La capacité de la DGSESC de s'acquitter de son mandat dépend de la qualité de son personnel et des compétences de chacun, ainsi que des installations et de l'équipement lui permettant de s'acquitter de ses fonctions. La spécialisation scientifique accrue et l'émergence de nouvelles disciplines comme la génomique nécessitent souvent le recours à des outils spécialisés et à des employés très compétents. Dans certains autres domaines, la nature complexe et multidisciplinaire des enjeux, par exemple, la santé des enfants, exige une approche davantage horizontale et intégrée permettant de lier entre elles diverses expertises et ressources, provenant souvent de diverses organisations.
Notre personnel
La DGSESC assure la prestation de ses services grâce à une organisation comptant plus de 1 200 employés au Canada. Il s'agit essentiellement d'une main-d'oeuvre très compétente et spécialisée, dont plus de la moitié travaillent directement dans des activités dans le domaine des sciences naturelles, des sciences de la vie et des sciences sociales. Ces personnes s'acquittent de nombreuses fonctions, notamment la recherche, les sciences appliquées et l'ingénierie, des services de santé et des services techniques, les sciences économiques et sociales, et les sciences de l'éducation et de bibliothéconomie.
Bon nombre de nos scientifiques seront admissibles à la retraite d'ici quelques années, emportant avec eux une précieuse expertise scientifique et la mémoire institutionnelle. Nous devons embaucher et maintenir en poste les personnes possédant les compétences nécessaires pour continuer notre tradition d'excellence scientifique. La Direction générale vise notamment à élaborer et à mettre en oeuvre une stratégie de ressources humaines portant sur divers enjeux, notam-ment la planification de la relève, le recrutement, l'apprentissage et le maintien en poste, en particulier en ce qui concerne nos scientifiques et chercheurs. Certaines initiatives, comme le Programme de bourses postdoctorales de Santé Canada, et la réintégration de scientifiques émérites à titre de mentors seront cruciales pour la réussite de nos activités.
Premier lauréat du Prix du scientifique émérite
Le docteur Tony Myres a obtenu la mention du premier scientifique émérite de Santé Canada en reconnaissance de son engagement, toute sa vie durant, dans le domaine de la santé environnementale. Depuis plus de vingt ans, le DrMyres offre son soutien à des jeunes scientifiques et à des étudiants pré-universitaires, en plus de participer activement au programme d'éducation coopérative et de mentorat.
Le programme des scientifiques émérites donne l'occasion au DrMyres de partager ce qu'il a appris au cours de sa carrière. Il espère être en mesure d'aider le ministère à relever le défi d'attirer, de recruter et de maintenir en poste des jeunes scientifiques. Le DrMyres, qui fournit gracieusement ses services de scientifique émérite, sait de première main que « rien ne peut vraiment surpasser la profondeur, la diversité et la complexité des défis... et, oui, du caractère excitant d'une carrière en sciences au sein de Santé Canada ».
À l'échelle régionale, les travaux réalisés sont entrepris en fonction de la vision de Santé Canada qui consiste à améliorer la santé des Canadiens et des Canadiennes. D'un océan à l'autre, les régions travaillent directement avec les Canadiens et les Canadiennes afin d'assurer la prestation de programmes et de services. Les responsabilités administratives sont réparties dans sept régions2:
Bien que la majorité des activités scientifiques de la DGSESC soit réalisée dans la région de la capitale nationale, des activités scientifiques sont réalisées dans d'autres installations au pays. Sept régions assurent la prestation des programmes et des services de la DGSESC, avec le soutien d'une organisation de plus de 400 employés, dont le quart accomplissent directement des activités scientifiques.
La DGSESC exploite un réseau d'installations où se trouvent les capacités de recherches, d'essais et de surveillance de la Direction générale. Toute une gamme d'activités sont entreprises, dont l'échantillonnage des contaminants environnementaux et alimentaires ainsi que les essais à cet égard, l'analyse de drogues soupçonnées d'être illicites saisies par les autorités policières, la recherche et la mise en oeuvre de mesures visant à réduire ou à prévenir le tabagisme et la consommation de drogues illicites, et la collaboration avec des institutions universitaires et collégiales dans des projets de recherche. Ces importantes activités scientifiques régionales contribuent à l'élaboration des objectifs stratégiques à venir.
Voici certains exemples des initiatives régionales entreprises par la DGSESC :
L'Équipe d'intervention en cas d'éclosion de la grippe aviaire, notamment constituée d'employés du Programme de santé au travail et de sécurité du public (PSTSP) de la région de la C.-B. et du Yukon, a reçu en 2005 le prix des SMA dans la catégorie Travail d'équipe.
Au sein de la DGSESC, les programmes mettent en commun leurs ressources scientifiques de manière à maximiser les efficiences et les possibilités de synergie. Il existe également d'innombrables liens entre les scientifiques dans leur travail quotidien, notamment par la participation à des groupes de travail portant sur des enjeux particuliers, le partage d'information, les publications conjointes et le partage de l'équipement et d'idées. L'initiative suivante figure parmi les nombreuses initiatives entreprises suivant ce modèle.
Le renforcement de la capacité de surveillance : vers une approche à l'échelle de la Direction générale
La surveillance et le suivi de la santé environnemen-tale et de la sécurité des produits de consommation sont des secteurs stratégiques essentiels pour la Direction générale. Au sein de la DGSESC subsiste un intérêt pour l'établissement d'une capacité de surveillance plus forte, cohésive, pertinente et accessible. La connaissance des relations entre les facteurs de risque et leurs effets sur la santé peut contribuer aux efforts de protection de la santé de la DGSESC et de Santé Canada et fournir ainsi une source de connaissances crédible et utile pour des organismes externes.
La surveillance consiste en des activités continues et durables en matière de collecte, d'intégration, d'analyse, d'interprétation et de dissémination de l'information servant à la production des connaissances, au processus décisionnel, à la reddition de comptes et à la sensibilisation.
L'ancien Groupe de travail sur la surveillance de la DGSESC a été établi en août 2002 afin de diriger les efforts de la Direction générale en vue de renforcer la capacité de surveillance et la coordination. Le Groupe de travail a assuré la coordination de la collecte de renseignements et des activités de surveillance au sein de la DGSESC, a évalué les capacités et les priorités, a fourni des conseils, et travaillé en collaboration avec d'autres organismes
(p. ex. l'Agence de santé publique du Canada) afin de renforcer les relations et favoriser le partage d'information. Parmi les résultats, signalons l'élaboration d'un plan stratégique et d'un cadre de surveillance (voir ci-dessous), l'évaluation des besoins en matière de surveillance, ainsi qu'un répertoire des sources de données environnementales et professionnelles fédérales, provinciales et territoriales.
Le Plan stratégique de surveillance de la santé des milieux et de la sécurité des produits de consommation élaboré par le Groupe de travail sur la surveillance vise à renforcer la coordination des activités de surveillance réalisées au sein de la Direction générale de manière à ce que les cinq programmes de la DGSESC puissent entreprendre plus efficacement des activités de gestion du risque et de protection de la santé. Le plan stratégique a été élaboré en fonction de l'examen des systèmes existants et des initiatives connexes, d'un cadre conceptuel pour les activités de surveillance, de principes directeurs, d'une évaluation des besoins, et de la détermination des éléments communs des programmes en matière de surveillance.
Une fois le Plan stratégique terminé, la Direction générale a mis au point des plans de mise en oeuvre des activités de surveillance spécifiques à chacun des programmes. Ces plans ont ensuite été étoffés pendant un atelier de travail qui a eu lieu en février 2005 et comprennent les besoins actuels et anticipés de chaque programme en matière de surveillance, les lacunes et les solutions pour les combler, l'établissement des mécanismes appropriés pour la cueillette des données, les possibilités de synergies, les mécanismes permettant de composer avec les contraintes et les obstacles, ainsi que les exigences en matière de ressources. Certains programmes ont officiellement adopté ces plans détaillés, tout en reconnaissant qu'ils peuvent être modifiés en fonction des conditions propres à chacun des programmes. Par la suite, les programmes de la DGSESC chercheront à élaborer davantage et à terminer les plans de mise en oeuvre des activités de surveillance en fonction de leurs besoins particuliers au cours des trois à cinq prochaines années.
Au cours des prochaines années, la Direction générale renforcera la capacité de surveillance et la coordination afin de mieux satisfaire les besoins des programmes et d'éclairer le processus d'évaluation des risques et de prise de décision en matière de gestion des risques. Parmi les autres secteurs à explorer, notons la mise au point d'indicateurs de santé environnementale et de sécurité des produits, ainsi que des indicateurs permettant d'évaluer le fardeau environnemental des maladies et le fardeau économique des maladies attribuables à l'environnement (p. ex. les coûts des services de soins de santé et d'autres interventions). Ces indicateurs permettront de dégager davantage de données probantes favorisant l'établissement de liens entre la santé et l'environnement, et permettront de mieux éclairer le processus décisionnel et d'élaboration des politiques.
Les programmes de la DGSESC permettront également de réaliser ce qui suit :
Les programmes travaillent en complémentarité avec d'autres partenaires au sein de Santé Canada et d'autres ministères et organismes gouvernementaux afin d'accroître l'accès aux données relatives aux effets sur la santé et l'analyse de celles-ci et de veiller au transfert sécurisé de l'information.
Exemples de surveillance, de systèmes de suivi et de sources de données réalisés sous l'égide de la DGSESC
Le présent rapport, ainsi que la description des programmes qui suit, montre comment la DGSESC se sert et entend se servir des sciences naturelles, des sciences de la vie et des sciences sociales afin de contribuer au mieux-être des Canadiens et des Canadiennes. De plus, il aborde divers enjeux communs tant au niveau des programmes qu'au niveau de la Direction générale, notamment la nécessité de poursuivre la collaboration, de renforcer notre capacité dans des domaines clés et la gestion de la qualité. La description des programmes illustre comment chacun des cinq secteurs de programmes de la DGSESC se conforme aux principes de l'efficacité des sciences : harmonisation, excellence, innovation, direction et liens. De plus, les différents types d'activités scientifiques entrepris dans le cadre des programmes mis en place par la DGSESC ainsi que leurs buts y sont décrits.
2 La Direction générale des affaires publiques, de la consultation et des régions est responsable des programmes et des initiatives entreprises dans le Yukon, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest.