La biotechnologie environnementale et industrielle utilise la chimie des organismes vivants à l'aide de la biologie moléculaire et de la manipulation cellulaire afin d'élaborer des méthodes nouvelles ou alternatives de trouver des moyens plus propres et plus efficaces de produire des produits traditionnels.
Plusieurs secteurs industriels utilisent des procédés biologiques afin de fabriquer ou d'améliorer leurs produits. Au nombre des secteurs industriels et domaines d'application importants, on peut citer ceux qui suivent.
De même, les organismes vivants et/ou leurs produits sont utilisés dans des procédés dits de biorestauration, qui servent à traiter divers types de déchets municipaux et industriels et de contaminants chimiques dans le sol et dans l'eau. La biotechnologie environnementale et industrielle est aussi utilisée afin de trouver de nouveaux moyens de réduire l'impact économique et environnemental résultant de la surutilisation des ressources naturelles. On trouve une liste de certains de ces procédés et de certaines de ces applications (link to header below) ci-dessous.
Dans le but d'améliorer et de protéger la santé et la sécurité des Canadiennes et des Canadiens et et l'environnement, Santé Canada, en collaboration avec
Environnement Canada, dans le cadre de la
Loi canadienne sur la protection de l'environnement, de 1999 (LCPE de 1999) régit les produits nouveaux issus de la biotechnologie et s'occupe de la gestion des substances susceptibles d'affecter la santé humaine ou l'environnement. Au nombre de ces responsabilités partagées, on peut citer ce qui suit.
Santé Canada régit également les produits antiparasitaires issus de la biotechnologie et effectue des recherches sur ces produits afin de protéger la santé humaine et l'environnement.
De plus, Santé Canada effectue des recherches sur des questions liées à la biotechnologie et à la santé environnementale dans le but d'améliorer le système de réglementation en procédant à ce qui suit.
Santé Canada collaborent également avec d'autres ministères fédéraux, agences et organismes internationaux à la conception d'outils et de politiques scientifiques de réglementation de la biotechnologie.
Dans la présente section, vous trouverez en outre des renseignements sur :
Dans le cadre de son mandat qui est de protéger la santé et la sécurité des Canadiennes et des Canadiens et l'environnement, Santé Canada a mis en place un système rigoureux de réglementation et d'évaluation des produits issus de la biotechnologie.
Santé Canada et Environnement Canada partagent la responsabilité, en vertu de la LCPE de 1999, de l'évaluation du risque des nouvelles substances issues de la biotechnologie. L'autorité de réglementation principal est la LCPE de 1999.
Santé Canada évalue les risques à la population générale engendrés par de nombreux produits issus de la biotechnologie, ce qui comprend les microorganismes et autres organismes vivants avant qu'ils soient fabriqués ou importés. Les produits dont une évaluation environnementale n'est pas requise en vertu des autres lois fédérales, comme la Loi sur les aliments et drogues, sont soumis à la LCPE de 1999 et les manufacturiers et les importateurs doivent fournir des renseignements pertinents à Environnement Canada. Les organismes d'origine naturelle ainsi que les organismes génétiquement modifiées doivent être évalués en vertu de la LCPE de 1999.
Les évaluateurs de la Section de la biotechnologie, du Bureau d'évaluation et de contrôle des substances nouvelles, évaluent les renseignements présentés par les déclarants, conformément au Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles, afin de déterminer si une substance est toxique ou apte à devenir toxique, selon la définition de 'toxique' dans la LCPE de 1999. Une substance est jugée toxique si elle entre ou peut entrer dans l'environnement en quantités qui engendrent des risques à :
Si Santé Canada croit qu'une nouvelle substance issue de la biotechnologie peut engendrer un risque pour la santé, des mesures préventives seront prises afin de gérer ce risque en imposant des contrôles à la fabrication, à l'importation, à l'utilisation, à le rejet, et/ou à l'élimination du produit.
Nous donnons ci-dessous des exemples de substances dans les produits issus de la biotechnologie régies par le Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles qui sont utilisées dans les activités suivantes :
Pour de plus amples renseignements sur les notifications et les évaluations portant sur les produits issus de la biotechnologie visés nouvelles par la LCPE de 1999, veuillez consulter le site Web du
Programme des substances administré conjointement par Santé Canada et Environnement Canada.
Santé Canada élabore présentement le Règlement sur l'évaluation environnementale (REE) afin de s'assurer que les substances nouvelles, comme celles issues de la biotechnologie, dans les produits visés par la Loi sur les aliments et drogues, sont conformes aux exigences de la LCPE de 1999. Ces substances incluent :
D'ici à ce que le Règlement entre en vigueur, Santé Canada effectuera l'évaluation des risques pour l'environnement et des risques indirects pour la santé humaine quant aux substances visées par la Loi sur les aliments et drogues, dans le cadre du Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles, de la LCPE de 1999. Pour de plus amples renseignements sur le Projet d'évaluation environnementale, veuillez consulter la page Web de l'Initiative sur l'impact environnemental.
Le Programme de la sécurité des milieux (PSM) élaborede la Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs (DGSESC), de Santé Canada, évalue et valide les nouveaux outils biotechnologiques et bionanotechnologiques utilisés pour les évaluations réglementaires des risques inhérents aux produits issus de la biotechnologie et éventuellement de la nanotechnologie ainsi que leurs sous-produits. Dans le cadre du PSM, on peut obtenir un soutien technique et des conseils sur l'évaluation des risques des produits issus de la biotechnologie et de la nanotechnologie, sur les produits chimiques comme tels ainsi que sur les méthodes d'évaluation des risques. Ces activités viennent renforcer le rôle de Santé Canada en ce qui a trait à l'encadrement de l'innovation et de la conception de produits au Canada.
Santé Canada a créé et possède une capacité et une expertise considérables en biotechnologie, génomique et protéomique. Les plates-formes de laboratoires ont été construites pour la fabrication et l'analyse approfondie des microréseaux d'ADN et de la protéomique, comme les réseaux immunologiques. Les scientifiques et le personnel de soutien de Santé Canada collaborent avec d'autres organismes nationaux et internationaux afin d'améliorer la recherche et le développement d'outils et de tests novateurs biotechnologiques et nanotechnologiques. Cette collaboration permet d'effectuer une meilleure évaluation réglementaire des risques pour les humains que peut comporter l'exposition aux produits chimiques, au tabac, aux organismes vivants et aux matériaux biologiques et nanotechnologiques.
Au nombre des outils utilisés par Santé Canada, on compte des unités et des installations spéciales d'isolement des biorisques dotées d'un équipement semi-robotique afin de produire des sondes pour les tests (microréseaux d'ADN et microréseaux protéiques) en vue d'analyser les effets toxicologiques et immunologiques. D'autres outils, comme le séquençage d'ADN, sont utilisés afin d'obtenir des renseignements génétiques, dont la caractérisation des protéines et leurs fonctions. L'imagerie assistée par ordinateur, comme la microscopie confocale, la microscopie par fluorescence ou la microscopie électronique à balayage, est utilisée afin d'identifier les microorganismes et changements dans les fonctions des cellules animales lorsqu'elles interagissent avec les microorganismes et les toxines.
L'utilisation de la technologie des microréseaux d'ADN en toxicologie (toxicogénomique) est particulièrement novatrice et requiert une évaluation et une validation critiques en fonction des changements phénotypiques prédits. À cette fin, un nouveau microréseau d'ADN pour la toxicologie (ToxArray) a été conçu par la DGSESC, dans le cadre du programme PSM, afin de faciliter l'adoption d'une approche générique efficiente à l'utilisation de la toxicogénomique pour la recherche en santé environnementale.
Afin de réduire l'utilisation des animaux en toxicologie, Santé Canada a conçu des tests qui utilisent des cellules et la technologie transgénique en vue de trouver des façons plus globales d'évaluer les mutations des gènes, les agents promoteurs de tumeurs et les effets immunologiques. Des méthodologies génomiques-protéomiques in vitro et in vivo sont utilisées afin d'évaluer les méthodes utilisées en pathogénie (la capacité de produire des changements pathologiques ou des maladies), les réactions du système immunitaire et les effets sur la santé environnementale des produits biotechnologiques microbiens ainsi que divers produits chimiques émis dans l'environnement. Cette recherche inclut le génotypage. Génomique et protéomique dans la caractérisation des effets pathogéniques et toxiques sur les modèles de cellules des humains et des rongeursLa recherche connexe porte sur la surveillance moléculaire des microorganismes antiparasitaires dans les écosystèmes canadiens du point de vue de leurs composantes génétiques, de leur capacité d'empêcher la croissance d'autres microorganismes ou de les tuer et de leurs interactions avec d'autres pathogènes.
Afin de protéger la santé et la sécurité des Canadiennes et des Canadiens, Santé Canada surveille et retrace certains produits et sous-produits biotechnologiques environnementaux particuliers (avant et après la commercialisation) et par la suite recueille, intègre, analyse et interprète les données obtenues et les diffuse aux personnes qui besoin de savoir. La surveillance et le suivi des impacts sur la salubrité de l'environnement sont effectués afin de maintenir et d'améliorer la compréhension des questions liées à la santé et à la sécurité, aux normes et à la sécurité, et afin d'utiliser les renseignements obtenus pour la recherche et de conseiller d'autres intervenants en matière de politiques et de réglementation.
En raison de la vastitude et de la technicité des domaines qu'englobe la biotechnologie, il est important que Santé Canada et le gouvernement du Canada comprennent la complexité des questions soulevées par les progrès technologiques, questions qui touchent la science, la sécurité, l'opinion publique, les préoccupations de nature juridique et éthique ainsi que les bioproduits en développement et ceux déjà émis dans l'environnement.
Santé Canada se livre systématiquement à des activités de surveillance à des fins de protection et de prévoyance, conformément aux principes de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) qui régissent le recueil de renseignements par la surveillance et le travail sur le terrain.
La surveillance est le balayage et l'enregistrement routinier et systématique des émissions de données à l'aide de méthodes électroniques et manuelles. Le balayage est la quête de renseignements pertinents dans les bases de données bioinformatiques, les hémérothèques, les journaux non conventionnels, les revues commerciales, les comptes rendus des conférences, les rapports et les réseaux spécialisés du gouvernement fédéral, des universités et de l'industrie. La surveillance signifie enregistrer la production nationale et mondiale des activités de recherche et développement en biotechnologie dans divers sous-secteurs, comme la santé, l'environnement et l'agriculture, et ce qui se fait dans les plates-formes technologiques, comme la génomique, la protéomique, ainsi que la biotechnologie et la nanotechnologie.
Le Bureau de la science de la santé environnementale du PSM, effectue des travaux sur le terrain en collaboration avec d'autres agences et organismes canadiens et étrangers. Les activités englobent la détection de la présence de produits issus des applications de la biotechnologie environnementale (p. ex. des types précis de biorestaurations et de biopesticides) et la mesure de leur persistance et de leur devenir. Ces travaux sont exécutés en colligeant les données liées à l'exposition, souvent à l'aide de sondes biotechnologiques et d'instruments spécialisés, comme les tests biologiques quantitatifs.
Des procédés biotechnologiques sont utilisés pour les produits et services nouveaux dans presque tous les secteurs de l'économie. La liste ci-dessous illustrent les applications les plus courantes et les façons dont elles sont utilisées.