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Comment contrer les effets des changements climatiques sur la santé? En s'y préparant bien...

Planifier l'avenir : Atténuer les effets des changements climatiques sur la santé

Peter Berry, Ph.D., Bureau du changement climatique et de la santé, Programme de la sécurité des milieux, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada

Pour bien contrer les effets possibles des changements climatiques sur la santé des Canadiens, il importe d'engager des mesures qui leur permettront de s'adapter, à divers niveaux. Au Canada, des efforts sont en cours pour enrichir la base de connaissances sur la santé et les changements climatiques, et pour élaborer des politiques qui faciliteront l'adaptation de la population en général, de même que des groupes vulnérables, aux répercussions prévues. Cet article examine les orientations stratégiques que prennent déjà Santé Canada et ses partenaires pour contrer les effets néfastes des changements climatiques sur la santé.

Le défi

Dans une large mesure, l'emprise des changements climatiques sur la société, sur l'économie, sur la santé et sur la qualité de vie des Canadiens tient à notre volonté de planifier en fonction des changements à courte et longue échéance, de même qu'à notre faculté d'adaptation. Cette adaptation se traduira par une modification des comportements individuels et des politiques et programmes gouvernementaux. Une telle approche nous permettra aussi de composer avec les plus graves incidences des changements climatiques, d'exploiter à fond les aspects bénéfiques du phénomène et de composer efficacement avec ses inévitables conséquences.

« Tout le monde parle de la température mais personne ne fait quoi que ce soit pour changer les choses! »
- Mark Twain

Fort de ses imposantes ressources financières, de sa riche base de savoir et de son solide régime de soins de santé, le Canada est mieux équipé que bien d'autres pays, surtout ceux en développement, pour relever les défis de santé que posent les changements climatiques1. Mais compte tenu de leur énorme impact, les collectivités auront de plus en plus de mal à garantir la bonne prestation de services de santé publique comme les soins de santé primaires, les services de santé mentale, le contrôle et la surveil­lance des maladies, le logement et l'hébergement, la santé environnementale des enfants, les modes de vie sains et les interventions sanitaires d'urgence.

De récents rapports sur les régimes de santé publique canadiens font ressortir diverses lacunes au plan de la capacité2,3. D'autres documents soulignent l'urgence de combler ces lacunes pour arriver à gérer efficacement le dossier des changements climatiques1. La nouvelle Agence de santé publique du Canada et les investissements connexes au niveau de la santé publique et de la protection civile aident à renforcer la capacité d'intervention des collectivités, des Canadiens et des professionnels de la santé.

Le Canada à l'oeuvre : S'adapter aux effets de santé

  • Création de l'Agence de santé publique du Canada
  • Nouveau centre de prévision des tempêtes de l'Atlantique à Dartmouth, Nouvelle-Écosse
  • Stratégie d'adaptation aux changements climatiques axée sur le Nord du Canada
  • Loi sur la protection civile (projet de loi 173) du Québec
  • Loi sur l'état de préparation aux situations d'urgence de l'Ontario (projet de loi 148)
  • Réseau canadien de recherche sur les impacts climatiques et l'adaptation (C-CIARN)

Réduire les risques pour la santé

Les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et municipales assurent toute une gamme de fonctions et de services qui peuvent s'avérer vulnérables aux caprices du climat.

Pris séparément, peu de risques inhérents au climat semblent justifier l'adoption de nouveaux systèmes et de nouvelles infrastructures. Les mesures engagées pour protéger les Canadiens des changements climatiques visent surtout la révision, la réorientation et la consolidation des politiques et pratiques de santé publique ayant pour but de protéger la population des effets de la pollution de l'air (p. ex., les alertes au smog), de l'insalubrité de l'eau (p. ex., les avis de faire bouillir l'eau), des maladies à transmission vectorielle et des zoonoses (p. ex., le suivi et la surveillance), des événements météorologiques extrêmes (p. ex., les services de santé d'urgence) et des vagues de chaleur (p. ex., les centres de « rafraîchissement »).

Dans un premier temps, les décideurs de la santé et de secteurs connexes doivent identifier et évaluer leurs politiques et programmes axés sur les changements clima­tiques « à vocation climatique »1. Après avoir déterminé que certains risques soulèvent de graves inquiétudes, ils peuvent avoir recours aux scénarios d'avenir, aux modèles climatiques et à l'expertise de spécialistes pour établir si des mesures d'adaptation sont requises4. Au fur et à mesure que les scientifiques et climatologues en apprennent sur les effets prévus des changements climatiques (p. ex., la menace d'inondation qui guette une collectivité, les dangers que pose une vague de chaleur, les épisodes de pollution atmosphérique), leur savoir peut enrichir les démarches de santé publique et de planification communautaire, guider l'élaboration des politiques et favoriser la gestion des dangers futurs. À titre d'exemple, la ville d'Ottawa s'est dotée d'un Plan de gestion de la qualité de l'air et des changements climatiques qui revendique un plus grand nombre de mesures de contrôle des îlots de chaleur urbains, d'alertes à la chaleur, d'alertes au smog, de mesures de contrôle de la maladie du Nil occidental. Ces efforts illustrent en quoi les collectivités peuvent convertir l'information sur les effets des changements climatiques en plans de santé publique efficaces5.

Le prix de l'inaction

L'omission d'engager des mesures pour s'adapter aux changements climatiques pourrait avoir des répercussions fort coûteuses sur la santé et le bien-être de la population et des collectivités canadiennes. De récents événements, comme la vague de chaleur de 2003 en Europe ou l'ouragan Katrina aux États-Unis, en 2005, qui a dévasté plusieurs régions côtières du golfe du Mexique, démontrent que même des pays riches munis de solides systèmes sociaux et de régimes de santé peuvent être mal préparés à réagir à certains événements climatiques extrêmes, voire incapables d'y faire face. Les études révèlent que les collectivités canadiennes ne font pas exception à la règle et que la fréquence et la gravité de tels événements iront en augmentant au fur et à mesure que les changements climatiques s'intensifieront6.

« Notre société était mal préparée. »
- Hubert Falco, ministre délégué aux personnes âgées, France,
après la vague de chaleur d'août 2003

Sans planification adéquate, le coût global des changements climatiques surpassera de beaucoup celui des effets de santé directs (p. ex., une incidence accrue d'affections, de blessures, de maladies et de pertes de vie) pour inclure les coûts économiques imputables aux régimes de santé et aux systèmes sociaux7. En outre, l'impact des changements climatiques pourrait miner la viabilité d'un régime de soins de santé qui croupit déjà sous le joug d'énormes pressions financières. Il en va ainsi de l'aggravation de la pollution de l'air sous-jacente aux changements climatiques, une situation qui impose au régime de soins de santé de l'Ontario une facture annuelle de 1 milliard de dollars8. À défaut de stratégies d'adaptation efficaces, y compris des mesures de réduction des gaz à effet de serre et des contaminants atmosphériques, ainsi que des programmes de sensibilisation efficaces pour aider les gens à mieux se protéger, il y a fort à parier que ces coûts continueront de grimper. Cela dit, investir dans l'adaptation peut rapporter gros. C'est ce qu'ont constaté plusieurs pays d'Europe suivant la chute radicale, depuis une trentaine d'années, du nombre de décès liés aux inondations, la conséquence directe de meilleures mesures d'intervention d'urgence, d'atténuation et de réaction9.

Dans le sillon de Kyoto

Le 13 avril 2005, le gouvernement du Canada publiait Aller de l'avant pour contrer les changements climatiques : Un plan pour honorer notre engagement de Kyoto. Ce plan intègre une série de politiques et programmes pour aider le Canada à atteindre son objectif : réduire ses émissions de gaz à effet de serre à un niveau de 6 % inférieur à ceux de 1990 d'ici 2008 à 2012. En plus de reconnaître les effets actuels des changements climatiques et l'urgence d'investir pour venir en aide aux populations vulnérables, le plan revendique l'injection de fonds dans la recherche scientifique dans l'optique de mieux informer les décideurs et d'aider le Canada à relever les défis des changements climatiques.

Le Canada réagit

Tel que mentionné dans l'entrevue en page 9, les Canadiens ont déjà engagé des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, une contribution majeure aux changements climatiques, pour mieux comprendre leurs effets sur la santé et pour trouver des façons de les contrer. Dans plusieurs régions du pays, les scientifiques commencent à collaborer avec les décideurs et les gouvernements font appel aux membres de la collectivité pour planifier en fonction d'un climat changeant. En ce sens, un groupe de travail fédéral-provincial chargé d'étudier les impacts et l'adaptation aux changements climatiques a élaboré un Cadre national d'adaptation aux changements climatiques qui sera publié plus tard cette année. Fruit de près de trois ans de collaboration intergouvernementale, ce cadre s'inspire aussi de l'expertise de grands spécialistes dans le domaine. En outre, il offre aux gouvernements un bon point de départ pour intensifier la collaboration et continuer d'explorer les possibilités d'adaptation.

Au Québec, le Le lien suivant vous amène à une autre site Web consortium Ouranos, qui résulte d'une initiative conjointe entre le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et le Service météorologique du Canada, s'est donné pour mandat de faire la lumière sur les changements climatiques régionaux et leurs répercussions socio-économiques et environnementales. (Consulter : http://www.ouranos.ca/.) Ouranos est à se doter des outils de recherche nécessaires pour produire et offrir aux décideurs des scénarios détaillés sur les changements clima­tiques régionaux. Ces outils aideront les professionnels de la santé et des services sociaux à ajuster leurs procédés de planification pour prendre en compte les changements climatiques et les positionner comme de graves risques à gérer. L'Abécédaire des changements climatiques et de la santé humaine produit par Le lien suivant vous amène à une autre site Web Pollution Probe et qui vise à sensibiliser la population canadienne à toutes ces questions démontre bien le rôle clé que jouent les organismes non gouvernementaux et bénévoles face à ces questions10. (Consulter : http://www.pollutionprobe.org.)

Comment s'adapter aux nouvelles flambées de maladies à transmission vectorielle et aux zoonoses

Voici un aperçu des mesures que peuvent engager les médecins et les praticiens de santé publique :

  • Se tenir au fait de l'évolution des maladies infectieuses à travers le monde.
  • S'enquérir des déplacements et voyages des patients qui présentent des symptômes cliniques s'apparentant à des maladies exotiques au Canada.
  • Renseigner le public, surtout les membres de groupes vulnérables, au sujet de ces maladies et des stratégies à adopter pour réduire les risques d'exposition.
  • Prendre note des tendances climatiques et des événements météorologiques extrêmes qui sont précurseurs de flambées de maladie.
  • Collaborer avec les instances de santé publique pour mettre au point des plans de santé régionaux et locaux axés sur l'adaptation aux changements climatiques.

Santé Canada : un partenaire actif

Santé Canada collabore présentement avec l'Agence de santé publique du Canada, d'autres ministères fédéraux et diverses instances internationales pour s'assurer que les discussions entourant l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre ne passent pas sous silence les questions de santé et de bien-être, et pour aider les chercheurs et les décideurs à examiner à fond les enjeux de santé inhérents aux changements climatiques. À titre d'exemple, un rapport conjointement produit par le ministère de la Santé, en accord avec l'Organisation mondiale de la Santé et divers partenaires internationaux intitulé Méthodes pour évaluer la vulnérabilité de la santé humaine et l'adaptation de la santé publique au changement climatique décrit les méthodes et outils d'évaluation de la vulnérabilité dont disposent les décideurs et les planificateurs. Ce document, ainsi que les résultats d'une étude financée aux termes du Programme de recherche sur les politiques en matière de santé de Santé Canada, faciliteront l'Évaluation nationale du changement climatique et de la vulnérabilité de la santé de 2007 dont le ministère est le maître d'ouvre. Cette initiative permettra de faire le point sur la vulnérabilité des Canadiens aux changements climatiques, d'évaluer l'aptitude canadienne à réduire les méfaits des changements climatiques sur la santé et de fournir des orientations stratégiques pour les années à venir. Par ailleurs, Santé Canada s'affaire à produire un document intitulé L'évolution du climat et votre santé : trousse d'information pour les professionnels de la santé qui aidera les praticiens de santé publique et les décideurs à mieux saisir les incidences des changements climatiques sur divers aspects de la santé et à identifier des mesures d'adaptation possibles.

Un problème aux dimensions planétaires

Mis à part le Canada, d'autres nations et régions développées vulnérables aux effets des changements climatiques sur la santé ont reconnu l'existence d'une telle menace et mené des évaluations d'impact qui s'intéressent aussi aux mesures d'adaptation possibles. En ce sens, l'Union européenne parachevait récemment le projet « Changements climatiques et stratégies d'adaptation pour la santé humaine en Europe (cCASHh) », un examen approfondi des effets des changements climatiques sur la santé jumelé à une analyse des mesures d'adaptation sous l'angle des politiques. En juin 2004, la quatrième Conférence ministérielle sur l'environnement et la santé réunissait à Budapest (Hongrie), des participants de toutes les régions du monde venus y adopter une déclaration dans laquelle ils s'engageaient à « prendre des mesures pour réduire le fardeau actuel de la maladie résultant d'événements météorologiques et climatiques extrêmes et à faire état du progrès accompli en 2007 » [traduction libre].

Un pas dans la bonne direction

Tel qu'abordé dans le présent article, l'heure est venue d'aller de l'avant avec la recherche et les projets stratégiques qui se penchent sur les effets de santé éventuels des changements climatiques. Mais on ne saurait mettre en place des plans et des procédés d'adaptation sans les efforts et l'apport soutenus des gouvernements, des organismes de santé et de la population. Pour sa part, Santé Canada continuera de collaborer avec ses partenaires en vue d'améliorer la santé et la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens sous le ciel variable des changements climatiques.

Mythe?

Les changements climatiques ne sont pas à l'origine du taux accru de pollution atmosphérique ou d'alertes au smog au Canada.

Faux

En l'absence de mesures efficaces de réduction des émissions de polluants responsables du smog, les changements climatiques peuvent avoir pour effet d'accroître le nombre de jours où les conditions météorologiques favorisent la formation de smog. Les scientifiques s'attendent à ce que la hausse des températures inhérente aux changements climatiques stimule la production de smog dans les centres urbains6. Le smog photochimique résulte d'un mélange de vapeurs, de gaz et de particules qui, dans bien des villes, prend l'allure d'une brume jaunâtre ou brunâtre. Les journées sèches et ensoleillées, avec peu de vent, favorisent le smog au niveau du sol, qui se compose surtout d'ozone (O3) et de poussières. Ce dernier peut rester dans l'air pendant des jours ou des semaines en attendant d'être chassé par un nouveau système atmosphérique ou une pluie.

Une alerte au smog est lancée quand l'Indice de la qualité de l'air (IQA) atteint ou dépasse le seuil de 50, après quoi les niveaux de smog sont jugés dangereux. L'IQA se fonde sur des mesures, prises à chaque heure, de quelques-uns des six polluants de l'air les plus répandus (ou de tous), soit le dioxyde de soufre, l'ozone, le dioxyde d'azote, les composés de soufre réduit total, le monoxyde de carbone et les poussières fines. Lorsque le smog atteint des seuils dangereux en Ontario par exemple, le ministère de l'Environnement provincial lance une alerte au smog pour avertir le public et les bureaux de santé publique locaux d'engager les mesures qui s'imposent7.


Références - Numéro 11

Certains de ces hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas asujetti à la Le lien suivant vous amène à une autre site Web Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Références pour Planifier l'avenir : Atténuer les effets des changements climatiques sur la santé

1. Burton, I. (1997). Vulnerability and Adaptive Response in the Context of Climate and Climate Change. Climatic Change, 36, 185-196.

2. Santé Canada. (octobre 2003). Leçons de la crise du SARS : Renouvellement de la santé publique au Canada : Un rapport du Comité consultatif national sur le SRAS et la Santé publique. Ottawa (Ontario), Auteur.

3. Kirby, M. (novembre 2003). Réforme de la protection et de la promotion de la santé au Canada : Le temps d'agir. Rapport présenté au Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie (CSPASST). Ottawa (Ontario), Gouvernement du Canada.

4. Organisation mondiale de la Santé, Santé Canada, Programme des Nations Unies pour l'environnement, Organisation météorologique mondiale. (2003). Methods of assessing human health vulnerability and public health adaptation to climate change. Récupéré le 10 juillet 2005 de
< http://www.euro.who.int/eprise/main/
WHO/Progs/GCH/Publications/20031125_1>.

5. Ville d'Ottawa. (novembre 2004). Ottawa 20/20 : Plan de gestion de la qualité de l'air et des changements climatiques. Récupéré de
< http://www.ottawa.ca/city_services/
planningzoning/2020/air/index_fr.shtml>.

6. Etkin, D., Haque, E., Bellisario, L. et Burton, I. (2004). Évaluation des catastrophes et des dangers naturels au Canada : Rapport à l'intention des décideurs et des praticiens (Version PDF). Produit dans le cadre du Projet canadien d'évaluation des catastrophes et des dangers naturels. ISBN 0-9735436-0-4. Récupéré le 1er avril 2005 de
< http://www.crhnet.ca/docs/
Hazards_Assessment_Summary_fr.pdf>.

7. Institut de recherche sur la santé des populations. (2002). Expert Panel Workshop on Climate Change and Health et Well-being in Canada: Key Findings and Recommendations. Rapport produit à la demande de Santé Canada. Ottawa (Ontario), Université d'Ottawa.

8. Association médicale de l'Ontario. (juin 2001). Ontario Air: Years of Stagnation. Rapport produit par l'Association médicale de l'Ontario. Toronto (Ontario), Auteur.

9. European Environment Agency. (2004). Impacts of Europe's Changing Climate: An Indicator-based Assessment. No 2. Copenhague, Danemark, Auteur.

10. Nugent, O. et Holmes, R. (avril 2004). Abécédaire des changements climatiques et de la santé humaine. Pollution Probe. Récupéré de
< http://www.pollutionprobe.org>.

Références pour Le saviez-vous? Mythe?

6. Chiotti, Q., Morton, I. et Maarouf, A. (2002). Toward an adaptation action plan: climate change and health in the Toronto-Niagara region. Produit pour le Fonds d'action pour les changements climatiques, Ressources naturelles Canada.

7. Qualité de l'air Ontario. (2005). Alertes au smog. Ministère de l'Environnement de l'Ontario. Récupéré le 19 avril 2005 de
<http://www.qualitedelairontario.com/
alerts/alert.cfm>.