, directeur général, Programme de la sécurité des milieux, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Dr Jonathan Golden, Kinark Child and Family Services

Dr Gary Goldfield, Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario

Myrna Gonie, FNECC Big Island Lake Education

Josee Goulet, présidente et chef de la direction, Fondation de la recherche sur le diabète juvénile du Canada

Major Elizabeth Grad, Armée du salut

Cathy Graham, Congrès des Peuples Autochtones

Laura Graham, Co-Chair, PEI Association of Family Resource Centres

Glennie Graham, directrice, Division des politiques d'enfance et de jeunesse, Ressources humaines et développement social Canada

Dawn Grakist, Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse

Nona Grandea, Analyste principale des politiques, Bureau du sous-ministre, Citoyenneté et Immigration Canada

Rosanne Grant , Bell Island Health and Wellness Committee

Dr Angus Gray, Orthopaedic Surgeon, Prince of Wales Private Hospital

Bob Gray, coordonnateur pour l'Atlantique, Déjeuner pour apprendre

Katherine Gray-Donald, École de diététique et de nutrition humaine, Université McGill

Lorraine Green, Health for Two, Capital Health

Dre Nancy Green, Vice-President Health and Wellness Policy and Nutrition Technology, PepsiCo

Dr Corin Greenberg, Executive Director, Paediatric Oncology Group of Ontario

Dr Mark Greenberg, Medical Director, Paediatric Oncology Group of Ontario

Jocelyn Greene, Stella Burry Centre

Carol Gregson, spécialiste de la promotion de la santé, Santé et services sociaux, gouvernement du Nunavut

Sharon Gribbon, Directrice intérimaire, Division des services de paiements de transfert et de la responsabilisation, Agence de la santé publique du Canada

Stephen Grundy, Coalition pour la vie active

Brian Gudmundson, Affaires autochtones et du Nord, gouvernement du Manitoba

Alayna Many Guns, Health Co-management Liaison, Treaty 7 Management Corporation

Dr Calvin Gutkin, Chef de la direction, Collège des médecins de famille du Canada

Dre Astrid Guttman, Assistant Professor of Paediatrics, University of Toronto

Harvey Guyda, Chef, pédiatrie, Université McGill

Dre Jaswant Guzder, Université McGill

Mary Jo Haddad, President and Chief Executive Officer, Hospital for Sick Children

Paula Hadden-Jokiel, Conseillère principale en politique des programmes communautaires, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, Santé Canada

Darlene Hall, Programme d'aide préscolaire aux Autochtones

Jocelyne Hamel, Network 5 Representative and acting Co-chair, Windows of Opportuniy

Marc Hamel, Directeur adjoint, Mesures de la santé des communautés canadiennes, Statistique Canada

Terry Hammerback, Division de services correctionnels, ministère de la justice, gouvernement du Manitoba

Leith Hamilton, Association de la communauté noire de Côte-des-Neiges

Dr Geoffrey L. Hammond, Scientific Director, Child & Family Research Institute, University of British Columbia

Dave Hancock, Minister of Health and Wellness, Government of Alberta

Dr Victor Han, Associate Dean Research, Schulich School of Medicine and Dentistry, University of Western Ontario

Victoria Hann, Youth Programmer, Makkuttukkuvik Youth Centre

Gael Hannan, Directeur, La fondation canadienne de l'ouïe

Louise Hanvey, Consultante, Institut canadien de la santé infantile

Dr Verle Harrop, Principal Investigator, Bell Island Health and Well-Being Needs Assessment

Jean Harvey, directrice générale par intérim, Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada

Phil Hassen, Directeur général, Institut canadien sur la sécurité des patients

Al Hatton, Président directeur général, Centraide Canada

Margaret Haworth-Brockman, directrice générale, Centre d'excellence pour la santé des femmes - région des Prairies

Susan Hawkins, Executive Director, Environmental Network of Prince Edward Island

Louise Hayes, Ministry of International, Intergovernmental and Aboriginal Affairs, Government of Alberta

Andrew Hazlewood, Assistant Deputy Minister, Population Health and Wellness, Ministry of Health, Government of British Columbia

Nadinne Hennigsen, Directrice exécutive, Association canadienne de soins et services à domicile

Sandra Herbison, Calgary Health Regions Transitions Program

Julieta Hernandez, médecine dentaire, ministère de la Santé, gouvernement du Manitoba

Dr Clyde Hertzman, Director, Human Early Learning Partnership

Allyson Hewitt, Directrice exécutive, SécuriJeunes Canada

Cecily Hewitt, Conseil pour les personnes handicapées des Territoires du Nord-Ouest

Arsène Huberdeau, Division scolaire franco-manitobaine

Dr David Hill, Scientific Director, Lawson Health Research Institute

Colleen Hobson, Executive Director, Saanich Neighbourhood Place

Kim Hockey, United Way of Kingston, Frontenac, Lennox and Addington

Merrill Hoddinott, Principal, St. Michael's Regional High School

Dr Pat Horsham, Produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Dr Andrew Howard, Director, Office of International Surgery, University of Toronto

Stacey Howse, St. John's Native Friendship Centre

Ros Hurley, Bell Island Health and Wellness Committee

H. Xuong Huynh, Service d'interprète d'aide et de référence aux immigrants (SIARI) (Montréal)

Mary Iannuzziello, conseillère en programmes, Direction des services de soutien de soins à domicile et communautaires, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario

Dre Grace Iarroci, Assistant Professor, Department of Psychology, Simon Fraser University

Kathy Inkpen, Director, Public Health and Family Health Program, Ministry of Health Promotion and Protection, Government of Nova Scotia

Robert Imrie, Inuit Tapiriit Kanatami

Kerri Irvin-Ross, ministre de la Vie saine, gouvernement du Manitoba

Karen Isaac, Executive Director, B.C. Aboriginal Child Care Society

Anna Jacob, Community Health Board, South East Community Health

Dr Ian Janssen, Société canadienne de physiologie de l'exercice

Dre Christa Japel, Professeure, Faculté des sciences de l'éducation, Université du Québec à Montréal

Sheila Jarvis, President and Chief Executive Officer, Bloorview Kids Rehab

Jennifer Jeans, Assistant Deputy Minister, Public Health, Department of Wellness and Child and Youth Services, Government of Newfoundland and Labrador

Tobi Jeans, St. John's Native Friendship Centre

Eileen Joe, St. John's Native Friendship Centre

Phyllis John, Administratrice régionale des programmes de soins dentaires, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Father Emmett Johns, Centre de jour Chez Pops

Lori Johnson, centre de santé communautaire Klinic et Centre de ressources en éducation sexuelle

Shirley Johnson, Manager of Rehabilitation Services, Stanton Territorial Health Authority

Tracy Johnson, Chip Facilitator, Native Council of Nova Scotia

Pam Jolliffe, Présidente-directrice générale, Clubs Garçons et Filles du Canada

Elizabeth Jones, Executive Director, North Shore Multicultural Society

Fran Jones, Coordinator, North Shore Early Childhood Development Table

Kathy Jones, Director, Child Development Services, Department of Social Services and Seniors, Government of Prince Edward Island

K.S. Joseph, IWK Health Centre, Dalhousie University

Dr Gilles Julien, Co-fondateur : Assistance d'enfants en difficulté

Dr. Wade Junek, President-Elect, Canadian Academy of Child and Adolescent Psychiatry, Ottawa ON.

Marilyn Junnila, Regional Manager, Ka:nen Our Children Our Future

Deborah Kacki, Children and Family Supports, Interagency Fetal Alcohol Spectrum Disorder Program

Dr Murray Kaiserman, Directeur, Programme de la lutte au tabagisme, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

David Kalisch, Deputy Secretary, Department of Health and Ageing, Government of Australia

Sandra Kalpouzos, programme Place au sport de Canadian Tire

Jean Kammermayer, Directrice intérimaire, Santé des femmes et analyse comparative entre les sexes, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada

Dr Kami Kandola, Médecin hygiéniste en chef adjointe, Bureau de la protection et de la promotion de la santé, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Jan Kasperski, Executive Director and Chief Executive Officer, Ontario College of Physicians

Norma Kassi, Co-Director, Arctic Health Research Network - Yukon

Jay Kassirer, Directeur exécutif, Partenariat pour des environnements intérieurs sains

Julia Kennedy-Francis, directrice des services de santé, Première nation Saint Mary's

Maureen Kellerman, Gestionnaire principale de projet, Centraide Canada

Katharine Kelley, Intergovernmental Affairs, Department of Social Services and Seniors, Government of Prince Edward Island

Kevin Keough, President and Chief Executive Officer, Alberta Heritage Foundation for Medical Research

Larry Ketcheson, président-directeur général, Parcs et loisirs Ontario

Dr G. N. Kiefer, Immediate Past President, Alberta Medical Association

Dr Peter Kim, Paediatric surgeon and scientist, The Hospital for Sick Children

Mary King, St. John's Native Friendship Centre

Patty Kirby, co-présidente, Initiative sur la santé, faculté de l'éducation, Université du Nouveau-Brunswick

Connie Kirk, CAPC Community Developper, Saskatchewan Prevention Institute

Umit Kiziltan, Directrice, Gestion et contrôle des programmes, Direction générale des services médicaux, Citoyenneté et Immigration Canada

Dr Terry Klassen, Professor and Chair, Department of Paediatrics, University of Alberta

Elvira Knaack, directrice des Services aux patients, Hôpital général de Whitehorse

Ruby Knowles, Pictou County Health Authority

Brian Kolback, auxiliaire médical social, Administration de santé territoriale Stanton

Ainiak Korgak, Directeur exécutif intérimaire, Santé de la population, ministère de la santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Joan Kotarski, Executive Director, Fairfield Community Association

Christopher Kotz, conseiller principal en politiques, ministère de l'Éducation, gouvernement de l'Ontario

Dr Michael Kraemer, Directeur scientifique, Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents, Instituts de recherche en santé du Canada

Dr Jonathan Kronick, Head Chief of Paediatrics, Department of Paediatrics, Dalhousie University

Dr Stan Kutcher, Chair of Adolescent Mental Health, IWK Health Centre, Dalhousie University

Joanne Lacroix, Gestionnaire, Programmes communautaires : enfance et jeunesse, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Brigitte Lachance, Ministère de la Santé et des Services sociaux, gouvernement du Québec

Johanne Lacombe, Directrice générale nationale, Vert l'action

Monique Lafontaine, Confédération des organismes pour personnes handicapées au Québec

Giselle Lalonde, Division Scolaire Francophone Saskatoon #310

Jean Lam, sous-ministre adjoint, Sports et loisirs, ministère de la Promotion de la santé

Dre Marie Lambert, pédiatre généticienne, Hôpital Sainte-Justine

Christine Lamothe, agente de la promotion de la santé, ministère de la santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Claudette Landry, gestionnaire de projet, Initiative relative à la petite enfance, ministère de la Santé, gouvernement du Nouveau-Brunswick

Kathy Langlois, Directrice générale, Direction des programmes communautaires, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Renée Langlois, Chef, Développement et gestion, Statistique Canada

Lydia Lanman, Ministry of Health and Wellness, Government of Alberta

Jerry Lanouette, Executive Director, Odawa Native Friendship Centre

Jennifer LaRosa, Research Coordinator, Comprehensive School Health Project of Prince Edward Island

Johanna LaTulippe-Rochon, Executive Director, Cape Breton Family Resources Coalition Society

Dre Oxana Latycheva, directrice générale, Société canadienne de l'asthme

Silken Laumann, consultante, ancienne athlète olympique, Right to Play

Trudy Lavallee, Assemblée des chefs du Manitoba

Dre Barbara Law, Direction générale des maladies infectieuses et mesures d'urgence, Agence de la santé publique du Canada

Dr Ronald Laxer, Vice-President, Education & Quality, Hospital for Sick Children

David A. Learmouth, Deputy Secretary, Department of Health and Ageing, Government of Australia

John LeBlanc, Professor, Department of Paediatrics, Dalhousie University

Don Leclair, Active Living Alliance Prince Edward Island

Sheila LeClair, Chair, YMCA London

Daphne LeDrew, Executive Director Kids Eat Smart Foundation of Newfoundland

Lori LeDrew, St. John's Native Friendship Centre

Ken Lee, Directeur principal, Centre d'excellence pour l'évaluation, Secrétariat du Conseil du trésor du Canada

Dre Marie-Josée Legault, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

Linda Legere, Executive Director, Maggie's Place (Colchester)

Francine Lemire, Directrice générale associée, Affaires professionnelles, Collège des médecins de famille du Canada

Mark Lemstra, Researcher, Saskatoon Regional Health Authority

Gabrielle Lepage-Lavoie, Coordonnatrice du projet CAFE, Association des parents fransaskoise

Bill Leslie, Gestionnaire, Produits pharmaceutiques, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada

Laurie Lessard, Physiotherapist, John McGivney Children's Rehabilitation Centre

Dre Nicole Letourneau, Chaire de recherche du Canada sur le développement d'enfants en santé, Institut canadien de recherche en politique sociale, Université du Nouveau-Brunswick

Dre Nancy Lewis, Senior Advisor, Women's Health Issues, Ontario Ministry of Health and Long-Term Care

Joanne Linzey, Centraide Canada

Joan Little, Chair, conseil d'administration, La Ligue La Leche, Canada

Sandy Little, conseillère, Programmes de santé mentale, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Cathy Loblaw, Annonceurs Responsables en Publicité pour Enfants

Anne Longston, ministère de l'Éducation, de la Citoyenneté et de la Jeunesse, gouvernement du Manitoba

Michael Low, Consultant, Pathway Group

Dr James Lu, Chair, Health officer's Council of British Columbia

Donna Ludvigsen, Ministry of Health and Wellness, Government of Alberta

Chris Lumley, Director, Magna International

Dre Sandra Luscombe, Paediatrician, Janeway Children's Hospital

Dre Ann Macaulay, Université McGill

Seonang Macrae, Vice-President, Child Health Services, Hospital for Sick Children

Bernie MacDonald, Ministry of Tourism, Parks, Recreation and Culture, Government of Alberta

Madonna MacDonald, Vice-President, Community Health, Guysborough Antigonish Strait Health Authority

Mary Jess MacDonald, Board Chair, Strait Regional School Board

Neil MacDonald, Ministry of Health and Wellness, Government of Alberta

Moira MacDougall, Chair, Teen and Young Adult Strategy, YMCA of the Greater Toronto Area

Eleanor MacDougall, Vice-President of Community Health, Colchester East Hants Health Authority

Paige MacFarlane, Assistant Deputy Minister, Partnerships and Planning, Ministry of Education, Government of British Columbia

Todd MacLean, Coordinator, Atlantic Network on Community Development

Lynn MacNeil, Health Education Enforcement Coordinator, Ministry of Health Promotion and Protection, Government of Nova Scotia

Daryl MacPherson, Sport Animator, Strait Regional School Board

Shawn MacRury, Ta'an Kwach'an Council

Katherine Mah, Conseillère principale des politiques, Portefeuille des affaires autochtones, Justice Canada

Jeff Mainland, Director, Strategic Projects (Surgical Specialties), Child Health Services, Hospital for Sick Children

Dr David Malkin, Co-director and Staff Oncologist, Cancer Genetics Program, Hospital for Sick Children

Dr Ian Manion, directeur général, Centre d'excellence provincial au CHEO en santé mentale des enfants et des ados

Ann Manning, Director, Community Health and Nursing Services, Eastern Regional Health Authority

Rick Manuel, Director of Policy and Planning, Ministry of Health Promotion and Protection, Government of Nova Scotia

Phyllis March, President, Health Association of African Canadians

Jane Marco, Executive Director, Toronto's Ronald McDonald House

Dre Lynn Marshall, Ontario College of Family Physicians

Marjorie Matheson-Maund, Chairperson, Western Arctic Aboriginal Head Start Council

Sharon May, Gestionnaire des programmes, Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse

Neil Maxwell, Vérificateur général adjoint, Bureau du vérificateur général du Canada

Kerry McCvaig, Council for Early Childhood Development

Laura McCarron, Parks and Recreation Coordinator, Village of Bible Hill

Stoney McCart, Toronto Police Services

Catherine McCourt, Directrice, Promotion de la santé et de la prévention des maladies chroniques, Agence de la santé publique du Canada

Heather McCormack, Analyste principale en politiques, Enfance et jeunesse, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, Santé Canada

David McCrindle, Gestionnaire, Politiques et coordination, Sport Canada, Patrimoine canadien

June McDonald, St. John's Native Friendship Centre

Dr Patrick McGrath, vice-président, Recherche, Centre de soins de santé IWK

Lisa McGuigan, Chair, Growing Healthy Together Prenatal Program Advisory Committee

Denise McHale, consultante communautaire en loisirs, ministère des Services communautaires, gouvernement du Yukon

Anne Marie McInnis, United Way of the Lower Mainland

Jackie McIsaac, Provincial Coordinator, Boys & Girls Club of Newfoundland and Labrador

Rhonda Holway McIntyre, directrice, Programme de santé des Premières Nations, Hôpital général de Whitehorse

France McKenzie, Directrice, Projet Québec-Enfants, Fondation Lucie et André Chagnon

Margie McKinnon, Psychologist, Colchester East Hants Health Authority

Michael McKnight, United Way of the Lower Mainland

Mary Ann McLean, Interim Chief Executive Officer, Ontario Association of Children's Rehabilitation Services

Susan McLeod, Program Manager, Eastern Regional Health Authority

Wendy McLeod-MacKnight, directrice, ministère de la Famille et des Services communautaires, gouvernement du Nouveau-Brunswick

William McMichael, President, Collingwood Neighbourhood House

Dr Colin McMillan, president, Association médicale canadienne

Dolores McNeil, Parent and Child Coordinator, Eastern Regional Health Authority

Cathy McNeil, ergothérapeute, ministère de la santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Keith McPhee, United Way of Leeds and Grenville

Kim McPherson, analyste des politiques, Affaires autochtones et du Nord, gouvernement du Manitoba

Nancy McRitchie, Network 3 Representative, Windows of Opportunity

Sue Meikle, consultante communautaire en loisirs, ministère des Services communautaires, gouvernement du Yukon

Dr Devidas Menon, Public Health Sciences, Faculty of Medicine, University of Alberta

Debbie Menz, Mamawetan Churchill River Regional Health Authority

Guy Mercier, Manitoba Families For Effective Autism Treatment

Debra Merr, Children North Early Childhood Intervention Program Inc.

Nancy Merrill, Communications Coordinator, Community Action Toward Children's Health

Warren Michelow, Research Associate, Centre for Addictions Research of British Columbia

Jesse Mike, Youth Coordinator, Nunavut Tunngavik Incorporated

Sue Milburn-Hopwood, Directrice, Bureau d'évaluation de risque et d'impact, Programme de la sécurité des milieux, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Barbara Miller, Director, YMCA of Halifax

Denise Milne, Senior Manager, Children's Services, Government of Alberta

Dre Golda Milo-Manson, Chief of Medical Staff, Bloorview Kids Rehab

Dorothy Mitander, Programme d'aide préscolaire Ashea

Kelly Mitchell, conseillère

Heather Modlin, Executive Director, St. Francis Foundation

Zaheer Abbas Molu, National Director of Marketing and Communications, Juvenile Diabetes Research Foundation

Heather Montgomery, Director, Community Development, United Way Kitchener-Waterloo

David Moran, Directeur des communications, Coca Cola

Melanie Morningstar, Assemblée des Premières nations

Laurette Morris, Ministry of Employment, Immigration and Industry, Government of Alberta

Dr Bill Morrison, professeur adjoint, Faculté d'Éducation, Université du Nouveau-Brunswick

Karen Mottershead, Executive Director, Terra Association

Ken Muggeridge, Chief Executive Officer, Saskatoon YMCA

Sean Muir, Executive Director, Healthy Aboriginal Network

Barb Mullaly, President, Active Living Alliance of Prince Edward Island

Andrew Murie, chef de la direction, MADD Canada

Carol Metz Murray, Executive Director, Tri-City Women's Resource Society

Bill Mussell, Chairman and President, Native Mental Health Association of Canada

Dr Fraser L. Mustard, Founder & Chair Emeritus, Council for Early Child Development

Dr Jim Mustard, Council for Early Child Development

Dre Louise Nasmith, Présidente sortante, Collège des médecins de famille du Canada

Pam Nason, professeure, Centre de la petite enfance, Faculté d'Éducation, Université du Nouveau-Brunswick

Marilyn Nealy, ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse, gouvernement du Nunavut

Richard Neron, Housing Coordinator, AIDS Committee of Newfoundland and Labrador

Rebecca Nesdale-Tucker, gestionnaire des politiques publiques et de la défense des intérêts chez, SécuriJeunes Canada

Darlene Neville, Child and Youth Advocate, Office of the Child and Youth Advocate of Newfoundland and Labrador

Robert Nevin, Manager, Iqaluit Family Practice Clinic

Natan Obed, Director of Social and Cultural Development, Nunavut Tunngavik Incorporated

Bridget O'Brien, Physiotherapist, KidsAbility, Waterloo

Sharon O'Brien, Executive Director, Mi'kmaq Family Resource Centre

Martha O'Connor, directrice executive, Déjeuner pour apprendre

Rod O'Driscoll, Executive Director, Brighter Futures Coalition

Dr Malcolm Ogborn, Manitoba Institute for Child Health

Ken Ogilvie, Executive Director, Pollution Probe

Cathy O'Keefe, Disease Control Officer, Department of Health and Community Services, Government of Newfoundland and Labrador

Whilemina Onalik, St. John's Native Friendship Centre

Elaine Orrbine, chef de la direction, Association canadienne des centres de santé pédiatriques

Geraldine Osbourne, médecin hygiéniste adjoint, ministère de la santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Tony Pacheco, President and Chief Executive Officer, National Capital Region YMCA

Dr Andrew Padmos, Directeur général, Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada

Brent Page, gestionnaire, Education conductive, Marche des dix sous

Roger Palmer, Dean, School of Public Health, University of Alberta

Tim Paquette, Initiative pour l'engagement paternal

Chuck Parker, Sous-ministre de la Santé et des services sociaux, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Louise Parker, Professeur en épidémiologie, Centre de soins de santé IWK, Dalhousie University

Bev Parks, Executive Director, Norwood Child and Family Resource Centre

John Paton, Executive Director, Percy Page Centre

Marianne Drew Pennington, Executive Director, British Columbia Association of Family Resource Centres

Anna Peter Paul, Executive Director, Under One Sky Aboriginal Head Start Project

Dre Paula Pasquali, directrice des programmes de santé communautaires, ministère de la Santé et des services sociaux, gouvernement du Yukon

Dre Hema Patel, Directrice, Soins intensifs, Services ambulatoires, Hôpital de Montréal pour enfants

Bruce Pearce, Community Development Officer, St. John's Community Advisory Committee on Homelessness

Dr Gary Pekeles, president, Société canadienne de pédiatrie

Christian Pellerin, Centre d'initiative pour le développement communautaire L'Unité

Clem Pelot, Directeur général, Association canadienne des parcs et loisirs

Beth Pieterson, Directrice générale, Stratégie antidrogue et substances controlées, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Avril Pike, Executive Director, Oliver School Centre

Laura Pinhorn, Program Manager, Naomi Centre

Dr I. Barry Pless, Directeur, recherches cliniques, Hôpital de Montréal pour enfants

Ian Potter, Sous-ministre adjoint, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Tamara Polchies, Executive Director, Fredericton Native Friendship Centre

Sheldon Pollett, Executive Director, Choices for Youth

Winona Polson-Lahache, Organisation nationale de la santé autochtone

Dr Brian Postl, président-directeur général de l'Office régional de la santé de Winnipeg

Janet Pothier, Maternal Child Health Board Coordinator, Confederacy of Mainland Mi'kmaq

Virginia Poter, Directrice générale, Politique de la sécurité économique, Ressources humaines et Développement social Canada

Andrew A. Potter, Vaccines and Infectious Diseases Organization

Roxanne Pottle, Senior Advocacy Services Specialist, Office of the Child & Youth Advocate for Newfoundland & Labrador

Louise Poulin, Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents, Instituts de recherche en santé du Canada

Jackie Power, Eastern Regional Health Authority

Robert Pozeg, Y Kids Fit & Active Ottawa Coordinator, National Capital RegionYMCA/YWCA

Henrietta Pratt, Régie des services à l'enfant et à la famille des Premières nations du nord du Manitoba

Marion Price, Parcs et loisirs Ontario

Janet Pronk, Directrice, Établissement des politiques et des normes, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Pete Quevillon, Director, Kidsport

Annie Quirke, Acting Executive Director, Nunavut Embrace Life Council

Onalee Randell, Director of Health, Inuit Tapiriit Kanatami

Deborah Rawdings, Bayers/Westwood Family Support Services Association

Natalie Reardon, St. John's Native Friendship Centre

Louise Reidy, Programme Franco-Accueil

Debbie Reimer, Executive Director, Kids Action Program Annapolis Valley Hants

Sylvie Rémillard, Centre de solidarité familiale

Joanne Rey, infirmière-conseil, Direction de la lutte contre les maladies infectieuses, ministère de la Santé et des Soins de longue durée

Nancy Reynolds, Executive Director, Alberta Centre for Child, Family and Community Research

Marie Rhéaume, Fédération québécoise des organismes communautaires Famille

Kenn Richard, Executive Director, Native Family and Child Services

Darlene Ricketts, School Health Coordinator, Eastern Regional Health Authority

Sara Riddell, Planificateur en bien-être, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Dr Michael Rieder, Clinical Pharmacology, Department of Paediatrics, University of Western Ontario

Yuriko Riesen, Coordinator, Success by Six Prince Rupert

Mike Riva, resident en administration de la santé, Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario

Dre Susan Roberecki, Médecin-conseil en chef adjoint, Santé et Vie saine, gouvernement du Manitoba

Ann Robertson, Executive Director, Chances Family Resource Centre

Gena Robertson, Chair, Ontario Coalition of CAPC & CPNP Projects

Suzanne Robichaud, Directrice de recherche et télémédecine, Régie Régionale de la Santé Beause Jour

Melba Robinowitz, Food Security Network of Newfoundland & Labrador

Joe Rock, Association pour la santé publique de l'Ontario

Rowena Rodriguez, spécialiste en promotion de la santé (tabagisme), ministère de la Santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Janie Romoff, directrice, Sports et loisirs, ministère de la Promotion de la santé

Helen Roos, Analyste principale en politiques, Direction de la politique et de la recherche, Direction générale des affaires autochtones, Patrimoine canadien

Sarah Rose, Health Technician, Union of New Brunswick Indians

Dr Peter Rosenbaum, Professor of Paediatrics, McMaster University and Canada Research Chair in Childhood Disability Research

Dre Janet Rossant, Chief of Research, Research Institute, Hospital for Sick Children

Carol Rose, Principal, St. Augustine Elementary School

Dr Norman Rosenblum, Staff Nephrologist, the Hospital for Sick Children

Laurel Rothman, Director, Social Reform, Family Services Association of Toronto

Dr Claude Roy, Université de Montréal

Dre Diana Royce, Managing Director, AllerGen

Dr Gus Rozycki, Bosco Homes

Maria Rugg, présidente, Paediatric Nurses Interest Group, Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario

Cayla Runka, gestionnaire, Cuisines Kraft

Kathy Russell, CEO, Fredericton YMCA

Cathy A. Sabiston, Directrice générale, Programme de la lutte au tabagisme, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Dre Marina Salvadori, Infectious Disease, Department of Paediatrics, University of Western

Dre Isabelle Samson, Ministère de la Santé et des Services sociaux, gouvernement du Québec

Jan Sanderson, Enfants en santé Manitoba, gouvernement du Manitoba

Sgt. Ian Sanderson, Service de sensibilisation aux drogues et au crime organisé, Gendarmerie Royale du Canada, Région du Nord-Ouest

Dr Rob Santos, conseiller principal en politiques, Enfants en santé Manitoba, gouvernement du Manitoba

Sgt. Dave Saunders, Staff Sargeant, Toronto Police Services

Carl Sauriol, Secrétariat rural, Agriculture et agroalimentaire Canada

Leanne Sayle, Director of Primary Care, Department of Health, Government of Prince Edward Island

Lisa Scharf, Fondation des maladies du coeur du Manitoba

Dre Briane Scharfstein, secrétaire général associé, Associations médicale canadienne

Billie Schibler, chercheuse, Bureau du protecteur des enfants

Dr Aurel Schofield, Directeur et doyen associé, Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick

Marg Schwartz, Ministry of Education, Government of Alberta

Dr Malcolm R. Sears, Primary Investigator, Allergen

Cathy Seguin, Vice-President, International Affairs, Hospital for Sick Children

Louise Séguin, Université de Montréal

Jennifer Sells, Program Manager, Keystone Child, Youth and Family Services

Lynn Seymour-Lalonde, United Way of Greater Moncton and Southeastern New Brunswick Region

Dr Stuart Shanker, Council for Early Childhood Development

Jill Shanks, Executive Director, Saskatchewan Prevention Institute

Marsha Sharp, présidente directrice générale, Diététistes du Canada

Danielle Shaw, Conseillère en politiques, Affaires sociales, Bureau du Premier ministre

Mary Pat Shaw, Directrice, Programmes nationaux, Association pulmonaire du Canada

Craig Sheather, Vice-President and General Manager, YMCA Coast Region

Ingrid Sheppard, thérapeute dentaire, ministère de la Santé et des services sociaux, gouvernement du Yukon

Christopher Sheppard, St. John's Native Friendship Centre

Dr Edward C.P. Shi, Director of Surgical Services, Sydney Children's Hospital

Stella Shram, Ministry of Education, Government of Alberta

Denis Simard, Association Jeunesse Fransaskoise

Joanne Simms, Adolescent Medicine, Children's and Women's Health, Eastern Regional Health Authority

Jocelyne Simon, Service correctionnel du Canada

Claudia Simon, Director of Health, Elsipogtog Health and Wellness Centre

David Simpson, directeur, Bureau de l'intervention en faveur des patients des établissements psychiatriques, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario

Linda Sirko-Moyles, coordonnatrice des programmes, Collectivité axée sur la famille

Kate Slater, Senior Manager, Nutrition and Communications, Cuisines Kraft

Carol Slater, Business Manager, the Open Door Law Corporation, North Vancouver

Ashley Smith, REC Coordinator, Town of Truro

Margaret Ann Smith, The Coalition of Education, Health, Social Work and Community Services

Annie Smith, Managing Director, The McCreary Centre Society

Cynthia Smith, Ministry of Health and Wellness, Government of Alberta

Greg Smith, Executive Director, Options for Sexual Health

Monique Gray Smith, Executive Director, Aboriginal Head Start Association of British Columbia

Dre Anne Snowden, University of Windsor

Nora Sobolov, présidente-directrice générale, Association Pulmonaire du Canada, Bureau national

Janice Sonnen, Directrice éxécutive, Institut canadien de la santé infantile

Margaret Spoelstra, directrice générale, Autism Ontario

Patricia St. James, Hôpital général de Whitehorse

Dre Julie St-Jean, Diabète Québec

Dre Brenda Stade, Fetal Alcohol Spectrum Disorder Clinic, St. Michael's Hospital

Lisa Stafford, directrice des services de santé, Première Nation Kingsclear

Faye Stark, Maternal/Child Nursing Consultant, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Dre Margaret M. Steele, présidente, Académie canadienne de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent

Dr Peter Steer, President, McMaster Children's Hospital

Katherine Stewart, Directrice générale, Politiques stratégiques, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Kelly Stone, Directrice, Enfance et adolescence, Direction générale de la promotion de la santé et de la prévention des maladies chroniques, Agence de la santé publique du Canada

Dre Gail Blair Storr, Chair, comité consultatif de l'Initiative hôpitaux amis des bébés du Nouveau-Brunswick

Donna Strauss, Executive Director, Family Futures Inc.

Charlotte Strong, Director, Early Childhood Learning, Primary, Elementary and Secondary School Branch, Department of Education, Government of Newfoundland and Labrador

Trudy Sullivan, Bell Island Health and Wellness Committee

Ralph Sultan, MLA, Select Standing Committee on Health, West Vancouver-Capilano

Tonya Surman, Directrice, Partenariat canadien pour la santé des enfants et l'environnement

Carol Sutherland-Brown, Gestionnaire, Programme de la lutte au tabagisme, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Irene Szabla, Director, Child Development Centre

Jeff Tabvahtah, Organisation nationale de la santé autochtone

Nana Tanaka, Directrice, Analyse des programmes sociaux, Ressources humaines et Développement social Canada

Dre Rosemary Tannock, Medical Director, McMaster University

Roxanne Tarjan, directrice générale, Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick

Jennifer Taylor, Chair, Department of Family and Nutritional Sciences, University of Prince Edward Island

Sharon Taylor, Executive Director, Wolseley Family Place

Cheryl Taylor, Office of Disability Issues, Seniors and Community Support, Government of Alberta

Aki Tchitacov, Centre de jour Chez Pops

David Telles-Longton, ciniésiologie et santé appliquée, Université de Winnipeg

Susan Tessler, Enfants en santé Manitoba

Kim Thomas, Directeur des programmes, Société canadienne du SIDA

Dre Vianne Timmons, Vice-President Academic, University of Prince Edward Island

Bill Tipper, Contractuel, Administration financière, Direction générale du contrôleur ministériel, Santé Canada

Kim Todd, Kids Eat Smart Foundation of Newfoundland

Paul Toner, United Way of Greater Moncton and South Eastern New Brunswick

Thuy Tran, Right to Health Care Coalition

Sharon Traugh, Community Health Representative, Tobique Wellness Centre

Dr Mark Tremblay, Conseiller scientifique principal de la mesure de la santé, Statistique Canada

Nora Trombley, gestionnaire, soins infirmiers communautaires, ministère de la Santé et des services sociaux, gouvernement du Yukon

Joslyn Trowbridge, Power Camp National Filles d'Action

Karen Tuck, Eastern Regional Health Authority

Carolyn Tuckwell, Executive Director, the Boys & Girls Club of Greater Vancouver

Shawn Tupper, Directeur général, Direction des politiques sociales, Ressources humaines et Développement social Canada

Dr Chris Turner, Directeur général, Produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Timothy Turner, Co-Director, T.I. Murphy Centre

Mary Ellen Turpel-Lafond, Office of the Representative for Children and Youth, British Columbia Ministry of Health

Michèle Turpin, Naissance-Renaissance des Hautes Laurentides

Dr Stuart Turvey, Associate Professor, Children's and Women's Health Centre of British Columbia

Dre Gabriela Tymowski, fondateur de la Programme 'Learning Eating Activity', Université du Nouveau-Brunswick

Franca Ursitti, analyste de la recherche et des politiques, Association pour la santé publique de l'Ontario

Loren Vanderlinden, Toronto Public Health Association

Violet Van Hees, analyste des politiques, Développement des programmes et politiques, ministère de la Santé et des Services sociaux du Yukon

Dre Cathy Vardy, Paediatrician and Assistant Registrar, College of Physicians and Surgeons of Newfoundland and Labrador

Bhavana Varma, President, United Way of Kingston, Frontenac, Lennox and Addington

Dianne Vaughan, Manager of Public Health, Colchester East Hants Health Authority

Pierreson Vaval, Directeur, Équipe R.D.P

Cathy Vine, directrice générale, Au nom de nos enfants

Paul Vincent, Services à la famille et Longement Manitoba, gouvernement du Manitoba

Dre Naznin Virji-Babul, Director of Applied and Clinical Research, Down Syndrome Research Foundation, Department of Psychology, University of Victoria

Lynn Vivian-Book, Assistant Deputy Minister, Income, Employment and Youth Services, Department of Human Resources, Labour and Employment, Government of Newfoundland and Labrador

Dre Sunita Vohra, Director of CARE Program, Stollery Children's Hospital

Audrey Waite, National Aboriginal Head Start Council

Dr Mark Walker, professeur adjoint, Obstétrique et Gynécologie, Université d'Ottawa

Jody Butler Walker, Co-Director, Arctic Health Research Network - Yukon

Pegeen Walsh, ministère de la Promotion de la santé de l'Ontario

Su-Ping Walther, analyste des politiques de santé, Ralliement national des Métis

Michelle Ward, Executive Director, Kids First Association

Trish Ward, River East Transcona School Division and Early Childhood Matters Coalition

Tina Warren, Vice-President, Strategic Communications, Hospital for Sick Children

Shannon Watson, gestionnaire, Services de prévention, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Leanne Webb, coordonnatrice du territoire Programme canadienne de nutrition prénatale, ministère de la santé et des services sociaux, gouvernement du Nunavut

Dr John Wedge, Chair of the Board of Trustees, Bloorview Kids Rehab

Pat Wege, Manitoba Child Care Association

Ulrich Wendt, Affaires intergouvernementales. Santé Manitoba, gouvernement du Manitoba

Linda West, Executive Director, Healthy Families Healthy Futures

Joan Whelan, Bell Island Health and Wellness Committee

Bob White, Executive Director, St. John's Native Friendship Centre

Dr Les White, Executive Director, Sydney Children's Hospital

Wendy White, St. John's Native Friendship Centre

Shelley White, Chief Executive Officer, United Way of Peel Region

Barbara Whitenect, directrice, Santé mentale et toxicomanie, ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick

Pam Whitty, professeure, Centre de la petite enfance, Faculté d'Éducation, Université du Nouveau-Brunswick

Jane Whyte, Executive Director, Yellowknife Association for Community Living

Sandy Wiens, Senior Nurse Consultant, Policy and Program Support Branch, Ministry of Health, Government of British Columbia

Deborah Wild, Directrice exécutive, Produits de santé commercialisés, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

Jennie Williams, St. John's Native Friendship Centre

Trish Williams, Executive Director, Autism Society of Newfoundland and Labrador

Annette Willborn, directrice des loisirs et du bien-être, Culture, Patrimoine, Tourisme et Sport, gouvernement du Manitoba

Barb Willett, gestionnaire de programme, programme Meilleur départ

Christina Wilson, Clinic Social Worker, Colchester East Hants Health Authority

Honorable Michael Wilson, ambassadeur canadien aux États-Unis

Kari Wolanski, Analyste principale, Politiques sur la sécurité économique, Direction générale de la politique stratégique, Ressources humaines et Développement social Canada

Rachelle Woldegriorgis, Parent

Dr Michael Wolfson, Statisticien en chef adjoint, Statistique Canada

Erin Wolksy, coordonnatrice des programmes de santé, Congrès des Peuples Autochtones

Andy Wood, Four Arrows Regional Health Authority

Dr James Wright, Surgeon-in-Chief and Chief of Perioperative Services, Hospital for Sick Children

Robert Wright, Counsel, Sierra Legal

Sherri Wright, Director, Insured Health and Hearing Services, ministère de la Santé et des services sociaux, gouvernement du Yukon

Gail Wylie, Executive Director, Healthy Start for Mom and Me

Lois Wynne, Executive Director, Sea to Sky Community Services Society

Glenda Yeates, Présidente-directrice générale, Institut canadien d'information sur la santé

David W. Young, Executive Director, FRP Canada

Linda Young, directrice, Services de santé publique, Centre de soins de santé IWK

Wynne Young, Deputy Minister of Learning, Government of Saskatchewan

Donna Zaozirny, Acting Chief Executive Officer, Stanton Territorial Health Authority

Gemma Zecchini, vice-présidente principale des Politiques, Produits alimentaires et de consommation du Canada

Susan Ziebart, Directrice générale, Association canadienne des hygiénistes dentaires

YMCA : Étudiants-moniteurs:
Ottawa, ON
St. John's, NF
Fredericton, NB
Regina, SK

Halifax Micmac Community Centre group

St. John's Native Friendship Centre Students

Remerciements

Plusieurs personnes ont travaillé avec diligence, investi beaucoup de temps et exécuté des tâches fastidieuses afin d'aider à l'organisation du processus de consultation, à l'arrangement des documents et à la rédaction du présent rapport.

Je voudrais remercier les personnes suivantes:

Les experts qui ont investi du temps pour aider à la révision du présent document :

  • Dr Simon Davidson
  • Dre Diane Finegood
  • Dr Timothy Frewen
  • Dr Andrew Howard
  • L'honorable Michael Kirby
  • Dr Michael Kramer
  • Dr Stan Kutcher
  • Mme Leanne McIntyre
  • M. Jim Mitchell
  • M. Ken Ogilvie
  • Dr Peter Rosenbaum

Les associations et les personnes sont trop nombreuses pour pouvoir être toutes remerciées personnellement. Malgré tout, j'aimerais particulièrement remercier Elaine Orrbine, présidente et directrice générale de l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques (ACCSP), et Michael Weil, président et directeur général de YMCA Canada, qui se sont engagés au-delà de leur devoir afin que ce processus touche le plus de Canadiens possible.

De Santé Canada :

  • Morris Rosenberg
  • Marcel Saulnier
  • Marian Campbell-Jarvis
  • Patricia Adamek
  • Gerald Alexander
  • Judith Wood Bayne
  • Mary Berube
  • Patricia Brennan
  • Eleanor Cameron
  • Linda Carlson
  • RJ Carr
  • Jennifer Carter
  • Sarath Chandrasekere
  • Paul Charest
  • Mary Condon
  • Diego Dubé
  • Kyleen Ennis
  • Mary Fulton
  • Franca Gatto
  • Hélène Gélinas
  • Kathleen Hunter
  • Charlotte Johnson
  • Maureen Johnstone
  • Hina Laeecque
  • Monique LeBlanc
  • Anne-Marie Leger
  • Derek Leung
  • Therese Little
  • Maganga Lumbu
  • Tamara Magnan
  • Lisa Miller
  • Julie Morache
  • Josée Normandin
  • Kelly Partridge
  • Vanessa Pearson
  • Anjala Puvanathan
  • Melissa Ramphal
  • Jean-Christopher Senosier
  • Robin Stagg
  • Tasha Stefanis
  • Parminder Thiara
  • Robin Ward
  • Carlie Watson
  • Maggie Wylie

De l'Agence de la santé publique du Canada :

  • Dr David Butler-Jones
  • Jane Billings
  • James Gilbert
  • Stephanie Bishop
  • Caroline Boucher
  • Lorie Brennand
  • Lesley Doering
  • Frances Ennis
  • Natalie Howson
  • Rashmi Joshee
  • Wayne McGill
  • Dominique Parisien
  • Karen Garant-Radke
  • Kimberley Resch
  • Michelle Rivard
  • Marilyn Tate
  • Todd Williams
  • Agnes Xenopoulos
  • Jane Yi

De l'école de médecine et de dentisterie Schulich, et l'hôpital pour enfants de l'Université de Western Ontario, London (Ontario)

Kristy Irvin
Andrew Warner

Je voudrais également reconnaître et remercier tout particulièrement mes partenaires en orthopédie, Dr Timothy P. Carey et Dre Debra Bartley, avec lesquels je travaille à l'hôpital pour enfants. Leur soutien, leur encouragement et leur patience ont été exceptionnels et inconditionnels tout au long du processus, et j'en suis très reconnaissante.

Je voudrais remercier tout particulièrement Mme Jennifer Carter, M. Andrew Warner, Mme Kristy Irvin, Mme Franca Gatto, et Ms Kelly Partridge de leur importante contribution à l'élaboration du présent rapport. Rien de tout cela n'aurait été possible sans leur appui.